mardi 4 août 2026

Toute l’âme de la Toscane dans les villas magiques Casali di Casole

Italie-Toscane-Casali di Casole

Les allées sinueuses bordées de cyprès conduisent à les villas cachées… ©JAL

Mai… Juin, juillet… Enfin voici revenu le temps du farniente, de la caresse du soleil sur la peau, de la fraîcheur de l’ombre, des bains dynamisants du matin et des bulles relaxantes du jacuzzi du soir, des tablées d’amis autour des merveilleux plats goûteux, du chant des cigales et des grillons, du calme vespéral de la nuit, de la … Ho, pardon, quoi ? Je ne vous écoutais pas ! Vous dites ? Que je vous décris le paradis… Haaa, je ris, oui, le paradis, en effet, mais sur Terre. En Italie. En Toscane. J’y étais. Je vous raconte…

En deux heures de vol (départ Paris) plus une bonne heure de route, voilà on y est. Depuis quelques kilomètres déjà, la Toscane ouvre ses bras, les branches de ses cyprès méditerranéens, devrais-je dire. Ici, ils remplissent l’horizon de leurs feuillages vert foncé, jetant leurs cimes pointues aux vents et au soleil. Ils sont, à eux seuls, l’identité de la Toscane et ils invitent le passant à poser son regard sur les lignes magiques qu’ils forment plantés en allées longues et tortueuses, qui conduisent en toute majesté vers des villas cachées.

Villas cachées et secrètes

casali di casole

« San Giuseppe », l’une des villas Casali di Casole. Vue de l’arrière, qui est tout aussi beau que de devant. ©JAL

Et, nous voilà « rendus » à Casole, plus exactement dans l’une des villas Casali di Casole. Rien ne prépare à ce que l’on va découvrir. Un tournant supplémentaire, un dernier virage et hop, une allée de graviers bordée d’une végétation luxuriante, des romarins géants et en fleurs pour la plupart conduisent le regard vers une volée de marches en pierres et vers la maison La Casa. Que dire ? Elle est somptueuse. Rénovée de fraîche date, comme toutes les maisons du «village» avant, elle était une ancienne ferme, une vieille métairie, un hangar, une maison d’ouvriers jusqu’à ce que tous les corps de métiers italiens s’en occupent et lui rendent son charme, sa prestance, son authenticité d’autrefois. À la première, on a donné quelques touches design qui lui vont à merveille. À la seconde, San Giuseppe, on a préféré laisser sa véracité toscanaise. Pour cet ancien hangar de marchandises, on a choisi l’ultra modernité pour le transformer en une magistrale bâtisse contemporaine dans des murs d’autrefois. Mariage réussi !

Poussons les portes

Italie-Toscane-Casali di Casole

Le haut lit de la chambre de San Giuseppe, installée dans une grande chambre remplie de petites fenêtres avec vue sur la campagne toscanaise. ©JAL

Des matériaux intérieurs, – choisis avec un soin particulier par les propriétaires et sur le conseil parfois de l’architecte de Casali Di Casole,-  émanent le beau, le solide, l’éternel, le luxe.  Sol en tommettes d’origine, marbre, dalles blanches. Dans les cuisines ultra modernes et ultra fonctionnelles, il ne manque aucun ustensile. Tout y est. Y compris la « Mama italienne », je vous en parle plus tard, venue préparer des pizzas.  Ajoutons, à propos de pizza, que toutes les villas possèdent un four à pizza extérieur. Et, en parlant d’extérieur, piscine, jacuzzi, hammam, sauna sont inscrits dans le décor, ponctuant de leurs délices d’eau les jardins arborés qui entourent les maisons.
Des escaliers intérieurs en pierre, aux marches usées par les piétinements des siècles passés, grimpent aux étages, vers les chambres et salles de bain. Là encore, que dire ? Les mots seront répétitifs tant tout est beau, organisé, pensé juste. Les salles de bains laissent pantois même le plus repus de luxe qui soit ! Les chambres, certaines avec des lits très hauts, sont un modèle de dolce vita. Les matelas, les oreillers, le linge de maison, la qualité des draps frais, les armoires à l’ancienne, le bureau, les chaises et fauteuils, tout est chiné, choisi avec soin, aménagé avec un absolu bon goût.

Pas d’Italie sans gastronomie

Italie-Toscane-Casali di Casole

Antipasti dans les villas Casoli di Casole avec les « Mamas, toscanaises. ©JAL

Parfois, je me demande si la version mondialement reconnue qui place la gastronomie française au top planétaire, ne serait pas, au moins de temps à autre, remise en cause par deux cuisines tout aussi fabuleuses : Asiatique et bien évidemment, Italienne. Parmi les prestations proposées par Casali di Casole, on trouve les Mamas comme je le disais, les Cheffes à domicile et les cours de cuisine italienne. Ici, le concept de la « Mama » consiste à faire venir une dame du village d’à côté dont on commande la prestation sur simple demande et qui vient cuisiner un déjeuner ou un dîner comme elle le ferait chez elle pour sa famille. On peut aussi faire appel à des Cheffes à domicile, pour une prestation disons plus élaborée et un service plus pointu. Enfin, on peut aussi commander des cours de cuisine, et se transformer en pizzaïolo de compétition, en « fortiche » des antipasti, en spécialiste de la bruschetta et autres carpaccios… D’ailleurs, cadeau de notre amie italienne,voici sa recette de la pâte à pizza « maison.

Pâte à pizza d’Orietta

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Les pâtons de pizza tout juste terminés. On les laisse reposer 90 minutes. ©JAL.

Pour 5 personnes
Ingrédients :
1 kg de farine type 00
(équivalent français le T45)
500 ml d’eau chaude
1 c-à-s d’huile d’olive
15 gr de levure de boulanger fraîche
(achetée chez le boulanger)
2 c-à-c de sel

Recette :
Dans un bol, mixer ensemble la farine et le sel. Bien mélanger pour répartir le sel.
A part, dans un verre, mettre à fondre dans l’eau chaude la levure et ajouter l’huile d’olive. Bien mélanger.
Verser ce mélanger sur la farine et malaxer « gentiment » avec vos mains jusqu’à obtenir une boule bien élastique. (environ 10′)
Laisser reposer la pâte au moins 90′ sous un chiffon propre.

Comment ça fonctionne ?

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L’impressionnante salle de bains plus douche à l’italienne, de la villa San Giuseppe. Casali di Casole. ©JAL.

Chacune des 21 villas appartient à un propriétaire qui en a délégué la location en short time à Casali di Casole. La Général Manager en charge de toute l’organisation, Silvia Anichini est au top. Elle connaît son boulot sur le bout des doigts et sait répondre à la moindre question. D’ailleurs, quand je l’interroge, sur les activités des résidents temporaires, elle m’explique posséder un catalogue d’activités à faire à la villa ou très proche de la villa. Je m’en étonne. Silvia me répond qu’à l’arrivée et même avant à la réservation, les clients veulent tout faire. Visiter telle exposition, rencontrer telle personne, faire des courses à Florence, acheter des produits locaux dans tel village. Et, finalement, ils arrivent, posent leurs valises, s’installent et le charme magique des villas opérant, ils veulent rester dans l’enceinte de la maison. Il a donc fallu développer un catalogue d’activités. Il suffit de demander et la manager aura la réponse. Comme elle dit, je dis oui, puis je trouve. Quoi qu’il en soit, vous voulez apprendre l’italien, faire de la poterie, du crochet, visiter des vignes, déguster du vin et des charcuteries locales, faire du vélo, chasser la truffe, monter à cheval, jouer au golf, apprendre à cuisiner italien, vous faire masser, avoir un ou une Cheffe à domicile… Il suffit de questionner. Silvia entretient depuis des années des relations de confiance tant avec les propriétaires qu’avec les locaux et dispose de ressources innombrables.

 

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Détail du charme à la façon de la Toscane dans les villas Casali di Casole. ©JAL

En résumé, quelque que soit la villa que vous choisirez de louer, vous y serez comme à la maison, et même parfois mieux qu’à la maison puisque l’on est au Paradis. Au début de cet article, je vous parlais printemps/été mais en réalité la Toscane est merveilleuse à toutes les saisons et les villas se parent de charmes multiples à l’automne et en hiver. Les feux de cheminées n’espéreront que vous, si vous décidez de venir en basse saison. Judith Lossmann

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES CASALI DI CASOLE

Italie-Toscane-Casali di Casole

Piscine d’une des villas Casali di Casole. ©JAL

AVANT DE PARTIR
Lire les guides consacrées à la Toscane.

Y ALLER
En voiture. Depuis Nice compter 5 Heures. Le tout en longeant la côte méditerranéenne.
En train TGV Inouï, TGV Lyria, compter 10 environ.

En avion. De nombreuses compagnies « assurent » ce trajet : Vueling, Easy Jet, Ryaniair, Airt France, Sur Opodo on trouve des vols à partir de 95 euros, ça monte à plus de 200€ A/R.

TAXI TRANSFERT
Casali di Casole propose une prise en charge pour le transfert entre l’aéroport de Florence Peretola et le « village ». Je vous le conseille. Les chauffeurs sont parfaits et surtout ils sont « maison » si j’ose dire !

SUR PLACE 

Casali di Casole – réservations et informations : www.casalidicasole.com – 53031 Casole d’Elsa – Siena – Italy – Tél. +39.0577.1697.801

Apprendre la poterie : Martabi, art Ceramic –- Trés joli et intéressant cours. En deux/trois heures on fiat une « oeuvre » enfantine certes, mais qui peut être attractive avec la méthode du boudin. Ensuite, elle est séchée plusieurs semaines, cuite et peut vous être envoyée. Renseignez-vous.
Tel. +39 335 7004697 – www.martabie.com : 

Apprendre l’italien : Avec Chiara (elle est francophone). En quelques heures vous n’apprendrez pas l’italien, mais autour du thème « commandez un café », vous apprendrez des rudiments utiles à propos de cette boisson identitaire de l’Italie et vous saurez tout sur la façon de la commander. Un bon début !  www.chiarasexperiences.com

SHOPPING À RAPPORTER
Sujet trop vaste. L’Italie recèle de bien vivre, bien manger, bien se looker, bien décorer…

BONUS GOURMAND
La recette du Tiramisu de Mama Orietta 

Ingrédients pour 8 personnes

500 g de mascarpone
3 œufs
3 c-à-c de sucre
6 tasses de café
1 boite de Pavesini (biscuits)

Recette
Séparer les jaunes des blancs des œufs
Monter les blancs en neige
Dans un bol à part, battre le sucre et les jaunes jusqu’à ce qu’ils changent de couleur
Ajoutez le mascarpone doucement à la préparation des jaunes
Ajoutez les blancs à la préparation
Préparer le café et laisser refroidir
Dans un récipient de service, étendre une couche de crème de mascarpone
Tremper les Pavesini un à un dans le café en prenant soin de ne pas trop les tremper et les déposer sur la crème en formant une couche.
Ajouter une couche de crème de mascarpone sur les Pavesini
Saupoudrer d’une fine couche de cacao en poudre
Répéter les couches jusqu’à ce que le plat soit complet
Saupoudrer de cacao
Réfrigérer au moins une heure avant de servir. Le tiramisu est encore meilleur le lendemain mais doit être consommé dans les 1 ou 2 jours.
Variantes pour les enfants : à la place du café utiliser du lait ou des fruits de saison finement tranchés

Esch 2022, le Luxembourg Sud sur les traces du passé

Hauts-Fourneaux à Esch, Luxembourg. ©Judith Lossmann

Non ce n’est pas un nom de code ! Mais bel et bien celui de la seconde ville la plus importante du Luxembourg. Au passage, non le Luxembourg ne se résume pas à la ville éponyme. Comme vous allez le lire, Esch 2022 (prononcez Asch) est l’une des trois capitales européennes de la culture 2022 avec Kaunas en Lituanie et Novi Sad en Serbie. Si la fin de ce sacre approche avec la fin de l’année, il marque un réveil culturel et touristique à suivre tant il est riche et éclectique.

Quelques mots sur Le Luxembourg, l’unique Grand-Duché du monde …

Un État grand comme l’île de la Réunion (2586km2). Cette démocratie parlementaire est dirigée politiquement par un Premier Ministre. L’actuel Xavier Bettel, très connu et très représentatif de la communauté Gay depuis son mariage. Mais alors, il y a de la nature au Luxembourg ? Oui, partout des vallées, des collines, des espaces verts. Et, des hauts fourneaux à visiter absolument. Et, des transports en commun entièrement gratuits. Et, une culture latine au travers les Italiens et les Portugais venus travailler dans les mines et…

Esch 2022, des sites comme Belval et autres communes impliquées

Esch… Ce qui saute aux yeux c’est l’étendue de la ville. Le centre fut longtemps entouré par trois importants sites industriels de sidérurgie. Dont celui de Belval. Aujourd’hui, c’est là que tous les efforts de réhabilitation des trésors industriels portent leurs fruits. Quel étonnement ce grand quartier neuf et vivant bâtit autour et entre les hauts fourneaux ! Un hymne au style industriel ! Tous les bâtiments d’origine, Möllerei, Massenoire et autres sont exploités et remis au goût du jour. Dans certains, l’odeur y est encore perceptible. Dans d’autres bâtiments, les rayonnages de livres transforment les anciennes salles de fabrication du fer et de la fonte en bibliothèque universitaire. A perte de vue piliers, écrous, pierres et briques, sols en pavés verticaux. C’est magique. Et, dans cette ambiance le moindre fauteuil de style scandinave donne une dimension «so design» aux ensembles.

A l’extérieur, tels des totems géants, les hauts fourneaux lookés comme à leur premier jour, massés annuellement à l’huile antirouille brillent de tous leurs feux et lancent leurs tuyaux version XXL à l’assaut d’un ciel bleu. Magistraux, ils dominent les espaces et donnent de la hauteur à ces métiers de la mine et du feu qui ont nourri des millions de famille et tués tant d’hommes. Impossible de ne pas y penser. Impossible d’oublier les conditions de travail de ces hommes au bord du « gueulard » soufflant son air chaud de fusion à 1535°C !

One Tree ID, oeuvre
fondamentale d’Agnès Meyer Brandis – exposition Esch22. ©Judith Lossmann

Des expositions racontent l’Histoire et le futur

Actuellement deux superbes expositions siègent entre les murs de brique. La première à Möllerei, que j’ai littéralement adorée, intitulée, In Transfer – A New Condition, interpelle la créativité d’artistes devant « la nature du changement ».

Ainsi, Agnès Meyer Brandis, artiste et scientifique allemande issue de la biologie a-t-elle imaginé une œuvre formidable : One Tree ID ou Comment devenir un arbre pour un autre arbre ? Plus exactement : comment les arbres communiquent-ils entre eux ? Seulement entre eux ? Faut voir ! Elle a extrait des parfums des racines, des feuilles, des pousses pour les mixer en une essence unique. Celle de l’ADN olfactif de l’arbre. Cette essence un peu huileuse se pose sur le poignet et la respirer revient à « communiquer » avec l’arbre dans sa version biochimique. Et bien, croyez-le ou non, je suis certaine d’avoir reçu des informations !

Plus loin, des membres de Disnovation.org, un collectif de recherche français « calculent » la valeur des écosystèmes, celle du travail de la terre et des éléments. Ici, sur un mètre carré, ils plantent des graines de blé. Avec l’eau, la lumière, le vent, la terre rapportés au tarif des matières premières, selon l’emplacement, la saison, la récolte on apprend que le travail de la Terre et des éléments se valorise à 225 euros le m2 ! Un beau calcul qui devrait nous inciter à remercier notre terre nourricière pour sa compétence gratuite.

La seconde exposition, dans le bâtiment Massenoire, questionne de jeunes étudiants en design sur le thème : Respire, pour un design climatique. Une interrogation avec beaucoup de réponses intéressantes dont celle de Chloé Guillemard, étudiante en design qui, depuis ses Vosges natales se questionne sur l’aromathérapie (hum , c’est bien ça) et ses objets … en plastique (moins bien ça non !) Pour changer cette contradiction, elle travaille sur des diffuseurs, des inhalateurs fabriqués en matériaux locaux et nobles, des terres et des céramiques très plaisantes à regarder et à utiliser. Et, au mystère que respirent une coiffeuse, un boulanger ? La réponse est édifiante. De quoi revoir nos critères. Car après tout si l’on survit 24 à 48h sans boire, plusieurs semaines sans manger… sans l’air la fin est un timing de quelques minutes seulement. Alors pourquoi accepte-t-on de se pourrir les poumons ? Une grande énigme, surtout un grand paradoxe.
Une question que vous ne vous poserez pas le temps d’une balade en vélo (électrique je vous le conseille) sur le trail Minett Cycle & Minett Trail.

ESCH2022 – Minett parc à vélo ©LFT_ASchösser

Minett

La désindustrialisation des mines abandonnées – certaines depuis 50 ans (le Fond De Gras, j’y reviens plus loin) et d’autres depuis 30 ans – fait place à une végétation luxuriante, la nature ayant repris ses droits au sein d’un immense parc qui englobe dans le Sud du Luxembourg, tous les sites industriels de l’époque, répartis sur les communes concernées : Pétange, Differdange, Tétange, Rumelange, Dudelange,… Au fil des balades à pied ou à vélo, sur les traces du passé industriel du pays, on verra tous les « aspects » qui composaient la vie des mineurs. Descente dans la mine, extraction, hauts-fourneaux, transport des matériaux, des hommes, mode de vie.
Impressionnante, par exemple, la gueule béante de la mine qui crée une aspiration d’air et un froid glacial capable de faire congeler de l’eau par trente degrés ! Ça vaut le coup d’expérimenter la sensation. Évidemment divers musées et traces, comme l’épicerie du Fond du Gras, ponctuent cette visite.

Surprise par la nature fourmillante, je ne peux m’empêcher de penser au changement climatique. Si l’on est perplexe quant à l’avenir de la planète, et s’il suffit de trente ans sans l’homme pour tout foutre en l’air, alors l’espoir est permis pour les arbres, la faune et la biodiversité qu’ils abritent. Plutôt une bonne nouvelle en somme !

Une longue piste de 90 km de long et fort plaisante par sa diversité traverse le Sud du Luxembourg sur les traces du passé industriel du pays. Au fil du pédalier, on traverse des villages, des forêts, des étendues autrefois consacrés aux mines redevenues terres sauvages. Une balade narrative qui raconte la venue des Italiens, des Portugais avec leur culture, leurs rituels, leurs habitudes culinaires. Une balade en terre de ressourcerie, une volonté très présente au Luxembourg où l’on découvre des shops seconde main originaux. Une balade aussi autour d’un projet très attractif : celui des gites orignaux pour passer des nuits dans des ailleurs

Par exemple, seriez-vous tenté de dormir dans un ancien wagon réaménagé ? Une ancienne poudrerie ? Un cabanon flottant sur un étang ? Une ancienne maison de commerce du fer ? C’est possible. C’est nouveau. C’est pris d’assaut.

Fond de Gras – Minett Park – ouverture saison – 01.05.2016 – © claude piscitelli

Je finis par le meilleur : une journée au Fond de Gras, toujours dans Minett park

Étymologiquement « Fond » pour fond de la vallée et « Gras » pour la traduction du mot herbe. Sur ce site d’anciennes mines, fermées mais dont les ouvertures sont visibles, on découvre une épicerie directement transbordée du 19e siècle, un superbe bâtiment de briques et métal abritant une centrale électrique d’époque. Plus bas, en suivant les rails, on parvient à une petit gare. Attention : saut dans le temps ! Sur les voies, le dimanche, place aux Ladies locales. Des locomotives à vapeur qu’une bande de fous amoureux entretient à la brosse à dents (je plaisante à peine) ! Le dimanche, un café – comme dans le temps – et une tarte faite maison et autres friandises locales, complètent la sortie. Une échappée très prisée par les Luxembourgeois qui aiment venir se perdre dans ces beaux espaces. En remontant, un super restaurant (ouvert tous les jours lui), implanté là il y a plus de soixante ans par une mama italienne – sans demander l’autorisation à personne -, propose des menus et des plats à se pourlécher les babines.

Pour info, c’est à Fond de Gras que se tient annuellement le second plus important événement Steampunk du monde, dernier week-end de septembre. Vous êtes priés de venir vêtus pour la circonstance.

Voilà, Voilà… à première vue le Luxembourg n’est pas la première destination à laquelle on pense. Pourtant derrière les apparences se dissimulent des beaux chemins, de magnifiques idées, une volonté de partager une histoire et celle de concilier un futur commun avec tous les curieux toujours bienvenus en Terres Rouges. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES
LE SUD LUXEMBOURG
FICHE PRATIQUE À IMPRIMER

 

AVANT D’Y ALLER

  • Le petit Futé Luxembourg, édition 2022 – www.petitfuté.com
  • Lire Le guide Zoom Minett, une incursion dans le sud du Luxembourg et la France Voisine. Une guide à obtenir auprès de l’Office du Tourisme : Visit Luxembourg.

Y ALLER

En TGV depuis Paris Est. En gare de Luxembourg, prendre un train pour Esch (tous les transports communs sont gratuits).

Envie de dormir dans un wagon transformé en gite ? C’est possible dès maintenant. ©Judith Lossmann

DORMIR À ESCH
Je n’ai pas testé de chaînes d’hôtel type Ibis, ni d’hôtel 4 étoiles (il y en a), seulement un petit hôtel sis dans la rue principale d’ESCH, plein centre. L’hôtel de la Poste. Confort élémentaire mais très calme notamment les chambres sur cour. A privilégier pour les light sleepers. 107 Rue de l’Alzette, 4011 Esch-sur-Alzette, Luxembourg – Tel. +352 54 00 18

MANGER À ESCH

  • Un restaurant très sympathique, copieux et à l’accueil très polyglotte. Idéal pour un dîner. Le K116, 116 rue du Luxembourg.
  • Entouré par les hauts fourneaux, à Belval, le café Saga – 6, avenue des hauts-Fourneaux -Idéal pour un déjeuner sur le pouce avant d’aller visiter les expos.

DORMIR DANS DES GITES, ANCIENS HAUTS LIEUX DE L’INDUSTRIALISATION ?
https://www.simpleviu.com/kabaisercher

Découvertes enfantines de l’électricité au Luxembourg Sciences Center. ©Judith Lossmann

ACTIVITÉS
Luxembourg Sciences Center. Deux étages entièrement consacrés aux Sciences, découvertes et autres magies qui n’en sont pas. L’endroit idéal pour que petits et grands décryptent quelques croyances et mystères. Interactif et jubilatoire, à faire avec les enfants quand on est dans le coin. Bonne surprises assurées ! 1 rue John Ernest Dolibois, 4573 Differdange – Luxembourg. Infos et réservation : https://www.science-center.lu/fr

Madère exploration : en 12 kilomètres, on passe des tropiques aux Alpes…

L’île de Madère est si exceptionnelle qu’elle mérite une grande balade d’exploration. Nous avons retenu le 4X4, qui permet d’aller partout et à Madère, « aller partout » signifie essentiellement « grimper partout ». D’ailleurs, notre guide francophone, Cristiano, n’a pas manqué de commencer le périple madeiran par une hallucinante grimpette dans Funchal où l’étroitesse de la ruelle le disputait à son dénivelé !

Après le point de vue « Miranda », nous avons traversé des forêts primaires d’eucalyptus, de châtaigniers, de pins et de mimosas aux pieds desquels poussent des tapis d’hortensias, des myrtilles et autres merveilles telles les frangipaniers roses ou blancs. Dès la sortie de la forêt, la végétation s’est raréfiée et le climat a changé. On supporte bien un lainage. Depuis les sommets, la vue sur l’île et l’océan est superbe. De là, on voit quelques levadas qui descendent vers le rivage. Tout à l’heure nous en suivrons un pour voir.

Des moutons noirs et blancs paissent tranquillement. Ici, on mange du porc et du poisson, plus rarement du mouton ou de l’agneau, apanage de la ville. Plus à gauche du panoramique, se dessinent les Iles Désertes, un paradis ornithologique partagé avec des phoques. Avec 4X4, nous traversons de minuscules villages, tous ornés de fleurs d’agapanthe, d’hortensia, d’arbres à muguet qu’il est interdit de cueillir. On comprend bien pourquoi. Cristiano nous montre d’autres plantes et des fleurs qualifiés de « chiendent ». Il est beau le « chiendent » à Madère et ferait le bonheur de nombre de parisien !

Promenade tous sens ouverts le long des Levadas. ©jal

À pied, nous nous dirigeons vers une masse uniforme de verdure. Un petit chemin large comme une feuille de papier se dégage petit à petit. Il longe un minuscule canal de pierres de 30 centimètres de large dans lequel circule un fond d’eau. Voilà un levada. Madère possède 1400 kilomètres de levadas… ces petits canaux construits par les hommes depuis les sommets du nord de l’île jusqu’au sud et aux cultures. En fait, le constat est simple, au nord sont implantées des forêts de lauriers dont les feuilles accrochent le brouillard donc l’eau… Il suffit ensuite de récupérer « l’eau du brouillard » et de la conduire là on a en le plus besoin. Astucieux non ? Certains levadas mesurent jusqu’à 100 kilomètres de long. Ils sont nettoyés régulièrement par les villageois et empruntés par des marcheurs de tous poils, du plus facile au plus difficile, car pas un seul levada n’est semblable à l’autre. Au long du nôtre se succèdent figues, cerises, fruits de la passion que nous cueillons délicatement pour les déguster.

En 4X4, nous rejoignons la pointe est de l’île jusqu’à Porto da Cruz. Plus loin en hauteur, nous avons une vue sur les deux mondes géologiques de l’île : le côté plat et le côté escarpé ! Étonnant. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Avant de partir : visitmadeira.pt

Lire =>https://lavieestbellemag.com/voyages/madere-lile-madere-les-vins-en-lile/

Réservez votre journée en 4×4 : Cristiano Andrade pour www.mex.pt – Tél. (351) 969 677 679 – mountain.expeditions@hotmail.com

 

Madère, l’île. Madère les vins en l’île

À Madère, l’étourdissement commence avec l’atterrissage « dans la mer ». Les flancs de ce gros rocher flottant sont recouverts de vignes qui grimpent vers les sommets et descendent vers les criques. Des terres au verre, le goulayant liquide s’est forgé une histoire personnelle, conjuguée à celle de cette terre émergée, d’un art de vivre, d’un caractère fort entre mer et montagne, luxuriance et aridité, désert et ville.

À Madère, pointe ouest, porto, baignades dans des piscines naturelles Madère. ©jal

Découvert en 1419 par les Portugais, l’archipel volcanique de Madère (Madère, Porto Santo dite aussi l’île dorée, Desertas et Selvagens) se situe à 1000 km de Lisbonne et 500km des côtes africaines. Avec son climat doux et tempéré, légèrement humide et stable toute l’année, l’île a développé une végétation tropicale hallucinante. Quand on traverse l’île en voiture, les fleurs et les arbres envahissent tout, jusqu’à la route. La flore de Madère est unique au monde. Se mêlent en un fouillis végétal et odorant : lauriers, fougères arborescentes, mimosas, hortensias, camélias et mille et une autres essences de toute beauté et bien sûr les vignes, les plantations de cannes à sucre.
Seuls, les fonds marins – très recherchés des plongeurs – rivalisent de beauté avec ces fleurs attirantes pour les regards, même des plus blasés.

Funchal, une capitale plus qu’attractive

Rapidement la « civilisation » s’installe sur l’île. Les marins, les pêcheurs, leurs familles. Et naît Funchal, la capitale abrupte à flanc de montagne. D’où deux incontournables à faire à Funchal : l’excursion en téléphérique et la descente en « caninhos ». Le premier, s’élance du bas de Funchal pour atteindre « Monte ». Le second, sur le principe du « toboggan » vous promet une (re)descente dopée à l’adrénaline assis dans les « corbeilles » tenues par deux carreiros, deux grands gaillards (il vaut mieux) tout de blanc vêtus et chaussés des bottines « anti-glisse » typiques.

Poissons… beauté d’une nature morte ! ©jal

Avant de redescendre, il faut visiter le sublime jardin botanique de Monté (il mérite bien 2h). À Funchal toujours, on trouvera pléthore d’églises, de musées et de spots à visiter. Le Mercado dos Lavradores,- créé en 1419,- quant à lui, est un véritable lieu de vie à Funchal. Bruyant, grouillant, couru par les touristes comme par les locaux, « le marché des cultivateurs » croule littéralement sous les fruits, les légumes, les plantes médicinales, les fleurs. Le vendredi, au sous-sol, se tient le marché aux poissons… L’ambiance qui règne là-bas est digne des salles des marchés à Wall Street. Les poissonniers ressemblent à des bouchers. Les poissons, thons, espadons semblent tout droit sortis de l’imagination d’un auteur de science-fiction. Il faut avoir vu ça au moins une fois dans sa vie !

Hors Funchal, l’aventure est partout

Avant de quitter Funchal, rappelons que l’île de Madère prend ses aises sur une longueur de 50 kilomètres et une largeur de vingt-quatre kilomètre. Une chaine montagneuse partage l’île en deux dans le sens de la longueur, tant et si bien que tout est toujours vertigineux à Madère.
Depuis le Pico do Ariero (1810) accessible depuis Funchal en moins d’une heure, vous aurez sous les yeux un panorama sur les crêtes, les pics et l’océan et tel un Dicaprio des hauteurs, vous pourrez crier aux cimes qu’ici vous êtes bien, libre (et sans masque) !
Plein est, l’île de Madère abrite un petit port, Porto Moniz, baigné de lumière et doté de piscines naturelles creusées dans le basalte noir. Il faut absolument tester ce bain dans une eau à température idéale, protégée des assauts de la mer juste à côté.
A Madère, l’océan Atlantique offre aux amateurs de plongée sous-marine des eaux claires et poissonneuses. Pour observer des coraux noirs, cap sur Machico, à l’est de Funchal. Le long des récifs et au cœur de la réserve naturelle de Garajau, on peut admirer barracudas, murènes, mérous et autres sardines frétillantes. A Porto Santo, place à une partie de snorkeling (plongée au tuba) dans une eau à 22°C, suivie d’une séance de farniente sur un ruban de sable fin…
Une sortie en mer d’une journée avec VIPDolphins complète l’offre « grand kiffe » avec croisière sur un beau bateau blanc à moteur, barbecue sur le pont, plongée en haute mer à Gabo Girao view point et farniente au soleil pendant le retour au port d’attache.

Coup de cœur pour un petit paradis, un refuge

L’un des plats phare de mon paradis quasi inaccessible. ©jal

Les restaurants sont légion sur l’île et (presque) tous excellents. Les chefs portent une attention extrême à leur préparation, au choix de leurs produits. Comme partout ailleurs, la tendance est à une production locale de qualité. Donc, pas d’inquiétude pour « manger » à Madère. Mais je dois vous parler d’un coup de cœur. Autant pour le site, accessible uniquement via un câble-car (cable car to Faja dos Padres), un mini téléphérique qui descend sur la plage. Ensuite, petite balade apéritive au travers des plantations de bananes et de cannes à sucre pour arriver à une cahutte de bois et à des tables adossées aux roches et au sable de la plage. C’et absolument exquis, divin, étourdissant. Bien sûr, cette adresse n’est pas secrète. N’empêche, elle figure dans mon top 50 mondial.

Le Madère et les vins de l’île

L’unique distillerie à la vapeur d’Europe. Ru(h)m factory à Porta da Cruz. ©jal

Madère est aussi réputée pour son vin chaud et parfumé, proche du Porto. A l’origine, ce sont les Britanniques qui en favorisèrent le développement. Le Madère n’est autre qu’un vin complété avec de l’alcool de canne à sucre.
L’île bénéficie d’un climat idéal pour la culture de la vigne et les éleveurs de vins, ici comme ailleurs, s’y entendent à produire des vins de qualité. Pendant une sortie organisée de visite des vignes et des caves, vous pourrez découvrir toute la gamme de saveurs et de couleurs proposée. Chez certains vignerons, on foule au pied. C’est l’occasion d’une grande fête où tout le village et même plus viennent donner un coup de … pied !

Mention spéciale pour la distillerie Blandy’s Wine Lodge. LE spécialiste madère de l’île. Le plus connu. Vous ne pouvez pas le rater. Dégustations et visites guidées à la découverte de la fabrication de fûts, et de la production et du stockage de vin à Madère.

L’unique rhumerie d’Europe à la vapeur !

Moins connu et très intéressant, le site de production du « The Rum Factory » un embouteilleur indépendant installé à Porto da Cruz. En coopération avec Albert Michler de République tchèque, sont générés des mélanges individuels suivi d’un vieillissement en fût unique. Tout le secret, nous dit-on, réside dans l’art de marier les meilleures qualités de chaque rhum des Caraïbes et d’Amérique du Sud. On nous promet des délices à venir placés sous la marque The Rum Factory sur le marché international. Ne ratez pas l’évènement de la rhumerie : la dégustation des 7 rhums organisée par la maison. Du Natural à 40% au Rum 970 Single Cask… vous en sortirez plus avertis et donc plus exigeants.

The Madeiran Wine feestival investit la plage et les rues

De retour à Funchal, le Wine Festival permet de se faire une idée plus précise de la production locale. Une bonne solution pour déguster et découvrir des vins d’exception. Pour le prix d’achat d’un ticket, on peut multiplier les dégustations et profiter, la nuit tombée, d’un dîner de « tapas » concocté par les grands Chefs Portugais venus spécialement pour le festival.

Un dernier mot sur la Poncha. À base de citron, miel et l’aguardente de cana (l’eau de feu venue de la canne à sucre) c’est THE cocktail typique consommé de 7h du matin à 6h le lendemain. Tous les cafés la préparent. Il suffit de la demander pour l’avoir. Le goût est doux et sans un fort goût d’alcool. La boisson est très alcoolisée mais se boit comme du jus. La traîtresse !!! A consommer avec modération donc !

Madère ? Il y aurait tant à dire encore. Cette île est merveilleuse. Les Britanniques, toujours à la pointe de l’art de vivre, en ont fait leur seconde île depuis belle lurette. On va la leur « emprunter » un peu. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

AVANT DE PARTIR
www.visitmadeira.pt

lire => https://lavieestbellemag.com/voyages/rtt/rtt-europe/madere-en-12-kil…piques-aux-alpes/
lire =>

QUAND Y ALLER ?
Toute l’année. L’île bénéficie d’un climat stable. La température moyenne est de 26°C.
Le Madeira Wine festival (du 29 août au 12 septembre) est une bonne occasion d’aller à Madère.

Y ALLER ?
Avec la TAP, Air Portugal, la compagnie aérienne nationale portugaise – www.flytap.com – Également Transavia et EasyJet.

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE
Office du Tourisme de Madère. Rua dos Aranhas, 24-26 – Funchal – Tél. +351 291 203 420

DORMIR à MADÈRE
Quintinha de Sao Joao – Levada de S. João 4, 9000-191 Funchal – Tél. +351 291 740 920 – https://www.quintinhasaojoao.com/
BON À SAVOIR : L’association des quintas de Madère propose de nombreux sites tous respectueux du patrimoine, de l’esprit « maison » qui prédomine à l’accueil des clients.  Selon leurs critères, ces quintas sont classées en Relais & Châteaux, Design Hôtels, ou Small Luxury Hôtel of the world. Il y en a donc pour tous les goûts. En savoir plus sur www. Quintas-madeira.com

Le BBQ vertical, une spécialité madérienne. ©jal

MANGER À MADÈRE
Restaurant Gallo d’Oro – Estrada Monumental 147, 9004-532 Funchal – Tél. +351 291 707 700 – https://www.portobay.com/en/restaurants/restaurants-madeira/il-gallo-doro/ – Attention : dress code recommandé (pas de short, jeans ou baskettes). Réservation conseillée.
Restaurant Kampo, Chef Juio Pereira – R. do Sabão 6, 9000-058 Funchal – Tél. +351 924 438 080 – www.kampo.pt/
Restaurant Nini Desing Center – Estrada da Pontinha, Forte de Nossa Senhora da Conceição, 9000-726 Funchal – Tél.+351 291 648 780 – www.ninidesigncentre.com/pt/

Mon coup de cœur : Lunch at Faja dos Padres – Estr. Padre Antônio Dinis Henrique 1, 9300-261 Quinta Grande – Tél. +351 291 944 538 – www.fajadospadres.com/faja/

Plus de 600 mètres au-dessus du vide ! Impressionnant. ©jal

THE PLACE TO BE
Le point de vue exceptionnel sur Cabo Girao View vu du haut, soit sur une hauteur de plus de 600 mètres. On marche (si on peut) sur une épaisse dalle de verre et on regarde en bas. Archi touristique mais tentant quand même. Encore plus si la veille vous vous êtes baigné dans la crique juste en dessous !

 

SÉCURITÉ
Aucun problème de sécurité à Madère.

EN BONUS
Recette de la Poncha de Madère, un vrai délice ! : 25 cl de jus d’orange + 10 cl de jus de citron + 55 cl de rhum blanc agricole à 40 % + 15 à 20g de miel liquide ou du « miel » de canne à sucre. Mettre le tout dans un shaker avec quelques glaçons. Secouer et filtrer dans un verre.

 

Blandy’s Wine lodge, une visite passionnante sur les arcanes du vin madèrisé.©jal

ACTIVITÉS

Full day wine tour vineyards and cellars madeira – Tél. +351 911 911 711 – www.winetoursmadeira.com de 130€ – www.discoveringmadeira.com/madeira-wine-tour-vineyards-and-cellars
Visite et shopping chez Blandy’s Wine Lodge – Av. Arriaga 28, 9000-064 Funchal – Tél. +351 291 228 978 – https://www.blandyswinelodge.com/
Visite et shopping chez Rum Factory – Porto da Cruz – Tél. +351 291 563 346 – www.the-rum-factory.com
Le site de production du « rum » doté de fours à vapeurs, barils et autres équipements de distillerie se prête à la visite et aux photos.

 

SHOPPING
Le bolo de mel (gâteau au miel). Le bolo de caco (pain aux patates douces). Le « Miel » de cannes à sucre. Broderies. Chaussures traditionnelles.

 

Zagreb et la Croatie « simplissime » avec le guide hachette !

Le théâtre de Zagreb en Croatie. ©jal

Au moins deux fois millénaire, Zagreb a changé de nom et souvent de nationalité dans sa longue histoire. La grand-mère de notre guide, née en 1910, a été citoyenne de 7 pays différents pendant sa vie ! Indépendante depuis 1991, membre de l’UE depuis quelques mois, la République de Croatie (Republika Hrvatska ) affiche désormais ses racines et ses couleurs à la face du monde avec charme, chaleur et bonne humeur. Découvrons-la avec le Guide Simplissime Croatie édité par Hachette.

Les places et LA place

Qu’importe d’où l’on vient, la place Ban Jelačić, rendez-vous incontournable de la vielle ville basse, sera sur notre chemin. Les premiers frémissements de vie s’entendront sur la place. Les derniers aussi. Facilement reconnaissable avec ses façades colorées de style Sécession, la statue équestre de Ban Jelačić, acteur abolitionniste du servage en  Croatie et la fontaine Mandusevac, LA place est le repère principal et une sorte de kilomètre zéro. L’origine de Zagreb en quelque sorte. LA place sert de point de ralliement aux manifestations culturelles, aux rassemblements, à tous les rendez-vous.
Détail amusant : en fonction de l’âge et des activités, le lieu de rendez-vous change sur la place. Les intellos et les artistes sont près des Kavanas, des cafés très prisés. Les plus jeunes s’agrègent aux pieds de Jelačić. Les plus âgés s’installent sur le bas de la place. C’est inscrit dans les us et coutumes des Zagrebois. Le temps passe… leurs places sur LA place aussi !
Autre attraction de LA place : le ballet incessant des tramways et de la foule. Il y a de quoi scruter pendant des heures cette espèce de corrida entre la foule et les bêtes de métal. Chacune frôlant l’autre, jouant au jeu « je te fonce dessus » et réciproquement. De quoi s’adonner au second passe-temps favori, après le foot, 100% zagrebois et partagé par toutes les générations consistant à boire un café, regarder les gens passer, commenter en bien ou en mal (le zagrebois est moqueur) et refaire le monde !
Pendant l’Avent de Noël, en hiver, au printemps, en été, en automne, il se passe toujours quelque chose sur LA place. S’y dressent patinoires, structures temporaires pour accueillir les marchés, grand écran, chaises pour les concerts gratuits… Bref, ça n’arrête jamais et cette agitation est l’un des charmes très agréables de la ville.

Un peu d’histoire

Les Croates des origines sont issus de sept tribus, gouvernées par des Ducs. En 925, l’unification de ces tribus conduit à la création du premier royaume indépendant de Croatie. En 1102, le royaume s’unit avec les Hongrois pour lutter contre des ennemis communs. En 1526, le dernier roi hongrois croate décède laissant une porte entrouverte aux Hassbourgs qui s’infiltrent et offrent de financer la guerre contre les Ottpomans, régulièrement aux portes des territoires.
En 1848, naît l’Empire austro-hongrois. Il perdure jusqu’en 1918 et périclite pour les raisons que l’on sait. La même année, Slovènes, Croates, Serbes Bosnie Herzégovine, Monténegro, Macédonie signent leur union. Désormais, Zagreb est au cœur du royaume Yougoslave (littéralement « royaume des salves du sud »).
Dès le début de la seconde guerre mondiale, le régime nazi prend le gouvernement en main, faisant naître l’un des plus fervents régimes anti-fascistes, tenu de main de maître par Tito. Pourtant communiste, il dira non à Staline en 1950 et la Croatie sera l’une des têtes de pont des pays non alignés. De fait, pendant toute la période où l’URSS imposa son régime en Europe de l’Est, les Croates ont toujours eu des passeports, des propriétés privées, le droit de voyager…
Pour la petite histoire, à l’époque, les jeans Levis étaient fabriqués à quelques kilomètres de Zagreb. Pour pouvoir les acheter, les Croates devaient aller en Italie.
En 1991, La Croatie et la Slovénie imposent leur indépendance. Elle sera reconnue à l’international seulement en juillet 1992 et pas reconnu par la Yougoslavie. Entre 1992 et 1995, se joue une guerre extrêmement meurtrière entre les Serbes et les Croates, principalement à Dubrovnic. Zagreb sera touchée plus modestement. C’est seulement en 1998, que la définition du territoire croate est entérinée. Le 1er juillet, la Croatie entre dans l’Union Européenne sans toutefois changer son système monétaire. Ce petit pays est à 92% catholique, 2% musulman, 2% orthodoxe. La communauté juive n’atteint pas les 200 personnes.

 

La ville haute de Zagreb accessible par un amusant funiculaire.©jal

La ville haute

On y accède par le funiculaire ou par la rue piétonne la plus fréquentée de la ville derrière la place. Bordée de boutiques, de restaurants, de bars, elle est pleine d’une foule compacte. À son sommet, trône Saint-Stéphane, une belle cathédrale blanche située au cœur du quartier Kaptol. Sa construction démarre en 1093, puis partiellement détruite en 1242 par les Tatars et les Mongols, elle gravement endommagée par un violent tremblement de terre en 1880. La nef centrale et le clocher, en ruines, furent reconstruits par l’architecte autrichien Hermann Bollé. Il ajouta deux flèches encadrant la façade, devenue depuis l’un des repères urbains les plus représentatifs de la capitale croate.
À la belle saison, ou le soir quand toute la ville est illuminée, profitez d’une belle balade sur la Promenade Strossmayer, à côté du funiculaire. Elle offre le plus beau point de vue sur les toits de la ville. Poursuivez une montée de quelques marches pour entrer dans la Tour Lotrscak. À midi, bouchez-vous les oreilles car le canon Gric tire sa salve quotidienne ! Un rappel de la victoire contre les Ottomans.
Kamenita vrata est l’entée principale de la ville haute. Cette ruelle minuscule est un étrange lieu de culte dédié à la Vierge depuis l’incendie ravageur de 1731 qui, miraculeusement, épargna une peinture. On l’admire au travers d’une imposante grille métallique. Rester quelques minutes en observation, vous en apprendra beaucoup sur la ferveur des personnes venues se recueillir dans cette atmosphère étonnante.

Kavana…  parlons cafés

Il est, – sur LA place -, une institution fréquentée par tout ce que la ville compte de « stars ». Un show de tenues affriolantes en été, de manteaux de fourrure en hiver, se tient au Malakavana, le Café de la Ville. Entièrement rénové, l’établissement sert toutes sortes de cafés, thés et chocolats chauds. Après plus d’un an de travaux, il a rouvert fin 2013, pour le plus grand bonheur des Zagrebois privés de la terrasse la plus courue de la ville. Bref, the place to be. Facile à trouver, à droite toute !
Si le star système local ne vous passionne pas, descendez (face à la statue équestre) la rues des cafés entre la place et la place des fleurs. Ce quartier piéton, tout proche d’une jolie petite église orthodoxe, fait le plein de bars, de restaurants et de boutiques. Autour de cette placette sont implantés, face à face, le plus vieux et le plus récent centre commercial. De quoi faire le grand écart entre les générations architecturales de ces temples de la consommation !

Dress-code : les inventeurs de la cravate aiment le design

On raconte que les Hussards croates du XVIIe siècle portaient une écharpe blanche qu’ils s’appliquaient à nouer pour être élégants… la tradition de la cravate (déformation de cro-ate) était née. De ce goût du bien paraître, les Croates actuels tirent toujours un dress-code quasi institutionnel : on s’habille pour aller se promener, déjeuner, sortir au spectacle ! De fait, les designers, muselés par des années de communiste s’en donnent à cœur joie. Certaines boutiques sont incontournables. Pas facile à trouver tout seul, Prostor, l’antre des créateurs croates mérite une visite que vous ne regretterez pas (www.prostorshop.com). Lega-lega, où des briques de lait servent de packaging aux seuls et uniques t-shirt tagués qui font fureur auprès des jeunes. (http://lega-lega.com). Belles fringues chez Xenia Desing (www.xenia-design.hr). Très en vogue vêtements orignaux chez I-gle (http://i-gle.com). Belles pièces en cuir dans la micro boutique de Roba (www.roba.com.hr).  Parfait pour rapporter un souvenir de Croatie, Modus, temple du design (www.modusdesginshop.hr). Bijoux fantaisie exclusivement croates chez Oblak (www.nakit-ovali.hr) et Lapidarium (10, Radiceva à Zagreb).
Envie de rentrer avec un vestige du communisme aux pieds ? C’est possible avec les Startas, sorte de Converse de l’Est qui firent fureur pendant les années soviétiques. Tombées en désuétude et relookées de couleurs, on s’arrache ces chaussures entre 150 et 250 kunas. (http://borovo.hr).  Autre emblème à rapporter, le cœur de Zagreb. Vous le verrez partout. Autrefois biscuit, aujourd’hui objet de décoration, petit ou gros, ce cœur rouge décoré d’inscriptions écrites avec du sucre blanc, sert à déclarer sa flamme, à faire passer des messages. N’hésitez pas à dire je t’aime à votre dulcinée !

Les marches ? Un fondamental de la culture croate. ©jal

Les marchés, fondement de la culture zagreboise

Autre habitude locale : les marchés. Ils sont présents partout. La ville en compte seize, ouverts tous les jours ! Il est dans les habitudes zagreboises d’acheter des produits frais au quotidien. Cependant, le samedi matin est consacré aux courses alimentaires importantes. Celles du week-end : on fait la fête, on organise des barbecues dans les parcs, on se ravitaille.
Le plus central, le plus grand, le plus facilement identifiable avec ses grands parasols rouges est le marché Dolac (il donne sur la place, ceci vous étonne ?) Ce lieu typique et pittoresque, ouvert tous les jours, est animé par des producteurs-vendeurs descendus de leurs fermes à 40 km autour de Zagreb avec leurs produits… un gage de qualité perceptible dans la saveur naturellement bio (ils ne sont pas encore envahis par les industries chimiques) des victuailles et une bonne nouvelle pour les gourmands. Sous la partie aérienne, se tient le marché aux poissons et aux viandes, descendez donc les marches pour découvrir un autre univers visuel et olfactif. En haut, en bas, vous serez séduits par la variété étonnante de la production locale et les prix.
La Croatie compte de nombreux producteurs de fromages de brebis. Il faut goûter l’Otok Krk. Fabriqué au lait salé, vendu uniquement sur l’île de Krk, au nord de l’Adriatique, qui donne lui donne son mon et pendant les marchés de Noël, il coûte environ 170 Kuna le kilo.
Pays éleveur de porcs de qualité, la Croatie produit une excellente viande et une charcuterie fine, influencée par l’Italie et les coutumes méditerranéennes et l’Allemagne et les usages de l’Est. Cru ou cuit, fumé ou non, il faut déguster quelques merveilles gastronomiques comme ce jambon séché au vent de Büra (la Bora) un vent catabatique violent. Le Kulen, un gros « Jésus », un genre de chorizo de bord de mer, très épicé. Les vins rouges Plavac Mili, Postup, Babie. Le Teran de l’île d’Istrie. Les vins blancs Zlatand de l’île de Krk, le Posip. Celui d’Istrie : le Malvalija. À consommer avec modération mais ça vous le savez déjà. Quant aux produits de la mer, ils sont prisés. Surtout les fameuses Crevettes du golfe du Kvarner, une région de criques et de mer.

Manger à Zagreb

Outre le Kavana Restoran Muzej, l’excellent restaurant sis sous le musée des Arts Décoratifs où se dégustent des spécialités locales comme le Zapeceni Zagorski Strukli, le house made gnocchi in truffle, on mangera une excellente viande de porc ou de bœuf élevée à moins de 100 km de Zagreb. Les restaurants sont nombreux à Zagreb. Il est facile et tentant de tous les essayer. Attention, les portions sont gargantuesques !
Le Vinodol, au fond d’une galerie propose deux salles, une fumeur (vraiment il faut aimer fumer) et une non fumeur (ouf !) dans une sorte de cave voûtée toute en briques roses où une décoration contemporaine décline les gris et les blanc. On y mange une excellent soupe de bolets dans un pain surprise, une salade d’octopus et la spécialité de la maison, l’Odrezak, une tranche de veau fourrée aux épinards  et au parmesan. Très copieux ! Le tout pour environ 20 euros.
Dans la ville haute, le Cuvée vient d’ouvrir. Facile à repérer après une enseigne en forme de grosse tomate rouge, on sert des plats de qualité et du vin au verre. L’accueil en anglais est sympathique. Pâtes aux truffes, tartare de bœuf, filet mignon mais aussi poisson. La soupe de poissons et le saumon en papillote avec légumes, pommes de terre et thym sont parmi les meilleurs que j’ai dégustés.
L’incontournable Stari Fijaker (Le Fiacre) ! On entre dans un monde croate d’une autre époque : salle basse de plafond, nappes tissées rouge avec le cœur de Zagreb, l’accueil est particulièrement aimable même avec trois mots d’anglais. La maison ne sert que des produits croates de tradition ! C’est donc L’adresse pour découvrir, déguster et choisir ce que vous rapporterez. À titre d’exemple… Charcuterie : Slavonski Kulen et Seka, une traditionnelle spicy papika saucsse de Slavonie. Un jambon type « Procuitto venu de Dalmatie. Une soupe de bœuf avec des noodles faits maison. Un plat de choux et de viande hachée de porc cuit à l’étouffée dans une feuille de chou blanc : le Sarma.

Bref, on ne meurt pas de faim à Zagreb. Sans parler des desserts et des multiples salons de thés où l’on sert un excellent chocolat chaud et des pâtisseries à tendance « viennoises ». Quand tout semble fermé dans la ville, il restera toujours une guitoune, un foodtruck pour acheter le hot-dog local : le Ko Basice. Présenté en plusieurs variantes, saucisse de Frankfurt, porc, bœuf, épices et paprika ou encore avec du fromage, c’est une institution gourmande à laquelle se livrent les affamés locaux (de 15 à 25 kunas).

Faire comme les Zagrebois

Le samedi est consacré au marché. Pas de shopping le samedi après-midi ( attention, les boutiques ferment tôt, à15 H) ce temps est consacré à la détente entre amis et avec la famille. Ce rendez-vous hebdomadaire est un art de vivre. À tel point qu’il porte un nom : Spica. On se promène dans les rues du centre-ville, sur le fer-à-cheval vert (voir une carte de la ville), on visite des musées, des galeries et on prend un… café ! Le Zagrebois reçoit peu chez lui, il préfère aller dans les restaurants.

Dimanche matin, une visite s’impose aux Puces de Hrelic. Cet amoncellement de vestiges du passé cache forcément des pépites et l’on se plait à arpenter les allées forts fréquentées (prendre le bus 295 depuis la gare routière).
Plus près, accessible en tramway, le marché Britanski, aisément reconnaissable avec ses parasols rouges, est l’un des spots de la ville le dimanche matin. On y chine, on y papote, on s’y balade et l’on trouve quelques merveilles venues d’une autre époque.

A Zagreb en Croatie les murs parlent… ©jal

Encore un peu de temps ?

Offrez-vous une balade en tramway. La ligne 6 (Sopot-Crnomerec) de bout en bout par exemple. Vous y ferez non seulement un voyage dans l’espace mais aussi dans le temps car à peine sorti des murs de la vieille ville, vous serez projeté dans l’ambiance soviétique des années 60-70. Au retour, un peu de Street Art à découvrir du côté de la gare routière – descendez donc du tram à cet endroit – pour revenir tranquillement à pied en longeant les belles allées vertes du Fer-à-cheval de verdure, passer devant la façade jaune de l’Opéra, admirer « Les sources de vies », les statues d’Ivan Mestrovic, le « Rodin » croate.

En résumé, Zagreb est sans aucun doute le plus simple moyen de faire connaissance avec la Croatie. Bien sûr trois jours n’y suffisent pas. Il faudra revenir… évidemment ! Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

 

AVANT DE PARTIR :

Acheter, feuilleter et annoter le Guide Simplissime Croatie, Éd. Hachette, ISBN : 9782017021476, 9,95€ – Parution le 15 mai

« Zagreb l’essentiel » d’Emmanuelle Bluman aux éditions nomades, qui nous a bien rendu service. www.editionsnomades.com

OFFICE DU TOURISME CROATE EN FRANCE
37 rue des Mathurins – 75008 Paris – Tél. +33(0)1 45 00 99 55 – www.croatie.hr

Y ALLER : 

La Compagnie aérienne nationale Air Croatia assure les vols quotidiens Paris/Zagreb à partir de 157 € (hors promotion et trafic intense) – www.croatiaairlines.com/fr – Un bémol : renseignez-vous sur le nombres de rangs de l’avion. Question de rentabilité certes, mais sur notre vol aller nous étions tellement serrés que le plateau-repas tenait à peine dans l’espace avec le siège devant. Heureusement, le vol dure 2H !

TAXIS & TRANSFERTS

Transfert aéroport-hôtel-aéroport : Assurés par la jeune compagnie CNTB pour quelques euros, les transferts sont efficaces, ponctuels. On parle anglais. Certains chauffeurs parlent même français. Infos : josibenajun@gmail.com

GUIDE

Ms Hela Markanovic tél. +385915325072
Ms Martina Cernogoraz – Tél. +385 9 8451 315 –

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE :

Office du Tourisme de Zagreb : sur LA place à droite – 5 Kaptol, Zagreb – www.zagreb-touristinfo.heinfo@zagreb-touristinfo.hr – Prendre le Pas à Pas Zagreb, en français, très bien documenté et pratique.

DORMIR À ZAGREB

Un nouvel Hôtel inauguré en décembre 2018 dans un bâtiment historique. Amadria Park Hotel Capital – www.amadripark.com/hotel/amadira-park-hotel-capital-zagreg-heritage-hotel

Palace Hôtel Zagreb : Trg Josipa Jurja Strossmayera 10 –  Zagreb – Tél. +385 1 4899 600 – www.palace.hr/en/
Cet ancien RDV de la Nomenklatura Communiste (que l’on image aisément bardé de micros) est situé en plein centre de la ville, face à la promenade verte en forme de U où, pendant l’été et lors de l’Avent, des concerts et un village de Noël attirent des foules. L’hôtel de confort 4* (un palace selon les codes croates) a été rénové dans le style Empire et meublé avec une décoration bourgeoise confortable mais sans grand d’intérêt. Bémol : l’isolation des chambres laisse à désirer, on entend ce qu’il se passe chez les « voisins ». Ni bouilloire, ni miroir grossissant… pas tout a fait un palace !

MANGER À ZAGREB

Restaurant Apetit City restaurant & Bar – www.apetit.hr/index.php?lang=EN
Malibar Zagreb – www.malibar-zagreb
Restaurant Cuvée : Tkalciceva 65 | Zagreb – Tél. +385 (0)1 4880 228 – http://restaurant-cuvee.hr/
Restaurant Stari Fijaker (Le Fiacre)… Mesnička ulica 6, Zagreb – Tél. +385 1 4833 829 – www.starifijaker.hr
Restaurant Vinodol : Ulica Nikole Tesle 10, Zagreb – Tél. +385 1 4811 427 – www.vinodol-zg.hr
Marché aux Puces de Hrelic – Sajmisna cesta 8, Jakuslevac.
Marché Britanski, près de la rue Ilica.  Prendre le tram sur la place, ligne 6, descendre à la 3ème station.

ACTIVITÉS À ZAGREG

Le Musée des illusions – www.muzejiluzija.com – Tél. +385 1 7999 609
Amusant à faire ce musée présente les « illusions » dernier cri, issues des dernières trouvailles en optique notamment.

Le Musée des cœurs brisés – Musée des Cœurs Brisés : Ćirilometodska 2, Zagreb – Tel. +385 1 4851021 – www.brokenships.com
Comme le chantaient les Rita Mitsouko, « les histoires d’amour finissent mal en général ». C’est exactement de ce concept qu’est né le Musée des Cœurs Brisés en 2010. Niché dans la ville haute, on y arrive soit à pied (pour les courageux) soit en funiculaire (pour les autres). Dans une enfilade de salles basses de plafond, sont exposés des objets offerts par d’illustres inconnus symbolisant pour eux une rupture douloureuse : hache, menottes, nain de jardin… Un texte, écrit des donateurs, explique les circonstances de la rupture. De véritables perles souvent ! Français, demandez le leaflet « français » pour mieux comprendre les histoires des objets et des gens. C’est souvent émouvant, parfois drôle. En tout cas tellement humain. Un musée-concept à ne pas rater. Notez que vous pouvez envoyer vos objets pour augmenter la collection.

Musée d’art naïf – Musée d’art naïf : Sv. Ćirila i Metoda 3, Gornji grad Zagreb, Tel. +385.1.4851911 – www.hmnu.org
Presqu’en face des Cœurs Brisés, le petit musée d’art naïf est installé dans le palais Ratkay du XVIIIe siècle. Rapide à visiter, il mérite le détour car on y découvre une œuvre rare dite de l’école de Hlebine, où les artistes peignaient sur des plaques de verre. Ravissant et lumineux.

Le Musée Mimara – Musée Mimara : Rooseveltov trg 5, Zagreb –Tel. +385 1 4828 100 – www.mimara.hr
Du nom de son donateur Ante Topić Mimara, abrite une énorme collection d’objets d’art et de peintures de l’Antiquité au XIXe siècle. Raphaël, Poussin, Rembrandt, des collections d’ivoires, art de la table. Bref, un bric-à-brac d’œuvres. Deux bémols : la controverse sur la façon dont cette immense collection fut assemblée, la tristesse de ce musée qui souffre d’une scénographie et d’un éclairage minimum.

 Le Musée des Arts Décoratifs – MUO : Trg maršala Tita 10, Zagreb – Tel. +385 1 4882 111 – www.muo.hr
Le MUO installé dans un beau bâtiment signé Herman Bollé en 1890 couvrent trois étages et présente une large rétrospective des de styles : art gothique de Biedermeier à la Sécession Viennoise, artisanat croate, objets design, céramique, verre, fer forgé… tous les corps de métiers sont représentés. Signalons la présence d’un excellent restaurant (testé et approuvé) au sous-sol du musée.

BON À SAVOIR

Attention, si les restaurants et les bars de plus de 50m2 sont toujours non fumeurs, les petits bars de moins de 50m2 sont fumeurs !

SHOPPING

Epicerie KONZUM, ouvert de 8 à 21H – Il y en a plusieurs dans la ville, vous y trouverez une sélection de spécialités croates (gastronomie et vins) et aussi des produits internationaux moins intéressants.

 

 

La Croatie maritime

Si le mot Riviera rime à votre oreille avec Côte d’Azur sachez qu’il rime aussi avec Rijeka et Opatija, respectivement ville côtière et stations balnéaire de la Croatie du Nord sur la mer Adriatique. La comparaison ne s’arrête pas là. Mer et montagne s’entrelacent créant une myriade de sites uniques. Petites plages de pierres cachées au fond des baies, falaises abruptes, criques parfaites pour jeter l’ancre. On est loin de Zagreb

La belle place du théâtre de Rijeka en Croatie. ©jal

Voisine de l’Istrie – la région de Croatie la plus connue des Français -, le Kvarner se compose d’un littoral, d’île et de massifs dominés par l’imposant Velebit. Le climat unique et la puissance des marées créent une combinaison de bienfaits entre eau de mer et plantes aromatiques. Longtemps considéré comme une destination « santé », le Golfe s’ouvre au tourisme via les thalassos. Mais, grâce à l’excellence de sa cuisine, aux hôtels de qualité disponibles et aux innombrables croisières et randonnées dans le golfe, la région propose un séjour « mille découvertes » tout à fait justifié.

La jolie ville de Rijeka, capitale du Kvarner et sa prolongation « naturelle » Opatija, installées au fond du Golfe du Kravner sont fréquentées depuis toujours. La monarchie austro-hongroise et de nombreux rois et empereurs aimaient à y séjourner. Les artistes trouvèrent ici une inspiration particulière. Comment en effet rester insensible à la beauté et au luxe de l’architecture, à la prolifération de parcs et jardins, à l’omniprésence de la mer et au son de vagues, des cornes maritimes dans le port et des drisses des voiliers dans les marinas ?

La ville est jeune, elle bouge. De jour comme de nuit, il s’y passe toujours quelque chose. La culture est présente partout, elle est d’ailleurs nommée Capitale Européenne de la Culture en 2020 !  Elle abrite le plus grand port du pays. Soumise à ses influences méditerranéennes, elle a « appartenu » à sept pays différents durant le 20ème siècle. C’est dire si la ville est capable de résilience et cultive l’art de l’accueil.

Gastronomie

Le marché aux poissons de Rijeka. ©jal

Bord de mer oblige, le plat emblématique vient des eaux riches : les crevettes du Kvarner ont une réputation qui dépasse le Golfe. Autre spécialité issue de la terre cette fois : le mouton et l’agneau. Ces deux spécialités sont les plus populaires et chacun y va de sa recette « authentique ». Ajoutons une appétence et un savoir-faire pour le gibier. Côté végétal : les fruits des bois, les champignons, les marrons de Lovran. Et pour les vins, on nous parle ici du zlahtina de Vrbnik.

Avec ses champs de sauge, ses îles posées sur l’horizon, ses voiliers et ses excursions maritimes, ses plages et randonnées, ses musées et ses thalassos, cette portion croate a énormément à offrir. Il faudrait vous parler du parc national de Risnjak, de la Bora, un vent du nord puissant qui souffle depuis le Velebit, de Lopar sur l’île de Rab avec sa plage de 1500 mètres, de la stèle de Baska écrite en slave ancien. Sans oublier les vues époustouflantes sur la baie ou sur la montagne.

Promis, nous reviendrons pour faire le point sur toutes ces merveilles. Judith Lossmann


 

 


INFORMATIONS PRATIQUES

 

La paix et la beauté règnent sur Opatija. ©jal

OFFICE DU TOURISME CROATE EN FRANCE
37 rue des Mathurins – 75008 Paris – Tél. +33(0)1 45 00 99 55 – www.croatie.hr

AVANT DE PARTIR :

Acheter, feuilleter et annoter le Guide Simplissime Croatie, Éd. Hachette, ISBN : 9782017021476, 9,95€ – Parution le 15 mai

« Zagreb l’essentiel » d’Emmanuelle Bluman aux éditions nomades, qui nous a bien rendu service. www.editionsnomades.com

Y ALLER : 

La Compagnie aérienne nationale Air Croatia assure les vols quotidiens Paris/Rijeka à partir de 157 € (hors promotion et trafic intense) – www.croatiaairlines.com/fr – Un bémol : renseignez-vous sur le nombres de rangs de l’avion. Question de rentabilité certes, mais sur notre vol aller nous étions tellement serrés que le plateau-repas tenait à peine dans l’espace avec le siège devant. Heureusement, le vol dure 2H !

GUIDE

Ms Alenka Suljic-Petrc +38591 515 7444

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE :

Office du Tourisme de Opatija : 51410 Opatija, Marsala Tita 128 – Tel.+385 (0)51 271 310 – www.opatija-riviera.info

DORMIR À RIJEKA/OPATIJA

Hôtel Bonavia Plava Laguna – www.plavalaguna.com/en/hotels/bonavia

Le restaurant le Yacht Club à Opatija en Croatie. ©jal

MANGER À RIJEKA/OPATIJA

Restaurant Yacht Klub – www.yacht-club-opatija.com
Restaurant Municipium (juste à côté de l’hôtel Bonavia).

ACTIVITÉS À RIJEKA/OPATIJA

La forteresse de Trsat. Forteresse et sanctuaire avec une terrasse et vue splendide sur le Golfe de Kvarner.
De très belles photos à faire. On déjeune et dîne sur place. On prend aussi juste prendre un verre.

La visite du théâtre national de Rijeka
Où l’on retrouve tout l’art et toute la passion des Slaves pour les « choses » du théâtre et de la culture.

Voir de loin dans le port de Rijeka, le fameux yacht Galeb, symbole de la Yougoslavie de Tito !

Visite du musée de la Marine et de l’histoire du littoral croate. www.ppmhp.hr/en/

BON À SAVOIR

Attention, si les restaurants et les bars de plus de 50m2 sont toujours non fumeurs, les petits bars de moins de 50m2 sont fumeurs !

Irlande, flâneries dans la Boyne Valley, la vallée des mystères !

Au nord-est de l’Irlande, pas très loin de Dublin, s’étend une étrange vallée. Un lieu étonnant où les esprits de l’Ancient East semblent s’être longuement posés. Le temps de construire d’étranges tumulus, d’ériger des forteresses, de dessiner des silhouettes de vingt mètres de haut, de charrier les eaux d’une rivière née de la fuite d’un saumon hors d’un puits magique, de créer la fabuleuse légende de Sahmain devenue Halloween. Vous avez dit étrange !?…

Newgrange, le plus grand tombeau du néolithique
Brú na Bóinne, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (1993) se compose d’un ensemble de tumulus, mégalithes et enclos préhistoriques. Daté du néolithique, la tombe collective installée sous un tumulus aplati étonne par ses mesures, son état de conservation exceptionnel et son guide, probablement « branché » sur un autre monde en permanence.
Plus sérieusement, 80 mètres de large, 13 mètres de haut, soutenue par 43 piliers latéraux, le tombeau collectif laisse sans voix. On entre dans la chambre sépulcrale après avoir parcouru un étroit et long couloir de 19 mètres. Là, se découvrent des niches disposées en croix et des « cuvettes » pour recevoir ossements humains et offrandes.
Vu de l’extérieur, l’ensemble a la forme d’un large cercle aux épais murs de pierres sèches. Un « épais manteau » de végétation, de l’herbe rase, le recouvre entièrement. On voit encore les traces des pierres « levées » qui entouraient le cromlech. Il en reste 12 toujours debout. La plus photographiée est évidemment celle de l’entrée. Il faut dire que décorée par des spirales, dont le sens continue d’échapper au monde scientifique, elle est très belle et massive. Incontestablement, il émane d’elle, une aura minérale. Personne ne reste indifférent.
Allez la visiter et entrez donc dans la tombe le 21 décembre. Chaque année, c’est le seul jour où la chambre mortuaire est éclairée naturellement par le soleil pendant 15 minutes. Bien plus que pendant tout le reste de l’année. Ce qui fait penser aux scientifiques que Newgrange fut l’un des premiers observatoires astronomiques.

Les vestiges de Trim Castle, aujourd’hui au coeur du Festival Puca, dédié à Samhain (Halloween) – ©Office du tourisme.

Trim Castle
Sur les rives du fleuve Boyne s’élèvent les hauts murs du château de Trim. Il occupe 30 000 m2 et, est de ce fait, le plus grand château d’Irlande ! Érigé à la demande de Hugues de Lacy, lord de Meath, le château présente un surprenant plan de construction. C’est le seul connu sous cette forme cruciforme qui ressemble à la superposition d’un carré et d’une croix et comporte ainsi vingt angles. Trois étages, des tours de garde et des donjons, il mérite une visite accessible avec un guide. Hugues de Lacy vécu à Trim seulement deux ans, de 1172 à 1174 mais il passa de mains en mains. Il a été utilisé en 1994 pour les besoins du tournage de Braveheart, de Mel Gibson.
Le site de Trim, comme souvent au cours de l’histoire, a été choisi pour sa situation surélevée. Pourtant situé à quarante kilomètres de la mer d’Irlande, Trim était accessible par bateau en remontant la rivière Boyne, qu’il surplombait grâce à un gué.

Au pied de Trim Castle, une belle balade nautique permet de découvrir les trésors patrimoniaux de la Boyne Valley.©Boyne Valley Activities

Boyne Blueway
Nous vous avons déjà raconté comment est née la rivière Boyne. Une histoire incroyable de saumon prisonnier d’un puits qui avale des noisettes à lire ici. Plus prosaïquement, sachez que l’on peut faire une superbe balade sur la rivière. Depuis son centre, on vogue doucement entre les strates de l’histoire, jusqu’à faire une pause dans un lieu magique. Le Boyne Blueway est une belle étendue d’eau du pont d’Inchamore près de Longwood à travers la ville de Trim elle-même et jusqu’à Bective Mill. Que vous soyez amateur de pagaie ou intéressé par l’histoire et la beauté de la vallée de la Boyne, le Boyne Blueway est un incontournable pour tous les niveaux de compétences de pagayage, des débutants aux expérimentés.

Envie de fabriquer votre propre gin ?
Ça existe ! L’expérience vous est proposée par la Distillery Listoke Gin School. Et elle est étonnante. Imaginez, en 1h30 vous ressortez avec une belle bouteille à votre nom, certifié conforme par la maison et ab-so-lu-ment unique (sauf si vous suivez scrupuleusement les recettes, ce qui serait dommage, vous avouerez !).

Je résume un cours de fabrication de gin, à savoir une boisson obtenue à partir des baies de genévrier qui aromatisent de l’alcool éthylique.

1/ choisir majoritairement du genévrier mais aussi quelques autres : coriandre, cumin, fenouil, cumin, réglisse. Voilà pour le fond.
2/ Ajoutez des épices : cardamone, poivre, anis étoilé, tonka. Déjà, on obtient un produit différent de celui du voisin.
3/ Puis, personnalisez avec des saveurs : orange, pamplemousse, mandarine. Là, clairement la démarcation avec la « recette » du voisin se réalise.
4/ Osez le « truc » surprenant. Par exemple du sel !
5/ ajoutez de l’eau distillée et de l’alcool à 75°.
6/ on met le tout sous pression dans un alambic et l’on attend.

C’est là que c’est extraordinaire, surtout pour nous français habitués à attendre de longs mois et souvent des années avant de déguster un vin, le Gin est utilisable immédiatement.
Un « goûteur » assermenté goûte votre œuvre et vous délivre un label qu’il colle sur une belle bouteille à emporter chez soi. L’histoire ne dit pas si tous les gins ainsi nés sont bons… mais à coup sûr, ils sont uniques. Vous allez adorer cette activité très créative. Inutile de tout boire, le Gin vieillit bien et il est judicieux de consommer avec modération.

La Vallée de la Boyne vous réserve de très nombreuses belles surprises : les cairns, Hill of Tara, la ville de Drogheda, les Kells High, Melifont Abbey… c’est vraiment un endroit merveilleux où passer plusieurs jours. Vous nous raconterez…

 

__________________________________________________________________________________ INFORMATIONS PRATIQUES

Une rue de Drogheda…©Westcourt Hôtel.

Dormir à Drogheda
Westcourt Hôtel – 29 West St, Downtown Drogheda – Tél. +353 41 983 0965 – : http://www.westcourt.ie/
On a aimé ce charmant hôtel traditionnel installé en plein cœur de la ville. Idéal pour faire son shopping irlandais. Infos, réservation en ligne, tarif

Manger à Drogheda
Scholars Townhouse Hotel, King St. – Tél.+353 41 983 5410

Activités
Brú na Bóinne – Infos, réservations en ligne, tarifs : http://heritageireland.ie/visit/places-to-visit/bru-na-boinne-visitor-centre-newgrange-and-knowth/

Boyne Blueway – Excursion en kayak 50 €  – Aventures en kayak autoguidées 60 € – Visite médiévale flottante dans le temps 30/45 €
Watergate St, Townparks North, Trim – Tél. +353 86 734 2585 – www.boynevalleyactivities.ie/index.php/boyne-blueway/

Une expérience étonnante que celle de créer son propre gin, possible avec la Listoke Gin School. Listoke Gin School.

Listoke Gin School. Uniquement sur réservation. 95 € par personne, bouteille de Gin incluse.
Unit 9, Tinure, Tenure Business Park, Co. Louth – Tél. +353 41 214 5044 – www.listokedistillery.ie

 

Púca, le festival des origines d’Halloween

La planète entière s’est emparée d’Halloween. Très souvent réduite à sa version consumériste, elle est présente selon des codes orange, noir, citrouille, déguisement qui font le bonheur de tous les enfants, petits et grands, au soir du 31 octobre quand les esprits envahissent pour une nuit les rues de nos villes… Halloween, la véritable c’est autre chose… Halloween c’est l’Irlande païenne, l’Irlande de l’Est ancien dont les terres ancestrales sont mères, filles et sœurs de la légende fondatrice.

Finvarra, Púca, Boann, Morigan, les quatres visages de la transformation de Samhain.

Naissance d’un festival et renaissance des cultes païens celtiques
Pour la première fois, le 31 octobre prochain (2019), la Boyne Valley édite un festival exceptionnel nommé Púca pour fêter Halloween au plus près de l’esprit de l’époque. Les origines de cette fête, parmi les plus païennes du monde, se perdent presque dans la nuit des temps. On remonte à plus de 2000 ans. Toutes les fouilles archéologiques attestent de ce lieu comme de celui de la naissance d’Halloween. Mais quel était le rôle de ce rassemblement ? Mythe, légende, rite paysan, croyance ?

Avant d’être une fête du déguisement, des sorts ou des bonbons revue et corrigée par une Amérique bon ton, Halloween était, selon le folklore celtique, la fête de la fin de l’été, « Samhain », la saison des récoltes et le début de la nouvelle année. Une célébration importante du calendrier celte qui consistait à se rassembler autour de feux gigantesques, à se régaler des récoltes en écoutant de la musique, en chantant et en se racontant des histoires à faire peur quand l’obscurité envahissait les collines alentour…

Alors… Púca, le temps d’une seule nuit par an prenait vie !
Alors… Púca, changeait le destin de ceux qui la croisaient !
Mais qui est Púca ?
Qui sont Morrigan, Finvarra, Boann et les Hommes rouges ?

Le feu original embrassait en quelques minutes l’Irlande toute entière pendant la nuit de la Samhain, Halloween aujourd’hui.

Un peu d’histoire ancienne
Il semble que la ville d’Athboy ait été un centre important de cette tradition. Des manuscrits anciens disent que Tlachtga ou The Hill of Ward, était un site de grand rassemblement de Samhain. C’est là que l’on allumait le premier feu de l’année, le feu originel. Les autres villages à l’affût de la fumée, embrasaient un feu à leur tour et ainsi de suite. En quelques heures, d’Est en Ouest, toute l’île d’Irlande était gagnée par l’esprit de la fête, des moissons et des histoires.
Dans cette ambiance, – finalement la même qu’aujourd’hui, une tradition très vivante et durable en Irlande. -, il était aisé d’inviter les esprits des morts à se joindre aux monumentales réjouissances. Parmi les contes et légendes toujours en vogue, on raconte qu’à chaque Samhain, une foule d’êtres venus d’un autre monde, émergeait des ténèbres et se mêlait à la foule. Pour éviter d’être embarqué définitivement par les morts, on se déguisait comme eux pour ne pas être repéré.
Le festival de Púca propose, tout au long de trois nuits spectaculaires, une plongée dans l’esprit d’Halloween au travers des folklores, food, mythes, concerts, processions, promenades immersives, visites dans d’étonnants antres, performances artistiques.

Trois sites se prêtent à l’expérience…

Athboy : La colline de Ward (Tlachtga), enceinte cérémonielle majeure et l’un des premiers sites à accueillir Samhain, le lieu d’où émane la lumière de la nouvelle année. Ici, les traditions de Samhain se poursuivent sur l’ancienne colline.

Drogheda : Lorsque Púca reviendra, Drogheda accueillera Farewell to the Spirits, un immense défilé, un feu et un festin spectaculaires sur et autour de la rivière Boyne. Des lieux à travers la ville se joignent aux célébrations d’Halloween à Púca avec leurs propres concerts, pièces de théâtre et événements. Le 1er novembre, jour de la Toussaint, les esprits retourneront dans l’Autre Monde, laissant les habitants et les visiteurs en sécurité pour une autre année.

Château de Trim : Écrin s’il en est pour accueillir des illuminations spectaculaires, des plats locaux, des boissons et de l’artisanat, de la musique produites par certains des meilleurs musiciens d’Irlande. Sans oublier la procession enflammée et colorée qui accompagnent l’arrivée des esprits. Les esprits de Samhain justement. Revenons-y ? Qui sont-ils ?

Dès le jour tombé, ils pénètrent les lieux et les âmes de toute la profondeur de leur monde. Êtes-vous prêts à rencontrer de curieuses créatures, toutes révélatrices des différents aspects de Samhain à savoir la Lumière, l’Obscurité, le Mal (le méfait) et le Changement. Autant d’aspects montrés et célébrés durant le festival Púca. Quelles sont leurs histoires ? A quoi ressemblent-ils ? Comment se comportent-ils ? Existe-t-il des signes de leur arrivée dans notre monde ?

Finvarra, Púca, Boann, Morigan, les quatre visages de la transformation de Samhain.

Finvarra (la Lumière)1
Quand les dieux d’autrefois diminuèrent en puissance et en taille et se retirèrent dans le monde sous les monts d’Ireland, ils devinrent, ce qu’on appelle maintenant les fées. Pour survivre dans cette nouvelle forme ils avaient besoin d’un Dieu. Chaque tribu a élu un leader. Ce fut suffisant longtemps, mais les fées savaient qu’elles avaient besoin d’un grand roi, un roi pour tous les autres. Ne sachant qui choisir, elles se tournèrent vers le Dagdha, Dieu de la sagesse et de la force et dernier des anciens dieux à disparaître dans la boue. Il choisit Finvarra, qui jusque-là avait régné sur les morts dans le monde intérieur. Finvara a accepté, et est devenu le Grand Roi des Fées et des morts. Il était craint de tous. Roi grand et imposant, la tête ornée de bois et de cornes, le visage stoïque et solide comme taillé dans du bois, Finvarra avait le corps couvert des peaux de bêtes vivant dans les collines et les forêts. Pour la nuit de Samhain, il sort, accompagné d’un son de cloches obsédant qui appelle tout le monde à le suivre. Finvarra est lent et fort. Il contrôle les sujets les plus indisciplinés, en exultant un puissant hurlement de colère guttural capable de tuer quiconque se conduirait mal. Évitez donc de vous faire remarquer !

Púca (le Changement) 1
Méfiez-vous des cheveux noirs et des yeux dorés. C’est le meilleur conseil à entendre. Si vous êtes désorienté par le feu follet, affamé et désespéré dans le noir, réfléchissez à deux fois avant de monter sur le dos de ce cheval ! Si vous entendez des grondements dans la forêt et les grognements d’un chien, ne vous arrêtez pas pour vérifier s’il est amical ! Si vous apercevez un chat plus grand que la plupart, traversez la route, faites demi-tour, rentrez chez vous et cachez-vous ! Si vous êtes aidé dans vos travaux quotidiens, n’offrez pas en retour de fils fins. Acceptez l’aide avec courtoisie et ne dites rien, jamais des cheveux noirs et des yeux d’or. Car c’est la Púca et elle change sa forme selon son bon vouloir ! Elle apporte la chance ou la maladie à quiconque de son choix et n’a pas à se justifier !
La Púca est couverte de longs cheveux, la matière dont elle est faite. Elle peut avoir plusieurs têtes et membres, des cornes et des griffes. Elle peut être grande, elle peut être petite. C’est elle le changeur de forme ! Elle se déplace dans une foulée rythmique et hypnotique. Ses mouvements changent en permanence. Elle passe d’un saut très énergique à un mouvement bas et oscillant. Légère et rebondissant, elle traverse le paysage. Ses cheveux bruissaient constamment. Elle est difficile à cerner, c’est une énigme et vous ne pourrez pas quitter des yeux ! Attention, vous ne saurez jamais quelle forme Puca pourrait prendre, alors quand une collection de créatures surdimensionnées aux cheveux noirs et aux yeux dorés commence à marcher vers vous, supposez qu’elle pourrait être l’une d’entre elles. Bonne chance !

Boann (l’Obscurité) 1
Autour du puits au cœur de l’Irlande se trouvaient neuf noisetiers desquels sont tombées neuf noisettes, directement au fond du puits, là où vivait un saumon. Aucune noisette n’a flotté. Elles sont tombées au fond et le saumon s’est dit qu’il devait les manger. Ce qu’il a fait ! Or, à l’intérieur des noisettes se trouvait l’intégralité de toutes les connaissances du monde. Et cette Connaissance était maintenant dans le cœur du Salmon. C’est comme cela qu’il s’est rendu compte qu’il vivait dans un puits, sans aucune possibilité d’en sortir un jour. Il se trouve que s’occuper du puits relevait des fonctions de la divinité Boann. Elle s’ennuyait et a donc commencé à taquiner le puits. Le puits offensé a répondu en augmentant ses eaux, emportant Boann dans un torrent d’eau bouillonnante et …libérant le saumon de la Connaissance dans le monde. Ainsi Boann est devenu la rivière Boyne.
Boann a la tête d’une vache blanche, apparemment tissée à partir du saule poussant le long de ses rives. Son corps est composé des roseaux de ses bas-fonds et son cou serré dans une bande d’écorce de noisetier. Il émane d’elle une douce lumière rougeoyante.
Boann était autrefois une divinité et elle se tient avec la grâce de son rang. Elle agit avec royauté. Ses mouvements sont ceux d’une rivière large et douce, coulant d’un côté à l’autre. De temps en temps, elle se lance dans une spirale ondulante, comme si l’une des neuf noisettes tombait dans ses eaux.
Boann est représenté par le feu de Samhain. Elle brille avec le feu et le saumon brille avec Boann. Ensemble, ils bondissent quand elle bouge, signalant à tous que la déesse de la Boyne est arrivée !

Finvarra, Púca, Boann, Morigan, les quatres visages de la transformation de Samhain.

The Morrigan (le Mal) 1
Morrigan est la seule qui peut influencer le cours de la bataille. C’est elle qui peut choisir un favori, sortir et se battre sur son cheval noir pour vaincre l’ennemi de son favori. C’est aussi elle qui déclare la mort. Sous sa forme de corbeau, elle se reposera sur un mur, un toit ou une pierre de jardin pour proclamer la disparition de ses habitants. Elle dirige une armée d’âmes spectrales défigurées et désordonnées. Elle est leur commandant et les chevauche la nuit pour hanter et terrifier. Sa horde sauvage et hurlante déchire le ciel nocturne. Mais que recherchent-ils ? Des individus imprudents qui ne réalisent pas qu’ils sont chassés hors de leur parcours et une fois attrapés, qui sont conduits dans l’autre monde, celui de Morrigan, pour y être tourmentés et torturés.
On reconnaît Morrigan à son bec coriace, à son visage sombre orné de plumes noires irisées. Autour de son cou, de sa taille et de ses poignets sonnent des bracelets composés d’un assortiment d’os. Des plumes noires dépassent de ses épaules et de son dos tandis que ses mains endurcies se terminent par des doigts tordus comme des brindilles.
Morrigan se meut à une vitesse irrégulière. Elle est remplie d’une énergie brûlante, prête à se recharger à tout moment. Ses actions sont comme des oiseaux – courtes et nettes. Quand elle ralentit pour un mouvement, ses pas sont déchiquetés et brisés. Morrigan est aussi une créature sournoise. Elle offre ses faveurs d’une main pour les reprendre de l’autre. Pour le plaisir du jeu !
On sait que Morrigan arrive quand les silhouettes des corbeaux envahissent les lieux. Avec sa horde d’ombres et de créatures déformées, Morrigan est difficile à manquer ! Tous aux abris !

The Red Men (la Sottise) 1
Quant aux Hommes rouges comme le dit le poème « My dear god, not the Red Men ! » Leurs corps gras et trapus sont recouverts d’un tissu rouge viril. Leurs visages cochons, ressemblant à des rats, sont couverts de cheveux longs et rebelles. Leurs queues minces et méchantes leur servent de fouets. Leurs têtes sont amovibles ! Avec leurs langues trop longues, ils sont terriblement dérangeants ! Au début, les hommes rouges semblent idiots, se déplaçant frénétiquement, mettant en valeur leurs talents acrobatiques. Mais ensuite viennent les farces et les sauts, les coups de pied, les poussées et vous réalisez que vous ne les voulez pas près de vous. Mais malheureusement, Samhain est la nuit où ils donnent leur spectacle. Les hommes rouges aiment le feu, aussi imprévisible qu’eux. Ils aiment la musique, surtout celle qui devient de plus en plus folle. Ainsi, lorsque les torches sont allumées et que la musique est jouée, vous reconnaissez les hommes rouges sur leur chemin.

1- Source : The symbolic beings of Samhain by Dr.O.Bishop

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L’Irlande de l’Est, terre ancestrale d’Halloween.

L’an dernier, nous avions été conviés à une conférence de presse du Festival naissant sans pouvoir le tester. Cette année, pour des raisons sanitaires, il est annulé et reporté à sa version 2021. Toutes informations, réservations sur www.pucafestival.com

L’année dernière, lors du premier festival de Púca, des milliers de personnes se sont rassemblées dans des endroits à travers Meath et Louth pour célébrer l’Irlande comme le berceau original de l’Halloween avec un programme d’événements comprenant de la musique live et des performances, des installations lumineuses et une reconstitution de l’éclairage symbolique le Samhain tire sur la colline de Ward. Cette année, en raison de restrictions, les célébrations seront virtuelles avec la diffusion d’un enregistrement de l’allumage des incendies de Samhain le 31 octobre et une campagne de médias sociaux axée sur le contenu pour raconter l’histoire des origines d’Halloween dans les traditions irlandaises et celtiques.

Samedi 31 octobre 2020  à 21H, suivez l’évènement sur la page : https://www.facebook.com/events/354395725980712/

« Nature in first » sur les îles Féroé

Les îles Féroé*… à moins de trois heures de vol de Paris avec la liaison Atlantic Airways !? À vous, la beauté majestueuse de cet archipel vierge dont le style de nature est à mi-chemin entre le continent et l’Islande. Je ne prétends pas que vous saurez tout des Féroé en quelques heures mais vous en saurez assez pour avoir envie d’y revenir. Cascades, immenses étendues vertes, cieux lumineux, maisons aux façades peintes, gens charmants… Cette destination a tout d’une grande ! Exploration…

Les façades de Torshavn, la capitale des Féroé. ©Judith Lossmann

Mystérieuses îles Féroé
Un saut de puce en avion… Apparaissent à l’horizon les côtes escarpées et les immenses falaises chapeautées de vert en été et de blanc en hiver des îles Féroé. Les îles Féroé c’est un peu comme un dessin animé ou un conte de Noël. Dès la première seconde vous entrez dans un autre monde, feutré, doux, différent, coloré. Un lieu ? Des lieux magiques où ne résonnent que le souffle du vent, le chant des oiseaux, les cris des goélands et autres « huitrier pie » aux pattes roses et au long bec rouge (des pies de mer mangeuses d’huîtres). Parfois un moteur de voiture ou le sillage d’un avion rappelle que ces terres sont habitées par d’autres bipèdes que soi-même mais c’est rare. Il est si facile de se croire seule, seul au monde dans ces territoires à la végétation basse, voire absente – pas autant qu’en Islande cependant -. La majesté des îles vient de leur emplacement entre ciel et mer, entre vert et bleu, entre terre et nuages. Des espaces suspendus, souvent vertigineux ponctués par des cascades immenses sorties de nulle part entre deux mastodontes rocheux, là-haut… tout là-haut.
Les îles de l’archipel sont reliées entre elle par des successions de tunnels. Rien de visible. Rien n’est abîmé. La nature est reine et règne en maîtresse absolue. Son omniprésence en fait une sorte de déesse magistrale. Qu’il est bon de se plonger dans les sentiers à flanc de falaises pour se perdre dans ses méandres. Ça vous fait des papillons dans le ventre comme si vous alliez à un rendez-vous amoureux.

Aux Féroé, la cascade de Mulafossur est la plus photographiée. Elle plonge dans l’océan 612m plus bas ! ©Judith Lossmann

Des ogres, des lilliputiens et une cascade
À peine descendu de l’avion, on saute dans une voiture de location et l’on part visiter Gásadalur (La Vallée des Oies dans le texte), un village férogien typique. Vous aimerez les toits végétalisés, les constructions enfouies sous des tonnes de terre, les belles couleurs des façades, les nobles matières des matériaux de construction et… l’extrême propreté. En passant à proximité de ces maisons basses vous vous sentiez comme des ogres face à l’étroitesse des portes. Une interrogation s’imposera à votre esprit : comment entrer à l’intérieur ?
Le charmant village de Gásadalur, proche de l’aéroport sur l’île de Vagar est l’endroit idéal pour s’immerger dans l’esprit des îles. Une courte randonnée vous conduira au sommet – c’est rare – de la plus haute et impressionnante cascade de l’archipel. Attachée à Gásadalur, c’est sans aucun doute la plus photographiée des îles. Son nom : Mulafossur waterfalls. Avec en fond d’image, les montagnes d’arrière plan, elle se déverse de toute sa hauteur (612m) dans l’océan. Un endroit hallucinant de beauté quand l’herbe est verte et le soleil au couchant. Vous aurez bien du mal à quitter cet Éden nordique et votre minuscule état de lilliputien ! Plus loin, vos sens émoustillés par tant de beauté vous stopperont net devant le village de Bøur au cœur d’un magnifique fjord présent sur la route pour Tórshavn, la capitale.

Le quartier alternatif et chic de Tinganes affiche ses étonnantes couleur charbon et carmin. ©Judith Lossmann

Au début était Tinganes…
Les villes ressemblent plus à ces villages des contes de fées et de lutins qu’à des métropoles polluées et polluantes. C’est tout le charme des petites bourgades des Féroé… Même la capitale, Tórshavn, n’échappe pas à la règle. Bien sûr, elle est un peu plus peuplée (20.000 habitants tout de même) mais il faut absolument voir les ruelles et petites rues de son cœur historique nommé Tinganes, habité dès le 4ème siècle. Dans ce quartier résidentiel, on verra Munikastovan, la très belle « résidence des évêques ». Datée du 15ème siècle, il s’agit de la plus veille maison des Féroé. Ce quartier de Tinganes est devenu le lieu branché de la ville. Habité surtout par des artistes locaux : cinéaste, musicien, peintre, architecte qui ont su, ensemble, redonner toute sa beauté à ces anciennes maisons de bardeaux noir geais !
Autres caractéristiques des îles Féroé et de la capitale : la propreté. Rien ne dépasse. Il ne viendrait à l’esprit de personne de jeter ses papiers dans les rues. Le silence et le respect sont de véritables invitations à la déambulation et aux découvertes architecturales.

 

Trois mots d’histoire et de géographie
L’origine de la population, des marins rudes à la tâche, des femmes courageuses et souvent seules, a obligé la population à l’adaptation permanente dans un climat rude (il fait 10°C en juillet), avec des ressources limitées.
Les îles Féroé sont un archipel indépendant appartenant à la Couronne Danoise. Sous domination danoise depuis des lustres, la population devra attendre la fin de seconde guerre mondiale pour avoir, enfin, le droit de parler sa langue ! Aux îles Féroé, le style de vie est résolument celui des pays du Nord. Discret, chacun chez soi mais volets et rideaux ouverts pour être visibles de tous et prouver que l’on ne fait rien de répréhensible. Un tout petit pays qui survit avec la pêche, le saumon et le tourisme naissant.

Les anciennes maisons de Koltur en cours de restauration. Les Féroé possèdent beaucoup d’exemples de ce type d’architecture. ©Judith Lossmann

Excursion à Koltur
Quinze minutes de vol en hélicoptère, survol de Koltur inclus et l’on pose le pied sur cette île posée à trois jets de lance de Tórshavn. Une île d’une beauté farouche mais qu’est ce qui ne l’est pas ici, dites-moi !? Une île qui se visite à pied, seulement habitée par deux personnes, un fermier et sa femme qui vivent seuls ici au milieu d’une végétation battue par les vents et les embruns. Là, une minuscule plage de sable blanc borde une eau de mer dont la couleur vous transporte aux Fidji. Là-bas, les restes d’un ancien village férogien en cours de rénovation. Trois quatre bâtisses ancestrales, exemples de la vie spartiate vécue par les familles dans cette lande pendant des siècles. Des maisons à louer pour une expérience de « tourisme » loin des codes. Ruisseaux, petits ponts de bois, collines, moutons et chèvres, quelques toits bas, noyés au milieu du vert et autour une mer moutonnante sous les assauts des vents du Nord. Objectif de la randonnée, gravir les 477 mètres de l’unique colline. Au bout d’une heure de marche, on est récompensé par le spectacle grandiose des falaises tombant à pic de l’autre versant.

 

Un plat traditionnel, qui nous demande une certaine tolérance culturelle : la baleine séchée. ©Judith Lossmann

En réponse à ma question, Bjorn Patursson et sa femme, un couple au cœur grand comme ça, me répond ne jamais vouloir vivre ailleurs qu’ici. Même si un jour, ils le savent, il faudra laisser sa place ! C’est chez eux que nous déjeunons. Dans l’absolue sérénité d’une maison confortable, bien chauffée, dotée de toute la modernité. Sur la longue table, une kyrielle de petits plats. Des légumes, des fruits. Des pommes de terre. De la viande. Celle des chèvres de l’île. En ragoût. Des produits laitiers dont un fromage au lait des mêmes chèvres. Délicieux frais ou plus sec. Une viande noire comme du charbon. De la baleine ! J’ose. La tradition veut qu’on la déguste sur un morceau de pomme de terre cuit à l’eau avec sa propre graisse. Que dire ? C’est vraiment bon. En fait, c’est la graisse qui a du goût. Évidemment, il y a le saumon. Élevé ou pêché au large, il ne supporte pas les transports. Inutile d’en chercher ailleurs que sur les Féroé vous n’en trouverez pas. En revanche, sur les îles, le saumon est à toutes les sauces. En boisson du vin, de la bière et des infusions de plantes. Beaucoup de baies polaires et du sureau. Un délice. Nous quittons à regret nos hôtes pour partir tenter une expérience en haute mer.

 

 

 

Depuis la mer…
Immergés dans des combinaisons total look orange, casqués, lunettés, nous voilà agrippés aux cordes de sécurité d’un bateau de compétition. Le soleil brille. Le temps est radieux. Le ciel est bleu. Nous sommes début juillet et à seize heures, il fait un bon 13°C. Quand le bateau va prendre de la vitesse, ça va cailler… et mouiller. Après une course folle sur le sommet des vagues, à rebondir comme des pantins sur des blocs de béton, nous touchons un long ponton cheveux et visage douchés, le sel sur les lèvres. Nous ne marchons plus trop droit mais nous trouvons tout de même le chemin de cet adorable café niché dans un coin du port. Et là, moment de délice, à l’abri des éléments, dégustation d’une boisson bien méritée avant de repartir à l’assaut de l’océan, découvrir des falaises, des grottes, des nichoirs de macareux escarpés. Des criques et autres trésors visibles depuis la mer uniquement.

Souper à minuit à la lumière du jour
Je ne vous décrirais pas par le menu le menu justement. Celui servi par d’autres fermiers/récoltants/éleveurs, lesquels, comme nos amis du déjeuner, nous reçoivent à leur table d’hôtes en grande pompe. Sachez qu’ils ont gagné le Nordic Food Destination en 2017. La vaisselle est belle, le service est parfait. Anna et Oli n’en sont pas à leur coup d’essai et leur mécanique est parfaitement rôdée. Elle en cuisine. Lui assure le show, sert et ouvre les bouteilles. On mange délicieusement, copieusement des plats traditionnels et des viandes élevées sur leurs terres.

Le soleil de minuit illumine la table. ©Judith Lossmann

Mais, ce que l’on retiendra surtout de cette expérience c’est l’emplacement de leur maison. En face de l’île de Koltur, séparée par un bras de mer assez large, la maison est accrochée au flanc d’une falaise escarpée. La vue depuis la terrasse est époustouflante, elle peut même donner le vertige. Il est près de minuit quand nous attaquons les fromages et le dessert. Le soleil n’est toujours pas couché. Il ne se couchera pas, bien décidé à nous accompagner non stop dans notre expérience de nuit sans noir. Bien sûr, il décline et pare tout alentour de ses couleurs jaunes orangées. Parfois des traits vert amande ou jaune acide font penser à des aurores boréales mais, dommage, nous sommes bien trop au Sud. Le spectacle est somptueux. Assise en bout de table, je ris d’être gênée par ce soleil qui continue à m’éblouir à minuit passé !

Avant de tirer ma révérence
Qu’il est surprenant et peu naturel de rentrer à 1h30 du matin dans sa chambre d’hôtel quasiment aussi lumineuse qu’en plein jour. Installée au rez-de-chaussée, j’ouvre la fenêtre en grand. Qu’est ce que je risque à part le bonheur de voir la nuit le plus courte de ma vie. Il va faire presque nuit noire pendant …20 minutes. Loupé ! Je m’endormirais avant envahie par les images de toutes ces beautés. Décidément, aux îles Féroé, on vit sur un autre rythme. Celui imposé par la présence omniprésente d’une nature qui a encore voix au chapitre. Coup de cœur ! Judith Lossmann

 

* Note à lire à l’attention de ceux qui nous accuserons de chroniquer une destination où l’on massacre les dauphins.

INFORMATIONS PRATIQUES

ALLEZ AUX ÎLES FÉROÉ

Atlantic Airways, l’une des flottes les plus jeunes d’Europe.

Avec Atlantic Airways. Trois vols directs par semaine Paris CDG/Vagar. Lire notre article pour tout savoir sur cette compagnie aérienne, l’une des plus jeunes flottes d’Europe. www.atlantivairways.com

 

 

 

 

VOUS PRENDREZ BIEN UN KAAFÉ AUX FÉROÉ ?

Café Paname, le café/restaurant/librairie branché de la capitale

Bien sûr, au café Paname, ouvert depuis deux ans par Karina et Niels, lequel a travaillé à Paris, en a rapporté des souvenirs et l’envie de prolonger ses souvenirs en le nommant Paname et aussi pour importer un peu de l’esprit « français » dans les rues de Tórshavn. A la fois librairie, café, bar à vins, restaurant, vous aimerez la déco très « récup ». L’endroit idéal pour prendre la température intérieure et s’adapter au style de vie locale en se régalant d’un cheese cake maison à se rouler sous la table. Depuis la petite et très discrète terrasse, vous aurez un point de vue sur la ville et le ciel.

 

 

 

 

MANGER AUX ILES FÉROÉ
La gastronomie est très copieuse et le rythme naturel d’un repas s’organise autour de 8/9 plats comprenant viandes et boissons fermentées.

  • Restaurant KOKS** au Michelin – Je ne l’ai pas testé mais la tradition culinaire semble y être porté à ses plus hauts sommets. Si vous y aller, dites-nous ce que vous en pensez… Frammi við Gjónna, Leynavatn, Îles Féroé – Téléphone : +298 333999 – Réservations : koks.fo
  • Restaurant BARBARA FISH HOUSECelui-ci, installé dans une minuscule ruelle de Tórshavn, vaut le détour tant sa décoration très roots que par son excellente et copieuse carte. Absolument irrésistible et abordable vous y trouverez des noms de plats aussi étranges que Royktur Laksur, Surromi (saumon fumé et crème aigre) ou Jomfrùhummari (langoustine). Des plats parfaitement maîtrisés en cuisine où on les prépare depuis 1865 ! www.barbara.fo
  • Déjeuner sur l’île de KOLTUR
    Nos amis de Koltur Bjorn Patursson et son épouse reçoivent sur réservation. Voir avec l’Office du Tourisme avant votre départ, c’est plus prudent ! A fortiori si vous souhaitez déjeuner.
  • Un dîner chez l’habitant
    Anna et Oli Rubeksen – anna-r@olivant.fo – Tel. +298 216026 – Facebook : Heimablindni hja Onnnu & Ola Rubeksen

DORMIR AUX ÎLES FÉROE

Près d’une heure du matin aux Féroé… ©Judith Lossmann

Les hôtels ne sont pas légion. L’archipel des Féroé s’ouvre tout juste au tourisme.

  • Nous avons testé avec bonheur un hôtel sis un peu en dehors de la ville. Hyper clame, il bénéficie d’une vue sur mer sublime, tout en arc de ciel et imprenable. Le petit déjeuner est tout à fait correct et ils ont des laits végétaux. Hôtel Foroyar**** wwww.hotelforoyar.fo
  • En construction au moment de notre reportage (juillet 2019), un Hilton Garden Inn devrait ouvrir en juin 2020 et proposer ses 130 nouvelles chambres.
  • Hôtel Planta (en construction également). Vérifier sur internet, nous n’avons pas eu plus d’informations sur les capacités de cette chaîne danoise d’hôtellerie.

ACTIVITÉS
Visite de Koltur en hélicoptère. S’adresser à l’Office du Tourisme avant votre départ.

Partir visiter Koltur en bateau ou en hélicoptère. ©Judith Lossmann

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ET L’IMMOBILIER ALORS ?
Si vous avez envie de vous installer ici sachez que l’immobilier est très – très – très cher. Autant qu’à Paris ou presque. Dans le très recherché quartier de Inganes, les petites maisons valent de 3 à 5 millions de DKK. Dans les petits villages alentours il faut compter 1,5 à 2 millions. Même pour un salaire moyen mensuel de 25000 DKK ça fait lourd à investir. Pas de location, ce n’est pas dans l’usage des traditions férogiennes.

À PROPOS DES ÎLES FÉROE
Lire Barbara (d’où le restaurant conseillé plus haut tire son nom)
Voir : Le fils de l’attrapeur d’oiseaux / Birds Catcher, un film tourné aux Féroe.

Rias Baixas, le Fefiñanes Palacio se visite et se déguste !

Fondée en 1904, la Bogeda Fefiñanes Palacio à Cambados est l’une des plus anciennes de l’appellation Rias Baixas. Érigés par Gonzalo Sarmiento Valladares, vicomte de Fefiñanes en 1647, les bâtiments d’inspiration Renaissance italienne sont, depuis le XVIIe siècle, associés à la production de vin.

Rias Baixas, Cambados

Les vignes hautes de Fefinanes Palacio. Appelation Rias Baixas à Cambados. ©JL

Ce sont les actuels propriétaires, Joaquina Armada et Miguel Gil qui fondèrent la cave dans les années 1910/1920 avant de créer la marque en 1928. Ici, les vignes centenaires, deux hectares à peine sont adossées au domaine. À cause de l’humidité ambiante et de l’influence de l’Atlantique si proche, les raisins sont élevés en hauteur comme à Madère ou aux Açores. Bien entendu, toute la quantité de raisins nécessaire à la production de 150.000 bouteilles est achetée aux viticulteurs de la région de Cambados. Un coin de terre où environ 6500 viticulteurs exploitent de toutes petites parcelles traditionnelles. 23386 au total ! C’est dire si les 4000 hectares du vignoble Rias Baixas sont très morcelés.
On raconte que certaines récoltes entrent toutes entières dans le coffre d’un seul véhicule. Chaque viticulteur apporte lui-même ses précieux grains au domaine au jour et à l’heure dite.

Appellation Rias Baixas

Petit à petit, le domaine devient une référence tant en termes de patrimoine que d’appellation Rias Baixas. les spécialistes la décrivent comme des vins au style pur et austère dotés d’une certaine acidité en bouche. Fefiñanes aime diversifié sa production et a récemment introduit des élevages longs sur lie, en cuve d’acier et en fûts. Résultat, la gamme s’agrandit et se diversifie.

Albarino, 1583, Fefiñanes III Ano, Armas de Lanzos

En entrée de prix on trouve un Albarino de Fefiñanes (autour de 12€), une valeur sûre, un blanc des Rías Baixas sur lequel on peut compter. Suit, en montée de gamme, le célèbre 1583, un vin fermenté en barriques de chêne français (seulement 7000 bouteilles à 22€ pièce environ). Pour un vin de garde, on choisira un Armas de Lanzos ou un Fefiñanes III Ano autour de 35€ la bouteille.

Le Palacio de Fefiñanes est l’un des domaines très représentatifs de D.O. Rias Baixas. Les amateurs de vins comme les amateurs d’architecture, de belles et bonnes choses, de savoir-faire sauront apprécier une visite avec ou sans dégustation.

 


 

INFORMATIONS PRATIQUES

Plaza de Fefiñanes, s/n 36630
Cambados
Teléfono: 986 54 22 04
fefinanes@fefinanes.com
www.fefinanes.com

 

 

 

 

 

 

Vueling

Accueil chaleureux de Vueling

 

Y allez ?

Avec Vueling, à partir de 27,99€ – https://www.vueling.com/fr/villes/vols-moins-chers-a-destination-de-saintjacquesdecompostelle

Puis voiture de location ou taxi jusqu’à Cambados.

TAXI à St Jacques de Compostelle

Taxi Travel José Manuel – Tél. 659 26 22 88

 

 

 

 

DEJEUNER (EXCELLEMMENT BIEN) À CAMBADOS
Nous vous conseillons un excellent restaurant au coeur de la petite ville, à 3 minutes à pied en sortant du Palacio. Il s’agit du Restaurant A FONTE DO VINO. Ils servent de copieux et ab-so-lu-ment délicieux tapas. Terrasse ombragée. Servic eun peu lent ça tombe bien, il faut prendre son temps. tout ce que l’on mange est ultra frais et ultra bon.  Nous n’avons pas pu venir à bout et les aurions volontiers emporté avec nous si nous n’avions pas pris l’avion pour rentrer… Rien que pour ce restaurant je reviendrai…

A Fonte Do Vino, www.pepaaloba.com – pepaaloba13@gmail.com – Tél. 693 610 181 – Le patron s’appelle Alvaro Fernandez et il est au top !

 

tapas, aquelarre, cambados

Exemples des tapas du restaurant : A Fonte do Vino à Cambados. ©JL

 


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