mardi 4 août 2026

Château des Tesnières : là où la gastronomie devient émotion

À Torcé, près de Rennes, le Château des Tesnières ne ressemble pas tout à fait aux autres demeures de prestige. Bien sûr, il y a un parc majestueux, des suites inspirées de grandes figures féminines de l’histoire et une collection d’art remarquable. Mais la véritable raison de venir jusqu’ici se trouve dans l’assiette. Une cuisine poétique, sensible et profondément personnelle qui transforme un simple repas en voyage intérieur.

Un château breton qui raconte une histoire

À quelques kilomètres de Vitré, au bout d’une longue allée bordée de verdure, le Château des Tesnières apparaît comme une silhouette sortie d’un autre temps. Construit au XIXe siècle dans un style néogothique, il a connu plusieurs vies avant de renaître sous l’impulsion de la famille Dartnall-Du Plessis.
Depuis 2021, cette demeure de près de 750 m² entourée d’un parc de six hectares accueille les voyageurs en quête d’une expérience différente.
Ici, le luxe n’est jamais ostentatoire. Il se glisse dans les détails. Dans le silence d’un salon. Dans le parfum des roses anciennes. Dans la lumière qui traverse les hautes fenêtres. Dans la sensation de ralentir enfin. Au loin, un TGV traverse parfois le paysage. On l’entend. On le voit quelques secondes. Puis il disparaît derrière les arbres. Comme un rappel discret que le monde continue sa course tandis qu’ici le temps semble s’étirer.

l'allée boisée conduit au chateau des Tesnières

L’allée boisée conduit au Château des Tesnières — le château dans son écrin de verdure — et apparaît le Château des Tesnières dans son parc de 6 hectares où se mêlent arbres centenaires, pelouses et jardins d’inspiration romantique.

Un univers entièrement dédié au féminin

Dès l’entrée, une chose surprend. Le château possède une identité très marquée. Tout ici rend hommage à des femmes qui ont laissé leur empreinte dans l’Histoire, les légendes ou les mythologies. Les six suites portent ainsi les noms de la reine Anne de Bretagne, de Schéhérazade, de l’impératrice Cixi, de Mumtaz Mahal, de la reine de Saba ou encore de Yama et Thida Mandalay. Chaque chambre est pensée comme un décor. Un voyage. Une évocation.
Les amateurs d’intérieurs épurés pourront trouver l’ensemble foisonnant. Les meubles anciens, les objets rapportés des quatre coins du monde et les références historiques composent un univers riche, parfois théâtral. Mais cette profusion raconte quelque chose. Elle traduit la passion de sa propriétaire pour les voyages, les cultures et les récits.

chambre de luxe dans le style art indien.

La suite Mumtaz Mahal célèbre l’Art Indien. Une chambre inspirée du Taj Mahal où chaque objet semble prolonger l’histoire racontée par la célèbre conteuse perse.

Le véritable trésor des Tesnières : la table

Pourtant, soyons honnêtes. On ne vient pas aux Tesnières uniquement pour dormir dans un château. On y vient surtout pour manger. Et même davantage. Pour vivre une expérience gastronomique rare. À la tête du restaurant Mosaic, Chantel Dartnall a imaginé une cuisine qui dépasse largement la simple démonstration technique. Chaque plat est précédé d’un texte. Une confidence. Un souvenir. Une émotion. Une histoire personnelle. Avant même la première bouchée, le voyage commence par les mots. La démarche est singulière. Et particulièrement touchante.
Une simple carotte devient ainsi le prétexte à évoquer les cuisines de nos grands-mères. Une fleur d’hibiscus nous entraîne vers l’Afrique. Une langoustine bretonne dialogue avec des herbes, des racines et des infusions inattendues. On ne déguste plus seulement un produit. On découvre un récit, et cette approche donne à la cuisine une dimension presque littéraire. C’est probablement ce qui rend cette table si mémorable.

Oeuf parfait.

Oeuf parfait. En bouche, une explosion de saveurs ! ©JAL

Peut-on encore être surpris à table ?

Au Château des Tesnières, en Bretagne, la réponse arrive sous la forme d’un élément parmi les plus banals… une carotte. Je ne m’attendais pas à cela. Bien sûr, je savais que le restaurant Mosaic possédait une réputation internationale. Je savais que la cave faisait rêver les amateurs de grands vins. Je savais aussi que le château était devenu l’un des lieux gastronomiques les plus singuliers de Bretagne. Mais je ne m’attendais pas à être arrêtée par une simple carotte.

Avant d’arriver dans l’assiette, le plat est présenté par quelques lignes. Une confidence. Un souvenir. Une histoire de cuisine familiale. Et soudain, ce qui n’était qu’un légume devient une mémoire. Peut-être est-ce cela qui m’a surprise ?

Il y a une quinzaine d’années, lors d’un voyage de presse à Londres, j’avais découvert chez Nobu une approche de la gastronomie inspirée de l’esprit du Kaiseki japonais : un repas pensé comme une succession d’émotions plutôt que comme une accumulation de plats. Depuis, j’ai fréquenté de nombreuses tables gastronomiques. Certaines étaient brillantes. D’autres spectaculaires. Mais rares sont celles qui m’ont redonné cette sensation de découverte.

Aux Tesnières, j’ai retrouvé quelque chose de cet esprit. Non pas une cuisine japonaise. Ni même un Kaiseki. Mais cette même volonté de raconter une histoire plutôt que de démontrer un savoir-faire. Et soudain, oui. La surprise redevient possible.

Assiette blanche présentant carpaccio de St Jacques et asperges blanches nouvelles.

La parfaite entrée délicate : carpaccio de St Jacques et asperges blanches nouvelles. L’un des plats emblématiques du restaurant. Une création qui transforme une simple association en expérience gastronomique et émotionnelle. JAL

Les accords sans alcool : une vraie découverte

Voilà sans doute l’une des plus belles surprises du séjour. Alors que beaucoup d’établissements considèrent encore les boissons sans alcool comme un simple complément, les Tesnières leur accordent une place centrale. Infusions de fleurs. Mélanges botaniques. Préparations à base d’hibiscus, de gingembre, de légumes ou d’épices. Chaque création est pensée comme un véritable accord gastronomique. Loin d’être un substitut au vin, ces boissons racontent leur propre histoire et participent pleinement à l’expérience. Une attention rare. Et particulièrement bienvenue.

cafetière Cona avec un mélange de légumes et des plantes et de fleurs.

Jus réalisés à la cafetière Cona avec un mélange de légumes de plantes et de fleurs. Ici : L’infusion de l’alchimiste – Une création à base d’hibiscus et de légumes aromatiques qui accompagne certains plats du menu dégustation.©JAL

 

Une cave qui fait rêver les amateurs

Le voyage continue dans les profondeurs du château. La cave rassemble près de 80 000 bouteilles dont plusieurs milliers de références prestigieuses. Champagnes rares. Grands crus français. Vins sud-africains sélectionnés avec soin. La carte a d’ailleurs été récompensée par le Guide Lebey qui lui a décerné le Prix de la Meilleure Carte des Vins. Une distinction qui confirme la réputation grandissante du lieu auprès des amateurs.

Que reste-t-il lorsqu’un repas devient un souvenir ?

La réponse se trouve peut-être dans la philosophie du lieu. Car derrière les murs de ce château breton du XIXe siècle, la cuisine n’est pas pensée comme une démonstration de savoir-faire. Elle est conçue comme un langage. Une manière de raconter des histoires. De réveiller des images enfouies. De faire ressurgir des émotions que l’on croyait oubliées.
Aux Tesnières, les plats ne cherchent pas seulement à être beaux ou bons. Ils cherchent à laisser une trace. Une fleur, une couleur, une phrase, un parfum deviennent autant de repères dans la mémoire du convive. Peu à peu, le repas cesse d’être une succession d’assiettes pour devenir une expérience globale, faite d’images, de sensations et d’émotions.
Je ne me souviens déjà plus de tous les ingrédients. Je serais incapable de reconstituer précisément le menu. Pourtant, plusieurs jours après avoir quitté les Tesnières, certaines images demeurent. Une fleur. Une couleur. Une phrase lue avant un plat. Une émotion inattendue. Peut-être est-ce cela la différence entre un excellent repas et une expérience mémorable. Le premier nourrit le corps. Le second continue à vivre en nous bien après la dernière bouchée.

les cuisines tout en cuivre du chateau des Tesnières.

Les cuisines tout en cuivre du château des Tesnières. ©JAL

Un lieu pour ralentir

Finalement, ce qui reste après un séjour aux Tesnières n’est ni le souvenir d’un château ni celui d’un repas. Ce qui demeure, c’est une sensation. Celle d’avoir passé quelques heures dans un endroit où l’on a pris le temps. Le temps de regarder. Le temps d’écouter. Le temps de savourer. Dans une époque qui valorise la vitesse, les Tesnières font exactement l’inverse. Et c’est peut-être cela, aujourd’hui, le véritable luxe. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Château des Tesnières
35113 Torcé – Ille-et-Vilaine
https://chateau-des-tesnieres.com/fr/

Besoin d’un taxi en gare de Rennes ?
Allo Taxi Marie : 06 09 10 11 60 – allotaximarie35@gmail.com

 

Hébergement :

6 suites thématiques dans le château.

Tarif indicatif : À partir de 350 € la nuit avec petit-déjeuner.

À ne pas manquer

  • Le restaurant Mosaic et son menu dégustation.
  • Les accords sans alcool.
  • La cave récompensée par le Guide Lebey.
  • Le parc de six hectares.
  • La collection d’art répartie dans tout le château.

Aux alentours

  • Vitré et son remarquable centre médiéval (10 min).
  • Rennes (25 min).
  • Fougères.
  • La côte d’Émeraude, Saint-Malo et Cancale (environ 1 h 15).

Accès

  • Rennes : 25 minutes.
  • Paris : environ 3 heures par l’A11 et l’A81.
  • Gare TGV : Rennes ou Vitré.

Love week-end dans les châteaux de la Maison Younan

Saint-Valentin ou pas, un love week-end n’a pas de meilleur écrin qu’une nuit dans un château. Quelle meilleure parenthèse pour offrir plus qu’un décor ? Dormir dans un château, dîner face à un paysage qui apaise, goûter un vin qui parle de patience…
La Maison Younan, spécialisée dans la réhabilitation de châteaux, vous accueille notamment au Château de Beauvois et au Château Le Prieuré.

Le Château de Beauvois : l’élégance tranquille

À une vingtaine de minutes de Tours, au cœur de la vallée de la Loire, le Château de Beauvois apparaît presque sans prévenir. Un château posé là, entre bois, prairies et silence, à Saint-Étienne-de-Chigny, dans cette Touraine douce où le temps semble avoir accepté de ralentir. On y arrive par une allée bordée d’arbres, comme dans les romans. Beauvois fut autrefois un relais de chasse royal. On dit que Louis XIII aimait s’y arrêter.

S’il a changé de fonction, il n’a pas changé d’âme. Restauré avec soin par La Maison Younan, il est devenu un hôtel quatre étoiles sans jamais renoncer à ce qu’il est profondément : un lieu habité par l’histoire. À l’intérieur, rien d’ostentatoire. Des salons aux grandes cheminées, des boiseries patinées, des pierres qui ont vu passer des siècles de confidences ! On sent que le château n’a pas été relooké mais respecté. Ici, le luxe est une évidence tranquille.

Une table formidable !

Il faut voir et dîner dans le restaurant, le Louis XIII, un nom qui sonne comme une révérence. Dans la salle, l’élégance est feutrée ; en hiver, le feu crépite ; en été, on dîne sur la terrasse face au parc.
Dans l’assiette, la cuisine française s’exprime avec précision, ancrée dans le terroir, respectueuse des saisons, jamais bavarde. Ce n’est pas une cuisine qui cherche à surprendre, c’est une cuisine qui raconte. Les cuissons sont justes, les sauces maîtrisées, les produits au premier plan. On mange lentement, comme on écoute quelqu’un qu’on aime.

Une assiette gourmande avec des quenelles noires.

Une assiette gourmande avec des quenelles noires.

Des chambres à la hauteur des rêves !

Les chambres du château sont toutes différentes. Aucune standardisation. Chacune a son caractère, son rapport à la lumière, son dialogue avec le parc. Dans une chambre classique, le lit est large et confortable, les tissus sont épais, les meubles semblent avoir toujours été là.
La salle de bains, elle, est résolument contemporaine : douche à l’italienne ou baignoire, peignoirs moelleux, silence absolu.
Souvent, la fenêtre s’ouvre sur les arbres. Le matin, on se réveille avec les oiseaux plutôt qu’avec les notifications.
Les suites invitent à s’installer. De grandes hauteurs sous plafond, un salon séparé, des vues ouvertes sur le parc : tout concourt à prolonger la parenthèse.

chambre d'hôtel Chateau de Beauvois

Douce nuit dans une chambre d’hôtel Château de Beauvois

Une cave remarquable !

Un conseil : ne quittez pas Beauvois sans visiter la cave.
Une cave secrète ?
Presque. Réservée aux initiés ! Sous le Château de Beauvois, il existe un autre château. Invisible. Silencieux. Un lieu que l’on ne découvre jamais par hasard. Il faut descendre. Quitter la lumière, les salons, les conversations. Passer sous la pierre. Et là, sous les fondations mêmes du domaine, s’ouvre une cave absolument remarquable comme un cœur enfoui sous le temps. La cave de Beauvois n’est pas un simple espace de stockage. C’est une cathédrale souterraine dédiée au vin. Les murs épais, la fraîcheur constante, l’odeur minérale de la pierre composent une atmosphère immédiatement saisissante.
Les bouteilles y sont alignées avec rigueur, conservées dans des conditions idéales, à l’abri de toute agitation, comme si le château lui-même veillait sur elles. La sélection est large, exigeante, pensée comme une véritable carte vivante des terroirs français.
La cave de Beauvois est à l’image du château : discrète, élégante, profondément ancrée dans la durée. Un espace où l’on ne vient pas pour consommer, mais pour comprendre.
Quand on remonte à la surface, on sait désormais que sous les pas feutrés du château, sous les dîners élégants et les nuits paisibles, repose ce trésor silencieux.

une sublime cave à vin de luxe chateau de Beauvois

La sublime cave à vin de luxe du Château de Beauvois

Partons à la découverte du Château le Prieuré …

Il est des lieux qui n’annoncent pas tout d’emblée. Ils se dévoilent lentement, à mesure que l’on gravit une petite route, traverse un parc ancien, puis que l’on franchit la porte d’un château dressé comme sur un promontoire, au-dessus du cours puissant de la Loire. Le Château Le Prieuré s’impose ainsi : perché sur les hauteurs entre Saumur et Angers, il domine le fleuve et offre une vue absolument saisissante, presque irréelle, sur les méandres de la Loire. Dès l’arrivée, le regard est happé. Le paysage s’ouvre largement, le fleuve déroule son ruban d’eau et de lumière, et l’on comprend immédiatement que l’on est ailleurs. Ici, le monde semble en contrebas. Le Château Le Prieuré donne cette sensation rare et profondément agréable d’un nid d’aigle, un refuge suspendu au-dessus du quotidien, à distance du bruit, de la vitesse, de l’agitation.

Facade du chateau Le Prieuré

Façade du Château Le Prieuré

Le point d’orgue du Prieuré : la salle à manger !

L’impression d’immensité se prolonge à l’intérieur. Depuis la salle du restaurant, les grandes ouvertures cadrent le paysage comme un tableau vivant. On déjeune ou on dîne face à la Loire sauvage, là où elle s’étale, se délie, s’enivre d’espace.
Le regard se perd dans la vallée, suit le mouvement lent du fleuve, suit les variations de lumière. Même chose dans certaines chambres et, plus encore, dans les suites les plus remarquables du château. Spacieuses, élégantes, souvent dotées de salons séparés et de larges fenêtres, elles offrent une vue directe et spectaculaire sur la Loire. Le matin, la lumière entre doucement, le fleuve est là, présent, presque intime. Le soir, le paysage se teinte d’or et de gris, et l’on a l’impression d’habiter le ciel autant que la pierre.

Des chambres décorées dans un style radicalement différent de Beauvois !

Les chambres sont décorées avec raffinement, mêlant le charme de l’ancien au confort contemporain. Les suites invitent à s’installer, à rester, à s’éloigner du monde plus longtemps que prévu. Elles sont pensées comme des postes d’observation, des espaces de calme absolu où l’on lit, écrit, contemple. Tout ici concourt à cette sensation de retrait heureux, de distance choisie.

Une table incontournable et très fréquentée…

Exceptionnelle : voici le mot qui me vient à l’esprit. Au cœur de cette expérience se trouve une table d’exception. La gastronomie est l’un des piliers du Château Le Prieuré. La cuisine, résolument gastronomique, est portée par le chef Richard Prouteau, qui signe une cuisine précise, élégante, profondément respectueuse des produits et du terroir ligérien.
Chaque assiette est construite avec justesse, sans excès, laissant s’exprimer les saveurs naturelles. Les viandes, les poissons, les légumes de saison sont travaillés avec finesse, dans un esprit de clarté et d’équilibre.
En pâtisserie, la cheffe pâtissière apporte une touche de douceur et de délicatesse, avec des desserts qui prolongent le repas sans jamais l’alourdir.

 

Deux châteaux. Deux ambiances. Deux fortes envies de les découvrir.

Statue de la Vierge dans les jardins du Chateau Le Prieuré

Statue de la Vierge dans les jardins du Château Le Prieuré

 

Deux châteaux, deux tempéraments ! Au moment de choisir, bien malin sera celui qui pourra dire lequel des deux il préfère. Beauvois séduit par sa douceur, son élégance discrète et son atmosphère de maison de famille. On n’y a jamais vraiment l’impression d’être client d’un hôtel, mais plutôt l’impression d’être invité. Le Prieuré impressionne par son rapport au paysage et par son extraordinaire vue sur la Loire. Il offre ce luxe devenu rare : celui de prendre de la distance avec le bruit du monde. Les tarifs hors saison permettent de s’offrir ces parenthèses sans attendre une occasion particulière. Mieux vaut toutefois réserver, car les châteaux demeurent des lieux où l’amour trouve naturellement sa place. Une autre façon de dire « je t’aime », un soir de Saint-Valentin ou bien n’importe quel autre jour de l’année. Judith Lossmann

 


INFORMATIONS PRATIQUES

 

 

Château de Beauvois | La Maison Younan
Route de Beauvois, 37230 Saint-Etienne-de-Chigny, France

Tel. +33 2 47 55 50 11 – reception.beauvois@lamaisonyounan.com

 

Hôtel Château Le Prieuré| La Maison Younan

Rue du Comte de Castellane, 49350 Gennes-Val-de-Loire, France

Tél.+33 2 41 67 90 14 – prieure@lamaisonyounan.com

 

 

Visuels d’introduction : façade du Château La Perrière destiné aux joueurs de golf. On y déjeune et on dîne sur réservation.

 

Château La Perrière | La Maison Younan

Route de Cantenay Epinard, 49240 Avrillé, France

Télé+33 2 41 27 37 47 – perriere@lamaisonyounan.com

 

Les huîtres creuses de Charente-Maritime : un trésor iodé entre terre et océan

Nourries par la rencontre de l’Atlantique et des eaux douces de la Charente, les huîtres creuses de Charente-Maritime sont bien plus qu’un produit emblématique : elles sont l’expression d’un territoire façonné par les marées, la lumière et la patience des femmes et des hommes qui les élèvent. Ici, l’ostréiculture est un art transmis depuis des générations. Les parcs s’étendent du bassin de Marennes-Oléron à l’île de Ré, offrant des conditions idéales pour donner naissance à une huître charnue, équilibrée, au goût franc mais jamais envahissant, marquée par cette fameuse note de noisette qui signe les grands crus océaniques.

Dégustées natures, légèrement citronnées ou travaillées dans des recettes plus contemporaines, les huîtres creuses de Charente-Maritime se prêtent à toutes les envies culinaires. Elles capturent l’identité du littoral, ce souffle marin qui imprègne les bourgs côtiers, les cabanes ostréicoles et les longues étendues de vase où s’inscrit, chaque jour, le rythme immuable des marées.

Pas trop salées, chaudes, je les adore dans leur version « californienne », mais il faut prévoir de les acheter en 1 ou 2, simplement ouvertes par la chaleur d’un four ou d’un BBQ et arrosée d’une huile d’olive de qualité fermement ailée.

Parmi les façons raffinées de les savourer, le ceviche d’huîtres et de Saint-Jacques se distingue : une préparation rapide, fraîche et élégante qui sublime la texture délicate des huîtres.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

pour une douzaine, comptez entre 8 et 10 € (Fines ou Spéciales).
Pour une expédition via Chrono Fresh, il faut ajouter environ 15 €, selon la quantité et le poids.


RECETTE CHEVICHÉ HUITRE ET NOIX DE ST JACQUES

Préparation : 15 min

Ingrédients

12 huîtres HCM

12 noix de Saint-Jacques

Huile d’olive

Citron jaune

Citron vert

Fleur de sel

Baies roses

Fleurs séchées (facultatif)

Préparation

Ouvrir les huîtres et les décoquiller.

Les hacher grossièrement.

Détailler les noix de Saint-Jacques en fines rondelles.

Disposer les huîtres au centre de l’assiette.

Former une rosace avec les Saint-Jacques.

Mélanger l’huile d’olive, le jus de citron jaune, les baies roses, la fleur de sel et le poivre.

Verser la sauce.

Parsemer de zeste de citron vert et de quelques fleurs séchées.

Bonne dégustation !

Quoi de mieux qu’un hôtel privé ? La villa Concorde de Gérardmer !

Elle est magnifique. On la voit particulièrement bien du centre du lac de Gérardmer qu’elle domine de toute sa hauteur et de toute sa noblesse. Elle ? La villa Concorde ! Une villa de prestige, tout juste âgée de 100 ans, érigée au cœur d’un parc arboré de 5000m2, face au lac. Merveilleuse nouvelle, cette villa raffinée se loue et offre une expérience d’hôtel privatisé exceptionnelle tant dans la forme que dans le fond. Logement haut de gamme à mi-chemin entre la location saisonnière et annexe de l’hôtel Beau Rivage, cette demeure d’exception incarne un lieu de séjour à part, où les maîtres mots sont « calme et raffinement ».Visite.

Salle à manger de la villa Concorde à Gérardmer.

Salle à manger de la villa Concorde à Gérardmer. ©JAL

Il est des caprices de star que l’on doit non seulement s’offrir mais absolument s’offrir au moins une fois ou deux dans la vie. La Villa Concorde possède tous les atouts pour réaliser un tel rêve. Avec votre famille, votre bande de potes, réserver une nuit ou deux dans ce lieu incroyable. Les cinq chambres, gigantesques, dotées de tout le confort et d’une salle de bain à peine croyable sont idéalement disposées pour que chacun ait son intimité et décorées avec un goût sûr et aiguisé. Un ravissement. Une vue sur le lac. Une construction solide et protectrice. Une literie de qualité et de l’espace, de l’espace, de l’espace. Ici, tout est feutré, doux.

En hommage à La Belle Époque, chaque élément de décoration des chambres et de l’hôtel, a fait, on le sent bien, l’objet d’une réflexion intense avant d’être intégré dans cet ensemble d’équilibre et de délicatesse. Voilà qui signe, la volonté clairement affichée des propriétaires qui consiste à faire vivre à leurs « guests » un moment de luxe inoubliable.

Un luxe qui ne se dément pas au sortir des chambres. La cage d’escaliers, le petit lobby avec ses drinks et des friandises, la salle à manger, la terrasse avec vue sur le lac, le rez-de-jardin aménagé en salle de sports, sauna, hammam et jacuzzi s’élèvent au même niveau d’exigence. Dois-je vous parler de la piscine extérieure ?

Pour la petite histoire dans la Grande Histoire, il faut savoir que cette maison a failli disparaître dans les bombardements de la seconde guerre Mondiale. Mais… Mais, c’est au sein de ses murs que fut signé un accord entre le Maire de l’époque et les autorités allemandes qui régnaient en maître à Gérardmer en 1944. Des autorités qui vivaient dans cette maison. Ainsi, le sort en fut jeté, puisque la villa Concorde abritent des officiers supérieurs, la maison sera épargnée !

Un grand salon/salle à manger, villa concorde à Gérardmer.

Un grand salon/salle à manger, villa concorde à Gérardmer.©JAL

Et nous voici 80 ans plus tard, déambulant dans cette construction impressionnante, à continuer à jouir des hauts-plafonds, moulures, vitraux, charpente à colombages et cheminée de marbre le tout avec le wi-fi, un ascenseur judicieusement disposé qui dessert les quatre étages de la demeure et tout le confort contemporain.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul… un merveilleux couple de concierges est à disposition des clients, prêt à répondre au moindre désir. Petit-déjeuner d’empereur avec une foison de découvertes culinaires, toutes ou presque préparés par Madame. Les services de tables et la qualité des mets vont au-delà du simple chic, ils s’érigent en moments d’éternité. Les chefs et les traiteurs locaux réalisent, à la demande, des repas gastronomiques à déguste dans la sublime salle à manger attenante au salon où crépite un feu de cheminée. Que du bonheur !

Et, c’est en cela qu’il faut parfois accepter de casser sa tirelire pour s’offrir un moment d’éternité du temps de son vivant !


Informations pratiques

https://www.la-villa-concorde.fr/fr/demeure-dexception 

terasse de la villa concorde à Gérardmer

Terrasse de la villa concorde à Gérardmer. ©JAL

Gros plan sur le jacuzzi de la villa concorde à Gérardmer.

Gros plan sur le jacuzzi de la villa concorde à Gérardmer. ©JAL

L’Hôtel Au Coin du Feu à Megève, une (re)découverte patrimoniale

L’Hôtel Au Coin du Feu, l’un des trois établissements hôteliers les plus anciens de Megève, célèbre cette année une décennie de rénovation et de redécouverte patrimoniale.
Situé à quelques mètres du cœur de ce village emblématique, cet hôtel indépendant incarne l’essence de Megève tout en offrant une expérience luxueuse et authentique à ses visiteurs.

Une Histoire Ancrée dans le Patrimoine de Megève

L’histoire de l’Hôtel Au Coin du Feu remonte à 1939, une période où Megève commençait à émerger comme une destination touristique prestigieuse, initiée par la baronne de Rothschild dans les années 1920. Cet hôtel, construit comme un chalet à l’origine, a toujours joué un rôle important dans l’histoire touristique de Megève. Pourtant, au fil des ans, les rénovations successives avaient dilué son charme et son authenticité originelle.
En 2014, Nicolas Grivet, un passionné de patrimoine et d’histoire, a pris la décision audacieuse de racheter et de restaurer cette bâtisse historique. Avec l’aide du décorateur Jean Baptiste Marin, il s’est lancé dans une restauration titanesque qui a duré huit ans. Leur objectif était clair : redonner à l’hôtel son éclat d’antan tout en le modernisant pour répondre aux standards contemporains de confort et de sécurité.

Chambre cosy de l’hôtel Au coin du feu à Megève. ©SP

L’Essence du Chalet Alpin Préservée et Modernisée

Aujourd’hui, l’Hôtel Au Coin du Feu propose 22 chambres uniques, chacune décorée avec des meubles chinés soigneusement sélectionnés pour maintenir l’authenticité du lieu. Chaque pièce raconte une histoire, offrant aux clients une immersion totale dans l’ambiance des années 30. Le Saint-Nicolas, le restaurant gastronomique de l’hôtel, complète cette expérience en proposant une cuisine raffinée et inventive dans un cadre chaleureux et intime.
La restauration de l’hôtel a mis l’accent sur l’utilisation de matériaux authentiques et locaux tels que le bois, la pierre savoyarde, le granit du Mont-Blanc, et les tissus laineux Arpin, connus pour équiper la compagnie des guides de Chamonix depuis ses débuts. Les détails de la décoration originelle, comme la rampe d’escalier ouvragée et le bar, ont été restaurés avec un soin méticuleux, reflétant l’engagement de l’équipe à préserver l’héritage patrimonial de l’établissement.

Restaurant Saint-Nicolas, le chaf Marvin Lance est aux fourneaux.

Au Saint-Nicolas : l’excellence d’une table gastronomique

Pour les visiteurs, l’Hôtel Au Coin du Feu n’est pas seulement un lieu de séjour, mais une véritable expérience. En hiver, l’atmosphère chaleureuse de la « cabine de ski » et les moments passés au coin du feu après une journée d’exploration des paysages enneigés ou des rues pittoresques de Megève offrent une détente incomparable. Le service attentionné au bar et la petite carte de suggestions du chef ajoutent une touche personnelle qui rend chaque séjour mémorable.

Le chef Marvin Lance, jeune et talentueux, possède une expertise impressionnante acquise auprès de grands noms de la gastronomie comme Stéphane Gaborieau ou Thibault Sombardier. Sa passion pour les produits du terroir et sa capacité à marier les saveurs des côtes normandes et bretonnes avec celles des montagnes savoyardes se traduisent par des plats innovants et délicieux. Chaque assiette servie au Saint-Nicolas est une célébration des richesses culinaires locales et des talents créatifs du chef.
Cette saison, il recentre sa cuisine autour de deux grands menus en 6 services sans compter les amuses-bouches. Relief est un hommage au terroir savoyard dans tous ses talents : Agneau de Sallaches, Féra, fromages des vallées alpines, cueillettes sauvages et même Chartreuse Jaune… Un hommage aux talents qui font vivre l’identité culinaire de la région mégevane.
Le menu Origine fait la part belle aux souvenirs du chef et à ses pêches en régions bretonne et normande en un heureux mariage avec ses nouvelles terres mégevanes ; Le feu de bois, Barbue et légumes nouveaux ; La Pêche de mon enfance, Palourdes et tagliatelles de seiche Cidre de Savoie ; et pour finir une Galette glacée, caramel et lait ribot.
A la carte, à vous de composer votre repas avec des plats généreux, toujours centrés autour d’un produits et de trois saveurs au maximum dans l’assiette : L’agneau de l’Arpenaz Agneau et ail des ours de Sallanches Haricots verts de la ferme Le Renard au beurre d’échalote Pesto d’ail des ours, tartelette d’agneau confit,  Jus d’agneau à l’ail noir…

Fusion de Tradition et Modernité

Officiellement classé trois étoiles, l’Hôtel Au Coin du Feu dépasse largement cette classification grâce à son service exceptionnel et son souci du détail. Il représente un pont entre la ruralité authentique de Megève et le chic moderne, attirant une clientèle en quête d’authenticité et de luxe. Les rénovations, qui ont inclus la remise à nu de la structure, la réfection de la toiture en zinc inspirée de l’église du centre, et le renforcement des planchers et balcons, ont été réalisées avec une attention particulière à l’authenticité et à la durabilité.
Nicolas Grivet a également consacré un étage entier à l’œuvre de l’architecte Henry Jacques Le Même, permettant aux visiteurs de voyager dans le temps et de découvrir le Megève des années 30. Cet étage est une véritable galerie vivante où les hôtes peuvent admirer des meubles et objets authentiques chinés par Nicolas Grivet lui-même, tels que des bureaux, buffets, chaises, appliques, et patères.

Un Établissement Hors Catégorie

L’Hôtel Au Coin du Feu se distingue non seulement par son histoire et son patrimoine, mais aussi par son engagement envers l’excellence et le confort. L’attention aux détails, du choix des matériaux à la qualité du service, en fait un établissement hors catégorie. Il est un symbole vivant de l’histoire de Megève et de son évolution vers une destination touristique de renommée mondiale.
En célébrant ses dix ans de restauration, l’Hôtel Au Coin du Feu continue de captiver et d’inspirer ses visiteurs, prouvant que l’héritage et la modernité peuvent se fusionner harmonieusement pour créer des expériences inoubliables.


INFORMATIONS PRATIQUES

252 Rte de Rochebrune, 74120 Megève – Tél. 04 50 21 04 94 – reception@coindufeu.fr

Restaurant le Saint-Nicolas
Ouvert tous les vendredis et samedis soir du 14 au 29 juin 2024, avec une carte de saison et un menu dégustation, entre montagne et mer, élaborés par le chef Marvin LANCE et sa brigade.
Début de la saison estivale à partir du vendredi 5 juillet, ouvert tous les jours, avec une fermeture hebdomadaire le mercredi.
Retour des soirées « Barbecue du Coin du Feu » tous les vendredis soir à partir du 12 juillet sur la terrasse.

Au Saint-Nicolas :
Menus : 95 et 120€
Accords mets-vins : 40 et 50€
Menu enfant : 22€

Saint-Nicolas, restaurant de l’hôtel Au coin du feu à Megève.

Love Week-end en thalasso à Granville, Normandie

Aïe, aïe, aïe… Le gris, le froid, la lumière qui décline. On rêve de pantoufles, de pilou-pilou, de couettes, de plaids en fausse fourrure. C’est cool, manque plus que le chocolat chaud et le lait de poule à la cannelle. C’est cool mais pas sexy. Mais alors pas sexy du tout. Allez… En lieu et place du sweety home week-end, je vous propose un love week-end à Granville, en thalasso pour deux ! C’est parti !

Sur les côtes Ouest de la Manche, Granville

La pointe du Roc à Granvile. ©OTGTM-Philippe FAUVEL

Granville possède l’une de ces façades maritimes préservées ouvertes à l’année. Dans cet espace spectaculaire ont lieu les plus grandes marées d’Europe. Constamment brassée, l’eau est oxygénée et chargée de micro-éléments. Avec, en plus, l’air marin truffé d’iode les balades nature, visites culturelles, activités, shopping, toutes les découvertes (lire nos articles) sont à inscrire au programme « santé ». A faire, le temps d’un week-end main dans la main avec son love avant de rentrer à la thalasso pour une mini cure de bien-être et de soins. Résultat, en deux trois jours max, on rentre à la maison renforcés comme jamais par des désirs de tout entreprendre et pour affronter l’hiver citadin.

Hydrothérapie, algothérapie, douche à jets plus espace marin

Ces concepts bien-être à base d’eau de mer, de très fraîche à chauffée à 32°C sont maîtrisés depuis des décennies, mais ici, l’expérience est double car issue du milieu médical hérité du « Normandy », LE centre de rééducation originel où est né le concept Prévithal en 1988. Bonne humeur garantie tant il est irrésistible de se voir, l’un l’autre, enveloppés dans des bains d’algues non ! Quant à la piscine, accessible hors cours collectifs, elle offre tous les jeux d’eau ludiques que l’on apprécie, du parcours de marche dans l’eau à 15°C pour soulager les jambes, aux jets massants, bassin à bulles et jacuzzi. Bien caché, entre deux buses pulsantes, se trouve une petite installation pour les pieds. Une cajolerie ! Comme si la plante des pieds volait au-dessus des nuages. Détressant au maximum ! Hammam et sauna complètent l’offre. La tisanerie vue mer ajoute aux plaisirs.

NOUVEAU : la sophrologie pour évacuer les « petites » tensions

La sophrologie est une discipline sur une variation de technique de relaxation, centrées en grande partie sur la respiration. Albane Legris, sophrologue expérimentée, anime des ateliers collectifs chez Prévithal. Ces séances font désormais partie intégrante de nombreuses cures longue durée (6 jours). Elles complètent parfaitement l’efficacité de celles-ci et cure 100% bio sont inscrites au programme

NOUVEAU : Cure 100% Bio : le bien-être en mode écoresponsable

En adoptant le bio dans votre cure mêlant détente et beauté, vous profiterez des bienfaits de la mer tout en respectant votre peau, votre corps et l’environnement authentique qui vous entoure. Se ressourcer, se recharger, se reminéraliser et rebooster son organisme : tels sont les besoins dont notre corps à besoin.

Soins esthétiques et bien-être en cabine

Enveloppement et soins en cabine. ©Cécile Langlois.

Imaginez la cabine double avec d’un côté vous et de l’autre votre Doudou d’amour. Nous les femmes, sommes habituées à bien des protocoles : corps, visage, enveloppement. Mais nos hommes, bien que de plus en plus audacieux, restent timides dans les cabines de soin. Ici, il y a toute une panoplie, une carte de bons soins pour lui – exclusivement – pour lui. Avec des produits et des méthodes adaptées à la peau de Monsieur !
Prévithal a choisi les soins cosmétiques Estime & Sens. D’origine naturelle et certifiés bio, ils sont adaptés à tous types de peau. Produits rêvés, conçus et formulés en France pour un bien-être de la peau optimal. Ça marche pour lui et pour vous. On a testé, on a aimé les protocoles très efficaces et la douceur des esthéticiennes.

Expériences intégrales : le bien-être global

On l’a compris, la volonté de Prévithal consiste à offrir aux curistes, quelle que soit la durée de leur séjour, une expérience intégrale. Bien dormir, bien manger, bien profiter des expériences apaisantes dans et aux alentours cet hôtel spa, thalasso idéalement situé au bord de plage. La mer est toute proche, on la voit de partout. De la piscine, des bars/restaurants, des chambres. La décoration des soixante-seize chambres est toute simple. C’est confortable, plutôt bien organisé, pour des chambres avec ou sans terrasse vue mer. Entre deux soins, quel bonheur de s’engouffrer sous la couette, fenêtre ouverte pour se laisser bercer par le son des vagues et du vent… Avant, d’aller déjeuner ou dîner juste en bas dans un restaurant qui mérite bien des étoiles.

Le bien-être culinaire !

Une des très belles surprises gourmandes du Chef. ©JAL. Prévithal Granville

Oubliez tout ce que vous savez sur la food en thalasso !!!! Ici, trois grammes de carottes râpées au citron mêlés à sept rondelles de concombre sans sauce, ça n’existe pas. La pépite de la thalasso de Granville – toutes prestations confondues -, est sans aucun doute possible sa restauration. La grande salle du restaurant Le Sound, à la décoration un poil old fashion, est vite, très vite oubliée quand les assiettes arrivent sur la table. Le service est parfait, le personnel accueillant. Habitué à des séjours en demi-pension, serveuses et serveurs reconnaissent les guests en un rien de temps. C’est plaisant. Le chef, Aurélien Leclerc, prône le « fait-maison », presque toujours avec des produits locaux, issus de circuits courts !  Une garantie de gourmandises fraîches et de saison. Tout est incroyablement bon, transcendé comme par magie, celle des grands cuisiniers. Je vous préviens, on prend vite racine au Sound tant l’envie de tout tester est forte. Allez, juste pour jouer avec vos nerfs, je vous tente avec l’œuf cuit à 64°C, de chez Antoine Dauvin, crème de châtaigne et noisettes, poêlée de champignon aillée, copeaux de jeune Comté. Un autre ? L’incontournable Assiette Granvillaise ou encore Le cochon façon Orloff, farci au jambon de pays et au Pont-l’Évêque.

Programme spécial Love week-end !

Love week-end à Granville en thalasso. Prévithal.

Prévoir une arrivée en fin d’après-midi. Une navette vient vous chercher à la gare de Granville et vous conduit en quelques minutes à l’hôtel de la Baie****. Installation dans les chambres avec une petite collation de bienvenue à savourer sur la terrasse de votre chambre, face au coucher de soleil sur la mer. Avant de dîner, on s’offre une petite virée à la piscine d’eau de mer, hammam, sauna, jeux d’eau, marche dans le parcours d’eau glacée. On est fin prêts, pour se mettre en beauté et descendre dîner au Sound, face mer. Et s’il fait nuit, peu importe, on sent la mer et on l’entend. Dîner léger avec le plateau de fruits de mer  » le plateau du Sound » à partager à deux (homard bleu, huîtres, langoustines, crevettes…)
Le lendemain matin, petit déjeuner – habillés s’il vous plaît (le chef n’apprécie pas les peignoirs et les savates dans sa salle) – copieux, généreux, plein de surprises et bien sûr goûteux. Un pur moment de partage les yeux dans les yeux après une nuit pleine de câlins et de bons dodos ! Puis, vient l’heure des soins « thalasso » et d’une longue pause détente à la piscine. Les plus joueurs pourront profiter de l’eau de mer chauffée à la meilleure de température. Les autres, plus cools, liront en regardant le jeu des marées.
Comme on est addict à ce Chef, impossible de rater un déjeuner. OK ! Léger… Une assiette Granvillaise et une dorade royale. #MoiJeDisCaJeDisRien

Il est temps d’aller visiter Granville, de faire une longue et belle promenade main dans la main avec son Namour ! Les aventuriers pourront réserver leur journée sur le Marité et partir à la découverte de l’archipel de Chausey. Les autres, retour en fin d’après-midi, direction la cabine de soin à deux. Massage pour Monsieur. Soin du visage pour Madame. Une tisane et hop, ce soir, c’est le grand soir. On goûte tout, on mange de tout, on savoure la vie et ses plaisirs. N’oubliez pas de partager. Troisième et dernière belle nuit sous les étoiles normandes, au son du ressac.

Avant de partir on déguste chaque seconde, on se remplit d’air, de beauté, de plénitude. Avec les « escapades » Prévithal, ces courts séjours de deux jours avec 6 ou 8 soins, sont de véritables bulles de bien-être. Judith Lossmann

 


INFORMATIONS PRATIQUES

THALASSO GRANVILLE PREVITHAL

 

Incontournable du Sound, restaurant de la Thalasso Prévithal Granville

🥰 ON A ADORÉ : la table du chef. Toute la table du chef !

😁 ON A AIMÉ : la carte de soins cabines et thalasso capable de satisfaire tous les désirs

😟 ON N’A PAS AIMÉ : le lit hydromassant. Bof ! Quel intérêt ?

😱 ON A DETESTÉ : la grosse voix masculine qui parle trop fort pendant les soins en cabines

 

 

 

 

 

Prévithal Hôtel de la Baie Thalasso et Spa Marin Granville – Rue de l’Ermitage – 50350 Donville-les-Bains – Tél.02 33 90 31 10 – Infos et resa : previthal.com/fr/

Y aller ?
En voiture, en train. Gare Granville au départ de Paris Montparnasse. Prévoir 3h15.

Chambre avec vue mer. Prévithal. Granville. ©Cecile Langlois.

Une offre très généreuse pour répondre à tous les désirs, toutes les nécessités. Tout savoir pour mieux choisir : www.previthal.com. ( Il y a une palette importante de cure, voir sur le site)

EXEMPLE

Cure Bien-être – 2 jours, 8 soins : à partir 538 euros/personne
Accès illimité à l’espace Marin – Face à la mer et baigné de lumière naturelle, l’espace marin en eau de mer chauffée à 32°C comprend 10 ateliers aquatiques (rivière de marche, bains bouillonnants, sièges massants, lame cobra…). Les différents ateliers aquatiques massent, détendent, tonifient, soulagent les articulations et améliorent la circulation sanguine. Un sauna et un hammam complètent cet espace de détente. Peignoir et serviette fournis. Sandales et bonnet de bain obligatoires non fournis.

En savoir plus sur Prévithal

L’efficacité d’une cure thalasso, quels que soient vos objectifs personnels, dépend d’une multitude de facteurs. Si le savoir-faire des thérapeutes et esthéticiennes est primordial, la sensation de bien-être physique et mental sera totale uniquement si l’ensemble du séjour est un ensemble d’expériences agréables. Les sens en éveil, chaque curiste choisit Prévithal non seulement pour son savoir-faire mais aussi pour retrouver un sommeil apaisant, un plaisir culinaire partagé et une destination aux paysages sereins et aux multiples possibilités d’activités.

Labellisation Clef Verte : www.previthal.com.

Le Juana, un boutique hôtel mythique de la Côte d’Azur

Le Juana avec son entrée précédée d’un jardin et de la piscine sur le côté. ©JAL

Quand on pense hôtel et Côte d’Azur, les noms des célèbres et immenses palaces de Cannes viennent à l’esprit. Quand on pense Cannes, on pense Festival International du Film, Palme d’or, Croisette… Actrices. Certaines, des exceptions, sont d’une beauté évidente, foudroyante. D’autres, sont belles. Cela tient à la mathématique subtile de l’équilibre de leurs traits. D’autres sont pleines de charmes, construites en éléments imparfaits qui, mixés ensemble, créent une beauté cachée qui se découvre, se redécouvre à chaque mouvement, à chaque instant.

Quand on pense hôtels et Juan les Pins-Antibes, s’impose le Belles Rives, avec sa vue méditerranéenne et l’insolente beauté de sa terrasse tout à la fois à l’abri des regards et face mer. Rien entre l’horizon et soi !

Quand on pense Festival de Jazz. On pense Le Juana ! Moins « tête d’affiche » que ses voisins cannois, plus discret que son grand-frère Le Belles Rives, -tous deux appartiennent à la même famille de passionnés,- Le Juana est comme ces femmes à la beauté cachée. Il se découvre petit à petit, s’amuse de vous étonner, vous protège avec sa culture et son bon goût et vous enveloppe de ses nombreux clins d’œil sur l’art de vivre. C’est ça le Juana ! Un joli bijou discret, sans ostentation et indispensable. Sans oublier sa situation d’exception dans la Pinède de Juan les Pins. Mélomane ou pas, fou de jazz ou simple amateur, l’association des mots Pinède de Juan doit certainement lancer dans votre tête, l’une ou l’autre de ces intemporelles mélodies du Jazz.

Les salons de l’hôtel Juana à Juan les Pins Antibes. ©JAL

On aime particulièrement la situation de l’hôtel. Au cœur de la célèbre pinède, celle qui fut le lieu de rendez-vous d’une multitude d’artistes dans les années 1960, du fait de sa proximité avec Vallauris. Picasso en tête… D’ailleurs, sa personnalité comme son œuvre sont un fil rouge décoratif adopté récemment par l’hôtel pour ses salons, lobby et espaces communs. On aime le salon avec les photos de l’époque, les magnifiques coussins créés sur mesure pour l’hôtel (rassurez-vous on peut les acheter), les détails qui rappellent la présence invisible mais bien réelle des artistes peintres et sculpteurs. Regardez bien, observez, au Juana TOUT est dans les détails. Certains pas faciles à repérer, un jeu de piste fort agréable.

En pleine période de Festival de Jazz d’Antibes, vous êtes aux premières loges. Chambres et suites plongent les visiteurs d’un soir dans une ambiance d’un autre temps. Confort contemporain pour des chambres lumineuses aux rideaux lourds et protecteurs. Dotées de peu de meubles, beaux et rares, les chambres offrent des vues pinède, terrasse, mer. Les charmes de la pierre, du blanc mat et des matériaux de qualité plongent les visiteurs d’un soir (ou plus)  dans une ambiance d’un autre temps. Une pause bienvenue, charmante, cocooning.

Le Juana, salle du restaurant le Paséo. ©JAL

L’hôtel Juana c’est aussi et surtout un incroyable restaurant : le Paséo. Suivez-moi, je vous conduis à la découverte d’un lieu « câlin », « open mind », à la déco stylée… Commençons par la salle. En forme de U allongé, organisé autour d’une gloriette vintage, de la fontaine, du bar, au cœur de la musique avec des playlists rythmées, parfois nostalgiques. Le Paséo, aux frontières décalées, s’exprime en plusieurs dimensions. Il fourmille de vie, de gaîté, lumière. Maîtres mots : couleurs, informel et forte personnalité ! Tant dans la décoration que dans l’assiette.

Le chef Seve Moracchini aux fourneaux du Paséo, le restaurant du Juana. ©JAL

Le chef Steve Moracchini est aux manettes et aux fourneaux salés, sucrés d’une carte inventive et généreuse. Axée autour des produits locaux, elle change souvent. On y dîne. On y déjeune. On y brunche… Autant donc de raisons d’y aller. Cherry on the cake, on peut emporter la cuisine du Paséo à la maison.
Quant au petit-déjeuner en bord de piscine… No comment. C’est le paradis.

Bon à savoir : les résidents du Juana ont accès aux bars, piscine, restaurants du Belles Rives. Voir avec le concierge. L’hôtel appartient au groupe Small Luxury Hotel of the world, l’un de mes labels préférés. Partout dans le monde, j’ai toujours été entièrement satisfaite par les hôtels de leur collection.

Le Juana ? Sans aucun doute, la meilleure façon de bien commencer 2024 et un coup de cœur assuré à l’année. Judith Lossmann

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES LE JUANA – LA VIE EST BELLE VOYAGES

 

La petite friture du Paséo. ©JAL

Le carpaccio de St Jacques du Paséo. ©JAL

Les produits d’accueil du Juana. ©JAL

Hôtel Juana – La Pinède – Av. Gallice – 06160 Juan-les-Pins – Cap d’Antibes – France

INFORMATIONS & RÉSERVATIONS : +33 4 93 61 08 70 – restauration@bellesrives.com – reception@hotel-juana.com

Bretagne, la Côte de granit Rose, Yaudet et son secret…

Longer la Côte de Granit Rose, le fameux Sentier des Douaniers ou GR 34, nous fait vibrer d’émotions ! Fouler ce mythique sentier créé à la Révolution pour lutter contre les contrebandiers, fut abandonné, avant d’être le premier de Bretagne à être réhabilité dès 1968. Sur ce tronçon, promesse tenue : on tutoie la mer avec esprit.

Lannion puis Yaudet…

À l’écart des grands itinéraires, au départ de la ville de Lannion, on longe les rives du Léguer pour arriver au petit port du Yaudet, beau et mystérieux à la fois. La vue est époustouflante, terre et mer s’entremêlent sous le soleil des ajoncs, la balade est joyeuse et l’étonnement est vif…

Falaises sauvages et petites cités

On suit les chemins tracés entre les plages de sable blanc, les falaises sauvages et les landes colorées pour arriver en haut de cette forteresse naturelle qui s’étend sur dix hectares, surplombant la baie de la Vierge. Lieu stratégique depuis l’âge de fer, fortifié au IIIe siècle avant de devenir au Moyen Âge une cité importante, ce guet est aujourd’hui l’écrin de Notre-Dame du Yaudet, une petite chapelle construite au XIe siècle, détruite puis reconstruite en 1861 et qui abrite un retable unique en Bretagne, une Vierge couchée.

Un secret tendre et bien gardé

La Vierge et l’enfant sont allongés dans un petit lit couvert de dentelles, seules leurs têtes émergent. Au pied du lit, le Père éternel semble veiller. Le sentier nous dévoile la Pierre branlante, les rochers du Château et de Beaumanoir ou encore la Fontaine Feuten Goz. Autant de vestiges qui laissent place au mystère tout comme cette pêche miraculeuse qui eut lieu le 30 mars 1938 lorsque des tonnes et des tonnes de sardines furent pêchées dans l’Anse de la Vierge à marée descendante, retenant le poisson emporté par le reflux. Elles sont depuis à la fête, chaque été en juillet, dans le charmant petit port de Trédrez-Locquémeau.

La balade jusqu’au Yaudet promet toujours autant de surprises !


INFORMATIONS PRATIQUES

 

www.bretagne-cotedegranitrose.com

 

En Roussillon Occitanie, Toques Blanches et producteurs d’exception !

A peine arrivé que déjà, l’air fleure les bonnes choses sous les cieux d’Occitanie. Une région côtière du sud de la France qui étire ses territoires multiples et variés entre la Provence, la chaîne des Pyrénées, la frontière espagnole. C’est dire si les influences sont nombreuses. Bordée au Nord par l’Aude, à l’Ouest par l’Ariège, au Sud par Andorre, l’Espagne et l’imposant Canigou et à l’Est par la Méditerranée, que cette terre est douce. Que les noms qui l’honorent sont savoureux aux oreilles comme aux papilles ! Je vous emmène en visite ?

Les Toques Blanches du Roussillon et d’Occitanie

A l’instar de l’homme de Tautavel, d’Hannibal, des Légions Romaines, de Charlemagne et de Vauban, je dirige mes pas aujourd’hui à la découverte des trésors ancestraux de cette terre de talents. Avec, au centre de mes pérégrinations la Catalane Perpignan. En ces lieux, je rencontre le chef Jean Plouzennec, Président fondateur des célèbres et prestigieuses Toques Blanches. Ce passionné a organisé le 20eme anniversaire de cette association de bons faiseurs. Le rendez-vous est pris pour le 30 mars 2023 à l’espace Saint-Manet de Saint-Estève sous l’égide : Palais des Chefs Terroir, Vignobles, Gastronomie. Tout un programme !

Prodigieuse réunion bisannuelle s’il en est. Pas moins de 40 chefs incontournables locaux et régionaux ont proposé, – aux mille premiers fins gourmets inscrits,- des dégustations de créations culinaires surprenantes, goûteuses, originales et toujours concoctées avec des produits du terroir. Et, ils ne manquent pas, les producteurs sont légion. Inventifs, créatifs, généreux. Je vous en parle plus tard. Ce soir-là, le végétal est à l’honneur pour cette dixième édition et l’accent est mis sur le développement durable et la responsabilité sociétale de l’entreprise. Les Vignerons Indépendants du Roussillon se sont associés à ce grand événement en un accord spécifique pour une parfaite symbiose : Le Met d’un Chef pour le vin d’un vigneron.
Pour ne rien vous cacher, ce fût l’apothéose d’une semaine dédiée à des découvertes somptueuses dans toute la région qui feront date à mon palais et chaud à mon cœur en l’espoir qu’elles suscitent. Quand bien même tous les acteurs de ce programme gourmand n’ont pas eu la fibre égale, il n’en demeure pas moins une qualité de travail et de recherche remarquable de chacune et chacun où terre et mer se conjuguent parfaitement. J’ai côtoyé l’excellence grâce aussi à des échanges chaleureux, à une grande disponibilité, à une humilité empreinte d’un souci quasi permanent de faire partager leurs passions.
De ces rencontres authentiques et bienveillantes, je retiens autant la qualité des produits que les producteurs, ambassadeurs et chefs eux-mêmes, que l’approche de ces grands noms des fourneaux qui montrent les bases d’une « plus belle vie » à vivre en adhérant à leurs principes : le vrai, le bon, le terroir.
Lors de vos prochaines envies d’évasions, je vous invite à penser à cette terre passionnément gourmande. Et, pour vous donner encore plus envie, je vous recommande quelques lieux et rencontres à privilégier. Vous m’en direz des nouvelles ! Allez, c’est parti… René-Philippe Thuillier

Restaurant La Fabrique

restaurant la fabrique

Tataki de thon mariné à la sauce Ponzu, Houmous à la Spiruline et Aïoli au Wasabi. Un plat signé par le Chef Jean-Louis Ferrié. Restaurant La Fabrique.

Jean-Louis Ferrié est venu ouvrir son restaurant dans son village natal en partenariat avec sa Mairie. Il assure la cantine scolaire dans une partie d’un bâtiment municipal et juxtaposé, un espace lumineux et moderne lui est réservé pour son activité professionnelle propre. A ce titre, les enfants ne veulent pas quitter leur cantine pour celle du collège de peur de ne pas retrouver un cuisinier aussi bienfaisant. La générosité du chef se retrouve aussi à toutes les étapes de la dégustation dont les éléments tant liquides que solides proviennent majoritairement des producteurs qu’il côtoie depuis sa tendre enfance et dont il a suivi et validé toutes les fragrances. De sa cuisine d’inspiration Méditerranéenne, Française, Japonaise et Catalane, il propose entre autres, une revalorisation tendre et savoureuse du patrimoine gastronomique de Latour de France avec des menus très abordables. Il est aussi Chef à domicile. Très belle carte des vins. Superbe terrasse au calme. Je recommande chaleureusement.

Restaurant LA FABRIQUE – Chef Toques Blanches, Maitre Restaurateur – Emilie et Jean-Louis Ferrié – Rue des écoles – 66720 Latour de France – Tél. + 33 468 594 161 – www.66720.fr/ –  lafabrique66720@gmail.com

Restaurant le Fénix

Mise en bouche du restaurant le Fénix.

Mise en bouche du chef Sébastien Colombier Pois Chiches, Radis noir, Coriandre. Restaurant Le Fénix.

Cuisine ouverte en baies vitrées, salles lumineuses en niveaux décalés et grande terrasse extérieure, accueil sympathique et jeune, décoration moderne. Le Porc Ibérique est sublimé par une cuisson longue à basse température. Les goûts m’ont renvoyé à des expressions aromatiques oubliées qui me confortent dans le plaisir de la découverte de l’univers de ce Chef. Belle carte des vins. Simple et chaleureux.

Restaurant Le Fénix – Chef Toques Blanches  Sébastien Colombier – Avenue René Victor Manaut – 66600 RIVESALTES – Tel. +33 468 821 989  – restaurantlefenix@outlook.com – www. le-fenix-restaurant-rivesaltes.eatbu.com/?lang=fr

Restaurant La Patio Catalan

Pour que la vie soit belle, il faut des instants et des êtres pour les sublimer. Le Patio Catalan réuni les deux… A ne manquer sous aucun prétexte. Aucun de mes mots ne rendrait hommage à la cuisine de David Vincent ! Et notamment à son Ceviche de thon rouge de Méditerranée, pickles d’oignons de Toulouges, coriandre fraîche, à ses quenelles de brochet sauce Nantua, à son pavé de lieu noir étuvé au safran des Aspres, risotto de céleri rave ou encore à sa tarte fine au citron meringué, citron confit.

Restaurant LE PATIO CATALAN – Chef Toques Blanches : David Vincent – 4 Place du General de Gaulle – 66300 Thuir – Tel. +33 468 535 728 – contact@lepatiocatalan.fr – www.restaurant-lepatiocatalan-thuir.metro.rest/?lang=fr

Un Thibault Gonzales, charcutier traiteur

toques blanches charcutier

La vitrine du charcutier traiteur, éleveur de porcs noirs, Thibault Gonzales à Thuir.

Nous avons beaucoup aimé l’accueil, la présentation et la dégustation de ses produits délicieux.

Charcutier Traiteur Thibault GONZALES – Charcutier Bio, éleveur de ses propres cochons noirs et Champion du Monde de la Saucisse Catalane – 3 Place de la République – 66300 THUIR – Tél.+33 468 530 029

Restaurant La Galinette*

toques blanches, La Galinette

Carottes des sables, gelée de bouillon « Dashi », Sashimi de Gambas rouges de la Costa Brava et Coriandre. Plat de Christophe Comes, La Galinette.

Le Chef Christophe Comes pose une signature végétale et saisonnière et nous fait partager ses deux passions, la Cuisine et le Potager. Le menu intitulé «Mars au Jardin», transmet la diversité végétale que le chef cultive sur ses six hectares de terre entre «Ille-sur-Tête» et «le Soler». Ses compositions sont légères et sont un plaisir tant des yeux que du palais. Dans chaque assiette, le Chef offre une palette aromatique sur des thèmes choisis. Les accompagnements s’associent à produire, là où notre fourchette se porte, un cheminement qui met notre esprit au diapason du sien et nous transporte dans son univers. Une belle rencontre entre grande maîtrise et ouverture vers des arômes délicats qui se révèlent à nos papilles… Magnifique ! Une cuisine très créative et si généreuse dans ce qu’elle provoque en nous d’émotions.

Restaurant  LA GALINETTE* – (Menu 6 plats 78 euros sans les vins) – Chef Etoilé Toques Blanches : Christophe COME – 23 Rue Jean Payra – 66000 Perpignan – Tél.+33 468 350 090 – www.restaurant-galinette.com/

Producteurs de Rivesaltes

Brigitte Verdaguer, productrice de Rivesaltes

Brigitte Verdaguer, productrice de Rivesaltes à l’entrée des caves…

Bienvenue dans ce domaine familial établi à Latour de France depuis cinq générations. Brigitte, Jean-Hubert Verdaguer et leur fille aînée sont aux manettes de sa destinée. Ils sont producteurs de RIVESALTES Rancio, IGP Cotes Catalanes, Rancios sec, Cotes de Roussillon villages. En femme décidée, à poigne, passionnée par son métier et son terroir, Brigitte nous conduit dans le labyrinthe des caves de vieillissement de la propriété. Là, se trouvent de vénérables fûts de Chênes qui ont vu se succéder les récoltes et les vieillissements sans faillir. Ils sont remplis de précieux liquides. 1947 pour les plus anciens. 2011 pour les plus récents. L’endroit est hors du temps et tellement authentique. Une sympathique, généreuse et très révélatrice dégustation a clos la visite de ce domaine ancestral. Un endroit incontournable pour s’ouvrir, comprendre et apprécier les motivations de ces producteurs et leurs résultats.

Domaine de RANCY – 8 Place du 8 Mai 1945 – 66720 Latour de France – Tél. +33 04 68 29 03 47

Cuvons la Joie

Au cœur de la production de Cuvons la joie, on demande la fille…

« Cuvons la Joie »

Voilà une très belle propriété surplombée, à l’horizon Nord Est, par le château de Queribus pour des balades gourmandes à thèmes en perspectives. Un bâtiment design bien conçu, avec un chai, une salle de réunions-dégustations et une cave de vieillissement religieusement entretenus, le tout à la pointe du progrès. Entre le père (self made man) et sa fille, une entente propice à l’élaboration de cuvées intéressantes à plus d’un titre. La propriété de trois hectares de vieilles vignes donne des vins complexes et chaleureux, deux blancs et deux rouges qui s’inscrivent, à n’en pas douter, dans le Patrimoine Viticole Immatériel de Maury.

Le Domaine « Cuvons la Joie » – ZAC clos de la Serre – 69 Route des Mas 66400 MAURY – Contact : Fernando Rodriguez – Tel. +33 609 546 399 – fernando@cuvonslajoie.com

Vinaigrerie La Guinelle

Shandra BRUNE est à la tête d’une vinaigrerie artisanale.

Un vinaigre ? Non des vinaigres !

À la tête de cette entreprise artisanale, Shandra BRUNE qui veut sauvegarder et transmettre le savoir-faire authentique. Dans ses pièces de chêne en aération extérieure, elle produit des vinaigres sur des Banyuls Rimage et des vieux Banyuls, des Grenaches gris et noirs et même des moelleux ou des muscats petits grains. Elle utilise aussi un cépage Grignolino du piémont Alpin Italien pour un vinaigre flash. Elle se fourni également auprès du Domaine des Dominicains sur des vins Bio sans sulfites pour des résultats probants. Il en découle un choix impressionnant de qualité dans une grande diversité. Il y en a pour tous les goûts et toutes les cuisines. Ses produits sont en dégustation à la vinaigrerie ou à la boutique. Du vrai, du bon, du surprenant, de l’authentique !

Vinaigrerie «LA GUINELLE» – Production : Cospron 66660 Port Vendres – Tel. 04 68 98 01 76 / Boutique : Rue St Sébastien – 66650 Banyuls sur Mer – Tel. 04 68 85 54 12 – info@levinaigre.com –  www.levinaigre.com

Dormir ?

Hotel Dali

Jardin de l’hôtel Dali à Perpignan.

Mon lieu de villégiature pendant ce merveilleux séjour en contrée gourmande fut un hôtel proche du centre de Perpignan. Les propriétaires marient savamment le digne recevoir, le confort, le service et la satisfaction de la contemplation artistique de certaines répliques d’œuvres ou photos de l’immense artiste Dali. Outre les prestations dues à son rang, il offre un très agréable Sun roof très verdoyant et bien agencé. La conciergerie et la partie restauration sont de bonnes factures.

Hôtel DALI **** – 18 Bd Jean Bourrat 66000 – Perpignan – Tél. 04 68  61 42 10  http://www.dalihotel.fr

Je suis une spécialité fromagère de Franche Comté avec une IGP, qui suis-je ?

Près de 80% des Français ne me connaissent pas encore. Parmi les 20% qui me connaissent, peu m’ont goûtée et encore moins savent m’utiliser. Quand on me voit on pense à moi comme à un fromage fondu (type la vache qui rigole), ou à des croûtes fondues de fromages divers ou encore à des restes de fromages.
Je ne suis rien de tout cela. Voilà pourquoi il faut me découvrir en 10 points.

Déjà dans les palais romains on aimait m’avoir sur une table !

J’existe au bas mot depuis 2000 ans ! Les Romains me savouraient déjà. Transportée dans des amphores, je parcourais des centaines de kilomètres à dos de mule pour rejoindre les tables dans les provinces romaines.

Paysage-Francomtois _ ©BourgogneFrancheComteTourisme

Née dans les plaines

Les montagnes du Jura sont les terres des gros fromages. J’ai bataillé pour me faire une place. C’est dans les plaines, où n’existait pas la collecte de lait (pour les fromages) que les paysans fabriquaient le beurre et la crème. Mais il leur restait un reliquat, un lait écrémé, un produit riche en protéines. Qu’en faire ?

Le Metton !?

Ingrédient principal, le metton est obtenu à partir de caillé de lait de vache écrémé mis en fermentation. Il se présente sous forme de pâte granuleuse et ferme. Sa fabrication nécessite un réel savoir-faire fromager.
Fondu, il devient mon élément de base auquel on ajoute du beurre (pas beaucoup) et de l’eau et hop… Me voilà en pot de verre, de terre puis de plastique.

Légère et gourmande, je vous dis !

Je suis légère, légère, légère. La tradition pendant des siècles m’a maintenue à 4% de matières grasses. Désormais, en moyenne j’affiche 9%. Parfois, je dis bien parfois, ça monte à 15%. Mais si vous voulez mon avis je suis très appréciable entre 4 et 9%, tant ma nature profondément crémeuse n’a nul besoin d’être enrichie en supplément de gras.

Petite fiche organoleptique pour ceux qui aiment les chiffres

Pour 100g, j’affiche en moyenne un très faible taux de cholestérol, un faible taux de matières grasses (6,58g), beaucoup de protéines (16g), des vitamines A et B, du sucre à moins de 0,2g.

J’ai une personnalité UNIQUE en son genre !

Souvent copiée, jamais égalée, j’ai un goût véritable, bien à moi et une texture qui accompagne les repas de l’entrée au dessert. Et oui…

La Cancoillotte, IGP de franche Comté se prête à tous les goûts. La découvrir c’est l’adopter. ©Sabine Alphonsine

Maintenant j’ai une IGP ! Exigez le sigle…

Fruit d’un savoir-faire artisanale franc-comtois, je n’ai pas d’équivalent en France et je bénéficie d’une IGP (Indication Géographique Protégée) car, des petits-malins qui aiment mon goût fabriquent en France et en Europe des pseudo sœurs qui me ressemblent. Mais elles ne sont pas moi !
Mon IGP couvre une zone de fabrication bien précise : Doubs, Haute-Saône, Jura et Territoire de Belfort. C’est tout ! Des zones herbagères entre Vallée de la Saône, Jura et Vosges qui donnent un lait riche en matières grasses.

Une palette de saveurs

Sur ma base classique (metton affiné, beurre, eau), bien vite les francs-comtois ont ajouté des saveurs : ail, échalote, vin jaune, noix, fruits confits, fumée, champignons, piment d’Espelette, basilic, poivre vert, cumin, échalote…

On me déguste…

Froide, tartinée sur du bon pain ou directement à la cuillère trempée dans le pot.
Tiédie, en dips pour l’apéritif.
Chaude, elle file un peu et nappe à merveille la Morteau/pomme-de-terre ou des légumes verts (courgettes, endives, brocolis), du riz, des pâtes. Elle remplace la crème ou le mascarpone dans certains desserts, se déguise même en cheesecake sucré.
Se décline en verrines, tapas, base de pizza, veloutés…

J’ai une fête rien qu’à moi

Tous les ans, en juillet, des animations et dégustations me sont consacrées dans une ambiance de concerts. On me célèbre en grande pompe et j’adore ça !

Au fait, je suis la cancoillotte (on prononce KAN-KO-YOTE). Judith Lossmann

 

 

 

Envie de recettes : www.cancoillotte-igp.fr

Les acteurs de la filière : https://www.cancoillotte-igp.fr/fabrication/fabricants/