mardi 4 août 2026

Caroline du Nord (2/6) – Southport et les îles Brunswick : l’Amérique des films !

Hier, nous étions dans la ville côtière principale, à savoir Wilmington, surnommée Wilmywood, elle-même sise au cœur d’une région très orientée « cinéma », nommée quant à elle Hollywood East. Partons mettre nos pas dans ceux des acteurs et des producteurs qui tournent dans les décors naturels et sublimes, notamment à Southport.  

Si les réalisateurs et les actrices arpentent régulièrement les rues de Wilmington, rien ne leur fait plus plaisir que de travailler au bord de l’océan. Alors, suivons leurs traces et filons vers l’Est.

un verre posé sur une rembarde de bois au coucher de soleil.

La cérémonie du coucher du soleil… ©Judith Lossmann

Southport, un nom plein de promesses

Depuis Wilmington, on file toujours tout droit vers l’Est sur ces majestueuses routes américaines. Ha… road-trippers et backpackers, vous savez de quoi je parle ! Donc, toujours tout droit en direction du territoire des îles Brunswick.

Nichée à l’extrême sud-est de la Caroline du Nord, au bord de l’Atlantique, là où les eaux paisibles de l’embouchure du fleuve Cape Fear rencontrent l’océan, Southport est un joyau caché entre ciel et mer qui semble avoir été dessiné pour la rêverie. Cet ancien petit port historique fondé au XVIIIe siècle possède un charme désuet et irrésistible. Tout semble murmurer : « Reste un peu. »

La dolce vita made in USA…

Southport est une ville qui se découvre à pied, au rythme lent du promeneur. Dès les premières rues, on est frappé par l’harmonie tranquille des maisons victoriennes, souvent peintes dans des tons pastel. Elles ont un charme suranné. On voit des porches fleuris, des rues ombragées de chênes centenaires. Des embruns salés qui flottent dans l’air invitent à ralentir, à respirer, à savourer chaque instant.

Voyez les terrasses, les barbecues, les larges fauteuils en bois si représentatifs de l’Amérique — les fameux Adirondacks — en cèdre, nichés sous des chênes vénérables drapés de mousse espagnole. Là grince une balancelle. Ici surgissent de vieilles lanternes. Dans ce coin des USA, on prend le temps de s’asseoir dehors.

Southport est un tableau vivant, une carte postale à taille humaine, à la fois paisible et profondément authentique, avec l’océan en toile de fond.

J’ai absolument adoré Southport. C’est un refuge pour les âmes sensibles, les amoureux d’histoire, les rêveurs, les artistes. Southport n’est pas un simple lieu à visiter. C’est un lieu à ressentir, un endroit où l’on se reconnecte à l’essentiel.

Que faire à Southport ?

Chiller, méditer, écrire des livres, donner vie aux toiles à peindre qui sommeillent dans nos têtes … On rêve de gagner au loto pour acheter une maison à 1,5 million de dollars… On fait les boutiques… Précisément celles d’antiquités qui racontent des fragments du passé, les galeries d’art qui exposent le regard poétique des artistes locaux.

affdiche de film

Richard Geere était là !

Un très cinématographique décor !

Comme Wilmington, Southport et les îles Brunswick sont des lieux de tournage fabuleux… Entre la rivière Cape Fear, le fort historique Johnston, le ferry Southport-Fort Fisher et son débarcadère, Southport offre un décor naturel dont Hollywood raffole. Quelques-unes des plus grandes stars tournent ou ont tourné régulièrement ici : Mandy Moore et Shane West, Diane Keaton, Jessica Lange, Demi Moore et Jeff Daniels, Samuel L. Jackson et Nicolas Cage, Jennifer Love Hewitt et Ryan Phillippe. Le film le plus connu tourné à Southport est une adaptation d’un roman de Nicholas Sparks ; autant dire que l’ambiance « so romantique » de Southport est parfaite !

Irrésistibles… l’appel de l’eau et du large

La beauté des images tient beaucoup à l’atmosphère des lieux. Le temps semble suspendu. Le soir, le soleil couchant embrase l’horizon de couleurs dorées et l’on en profite pour aller prendre un verre entre amis sur la longue jetée qui surplombe l’océan.

L’océan, c’est là que bat le cœur de Southport. Tout est tableau : les silhouettes des bateaux et des voiliers en ombres chinoises, les ferries en route vers Bald Head Island. Les cris des mouettes…

Cette ville a… comment dirais-je… une âme ? Pas de gratte-ciel, pas de tourisme de masse. Juste l’essentiel. Southport n’est pas seulement belle — elle est vivante.

Les tables ?

Pas snobs du tout… les tables sont simples, fraîches et inoubliables… On fait la part belle aux produits de la mer. Dans beaucoup d’établissements, on mange les pieds dans le sable. Midi et soir… on déjeune, on dîne en terrasse. Quitte à mettre une doudoune. Au menu : huîtres locales, crevettes grillées, poisson pêché du matin. À Southport, le luxe est simple !

une table de fruits mer au bord de la plage

Miam… les Américains rafolent de ces espaces et de cette nourriture. ©Judith Lossmann

Au-delà de la simple et nourrissante contemplation, 5 « expériences » à vivre à Southport ?

• On commence par un café obligatoire au Southport Coffee Co.
• On marche, on court, on fait son jogging sur la promenade et on fait un selfie à côté du panneau de la série « L’Été où je suis devenue jolie ».
• On déjeune au Fishy Fishy Café… Sur une terrasse de bois qui surplombe l’océan et où les merles s’emparent de vos frites jusque dans vos assiettes…
• On part pour une balade amusante de 45 minutes à travers le quartier historique du front de mer de Southport avec Southport Fun Tours.
• On s’offre une croisière touristique à la découverte de la beauté du fleuve Cape Fear à bord du Sally Ann, avec Southport Water Tours.

Et puis vint une maison de rêve !

À Southport, j’ai vécu mon rêve absolu. C’était mémorable. Du jamais-vu… La voyez-vous, cette immense maison sur pilotis, en bois peint bleu et blanc, celle où l’on gare la voiture en dessous, celle qui a un ascenseur… Vous la voyez, cette maison mythique que l’on voit dans tous les films romantiques, Léa… Eh bien, je l’ai testée pour vous…

Située à l’extrémité ouest d’Oak Island, The Sale Fish est un refuge de luxe absolument fabuleux. Cette somptueuse demeure est implantée sur la plage, à seulement 50 mètres des vagues ! Elle est immense, possède de multiples terrasses et une piscine avec vue sur les vagues qui s’écrasent sur le rivage, ainsi qu’un petit chemin privé qui conduit sur la plage.

La cuisine contiendrait à elle seule trois studios parisiens. Une salle à manger grandiose. Un salon immense… le tout avec vue à 180 degrés sur l’océan. Les lits sont immenses. Fenêtre grande ouverte, on s’endort sous une tonne d’édredons et l’on se réveille avec le bruit de l’océan. C’est magique…

maison bleue posée sur une immense plage

C’est une maison bleue…

Attention, risque avéré de tomber en amour de ce coin entre terre et mer !

Toute la Caroline du Nord et ce talent fou qu’ont les Américains pour un art de vivre simple et efficace sont réunis dans cette façon de vivre une maison comme celle-ci. Toute la philosophie de vie de l’Amérique des côtes est là ! Ce que j’aime par-dessus tout c’est cette sensation de refuge pour les âmes… Ces endroits que j’aime tant explorer offrent quelque chose de rare : un sentiment de paix, une impression d’avoir trouvé un lieu où l’on pourrait vivre — ou du moins revenir, encore et encore. Judith Lossmann


Remerciements « very special » à nos hôtes de Caroline du Nord. Ils nous ont accueillis comme des invités d’exception. J’ai été très touchée par l’organisation de ce voyage de presse, la gentillesse et les attentions prodiguées.
Special Note : Je reviens quand vous me le demandez, les gars !


INFORMATIONS PRATIQUES (à voir dans l’article 6/6).

Ici, je vous parle de « The Sale Fich)

The Sale Fish by Oak Island Accommodations
3005 West Beach Drive , Île au chêne, 28465, États-Unis

Caroline du Nord (série – 1/6) – Wilmington

Chose promise, chose due (clin d’œil à Johann Robert)… je vous conduis en Caroline du Nord, North Carolina… Un État américain du Sud…

La Caroline du Nord, située sur la côte Est des États-Unis, possède un littoral magnifique et très varié, qui s’étend sur plus de 480 kilomètres tout au long de l’océan. Ses plages sont connues pour leur beauté naturelle, leur ambiance détendue et leurs paysages préservés.

Cape Fear, une atmosphère hors du temps

Un plat sur le bord de promenade de Wilmington

Les restaurants « plein soleil » se succèdent sur River Walk, le coeur battant de Wilmington

Cape Fear, c’est un mélange de vieux Sud, de marais mystérieux, de plages paisibles et de récits maritimes. On y ressent la force du vent, la respiration des pins et une forme d’isolement poétique. C’est le genre d’endroit où les couchers de soleil vous font croire que le temps s’est arrêté.

En fin d’après-midi, juste quand la lumière commence à basculer du doré vers l’ambre, quand le vent salé glisse sur la peau, soulevant par moments les mèches de cheveux collées au front par la chaleur… Devant vous s’étend la plage de Kure Beach — presque vide, à part un vieux pêcheur immobile sur la jetée, silhouette noire contre l’océan.

Le sable est plus gris que blanc, les dunes sont tapissées d’herbes hautes qui bruissent à peine. Il n’y a pas d’immeubles, juste quelques maisons de bois sur pilotis, peintes dans des tons délavés — bleu pâle, vert mer, blanc craquelé. Tout semble fatigué, mais vivant. Authentique.

À ta droite, l’horizon est coupé par le contour de Bald Head Island. Une île sans voitures, couverte de pins noueux, où les phares clignotent à intervalles réguliers, comme une respiration. Tu pourrais y aller demain. Prendre le ferry, marcher pieds nus sur les chemins de sable, écouter les histoires des gens du coin — tous semblent avoir vu quelque chose qu’ils n’ont jamais osé raconter.

La rivière Cape Fear n’est pas loin non plus. Elle s’écoule paresseusement entre les cyprès et les marécages, noire comme du thé fort. Parfois, des pêcheurs y croisent des alligators ou des oiseaux rares qui se posent comme des fantômes sur les branches noyées.

Cape Fear. Ce n’est pas vraiment un lieu de carte postale. C’est mieux que ça : c’est un endroit qui a une âme. Un endroit où le temps ralentit, où le passé n’a pas disparu, où la mer ne fait pas que briller — elle raconte.

Il fait nuit maintenant. Le sable a gardé un peu de la chaleur du jour, mais l’air est frais, humide, chargé d’odeurs — sel, pin, vase et fumée de bois. Tu marches lentement sur la plage de Kure Beach. Les étoiles s’allument, une à une, au-dessus de l’océan noir. Parfois, un cri d’oiseau de mer.

Vous y êtes, là ? …

Alors c’est le moment d’arrêter de rêver toute éveillée… Partons à Wilmington… la plus grande ville côtière de la région. Wilmington… Est-ce que vous connaissez cette ville ?

Et pourtant, si…

Je vous garantis que vous connaissez Wilmington, de toute évidence sans le savoir. Mais vous connaissez. Vous vous êtes déjà promené dans ses rues, vous avez même marché sur sa célèbre promenade de bois… parce que le surnom de la ville est Hollywood East !

Cet ancien port du Sud possède une architecture historique magnifique et une ambiance cinématographique.

Laissez-moi vous entraîner dans Wilmington, une ville adorée de ses habitants pour sa richesse et sa proximité avec l’océan, à environ 20 à 30 minutes en voiture.

En allant sur le rives de Cap Fear

Wilmington, entre réalité et cinéma

Dans les rues de Wilmington, les matins sont calmes. On dirait une ville endormie, sauf à l’heure des repas, où tout s’agite autour d’une multitude de restaurants disséminés dans toute la ville et dans le centre historique.

Beaucoup de choses de la vie de la ville se passent autour de la rivière Cape Fear. Cette très large rivière traverse la ville et offre des balades fluviales paisibles. J’en ai fait une d’environ deux heures sur un bateau à vapeur qui longe les côtes, avec un guide qui propose une présentation de la nature environnante. Avis aux amis des oiseaux : ici, ils seront servis. On voit aussi des tortues, des alligators, parfois des dauphins.

Le centre-ville est super agréable, avec ses maisons victoriennes, ses rues pavées, ses anciens bâtiments en brique transformés en lieux de vie tous plus surprenants, immenses et accueillants les uns que les autres.

Beaucoup d’artistes vivent ici. Ils produisent un artisanat et un art très nouvelle génération.

Le soir à Wilmington, on sert des huîtres fraîches sur des tables en bois brut. Des guitares jouent doucement sous les vérandas, pendant que les lucioles s’allument comme des étoiles basses dans les jardins.

Riverwalk, le cœur vivant

Le point d’orgue de la ville, c’est Riverwalk, une promenade piétonne pleine de charme qui longe la rivière, bordée de vieux entrepôts reconvertis en boutiques, restaurants et galeries d’art. L’air est humide ici, salé et doux, avec une brise qui fait frémir les feuilles des arbres qui bordent les quais. Sur le pont flottant, on peut entendre le crissement des planches sous ses pieds et sentir une odeur de bois et d’eau.

La rivière s’étend, calme et étincelante, presque comme un miroir parfait. En aval, le centre historique de Wilmington s’élève, avec ses bâtiments et ses maisons à balcons ornés de moucharabiehs. Quelques bateaux de pêche ou de croisière passent lentement, créant des vagues qui effleurent les bords de la rivière. Le tout se mêle dans une ambiance de détente et de réflexion.

À la tombée de la nuit, la lumière change doucement. Les reflets du soleil couchant se mêlent à l’eau, enflammant le ciel de couleurs dorées, roses et orangées. Ils éclairent d’une nouvelle lumière le Battleship North Carolina, un ancien navire de guerre de la Seconde Guerre mondiale amarré près du centre-ville, sur la rive d’en face.

Le Memorial Bridge et le Battleship North Carolina

Le Battleship North Carolina offre une visite fascinante à travers l’histoire militaire des États-Unis.

Au fond de l’image, côté océan, on admire le pont métallique de Wilmington, officiellement connu sous le nom de Cape Fear Memorial Bridge, avec sa belle couleur bleu-gris. C’est l’un des éléments les plus iconiques de la ville. Ce pont suspendu relie le centre-ville de Wilmington à la partie sud de la ville, traversant la rivière Cape Fear.

Le pont a été inauguré en 1969. C’est un pont de type suspendu à treillis métallique, avec une structure impressionnante qui s’étend sur 3,2 kilomètres. Son design distinctif fait partie du paysage de Wilmington et se distingue par ses grandes arches métalliques et ses pylônes robustes. Il est souvent perçu comme un symbole de la modernité de la ville, tout en étant un témoin de l’évolution de l’architecture des ponts.

Un pont enfer typique des USA, celui de Wilmington

Le Memorial Bridge de Wilmington. ©JAL

Une ville de cinéma

Entre le pont, la diversité des paysages en un seul endroit — plages, banlieues, marais, petits ports — et cette ville dont le centre est typique de la parfaite petite ville du Sud, tout concourt à créer un décor idéal. Il y a aussi une communauté artistique vivante, prête à accueillir les équipes de production. Même si l’activité a ralenti par moments à cause de changements dans les lois fiscales, Wilmington reste une ville-cinéma, avec des festivals de films, des visites guidées des lieux de tournage et une atmosphère propice à la création.

Qui a tourné ici à Wilmington?

La liste est très longue ! Mais avant de répondre à votre question, laissez-moi vous conter ce que l’on voit au quotidien dans les rues de Wilmington…

C’est une fin d’après-midi, et la lumière dorée de l’automne baigne les rues pavées de Wilmington. La ville semble suspendue dans le temps, figée dans un décor de cinéma parfait. Les bâtiments en briques rouges de l’époque victorienne, alignés le long de la rivière Cape Fear, se dessinent nettement contre le ciel clair.

Un vélo rouge, légèrement cabossé, est appuyé contre une vieille porte en bois. Un chien errant, peut-être un figurant, se laisse caresser par un assistant de production. Les caméras sont discrètes, les techniciens s’affairent autour des fils et des câbles.

Le son du clap retentit, et l’action reprend.

Sur une terrasse de café, l’actrice se glisse dans un fauteuil vintage, son visage à peine éclairé par la lumière du soleil. Elle porte une robe en soie, ses cheveux flottent légèrement dans la brise. Elle attend, le regard perdu sur les bateaux qui voguent lentement sur la rivière. Dans une ruelle à côté, un comédien est en train de réviser son texte. Un réalisateur porte une chemise à carreaux et une casquette ; ses lunettes de soleil dissimulent son regard observateur. Il murmure des mots de réconfort à l’acteur. La ville, tout entière, semble prête à être filmée.

Ici, vous croisez des lieux inoubliables et des personnages mythiques de films et de séries : Les Frères Scott, Dawson’s Creek, Iron Man 3, La vie est belle de Frank Capra, Blue Velvet de David Lynch (il y a même un bar dédié), Sleepy Hollow, Les Nuits avec mon ennemi avec Julia Roberts (qui adore la ville et a signé un “wall of fame”), The Crow, L’Été où je suis devenue jolie, Under the Dome…

Bref, le monde entier vient à Wilmington. Ne manque que vous qui nous lisez… Judih Lossmann

 

Matsue ! Vite découvrons-la avant que tout le monde s’y précipite.

Il existe au Japon des villes qui ne cherchent pas à impressionner. Elles préfèrent murmurer. Matsue est de celles-là. Juste un avant-goût…

Blottie entre le lac Shinji et la mer du Japon, dans la préfecture de Shimane, elle avance à pas feutrés. On y arrive comme on entre dans un livre ancien. Son château noir, (l’un des cinq Trésors Nationaux du Japon) l’un des rares donjons en bois d’origine encore debout au Japon, veille depuis le XVIIᵉ siècle. Contrairement aux reconstructions éclatantes d’Osaka ou de Nagoya, celui de Matsue a gardé ses poutres sombres et ses escaliers abrupts. Il craque sous les pas, respire encore.

Autour, les canaux dessinent une ville d’eau. On peut les parcourir en barque basse, glissant sous les érables rouges à l’automne, tandis que le batelier chante doucement. Le temps se dilate. Matsue est surnommée la “ville de l’eau” — mais elle pourrait tout aussi bien être celle de la lenteur.

À quelques kilomètres, le jardin du musée d’art Adachi déroule une perfection presque irréelle. Ici, chaque pierre, chaque pin semble placé avec une précision méditative. Ce n’est plus un paysage : c’est une respiration.

Le soir, le lac Shinji s’embrase. Le soleil tombe derrière l’eau comme une pièce d’or que l’on laisserait couler. Les habitants s’arrêtent, regardent, en silence. Personne ne parle fort devant un tel spectacle.

Matsue a tellement à offrir : la visite de l’une des plus anciennes fabriques artisanales de sauce de soja du pays, une papeterie qui travaille comme autrefois et fournit le fameux papier du Japon vendue dans toutes les bonnes papeteries du monde, une spectaculaire cérémonie du thé, des ateliers de thé Matcha et tant d’autres aspects du Japon que Matsue promet de proposer au rythme du temps qui s’écoule.

Matsue n’est pas spectaculaire. Elle est intime. Elle ne cherche pas à séduire, mais à envelopper. Dans un Japon souvent pressé, elle rappelle qu’il existe encore des lieux où l’on peut simplement s’asseoir, écouter le vent dans les pins, et sentir le monde ralentir.

Hâte d’y aller autrement et plus longtemps pour partager ce bonheur avec vous…

L’Ouest canadien… de Vancouver aux Rocheuses

« Rainforest to the Rockies« , ce sont de nouveaux sentiers de randonnée qui promettent une immersion complète dans les paysages spectaculaires de l’Ouest canadien. Ces parcours, conçus pour captiver aussi bien les randonneurs débutants que les plus expérimentés, offrent une exploration unique de la région, allant des forêts pluviales denses aux majestueuses Rocheuses, des vallées fertiles aux déserts arides jusqu’aux prairies dorées.
Une collection d’itinéraires pour découvrir des rivages accidentés, des forêts pluviales luxuriantes, des villes sophistiquées, des vallées fertiles, des déserts arides, des prairies dorées et des montagnes imposantes en vous rendant de la mer au ciel, par la route, le chemin de fer ou la piste. C’est un voyage plein d’aventures, une invitation à trouver des endroits cachés, une chance d’observer la faune et la flore et de rencontrer des habitants accueillants tout au long de la route.

Rainforest to the Rockies ©Colombie Britannique

Pourquoi s’orienter vers les sentiers « Rainforest to the Rockies » ?

Le label « Rainforest to the Rockies » met à disposition des voyageurs des itinéraires proposant des expériences uniques, authentiques et respectueuses de l’environnement, qui permettent de se connecter profondément avec la nature tout en apprenant sur la faune et la flore locales. Chaque sentier est présenté comme un roadbook : étapes jour par jour, nombre de kilomètres, activités sur place et carte avec les instructions de conduite.

L’ours dans toute sa beauté ©Colombie Britannique

Nos trois itinéraires préférés :

4 à 6 jours – 1155km

Soyez entourés de géants lors d’un voyage de la forêt tropicale aux Rocheuses. La vallée du Columbia, nichée entre les Rocheuses canadiennes à l’est et les Purcell Mountains à l’ouest, offre le meilleur aperçu des sommets les plus majestueux de la Colombie-Britannique. Des panoramas montagneux, des forêts pluviales et des lacs vierges vous attendent alors que vous voyagez le long du fleuve Columbia, qui a donné son nom à la province.

7-10 jours – 2195km

Embarquez pour une grande boucle au départ de la forêt pluviale en passant par les Rocheuses. Adaptez le temps à votre rythme en empruntant des autoroutes et des routes secondaires, en passant par des grandes villes et des villages de montagne, tout en longeant des lacs et des forêts. Ce voyage inoubliable permet de découvrir des paysages grandioses et les plus hauts sommets de la Colombie-Britannique.

4-6 jours – 439km

En quête d’aventures emblématiques lors de votre voyage dans les Rocheuses canadiennes ? L’itinéraire entre Vancouver et Valemount via la célèbre « Fishing Highway » de Colombie-Britannique est un joyau local. Cet itinéraire est ponctué de paysages inégalés, de rencontres avec les communautés locales et la chance de pouvoir pêcher dans un lac différent chaque jour.

La nature en… ©Colombie Britannique

Mystérieuse Amazonie Péruvienne

On la découvre à pied, en pirogues, à bord de bateaux de croisières le long du fleuve mythique qui parcourt la région sur plus de 3 700 km. Elle ?  L’Amazonie péruvienne. D’avril à octobre s’installe la saison sèche, la météo idéale pour planifier un voyage au cœur de la plus grande forêt tropicale qui, à elle seule, représente 10% de la biodiversité mondiale. Elle accueille des espèces animales uniques au monde et vit au rythme des villages autochtones perdus dans la Selva. Émerveillez-vous de l’Amazonie Péruvienne du Nord au Sud !

Belles bêtes, encore visibles … heureusement… en Amazonie péruvienne.

Mégadiversité biologique

Doté de ressources naturelles exceptionnelles, le Pérou est reconnu pour sa mégadiversité biologique. Le pays compte 84 zones naturelles sur les  117  existantes dans le  monde et possède plus de 5 800 espèces endémiques. C’est dans la « Selva » que la faune est la plus présente car elle profite de la végétation luxuriante: tout au long de votre chemin, accompagnés de vos guides locaux, vous pourrez admirer des jaguars, des tatous, des caïmans, des capybaras mais aussi des singes. Avec ses 1 800 espèces d’oiseaux, et parmi elles presque 120 espèces endémiques,  dépassant ainsi les populations d’Amérique du nord et d’Europe, le Pérou est l’une des plus importantes destinations pour l’observation d’oiseaux du monde. Vous les découvrirez, perchés sur les observatoires hauts de 20 à 40 mètres qui parsèment la forêt au-dessus de la canopée.

Pont de singes… pour les humains en Amazonie péruvienne

Jouer les explorateurs

Pour jouer aux explorateurs dans l’Amazonie au Pérou et découvrir cette forêt dense qui regorge de trésors, il faut se laisser porter par le rythme de la nature et adopter le mode transport multimodal: bateaux de croisière,  tuk-tuk pour découvrir les villes, randonnées à travers la forêt sur les trochas (sentiers) pendant la journée pour observer toutes les plantes médicinales précieuses pour l’humanité, pirogues à la tombée de la nuit pour observer les sorties des caïmans, canoë sur les lacs comme le Lago Sandoval, dans la Réserve nationale de Tambopata dans la Région de Madre de Dios où on se régale du spectacle des loutres géantes ou en pirogues qui seulement permettent d’accoster sur les rives reculées et de partir à la rencontre des populations autochtones  encore coupées du monde mais qui vous accueillent avec bienveillance et partagent avec vous leur artisanat, leurs spécialités culinaires et leur mode de vie.

Des villes au cœur de la forêt amazonienne péruvienne

Nature et ville en plein Amazonie !

Que ce soit pour profiter de la nature à Puerto Maldonado (Madre de Dios) ou découvrir des villes en plein cœur de l’Amazonie comme Iquitos (Loreto), vous ne voudrez pas rater l’occasion de vous enfoncer dans la Forêt Amazonienne. Prêts ? Débutons notre parcours à Iquitos (Loreto), l’une des plus grandes villes de l’Amazonie au Pérou, elle est accessible par avion ou par bateau, ce qui fait son charme. Iquitos est située juste à côté de la réserve naturelle de Allpahuayo-Mishana, qui propose des Lodges où se poser quelques nuits et profiter des multiples treks proposés, une occasion idéale pour observer la faune et la flore de la jungle. Iquitos est une ville digne d’un livre d’aventure avec ses bazars sur pilotis le long du fleuve Amazonien. À la tombée de la nuit, profitez du Malecòn qui vous emmène sur les rives d’Itaya, rivière qui se jette dans l’Amazone un peu plus loin et qui vous fera profiter d’un panorama d’exception. La ville est charmante. On y roule en moto ou en tuk-tuk et à chaque coin de rue, on retrouve des traces de la colonisation et du passé doré de cette ville qui regorge de vie. Vous y visiterez le musée des cultures indigènes amazoniennes ainsi que la “Biblioteca Amazónica”, qui abrite près de 27000 livres et 3000 photos, dédiés aux traditions et cultures de l’Amazonie.

Surtout n’oubliez pas de déguster le plat local, le Juane, un ragoût de poulet, de riz et d’olives recouvert de feuilles de bijao (genre de feuilles de bananier). Et si l’on parle coutumes culinaires en Amazonie Péruvienne, il faudra bien entendu goûter à la chonta ou cœur de palmier, récolté sur les palmiers qui est un élément crucial de la cuisine amazonienne. Les plantains sont un autre ingrédient essentiel que l’on retrouve dans de nombreux plats, dont le tacacho. Il y a aussi beaucoup de poissons d’eau douce, dégustés dans le patarashca, du poisson cuit à la vapeur dans des feuilles sur des charbons ardents.

Les perroquets en liberté dans l’Amazonie péruvienne.

Plus au Sud…

On trouve la région Madre de Dios et la ville de Puerto Maldonado. C’est dans cette région, au sud de l’Amazonie péruvienne que vous découvrirez la Réserve Nationale Tambopata et le Parc National du Manu, véritables paradis pour la faune sauvage; Ici, c’est le royaume de la rando car cette région, située au sud-est du Pérou, tout est nature à l’état pur. Et pendant que vous appréciez ce spectacle unique, vous entendez en fond sonore le chant mélodieux des aras qui nichent dans cette zone. Votre premier arrêt sera probablement dans la ville de Puerto Maldonado, la capitale de Madre de Dios. Ici, il ne faut pas manquer le Mirador de la Biodiversité, le jardin des papillons de Tambopata, et la Salle d’exposition d’archéologie, de paléontologie et de costumes typiques amazoniens du ministère de la Culture, qui se trouve à quelques minutes du centre-ville.

Mais le meilleur de Madre de Dios est à venir : trois énormes sanctuaires vous attendent, pleins de magie et de nature. La troisième plus grande région du Pérou abrite sur son territoire le Parc National du Manu, reconnu comme zone centrale de la réserve de biosphère par l’UNESCO (1977) et déclaré patrimoine naturel de l’humanité en 1987. Cet espace naturel n’est pas seulement un spectacle en soi, il est considéré comme un foyer de concentration d’espèces de flore et de faune, dont beaucoup sont uniques comme l’oiseau national du Pérou, le célèbre coq de roche, qui vit sur son territoire. 30 communautés paysannes différentes y pratiquent encore des techniques anciennes.

De même, la Réserve Nationale Tambopata et le Parc National Bahuaja Sonene vous enchanteront: la première est décrite comme un lieu paradisiaque, où vous vous fondez dans la nature à chaque pas. Cette réserve naturelle protégée est considérée au niveau mondial comme l’une des plus diversifiées sur le plan biologique mais elle est également un terrain de jeu inégalé pour les aventuriers qui partent vers les lacs Sandoval et Sachavacayoc, où vous pourrez monter en bateau et observer les aras, les chunchos et les lèches d’argile rouge, dans leur état le plus pur.

Le parc national Bahuaja Sonene, peu exploré, abrite également une grande biodiversité : vous y trouverez des centaines de mammifères, de reptiles et de poissons, près d’un millier d’espèces d’oiseaux et plus de 20 000 espèces de plantes. Il abrite des espèces incroyables telles que le cerf des marais, le loup à crinière, le lézard noir et le fourmilier géant.

Qu’attendez-vous pour vivre la magie de l’Amazonie Péruvienne ?

Pour découvrir en découvrir d’avantage, rendez-vous sur : https://www.peru.travel/fr

Toute la Jordanie depuis… Lyon Saint Exupéry !

Plus besoin de « monter » à Paris pour « descendre » dans le Sud. Désormais une ligne permanente est ouverte par la compagnie aérienne jordanienne Royal Jordanian entre Lyon Saint Exupéry et Amman, capitale de la Jordanie.

Ancien Pays du Levant, dit du Croissant d’Or, la Jordanie comme Israël d’ailleurs est essentiellement un pays de tourisme biblique. On trouve en Jordanie, moult traces des nombreux peuples qui l’occupèrent au fil des siècles : Ammonites, Assyriens, Nabatéens, Perses, Grecs, Romains. La Jordanie est longtemps chrétienne, puis devient musulmane.
En Jordanie, on pose ses pas sur les traces de figures célèbres Moïse, Élie, Josué, Jean-Baptiste et Jésus. Dans des décors d’exceptions entre le désert et la rive orientale du Jourdain, partons visiter quelques sites mémorables.

Amman, capitale de Jordanie, vue depuis la Citadelle.

Amman, capitale de Jordanie, vue depuis la Citadelle. ©JAL

Amman, la capitale à flancs de collines

Au fil des occupants, elle s’est appelée Rhabbat Ammon, puis Philadelphia. C’est l’une des plus vieilles villes du monde à être toujours habitée. Avec toutes ses collines et sa blancheur, on l’appelait la Rome du Moyen Orient. Désormais, ses locaux la surnomment la San Francisco orientale. Sans l’océan et les câbles-cars, là s’arrête la comparaison, mais il est vrai qu’installée sur les flancs et les sommets de dix-neuf collines, Amman présente un relief tout en courbes, en montées et descentes et en panoramas. Cette ville moderne de 4 millions d’habitants, en forme de cercle remplit l’horizon de toutes parts et présente des points de vue intéressants. Au sommet de la colline Jabal al-Qala se dresse la citadelle historique romaine et byzantine. On y admire les restes des piliers du temple romain d’Hercule et le palais d’Umayyad du VIIIe siècle, célèbre pour son grand dôme. Ce grand site architectural est très fréquenté par des cohortes de visiteurs venus du monde entier. Mieux vaut venir tôt le matin, dès l’ouverture.
Plus bas dans le centre-ville, construit à flanc d’une autre colline s’élève un magnifique théâtre romain. Cet ancien amphithéâtre en pierre du IIe siècle pouvait recevoir 6 000 personnes lors des grands événements.
La charmante petite rue El Rainbow possède quelques jolies boutiques et restaurants très prisés par les touristes. Les fans de shopping se retrouvent nous a-t-on dit dans un immense mole baptisé « Boulevard ».

Majestueuse porte d'entrée de la ville de Jérash.

Majestueuse porte d’entrée de la ville de Jérash. On l’imagine du temps de sa splendeur. ©JAL

L’ancienne et magnifique Jerash

Aujourd’hui, Jerash (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jerash) (Gherasa ou Gérase ou Gérasa) est une grosse ville moderne qui s’est établie autour du site de l’antique cité inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2004. Et, c’est cela que l’on vient visiter. Même le plus blasé des arpenteurs de sites aura un coup de cœur pour Jerash. Jerash fut implantée par Alexandre le Grand au 4ème siècle avant Jésus Christ. Les ruines réhabilitées entre autres, par des équipes françaises, présentent de beaux vestiges. Mais le plus important est au-delà. Il émane de ces vestiges, quelque chose d’immatériel, de gracieux, de profondément élégant. Il est si aisé de se représenter la vie dans cet espace parfaitement organisé. Là, le Cardo Maximus avec ses boutiques. Ici, les fontaines. Après le croisement de grandes avenues que l’on imagine traversées par des chevaux tirant des chariots, on trouve le théâtre du Sud. Là-bas à l’opposé le théâtre du Nord, l’hippodrome, le temple d’Artémis. Sous le règne de Pompée (ère romaine), Jerash fut une ville opulente et chic. Près de mille ans après sa construction, elle fut pillée par les Perses puis par les Arabes. En 747, un tremblement de terre lui infligea le coup de grâce. La ville tomba dans l’oubli jusqu’à ce que diverses opérations internationales de restauration se mettent en place et lui redonne, petit à petit, ses lettres de noblesse. Un conseil : ne pas hésiter à prendre un guide certifié tant il y a de « choses » à voir et qui demeureraient « invisibles » sans l’aide d’un professionnel. Ce serait regrettable, tant le site est prodigieux et recèle de merveilles.

Vue depuis le Mont Nebo

Vue depuis le Mont Nebo telle que le voyait Moïse. ©JAL

Le Mont Nébo

Nébo signifie colline, tumulus. C’est de là, qu’interdit de rentrer en Terre Promise après avoir sauvé les Hébreux d’Égypte, Moïse observe les Terres de Canaan et meurt âgé de 120 ans. (Deutéronome Chp.34). La tradition chrétienne fixe le Mont Nébo comme la tombe de Moïse. Pourtant des doutes subsistent entre le Mont Sinaï et le Mont Abarim. Une certitude toutefois. A l’époque comme de nos jours, des hauteurs du mont Nébo à l’Ouest de la Jordanie on voit le Jourdain et les terres jusqu’à Jéricho et par temps dégagé on distingue Jérusalem.
Une très belle basilique orthodoxe domine le Mont Nébo. À l’intérieur, il faut absolument voir la somptueuse mosaïque du diakonikon-baptistère de la basilique du mémorial de Moïse. Une immense fresque de toute beauté. Elle représente sur quatre registres des scènes de chasse et pastorale. Les mosaïques du baptistère sont l’œuvre des mosaïstes Soel, Kaium et Elijah et datées de 530, mais on les dirait crées hier matin car elles furent longtemps protégées par une surcouche. Leur redécouverte et leur mise en lumière sont un plaisir des yeux.
Le 9 mars 2000, le pape Jean-Paul II visite le mont Nébo, au cours de son pèlerinage en Terre sainte. Le 9 mai 2009, le pape Benoît XVI visite le site, au cours de son voyage apostolique en Terre sainte. Une sculpture à l’entrée du site symbolise ces visites.

Baptême orthodoxe sur la rive israélienne du Jourdain

Baptême orthodoxe sur la rive israélienne du Jourdain, à quelques brasses de Béthanie. ©JAL

Béthanie-au-delà-du-Jourdain

Béthanie situé sur la rive orientale du Jourdain, à moins de dix kilomètres des rives nord de la mer Morte est le lieu où le Christ a reçu le baptême par Jean Le Baptiste. J’avoue ma déception devant ce « trou » d’eau entouré de quelques pierres. Rien ne se passe. Pas d’émotions. Le guide m’explique que les rives du Jourdain ayant fort reculées, le site n’a plus grand-chose à voir avec le lieu de l’époque.
Cependant, déclarée site de l’Unesco, Béthanie accueille chaque année un nombre considérable de pèlerins. Attention, une visite à Béthanie se planifie. En effet, à quelques brasses seulement de l’État d’Israël, le site est placé sous la surveillance de l’armée Jordanienne.
Ce qui est émouvant, en revanche, ce sont les cérémonies de baptêmes organisées sur la rive occidentale du Jourdain. On y assiste à quelques mètres seulement. L’émotion est vive et prégnante chez les nouveaux baptisés. Un joli moment.
Petite précision : Béthanie est issue d’un nom araméen Al-Maghtas qui signifie « traversée des prophètes et/ou immersion donc par extension baptême ». Ne pas confondre Béthanie -au-delà-du-Jourdain en Jordanie avec l’autre Béthanie, le village de Judée où Jésus a ressuscité Lazare, le frère de Marie et de Marthe.

L’une des 7 merveilles du monde moderne1 : Pétra… Et son trésor !

Le trésor de Pétra

Le trésor de Pétra se dévoile entre deux falaises de grès. ©JAL

Plantons le décor tant en termes de relief qu’en termes d’Histoire. On l’a dit, ces régions du Levant furent très disputées. Nombreuses furent les civilisations qui occupèrent ces contrées. Du plus loin que l’on remonte dans le temps et la mémoire, on sait que Pétra est une ancienne ville édifiée huit siècles avant notre ère sur les terres des Édomites, descendants d’Ésaü, fils d’Isaac. C’est avec l’arrivée des Nabatéens qu’elle prend un essor particulier lié à la route de l’encens entre l’Inde, l’Égypte et le Yémen. L’encens, les épices, la myrrhe et la soie… autant de marchandises transportées par caravane à travers montagnes et déserts qui transitaient à Pétra, avant d’être expédiées à Gaza puis Damas.
On prétend souvent que Pétra n’est pas un lieu biblique. Erreur ! Due certainement au fait qu’elle est mentionnée dans la Bible sous son nom hébreu, Sela (Isaïe 16,1 et 2 Rois 14,7). Pour comprendre la raison de ces mentions, il faut savoir que la ville la plus proche de Pétra à l’époque est Wadi Mousa autrement dit Vallée de Moïse. C’est là que Moïse a frappé un rocher d’où ont jailli des eaux, une source riche et puissante qui fournissait les besoins en eau des Nabatéens de Pétra via un aqueduc d’argile toujours visible de nos jours. Ironie de l’étymologie, Pétra comme Sela signifient « Rocher ». Le rocher de Moïse et bien entendu, les rochers de grès, les immenses falaises, -dont l’une Jabal Harum serait le tombeau d’Aaron-, où fut sculptée cette ville étonnante et magnifique.
Encore aujourd’hui, alors qu’on la voit partout, dans des films (Laurence d’Arabie, Indiana Jones, Dunes, Mission to Mars), la troglodytique cité « vermeille, moitié vieille comme le temps » comme la décrit John William Burgon dans un poème, est une expérience sensorielle absolue.

l'arrivée au Trésor de Pétra.

Eblouissement avec l’arrivée au Trésor de Pétra. ©JAL

Le trésor de Pétra …

Tout commence par une déambulation dans le Siq, une descente entre les bords d’un chemin qui s’étroitise pour devenir un canyon entre les hautes roches. On y croise toutes les nationalités et aussi des ânes et des cheveux qui « remontent » des visiteurs épuisés et un balai de voiturettes électriques occupées à faire des aller-retours entre l’entrée et le trésor.

Entre les strates rocheuses, les rochers aux formes animales ou plus étranges encore, les traces de vie discrètes des Nabatéens, les restes de détails architecturaux qui narrent le fonctionnement de la cité. Mieux vaut être accompagné d’un guide qui partagera son œil exercé tout au long de cette balade.

Et puis, arrivera le climax de la promenade : l’apparition du trésor. D’abord, entre les falaises, dans un entrebâillement de rochers, une faille… Et l’on devine à la couleur orangée, la façade tant attendue d’Al-Khazneh (le « trésor » en arabe) le célébrissime tombeau. Ce somptueux mausolée fut érigé environ un siècle avant notre ère. Il fut et est toujours associé à Pétra, la cité vermeille.

En l’an 2, les Romains ouvrent des voies de commerces fluviales. Pétra tombe dans l’oubli. En 363, un puissant séisme la détruit à cinquante pour cent. Seuls, quelques bergers et leurs chèvres hantent les anciennes rues. Au 11ème siècle, les Croisés l’occupent un temps avant de la déserter totalement.
En 1812, l’explorateur suisse Jean Louis Burckhardt redécouvre la cité totalement oubliée depuis des siècles. La nouvelle court très vite dans le monde entier. Une nouvelle ère de prospérité s’ouvre pour Pétra. Des travaux d’historiens, d’archéologues et des populations locales ont permis de relancer les visites de Pétra, telle qu’elle est aujourd’hui.
Au-delà du trésor, émerveillez-vous devant le Deir (le « monastère » en arabe), les quelques 2000 tombeaux royaux, les 700 façades, l’église byzantine, la rue à colonnades, le théâtre romain, ou encore la « petite Pétra », la benjamine de la cité vermeille, située à quelques kilomètres de celle-ci, également classée au patrimoine de l’Unesco.

La mer Morte côté jordanien

La mer Morte côté jordanien, vue depuis le resort Crowne Plaza.

Et pour finir, la mer Morte

Comme chacun sait son degré de salinité empêche toute vie, d’où son nom. Comme chacun sait la mer Morte se réduit comme peau de chagrin d’année en années. Une des raisons revient au volume d’eau du Jourdain qui ne cesse de diminuer. Depuis des décennies, on entend parler de projets pour sauver la mer Morte mais comme la politique s’en même au mépris de l’écologie… ! Il y a donc urgence absolue à « visiter » la mer Morte. Lieu de villégiature incontournable lors d’un séjour en Jordanie. Laissez-vous flotter et porter par cette eau limpide après un bon bain de boue argileuse. On n’a pas trouvé mieux pour avoir un peau de bébé. Excellente occasion aussi de « shopper » les produits de la mer Morte. Riches en magnésium, potassium, calcium et sodium, ils possèdent des vertus propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et apaisantes. À Ma’In, profitez de la douceur d’un bain prolongé dans les sources d’eau chaude pour rêver à vos prochains voyages.

Avril, mai, début juin, puis septembre, octobre, novembre sont les meilleurs moments pour visiter la Jordanie. En juillet et août c’est extrêmement fréquenté. Laissez-vous gagner par ce pays tout en promesses. Judith Lossmann

 

*1 – Les sept merveilles du monde antique sont : 1 – La pyramide de Khéops à Memphis, 2 – Les jardins suspendus de Babylone, 3 – La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, 4 – Le temple d’Artémis à Éphèse, 5 – Le tombeau de Mausole à Halicarnasse, 6 – Le colosse de Rhodes, 7 – Le phare d’Alexandrie.

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES JORDANIE

 

AVANT DE PARTIR

  1. Lire Jordanie par le Guide du Retour, Jordanie par Lonely Planète, Jordanie Guides Bleus, La Jordanie par Géo.
  2. L’entrée en Jordanie est conditionnée par la présentation du QR Code (un genre d’ESTA version Jordanie) à obtenir en remplissant le formulaire : https://www.gateway2jordan.gov.jo/index.html
  3. COVID : plus de restrictions au moment où je rédige cet article. (avril 2023)
  4. Prendre une extension de visa touriste pour visiter les sites bibliques d’Israël. Un accord entre les deux pays le permet. ATTENTION : sachez que la Jordanie ne pratique pas les visas volants, il y aura un tampon dans votre passeport.
  5. Visiter le site : https://international.visitjordan.com/
  6. Passeport en cours de validité et valable 6 mois après la date de retour.
  7. Vise électronique obligatoire : Voyage : la Jordanie lance l’e-visa (tourmag.com)
Aéroport Lyon St Éxupéry…

Aéroport Lyon St Éxupéry… direct pour Amman Jordanie !

AÉROPORT DE DÉPART

Tout savoir du départ depuis Lyon Saint Exupéry
https://www.lyonaeroports.com/vols-et-destinations/vols-lyon-amman

 

 

 

 

Y ALLER

Avion de la Royal Jordanian

Avion de la Royal Jordania

Avec la Royal Jordanian : http://www.rj.com
Rotation des vols printemps/été 2023 : mercredi/ samedi.
Vol /R à partir de 523 euros.

Royal Jordanian, la compagnie aérienne de Jordanie. Comme je le répète inlassablement, le voyage commence dans l’avion et voyager avec la compagnie du pays où l’on part est une agréable façon de démarrer son séjour ailleurs. Dans l’avion, le comportement des hôtesses et stewards informe déjà beaucoup de l’art de vivre. La qualité des plateaux repas aussi. Typiquement, alors que nous partons en Jordanie, je m’interroge sur le plateau repas 100% Mexicain qui fut servi à l’aller. Au retour, je suis aussi interpellée par la proposition « beef » or « chicken ». Je choisis chicken et j’ai beef … parce qu’il n’y en a plus ! A prendre ou à laisser. Idem sur le fait que je n’ai pas de fromage dans mon plateau retour et à la place deux fois un dessert. Quand je demande, on me répond, c’est comme ça ! Il semble qu’il y ait quelques petites « choses » à améliorer. Cela dit, l’avion est propre et en section économie, le volume de la place est correcte. Le personnel souriant. Et le commandant de bord au top ! En revanche pas de films. Et pas de connection wifi comme annoncé. Mais le wifi fantôme, c’est sur toutes les compagnies !

DUTY FREE AMMAN JORDANIE

Duty free à l’aéroport d’Amman Jordanie. ©JAL

À VOTRE ARRIVÉE :

Changer de l’argent dès l’aéroport est préférable au retrait à un DAB (beaucoup plus cher !) qu’un agent.

 

 

 

 

 

——————————————————– SUR PLACE ——————————————————–

ACTIVITÉS

Tarifs :

  1. Citadelle d’Amman 3 JOD (4 euros)
  2. Jerash 10 JOD (13 euros) – Voir la visite en 3D sur youtube. https://www.youtube.com/watch?v=z08-q4zr6y0 et https://www.youtube.com/watch?v=z08-q4zr6y0
  3. Petra 50 JOD (65 euros) une journée, 55 JOD (72 euros) deux journées, 60 JOD (79 euros) trois journées
  4. Béthanie : Le site est ouvert toute l’année de 8 h à 18 h, mais ferme 2 heures plus tôt en hiver. Les frais d’entrée sont fixés à 7 JOD pour les étrangers occidentaux. Compte tenu du temps nécessaire pour explorer les ruines, le dernier ticket d’entrée est délivré à 17 h. Quand visiter ? Privilégiez les mois de mai, de septembre ou d’octobre pour planifier votre pèlerinage à Béthanie.

Bon à savoir : Le Jordan Pass (environ 90€) comprend le visa pour la Jordanie, l’entrée au site de Pétra et dans plus de 40 sites (dont Jerash et le désert de Wadi Rum).

GUIDES FRANCOPHONES

  • Guide Jerash : voyageenjordanieavecmuneer. Tél.+962 779 737171
  • Guide Petra : Firas – Tél. 00962795604035
  • NB important : compte tenu des tensions fortes entre la Jordanie et Israël et ce malgré la signature d’un accord de paix signé en 1995 entre les deux pays, certains propos dits par certains guides sont à prendre avec des « pincettes ». Mieux vaut exercer son esprit critique que de prendre pour argent comptant certaines assertions. A bon entendeur, salut !

CULTURE ET MUSÉES

Un site regroupe toutes les infos sur tous les musées jordaniens : http://jordanmuseum.com/

DORMIR À AMMAN

Grand Hyatt Amman – Our Luxurious 5 Star Hotel in Amman, Jordan : Grand Hyatt Amman

DORMIR À PÉTRA

Petra Moon Luxury Hotel – Un tout nouvel hôtel qui vient d’ouvrir. Idéalement situé à l’entrée du site. On ne fait pas mieux. Petra Moon – Luxury Hotel (petramoonluxury.com)

DORMIR À LA MER MORTE

Crowne Plaza Dead Sea – Un immense resort avec un accès plage. Pratique, familial. Un rien « old fashion ». La plage n’est pas remarquable. En revanche la table du restaurant de l’hôtel est exceptionnelle. À tester absolument pour sa générosité et son service. Crowne Plaza Jordan – Dead Sea Resort & Spa – Swemieh, Jordan (ihg.com)

MANGER EN JORDANIE

Le Sufra à Amman – Sis dans la rue la plus fréquenté d’Amman, la bien nommée El Rainbow, c’est l’undes restaurants les plus courus d’Amman. Je le conseille. Sufra (romero-jordan.com)

Lebanese Umm Khalil à Jerash – J’ai fait une adoration de ce restaurant immense, sans doute capable de recevoir des centaines de touristes et à la déco basique. Un « bouiboui » génial. Le meilleur Hoummous du monde !

Le Basin à Petra : DOMICILE | PetraGuestHouseHotel

Le Bourj Al Hamman au Crowne Plaza Dead Sea – lire plus haut.

Restaurants Near Swemieh – Crowne Plaza (ihg.com)

Caravansérails en Jordanie

Caravansérails en Jordanie, sur la route pour Pétra depuis Amman. ©JAL

SHOPPING À RAPPORTER

Sur la route entre Amman et Pétra, il y a quelques caravansérails qui vendent de beaux objets typiques, du mobilier en mosaïques, des vêtements, des produits de la mer Morte…

 

 

 

 

 

 

 

Une destination pour Noël : Le Cap Nord de la Martinique

Les plages de sable fin de l’île aux fleurs sont caressées à la fois à l’ouest par la chaleur de la mer Caraïbe et à l’est par l’agitation de l’océan Atlantique. La Martinique active, vivante et dynamique satisfait tous les caprices. Les randonneurs et les amoureux du patrimoine culturel trouvent leur bonheur dans la région du Cap Nord, région improbable et pourtant magique, pleine de surprises où traditions ancestrales sociales, gustatives ou musicales flirtent toujours avec festivités. L’endroit idéal pour passer ses vacances de Noël sous le soleil.

L’Unesco soutient la Martinique

Cette année la Montagne Pelée du Cap Nord est sur les listes du Patrimoine Matériel. Le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco a déjà ratifié en 2020 les « yoles » de la Martinique, distinction remise lors de la 2ème édition Antilles Guyane des Journées du PCI (Patrimoine Culturel Immatériel) en 2022, Covid oblige.
Un événement fut mené tambour battant avec talent, par l’Association Lasote (structure de défense des traditions ancestrales) et le soutien du CMT (Comité Martiniquais du Tourisme), du Cap Nord, de la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique), du ministère de la Culture et du ministère des Outre-mer.

Lasote - Martinique

Lasote- Martinique

Cinq jours pour réfléchir et discuter sur l’identification des pratiques culturelles ancestrales, la diversification de l’offre touristique et la mise en place de produits agritouristiques. Ont été mis en lumière à travers colloques, conférences et ateliers, des danses, le conte, le travail sur pierre, la musique, le coup de senne (méthode de pêche particulière), le Lasoté (pratique solidaire de labourage) et le tout dans la région du Cap Nord de la Martinique, région vivante, au lourd passé, riche en traditions, où l’ennui n’est jamais au programme du visiteur.

Découverte du cap Nord

Le Cap Nord

La région du Nord est riche en découvertes. Sont au rendez-vous, un spot sur trois hôtels d’exception, un stop conseillé au restaurant Bambou, l’incontournable visite des célébrissimes jardins de Ballata, le Musée Mémorial, un plongeon dans la mer des Caraïbes, une balade en mer pour voir les tortues et les dauphins, une plongée pour admirer Maman Dlo, l’art contemporain au fond de l’eau et cerise sur le gâteau, passer une journée à l’habitation Ceron.

Votre premier jour

Traditions, culture, farniente, détente et découverte sont bien inscrits au menu de quiconque veut visiter la Martinique. Votre avion atterrira à Fort de France, la capitale. Évitez d’arriver le week-end car à Fort de France la ville est en sommeil du samedi à 14h au dimanche soir. En revanche le marché du samedi matin à Fort de France vaut le détour, c’est la fête, tout le monde est de sortie et vous passerez un bon moment.

Première halte, « l’Hôtel L’Impératrice »,

martinique-Hotel Imperatrice- restaurant Joséphine

L’hôtel Impératrice, un hôtel mythique à Fort de France. Ici, son restaurant « Joséphine ». ©HM

Épuisé par votre vol, prenez un taxi et rendez-vous illico à « l’Hôtel L’Impératrice », Vous allez en trente minutes être plongé dans un univers où les premières notes de la Caraïbe vont résonner en vous. Il était «The place to be» dans les années cinquante à son ouverture. Il était hyper- moderne, central, vue imprenable sur le parc de la Savane, en forme de paquebot avec l’excellente idée d’avoir un ascenseur ! Du jamais vu sur l’île à l’époque.
L’hôtel rénové est aujourd’hui emblématique, terrasses dans les chambres, lit à baldaquin en bois précieux …. Il reste un lieu incontournable avec son restaurant Joséphine très agréable et toujours son bar au rez-de-chaussée, ouvert sur l’extérieur, où le tout Fort de France encore aujourd’hui se retrouve autour du ti punch… Voire même à toute heure de la journée ou du soir. La famille Glaudon est toujours aux commandes de cet hôtel familial, elle a gagné son pari de perdurer et faire partie de l’ADN de la ville grâce à son effort d’avoir su moderniser son établissement au fil du temps. Sa touche glamour du passé saura vous charmer.

Si vous avez le temps, traversez la rue et allez déguster une viande ou un poisson grillé dans la guinguette d’en face «Oasis Grill»… Si vous trouvez de la place car le soir, la file d’attente est longue… Mais cela vaut le détour.

Le Nord de l’île, direction Saint-Pierre

Jardin de Balata - Fort de France

Jardin de Balata

Vous êtes encore à Fort-de-France et le plus simple est de louer une voiture pour vous déplacer. Dirigez-vous vers Saint-Pierre et sur le chemin pas très loin de la capitale allez visiter le Jardin de Balata, un voyage vers la biodiversité, une découverte des nombreuses espèces de fleurs de l’île, 3000 espèces de plantes tropicales, balisiers, hibiscus, broméliacées d’Amérique du Sud, roses de porcelaine, héliconias et anthuriums et bien sûr orchidées sauvages… un jardin, organisé autour de l’habitation familiale à l’architecture créole typique, un vrai plaisir des yeux.

Il est temps d’aller vous baigner au Cap Nord, dans le Nord Est de la Martinique, région ouverte sur la mer des Caraïbes et la fameuse Montagne Pelée.  Direction la ville de St Pierre dites « la tête dans les nuages et les pieds dans l’eau » et Fonds St Denis, Morne Vert, Prêcheur ou Carbet aux plages accueillantes et parsemées de guinguettes de bord de plage pour restauration et farniente sur transat, halte bien agréable car le soleil et le sable savent être très chauds. Les plus courageux pourront faire l’ascension mythique de la montagne Pelée.

Ouvert aux marcheurs avertis le sentier de l’Aileron, randonnée très populaire, s’attaque tôt le matin avec un guide pour atteindre le haut du volcan après une heure trente à deux heures de magnifique promenade. De refuge en refuge, votre balade peut durer presque cinq heures. Le point essentiel à vérifier est l’état du brouillard le jour de votre épopée car il peut vous obstruer totalement la vue donc avant de partir regardez l’état du sommet et quoi qu’il en soit prévoyez un coupe-vent.

Restaurant Le Bambou - Morne Rouge

Restaurant Le Bambou – Morne Rouge

A Morne Rouge, allez déjeuner au Bambou, fermé le soir mais table incontournable et mythique de l’île pour y déguster la vraie cuisine créole, mieux vaut réserver. Demandez Line et dégustez une fricassée de langoustes, d’écrevisses et de crabes avec une sauce créole, le fameux « Poulet Coco » ou encore la souris d’agneau au colombo Péléen. Ne partez pas sans finir par le flan coco ou les bananes flambées au rhum vieux.

La ville de Saint-Pierre, la Capitale du Nord

St-Pierre, à 31 km de Fort de France, pôle commercial important et plaque tournante des échanges internationaux et locaux pour son accès à la mer, ville héritière de traditions où l’usage médicinal des plantes, les pratiques agricoles en musique, les embarcations traditionnelles, les musiques et danse au tambour ou le conte prennent tout leur sens. Elle est aussi très connue depuis l’éruption du volcan de la montagne Pelée le 8 Mai 1902. Le jour de l’Ascension à 8h00 du matin, en plein office religieux où l’église bondée de tous les habitants des villages voisins, le volcan gronde et fait déferler une nuée ardente transformant St Pierre en Pompéi des Antilles. Peu de survivants de cette tragédie si ce n’est le célèbre Cyparis, prisonnier pour une simple rixe, enfermé au cachot aux murs épais et protecteurs et surnommé « l’homme qui a vécu le jour du Jugement Dernier ».

Un Musée incontournable, Le Musée Mémorial très moderne et captivant retrace cet événement, des audios guides sont à disposition.

Habitation Céron au Prêcheur-Martinique - Cap Nord

Habitation Céron au Prêcheur

Allez jusqu’au Prêcheur pour vous rendre à l’habitation Céron, domaine de 65 hectares avec restaurants, activités et une profonde volonté du respect de la nature et de l’environnement.

 

 

Rencontre avec la mer, les tortues, les dauphins ou Manman Dlo

martinique-Atao-Apprendre à utiliser un parachute de plongée

Plongée d’un catamaran en mer Caraïbe où viennent nous visiter dauphins et tortues. © Atao Plongée.

Pour les amoureux de la mer, filez voir les dauphins, avec un peu de chance vous verrez des baleines et très certainement des tortues marines. Faites une excursion en pleine mer, tout le long de la côte des embarcations vous attendent, Atao Plongée vous fera découvrir ce monde en catamaran autour de l’Anse Mitan. BBQ, snorkeling sur différents sites avec les poissons, coraux, tortues et paddle. Au programme depuis le bateau baptême de plongée en bouteille en toute sécurité, formation FFESSM ou PADI pour plongeurs chevronnés.

MANMAN DLO, Sculptures sous-marine

On ne peut quitter St Pierre sans aller découvrir l’œuvre de l’artiste martiniquais, Laurent Valère, un spot de snorkeling hors du commun. Immergée depuis 2004, par six m de fond, à trente mètres de la plage, Manman Dlo est une sirène monumentale en béton de vingt tonnes. Une ode à la mer devenue un véritable récif corallien. Son regard est tourné vers la Montagne Pelée comme pour défier la montagne, celle qui a rasé plus de 100 ans plus tôt la ville de Saint-Pierre et fait tant de victimes. En 2015, le même artiste a réalisé une deuxième sirène : Yemaya. On aime dire qu’elle est la fille de Manman Dlo. Elle fait 12m de long.

La Martinique on a l’impression de la connaître. Mais au fond le Cap Nord réserve bien des étonnements qu’il serait dommage de laisser passer. Ghyslaine Moreau de Raymeront


INFORMATIONS PRATIQUES
MARTINIQUE

AVANT D’Y ALLER

  • Aucun vaccin ne sont exigés
  • Pour des séjours d’une durée inférieure à 3 mois, aucun visa n’est requis pour les citoyens ayant une carte d’identité ou un passeport valide
  • La Monnaie est l’Euro, vous êtes en France
  • Le courant électrique est de 220 volts.
  • Le réseau Internet est performant.
  • Renseignez-vous sur le prix des bouteilles de Rhum en France pour faire de vraies bonnes affaires
  • Service de Conciergerie à Fort-de-France : 06 96 51 10 10
    IVORY CONCIERGE – 61 RUE MARIENT THÉRESE LUNG FOU
    97200 FORT-DE-FRANCE

    Vous allez dans un pays chaud, n’oubliez pas de mettre dans votre valise :
    – Un produit antimoustique pour la peau et éventuellement une prise antimoustique pour vos nuits.
    – Bien évidemment une crème solaire et une crème après solaire.
    – Un baume pour les lèvres.
    – Éventuellement un  médicament pour le mal de mer suivant votre programme.
    – Chapeau et lunettes de soleil

Y ALLER
– Au départ d’Europe, le plus facile est de prendre l’avion bien sûr, vous trouverez de belles offres auprès des compagnies AIR FRANCE, AIR CARAïBES, CORSAIR et AIR BELGIUM

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE

Le Comité Martiniquais du tourisme : https://www.martinique.org/

DORMIR Autour de Fort-de France :

Hôtel l’Impératrice : 15 Rue de la liberté, Fort-de-France 97200, Martinique
Téléphone : +596 596 63 06 82

Hôtel La Suite Villa : Route du Fort d’Alet, Anse Mitan, Les Trois Ilets 97729, Martinique
Téléphone : +596 596 59 88 00

Hôtel Apoline : 61 Rue Marie Therese Lung Fou, Fort-de-France 97200, Martinique
Téléphone : +596 596 10 82 62

SE RESTAURER Au Cap Nord de LA MARTINIQUE

Restaurant Le Bambou – Morne Rouge – +33 5 96 52 39 94 (Déjeuner)
Habitation Céron Tél. : 0596 48 27 53 – ouvert tous les jours de 9h30 / 17h00  (Déjeuner)
Restaurant Joséphine à l’hôtel L’Impératrice – T: +596 596 63 06 82
Hôtel La Suite Villa :  Les Trois Ilets 97729, Martinique – T : +596 596 59 88 00
 Tous les restaurants au bord des plages au Cap Nord
«Oasis Grill»: Guinguette en face de l’Hôtel Impératrice

ACTIVITÉS
Atao Plongée +33 6 21 20 92 97 demandez Chloé – https://atao-plongee.fr/
Habitation Céron Tél. : 0596 48 27 53 – ouvert tous les jours de 9h30 / 17h00 www.habitationceron.fr
La Maison de Canne aux trois Ilets / 0596 68 32 04
Jardin de Balata à Fort de France
Le Musée Mémorial à Saint-Pierre
La découverte des dauphins et des Tortues
Les sculptures sous l’eau de Mamman Dlo à côté de Saint-Pierre

SHOPPING
QUE RAPPORTER…

– Des Epices dans les divers marchés et beaucoup celui de Fort de France
– Des extraits de Vanille ou des gousses de vanille
– Des Fleurs achetées à l’aéroport chez Macintosh empaquetées pour votre vol
– Des nappes, des pochettes ou vêtements ou bracelets avec des tissus hauts en couleur
– Du Rhum : Les Martiniquais consomment beaucoup le Rhum Nielson, mais d’autres nous sont plus familiers, le Rhum Clément, le Dillon, le Depaz, les Trois rivières ou encore le HSE.
– Petits souvenirs de l’île

 

Articles à suivre : Deux autres hôtels incontournables à deux pas de Fort de France

NEVADA… and finally, le Stripe de Las Vegas

Pour conclure ce road-trip au Nevada « présenté » sans le Strip de Las Vegas, je dirai que le meilleur moyen de résister à la tentation est d’y céder. Nous y voilà ! On a tout dit, tout écrit, tout filmé sur Las Vegas. On sait que cette ville, sortie du sable, est implantée en plein désert. On sait qu’elle « use » des milliards de litres d’eau pour faire croire à ses visiteurs que les bains et les cascades sont issues de baguettes magiques… Et la vérité c’est qu’elle y parvient très bien.

 À peine lâché.e.s dans les rues, on est pris dans un piège. Un attrape-rêve à l’échelle d’une mégalopole. Une toile d’araignée géante dont il est impossible de s’échapper attiré par les lumière, les femmes french-cancan dans les rues, le spectacle incessant des gens, celui des voitures et des trams, des taxis et du monorail, des attractions, des grandes roues, des tours, des rollers-coasters… Essentiellement, Las Vegas frappe par son architecture, ses lumières, son énergie. Les rues grondent, crient, chantent, dansent, s’alcoolisent, se droguent, se travestissent des gens qui les occupent.
Si l’on voulait philosopher, on remarquerait l’envers des décors. Les moquettes usées, les yeux fatigués derrière les machines à sous, les soupirs de mélancolie, l’hypocrisie de ceux dont la fonction consiste à faire dépenser plus aux pauvres qui ont le moins, venus ici tenter leur chance. Le grand théâtre de la vie quoi ! Mais ici, à Vegas plus qu’ailleurs, tous ces sentiments sont exacerbés. Si l’on y regarde d’un peu trop près, on se prend un jet de vitriole sociétal en pleine face. Alors, fermons les yeux sur cet aspect pour les ouvrir sur la fête ou plutôt sur l’espoir de la fête.

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Une architecture très haussmannienne… celle de l’hôtel Paris Las Vegas. ©Judith Lossmann/7041

Las Vegas, un laboratoire architectural à ciel ouvert

C’est bien le cas de le dire. Sur le Strip de 7 kilomètres de long, les hôtels s’élèvent à des hauteurs prodigieuses et jettent au monde leurs façades démesurées. Ils sont trop nombreux pour être tous cités. Du Mandalay Bay au Luxor d’inspiration birmane pour le premier et égyptienne pour le second. Du Caesars Palace sur la thématique Rome Antique à l’Excalibur de type médiéval. Du Tropicana à l’esprit South Beach Miami aux incontournables New York, Planet Hollywood, MGM Grand, Aria, Bellagio, Cromwell, Flamingo en passant par le Paris Las Vegas (où j’ai dormi au 27ème étage), ce sont 150.000 chambres proposées aux touristes. Comme il y a au moins autant de casinos que d’hôtels, Las Vegas brasse des millions de visiteurs par an.

Las Vegas, de nuit comme de jour…

On dit que New-York ne dort jamais. Vegas non plus. Nous avons touché terre et sommes arrivés au Paris Las Vegas à 4heures du matin. Nous attendait une sélection d’énormes pizzas toutes plus appétissantes les unes que les autres. La ville n’arrête jamais. Évidemment on joue à toute heure. L’ambiance est nettement plus « thriller » la nuit, quand les néons toujours au taquet illuminent les yeux creux des perdants. Parfois, un cri de joie, suivi d’applaudissements, traverse le casino et se répand comme une vague de fond. Si l’autre là-bas a gagné… moi aussi se disent les fantômes joueurs. Alors, les bandits manchots, – one-armed bandits -, font entendre un nouveau refrain dans la mélopée syncopée des dollars glissés dans les fentes. Dans cette rythmique, entrecoupée de la caractéristique musique du jack-pot et de son bruit de cascade de monnaie, règne toute la force du casino vendeur de rêves.

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Las Vegas… des joueurs fatigués. ©Judith Lossmann/7056

Downtown Las Vegas

Je ne vous parlerais de manger, de faire du shopping, de visiter des musées, de vous dire oui pour la vie. Las Vegas tout est possible ! Je vous parlerai en revanche d’aller faire un tour dans downtown… Ce quartier historique reste le cœur de Sin City. C’est là l’épicentre des plus anciens hôtels-casinos de la ville où tout a commencé. D’autres quartiers aussi qui contribuent à l’attrait nouveau d’un Las Vegas plus en rugosités, moins lisse et moins tape-à-l’œil. Une version plus décalée et artistique de cette ville…

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Love, le Beatles Show du Cirque du Soleil à Las Vegas.

Pas de Las Vegas sans spectacle

At The Mirage, nous avons vu un spectacle confondant de bonne humeur, d’énergie, de peps. Sur les gradins, tout le monde dansait. Comment résister (et d’ailleurs le faut-il ? Non !) à la musique des Beatles présentée dans un show génial comme Le Cirque du Soleil sait si bien faire. Un avant-goût ici !

Allez, un avion nous attend pour Paris via San Francisco (la ville de mon cœur). Aux infos, on nous parle de plus en plus de ce nouveau virus, le Covid-19. J’avoue que ça m’inquiète. Mon confrère de La Voix du Nord aussi. Sur son téléphone, il vient de recevoir un message d’un de ses collègues qui rentre de Chine avec des symptômes. Nous, journalistes, passons notre vie dans les avions. Dans deux semaines, je pars en reportage à Taïwan. Je me fais une joie de ce voyage. Je vais découvrir une culture dont je ne connais pas grand-chose. J’ai hâte de partager mes découvertes avec mes lectrices et mes lecteurs. Puis, j’enchainerai sur les Caraïbes en avril.

C’était en 2020. C’était en février 2020. Tout s’est arrêté. Notre métier, notre passion s’est arrêtée. Clouée au sol par un virus, je suis restée sans travailler pendant près de deux ans. Ce reportage a été écrit début mars 2020. Tant que toutes les restrictions n’étaient pas levées, il me semblait impossible de vous conseiller le Nevada. Mais ça y est… c’est ouvert, c’est simple. Tous à vos ESTA et à vos passeports. On part, on repart et cette destination Nevada Nature mérite de traverser l’Atlantique et un continent. C’est sublime. C’est la Terre comme on l’aime ! C’est la Terre comme on doit la protéger ! Judith Lossmann

Lire la suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

NEVADA ! Road trip juste avant le Strip


INFORMATIONS PRATIQUES LAS VEGAS À IMPRIMER

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Las Vegas, sur Paris Street. ©Judith Lossmann/7018

AVANT DE PARTIR

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  • Lire le guide Cartoville Las Vegas. Excellent support de voyage, petit, rigide, des cartes grand format dépliables par quartier, bien documenté avec un plan détaillé et une foule de bonnes adresses, il contient l’essentiel de Las Vegas.
  • Lire l’excellent article très détaillé de notre confrère : https://www.sunsetbld.com/visiter-usa/villes/las-vegas/

 Y ALLER
L’aéroport international Harry Reid (ex McCarran) se trouve à moins de 1.3 miles/2 km du Strip.

ENTRER DANS LA VILLE
Si vous préférez prendre un taxi (portes 1 à 5) vers un des hôtels du Strip, sachez que l’industrie des taxis de Las Vegas a mis en place le 1er janvier 2020 un nouveau système de prix fixe pour les trajets entre l’aéroport international et le Strip.
Moins chères que le taxi, des navettes (portes 8 à 13) font très régulièrement les trajets entre l’aéroport et les hôtels. Pour avoir l’esprit tranquille, nous vous conseillons de réservez à l’avance votre navette aller-retour.

THE PLACE TO BE
Paris Las Vegas, d’inspiration parisienne avec sa réplique de la tour Eiffel offre un point de vue exceptionnel (surtout by night) depuis son sommet à 140m de haut et à durée illimitée sur le Strip, face au Bellagio et ses fontaines. Mieux vaut réserver vos tickets.

 DORMIR À LAS VEGAS
Une nuit dans le Las Vegas d’antan ? The Plazza Hôtel et Casino – 1N. main st. Las Vegas, NV89101 – TÉL. +1 702-386-2110https://www.plazahotelcasino.com/

Paris Las Vegas Hôtel et Casino

3655 S Las Vegas Blvd, Las Vegas, NV 89109 – Tel. +1 877-796-2096 – Situé sur le Strip, face au Bellagio, cet hôtel casino d’inspiration française comprenant une tour Eiffel de taille réduite se trouve à 9 minutes à pied d’une station de monorail. Toute la décoration repose sur l’art de vivre à la française. Terrasses, métro, boutique… vous êtes à Paris ! Les machines à sous et les tables de jeux en plus. Amusant ! Beaucoup de restaurant thématiques, on aura l’embarras du choix. Grandes chambres confortables dotées d’une salle de bain en marbre, d’une télévision à écran plat et d’un accès Wi-Fi gratuit. Les suites sont pourvues en outre d’un espace de vie, d’un minibar et d’un bain à remous. Depuis le 27ème étage on possède une vue hallucinante sur Vegas.

Pour réserver une chambre n’importe où à Vegas : Hotels.com ou Booking

MANGER À LAS VEGAS
Cuisine traditionnelle, quantité astronomique et produits de la ferme. Le restaurant se trouve à l’intérieur de l’hôtel the Plazza au niveau du lobby. Inutile de réserver. Hash House – Tél. +1 702 384 4646 – https://www.hashhouseagogo.com/

Gordon Ramsay Steak, restaurant au niveau rdc de l’hôtel casino Paris Las Vegas – Multi récompensé par le Michelin qui distribue de étoiles à Gordon Ramsay, le célèbre chef télévisuel des lieux, le restaurant propose une « randonnée » gustative passionnante. Laissez-vous guider et dégustez. Voyage des papilles garanti !

Pour manger dans un restaurant tournant
Le « Top of the World », un restaurant gastronomique et panoramique qui tourne à 360°.

ACTIVITÉS

  • The Mirage pour le show du cirque du Soleil Beatle LOVE ! Quand nous y étions (juste au début de la pandémie et avant les multiples confinements) nous avions assisté à un super spectacle ultra entrainant et réglé au millimètre sur l’expérience musicale des Beatles. Entre show visuel, numéro de cirques off courses et musiques ultra connues reprises en cœur par un public fasciné… la soirée est une réussite. Renseignements pris : le show a repris depuis le 28 aout 2021. On peut y aller … Réservation et renseignement sur : cirquedusoleil.com – ou depuis la page FaceBook The Beatles love by cirque du Soleil.
  • À l’hôtel Strat, profitez de l’observatoire tout en haut de la tour à 350 mètres, avec une vue à 360° sur Vegas et son désert environnant. Magique au coucher du soleil. Billet coupe-file à réserver ici au meilleur prix.

NEVADA ! Road trip juste avant le Strip

Pour plusieurs milliards de personnes sur Terre, Le Nevada c’est Las Vegas et son «  »strip » ! Moralité, vous convaincre d’éviter* l’une des villes les plus populaires du monde va être difficile. Peu importe, je relève le défi et jour 4, je vous invite à déguster du vin à Pahrump, à photographier des rochers peints et à vous balader dans une zone pleine de serpents à sonnettes.

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L’entrée du domaine vinicole de la famille Sanders à Parhump. ©Judith Lossmann/6807

Des vignes et du vin à Pahrump

À 90 minutes de la sortie du parc national de Death Valley, surgit Pahrump, présentée comme : seulement à 60 miles à l’ouest de Las Vegas mais à 180° différente ! Pahrump, un nom imprononçable pour une ville qui a tout d’une grande mais au milieu de nulle part. Avant ? Rien ! Sur les côtes ? Rien !  Devant ? Rien ! Autour, une oasis verte de vignes plantées là par la Sanders Familly toujours en place dans ses chais directement importés de Bourgogne ou du Bordelais. Aux manettes un personnage hors du commun, fils ou fondateur lui-même (je n’ai jamais réussi à savoir), il a importé des vignes de France et avec ses cépages de Merlot, Cabernet, Bourgogne propose un assortiment de vins rouges, rosés et de Champagne très au goût des Américains. Il faut le voir officier les dégustations et narrer l’épopée familiale. Un spectacle !

Sloan Canyon National Conservation, le paradis des pétroglyphes

Le Sloan Canyon National Conservation Area est depuis 1978 une zone protégée de 19.000 ha située dans l’État du Nevada, au sud de Las Vegas. On peut y randonner, monter à cheval et faire des trails dans un magnifique canyon. Le site qualifié de chapelle Sixtine d’art rupestre amérindien vaut le détour pour ses impressionnants pétroglypes précolombiens qui ornent les montagnes. Attention, la chaleur peut vite être pénible. Bonnes chaussures, crème solaire, eau en quantité et appareil photo (drone interdit) sont des indispensables mais ça vaut le coup !

Seven Magic Mountains

Œuvre artistique signée Ugo Rondinone, Seven Magic Mountains consiste en un empilement d’énorme roches peints visibles à travers tout le désert le long de l’Interstate 15 en direction de Vegas. Expression d’un mélange entre le naturel et l’artificiel, cette création originale attire un monde fou qui fait naturellement un long stop pour des selfies en famille ou en solitaire. Autour, on verra encore de très beaux exemplaires de Joshuas Trees. La dernière occasion de photographier ces arbres emblématiques du désert avant d’entrer dans la cité électrique de Las Vegas… Là !

Et voilà, on a fait un joli tour. depuis les Seven Magic Mountains, on devine la grande ville pleine d’exubérance. On est d’accord !? Le Nevada existe largement sans Las Vegas mais si près… la tentation est grande, on va aller prendre un rapide bain de lumières. Judith Lossmann

La suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

NEVADA… And finally, Las Vegas irrésistible avec ses paillettes et ses contrastes !


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Nevada-seven magic mountains. ©Judith Lossmann/6867

INFORMATIONS PRATIQUES PARHUMP À IMPRIMER

OFFICE DU TOURISME
400 N. HWY 160 – Parhump – Nevada. Tel. 1-8666-722-5800 – www.visitpahrump.com

DORMIR À PAHRUMP
Pahrump Nugget Hôtel & CASINO – Pahrump Nugget – 681 NV-160, Pahrump, NV 89048 – Tel.+1 775-751-6500 – https://pahrumpnugget.com

MANGER À PAHRUMP
Grand restaurant et excellent accueil pour cette belle table de la ville.
Pahrump Valley Winery & Symphony’s 3810 Winery Road, Pahrump NV 89048 – Tel. 775-751-7800 / 800-368-9463 – INFORMATION@PAHRUMPWINERY.NET

ACTIVITÉS

  • Pahrump Valley Winery – 3810 Winery Road – Pahrump – Nevada – Tél. 1-775-751-78010 – Visite, dégustation et boutique sur RDV : sanderswinery.com – Tél. 1-775-727-1776 – Réservations: opentable.com – Rendez-vous: pahrumpwinery.com – information@pahrumpwinery.net
  • Sloan Canyon National Conservation – Nawghaw Poa Rd, Henderson, NV 89052, États-Unis – Tél. +1 702-515-5000

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

Les dunes Death Valley

Les dunes de de la Vallée de la Mort abritent une vie adaptée aux écarts de températures. ©Judith Lossmann

Pour plusieurs milliards de personnes sur Terre, Le Nevada c’est Las Vegas et son «  »strip » ! Moralité, vous convaincre d’éviter* l’une des villes les plus populaires du monde va être difficile. Peu importe, je relève le défi et jour 3, je vous invite à traverser la Death Valley, à sauter sur des dunes infinies, à crever de chaud sur des terres asséchées…

Mieux vaut partir aux aurores

Malgré le bus climatisé et le confort moderne, mieux vaut se lever à potron-minet pour prendre la route vers la Vallée de la Mort. Dès la sortie de Beatty, les premiers contreforts trônant au cœur de cet océan de rien attirent l’œil comme des aimants. Ils sont au bout de la route. Une route éternellement droite. Si droite que l’on se prend à fixer ces éperons rocheux comme un but à atteindre. Il semble que l’on pourrait presque les toucher du doigt. À chaque instant, on se dit « ça y est, j’y suis ! » Et puis non. Un petit lacet, un léger virage, un contournement insignifiant dans cette bande grise rectiligne sont autant de mirages, de mensonges. Kilomètre après kilomètre, ils se rapprochent autant qu’ils s’éloignent.  Ceci est du à la qualité exceptionnelle de l’air qui raccourcit les distances. Ça dure des heures pour descendre à moins 85m en-dessous du niveau de la mer dans une vallée vieille de 5 millions d’années. Une jeunette comparée à certaines régions du monde !
La fenêtre du bus entrouverte laisse un vent chaud fouetter le visage. Plus la matinée avance, plus la chaleur de la vitre brûle les joues. Enfiiiin… on passe les pancartes !!! Celles de bienvenue en Vallée de la Mort. On y est. C’est officiel ! A partir de cet instant, je suis un colon, que dis-je une « colonne » (et oui ce mot se féminise). Je me dessine mentalement le chemin parcouru mais en chariote tirée par des chevaux fous lancés à l’assaut de l’Ouest. J’imagine tout ce qu’il reste à parcourir, même s’il est vrai que désormais je vois les détails des éperons rocheux. Au début de la Death Valley, on entre dans des terres, qui deviennent sable, puis dunes, puis terres blanches de sel pleines de craquelures et enfin roches, strates et sédiments. Ultimes traces d’un lac définitivement absorbé. Il est à peine 9 heures du matin et le thermomètre frise les 42°C. Et encore nous sommes en février. Ici, ça peut monter à plus 50°C.

Premier stop sur les dunes de Mesquite

Rien ne décrit la sensation ressentie dans un désert de sable. La solitude. L’illimité. Les arbres morts tel des bois flottés parvenus jusqu’ici au hasard de quelles tempêtes ? Quels étranges pouvoirs possède la nature pour créer des décors naturels aussi grandioses ? Je laisse un groupe trop bavard à mon goût partir à gauche. Je prends à droite toute. Je possède en tout et pour tout quelques trente minutes pour m’immerger dans cet univers si impropre à la vie que l’homme le fuit tout en étant absolument fasciné par lui. Sur des branches mortes quelques pousses fraîches et vertes refont surface. Ici une famille lézard court sur la crête de dunes. Là, des traces de fennecs et de loups ! Voilà qui est plaisant. Je les imagine courir et vivre à la nuit tombée loin du risque des hommes et faire une « nouba » de Kangourou-Rat et autres victuailles sous la lune flamboyante. Béni soit le désert qui autorise au moins cela. Un instant, je suis prise de l’envie – idiote – de rapporter du sable. Serais-je devenue une touriste irrespectueuse ?  Heureusement non, parfois mon cerveau est traversé par de drôles d’idées. Je laisse cette immensité composée de minuscules grains de sable à ceux qui la méritent intacte. Et, soudain j’aurais presque envie de balayer mes traces pour rendre cette beauté à ceux qui la peuplent au prix d’efforts insensés.

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Un faux vide

On pourrait se croire unique en monde et pourtant plus de 900 espèces de plantes poussent dans le parc, malgré la rudesse du climat et le manque de précipitations annuelles (environ 5 centimètres). Pour aller chercher un peu d’humidité certaines plantes descendent leurs racines jusqu’à 15m de profondeur. Admirable ! D’autres espèces se sont « fabriquées » une peau épaisse qui retient la moindre goutte d’eau.
Les animaux aussi se sont adaptés. Parmi les plus petits, certains ne boivent pas mais mangent de la nourriture hydratante. Les plus gros vivent en altitude, là où l’humidité est plus élevée et où poussent quelques forêts de pins. Au printemps le désert se transforme en un vaste jardin plein de couleurs. Mieux vaut être à proximité, cet Eden dure peu. Quelques jours à peine.

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La terre desséchée de la Vallée de la Mort. ©Judith Lossmann/6743

Que voir et faire ?

Suivre la route la plus basse de la région (-86m) entre Ashford Mill et Furnace Creek en passant par Badwater, les Mauvaises Eaux. Cette étonnante étendue blanchâtre n’est autre que les traces salées d’une mer disparue. Au nord de Badwater, on peut jouer au golf à Devil’s Golf Course dans un endroit où le sol est couvert de blocs de sel déchiqueté. Plus loin, la fameuse Artist’s Drive (la palette des artistes) traverse une zone sauvage multicolore, naturellement ! A Furnace Creek, près du centre des visiteurs (manger, boire, se reposer, visiter des expositions) on a une vue panoramique sur la vallée depuis Dante’s View. Évidemment, on ira jusqu’à Zabriskie Point et Golden Canyon à 5 km de là pour rêver au coeur de ces roches multicolores pittoresques.
Au Nord Ubehebe Crater et Scotty’s Castle. À l’Ouest Father Crowley Point et plus loin les spectaculaires Joshuas Tress.

Star Wars and more…

Ici les étoiles sont celles du mythique film Star Wars tourné dans diverses locations de la Death Valley (un plan au centre d’information vous indiquer quelle route suivre). Ce sont aussi les véritables étoiles, celles de la Voie lactée qui brillent au-dessus de nos têtes dans l’un ciel les purs du monde ! Et si vous n’en avez pas encore assez : Ash Meadows ! Ce parc est un refuge national pour la vie sauvage. L’une des plus importantes aires du Nord de l’Amérique. Localisé à trente minutes de la Vallée de la Mort dans le désert du Mojave il abrite 26 espèces d’animaux et de plantes inconnues sur le reste de la planète ! Avec ses places de pic-nic, ses larges vues et les Kings Springs, le refuge est une occasion de découvertes à ne pas rater.

La Vallée de la Mort pour tous

À condition de respecter les consignes de sécurité car on peut mourir dans la Death Valley. Le parc est spectaculaire et peut être dangereux. Attention aux migraines, ce sont des alertes de coups de chaud sérieux. Comme le disent les agents de sécurité ici : « Car broken, not enough water ! » Il est interdit de garer sa voiture hors les zones de parking. A cause de l’amende dissuasive ? Non, à cause de l’étendue incroyable du territoire. Où cherchez un individu ou deux perdus sur telle superficie ? Avant de pénétrer dans le parc, vous devez faire le plein et acheter de l’eau en quantité. Quant aux vitesses elles sont limitées et mieux vaut les respecter, sinon gare au Patrol caché !

 

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nevada-death valley-mer de sel-©Judith Lossmann/6754

Randonner, escalader, rouler, pédaler, marcher. À vélo, en roller, en camping-car, en voiture… Avec un appareil photo, une caméra, une Go-pro… Entre adultes ou avec des enfants… The Death Valley est une expérience intime et personnelle à faire selon ses goûts, en prenant son temps, en observant. Dans ce grand rien naissent des sensations et des émotions inoubliables… Une magnifique opportunité de s’éduquer à la beauté de la Terre et à la résilience de ses habitants. Bon désert à vous ! Judith Lossmann

*Rassurez-vous un article sur Las Vegas conclue cette série 

La suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

NEVADA ! Road trip juste avant le Strip

NEVADA… And finally, Las Vegas irrésistible avec ses paillettes et ses contrastes !

 


LA VIE EST BELLES VOYAGES
FICHE PRATIQUE NEVADA DEATH VALLEY À IMPRIMER

Informations sur le parc : www.ohranger.com

VISITOR SERVICE : (tarif, resa, renseignements) :  www.nps.gov/deva

Le meilleur moment pour y aller : entre octobre et janvier.

THE PLACE TO BE
Le parc au printemps juste après la pluie ! Météo à surveiller puis improvisation…

MANGER ET DORMIR DANS LA VALLÉE DE LA MORT
The Oasis at Death Valley (restaurants, boutiques, hôtel) – www.oasisatdeathvalley.com  Highway 190 – Death Valley, Ca 92328.
The Ranch – (dans Oasis at Death Valley) – Buffet copieux dans une ambiance rafraîchissante –
Furnace Creek Inn
Stovipe Wells Village
Panamint Springs Resort…
Également une dizaine de terrains de camping

ACTIVITÉS
Ash Meadows National Wildlife refuge – 610 Spring Meadow Raod – Amargosa Valley, NV 89020. www.fws.gouv/refuge/ash-meadow – Tel. 775-372-5435

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Nevada, Death Valley, Zabriskie Point. ©Judith Lossmann/6769