mardi 4 août 2026

L’Ouest canadien… de Vancouver aux Rocheuses

« Rainforest to the Rockies« , ce sont de nouveaux sentiers de randonnée qui promettent une immersion complète dans les paysages spectaculaires de l’Ouest canadien. Ces parcours, conçus pour captiver aussi bien les randonneurs débutants que les plus expérimentés, offrent une exploration unique de la région, allant des forêts pluviales denses aux majestueuses Rocheuses, des vallées fertiles aux déserts arides jusqu’aux prairies dorées.
Une collection d’itinéraires pour découvrir des rivages accidentés, des forêts pluviales luxuriantes, des villes sophistiquées, des vallées fertiles, des déserts arides, des prairies dorées et des montagnes imposantes en vous rendant de la mer au ciel, par la route, le chemin de fer ou la piste. C’est un voyage plein d’aventures, une invitation à trouver des endroits cachés, une chance d’observer la faune et la flore et de rencontrer des habitants accueillants tout au long de la route.

Rainforest to the Rockies ©Colombie Britannique

Pourquoi s’orienter vers les sentiers « Rainforest to the Rockies » ?

Le label « Rainforest to the Rockies » met à disposition des voyageurs des itinéraires proposant des expériences uniques, authentiques et respectueuses de l’environnement, qui permettent de se connecter profondément avec la nature tout en apprenant sur la faune et la flore locales. Chaque sentier est présenté comme un roadbook : étapes jour par jour, nombre de kilomètres, activités sur place et carte avec les instructions de conduite.

L’ours dans toute sa beauté ©Colombie Britannique

Nos trois itinéraires préférés :

4 à 6 jours – 1155km

Soyez entourés de géants lors d’un voyage de la forêt tropicale aux Rocheuses. La vallée du Columbia, nichée entre les Rocheuses canadiennes à l’est et les Purcell Mountains à l’ouest, offre le meilleur aperçu des sommets les plus majestueux de la Colombie-Britannique. Des panoramas montagneux, des forêts pluviales et des lacs vierges vous attendent alors que vous voyagez le long du fleuve Columbia, qui a donné son nom à la province.

7-10 jours – 2195km

Embarquez pour une grande boucle au départ de la forêt pluviale en passant par les Rocheuses. Adaptez le temps à votre rythme en empruntant des autoroutes et des routes secondaires, en passant par des grandes villes et des villages de montagne, tout en longeant des lacs et des forêts. Ce voyage inoubliable permet de découvrir des paysages grandioses et les plus hauts sommets de la Colombie-Britannique.

4-6 jours – 439km

En quête d’aventures emblématiques lors de votre voyage dans les Rocheuses canadiennes ? L’itinéraire entre Vancouver et Valemount via la célèbre « Fishing Highway » de Colombie-Britannique est un joyau local. Cet itinéraire est ponctué de paysages inégalés, de rencontres avec les communautés locales et la chance de pouvoir pêcher dans un lac différent chaque jour.

La nature en… ©Colombie Britannique

Mystérieuse Amazonie Péruvienne

On la découvre à pied, en pirogues, à bord de bateaux de croisières le long du fleuve mythique qui parcourt la région sur plus de 3 700 km. Elle ?  L’Amazonie péruvienne. D’avril à octobre s’installe la saison sèche, la météo idéale pour planifier un voyage au cœur de la plus grande forêt tropicale qui, à elle seule, représente 10% de la biodiversité mondiale. Elle accueille des espèces animales uniques au monde et vit au rythme des villages autochtones perdus dans la Selva. Émerveillez-vous de l’Amazonie Péruvienne du Nord au Sud !

Belles bêtes, encore visibles … heureusement… en Amazonie péruvienne.

Mégadiversité biologique

Doté de ressources naturelles exceptionnelles, le Pérou est reconnu pour sa mégadiversité biologique. Le pays compte 84 zones naturelles sur les  117  existantes dans le  monde et possède plus de 5 800 espèces endémiques. C’est dans la « Selva » que la faune est la plus présente car elle profite de la végétation luxuriante: tout au long de votre chemin, accompagnés de vos guides locaux, vous pourrez admirer des jaguars, des tatous, des caïmans, des capybaras mais aussi des singes. Avec ses 1 800 espèces d’oiseaux, et parmi elles presque 120 espèces endémiques,  dépassant ainsi les populations d’Amérique du nord et d’Europe, le Pérou est l’une des plus importantes destinations pour l’observation d’oiseaux du monde. Vous les découvrirez, perchés sur les observatoires hauts de 20 à 40 mètres qui parsèment la forêt au-dessus de la canopée.

Pont de singes… pour les humains en Amazonie péruvienne

Jouer les explorateurs

Pour jouer aux explorateurs dans l’Amazonie au Pérou et découvrir cette forêt dense qui regorge de trésors, il faut se laisser porter par le rythme de la nature et adopter le mode transport multimodal: bateaux de croisière,  tuk-tuk pour découvrir les villes, randonnées à travers la forêt sur les trochas (sentiers) pendant la journée pour observer toutes les plantes médicinales précieuses pour l’humanité, pirogues à la tombée de la nuit pour observer les sorties des caïmans, canoë sur les lacs comme le Lago Sandoval, dans la Réserve nationale de Tambopata dans la Région de Madre de Dios où on se régale du spectacle des loutres géantes ou en pirogues qui seulement permettent d’accoster sur les rives reculées et de partir à la rencontre des populations autochtones  encore coupées du monde mais qui vous accueillent avec bienveillance et partagent avec vous leur artisanat, leurs spécialités culinaires et leur mode de vie.

Des villes au cœur de la forêt amazonienne péruvienne

Nature et ville en plein Amazonie !

Que ce soit pour profiter de la nature à Puerto Maldonado (Madre de Dios) ou découvrir des villes en plein cœur de l’Amazonie comme Iquitos (Loreto), vous ne voudrez pas rater l’occasion de vous enfoncer dans la Forêt Amazonienne. Prêts ? Débutons notre parcours à Iquitos (Loreto), l’une des plus grandes villes de l’Amazonie au Pérou, elle est accessible par avion ou par bateau, ce qui fait son charme. Iquitos est située juste à côté de la réserve naturelle de Allpahuayo-Mishana, qui propose des Lodges où se poser quelques nuits et profiter des multiples treks proposés, une occasion idéale pour observer la faune et la flore de la jungle. Iquitos est une ville digne d’un livre d’aventure avec ses bazars sur pilotis le long du fleuve Amazonien. À la tombée de la nuit, profitez du Malecòn qui vous emmène sur les rives d’Itaya, rivière qui se jette dans l’Amazone un peu plus loin et qui vous fera profiter d’un panorama d’exception. La ville est charmante. On y roule en moto ou en tuk-tuk et à chaque coin de rue, on retrouve des traces de la colonisation et du passé doré de cette ville qui regorge de vie. Vous y visiterez le musée des cultures indigènes amazoniennes ainsi que la “Biblioteca Amazónica”, qui abrite près de 27000 livres et 3000 photos, dédiés aux traditions et cultures de l’Amazonie.

Surtout n’oubliez pas de déguster le plat local, le Juane, un ragoût de poulet, de riz et d’olives recouvert de feuilles de bijao (genre de feuilles de bananier). Et si l’on parle coutumes culinaires en Amazonie Péruvienne, il faudra bien entendu goûter à la chonta ou cœur de palmier, récolté sur les palmiers qui est un élément crucial de la cuisine amazonienne. Les plantains sont un autre ingrédient essentiel que l’on retrouve dans de nombreux plats, dont le tacacho. Il y a aussi beaucoup de poissons d’eau douce, dégustés dans le patarashca, du poisson cuit à la vapeur dans des feuilles sur des charbons ardents.

Les perroquets en liberté dans l’Amazonie péruvienne.

Plus au Sud…

On trouve la région Madre de Dios et la ville de Puerto Maldonado. C’est dans cette région, au sud de l’Amazonie péruvienne que vous découvrirez la Réserve Nationale Tambopata et le Parc National du Manu, véritables paradis pour la faune sauvage; Ici, c’est le royaume de la rando car cette région, située au sud-est du Pérou, tout est nature à l’état pur. Et pendant que vous appréciez ce spectacle unique, vous entendez en fond sonore le chant mélodieux des aras qui nichent dans cette zone. Votre premier arrêt sera probablement dans la ville de Puerto Maldonado, la capitale de Madre de Dios. Ici, il ne faut pas manquer le Mirador de la Biodiversité, le jardin des papillons de Tambopata, et la Salle d’exposition d’archéologie, de paléontologie et de costumes typiques amazoniens du ministère de la Culture, qui se trouve à quelques minutes du centre-ville.

Mais le meilleur de Madre de Dios est à venir : trois énormes sanctuaires vous attendent, pleins de magie et de nature. La troisième plus grande région du Pérou abrite sur son territoire le Parc National du Manu, reconnu comme zone centrale de la réserve de biosphère par l’UNESCO (1977) et déclaré patrimoine naturel de l’humanité en 1987. Cet espace naturel n’est pas seulement un spectacle en soi, il est considéré comme un foyer de concentration d’espèces de flore et de faune, dont beaucoup sont uniques comme l’oiseau national du Pérou, le célèbre coq de roche, qui vit sur son territoire. 30 communautés paysannes différentes y pratiquent encore des techniques anciennes.

De même, la Réserve Nationale Tambopata et le Parc National Bahuaja Sonene vous enchanteront: la première est décrite comme un lieu paradisiaque, où vous vous fondez dans la nature à chaque pas. Cette réserve naturelle protégée est considérée au niveau mondial comme l’une des plus diversifiées sur le plan biologique mais elle est également un terrain de jeu inégalé pour les aventuriers qui partent vers les lacs Sandoval et Sachavacayoc, où vous pourrez monter en bateau et observer les aras, les chunchos et les lèches d’argile rouge, dans leur état le plus pur.

Le parc national Bahuaja Sonene, peu exploré, abrite également une grande biodiversité : vous y trouverez des centaines de mammifères, de reptiles et de poissons, près d’un millier d’espèces d’oiseaux et plus de 20 000 espèces de plantes. Il abrite des espèces incroyables telles que le cerf des marais, le loup à crinière, le lézard noir et le fourmilier géant.

Qu’attendez-vous pour vivre la magie de l’Amazonie Péruvienne ?

Pour découvrir en découvrir d’avantage, rendez-vous sur : https://www.peru.travel/fr

Chausey à bord du Marité : récit d’une journée hors norme !

Granville, jolie petite ville normande sise sur un éperon rocheux au bord de Manche possède bien des atouts. Mon préféré ? Son territoire d’outre-mer, terres de pirates, rivages d’aventures à dix-sept kilomètres du cœur de ville : l’archipel de Chausey

Les rochers affleurants de Chausey abritent des colonies d’oiseux. ©JudeLo

Chausey est une magie !

Sis à 17 kilomètres du port de Granville, cet archipel se mérite. Il faut ab-so-lu-ment le visiter avec un professionnel ou un guide qui saura vous en présenter toutes les facettes et toutes les richesses. Chausey est le plus grand archipel d’Europe avec ses 365 îles et îlots et son important marnage qui fait 6 mètres en moyenne et 14 mètres durant les grandes marées. Pour des néophytes, ce marnage explique bien des surprises.

J’ai fait cette expérience un jour de grande marée, 101 de coefficient soit un marnage d’environ 12 mètres. A bord du Marité, on met deux bonnes heures pour entrer dans l’archipel en tirant quelques bords entre la Grande île, la seule habitée à l’année et les autres petites îles. Vers 11h30, l’équipage affale les voiles et jette l’ancre en plein milieu de nulle part, où seuls affleurent quelques petits rochers habités de colonies de macareux. On est en droit de se demander où l’on est.

Le capitaine sort une carte. Nous sommes au cœur de l’archipel, il y a un passage nord/sud, nous l’avons emprunté et nous sommes au milieu du trajet. Même ainsi informé, ce n’est pas si simple. D’autant que depuis des heures, il pleut. Visibilité zéro. Alors, quand le chef du bateau nous dit sous une pluie battante, « on va descendre déjeuner dans la cale aux morues puis, avec le zodiaque l’équipage vous déposera sur la plage« , je reste pantoise. Une plage ! Vous êtes sûr de vous !? Je ne sais pas ce qu’il a bu le capitaine mais ça fonctionne bien. Ce jour-là vraiment, la météo n’est pas au rendez-vous. Une brume assez épaisse stagne au-dessus de Chausey. Il tombe des hallebardes depuis notre départ. Aucun vêtement, sauf ceux des professionnels, n’est capable de nous maintenir à l’abri. Un de mes compagnons de voyage, gras comme un guidon de vélo de course, est bleu, tremblant et pétrifié par l’humidité froide. Il descend se réchauffer comme il peut dans la fameuse cale. Je fais un peu de résistance et finis par céder. Dans cet endroit dédié aux « récoltes » du bateau, chacun est venu avec son panier repas. C’est amusant et convivial. Tout ce joli petit monde s’organise. Je m’installe comme je peux. Même sans les morues, ça ne sent pas très bon là-dedans. Autrement dit, mieux vaut choisir la bonne météo pour cette expérience très insolite.

 

 

Avec mes compagnons de galère, nous mangeons en silence, plongés dans l’imposant tableau mural, l’aventure en images des cent ans du Marité ! Deux ou trois d’entre-nous ne tiennent plus en place. Direction le pont. Tant pis, la pluie ce sera toujours mieux que la bien nommée cale aux morues. On escalade un escalier en colimaçon avant d’arriver à l’air libre. Un regard panoramique autour de moi et j’ai l’impression de pénétrer dans un rêve.

La pluie a cessé. Nous voilà en plein soleil, normand le soleil. Et là, pile dans l’axe de vue que j’avais une heure plus tôt s’étale un immense banc de sable blond couronné de rochers. Les oiseaux installés à leurs faîtes sont partis fouiller dans la grève découverte par la mer. Le temps de grignoter un dessert, de boire un thé et de raconter deux trois blagues, le paysage a encore changé. Minute après minute se dévoile, une terre, une large plage, des rochers, des sentiers, des herbiers d’eau. Je sens monter en moi une impatience crasse. Je veux y aller. Il arrive quand le départ en Zodiac ? Le temps que ces messieurs-dames s’installent ajouté à celui de quelques allers-retours et c’est désormais une île, une grande île qui se dessine devant le Marité au mouillage dans la baie. Le paysage change sans cesse. Certes, nous sommes en baie du Mont-Michel, là où une croyance urbaine affirme que la marée monte et descend à la vitesse d’un cheval au galop, mais là on n’est pas loin de cette contre-vérité.

Granville/ Chausey… les herbiers pleins de vie. ©JudeLo

Chausey ! Et se dévoilent des terres…

Je débarque de l’annexe, pantalon retourné, pieds dans l’eau, baskets accrochées au coup par les lacets. Je marche sur un épais matelas d’herbes et d’algues. Tellement doux, presque huileux. Puis, j’arrive sur une partie rugueuse. Je ne comprends pas tout de suite. Je me baisse et sous mes yeux ébahis je vois des millions de petits coquillages. Une effervescence, une myriade, une voie lactée. Hallucinant. Encore quelques pas et c’est le sable. Sans plan, ni indication, je suis mon instinct et la courbure des lignes pour visiter ces espaces qui n’existaient pas il y a deux heures. En fait, je suis en train de marcher au fond de la mer ! Qui d’ailleurs ne cesse de reculer. Bientôt on pourra rejoindre le Marité à pieds ! Je pars en direction d’un lagon. On pourrait se croire aux Seychelles. Dans un coin, un couple s’active. Ils pêchent des crevettes bouquets. Je sens que je les dérange dans leur cachette. Je poursuis. Un bateau, 7/8 mètres est couché sur le flanc. Un homme gratte le sable et les herbiers voisins. Je l’interroge. Il pêche ! Des coquillages, des crevettes, des huîtres sauvages, des coques, des palourdes. Je repars à l’opposé. Mon temps dans ce paradis est compté, il faudra remonter à bord et rentrer au port, à Granville. Derrière une mini dune, je tombe nez à nez avec un autre bateau, encore plus grand, plus chic, tout droit dressé sur sa quille. Je m’étonne. Le propriétaire m’explique qu’il vient ici tous les jours, il jette l’ancre. Attend que la marée descende en buvant un café et en contemplant les paysages. Il pêche. Il attend que la marée remonte et il repart tranquille avec son butin !
Elle n’est pas belle la vie !?

À Chausey, les plages apparaissent et disparaissent par la magie de marées. ©JudeLo

Il me prend une frénésie. Ce n’est pas tous les jours que l’on marche au fond de la mer. J’ai envie de tout voir.

Là, des ostréiculteurs et mytiliculteurs profitent de la marée basse pour, armés de leurs immenses bottes, retourner les poches et soigner les élevages. Je comprends mieux désormais, le pourquoi des hautes, très hautes fourches de bois plantées dans le sable. Ce sont des repères de bancs.

Là, un autre lagon, deux de mes compagnons de voyage et un monsieur qui fait des grands signes dans notre direction : « Un phoque ! Un phoque ! Venez le photographier ! Je n’ai pas pris mon matériel photo, juste un iPhone. Le phoque est gros comme une tête d’épingle. Pas grave mes yeux l’ont vu et l’ont inscrit dans mes beaux souvenirs. Je mets un pied dans l’eau. Elle est bonne. Deux pieds dans l’eau. J’y vais, j’y vais pas ? J’y vais ! Une telle occasion ne se rate pas. Un bonheur de liberté. Dans une heure le lagon aura disparu. Et même s’il revient demain, il ne sera pas exactement à la même place, il n’aura pas les mêmes dimensions, ses eaux n’auront pas la même température. Ha ce marnage ! Il crée des instants dont la poésie me touche profondément.

Granville / Chausey. Les dauphins accompagnent le Marité. ©JudeLo

Une corne de brume retentit. Il doit déjà être l’heure de quitter ces lieux enchanteurs, qui existent par tranche, jamais aux mêmes heures. À regret je repars vers le lieu de rendez-vous. Je suis restée là, quoi ? Une heure. Une heure et demie. Et déjà la plage du débarquement n’a plus tout à fait le même look. Les herbiers se redressent. Les petits coquillages orangés sont sous l’eau. Les algues libèrent toute une faune de mollusques. Parfois, ça craque sous les pas. Je n’avais encore jamais écrasé de bigorneaux. Je monte en dernier dans le dernier transfert. En quinze minutes l’eau atteint presque mes hanches. Il est temps de laisser à Chausey sa vie cachée. J’emporte avec moi des instants magiques !

Sur le chemin du retour, un banc de grands dauphins joueurs nous accompagnera un long et beau moment. Que je vous envie votre première fois à Chausey ! Judith Lossmann

 


INFORMATIONS PRATIQUES

LA VIE EST BELLE VOYAGES

CHAUSEY, L’ARCHIPEL 

 

 

 

Première adresse sur place

  • Première adresse sur place

Se rendre à Chausey :

Il existe de nombreuses façons de se rendre sur l’archipel et la grande île. Via la navette quotidienne, une vedette qui circule tous les jours aller-retour (sauf si la météo est vraiment épouvantable). Via des loueurs de bateaux privés, via le voilier, le Marité, tous les moyens sont bons de visiter l’archipel de Chausey.

En savoir plus sur le Marité : https://lemarite.com/100-ans-en-2023/

Whaou ! Granville en Normandie

C’est vert. C’est beau. On y produit du beurre, de la crème, des fromages grâce aux laits récoltés dans les douces prairies. On y mange très bien. Des poissons. Des crustacés. De la viande (avec modération) Ha, les richesses de la Normandie. C’est vaste la Normandie. Chacun à ses préférences, ses références. Deauville, Trouville, Caen, Le Havre, Honfleur, le Tréport, Dieppe… Aujourd’hui, partons dans le département de la Manche. Et plus précisément à Granville. Cette charmante petite ville en bord de mer érigée sur un rocher recèle de nombreuses bonnes adresses, des boutiques originales, d’excellents restaurants et un patrimoine intéressant. Sous oublier, le must do absolu dans un quartier tout à fait à part, à 17 kms des côtes : l’archipel de Chausey.

Granville, chemin du littoral.©JudeLo

Faisons un peu connaissance avec la « Monaco du Nord »

Quartier ultra prisé tant par les locaux que par les aimables bobos parisiens, la vieille ville garde les traces très anciennes d’une présence humaine. Sans remonter jusqu’au paléolithique, arrêtons-nous sur les événements qui firent Granville.
Depuis l’aube des temps « humains » les populations ont bien compris les attraits de cette exceptionnelle situation géographique. La raison sans doute à ce convoi de drakkars qui débarqua un jour ses hordes de Vikings. Lesquels abaissèrent leurs voiles pour s’installer définitivement et transmettre le caractère si particulier à cette peuplade de l’Ouest nommée les Normands ! Pas encore des Bretons mais ne vous y fiez pas !
Selon une légende très répandue, en 1066 le duc de Normandie Guillaume le Bâtard qui deviendra Guillaume le Conquérant aurait sollicité l’aide d’une certaine famille Grant pour sa conquête de l’Angleterre. En reconnaissance, il lui aurait offert les terres de la Roque de Lihou. Les Grant, dont on ne possède aucune trace, auraient été ainsi les premiers seigneurs de la ville après les Vikings. Ce serait à cette famille que l’on doit le nom de la ville. Puis, vinrent les guerres successives sur ces terres extrêmement attractives ! Puis, celle de Cent Ans qui opposa, une fois de plus, la France à l’Angleterre. Cet éperon rocheux était un lieu facile à défendre et les Anglais s’y cassèrent les dents à chaque tentative. En 1442, ils capitulent et s’en vont. Trois ans plus tard, la création de la charte des franchisés favorise un développement démographique sans précédent de Granville, la ville où l’on ne paie pas d’impôts !

La pêche à la morue

Avec le fourmillement des commerces, les Juifs s’installent à Granville dans un quartier et surtout une rue qui porte toujours leur nom. Ils y travaillent dur. Certains investissent dans les bateaux de bateaux qui partent au loin pour des campagnes de pêche à la morue de plusieurs mois. Ils créent aussi des entreprises spécialisées dans le tissage des voiles. Et voilà venu le temps des armateurs. Les protestants sont forts dans cette matière, ils la maîtrisent depuis longtemps. Dans la vieille ville ils érigent de belles maisons dont beaucoup sont toujours visibles et habitées. Elles sont bâties en granit de Chausey, le plus résistant qui soit au climat océanique assez violent qui règne sur ces côtes. Et, Granville devient l’une des places fortifiées les plus importantes de Normandie, toujours attaquée, jamais vaincue. Même les fameux Chouans y laissèrent leurs plumes. Eux qui pensaient que Granville serait la ville toute désignée pour remettre la royauté au goût du jour après l’assassinat de Louis VI, y abandonnèrent forces et hommes. Après une journée de combats pour assiéger la vieille ville – qu’ils étaient sûrs, les fiérots, de prendre-, ils décidèrent de fêter d’avance leur victoire du lendemain en pillant les caves de maisons rue des Juifs. Alcoolisés, fatigués, repus, le lendemain, il leur fut impossible de venir à bout du pont-levis (toujours visible). Entre le feu volontaire allumé dans les demeures juives où séjournaient encore les avinés et la résistance du pont-levis, rien n’y fit. Ils perdirent et rentrèrent dans leurs Landes natales. La République vivrait !
Plus tard, bien plus tard, le fils d’une belle famille, François de Matignon s’éprit d’une jolie fille de la tribu des Grimaldi. Oui, oui cette famille-là ! Avec son épouse il passait du temps à Monaco. Un jour on l’interrogea sur ses villégiatures, il répondit Je préfère ma Monaco du Nord. Ainsi naquit un lien entre Monaco et Granville qui perdure depuis, au point que le Prince Albert a récemment déposé une plaque sur la maison natale de François de Matignon.

Granville, une rue fleurie de la vieille ville. ©JudeLo

Vous ne connaissez pas encore Granville ?

La vieille ville avec ses terrasses, ses restaurants, des jolies boutiques. Ses rues étroites. Et à quelques jets de flèche, le centre de Granville, où tout est à moins d’un kilomètre disent les habitués, quelques rues et places avec des boutiques originales. Des commerçants indépendants ! Ça fait un bien fou de ne pas voir ces éternelles franchises ennuyeuses et ennuyantes. Non ici, on crée ses vitrines à son goût. Je vous le disais, pas encore des Bretons ces Normands mais ne vous y fiez pas. Ils ont le caractère bien trempé et ne s’en vantent pas ! La ville foisonne de points de vue étonnants sur la mer ultra présente, le port, la criée, la halle aux poissons, les plages. De belles balades tel le chemin du littoral.

Des occasions de venir à Granville ?

En plus de toutes celles qui précédent, l’art de vivre tout en douceur de cette jolie petite ville balnéaire est une fin en soi pour la découvrir. Mais ajoutons.
Un marché à la brocante mensuelle, très prisé des amateurs et des professionnels, où l’on peut chiner des objets et des tableaux toujours surprenants et souvent intéressants. (dixit Yves, notre vendeur d’art. Lire plus loin). C’est tous les troisièmes dimanches du mois, voilà qui vous laisse le temps de vous organiser.
Le musée d’Art Moderne de Richard Anécréon, sis en haute ville, propose une collection unique autour de Colette et Cocteau. En été et aux beaux jours, des transats sur le gazon invitent au repos et à la contemplation avant d’attaquer les marches pour descendre sur la plage.
La maison d’enfance de Christian Dior avec son jardin de roses est devenue le Musée Dior où s’expose la Haute Couture française. En été, on visite et l’on s’installe pour déguster un thé face à une vue magique sur la mer.

Granville, les voiles sous la lune. ©JudeLo

Les 7 et 8 octobre derniers se tenait un goûteux festival « Toute la mer sur un plateau ». A cette occasion unique, une fête est organisée sous la halle de la criée avec présentation des spécificités locales de la pêche. On sert l’assiette granvillaise avec les fameux bulots IGP GRANVILLE récoltés en pêche au casier responsable et écologique respectueuse des ressources. Une façon de refaire, dès aujourd’hui, le monde de demain que s’impose Granville. Elles ne sont pas IGP mais figurent au menu la poussette, nom du bébé araignée de de mer et la marguatte, autre nom de la seiche version grandvillaise.
Le carnaval de Granville est une « institution » à laquelle personne n’oserait de soustraire. On fabrique toute l’année des chars somptueux qui défilent dans les rues sous les haros de la foule en liesse. Cette fête païenne, commune à des nombreuses villes dans le monde, célèbre l’arrivée du printemps. À Granville, le carnaval est aussi le souvenir prégnant des marins-pêcheurs qui fêtaient à cette occasion, leur dernière soirée sur terre avant le départ des campagnes de pêche le lendemain. On raconte encore que nombre de jeunes gens se réveillaient à bord, la tête dans un étau d’avoir trop bu. Ils avaient signé… sans s’en rendre compte un engagement. Et ceci valait surtout pour la piraterie qui recruterait à tout va !

Et s’il ne devait y avoir qu’une seule raison de venir ? Chausey !

Le Marite en mer ©Schwart

Via la navette quotidienne qui circule tous les jours aller-retour (sauf si la météo est vraiment épouvantable), via des loueurs de bateaux privés, via le voilier, le Marité, tous les moyens sont bons de visiter l’archipel de Chausey. Le plus grand archipel d’Europe quand même avec ses 365 iles et îlots. Sis à 17 kilomètres du port de Granville, cet archipel se mérite. Il faut ab-so-lu-ment le visiter avec un professionnel ou un guide qui saura vous en présenter toutes les facettes et toutes les richesses. Chausey est une magie ! En savoir plus ici !

En conclusion, petite ville, petit rocher, petits îlots mais immenses plaisirs, merveilleuses découvertes, grands cœurs, belles tables et beaux produits se cachent derrière chaque centimètre carré de ce coin de la Manche !
P
erso, je suis fan ! Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

LA VIE EST BELLE VOYAGES

GRANVILLE NORMANDIE

 

Avant de venir !

Comité Régional de Tourisme de Normandie

  • normandie-tourisme.fr
  • pronormandietourisme.fr
  • tourisme-granville-terre-mer.com

Y aller ?

  • En voiture, environ 3H30 de trajet depuis Paris via les autoroutes.
  • En train depuis Paris Montparnasse. Environ 3h20, via la seule ligne TER de France qui roule Bio avec B100, un bio carburant à base de colza. Les gares desservies sont : Dreux, Verneuil sur Avre, L’aigle, Surdon, Argentan, Flers, Vire, Villedieu les poêles, Folligny, Granville.

Première adresse sur place

Un guide ?

  • Dominic Farrell – Pour info, il est très porté sur l’Histoire. Voir avec l’Office du tourisme de Granville

Granville, restaurant la Contremarche. ©JudeLo

MANGER À GRANVILLE

Granville, le restaurant le Loca Café. ©JudeLo

  • LA CONTREMARCHE est un restaurant authentique dans la veine des bistrots parisiens. Construit dans les murs de l’ancienne halle au poisson datant de 1827 dans la Haute-Ville de Granville, le restaurant propose une cuisine essentiellement élaborée à partir de produits frais, locaux et de saison afin de valoriser le travail remarquable des fournisseurs. Des menus naturels et simples. Convivialité, plaisir et partage sont les valeurs à retenir de cette expérience dans les remparts de la Haute-Ville de Granville.
    9 Pl. Cambernon, 50400 Granville – Tél.02 33 50 31 94 – lacontremarche.fr
  • LE PHARE ! Une adresse lumineuse ouverte jour et nuit ou presque. Une « place » très courue, mieux vaut réserver. On déjeune et dîne délicieusement dans ce restaurant où tous les poissons et fruits de mer proviennent directement de la criée, juste en face ! Plus court et plus locavore ça n’existe pas !
    11, rue du Port – 50400 Granville – Tél.02 33 50 12 94 – restaurant-le-phare-granville.com
  • LOCA CAFÉ – « Après 25 ans d’une cuisine étoilée à travers le monde, j’ai décidé, dit Stéphane Haissant le propriétaire cuisinier chef, de m’installer à Granville en 2021 pour écrire une nouvelle histoire plus personnelle, en ouvrant mon restaurant : le Loca Café. Ma cuisine est ponctuée de créativité, d’inspirations lointaines, mais sans jamais renier les bases de la cuisine française. La qualité des produits est au cœur de tous mes plats, avec une volonté forte de mettre en valeur mon engagement pour une gastronomie responsable, respectueuse des petits producteurs et de l’environnement. Au plaisir de vous accueillir pour partager ensemble un moment convivial. »
    24B rue Georges Clémenceau – 50400 Granville – Tél.02 33 69 03 12 –loca-cafe.frcontact@locacafe@gmail.com

 

PAUSE GOURMANDE À GRANVILLE

  • AVANT L’HEURE. Ni un café, ni un restaurant, ni un bar … Située en haut de la rue des juifs, ce charmant endroit à l’accueil sympa propose tout un tas de gourmandises à manger et à boire à toute heure. Café, brunch, pâtisserie et take away.
    44, rue des Juifs – 50400 Granville

DORMIR À GRANVILLE

  • IBIS PORT DE PLAISANCE. C’est un Ibis, sans autre intérêt que son emplacement au Port de Plaisance. On peut dormir fenêtre ouverte sur le bruit des marées. Chambres minuscules pas adaptées aux épicuriens. Une adresse pour les urgences.
    Rue des Isles, 50400 Granville – Tél.02 33 90 48 08

ACTIVITÉS À GRANVILLE

Granville. Yves, l’heureux propriétaire passionné de mer. Galerie le crabe.©JudeLo

  • LA GALERIE DU CRABE – Un lieu insolite au cœur de Granville. Amateurs de lieux hors normes vous serez éblouis par la richesse de la collection de peinture (mais pas que) exposée ici sur le thème de la mer et … des femmes ! Il faut fouiller !
    22, rue du docteur Letourneur – 50400 Granville – librairieducrabe@gmail.com -Tél.06 63 52 71 07
  • LA GALERIE VALÉRIE BERTONI – l’atelier galerie d’une artiste-peintre au talent incandescent dès lors qu’il s’agit de magnifier l’âme des animaux et leurs visages si expressifs. Beaux tableaux, belles pièces monumentales, sculptures en résine, meubles peints pour une décoration très personnalisée.
    6, rue du docteur Letourneur – 50400 Granville – Tél. 06 09 16 33 61 – www.valerie-bertoni.comvalerie.bertoni60@gmail.com

SHOPPING À GRANVILLE

  • LA PICORETTE
    En plein centre de la ville, ne loupez les pains, friandises, gâteaux de cette boutique/boulangerie/pâtisserie 100% bio.
    22/24 rue Saint Sauveur – 50400 Granville – Tél.02 33 59 93 49 – www.picorette.fr
  • LA MAISON DES MATIGNON
    Au coeur de la vieille ville, face au restaurant La Contramarche, la boutique implantée dans la maison historique des Matingon. Une plaque honore la venue du Prince Regnier. La boutique, un poil chère, fait la part belle à la décoration marine. Joli linge de maison.
    28 rue Notre Dame  – 50400 Granville – Tél.06 46 50 80 86 – www.lamaisondesmatignon@orange.fr

Les pépites de l’Yonne !

Nombre de Parisiens n’ont pas le temps de monter sur la Tour Eiffel de toute leur vie. Ils partent en République Dominicaine, à Taïwan, à l’autre bout du monde mais ne trouvent jamais le temps d’aller à 1h30 de chez eux. Dans l’Yonne par exemple, maillée de découvertes, d’explorations, d’expériences et autres plaisirs inscrits dans l’art de vivre ou non du vin. Révélation de pépites !

L’étonnant parcours olfactif dans la cave de la cité des vins de chablis. ©JAL

Cité des vins et des climats de Chablis

L’Yonne c’est une part importante de la production de vins de Bourgogne, celle du Nord avec le Chablisien, Grand Auxerrois et Châtillonnais. Il y a d’énormes découvertes, des pépites vous dis-je, à faire dans ce domaine. Lisez l’article et le résumé des dégustations de notre « envoyé spécial œno« , Rfi Thuillier, ici. De mon côté, j’ai pris plaisir à découvrir ce monde du vin, ses origines, son histoire, ses ustensiles, ses savoir-faire, ses mœurs et ses « climats » dans la très belle cité des vins de Chablis qui vient tout juste d’ouvrir ses portes. La visite s’adresse autant au néophyte qu’au passionné. On y reçoit moult informations sur l’évolution de la vigne, des vignobles, des paysages façonnés de mains d’hommes. Une importante documentation interactive que l’on pilote avec un bracelet connecté tout au long d’un parcours immersif d’une infinie richesse. On ressort de là prêts à déguster. Mon coup de cœur ? En sous-sol, la superbe cave devenue avec ses espèces d’amphores en verre, le must du parcours olfactif.
Pour information, trois cités des vins et des climats sont nées en Bourgogne, trois architectures différents pour trois lieux musées du vin : Chablis, Beaune, Mâcon.

Découverte sensorielle oenotouristique avec Melo

Mélo et les vignes qu’elle connaît si bien. ©JAL

À l’opposé du bus rempli de touristes, il y a… Melo. La douce et passionnée Melo qui nous balade dans les terroirs au volant de sa 4L. Au début, on pourrait se dire une de plus ! Mais non, la différence réside dans de nombreux détails. Outre la passion incroyable que Melo éprouve pour ces paysages, dont elle organise la lecture de manière unique, ludique et passionnante, elle « ressent » et fait « ressentir » cette récréation olfactive avec ses talents d’ex nez chez les parfumeurs de la capitale. Aux yeux et au nez, s’ajoute la bouche… Après avoir expliqué le pourquoi du comment de la terre, des pentes, des collines qui accrochent ou pas la pluie, Melo ouvre des bouteilles. Assis sous un vénérable arbre-nid, le cours d’œnologie prend un sens très orienté nez/bouche. Telle une magicienne elle sort de son sac des fioles, des verres, des dessins et tout s’éclaire… Du savoir, du savoir-faire et une bonne douce dose de magie, telle est la recette de Melo. Mon coup de cœur ! Si vous ne devez en faire qu’une visite de ce type… que ce soit celle-ci.

Au départ de la balade la tour de l’Horloge d’Auxerre. ©JAL

Balade à vélo électrique le long du canal du nivernais

Départ depuis la boutique de France à Vélo, au cœur du centre historique d’Auxerre. On passe sous la vieille horloge, rénovée récemment, elle semble flambant neuve. On longe des venelles pleines de charmes, quelques jolies boutiques pour parvenir devant la cathédrale Saint Éienne et ses centaines d gargouilles. Puis, l’on rejoint le pont et les quais le long du canal du Nivernais. De beaux espaces verts et très vite la campagne, le silence, la nature pleine et entière, quelques joggeurs (on les comprend, ce n’est pas le périph), des pêcheurs silencieux, des cygnes et des poules d’eau. Puis, on quitte les quais pour monter (ça monte vraiment mais heureusement on a des VAE) dans un ou deux petits villages afin de traverser les vignes. Tout est superbe. Une très belle promenade d’une bonne quinzaine de kilomètres. Seul bémol. La route finale avant de rejoindre Auxerre est totalement défoncée sur près de 3 kms. Dur, dur pour les vibrations. N’hésitez pas à demander un autre chemin pour rentrer, même s’il vous prive d’une vue exceptionnelle sur la ville et d’un retour par les quais. Si l’expérience vous a plu, sachez que France à Vélo organise des séjours sur mesure avec transferts de bagages dans toute la Bourgogne.

La maison natale de Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye

Buste de Colette (1873-1954), installé dans le jardin face à la maison natale de Colette.

Que l’on soit littéraire ou pas. Que l’on aime Colette ou pas. La visite guidée de cette très belle maison,- la maison de Claudine,- est révélatrice d’une sommité de détails qui donneront envie de devenir lecteur et de plonger dans un livre de l’auteure, (figurant encore parmi les écrivains les plus aimés de France). Au fil de la visite et de la découverte des lieux, on apprend sur Colette et sur ce qui l’a forgée. Ce qui l’a forgée et qui la forgée. Sa mère, Sidonie, quelle femme incroyable. D’une certaine façon bien plus extraordinaire que sa fille, tant elle l’a nourrie de valeurs, de concepts, de liberté qu’elle a réussi à la transformer en cette femme moderne s’il en est. Et moderne, Colette le fut et l’est encore. Par ses écrits, sa pensée, la cristallisation de ses désirs et envies. Bien sûr on aimera l’enfilage des pièces, l’escalier boiteux, la décoration en trompe-l’oeil, les luxueux papiers-peints de la Maison d’Offard, les détails de tissus dont les rideaux de la Maison Hermès, de la vaisselle monogrammée, le luxe de l’époque aussi pour cette maison bourgeoise qui n’a rien à voir avec les récits qu’en fait Colette quand elle écrit à propos de son enfance « paysanne ». Campagnarde certes mais pas paysanne ! On aimera les jardins dont Colette parle tant, la bibliothèque aux bibelots si utile à son imagination et sa petite chambre d’enfant posée telle une cachette à côté de celle de ses parents. Une « ruse » de sa maman qui ne supportait pas de s’éloigner de sa fille de plus de quelques mètres. Mon coup de cœur va à Claire, notre guide qui parle si bien de Colette et de Sido !
Pour info la Maison de Colette va prochainement devenir une résidence d’artiste. Pour postuler, rdv sur le site.

Bouquiniste à Saint-Sauveur-En-Puisaye à deux pas de la maison natale de Colette. ©JAL

Saint-Sauveur-en-Puisaye : un labyrinthe aux trésors et un marché

Mon conseil, venez visiter la maison de Colette les jours d’ouvertures du marché. D’abord, il est agréable, bien fourni par des producteurs pleins de bonne volonté qui n’ont qu’un désir, vous mettre l’eau à la bouche. J’y ai acheté des conserves de pâté, certes un peu chères mais excellentes, des tomates cueillies le matin même et ça fait toute la différence, des œufs de la ferme dont le jaune est orange comme un soleil couchant avec une texture que je n’avais plus jamais vue depuis mon enfance. Bref, vous avez compris.

Merveilleux bouquiniste

Et pourtant ce n’est pas mon coup de cœur principal à Saint-Sauveur-en-Puisaye. Non, mon coup de cœur c’est cette boutique de livres. Je n’ai jamais vu un tel amoncellement de livres, une telle quantité de travées chargées de milliers de bouquins, un tel labyrinthe de trouvailles. On marche, on tourne, on se retourne, on se croirait à Poudlard quand les escaliers changent de sens et que les tableaux aux murs s’animent. Mais où va-t-on ? Difficile même de trouver à qui payer ses achats ? Au fond, tout au fond, il y a même une brocante. J’aurais aimé avoir le temps de rester dans ces lieux entre livres et objets… Croyez-moi… Allez-y ! C’est une véritable institution conduite de mains d’expérimentés par deux bouquinistes passionnés.

 


INFORMATIONS PRATIQUES LA VIE EST BELLE VOYAGES DANS L’YONNE

 

Y aller ?

  • En voiture, environ 1h30 de trajet depuis Dijon ou Paris via les autoroutes.
  • En train depuis Dijon Gare et Paris Austerlitz. Environ 1h30. Plus si correspondance à Laroche-Migennes.

Premières adresses sur place

  • YONNE TOURISME – 16 18 Bd de la Marne bât Le 89 – 89000 Auxerre – Tél. 03 86 72 92 00
  • OFFICE DU TOURSME DE L’AUXERROIS : 7 Pl. de l’Hôtel de Ville, 89000 Auxerre – TÉL. 03 86 52 06 19

MANGER DANS L’YONNE

 

Les superbes et goûteuses assiettes du restaurant du Roncemay, domaine et golf. ©JAL

  • Domaine et Golf du Roncemay
    Une fois le portail du Domaine du Roncemay passé, niché dans une centaine d’hectares de verdure, la tranquillité et la beauté du lieu vous aideront à tout oublier et à simplement profiter. Subtil mariage d’authenticité et de charme, le Domaine du Roncemay restitue l’ambiance chaleureuse des belles demeures françaises dans un écrin de verdure apaisant.
    Adossés à cet hôtel 4*, une table bistronomique et un restaurant gastronomique, un spa de 850m², des salles de réception et de nombreuses occasions de loisirs : golf, tennis, pétanque, piscine extérieure, découverte de producteurs locaux… Une table bistronomique dans un lieu d’exception pour déjeuner ou dîner tout en étant décontracté et cool.
    DOMAINE & GOLF DU RONCEMAY – Lieudit Boisserelle – 89110 CHASSY – Tél. 03 86 73 50 50 – www.roncemay.com
  • Déjeuner à la Cité des vins et des climats de Bourgogne
    Dans la cour en sortant de la visite, se trouve un petit restaurant. On peut déguster des vins et manger à l’intérieur (peu de place) ou à l’extérieur (dans une belle cour). A mon sens, les prix de la carte sont trop élevés, mais le cadre justifie peut-être cela.
    CITE DES CLIMATS ET DES VINS DE BOURGOGNE – 1 rue de Chichée – 89800 CHABLIS – Tél. 03 80 25 07 49 – www.citeclimatsvins-bourgogne.com
  • La Cantina à Auxerrre
    Située sur les quais de l’Yonne, cette table vivante cuisine avec amour des produits bio, locaux et de saison, accompagnés de jolis vins singuliers. Saluons l’accueil fort agréable, les assiettes copieuses et l’originalité de certaines compositions. Une bonne adresse !
    LA CANTINA – 4 Quai de la Marine – 89000 AUXERRE – Tél. 03 86 34 28 47 – tablevivante@gmail.com
  • La Véranda à Auxerre
    Ouverte en début d’année, cette petite brasserie sympathique et lumineuse, est idéalement située tout près de l’Yonne, à 5 min à pied du centre historique. Plats typiques d’une brasserie mais également, un beau choix de spécialités Bourguignonnes et Icaunaises : Gougères, escargots, bœuf bourguignon, vins de l’Auxerrois, bières Icaunaises…
    RESTAURANT LA VERANDA – 3 quai de la République – 89000 AUXERRE – Tél. 03 86 51 69 86

La terrasse de la Côte Saint Jacques, une pause gourmande sur les bords de l’Yonne. ©JAL

PAUSE GOURMANDE DANS L’YONNE

  • Nichée sur les rives de l’Yonne, La Côte Saint-Jacques & Spa ***** est l’endroit idéal pour celui qui recherche le calme d’une nature préservée, une cuisine de création et d’émotion récompensée par 2 étoiles au Guide Michelin et le raffinement d’une maison où il fait bon vivre. Profitez du décor unique, du restaurant et de sa table réputée ainsi que des chambres toutes décorées différemment et dont certaines avec terrasses ou balcons surplombent l’Yonne. Bénéficiez d’un jardin d’agrément au bord de l’Yonne et prenez le temps de vous détendre et de vous relaxer dans leur spa sur 800 m², unique en Bourgogne. Ce lieu dédié au bien être vous propose une piscine intérieure chauffée, jacuzzi, hammam, sauna, salle de fitness et des salles de soins. L’endroit idéal pour profiter d’un instant de luxe sur les terrasses en bord d’Yonne pour prendre un en-cas sucré ou salé. À ne manquer sous aucun prétexte.
    LA CÔTE SAINT JACQUES – 14 Faubourg de Paris – 89300 JOIGNY – Tél. 03 86 62 09 70 – www.cotesaintjacques.com

DORMIR DANS L’YONNE

  • Hôtel Normandie*** à AUXERRE
    Cette ancienne maison bourgeoise est pleine de charme et affiche 3 étoiles. Sise en bord de route elle relativement bien insonorisée et propose une belle terrasse/jardin. Top pour prendre un bon petit-déjeuner. Chambre petite et propre. Décoration sans ostentation. Les light-sleepers préféreront les chambres à l’arrière.
    Les moins : Pas de climatisation active. L’insonorisation entre les chambres laisse à désirer. On est bien informé de ce que font les voisins. Escaliers difficiles.
    Une adresse bien utile pour sa praticité, les urgences mais pas adaptée aux épicuriens.
    HÔTEL NORMANDIE  41 boulevard Vauban – 89000 AUXERRE – Tél. 03 86 52 57 80 – www.hotelnormandie.fr

SHOPPING DANS L’YONNE

  • LA PÂTEASSERIE DE GHK à AUXERRE
    Pause goûter dans cette nouvelle pâtisserie-salon de thé au cœur du Centre-Ville. Gilles et Karine vous accueillent dans une ambiance sucrée et colorée. Vous pourrez y déguster pâtisseries fines, confiseries chocolatées, viennoiseries, cakes, gamme de salés, thé en vrac… Un petit salon de thé situé à l’étage est à votre disposition pour profiter d’un moment de détente et de gourmandise. Et bien sûr, on en rapporte à la maison…PÂTEASSERIE DE GHK – 22 rue de la Draperie – 89000 AUXERRE – Tél. 03 86 52 08 59 – https://www.facebook.com/Pateasserieghk/
  • PATRICK BARON & CHRISTINE PERES BOUQUINISTES – 1 Rue de la Roche, 89520 Saint-Sauveur-en-Puisaye – Tél. 03 58 47 15 61

Découverte des vins au coeur des vignes avec Oeno Melo. ©JAL

ACTIVITÉS DANS L’YONNE

  • Découverte sensorielle oenotouristique avec Mélo à Irancy.
    Mélody Letoqueu – 29 rue des Dames – Accolay – 89460 DEUX RIVIERES – Tél. 06 38 67 03 18 – www.oenomelo.fr
  • Balades ou séjours organisés à vélos.
    France à vélo – 7 rue de l’Horloge – 89000 AUXERRE – Tél. 03 86 42 35 96 – www.franceavelo.com

Fascinants week-ends en pays de Chablis

À 1h30 de Paris et de Dijon, dans le cadre des  » FascinantsWeek-ends », La Vie Est Belle Voyages vous propose, la découverte ou la redécouverte de ce surprenant et magnifique pays Chablisien. Les activités y sont multiples. Les découvertes sans fin. Il nous fallait faire une sélection. Voilà de quoi remplir votre week-end… agrémenté de quelques très belles dégustations finement exprimées par notre fine bouche dédiée.

Musée du Tire-bouchon, la Salle des outils. ©SB

L’incroyable musée du tire-bouchon

Dans les anciennes caves du Domaine Geoffroy, ouvert en 2004, le musée de la vigne et du tire-bouchon comporte plusieurs milliers d’exemplaires de cet ustensile incontournable, du 18e siècle à nos jours et presque autant d’objets liés à la vigne et au vin. Huit salles d’expositions présentent l’œuvre de toute la vie d’Alain Geoffroy. C’est surprenant, – mais comment peut-on avoir inventé autant de tire-bouchons ?-, instructif, ludique et parfaitement organisé.
Un caveau dédié à la dégustation des vins du domaine vous permettra d’en acquérir les climats* qui vous auront été préalablement explicités dans le menu détail. Là, j’ai dégusté entre autres, deux accessits. Un Premier Cru Vau Ligneau 2020 aux superbes couleurs, à la royale couronne glycémique, nez enjôleur et persistance importante. Le plus féminin de la dégustation selon moi ! Un Premier Cru Four Chaumes 2021 : Œil envoûtant et nez révélateur, une bouche tendre et conviviale avec une très belle persistance. Un coup de cœur à mon sens.

Les grands crus de Chablis en Méhari !

Rien de tel qu’une Méhari pour arpenter les vignes. ©SB

Imaginez une magnifique Citroën Méhari jaune, rétrofitée, avec chauffeur. Maintenant, montez à son bord et partez à la découverte des pentes escarpées de la Montagne des grands crus de Chablis. A peine remis de cette folle escalade, c’est que ça monte par ici, plongez dans la présentation de tous les Climats qui constituent l’exception de ce lieu. En surplomb de Grenouille, un point sommital, l’originale dégustation d’un Mont du Milieu 2020 de la maison Davenne, ravi autant les papilles que le regard porté au loin. L’air vivifiant développe des arômes surprenants et complémentaires à ce divin breuvage.
Avec sa pétillance, Clotilde Davenne nous enthousiasme de ses projets. Elle fait partie de ce regroupement de femmes vigneronnes qui bousculent, par leurs audaces, un monde souvent somnolent. Bravo !
Concernant mes dégustations dans ce domaine, j’ai un coup de cœur pour sa nouvelle Cuvée de Saint Bris baptisée « La Préférée », 100% Sauvignon Bourguignon. Œil vif, vert et brillant. Nez de fruits exotiques, minéral, effluences intemporelles. Bouche qui transporte aux merveilleuses suggestions du nez pour un voyage paradisiaque. Et aussi… Un Saint Bris Vieilles Vignes (85 ans) profond, ample. Un chablis 2020 Chardonnay Belle persistance et un Chablis 2020 Vieilles Vignes (85 Ans) avec un œil plus abouti, plus dense, dorure sombre. Nez en nuances de pruneaux confits et une bouche de : « Comment aboutir à l’excellence avec de l’ancien ».

Balade vignoble St Bris France à Vélo @SB 9

Au cœur du merveilleux pays de Chablis à bicyclette

France à Vélo propose à la location un large choix de matériels à assistance électrique (vélos ou trottinettes). Une belle opportunité de parcourir au départ de St Bris le Vineux, le cœur du pays de Chablis entre verdure et rouille d’or magnifique en cette fin de saison. C’est là que nous nous imprégnons de ces paysages vallonnés vinifères tels des mamelons nourriciers où se dissimulent, en leurs gorges, de paisibles villages ancestraux. Mais aussi, à l’instar de la Toscane, une douce et lumineuse maternelle beauté, hormis les cyprès bien sûr ! Le gravissement sans fatigue augmente et concentre le plaisir du spectacle environnant.

La Cité des vins de Chablis

Plancha roborative à la Cité de vins de Chablis. ©SB

Là, dans une très ancienne demeure ecclésiastique, vous découvrirez tout des vins de Chablis, du Kimméridgien et ses accumulations des Exogyra Virgula et leurs conséquences jusqu’à nos jours. Équipé d’une montre interactive, les éléments originels : humains, historiques et constitutifs des sols de la Bourgogne passée et actuelle sont présentés et expliqués sur un écran géant. Passionnante épopée que celle du vin. L’histoire des climats, les gestes de la vigne, les cépages, les méthodes du raisin au vin, les traditions festives, la lecture correcte d’une étiquette et enfin, la cave aux arômes où les douze grandes familles des senteurs vous sont exhalées dans des bonbonnes transparentes. Toutes choses qui vous rendront sinon plus érudits, mais qui vous faciliterons l’approche et la juste compréhension de cette terre d’exception. Sans oublier l’histoire de ce Y qui termine le mot Chably et dont l’origine remonte au berceau Gallo-Romain de la ville.

Le château du Domaine et Golf Roncemay. ©SB

Domaine et Golf du Roncemay

Un havre de paix dans un écrin de verdure de plus de cent hectares, un très beau lieu d’échange de convivialité et de quiétude où le golf, le cours de tennis, la piscine, et les installations du magnifique Spa permettent à chacun de recharger ses batteries ou d’épuiser son énergie. Dans le beau restaurant avec terrasse et vue sur la piscine et le golf, on sert des menus dégustations à trois ou cinq plats. Une cuisine tendance et prestigieuse. Les accords mets/vins du sommelier Martial, constituent une approche goûteuse des nombreuses valeurs locales. Aucune étoile n’est usurpée en ce lieu si attachant dont on apprécie ce célèbre service “ à la Française “ que le monde entier nous envie. Il me ramène à un temps où feu mon père me faisait partager le sérieux des hommes, de l’art et du service. Dans notre monde où tout bouge sans cesse, cette pérennité est bien réconfortante.
Mes dégustations avec Martial, sommelier du Domaine du Roncemay
Un plein d’émotions gustatives et d’échanges fructueux qui me ramènent à mes inoubliables dégustations de jeunesse auprès des anciens. Ces vieux briscards, tant décriés par une relève pressée au gain, prenaient le temps d’expliquer ce qu’ils faisaient et de faire aimer ce qu’ils buvaient. Au-delà de la carte des vins qu’il a établie pour le Roncemay, notre sommelier Martial a sublimé aussi le savoir-faire de cette Bourgogne bien trop longtemps méconnue, à mon sens. Avec cette sélection, la Bourgogne revient aujourd’hui à une place éclatante forte de ses climats issus de son noble, chaleureux et ancestral terroir et au savoir-faire de ses vignerons. J’ai pu goûter un Chablis 2020 Goutte d’or de Christophe CAMU. Une quintessence ! Des Pinots Noirs de grande intensité : Chitry Vau du Puits 2020 Olivier Morin ; un Tonnerre Le Clos du château 2018 Dampt Frères, un Irancy « Veaupessiot » 2017 Bio de Gabin et Félix Richoux où des notes de cerises, de Kirsch et d’épices apparaissent dans une longue persistance.

Un seul week-end ne saurait suffire à l’appréciation de ces lieux chargés d’aventures humaines. En même temps qu’un plongeon dans l’Histoire préservée, c’est aussi à une découverte fascinante de ce que la nature et le savoir-faire humain peuvent conjuguer et cela ajoute aux plaisirs de ses propres découvertes sensorielles. René-Philippe Thuillier

 

* Climats du vignoble de Bourgogne = petites parcelles de vignes précisément délimitées et réparties tout au long des appellations Bourguignonnes.


INFOS PRATIQUES LA VIE EST BELLE VOYAGES EN CHABLIS

Y aller : par l’autoroute A6 depuis Paris et Dijon – Train, vélo ou mobylette… Lol !

Première adresse sur place : Office du Tourisme de Chablis : 1 Rue du Maréchal de Lattre de Tassigny  – 89800 Chablis – Tél. 03 86 42 80 80 – www.escale-chablis.fr

DORMIR EN CHABLIS

MANGER EN CHABLIS

Oeuf parfait sur lit de betteraves – Le Maufoux @SB

 

 

  • Le Maufoux. Vieille bâtisse mais chaleureusement moderne, bel accueil, salle ample, restauration bistrot. Œuf mollet sur betterave rouge. Œuf meurette champignons lardons et grumes de raisin. Juste cuit chocolat avec une boule glace vanille et biscuit croquant. Un menu à 35 euros vous rassasiera pleinement, vous pourrez plonger dans la carte des vins pour étancher votre soif sans tarir votre porte-monnaie.
    Restaurant le Maufoux – 10 r Jules Rathier – 89800 Chablis – Tél. 03 86 81 45 32 – contact@lemaufoux-chablis.frhttps://www.lemaufoux-chablis.fr
  • Restaurant du Domaine et Golf du RONCEMAY -Boisserelle, 89110 Chassy.

A ne pas manquer pour son excellence. Menus dégustations 3 ou 5 plats. Entre autres  : langoustines juste cuites, au coing, sabayon de sapin du golf. Agneau en deux temps, mille-feuille de panais et ketchup d’églantier du verger, sauce au foin de Chassy

 

 

 

DÉGUSTATIONS EN CHABLIS

  • Dégustation du Domaine Geoffroy – Musée de la Vigne et du Tire-Bouchon – 4 Rue de l’Équerre – 89800 BEINE – Tél. 03 86 42 43 76 – info@chablis-geoffroy.com
  • Domaine Clotilde Davenne – 3 Rue de Chantemerle – 89800 PREHY – Tél. 03 86 41 46 05 – serviceclient@clotildedavenne.frclotildedavenne.fr

ACTIVITÉS

SHOPPING

Lost in translation en Finistère vert : Terres océanes, Haute Cornouaille et Monts d’Arrée

Aujourd’hui 23 septembre 2023, c’est le jour de l’automne. Jour choisi pour aller à la découverte de cœur du Finistère niché de la pointe de Crozon aux pieds des Monts d’Arrée, des fronts de mer aux rives des lacs et des forêts jumelles de Brocéliande, de joyeux villages de la Haute Cornouaille dotées de landes plus irlandaises que bretonnes. Panoramas, lieux secrets, gourmandises et marchés… Allons « perdre » notre temps dans une région méconnue magnifiée par l’automne.

Les Monts d’Arrée. Au cœur du Finistère, ils dominent les landes, le lac de Brennilis et les villages alentour. ©JAL

Un tour du monde végétal en rade Brest

En arrivant à la gare de Brest, faisons une première halte aux conservatoires botaniques nationaux. Si Brest regorge d’endroits fabuleux à découvrir, il en est un qui reste trop discret malgré la pépite qu’il représente pour la région. Dans le fond du vallon Stang-Alar, à l’abri de l’agitation de la ville et sur les bords d’une rivière se niche le Jardin du Conservatoire Botanique National de Brest. Chaque année, il ouvre les portes de ses serres tropicales et présente les plantes les plus rares. Il s’agit d’une concentration unique en France ! En automne, on visite avec bonheur le jardin des plantes menacées d’extinction. Cette idée pionnière connait des précédents pour les animaux mais pour les plantes, c’est une rareté que l’on doit à Jean-Yves Lesouëf. Grâce à l’encaissement de la vallée, à la douceur du climat océanique, l’acclimatation des plantes est une réussite totale et magnifique à visiter au cœur d’une ancienne carrière réhabilitée. Pas moins de trente hectares attendent de pied-ferme les visiteurs soucieux du monde végétal. Pour visiter ces espaces, on emprunte des sous-bois, on traverse une bambousseraie, on respire l’odeur des eucalyptus, on se détend aux murmures des ruisseaux… Une véritable odyssée dans le monde végétal !

La Presqu’île de Crozon

Très engagée dans le tourisme vert et durable, la région de Brest dispose avec la Presqu’île de Crozon d’un « laboratoire » géant à ciel ouvert pour offrir le meilleur du vert. Rappelons-le, la Presqu’Île recouvre cette terre au centre du trident et offre plus de cent-trente kilomètres de côtes entre Camaret-sur-Mer à l’extrême pointe Ouest, Landévennec au Nord et Telgruc-sur-Mer au Sud.
Entre la Route des Phares – la plus forte concentration de phares au monde – et les centaines de sentiers reliés de près ou de loin à l’incontournable GR34, il y a largement de quoi ravir tous les goûts et toutes les tendances. Avec les Abers – vallées d’eau douce envahies par la mer-, la Côte des Légendes, les rudesses poétiques de la mer d’Iroise et au loin les îles d’Ouessant et de Molène, les yeux ne savent plus où donner de la tête devant tant de splendeurs ! De très nombreux parcours Brest Terres Océanes existent. En itinérance douce, sans voiture, à vélo, à pied… qu’on se le dise, une fois ne suffira pas. Ou plutôt une fois suffira à vous donner envie de revenir dans ce paradis vert et bleu aux parfums de sel.

Les forêts de la Presqu’Île de Crozon

Les forêts de Landévennec, d’Argol, du Cranou abritent des trésors de la biodiversité végétale. Pins maritimes, châtaigniers, chênes pédonculés, bouleaux, hêtres, épicéas… La liste serait trop longue. Il faut parcourir les sentiers pour aller au-devant de ces êtres de bois, de feuilles et de résine, capables de nous protéger des chaleurs et d’absorber nos trop pleins de CO2, pour admirer leur beauté et comprendre leur indispensable présence. En chemin se cachent des petits cadeaux : la fontaine de Folgoat, le sillon des Anglais, le rocher du C’hleguer, le Menhir et la spaigne de la Pylais, extrêmement rare en Europe elle est présente en forêt d’Argol et se caractérise par les tourbières et les landes humides.

La route des phares sur la côtes des légendes

Au cœur du Parc naturel marin d’Iroise se visitent les 20 phares de la destination Brest Terres Océanes. Cette route mythique que l’on parcourt à vélo via les voies vertes abrite nombres de pépites tel le phare du Stiff, le plus ancien de Bretagne, et le fameux phare le plus haut d’Europe, celui de l’île Vierge. Ce dernier que l’on peut atteindre avec les vedettes des Abers lors d’une escale. Tous offrent des panoramas d’une beauté magistrale sur l’océan. N’oubliez pas ceux de la Presqu’île de Kermorvan, Saint-Matthieu à Plougonvelin dont nous vous avions déjà parlé.

Quittons la mer et le ressac et pénétrons dans les terres bretonnes, celles de la Haute-Cornouaille dont l’épicentre est plus ou moins les Monts d’Arrée, cruellement blessés lors des incendies exceptionnels de l’été 2022 et dont la résilience est si forte que presque toutes les cicatrices ont déjà disparues. Les sites du Parc Naturel d’Armorique n’ont rien perdu de leur beauté farouche. À 330 mètres d’altitude, les Monts d’Arrée offrent un paysage de landes fantasmagoriques où bruyères et ajoncs se disputent les assauts du soleil et du vent sous l’oeil des rapaces. Bienvenue dans l’Argoat, le pays des bois.

Les jardins de l’Abbaye de Daoulas

Une infime partie de Jardins de Daoulas. Prévoir quelques heures pour profiter de tous les panoramas. ©JAL

Fondée au 12e siècle par les chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Augustin, l’Abbaye de Daoulas surplombe la petite ville de Daoulas, autrefois port stratégique entre les Pays de Léon et de Cornouaille. Elle conserve encore aujourd’hui de beaux témoignages de sa splendeur initiale : un cloître roman, des vestiges des bâtiments communautaires du 13e siècle, une fontaine et un oratoire du 16e siècle. L’Abbaye de Daoulas concentre plusieurs centres d’intérêts. La qualité des jardins des plantes et arbres médicinaux du monde entier, autant d’invitations au voyage des sens et de l’esprit. La diversité culturelle au travers d’expositions qui « partent » à la découverte de l’Autre. Jusqu’au 3 décembre 2023, les Balades photographiques de Daoulas réunissent deux grands noms de la photographie, Sophie Zénon et Benjamin Deroche, en proposant une déambulation photo poétique sensible sur le thème de la mémoire. Un voyage dans l’intime qui fait écho à l’exposition Mourir, quelle histoire ! proposée à l’Abbaye de Daoulas depuis le 2 juin.

Le domaine de Trévarez

Le domaine de Trévarez. Sublime bâtisse, elle domine la vallée de l’Aulne. ©JAL

Depuis plus d’un siècle, cette énorme bâtisse domine la vallée de l’Aulne. Labellisé « Patrimoine du XXe siècle », le domaine doit son existence à un seul homme. Un visionnaire. Un entrepreneur, James de Kerjégu, qui amorça la construction de cette résidence hors norme en 1893. Il la dota de tout le confort attendu et la gratifia de toutes les innovations possibles de l’époque. Luxe et modernité, telles furent les directives de ce politicien qui rend avec cet édifice, un hommage vibrant à la Belle Époque ! La seconde Guerre mondiale causa des dégâts matériels importants. Elle eut sans doute été rendue à la nature et à l’écroulement sans les efforts consentis par le département du Finistère, propriétaire des lieux depuis 1968.
Aujourd’hui, on visite quelques salons et expositions. On admire l’ensemble depuis les hauteurs des jardins et l’on est ébloui par l’indéniable personnalité de ses murs et de son créateur au-delà du temps. Les jardins suivent un cheminement précis et sont aménagés en jardin anglais, italien et romantique dont la pièce d’eau monumentale en est le point d’orgue. Ils sont des lieux de rencontres avec les immenses et exceptionnelles collections de camélias, d’hortensias et de rhododendrons. Chaque saison à Trévarez a son spectacle. C’est Noël qui enchante petits et grands avec ses poétiques scènes tout droit venues de contes imaginaires, peuplés de fées, de farfadets et autres gentils gnomes des landes toutes proches. Noël à Trévarez c’est aussi un son et lumière de toute beauté.

Paysages et forêts légendaires à Huelgoat

La forêt d’Huelgoat… une promenade chère aux esprits de la nature. ©JAL

Il n’est de voyages qui ne finissent un jour. Voici pour la fin, une étrange promenade, une destination propice à toutes les légendes peuplées de Druides, de Celtes et de Korrigans, une promenade en forêt d’Huelgoat. Les « choses » commencent en plein jour, au cœur du village semble -t-il normal avec son lac, son marché gourmand et ses gentils habitants. On longe un torrent presque bouché par d’énormes blocs de pierre. Puis, la pénombre de la forêt assombrit les chemins et les voix résonnent étrangement. Partout, d’énormes pierres, lisses, on les dirait rasées de près par les mains de géants. Ça monte. Ça descend. Jusque dans les entrailles du diable. Les mousses s’accrochent et créent des tapis, comme des greens miniatures pour d’étranges petits êtres qui, aucun doute, nous surveillent sans jamais se laisser voir. Et puis, notre ami le conteur Remy Colleter, qui jouait déjà ici enfant, (il y a quelques siècles) fait du bout du doigt bouger une pierre de plus de deux tonnes.

Houlala, y’a de la magie dans cet homme-là, dans ces lieux-là, dans cette Haute-Cornouaille, dans ce Finistère, vert, décidément plein de surprises qui vous emprisonne le cœur et l’âme. Judith Lossmann

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES FINISTÈRE VERT
LA VIE EST BELLE VOYAGES

 

AVANT DE PARTIR

Bretagne, éditions Du Chêne.

Le très bel ouvrage BRETAGNE édité par Chêne, signé Jules Gaubert-Turpin et Franck Juery.  Il déborde de photos, courts textes très ciblé et utiles, d’adresses et d’invitations à la découverte. Paru en avril 2023. ISBN : 9782812321184 – 35 euros.

À EMPORTER : LES GUIDES BRETAGNE ROUTARD

Le guide du Routard Bretagne Nord  2023/24 et le Guide du Routard Bretagne Sud 2023/24. Comme toujours ces guides sont des outils ultra-complets, toujours remis à jour. Si nos informations sont bonnes, il semble que le guide du Routard ait démarré avec la Bretagne, c’est dire si la conivence entre ces deux-là est importante et historique. Quoi qu’il en soit, les guides regorgent de bonnes adresses, de bons points de vue, d’immanquables. 14,95€ chaque. Chez Hachette. Plus d’infos : www.routard.com

PREMIERES ADRESSES SUR PLACE : OFFICE DU TOURISME

OT – Terres Océances => 8 avenue Georges Clémenceau , 29000 Brest – Tél. 02 98 44 24 96
OT – Haute Cornouaille => 17 Rue de la Mairie, 29520 Châteauneuf-du-Faou – Tél. 02 98 81 83 90
OT – Monts d’Arrée => 25 Pl. Aristide Briand, 29690 Huelgoat – Tél. 02 98 99 72 32

BON À SAVOIR SUR LE FINISTÈRE VERT ET LA HAUTE COURNOUAILLE

La Haute Cornouaille est un territoire ultra-dynamique composé d’une communauté de communes réunissant : Chateauneuf du Faou, Collorec, Coray, Landeleau, Laz, Leuhan, Plonévez du Faou, St Gaozec, St Thois, Spezet, Trégourez.  Partout on peut visiter et acheter. Plus d’informations : www.haute-cornouaille.bzh

MANGER EN FINISTÈRE VERT

 

La Maison éclusière, le long du canal de Nantes à Brest. On y déjeune et dort sur réservation. ©JAL

  • Ma Maison Éclusière. Une jolie halte sur le parcours à vélo qui longe le chemin de halage. Accueil randonneurs, hébergement et petite restauration au bord du canal de Nantes à Brest, sur le GR38 à Chateauneuf du Faou. mamaisoneclusiere.com
  • L’Aristide, restaurant traditionnel, lieu-dit Menez Bras à Huelgoat. Super service, très accueillant et contrairement aux apparences, sis dans un lieu calme, on profite d’une belle terrasse et les soirs d’été, les longues journées s’éteignent ici dans un déploiement de couleurs. Carte gourmande. Tarifs accessibles. Tél. 02 98 99 86 32.
  • Le café de la Cale. Restaurant avec une vue exceptionnelle et imprenable sur la rade de Brest. Dès que possible, on déjeune sur l’une des deux terrasses. Bonne carte. Produits frais. Accueil très sympathique. 53 rue de la Corniche, 29480 Le Relecq-Kerhuon – Tél. 02 98 28 13 19
  • Kouigns & Compagnie. En plein coeur du village, cette jolie adresse est à la fois une boutique de thés et de « gourmandises » bretonnes et un petit restaurant à l’arrière. La carte est parfaite, fraîche et bonne. 4 Pl. de la Résistance, 29520 Châteauneuf-du-Faou – Tél. 06 41 89 07 38

DORMIR EN FINISTRÈRE VERT

  • A Plouguerneau, jouer au Robinson sur l’île Vierge et dormir dans le petit phare, celui des gardiens, devenu un gîte. Grimper l’escalier intérieur et profitez d’une vue à 360°. Attention, réservation longtemps à l’avance. www.abers-tourisme.com
  • Maison Killian, domaine Méros. Un havre de tranquillité. ©JAL

    Le domaine de Meros à Plonévez-du-Faou… Un endroit à connaître absolument tant il est merveilleux d’y dormir voire d’y séjourner aux moins deux nuits. Dans ce grand domaine, super calme, les maisonnettes ont été aménagées avec goût et practicité. Des jardins privés entourent chacune d’entre-elles. Elles acceuillent au choix un couple, une famille, une bande de copains. Ces gîtes charmants sont confortables et décorés dans l’esprit Haute Cornouille. Perso, j’ai adoré et je conseille ! Méros, 29530 Plonévez-du-Faou – Tél. 06 81 02 63 33 – www.domaine-de-meros.com

  • Chambres d’hôtes The Place to B&B à Huelgoat. L’accueil est sympa. Claudine, la propriétaire est une cuisinière et une hôte hors pair. La vue sur le petit lac de la ville est un ravissement. Les chambres sont simples et soignées. L’apéritif maison est une « tuerie » et le petit-déjeuner copieux. Cependant, nos amis ligth sleepers éviteront cette adresse en bord de route et pas suffisament isolée des bruits intérieurs et extérieurs. Les autres, en revanche seront ravis. Le départ en forêt d’Huelgoat est à dix mètres de là.

ACTIVITÉS EN FINISTÈRE VERT

Musée Sérusier à Chateauneuf-du-Faou

La guide raconte le parcours Sérusier. Une découverte du village et de l’œuvre de Sérusier tombé en amour pour le Finistère vert. ©JAL

Figure majeure du post-impressionnisme, Paul Sérusier découvre Chateauneuf-du-Faou au début des années 1890.Il y revient chaque été jusqu’à faire construire une maison en 1906 où il vit jusqu’à son décès en 1927.Il donne naissance au groupe artistique des Nabis à Paris. Avec son épouse Marguerite, ils laissent à la ville un lot important d’œuvres dont certaines représentent des sites et des paysages de la ville. Il était logique de rendre hommage à Sérusier. Au-delà d’un circuit d’interprétation en huit chevalets installés au cœur de ville, un musée va bientôt ouvrir ses portes. Quant à la nef de l’église, elle comporte une œuvre inaccomplie de Paul Sérusier. À vous de la dénicher.

Balades à vélo le long du canal de Nantes à Brest

Balade à vélo en pleine nature, le long du canal de Nantes à Brest. Une échappée ravissante…©JAL

Espace naturel remarquable, le canal de Nantes à Brest traverse la Haute Cornouaille sur plus de 35 kms. À vélo, loin du bruit, on admire la plénitude des lieux protégés où l’eau, la faune, la flore explosent d’une vivacité, tout simplement magnifique. Une balade à faire absolument. D’autant qu’il est conseillé de faire halte au Moustoir, écluse 216 où un adorable couple, des chiens et des chats accueillent les randonneurs.

  • Conservatoires botaniques nationaux – ouvert en automne de 14 à 17H – www.cbnbrest.fr
  • Parcours Brest Terres Océanes – N’hésitez pas à prendre des idées de balades courtes, de séjours, pour des itinérances douces sans voiture ou des séjours à vélo sur plusieurs jours.  www.brest-terres-oceanes.fr
  • La route des phares – Pour préparer votre venue et vos découvertes www.brest-terres-oceanes.fr   – Pour info cette route des phares se pratique à pied, en voiture, à vélo, en vedettes, en semi rigide sur la mer d’Iroise, en voilier. Le choix de la reine !
  • Domaine de Trévarez – 29520 Saint-Goazec – Tél. 02 98 26 82 79 – Informations et réservations : https://www.cdp29.fr/fr
  • Louer un vélo pour la balade canal de Nantes à Brest – Canal Loisirs – Olivier Jubin – Penn Ar Pont – 29520 Saint-Goazec France – Tél. 02 21 620 080 – contact@canal-loisirs.com
  • Musée Sérusier à Chateauneuf-du-Faou – Plus d’informations auprès de la mairie Tél. 02 98 81 75 41 – Plan du circuit d’interprétation : www.tourisme-chateauneufdufaou.com
  • Comment faire bouger une pierre de 2 tonnes.faire bouger des pierres de 2 tonnes

SHOPPING EN FINISTÈRE VERT / HAUTE-CORNOUAILLE

Miam ! Est-il utile de les citer ? ©JAL

  • Rapporter (s’ils vous en laissent le temps) des Kouigns Aman de la Compagnie Kouigns et Compagnies à Chateauneuf du Faou. 4, place de la résistance. www.kouignsetcompagnie.fr
  • Pain, Fruits et légumes de la ferme, viandes, fromages, cidre, pomme de terre, volaille, miel et tisanes, farines… Acheter des productions locales chez des producteurs animés par un puissant désir de faire bien et mieux pour la planète et pour notre bien-être. Retrouvez-les tous sur : wwwproduitslocaux.bzh

Bagnole de l’Orne : nouveau refuge green proche de Paris

On profite de la forêt des Andaines qui enlace Bagnoles de l’Orne pour partir, accompagnés d’un expert, ramasser cèpes, chanterelles et trompettes de la mort qui bordent les chemins creux…

LA FORÊT RÊVE…

On se laisse guider, on découvre en s’amusant, on s’imprègne de cette nature à l’âme tendre qui a enfilé son long manteau de cuivre aux reflets d’or. On s’enivre des terpènes naturels secrétés par les arbres, on enlace comme le veut le rituel millénaire, Hippolyte le doyen des chênes. On croise en chemin des arbres remarquables, on se ressource en puisant dans leur énergie. Près de trois heures plus tard, il est temps de retrouver notre élégant refuge, le Manoir du Lys, un ancien relais de chasse blotti dans la forêt où le maître des lieux, Franck Quinton, sert une cuisine simple et réjouissante.

Après un apéritif animé pour reconnaître les différentes espèces recueillies, on déguste la fameuse tartine ou le macaron de champignons des bois, sorbet trompette de notre chef étoilé.


INFOS PRATIQUES LA VIE EST BELLE VOYAGES BAGNOLE DE L’ORNE

Bagnoles de l’Orne, 1ère destination française labellisée Green Destinations :

www.bagnolesdelorne.com

Week-end Champignons pour 2 personnes : à partir de 640 €

Du 6 octobre au 6 novembre 2023

Sortie en forêt samedi après-midi, apéritif, dîner menu dégustation, nuit au Manoir du Lys,

petit-déjeuner et déjeuner

Plus d’infos encore : manoir-du-lys.fr

 

 

 

Toute l’âme de la Toscane dans les villas magiques Casali di Casole

Italie-Toscane-Casali di Casole

Les allées sinueuses bordées de cyprès conduisent à les villas cachées… ©JAL

Mai… Juin, juillet… Enfin voici revenu le temps du farniente, de la caresse du soleil sur la peau, de la fraîcheur de l’ombre, des bains dynamisants du matin et des bulles relaxantes du jacuzzi du soir, des tablées d’amis autour des merveilleux plats goûteux, du chant des cigales et des grillons, du calme vespéral de la nuit, de la … Ho, pardon, quoi ? Je ne vous écoutais pas ! Vous dites ? Que je vous décris le paradis… Haaa, je ris, oui, le paradis, en effet, mais sur Terre. En Italie. En Toscane. J’y étais. Je vous raconte…

En deux heures de vol (départ Paris) plus une bonne heure de route, voilà on y est. Depuis quelques kilomètres déjà, la Toscane ouvre ses bras, les branches de ses cyprès méditerranéens, devrais-je dire. Ici, ils remplissent l’horizon de leurs feuillages vert foncé, jetant leurs cimes pointues aux vents et au soleil. Ils sont, à eux seuls, l’identité de la Toscane et ils invitent le passant à poser son regard sur les lignes magiques qu’ils forment plantés en allées longues et tortueuses, qui conduisent en toute majesté vers des villas cachées.

Villas cachées et secrètes

casali di casole

« San Giuseppe », l’une des villas Casali di Casole. Vue de l’arrière, qui est tout aussi beau que de devant. ©JAL

Et, nous voilà « rendus » à Casole, plus exactement dans l’une des villas Casali di Casole. Rien ne prépare à ce que l’on va découvrir. Un tournant supplémentaire, un dernier virage et hop, une allée de graviers bordée d’une végétation luxuriante, des romarins géants et en fleurs pour la plupart conduisent le regard vers une volée de marches en pierres et vers la maison La Casa. Que dire ? Elle est somptueuse. Rénovée de fraîche date, comme toutes les maisons du «village» avant, elle était une ancienne ferme, une vieille métairie, un hangar, une maison d’ouvriers jusqu’à ce que tous les corps de métiers italiens s’en occupent et lui rendent son charme, sa prestance, son authenticité d’autrefois. À la première, on a donné quelques touches design qui lui vont à merveille. À la seconde, San Giuseppe, on a préféré laisser sa véracité toscanaise. Pour cet ancien hangar de marchandises, on a choisi l’ultra modernité pour le transformer en une magistrale bâtisse contemporaine dans des murs d’autrefois. Mariage réussi !

Poussons les portes

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Le haut lit de la chambre de San Giuseppe, installée dans une grande chambre remplie de petites fenêtres avec vue sur la campagne toscanaise. ©JAL

Des matériaux intérieurs, – choisis avec un soin particulier par les propriétaires et sur le conseil parfois de l’architecte de Casali Di Casole,-  émanent le beau, le solide, l’éternel, le luxe.  Sol en tommettes d’origine, marbre, dalles blanches. Dans les cuisines ultra modernes et ultra fonctionnelles, il ne manque aucun ustensile. Tout y est. Y compris la « Mama italienne », je vous en parle plus tard, venue préparer des pizzas.  Ajoutons, à propos de pizza, que toutes les villas possèdent un four à pizza extérieur. Et, en parlant d’extérieur, piscine, jacuzzi, hammam, sauna sont inscrits dans le décor, ponctuant de leurs délices d’eau les jardins arborés qui entourent les maisons.
Des escaliers intérieurs en pierre, aux marches usées par les piétinements des siècles passés, grimpent aux étages, vers les chambres et salles de bain. Là encore, que dire ? Les mots seront répétitifs tant tout est beau, organisé, pensé juste. Les salles de bains laissent pantois même le plus repus de luxe qui soit ! Les chambres, certaines avec des lits très hauts, sont un modèle de dolce vita. Les matelas, les oreillers, le linge de maison, la qualité des draps frais, les armoires à l’ancienne, le bureau, les chaises et fauteuils, tout est chiné, choisi avec soin, aménagé avec un absolu bon goût.

Pas d’Italie sans gastronomie

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Antipasti dans les villas Casoli di Casole avec les « Mamas, toscanaises. ©JAL

Parfois, je me demande si la version mondialement reconnue qui place la gastronomie française au top planétaire, ne serait pas, au moins de temps à autre, remise en cause par deux cuisines tout aussi fabuleuses : Asiatique et bien évidemment, Italienne. Parmi les prestations proposées par Casali di Casole, on trouve les Mamas comme je le disais, les Cheffes à domicile et les cours de cuisine italienne. Ici, le concept de la « Mama » consiste à faire venir une dame du village d’à côté dont on commande la prestation sur simple demande et qui vient cuisiner un déjeuner ou un dîner comme elle le ferait chez elle pour sa famille. On peut aussi faire appel à des Cheffes à domicile, pour une prestation disons plus élaborée et un service plus pointu. Enfin, on peut aussi commander des cours de cuisine, et se transformer en pizzaïolo de compétition, en « fortiche » des antipasti, en spécialiste de la bruschetta et autres carpaccios… D’ailleurs, cadeau de notre amie italienne,voici sa recette de la pâte à pizza « maison.

Pâte à pizza d’Orietta

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Les pâtons de pizza tout juste terminés. On les laisse reposer 90 minutes. ©JAL.

Pour 5 personnes
Ingrédients :
1 kg de farine type 00
(équivalent français le T45)
500 ml d’eau chaude
1 c-à-s d’huile d’olive
15 gr de levure de boulanger fraîche
(achetée chez le boulanger)
2 c-à-c de sel

Recette :
Dans un bol, mixer ensemble la farine et le sel. Bien mélanger pour répartir le sel.
A part, dans un verre, mettre à fondre dans l’eau chaude la levure et ajouter l’huile d’olive. Bien mélanger.
Verser ce mélanger sur la farine et malaxer « gentiment » avec vos mains jusqu’à obtenir une boule bien élastique. (environ 10′)
Laisser reposer la pâte au moins 90′ sous un chiffon propre.

Comment ça fonctionne ?

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L’impressionnante salle de bains plus douche à l’italienne, de la villa San Giuseppe. Casali di Casole. ©JAL.

Chacune des 21 villas appartient à un propriétaire qui en a délégué la location en short time à Casali di Casole. La Général Manager en charge de toute l’organisation, Silvia Anichini est au top. Elle connaît son boulot sur le bout des doigts et sait répondre à la moindre question. D’ailleurs, quand je l’interroge, sur les activités des résidents temporaires, elle m’explique posséder un catalogue d’activités à faire à la villa ou très proche de la villa. Je m’en étonne. Silvia me répond qu’à l’arrivée et même avant à la réservation, les clients veulent tout faire. Visiter telle exposition, rencontrer telle personne, faire des courses à Florence, acheter des produits locaux dans tel village. Et, finalement, ils arrivent, posent leurs valises, s’installent et le charme magique des villas opérant, ils veulent rester dans l’enceinte de la maison. Il a donc fallu développer un catalogue d’activités. Il suffit de demander et la manager aura la réponse. Comme elle dit, je dis oui, puis je trouve. Quoi qu’il en soit, vous voulez apprendre l’italien, faire de la poterie, du crochet, visiter des vignes, déguster du vin et des charcuteries locales, faire du vélo, chasser la truffe, monter à cheval, jouer au golf, apprendre à cuisiner italien, vous faire masser, avoir un ou une Cheffe à domicile… Il suffit de questionner. Silvia entretient depuis des années des relations de confiance tant avec les propriétaires qu’avec les locaux et dispose de ressources innombrables.

 

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Détail du charme à la façon de la Toscane dans les villas Casali di Casole. ©JAL

En résumé, quelque que soit la villa que vous choisirez de louer, vous y serez comme à la maison, et même parfois mieux qu’à la maison puisque l’on est au Paradis. Au début de cet article, je vous parlais printemps/été mais en réalité la Toscane est merveilleuse à toutes les saisons et les villas se parent de charmes multiples à l’automne et en hiver. Les feux de cheminées n’espéreront que vous, si vous décidez de venir en basse saison. Judith Lossmann

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES CASALI DI CASOLE

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Piscine d’une des villas Casali di Casole. ©JAL

AVANT DE PARTIR
Lire les guides consacrées à la Toscane.

Y ALLER
En voiture. Depuis Nice compter 5 Heures. Le tout en longeant la côte méditerranéenne.
En train TGV Inouï, TGV Lyria, compter 10 environ.

En avion. De nombreuses compagnies « assurent » ce trajet : Vueling, Easy Jet, Ryaniair, Airt France, Sur Opodo on trouve des vols à partir de 95 euros, ça monte à plus de 200€ A/R.

TAXI TRANSFERT
Casali di Casole propose une prise en charge pour le transfert entre l’aéroport de Florence Peretola et le « village ». Je vous le conseille. Les chauffeurs sont parfaits et surtout ils sont « maison » si j’ose dire !

SUR PLACE 

Casali di Casole – réservations et informations : www.casalidicasole.com – 53031 Casole d’Elsa – Siena – Italy – Tél. +39.0577.1697.801

Apprendre la poterie : Martabi, art Ceramic –- Trés joli et intéressant cours. En deux/trois heures on fiat une « oeuvre » enfantine certes, mais qui peut être attractive avec la méthode du boudin. Ensuite, elle est séchée plusieurs semaines, cuite et peut vous être envoyée. Renseignez-vous.
Tel. +39 335 7004697 – www.martabie.com : 

Apprendre l’italien : Avec Chiara (elle est francophone). En quelques heures vous n’apprendrez pas l’italien, mais autour du thème « commandez un café », vous apprendrez des rudiments utiles à propos de cette boisson identitaire de l’Italie et vous saurez tout sur la façon de la commander. Un bon début !  www.chiarasexperiences.com

SHOPPING À RAPPORTER
Sujet trop vaste. L’Italie recèle de bien vivre, bien manger, bien se looker, bien décorer…

BONUS GOURMAND
La recette du Tiramisu de Mama Orietta 

Ingrédients pour 8 personnes

500 g de mascarpone
3 œufs
3 c-à-c de sucre
6 tasses de café
1 boite de Pavesini (biscuits)

Recette
Séparer les jaunes des blancs des œufs
Monter les blancs en neige
Dans un bol à part, battre le sucre et les jaunes jusqu’à ce qu’ils changent de couleur
Ajoutez le mascarpone doucement à la préparation des jaunes
Ajoutez les blancs à la préparation
Préparer le café et laisser refroidir
Dans un récipient de service, étendre une couche de crème de mascarpone
Tremper les Pavesini un à un dans le café en prenant soin de ne pas trop les tremper et les déposer sur la crème en formant une couche.
Ajouter une couche de crème de mascarpone sur les Pavesini
Saupoudrer d’une fine couche de cacao en poudre
Répéter les couches jusqu’à ce que le plat soit complet
Saupoudrer de cacao
Réfrigérer au moins une heure avant de servir. Le tiramisu est encore meilleur le lendemain mais doit être consommé dans les 1 ou 2 jours.
Variantes pour les enfants : à la place du café utiliser du lait ou des fruits de saison finement tranchés

Toute la Jordanie depuis… Lyon Saint Exupéry !

Plus besoin de « monter » à Paris pour « descendre » dans le Sud. Désormais une ligne permanente est ouverte par la compagnie aérienne jordanienne Royal Jordanian entre Lyon Saint Exupéry et Amman, capitale de la Jordanie.

Ancien Pays du Levant, dit du Croissant d’Or, la Jordanie comme Israël d’ailleurs est essentiellement un pays de tourisme biblique. On trouve en Jordanie, moult traces des nombreux peuples qui l’occupèrent au fil des siècles : Ammonites, Assyriens, Nabatéens, Perses, Grecs, Romains. La Jordanie est longtemps chrétienne, puis devient musulmane.
En Jordanie, on pose ses pas sur les traces de figures célèbres Moïse, Élie, Josué, Jean-Baptiste et Jésus. Dans des décors d’exceptions entre le désert et la rive orientale du Jourdain, partons visiter quelques sites mémorables.

Amman, capitale de Jordanie, vue depuis la Citadelle.

Amman, capitale de Jordanie, vue depuis la Citadelle. ©JAL

Amman, la capitale à flancs de collines

Au fil des occupants, elle s’est appelée Rhabbat Ammon, puis Philadelphia. C’est l’une des plus vieilles villes du monde à être toujours habitée. Avec toutes ses collines et sa blancheur, on l’appelait la Rome du Moyen Orient. Désormais, ses locaux la surnomment la San Francisco orientale. Sans l’océan et les câbles-cars, là s’arrête la comparaison, mais il est vrai qu’installée sur les flancs et les sommets de dix-neuf collines, Amman présente un relief tout en courbes, en montées et descentes et en panoramas. Cette ville moderne de 4 millions d’habitants, en forme de cercle remplit l’horizon de toutes parts et présente des points de vue intéressants. Au sommet de la colline Jabal al-Qala se dresse la citadelle historique romaine et byzantine. On y admire les restes des piliers du temple romain d’Hercule et le palais d’Umayyad du VIIIe siècle, célèbre pour son grand dôme. Ce grand site architectural est très fréquenté par des cohortes de visiteurs venus du monde entier. Mieux vaut venir tôt le matin, dès l’ouverture.
Plus bas dans le centre-ville, construit à flanc d’une autre colline s’élève un magnifique théâtre romain. Cet ancien amphithéâtre en pierre du IIe siècle pouvait recevoir 6 000 personnes lors des grands événements.
La charmante petite rue El Rainbow possède quelques jolies boutiques et restaurants très prisés par les touristes. Les fans de shopping se retrouvent nous a-t-on dit dans un immense mole baptisé « Boulevard ».

Majestueuse porte d'entrée de la ville de Jérash.

Majestueuse porte d’entrée de la ville de Jérash. On l’imagine du temps de sa splendeur. ©JAL

L’ancienne et magnifique Jerash

Aujourd’hui, Jerash (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jerash) (Gherasa ou Gérase ou Gérasa) est une grosse ville moderne qui s’est établie autour du site de l’antique cité inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2004. Et, c’est cela que l’on vient visiter. Même le plus blasé des arpenteurs de sites aura un coup de cœur pour Jerash. Jerash fut implantée par Alexandre le Grand au 4ème siècle avant Jésus Christ. Les ruines réhabilitées entre autres, par des équipes françaises, présentent de beaux vestiges. Mais le plus important est au-delà. Il émane de ces vestiges, quelque chose d’immatériel, de gracieux, de profondément élégant. Il est si aisé de se représenter la vie dans cet espace parfaitement organisé. Là, le Cardo Maximus avec ses boutiques. Ici, les fontaines. Après le croisement de grandes avenues que l’on imagine traversées par des chevaux tirant des chariots, on trouve le théâtre du Sud. Là-bas à l’opposé le théâtre du Nord, l’hippodrome, le temple d’Artémis. Sous le règne de Pompée (ère romaine), Jerash fut une ville opulente et chic. Près de mille ans après sa construction, elle fut pillée par les Perses puis par les Arabes. En 747, un tremblement de terre lui infligea le coup de grâce. La ville tomba dans l’oubli jusqu’à ce que diverses opérations internationales de restauration se mettent en place et lui redonne, petit à petit, ses lettres de noblesse. Un conseil : ne pas hésiter à prendre un guide certifié tant il y a de « choses » à voir et qui demeureraient « invisibles » sans l’aide d’un professionnel. Ce serait regrettable, tant le site est prodigieux et recèle de merveilles.

Vue depuis le Mont Nebo

Vue depuis le Mont Nebo telle que le voyait Moïse. ©JAL

Le Mont Nébo

Nébo signifie colline, tumulus. C’est de là, qu’interdit de rentrer en Terre Promise après avoir sauvé les Hébreux d’Égypte, Moïse observe les Terres de Canaan et meurt âgé de 120 ans. (Deutéronome Chp.34). La tradition chrétienne fixe le Mont Nébo comme la tombe de Moïse. Pourtant des doutes subsistent entre le Mont Sinaï et le Mont Abarim. Une certitude toutefois. A l’époque comme de nos jours, des hauteurs du mont Nébo à l’Ouest de la Jordanie on voit le Jourdain et les terres jusqu’à Jéricho et par temps dégagé on distingue Jérusalem.
Une très belle basilique orthodoxe domine le Mont Nébo. À l’intérieur, il faut absolument voir la somptueuse mosaïque du diakonikon-baptistère de la basilique du mémorial de Moïse. Une immense fresque de toute beauté. Elle représente sur quatre registres des scènes de chasse et pastorale. Les mosaïques du baptistère sont l’œuvre des mosaïstes Soel, Kaium et Elijah et datées de 530, mais on les dirait crées hier matin car elles furent longtemps protégées par une surcouche. Leur redécouverte et leur mise en lumière sont un plaisir des yeux.
Le 9 mars 2000, le pape Jean-Paul II visite le mont Nébo, au cours de son pèlerinage en Terre sainte. Le 9 mai 2009, le pape Benoît XVI visite le site, au cours de son voyage apostolique en Terre sainte. Une sculpture à l’entrée du site symbolise ces visites.

Baptême orthodoxe sur la rive israélienne du Jourdain

Baptême orthodoxe sur la rive israélienne du Jourdain, à quelques brasses de Béthanie. ©JAL

Béthanie-au-delà-du-Jourdain

Béthanie situé sur la rive orientale du Jourdain, à moins de dix kilomètres des rives nord de la mer Morte est le lieu où le Christ a reçu le baptême par Jean Le Baptiste. J’avoue ma déception devant ce « trou » d’eau entouré de quelques pierres. Rien ne se passe. Pas d’émotions. Le guide m’explique que les rives du Jourdain ayant fort reculées, le site n’a plus grand-chose à voir avec le lieu de l’époque.
Cependant, déclarée site de l’Unesco, Béthanie accueille chaque année un nombre considérable de pèlerins. Attention, une visite à Béthanie se planifie. En effet, à quelques brasses seulement de l’État d’Israël, le site est placé sous la surveillance de l’armée Jordanienne.
Ce qui est émouvant, en revanche, ce sont les cérémonies de baptêmes organisées sur la rive occidentale du Jourdain. On y assiste à quelques mètres seulement. L’émotion est vive et prégnante chez les nouveaux baptisés. Un joli moment.
Petite précision : Béthanie est issue d’un nom araméen Al-Maghtas qui signifie « traversée des prophètes et/ou immersion donc par extension baptême ». Ne pas confondre Béthanie -au-delà-du-Jourdain en Jordanie avec l’autre Béthanie, le village de Judée où Jésus a ressuscité Lazare, le frère de Marie et de Marthe.

L’une des 7 merveilles du monde moderne1 : Pétra… Et son trésor !

Le trésor de Pétra

Le trésor de Pétra se dévoile entre deux falaises de grès. ©JAL

Plantons le décor tant en termes de relief qu’en termes d’Histoire. On l’a dit, ces régions du Levant furent très disputées. Nombreuses furent les civilisations qui occupèrent ces contrées. Du plus loin que l’on remonte dans le temps et la mémoire, on sait que Pétra est une ancienne ville édifiée huit siècles avant notre ère sur les terres des Édomites, descendants d’Ésaü, fils d’Isaac. C’est avec l’arrivée des Nabatéens qu’elle prend un essor particulier lié à la route de l’encens entre l’Inde, l’Égypte et le Yémen. L’encens, les épices, la myrrhe et la soie… autant de marchandises transportées par caravane à travers montagnes et déserts qui transitaient à Pétra, avant d’être expédiées à Gaza puis Damas.
On prétend souvent que Pétra n’est pas un lieu biblique. Erreur ! Due certainement au fait qu’elle est mentionnée dans la Bible sous son nom hébreu, Sela (Isaïe 16,1 et 2 Rois 14,7). Pour comprendre la raison de ces mentions, il faut savoir que la ville la plus proche de Pétra à l’époque est Wadi Mousa autrement dit Vallée de Moïse. C’est là que Moïse a frappé un rocher d’où ont jailli des eaux, une source riche et puissante qui fournissait les besoins en eau des Nabatéens de Pétra via un aqueduc d’argile toujours visible de nos jours. Ironie de l’étymologie, Pétra comme Sela signifient « Rocher ». Le rocher de Moïse et bien entendu, les rochers de grès, les immenses falaises, -dont l’une Jabal Harum serait le tombeau d’Aaron-, où fut sculptée cette ville étonnante et magnifique.
Encore aujourd’hui, alors qu’on la voit partout, dans des films (Laurence d’Arabie, Indiana Jones, Dunes, Mission to Mars), la troglodytique cité « vermeille, moitié vieille comme le temps » comme la décrit John William Burgon dans un poème, est une expérience sensorielle absolue.

l'arrivée au Trésor de Pétra.

Eblouissement avec l’arrivée au Trésor de Pétra. ©JAL

Le trésor de Pétra …

Tout commence par une déambulation dans le Siq, une descente entre les bords d’un chemin qui s’étroitise pour devenir un canyon entre les hautes roches. On y croise toutes les nationalités et aussi des ânes et des cheveux qui « remontent » des visiteurs épuisés et un balai de voiturettes électriques occupées à faire des aller-retours entre l’entrée et le trésor.

Entre les strates rocheuses, les rochers aux formes animales ou plus étranges encore, les traces de vie discrètes des Nabatéens, les restes de détails architecturaux qui narrent le fonctionnement de la cité. Mieux vaut être accompagné d’un guide qui partagera son œil exercé tout au long de cette balade.

Et puis, arrivera le climax de la promenade : l’apparition du trésor. D’abord, entre les falaises, dans un entrebâillement de rochers, une faille… Et l’on devine à la couleur orangée, la façade tant attendue d’Al-Khazneh (le « trésor » en arabe) le célébrissime tombeau. Ce somptueux mausolée fut érigé environ un siècle avant notre ère. Il fut et est toujours associé à Pétra, la cité vermeille.

En l’an 2, les Romains ouvrent des voies de commerces fluviales. Pétra tombe dans l’oubli. En 363, un puissant séisme la détruit à cinquante pour cent. Seuls, quelques bergers et leurs chèvres hantent les anciennes rues. Au 11ème siècle, les Croisés l’occupent un temps avant de la déserter totalement.
En 1812, l’explorateur suisse Jean Louis Burckhardt redécouvre la cité totalement oubliée depuis des siècles. La nouvelle court très vite dans le monde entier. Une nouvelle ère de prospérité s’ouvre pour Pétra. Des travaux d’historiens, d’archéologues et des populations locales ont permis de relancer les visites de Pétra, telle qu’elle est aujourd’hui.
Au-delà du trésor, émerveillez-vous devant le Deir (le « monastère » en arabe), les quelques 2000 tombeaux royaux, les 700 façades, l’église byzantine, la rue à colonnades, le théâtre romain, ou encore la « petite Pétra », la benjamine de la cité vermeille, située à quelques kilomètres de celle-ci, également classée au patrimoine de l’Unesco.

La mer Morte côté jordanien

La mer Morte côté jordanien, vue depuis le resort Crowne Plaza.

Et pour finir, la mer Morte

Comme chacun sait son degré de salinité empêche toute vie, d’où son nom. Comme chacun sait la mer Morte se réduit comme peau de chagrin d’année en années. Une des raisons revient au volume d’eau du Jourdain qui ne cesse de diminuer. Depuis des décennies, on entend parler de projets pour sauver la mer Morte mais comme la politique s’en même au mépris de l’écologie… ! Il y a donc urgence absolue à « visiter » la mer Morte. Lieu de villégiature incontournable lors d’un séjour en Jordanie. Laissez-vous flotter et porter par cette eau limpide après un bon bain de boue argileuse. On n’a pas trouvé mieux pour avoir un peau de bébé. Excellente occasion aussi de « shopper » les produits de la mer Morte. Riches en magnésium, potassium, calcium et sodium, ils possèdent des vertus propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et apaisantes. À Ma’In, profitez de la douceur d’un bain prolongé dans les sources d’eau chaude pour rêver à vos prochains voyages.

Avril, mai, début juin, puis septembre, octobre, novembre sont les meilleurs moments pour visiter la Jordanie. En juillet et août c’est extrêmement fréquenté. Laissez-vous gagner par ce pays tout en promesses. Judith Lossmann

 

*1 – Les sept merveilles du monde antique sont : 1 – La pyramide de Khéops à Memphis, 2 – Les jardins suspendus de Babylone, 3 – La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, 4 – Le temple d’Artémis à Éphèse, 5 – Le tombeau de Mausole à Halicarnasse, 6 – Le colosse de Rhodes, 7 – Le phare d’Alexandrie.

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES JORDANIE

 

AVANT DE PARTIR

  1. Lire Jordanie par le Guide du Retour, Jordanie par Lonely Planète, Jordanie Guides Bleus, La Jordanie par Géo.
  2. L’entrée en Jordanie est conditionnée par la présentation du QR Code (un genre d’ESTA version Jordanie) à obtenir en remplissant le formulaire : https://www.gateway2jordan.gov.jo/index.html
  3. COVID : plus de restrictions au moment où je rédige cet article. (avril 2023)
  4. Prendre une extension de visa touriste pour visiter les sites bibliques d’Israël. Un accord entre les deux pays le permet. ATTENTION : sachez que la Jordanie ne pratique pas les visas volants, il y aura un tampon dans votre passeport.
  5. Visiter le site : https://international.visitjordan.com/
  6. Passeport en cours de validité et valable 6 mois après la date de retour.
  7. Vise électronique obligatoire : Voyage : la Jordanie lance l’e-visa (tourmag.com)
Aéroport Lyon St Éxupéry…

Aéroport Lyon St Éxupéry… direct pour Amman Jordanie !

AÉROPORT DE DÉPART

Tout savoir du départ depuis Lyon Saint Exupéry
https://www.lyonaeroports.com/vols-et-destinations/vols-lyon-amman

 

 

 

 

Y ALLER

Avion de la Royal Jordanian

Avion de la Royal Jordania

Avec la Royal Jordanian : http://www.rj.com
Rotation des vols printemps/été 2023 : mercredi/ samedi.
Vol /R à partir de 523 euros.

Royal Jordanian, la compagnie aérienne de Jordanie. Comme je le répète inlassablement, le voyage commence dans l’avion et voyager avec la compagnie du pays où l’on part est une agréable façon de démarrer son séjour ailleurs. Dans l’avion, le comportement des hôtesses et stewards informe déjà beaucoup de l’art de vivre. La qualité des plateaux repas aussi. Typiquement, alors que nous partons en Jordanie, je m’interroge sur le plateau repas 100% Mexicain qui fut servi à l’aller. Au retour, je suis aussi interpellée par la proposition « beef » or « chicken ». Je choisis chicken et j’ai beef … parce qu’il n’y en a plus ! A prendre ou à laisser. Idem sur le fait que je n’ai pas de fromage dans mon plateau retour et à la place deux fois un dessert. Quand je demande, on me répond, c’est comme ça ! Il semble qu’il y ait quelques petites « choses » à améliorer. Cela dit, l’avion est propre et en section économie, le volume de la place est correcte. Le personnel souriant. Et le commandant de bord au top ! En revanche pas de films. Et pas de connection wifi comme annoncé. Mais le wifi fantôme, c’est sur toutes les compagnies !

DUTY FREE AMMAN JORDANIE

Duty free à l’aéroport d’Amman Jordanie. ©JAL

À VOTRE ARRIVÉE :

Changer de l’argent dès l’aéroport est préférable au retrait à un DAB (beaucoup plus cher !) qu’un agent.

 

 

 

 

 

——————————————————– SUR PLACE ——————————————————–

ACTIVITÉS

Tarifs :

  1. Citadelle d’Amman 3 JOD (4 euros)
  2. Jerash 10 JOD (13 euros) – Voir la visite en 3D sur youtube. https://www.youtube.com/watch?v=z08-q4zr6y0 et https://www.youtube.com/watch?v=z08-q4zr6y0
  3. Petra 50 JOD (65 euros) une journée, 55 JOD (72 euros) deux journées, 60 JOD (79 euros) trois journées
  4. Béthanie : Le site est ouvert toute l’année de 8 h à 18 h, mais ferme 2 heures plus tôt en hiver. Les frais d’entrée sont fixés à 7 JOD pour les étrangers occidentaux. Compte tenu du temps nécessaire pour explorer les ruines, le dernier ticket d’entrée est délivré à 17 h. Quand visiter ? Privilégiez les mois de mai, de septembre ou d’octobre pour planifier votre pèlerinage à Béthanie.

Bon à savoir : Le Jordan Pass (environ 90€) comprend le visa pour la Jordanie, l’entrée au site de Pétra et dans plus de 40 sites (dont Jerash et le désert de Wadi Rum).

GUIDES FRANCOPHONES

  • Guide Jerash : voyageenjordanieavecmuneer. Tél.+962 779 737171
  • Guide Petra : Firas – Tél. 00962795604035
  • NB important : compte tenu des tensions fortes entre la Jordanie et Israël et ce malgré la signature d’un accord de paix signé en 1995 entre les deux pays, certains propos dits par certains guides sont à prendre avec des « pincettes ». Mieux vaut exercer son esprit critique que de prendre pour argent comptant certaines assertions. A bon entendeur, salut !

CULTURE ET MUSÉES

Un site regroupe toutes les infos sur tous les musées jordaniens : http://jordanmuseum.com/

DORMIR À AMMAN

Grand Hyatt Amman – Our Luxurious 5 Star Hotel in Amman, Jordan : Grand Hyatt Amman

DORMIR À PÉTRA

Petra Moon Luxury Hotel – Un tout nouvel hôtel qui vient d’ouvrir. Idéalement situé à l’entrée du site. On ne fait pas mieux. Petra Moon – Luxury Hotel (petramoonluxury.com)

DORMIR À LA MER MORTE

Crowne Plaza Dead Sea – Un immense resort avec un accès plage. Pratique, familial. Un rien « old fashion ». La plage n’est pas remarquable. En revanche la table du restaurant de l’hôtel est exceptionnelle. À tester absolument pour sa générosité et son service. Crowne Plaza Jordan – Dead Sea Resort & Spa – Swemieh, Jordan (ihg.com)

MANGER EN JORDANIE

Le Sufra à Amman – Sis dans la rue la plus fréquenté d’Amman, la bien nommée El Rainbow, c’est l’undes restaurants les plus courus d’Amman. Je le conseille. Sufra (romero-jordan.com)

Lebanese Umm Khalil à Jerash – J’ai fait une adoration de ce restaurant immense, sans doute capable de recevoir des centaines de touristes et à la déco basique. Un « bouiboui » génial. Le meilleur Hoummous du monde !

Le Basin à Petra : DOMICILE | PetraGuestHouseHotel

Le Bourj Al Hamman au Crowne Plaza Dead Sea – lire plus haut.

Restaurants Near Swemieh – Crowne Plaza (ihg.com)

Caravansérails en Jordanie

Caravansérails en Jordanie, sur la route pour Pétra depuis Amman. ©JAL

SHOPPING À RAPPORTER

Sur la route entre Amman et Pétra, il y a quelques caravansérails qui vendent de beaux objets typiques, du mobilier en mosaïques, des vêtements, des produits de la mer Morte…