mardi 4 août 2026

Les Carroz : la station-village du Grand Massif qui séduit les familles tout l’été

Nichée à 1 140 mètres d’altitude, au cœur du Grand Massif, Les Carroz s’imposent comme l’une des destinations estivales les plus séduisantes des Alpes. Facile d’accès, authentique et animée, cette station-village de Haute-Savoie conjugue nature, loisirs, patrimoine et convivialité. Que l’on vienne pour un week-end, une semaine ou davantage, les possibilités sont nombreuses pour profiter pleinement de la montagne en été.

Pour notre séjour, nous avons posé nos valises à la résidence Pierre & Vacances Les Fermes du Soleil, un véritable coup de cœur. Inspirée des chalets savoyards, elle propose de chaleureux appartements parfaitement équipés, particulièrement adaptés aux familles. Son espace aquatique avec piscine constitue un vrai plus après une journée de randonnée ou d’activités de plein air.

Une montagne à vivre en famille

L’été, Les Carroz dévoilent un tout autre visage. Les activités y sont variées et accessibles à tous les âges. Les familles apprécieront notamment le Pass Séjour et le Pass Journée, deux formules avantageuses donnant accès, à tarif préférentiel, à de nombreuses activités : montée en télécabine de la Kédeuze, piscine, mini-golf, cinéma, luge sur rail, ainsi que des réductions auprès de nombreux partenaires.

Impossible de s’ennuyer ! Les journées s’enchaînent entre randonnées sur les sentiers balisés, baignades à Aquacîme, mini-golf, VTT, mountaincart, parapente ou encore canyoning. La télécabine de la Kédeuze permet d’accéder rapidement aux sommets, offrant de magnifiques panoramas et le départ de nombreux itinéraires de randonnée adaptés à tous les niveaux.

Un véritable village de montagne

un père et sa fille font de la luge d'été

Luge d’été à Carroz

Ce qui fait tout le charme des Carroz, c’est son authenticité. Contrairement à certaines stations principalement tournées vers les sports d’hiver, le village vit toute l’année. On y trouve une quarantaine de commerces, de nombreux restaurants, des bars, un cinéma, un marché ainsi qu’un programme d’animations particulièrement riche.

Les grands rendez-vous estivaux, comme La Folle Furieuse, le Dahu Festival ou encore la Fête de l’Alpage, participent pleinement à cette ambiance conviviale qui séduit aussi bien les vacanciers que les habitants.

Les enfants apprécieront également les deux sentiers thématiques des Carroz : Disparition à la Mine, une enquête familiale qui plonge les visiteurs dans le passé minier du village, et L’Héritage des 7 Frères, inspiré d’une célèbre légende locale. Les familles pourront également prolonger l’aventure à Flaine, où plusieurs parcours ludiques complètent l’offre du Grand Massif, faisant de ce vaste territoire un formidable terrain de jeu pour les jeunes explorateurs.

Pour découvrir autrement l’histoire du village, l’Office de tourisme a imaginé une série de bandes dessinées retraçant les grandes étapes du développement des Carroz. Une manière originale de sensibiliser les plus jeunes au patrimoine local. La trilogie s’achèvera d’ailleurs cette année, avec la parution très attendue du troisième et dernier tome, qui viendra conclure cette belle aventure éditoriale.

Une destination facile d’accès, même sans voiture

trois jeune filles de dos admirent la ligne des montagnes à Carroz

Randonnée à Carroz

Autre atout non négligeable : il est tout à fait possible de rejoindre Les Carroz sans voiture. En train, il suffit d’arriver à la gare de Cluses, desservie notamment par les TGV et le Léman Express, puis d’emprunter le bus qui monte directement jusqu’à la station. Une solution simple, économique et particulièrement pratique pour les familles.

Une fois sur place, tout peut se faire à pied ou grâce aux navettes qui permettent également de rejoindre Flaine, Samoëns ou Morillon pendant toute la saison estivale.

Une parenthèse nature à partager

Entre ses paysages alpins, son ambiance authentique, ses nombreuses activités et ses infrastructures pensées pour les familles, Les Carroz offrent un équilibre idéal entre vacances actives et moments de détente. Que l’on voyage avec de jeunes enfants, des adolescents ou entre amis, chacun y trouve son bonheur. Une destination qui prouve que la montagne se savoure tout autant en été qu’en hiver… et qui donne déjà envie d’y revenir.


des enfants nagent dans une piscine découverte.

Jeux d’eaux à Carroz

Informations pratiques

Office de tourisme des Carroz                                                                                        +33 4 50 90 00 04
https://www.lescarroz.com/

De Concarneau à Pont-Aven

Quel bonheur de vous conduire aujourd’hui dans un coin de France qui sent l’iode, la peinture à l’huile et le beurre salé fondu sur les doigts. En Bretagne ! Plus précisément dans le Finistère, et plus précisément encore dans le Finistère Sud, entre Concarneau et Pont-Aven, entre mer et ria, entre ciel et roche…

D’abord poser ses valises…

facade de concarneau thalasso

L’entrée de la thalasso de Concarneau. ©Thalasso Concarneau

Installons-nous au Spa Marin Resort, autrement dit à la thalasso de Concarneau…

Face à la plage des Sables Blancs, l’établissement s’ouvre largement sur l’Atlantique. Finie l’image trop médicalisée de la thalasso des années 80. Ici, la rénovation a profondément transformé le lieu. Tout est lumière, lignes épurées, bois clair et grandes baies vitrées ouvertes sur l’horizon. Rien d’ostentatoire, mais l’essentiel du bien-être est là, avec des chambres qui regardent la mer. On s’endort au bruit du vent. On se réveille avec une lumière changeante. En Bretagne, le ciel est un spectacle permanent.

Des installations totalement dédiées au bien-être…

J’ai testé, j’ai adoré. Le cœur du lieu, ce sont les installations marines. Piscines d’eau de mer chauffée à 30 ou 32 degrés. Jets hydromassants. Couloirs de marche à contre-courant. Parcours aquatique où l’on passe du chaud au plus frais. Hammam salin. Sauna panoramique.

Quand on le souhaite, on s’allonge pour un enveloppement d’algues récoltées au large. On sait d’où elles viennent. Il y a une carte de soins Thalgo très appétente, on a envie de tout faire. J’ai testé l’enveloppement à l’huile chaude, c’était super.

Et puis, disons une bonne fois pour toutes, la thalassothérapie n’est pas un luxe… On ne se retrouve pas à la Thalasso de Concarneau par hasard. On y arrive souvent fatigué. Tous les soins sont largement mérités.

Quand on ressort, un peu étourdi par le calme, on comprend que l’expérience ne s’arrête pas au spa. Elle continue à table et à l’extérieur.

Une très belle table… de très bonnes tables devrais-je dire !

Un couple prend son petit dejeuner en peignoir devant la mer

La beauté des matins à Concarneau

D’une manière générale, c’est l’une des vertus de la thalasso que de proposer une alimentation adaptée au repos du corps. Fruits de mer, poissons, algues travaillées de bien des manières, terrines de saumon, œufs de poisson, tout y est ! Le vendredi soir c’est buffet de fruits de mer, et croyez-moi, il y a du monde et une immense variété de saveurs. Rien que de vous en parler, je voudrais y retourner.

Une visite de Concarneau…

un petit bateau rouge à moteur fait le taxi à Concarneau

Concarneau, le taxi sur l’eau. ©JAL

Quelques minutes suffisent pour rejoindre la Ville Close. Concarneau, c’est une citadelle posée sur l’eau. On y entre par un pont et l’on change d’époque sans s’en rendre compte. Les pavés résonnent sous les pas. Les remparts respirent encore les siècles passés. Les rues sont étroites. Les façades blanches reflètent une lumière mouvante. Une véritable carte postale… Avec la lumière propre à la Bretagne, on peut dire cela, mais Concarneau, c’est plus brut que ça. Plus vivant. Ça sent l’algue, le gasoil, les crêpes chaudes et le vent salé. Concarneau est une Bretagne habitée et elle reste encore aujourd’hui l’un des grands ports de pêche français. À l’aube, la criée s’anime. Les chalutiers rentrent, les caisses de langoustines s’alignent, et la ville montre son visage le plus authentique. Ici, la mer n’est pas décorative. Elle nourrit.

Justement côté nourriture, il faut visiter le Musée de la Pêche, pour comprendre cette culture maritime profondément ancrée et évidemment les remparts eux-mêmes, que l’on peut parcourir pour embrasser toute la baie. On finit avec une dégustation. Par exemple : la cotriade, cette soupe de poissons bretonne, cousine du pot-au-feu marin, impossible à ignorer. Ou plus simple encore, une assiette de langoustines juste cuites, avec un beurre salé. Rien de plus. Rien de mieux.

Pont-Aven, c’est la porte d’à côté mais l’ambiance est différente

La pointe avant d'un bateau à moteur léger fend l'eau de la ria de Pont-Aven

Balade commentée à bord du Bell’Aven sur la ria de Pont-Aven. ©JAL

Mais avant, un dernier sur une sortie passionnante, celle organisée à Trévignon, juste à côté de Concarneau, avec la visite des étangs de la Maison du Littoral, où une passionnée formidable, Nathalie Delliou, vous apprend à reconnaître, cueillir et accommoder les algues bretonnes. Nori, dulce, laitue de mer, tout y passe et c’est passionnant à faire absolument.

Avant Pont-Aven, faisons un détour par une randonnée au bord du littoral qui emprunte un morceau du GR34. Pas trop difficile, sécurisée, cette balade offre une immersion totale dans le monde de roches, de mer, de vagues et d’arbres de cette splendide Bretagne.

Et avant-dernier arrêt avant Pont-Aven : une régalade comme nulle part ailleurs.

gros plan sur une copieuse assiette de fruit de mer et de pattes d'araignée de mer sur fond bleu du ciel et de la mer.

Gros… Miam aux établissements Publier, au fond d’une ria cachée du Finistère sud. ©JAL

Direction les Établissements Publier pour un festin de poissons, de fruits de mer, d’huîtres et de tous les trésors de la baie. Un coin de nature, au fond d’une ria, pas de bruit hormis celui des fourchettes et des rires. Un moment de pur bonheur tant le coin et l’assiette sont naturels.

Pont-Aven… nous voilà

Quelle merveille que cette charmante petite ville à une quinzaine de kilomètres, posée là où le paysage se transforme, là où la mer devient rivière. Là où l’Aven serpente doucement entre les arbres.

Pont-Aven est plus intime que Concarneau. Plus feutrée. Plus séduisante encore avec sa lumière et la vie rurale bretonne. À la fin du XIXe siècle, des peintres s’y installent. Parmi eux, Paul Gauguin. C’est la naissance de l’École de Pont-Aven. Je vous conseille de visiter le Musée de Pont-Aven, qui retrace cette aventure artistique.

Mais le vrai bonheur, c’est la promenade à Pont-Aven. Le Bois d’Amour. Le sentier qui longe l’Aven. Les anciens moulins posés au bord de l’eau. Elle regorge de charmes, de façades, de boutiques. Elle sent le kouign-amann et les galettes de Pont-Aven. Hors saison, c’est magnifique. En pleine saison c’est plus encombré !

Mon incroyable coup de cœur !

Une femme, casque audio sur les oreilles plonge son regard sur la ria de pont-Aven depuis le bateau sur lequel elle navigue.

En osmose avec la nature de la ria de Pont-Aven. ©JAL

Ouiiii… là, au bout du quai, j’ai découvert quelque chose d’inattendu — et de profondément intime.

J’ai embarqué à bord de La Bell’Aven, un petit bateau électrique, silencieux, presque vivant. Nous étions peu de passagers. Aucun moteur ne ronronnait : seulement le murmure de l’eau contre la coque, le léger bruissement des roseaux, la respiration lente de la rivière. Dans cette nature pas agressée par le bruit, les oiseaux se montrent, les poissons sautent hors de l’eau, on aperçoit d’incroyables demeures dissimulées à l’abri des regards. Je rêverais d’en posséder une. Pour écrire mes chroniques.

Le bateau glisse lentement tout au long de l’Aven jusqu’à la mer. La balade dure près de deux heures. Il faut la faire au bon moment à cause des marées.

Rita, la capitaine, formidable capitaine avec son petit accent portugais, raconte des histoires, celles des maisons anciennes qui bordent la rive et noms des oiseaux perchés au loin.

En plus, au milieu de la balade maritime, elle stoppe le bateau et sort de sa malle un adorable pique-nique accompagné de thé, de café et de boissons. Puis, elle propose un exercice divin de contemplation. On pose un casque sur sa tête qui diffuse une musique du monde choisie avec soin. Dans ce silence musical, la promenade prend un tour quasi mystique de relation à la nature. L’émotion est au rendez-vous !

Bref, une super expérience à un prix très abordable. Je suis revenue enchantée par ce calme, cette vision, ces ciels aux nuances de gris et de bleu, la surface de l’Aven qui se plisse en reflets changeants.  J’ai adoré.

En conclusion… Osez le Finistère, y compris en hiver, à l’automne et au printemps ! Il a toujours davantage à offrir que tout ce que je pourrai vous écrire ici… Judith Lossmann

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES

 

  • Office de tourisme « De Concarneau à Pont-Aven » : 02 98 06 87 90
  • Concarneau Office du tourisme – quai d’Aiguillon 29900 Concarneau
  • Pont-Aven Office du tourisme – 2 rue Louis Lomenec’h 29930 Pont-Aven. Office de tourisme De Concarneau à Pont-Aven : 02 98 06 87 90
  • Office de Tourisme Quimper – Cornouaille : 0298533098 – www.quimper-tourisme.bzh

 

  • UN TAXI ? AB TAXI Concarneau – 0684482639

 

  • DORMIR ET BIEN PLUS ENCORE

– Thalasso Concarneau – 36, rue des Sabes Blancs – 29900 Concarneau – tel.02 98 75 05 40 – www.concarneau-thalasso.com – contact@concarneau-thalasso.com

– Thalasso resort : 02 98 10 90 54 – resort.concarneau@hmc-hotels.com

  • DEJEUNER-DINER

– La Créperie entre amis, 18 avenue rue docteur Pierre Nicolas – 29900 Concarneau -Tel.02 98 87 64 53

– Établissements Publier : port de Kerdruc en Nevez (prendre à droite avant le port) Tel.0298066260 – Cell.0682909909 – www.huitres-laurentpubier.weebly.com

 

  • LES ACTIVITÉS

– Reconnaître les algues… Pointe de Trévignon  en collaboration avec la mission du Littoral, Nathalie Delliou – Esprit Nature – 06 33 38 48 83 – courriel : nathalie.delliou@espritnature.bzh – www.espritnature.bzh
– Balade immersive sur le Bell’Aven avec Rita… La Bell’Aven – www.labellaven.fr – 07 65 70 48 42

 

  • LA BALADE SUR LE GR34
Une groupe se promène en bord de mer sur le GR34 en Bretagne. Entre ciel et mer… bleus.

Balade sur le GR34. ©JAL

Pas trop difficile, sécurisée, cette balade offre une immersion totale dans le monde de roches, de mer, de vagues et d’arbres de cette splendide Bretagne.

 

  • SHOPPING– Idées à Pont-Avent : www.idees.fr- Paysanne bretonne et créatrice de Ti Zao propose ses gammes de cosmétiques pensées dans son jardin médicinal. www.tizao.bzh
  • LA THALASSO DE CONCARNEAU
Thalasso Concarneau – journée spa, week-end bord de mer, cure remise en forme – Bretagne – Finistère –
Centre de bien-être à Concarneau – 36, rue des sables blancs, 29900 Concarneau – Tel. 02 98 75 0540.
https://www.concarneau-thalasso.com/
Une femme en peignoir prend le solei et l'air frais devant la pisicne de la thalasso de concarneau

La piscine de la thalasso de Concarneau : un pur moment de bien-être.

Chambre contemporaine, fenetre ouverte sur la mer à Concarneau.
Chambre avec vue mer. Thalasso de Concarneau. ©Thalasso Concarneau

Les Hautes-Vosges version impressionniste !

Il y a comme cela des régions en France, que l’on cite en dernier sur la liste des lieux de vacances ou de week-end incontournables. Ce n’est la faute ni à un rejet, ni un à mauvais souvenir, non, non, plutôt à une absence, à une méconnaissance. Les Hautes-Vosges, c’est où ça ? Nous, dans la famille on va plutôt à Antibes ! Nous dans les Landes, les Alpes ou les Pyrénées. Alors, année après année, on marche dans les traces de nos pas des étés précédents et la tradition se perpétue sans jamais que l’on passe dans les Vosges, jusqu’au jour où…

Rencontrer les Hautes-Vosges, c’est les adopter !

Une jeune femme, vetue sportivement, regarde dans des jumelles en Hautes Vosges.

De loin comme de près, les Hautes-Vosges ça donne envie de s’arrêter. ©Judith Lossmann

Peu importe l’occasion, un copain se marie, une amie expose dans un petit village des ballons vosgiens, le stage d’entreprise a lieu dans un bel hôtel qui vient d’ouvrir au cœur d’une nature sauvage et nous voilà propulsé dans les Hautes-Vosges. C’est là que l’aventure commence dans l’un des « cantons » dits des Hautes-Vosges. Des zones géographiques où l’altitude dépasse les 1000 mètres, nous parlons du versant Ballons des Hautes-Vosges pour l’authenticité et la nature, de la Bresse pour les loisirs de montagne hiver comme été, et du district de Gérardmer (on prononce Gérarmé) pour le lac, les hôtels de luxe, le linge des Vosges et les balades au fil de l’eau.

Les Hautes-Vosges, ce sont des « cantons » fiers de leurs différences, lesquelles les unissent cœur et âme dans leur statut de pays de moyenne montagne, de lacs et de forêts et de … saisons marquées. Car oui, les Hautes-Vosges connaissent quatre saisons bien marquées, ce qui est de plus en plus rare dans l’hexagone, avouons-le !

Les quatre saisons bien marquées des Hautes-Vosges

L’automne c’est l’été indien… heu non, pardon, l’automne vosgien, tout de mordoré vêtus, les paysages sont des hymnes à la beauté naturelle, aux vols des oiseaux, au brame des cerfs, aux premiers feux de bois dans les cheminées.

L’hiver, c’est blanc, l’heure de la luge, des skis, des soirées au coin du feu, des plats roboratifs.

Le printemps, c’est tout vert, bourré d’animaux à observer dont les fameux chamois, de ruisseaux chantants dans les champs et d’arbres fruitiers qui s’enorgueillissent de fleurs ruisselants en cascade, prélude à des belles récoltes de mirabelles et de myrtilles dites « bleuets ou bluets » quand elles sont élevées dans des vergers et « brimbelles » à l’état sauvage.

L’été !? L’été c’est la saison la plus reposante qui soit. Avec la modification des climats, quand les thermomètres atteignent des records à Paris, dans les grandes localités bétonisées, dans le sud-ouest, en Camargue, quand les bords de mer et d’océan ploient sous la masse de touristes, quand les soirées des villes s’enflamment en nuits tropicales, quand tout devient irrespirable… il y a les Hautes-Vosges d’été où le soleil a donné toute la journée et où les nuits d’une fraîcheur exquise et salvatrices, protègent un sommeil bien mérité, tant les activités n’ont pas manqué.

Un peuple, un terroir ! Les Hautes-Vosges on les a dans la peau !

Parapente sur fond de ciel absolument bleu dans les Hautes Vosges

En haut, en bas, sur terre comme dans les airs, les hautes-Vosges, ils les ont dans la peau ! ©Judith Lossmann

Dans les Hautes-Vosges, ça bosse dur, on travaille main dans la main avec la nature, que l’on sert en la préservant et qui sert en produisant plantes, herbes aromatiques, vergers débordants dont s’emparent avec respect herboristes, faiseurs d’huiles essentiels, éleveurs d’abeilles et producteurs de miel, fabricants de liqueur de gentiane.

Tout un monde vit dans, par et pour la nature, si généreuse, des Hautes-Vosges. Les femmes et les hommes d’ici sont des passionnés de leur terroir et cet attachement doublé d’un engagement de mémoire à leurs aïeux et d’une transmission à leur futur, les soudent à leurs Terres plus et mieux que tous les hauts salaires du monde !

Enracinés, ces femmes et ces hommes-là n’entendent jamais l’appel du large et offrent leur vie à la préservation d’une culture et de cultures.

20.000 kilomètres plus tard

Un champs de simples dans les Vosges.

Plantation au cœur des Hautes Vosges. ©Judith Lossmann

Certains reviennent même au pays comme Gabrielle et William Bertaux, six ans en Nouvelle-Calédonie et hop, 20 000 kilomètres plus tard, le couple crée une ferme végétale pour produire les « simples » (j’adore ce joli mot pour des plantes essentielles) nécessaire à leur boutique Plantes et Potions, leur herboristerie, créée en 2017. ​Il faut visiter leur refuge, voisine du Markstein, proche des pistes tant en hiver qu’en été et des champs d’arnica, désormais extrêmement surveillés, afin d’espérer recommencer à récolter cette plante si puissante, emblème des Hautes-Vosges ! Leur jardin en pente est un véritable Eden où poussent joyeusement quelques soixante-dix variétés dont l’angélique, l’alchémille, le millepertuis, la calendula, des roses et un objet vivifiant parfaitement identifié bien qu’il ne soit pas un enfant du cru, le camérisier, venu du Canada, bourré d’antioxydants. Découvrez-le, c’est merveilleux ! Autant de plantes qui servent à fabriquer des eaux, des hydrolats, des tisanes et autres cosmétiques vendus dans la boutique. Un bonheur de mieux-être !

L’or vert des Hautes-Vosges : le sapin vosgien !

Petites fioes en vert brun qui contiennent les hydrolats de la maison Plantes et Potions.

Une infime part de la production de Plantes et Potions dans les hautes-Vosges. ©Judith Lossmann

Ce n’est pas Clément Urion, paysan-herboriste et transformateur, installé à la Ferme du Bien-Être à Gérardmer qui dira le contraire. « Depuis toujours on vient de loin et d’ci pour bénéficier des vertus ; décongestionnant respiratoire puissant, purifiant naturel pour l’atmosphère, anti-inflammatoire. » Pour en tirer la quintessence, l’homme manie l’alambic en cuivre et la puissance de chauffe comme personne pour obtenir des huiles essentielles truffées de composants curatifs, des hydrolats subtils, qui rentreront dans la composition de recettes délicieuses propres à « soigner » petits et gros bobos.
La boutique regorge de fioles, pots, sachets, savons… Une caverne aux trésors ! Prévoyez d’y dépenser temps et argent !

En sortant de là, allez juste en face à cinquante mètres… Non seulement parce que les huiles essentielles de Clément se retrouvent dans leur confiserie mais aussi et surtout parce qu’une alléchante odeur vous attirera chez ces deux frères toujours enthousiastes. Ils affichent le sourire de ceux qui sont heureux d’être là et de faire ce qu’ils font…

Tous les fruits des Vosges…  en bonbons

Dans un plat en inox, on voit des bonbons rouges clair tout juste fabriqués.

Hum… bonbons bios de la confiserie géromoise. ©Judith Lossmann

Martin et Justin Wesler, deux jeunes hommes qui ont embarqué famille, amis et comptes en banque dans la création de la Confiserie Géromoise, 100% locale, avec les huiles essentielles des uns, le miel d’un autre, le sucre d’un troisième.

Depuis, le succès est au rendez-vous, pour cet atelier artisanal de bonbons bio. Pour la petite histoire sachez qu’il aurait pu s’appeler La Vosgienne*, si d’illustres inconnus venus d’Espagne n’avait eu la prétention de se prendre pour des Vosgiens sans en avoir l’âme, ni le goût*.

Peu importe, laissons-là ces contrefacteurs et concentrons-nous sur leur production, notamment les fameux « gueule de bois » au succès retentissant. Il y a bien d’autres parfums et l’on se presse en bus pour visiter leur atelier de fabrication et sinon, leur site internet est particulièrement fourni.

* Mieux vaut le savoir les bonbons La Vosgienne n’ont rien de vosgien, ni même de français. Cette usine de fabrication de pastilles n’utilise rien en provenance des Vosges !

gros plan sur un arbuste de myrtilles.

Les myrtilles ou bluets d’élevage du Verger des Avolets dans les Hautes-Vosges. ©Judith Lossmann

Le petit fruit bleu sous toutes ses formes

Brimbelles, myrtilles, bluet… Peu importe le nom, nous parlons bien de ce petit fruit sauvage ou cultivé qui se plaît tant dans les Hautes-Vosges, qu’il en est devenu la mascotte. Au Verger des Avolets, Bruno Vincent prend le relais de son père et cultive en bio quelques 3000 arbustes pour 8 tonnes de récolte. « Les bonnes années ont fait le plein, mais on subit les aléas climatiques comme les vignerons, tant que tout n’est pas cueilli tout peut être perdu ! ». S’il vend en local et en circuit ultra-courts, des barquettes de ses myrtilles ou bluets, ce qui le passionne et « rentabilise » les efforts, c’est la transformation de ses récoltes en bières, vins, softs, jus, confitures, liqueurs… Bonne nouvelle, on peut visiter ses vergers et sa boutique, il suffit de demander !

Gérardmer et son iconique maison de linge : Le Jacquard Français

 Depuis 1888, malgré les infortunes liées à l’Histoire et les climats, les aléas dû à la concurrence, les audaces des techniques nouvelles et la détérioration manifeste de la qualité du textile sous emprise hégémonique de l’Orient, la belle maison traditionnelle Le Jacquard Français subsiste, poursuit son chemin et innove afin de produire à la fois dans la tradition et la contemporanéité tout en restant fidèle à ses racines vosgiennes. Un challenge ! Relevé hauts les mains par une équipe dynamique et créative d’une part et par le savoir-faire d’exception des faiseurs de matériaux, des petites mains des ateliers, et des métiers à tisser. C’est aux matière naturelles utilisées dans les créations qua la maison doit son succès et sa longévité. La fabrication d’un produit Le Jacquard français nécessite 11 étapes et six mois de travail. Du dessin, obtenus grâce à la technique « jacquard » inventée au 19e siècle par Joseph-Marie Jacquard, dont les motifs sont visibles tant à l’endroit qu’à l’envers.

Résultats ?

Des collections incontournables, iconiques, intemporelles. Une qualité et une durabilité exceptionnelles (on se transmet d’une génération à l’autre le linge signé Le Jacquard Français). Les plus grandes familles du monde se fournissent au Jacquard français, la couronne de Belgique, l’Assemblée nationale, le Sénat, Les JO2024, l’Élysée et l’avion présidentiel, tous commandent Le Jacquard Français, sans oublier les palaces internationaux.

Gros plan sur un métier à tisser Le Jacquard français dans les Voges.

Les métiers à tisser Le Jacquard Français ne connaissent aucune pause depuis 130 ans ! ©Judith Lossmann

Présent dans le monde entier et en particulier chez Harrods (UK), El Corte Inglès (Espagne), Isetan (Japon), Takashimaya (Songapour) SKP (Chine).

Les ateliers de productions se visitent (sur rendez-vous exclusivement). Une incroyable occasion de voir en œuvre, les 53 métiers à tisser et d’entendre le bruit des tissages, un son à faire vibrer cœurs et tripes comme il y a 130 ans.

Un magasin d’usine clôt la visite (il est ouvert à l’année à tous). On pourra acheter tout pour l’univers de la maison : lit, table, office, décoration, bain et ville avec quelques cabas et autres merveilleux sacs capables de donner de l’allure à toutes les tenues de ville.

Mention spéciale Paris : un flagship ouvre ses portes à Paris, 28 rue Bonaparte, 75006. Une belle occasion pour cet ambassadeur de la France et des Vosges de porter les couleur du slogan « La Vie En Vosges « ! » Affaire à suivre !

Un homme en retraite vêtu d'un e parka vert pomme guide des touristes sur les traces des chamois des Hautes Vosges.

Notre guide nous conduit sur la trace des chamois en Hautes-Vosges. ©Judith Lossmann

« Douceur climatique, chamois et dépaysement, désormais les Vosges attirent »…

Rapporte un journaliste des Vosges Matin, elles sont non seulement les montagnes les plus proches de Paris mais elles offrent un refuge lors des épisodes de canicules ! Une montagne certes mais aux contours tout doux et ronds comme les Ballons, des sommets accessibles, des chemins de randonnée au kilomètres, un parc naturel régional de toute beauté, ses voies vertes et chemins ouverts au VTT, des balades guidées pour l’observation des animaux et des chamois, ces grands animaux réintroduits dans les Hautes-Vosges en 1956 suite à un cadeau allemand. « Les 6 premiers individus », expliquent les guides Jean Pierre Claudon et Laurent Cahon lors d’une magnifique balade sur le Hohneck, « ont fait leur cette terre où rien ne les tourmente et forment aujourd’hui une belle colonie de près de 1200 animaux ».

Il faut venir les observer au petit matin, quand ils se savent seuls et tranquilles sur les lignes de crêtes quelque part entre Vosges, Alsace et Allemagne, entre ciel et terre, entre soleil et brouillard du matin, d’où ils émergent solitaires et heureux, sautillants de pierres en rochers avec l’aisance d’une danseuse étoile de l’opéra, les mères enseignant la sagesse des pas à leurs petits ! Des mères hyper vigilantes depuis la réintroduction de leur unique prédateur naturel : le lynx.

Y aller une fois c’est forcément revenir… dans les Hautes-Vosges !

En été, les Hautes-Vosges offrent une carte d’activités et de découvertes à 360 degrés. De l’ambiance tropicale des salles des métiers à tisser à une superbe balade en bateau électrique dans les coins et recoins du lac de Gérardmer, en passant par toutes les activités et visites et tant d’autres proposées par l’office du tourisme, les Hautes-Vosges le prouvent, elles ont tout d’une grande destination à découvrir.

Vous m’en direz des nouvelles !Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES HAUTES-VOSGES

 

AVANT D’Y ALLER

hautes-vosges.net
labresse.net
gerardmer.net
ballons-hautes-vosges.com

Y ALLER

En train depuis Paris Gare de l’Est jusqu’à Nancy ou (si pas de changement de train) jusqu’à Remireront.  Puis voiture de location/taxi.

PREMIER CONTACT DANS LES HAUTES VOSGES

  • Office du tourisme communautaire des Ballons des Hautes Vosges : 03 56 11 00 90 – www.ballons-hautes-vosges.com
  • Office du tourisme communautaire de La Bresse Hautes-Vosges : 03 29 25 41 29 – www.labresse.net/
  • Office du tourisme communautaire Gérardmer Hautes Vosges : 03 29 27 27 27 – www.gerardmer.net/

DORMIR DANS LES HAUTES VOSGES

  • Hôtel Les Sapins / Restaurant Voglio – 88160 Le Mesnil – Tél. 03 29 25 02 46 – www.hotel-les-sapins.com – lessapins88@gmail.com. Un petit hôtel gentillet et propre, idéal pour un dépannage. Manque de charme et trop près de la route mais… MENTION SPECIALE PETIT-DEJEUNER : ce sont probablement les meilleurs œufs fermiers à la coque que j’ai mangés depuis l’enfance, ne les ratez pas !
  • La Villa Concorde / Demeure d’exception La Villa Concorde – 46 route d’Épinal – 88400 Gérardmer www.la-villa-concorde.fr/fr/demeure-dexception – +33 (0)7 69 53 09 88 – contact@la-villa-concorde.fr. MENTION SPECIALE DÉCOUVERTE : j’ai été bluffée par cet hôtel privé grand luxe sur les rives du lac de Gérardmer. Je lui consacre un article supplémentaire ici. Découvrez-le !

MANGER DANS LES HAUTES VOSGES

  • Part d'une tourte vosgienne sur fond de motage des Vosges.

    Tourte vosgienne à la viande de la ferme. ©Judith Lossmann

    La Ferme Auberge Le Drumont, à 1200 mètres d’altitude. 7 Rte du Drumont, 88540 Bussang – Tél. 03 29 61 50 12 – Perchée sur les hauteurs de Bussang, la ferme-auberge domine Bussang de toute sa hauteur et offre un panorama d’exception à 360° sur le vert des vallées, les horizons arrondis des Ballons et l’immensité de la forêt vosgienne. Dans l’assiette ? Sans surprise,- puisqu’il est à la carte de tous les restaurants du coin-, le traditionnel repas marcaire : potage ou tourte de la vallée, viande de porc fumée accompagnée des roïgabrageldi autrement dit des pommes de terres braisés goûteuses, mais alors goûteuses ! Suivent le Munster ou un fromage blanc local simple ou agrémenté de fruits d’ici, et bien entendu l’incontournable tarte aux myrtilles… Avant ou après (mieux vaut avant) partez en balade sur le chemin des crêtes sur lequel d’un pas à l’autre on passe des Vosges à l’Alsace. Tout en haut (mais c’est facile d’accès), une table d’orientation et un décor de cinémascope s’offre au regard sous les yeux des vaches dont l’écho des cloches resonne à l’infini.

 

  • Entrée servie dans un plat sombre.

    Entrée fraiche et maison de la ferme du Dahu Barbu. ©Judith Lossmann

    La Ferme du Dahu Bahu – 15 La Colline, – 88160 Ramonchamp – Tél. 06 24 42 04 66 – www.fermedahubarbu.fr/ Un repère rural et fermier que cette ferme ! Où tout ou presque tout est « fait maison », surtout le caractère de l’ancienne gendarme devenue agricultrice et de son mari. On mange sur une longue table, assis sur de longs bancs et tout au bout, derrière un mur de verre, on admire Mesdames les vaches à l’étable. Âmes sensibles, sachez que vous les mangerez ! Perso ce concept m’incommode, mais je suis bien la seule, il plait à beaucoup de visiteurs, lesquels rencontrent ici le plus court chemin entre la production (viandes, légumes, fruits) et l’assiette. Forcément c’est une carte de saison ! La maison propose également un grand gite de 100m2, très bien décoré, doté d’une immense terrasse avec vue à 180°. Un endroit idéal pour passer quelques jours au cœur de la fraicheur et de ruralité dotées de tout le confort contemporain.

 

  • assiette creuse contenant velouté de petits pois et de la viande séchée en morceaux.

    Velouté de petits pois frais et viande séchée. ©Judith Lossmann

    Le Domaine de Montagne – www.domainedemontagne.com/ Le Chalet Frère Joseph tire son nom de Pierre-Joseph Formet, un homme qui s’est retiré sur ce lieu isolé des Hautes-Vosges pour y vivre en ermite 33 années durant. Entre 1751 à 1784. Une merveilleuse petite chapelle témoigne de son passage et marque l’espace d’une présence céleste. C’est là qu’un nouvel hôtel renait de ses cendres et ouvre ses portes il y a quelques jours, début juin 2025. On aime la table baptisée Le M. En salle et en terrasse, elle plonge les gourmands au cœur des massifs boisés, loin du bruit et du tumulte.  Le savoir-faire gastronomique et étoilée du Chef Benoît Potdevin retient les hôtes autant que le cadre. (Dommage que les stores bans de la terrasse soient noirs, il faisait très chaud en-dessous, on les aurait préféré blancs ou clairs). Une sérénité est partout présente dans l’hôtel, les chambres, les suites et le spa dont le luxe apparait sans charger l’ambiance. Une belle harmonie !

 

  • Photo d'une assiette colorée prise au bord du larc de Gérardmer.

    Plat de saumon servi en bord de plage du lac de Gérardmer dans les hautes-Vosges. ©Judith Lossmann

    Le Lido – 138 Chem. du Tour du Lac – 88400 Gérardmer – Tél. 03 29 63 67 32 – www.lido-gerardmer.fr/ On pourra déjeuner agréablement grâce à la vue sur le lac et à la végétation environnante dans ce grand bar-restaurant au bord du lac de Gérardmer avec plage, pédalos, et transat. Carte variée. Cuisine de saison.
    NB : Le jour où nous avons testé le service fut extrêmement lent et complexe. On nous assure que c’était le début de saison donc on retient cette adresse facile d’accès et sans chichis pour déjeuner ou diner les pieds dans l’eau

ACTIVITÉS DANS LES HAUTES VOSGES

  • Se balader sur le massif  https://www.parc-ballons-vosges.fr/
  • Visiter le musée de 1001 racines : https://www.1001racines.fr/
  • Visiter le Théâtre du Peuple (nous n’avons pas pu le visiter) à Bussang, dont la particularité est d’avoir une scène ouverte sur la verdure et la végétation. Il est présenté comme un formidable vaisseau de bois construit en lisière de la forêt vosgienne au tournant du 20e siècle. Le lieu, nous dit-on, fourmille de créations (nous n’avons pas pu assister à une représentation.) www.theatredupeuple.com

SHOPPING / À RAPORTER DES HAUTES VOSGES

CHAUFFEUR/TAXI

Compagnie Marcot – 03 29 30 10 90 – agence@marcot.fr

LES HAUTES-VOSGES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

@LesHautes-Vosges
@DestinationLaBresse
@Lesballonsdes Hautes-Vosges

 

Touraine : à la vigne comme à la scène !

Non ! La Touraine n’est pas qu’une terre de châteaux ! En marge de ses monuments stars, la Touraine c’est aussi une poignée de petits villages plus ou moins cachés, de villes de caractère dont les noms s’adossent à des vignobles stars. Vouvray, Chinon, Bourgueil, Azay-le-Rideau, Loches, Amboise : village viticole ou médiéval, fief de Léonard de Vinci, ancien port fluvial, Plus beaux Villages de France® ou capitale de la vannerie, ils ont tous le vin pour dénominateur commun ! Posés sur les rives de la Loire ou pile sur le périmètre de l’ancienne mer des faluns, bâtis au bord de l’Indre ou de la Vienne, nichés à flanc de coteau ou dans les ceps de vigne, les villes et villages de Touraine ont tant à raconter : une situation géographique unique, une géologie atypique et une histoire singulière. À l’occasion des 25 ans de l’inscription du Val de Loire au patrimoine mondial de l’UNESCO, direction la Touraine pour une découverte itinérante de ses villes et villages ! Culture, savoir-faire, restaurants, événements, expériences nature et oenotouristiques : il y a 1 000 et 1 façons d’arpenter le vignoble autour des plus belles appellations de la destination.

Vue sur une partie de facade d'un chateau au travers une végétation luxuriante et et très verte.

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Vouvray, la Terre du Milieu !

 Spécificité géologique : un village troglo entre Loire et vignes. Construite en partie à flanc de coteau dans lequel se nichent de nombreuses maisons troglodytiques, champignonnières, chambres d’hôtes, restaurants et caves, Vouvray immerge dans un univers 100% minéral : aussi limpide et lumineux que ses crus, dont le vignoble s’étend en pente abrupte sur la rive droite de la Loire.

Expérience oenotouristique : Valmerapero au Château de Valmer. Avec ses cinq hectares de jardins sur huit niveaux de terrasses, le château de Valmer évoque irrésistiblement l’agencement des villas italiennes de la Renaissance. Fleuron de l’appellation Vouvray, il propose tout l’été les Valmerapéro : un cadre idyllique pour admirer le coucher de soleil tout en dégustant les vins du Château avec des planches apéritives locales.

Expérience nature : Balade dans le Jardin du Manoir des Basses Rivières. Cyprès, romarins, figuiers, micocouliers, rosiers Iceberg et verveines de Buenos Aires, vieille vigne qui court sur le mur : il y a comme un microclimat à la Rochecorbon ! Labellisé « Jardin Remarquable » sur trois niveaux, ce jardin botanique privé s’ouvre face à la Loire, autour d’une folie de campagne du XVIIIe siècle !

Pause gourmande : Restaurant Les gueules noires / David Ségard. Tenu par un petit-fils de mineur, ce restaurant troglodytique aux allures de paradis terrestre fait souvent salle comble grâce à une cuisine créative qui compose aussi bien avec le beuchelle à la tourangelle, la poulette de Racan que le fameux potjevleesch.

Village coup de cœur : Rochecorbon ! Construite à flanc de coteau autour d’une vallée creusée par la Bédoire, Rochecorbon vaut le détour avec ses caves et ses demeures troglodytiques ! C’est aussi le départ pour une balade sur la Loire avec La Rabouilleuse et ses bateaux à voile ou un bivouac dans les bras du fleuve !

Actualité : L’exposition « Deyrolle, Leçons d’anatomie » au Château de la Bourdaisière, du 02/04 au 02/11. Des origines de la médecine à la santé connectée, ce parcours immersif en 8 étapes aussi artistiques qu’éducatives fait écho aux célèbres planches anatomiques tout en donnant les clés pour mieux connaitre son corps.

Chinon, Chinon Rien !

Très belle vue sur le village de Candes, dont le clocher se reflete sur l'eau.

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 Spécificité géologique : une ville médiévale en bord de Vienne. Construit sur les bords de la Vienne, le chinonais est un pays de cocagne et une villégiature de choix pour les épicuriens et les gourmands. Châteaux confidentiels, coteaux, vignoble star, gastronomie, spots paisibles : l’esprit rabelaisien flotte toujours sur la ville !

La ville / ses particularités : Le Moyen Âge pour heure de gloire ! Promesse d’une balade immersive au cœur d’épisodes majeurs de l’Histoire de France, Chinon associe rues étroites et tortueuses, maisons à pans de bois et hôtels particuliers en tuffeau, églises, collégiale et chapelle. Cerise sur la forteresse, les bords de Vienne, accessibles à pied depuis le centre-ville, se transforment en plage et guinguette aux beaux jours !

Expérience oenotouristique : La cave de la Sybille, dans les pas de Rabelais. Au cœur du chinonais, ce regroupement de 15 viticulteurs indépendants dépoussière avec talent la visite de cave ! Ici, la pierre sculptée et la scénographie immersive sur le thème de Rabelais s’accompagnent d’un film didactique et de dégustations commentées.

Expérience nature : Rando dans les Puys du Chinonais, au cœur du PNR Loire-Anjou-Touraine. On dirait le Sud ! Grâce à un microclimat exceptionnel, Les Puys du Chinonais abritent une flore et une faune aux accents méditerranéens qu’une rando dédiée de 9,3 km permet d’explorer. Boisements et prairies sèches, anciennes maisons troglodytiques, vestiges de moulin cavier et terrasses agricoles autrefois exploitées rythment le parcours et assurent un dépaysement total.

Pause gourmande : un resto, un chef > Au Local, Jonathan Brisseau. Des produits sourcés à 10 km à la ronde qui flirtent avec des idées d’ailleurs : Jonathan Brisseau a l’art et la manière de faire bourlinguer la Touraine dans l’assiette ! Une belle adresse bistronomique, locavore et gourmande avec une vue imprenable sur les vignes et la forteresse royale de Chinon.

Village coup de cœur : Candes-Saint-Martin 

Ancien port de pêche et de batellerie, ce « Plus beaux Villages de France® » situé au cœur d’un triangle d’or viticole charme par ses maisons habillées de tuffeau, ses ruelles médiévales dévorées par les roses trémières et ses bancs de sable et des gabarres.

Actualité : Tour de France, le peloton à Chinon ! Avec un tracé qui fait la part belle aux Terres d’Azay Chinon Val de Loire, Chinon fait son entrée dans le club des villes-étapes le 13 juillet 2025. 15 jours après le passage des messieurs, le 29, c’est le Tour de France féminin qui traversera la ville lors de la 4e étape « Saumur > Poitiers ».

Azay-le-Rideau, un voile de romantisme !

3 personnes font du paddle sur un plan d'eau devant un chateau de la Loire

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 Spécificité géologique : un village paisible sur les rives de l’Indre. Ancien village clos bâti sur les bords de l’Indre depuis les temps anciens, Azay-le-Rideau vit au rythme de son château icône de la Renaissance et de son vignoble, principalement implanté sur les coteaux de l’Indre. Le résultat ? une ambiance ultra romantique bercée par les eaux de la rivière !

Le village / ses particularités :  une certaine douceur de vivre. Idéal pour se balader le nez en l’air et découvrir ses charmantes petites ruelles, le village est jalonné d’un parcours patrimonial (dont la jolie petite église Saint-Symphorien et son moulin au bord de l’Indre,) : ne pas manquer la rue Balzac, prétexte au shopping avec de nombreuses petites galeries et des boutiques d’artisanat.

Expérience oenotouristique : Escape game au domaine Paget. Situés à Rivarennes, les 15 hectares de vignes du domaine Paget sont le prétexte à véritable jeu d’évasion en pleine nature, en lien avec les lieux, le vignoble et l’histoire de la famille. Quête de 1,2 km au milieu des ceps avec des codes à trouver, des mesures à effectuer avec un bécher, de l’encre invisible à déchiffrer, des énigmes autour de Rabelais, l’aventure s’achève sur une dégustation.

Expérience nature : Paddle apéro sur l’Indre, face au château. Pour savourer les rosés cristallins de la Touraine et découvrir un château sous un angle inédit, on peut compter sur « Paule et Mike » ! Balades sportives et paisibles sur l’Indre, les sessions « paddle château-apéro », le soir, se font à quelques coups de pagaies seulement de celui d’Azay-le-Rideau. Un package physique et gastronomique accompagné de spécialités locales.

Pause gourmande : un resto, un chef > Auberge Pom’Poire, Bastien Gillet. Pleine de peps, la cuisine colorée et acidulée de Bastien Gillet dessine une véritable palette gustative dans l’assiette. Entre les coteaux d’Azay-le-Rideau et de Vallères, cette table récompensée par un Bib Michelin, est l’expression d’un artiste cuisinier inspiré par les artisans locaux.

Village coup de cœur : Villaines Les Rochers. Villaines Les Rochers n’est pas seulement un village semi troglodytique, c’est aussi la capitale de la vannerie ! La terre limoneuse et humide de la vallée de l’Indre, le climat doux et les coteaux truffés de caves ont rendu propice le travail de l’osier, cultivé ici depuis le VIIe siècle.

Actualité : Les 500 ans du château d’Azay-le-Rideau en 2025. Grande fresque immersive, exposition, déambulation nocturne au son de musiques baroques, comédie musicale Renaissance librement inspirée de La Pazzia Senile d’Adriano Banchieri et de la dolce vita : l’art de vivre sera à son apogée avec le 5e centenaire du château !

Bourgueil, l’eldorado du cabernet franc

Sur une route de centre ville, des gens font de la mobylette sur des modèles d'autrefois, année 1970.

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Spécificité géologique : Un village situé sur l’ancienne mer des faluns. Des coteaux aux pentes douces, de ceps de vignes et de jolis domaines en tuffeau, de nombreux massifs forestiers bien touffus : Bourgueil est la promesse d’une escapade pleine de charme avec un terroir largement ouvert sur la Loire.

Le village / ses particularités : Des vignes à perte de vue. Serti par le vignoble, Bourgueil est le village nature par excellence où tout se fait à pied avec en tête de liste, la maison des vins (maison natale de l’acteur Jean Carmet) et les halles anciennes qui accueillent un des marchés les plus courus de Touraine.

Expérience oenotouristique : Pique-nique au château de Minière. Entre les mains de femmes singulières depuis deux siècles, ce domaine étendu sur 29 hectares au cœur de l’AOC Bourgueil est un véritable havre de paix pour la biodiversité. Certifié (Haute Valeur Environnementale), il est le spot pique-nique rêvé grâce au panier composé de produits gastronomiques régionaux et de vins du château proposé par les propriétaires !

Expérience nature : virée en trottinette électrique avec O cœur des Vignes. Pour un road trip écolo en pleine nature, les trottinettes électriques tout-terrain All Mountain sont l’idéal ! Champs de blé, vignes, villages, forêts… les paysages se succèdent autant que les souvenirs : la vue imprenable sur le château d’Ussé, les Landes de Saint-Martin et l’odeur des pins, la pause fraîcheur au bord du grand étang, les haltes chez les producteurs locaux et le pique-nique en bord de Loire.

Pause gourmande : Nuances, un restaurant locavore en bord de Loire. Volailles élevées à proximité, productions agricoles locales, vins du cru, boissons artisanales : à La Chapelle-sur-Loire, Nuances affiche une cuisine zéro kilomètre à grand renfort de mousseline de truite, velouté d’héliantis, tourte de pintade et rutabagas !

Actualité : Le festival « Le chant des possibles » au domaine de la Mulotière, mai 2025. Évènement musical, gastronomique et festif, Le chant des possibles propose sur 3 jours des animations et des concerts entourés de producteurs agricoles, brasserie locale et foodtruck dans un cadre bucolique !

 

Loches : le décor d’une saga fantaisy

Spécificité géologique : Une ville blottie dans une campagne pimpante. Édifiée sur un long éperon rocheux, dominée par un imposant donjon, Loches, Ville d’Art et d’Histoire, multiplie les opportunités de flâner dans 1 000 ans d’Histoire. Du Médiéval à la Renaissance : la déambulation au gré des rues offre une parenthèse enchantée sur les bords de l’Indre ou renvoie dans un épisode de Games Of Thrones côté cachots, souterrains et passages secrets.

La ville / ses particularités : Une cité royale ! Figurant très tôt dans la liste des « bonnes villes » de François 1er, Loches se découvre via l’emblème du roi, la salamandre, qui orne plusieurs bâtiments de la Cité Royale. La ville sera même le lieu d’une rencontre internationale, une sorte de G2 de la Renaissance, entre le roi de France et Charles Quint !

Expérience oenotouristique : Dégustation vin/fromage à la ferme. Une ferme nichée au cœur d’un paysage authentique, l’Indre qui serpente à proximité, un vieux moulin : le bonheur est résolument dans le pré ! Expert sommelier et fromager, Geoffrey Nivard, propose des dégustations emblématiques, au cœur de l’étable, à la ferme Les Brebis du Lochois. Une expérience aussi gourmande qu’enrichissante !

Expérience nature : Les Mobylettes de Marinette. Motobécane et Peugeot, Vieille Bleue ou 51 : expérience unique casque au vent, l’escapade sur ces modèles mythiques suit un parcours organisé et accompagné sur le secteur de Loches et la Vallée de l’Indre pendant une demi-journée. Liberté et sensations vintage garanties !

Pause gourmande : un resto, un chef > Le p’tit restau, Marie Bally. Ambiance cosy et cuisine ouverte : le p’tit restau, c’est un peu comme à la maison, l’inspiration et le talent en plus ! Potimarron rôti, fricassée de champignons des caves lochoises, pancakes aux jeunes pousses d’épinards et beurre de citron vert : la table fait honneur aux végétaux, aux produits bio et locaux !

Village coup de cœur : Montrésor. Estampillé « Plus Beaux Villages de France » et posée sur les rives de l’Indre, Montrésor semble comme suspendu dans le temps ! Du château éponyme, véritable balcon sur l’Indrois à la Collégiale Saint-Jean-Baptiste, la déambulation offre une balade paisible dans des ruelles médiévales ponctuées de tuffeau blanc ou de colombages et d’habitations semi-troglodytiques.

Actualité : L’exposition Angkor, Louis Delaporte au Musée Lansyer, du 22 mai au 21 septembre 2025. En partenariat avec le musée Guimet, la Ville de Loches célèbre le centenaire de la mort de l’explorateur qui révéla le site cambodgien d’Angkor, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. L’exposition rassemblera une cinquantaine d’œuvres et d’objets.

Amboise : un irrésistible accent italien

Centre ville d'Amboise. Un statue enbronze verdie semble regarder le fond de l'image. Le visage se reflete dans l'eau

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Spécificité géologique : un balcon unique qui embrasse la Loire à 180°. Posée sur les bords de Loire, Amboise a, dès 1495, avec les campagnes italiennes des rois Valois, senti le vent chaud de la botte souffler sur ses maisons à pans de bois ! Le principal témoin ? Le Château royal d’Amboise, sur un éperon rocheux, qui s’élève à environ 25 m au-dessus du niveau de la ville.

La ville / ses particularités : le fief des rois de France et de Leonard de Vinci. Véritable laboratoire de la Renaissance, Amboise déploie parmi les plus beaux spécimens de cette période artistique à l’instar du Château Royal et du Clos Lucé dans lequel Léonard de Vinci s’installe en 1516, invité par François Ier.

Expérience oenotouristique : L’Odyssée des millésimes aux Caves Ambacia. Parcours sensoriel pour découvrir les terroirs, les appellations et les familles d’arômes, cette expérience permet d’apprendre le vin en s’amusant tout en voyageant dans 500 ans d’histoire et de viticulture.

Expérience nature : une rando à cheval à travers vignes. Pour une empreinte zéro carbone, rien de tel que l’escapade à cheval ! Près d’Amboise, les Écuries de Pray proposent des balades de 1 à 3h à travers vignes, forêts et bords et de Loire, des randonnées à la journée mais aussi des virées sur 2 à 4 jours avec des nuits en gîte, yourte, camping…

Pause gourmande : un resto, un chef > Bistrot l’oppidum – Caves Ambacia. Créées en 1463 et spécialisées dans les vieux millésimes du Val de Loire, les Caves Ambacia sont le prétexte à déjeuner ou dîner, dans un cadre exceptionnel, en bordure de Loire. Planches gastronomiques de charcuteries fines, de fromages affinés dans leurs caves, mais aussi poissons de Loire : la cuisine est 100% locale, issue des fermes de la région !

Actualité : Les matinées « Réveils-jardin » au château Royal d’Amboise. Pour un petit-déjeuner royal en tête à tête avec les oiseaux, rien de tel que les « Réveils-jardin » dans la pouponnière des rois de France ! L’idée ? Accéder avant 8h du mat’ au château pour profiter de l’ambiance sereine du jardin qui s’éveille. Le premier repas frugal de la journée est suivi de la découverte du parc du domaine dans la rosée du matin !

Les Hautes-Vosges, un territoire à apprivoiser

Grosso modo, Les Hautes-Vosges sont un territoire composé de trois pôles différents et complémentaires : le versant Ballons des Hautes-Vosges pour l’authenticité et la nature, la Bresse pour les loisirs de montagne hiver comme été et les espaces et le district de Gérardmer (on prononce Gérardmé) pour le lac, les hôtels de luxe, le linge des Vosges et les balades au fil de l’eau…

Premier point commun : l’altitude comprise entre 650m et 1363 m. Dans les Hautes-Vosges on respire !
Second point commun : l’authenticité… une vertu très présente dans les deux districts, disons « campagnards », un peu moins chez nos amis de Gérardmer, plus habitués aux « bobos » des villes.
Troisième point commun : l’hospitalité… la tradition des Hautes-Vosges s’inscrit dans l’accueil. Les vallées d’ici ont été pénétrées, visitées, parfois envahies. Moralité, on est habitué à l’étranger, viendrait-il d’Épinal ou d’au-delà des mers !

Qu’allez-vous aimer dans le versant Ballons des Hautes-Vosges ?

La nature à peine dominée par Sapiens. Ici chantent des ruisseaux, des forêts de sapins, des pistes de ski de fond, de raquette et quelques pistes de descente quand l’univers bienveillant fait tomber la neige ! Peu de variété dans les paysages, mais des regards emportés par la douceur des ballons, le tout, à perte de vue. Il est si facile de se cacher derrière un bosquet d’arbres givrés et d’observer, seul au monde, un tableau d’une pureté originelle seulement troublé par le clapotis d’un ruisseau, la fonte des glaces, les traces de pas de chevreuil ou le vol d’un rapace…

wagonnet des Mynes des Hautes Vosges

Voyage sous terre

Pour changer, on visite (claustrophobes, soyez avertis) les anciennes mines de cuivre, toujours en place depuis leur création en 1550 et leur exploitation quasi industrielle jusqu’en 1761. La promenade des Hautes Mynes du Thillot sous terre dure environ 45 minutes. Casqué et courbé, il est facile d’imaginer le travail laborieux fourni dans ces goulots étroits par des hommes à poigne et remplis de courage qui, venus des pays de l’Est, gagnaient mieux leur vie ici que là-bas. Cette visite est une occasion unique de découvrir la rudesse de ces métiers et leur beauté aussi quand on coupe des ruisseaux, des plans d’eaux et que l’on voit la formidable force qu’il fallait à ces hommes pour trancher le granit quasi à mains nues, ou à l’aide d’objets rudimentaires !

Percez la malédiction du Kobold !

Un escape game est organisé régulièrement dans une des mines ! Selon la légende, Thomas le Houtman, chef des mineurs, aurait scellé un pacte secret avec le Kobold, le démon de la montagne. En échange de son cœur, il aurait reçu un minerai magique aux multiples pouvoirs…
Bon à savoir : chaque saison propose des aventures !!!

Le Drift Trike … Késako ?

Les fans de sensations s’offriront quelques tours de piste indoor sur un engin à moteur électrique, une sorte de kart dont la principale qualité, consiste à déraper. Accessible dès 1,40m. Perso, j’ai préféré gagner la course de vitesse.

Rien de tel qu’un déjeuner roboratif pour se tatouer dans l’esprit et dans l’estomac, un coin des Hautes-Vosges. On déjeunera à la Maison Capdet, dans la salle en hiver, sur la terrasse en été avec vue sur les ballons et la Moselle, à peine naissante. Pour un dîner dans un espace décoré avec un soin particulier, on se rendra au restaurant Voglio de l’hôtel Les Sapins. La pièce de bœuf est magistrale et entrées, plats et desserts sont très généreux.

Que faire à la Bresse et aux alentours ?

arbre givré de blanc dans les Hautes-Vosges

Arbre givré de blanc dans les Hautes-Vosges. ©JAL

À quelques kilomètres surgit la bourgade de La Bresse, installée plus ou moins proche des pistes et dominée par le Hohneck à 1363m, dont on dit qu’il vaut des hauts sommets alpins du fait d’une géographie particulière des lieux… comme si l’on était bien plus haut. À tester ! Tout comme le restaurant d’altitude, l’auberge du Pied du Hohneck, une institution gourmande… avec ses plats locaux, dont le Marcaire, une tradition des Hautes-Vosges à base de pommes de terre cuites à l’étouffée, de lard, d’échine fumée … Miam !

pieds chaussés de chaussures de raquette dans la neige

Balades en raquettes dans les Hautes-Vosges. ©OT

Randonnée raquette

La Bresse enneigée est aussi la saison des randonnées en raquettes. Une spécialité qui ici comme ailleurs dans les Hautes-Vosges trouve tout son charme. Il est judicieux d’être accompagné dans cette escapade. Notre joyeuse équipée avait pour guide l’homme de la situation : Pierre-Yves Mansuy, dit PYM, accompagnateur en montagne. Il sait tout des chemins, des ruisseaux, du nom des arbres et des vallons, des routes et des sentiers. À la pause, il sort de sa besace une bouillante tisane de bonbons (j’y reviens) et un réconfortant vin chaud sucré comme une confiserie. Avec lui, on regarde autrement le sens du vent, la fabrication du givre et les petits cocons protecteurs de neige glacée qui permettent aux aiguilles de pin de résister à zéro degré quand il fait moins quinze hors cette protection… Tout un poème !

 

 

 

La glisse sur bouées de neige glacée !
Flying Donuts 2022©LBH

Émotions fortes

L’arrivée de la balade à raquette se trouve au cœur de la station, heureusement enneigée. Il est temps de goûter à d’autres sports sensationnels. Avec les Flying Donuts, on s’assied ou l’on se couche à plat ventre sur une grosse bouée gonflée à bloc et un gentil animateur vous propulse du haut d’une piste. Oubliez votre volonté de maîtrise, on ne répond plus de rien ! Rassurez-vous, on y prend vite goût.
Juste à côté, la fameuse Schlitte Mountain. Le principe est simple, on s’attache à un genre de petit bobsleigh arrimé à un câble… Ça monte, ça monte ! Puis, ça descend… Le principe, utiliser les freins le moins possible, histoire d’avoir l’impression de voler. On devient vite addict. Seul bémol, la piste est vraiment courte.

Avant de repartir dans l’un des meilleurs restaurants du coin, il est temps de rentrer prendre une douche à l’hôtel « les Vallées », un 3 étoiles monté en 4 lors de la dernière grande réforme. Standardisé, sans réel charme, il possède le mérite d’être au centre du village et au pied des ronds-points.1

 

assiette ronde blanche et marron avec un mets à l'interieur

Une pépite gastronomique à découvrir : Le Couchetat. ©Le Couchetat

Une pépite gastronomique, mais pas que…

Un nota bene bien mérité pour le restaurant Le Couchetat (nom d’un lieu-dit en surplomb) de la Vallée au cœur du parc Naturel des Ballons des Vosges. Cette adresse est fameuse sur tous les plans. L’accueil, la vue de la salle, la décoration, mi-Andine, mi-Normande comme les origines du charmant couple composé de Julie venue de Santiago du Chili et de Jonathan, normand de Caen, qui ont ouvert ce lieu récemment. Laissez-les vous raconter leur histoire, leur rencontre et leurs escapades mondiales…
La carte est un conte de fées (et ici, les fées, farfadets et autres Sotrés… ça compte) et selon ses créateurs… « une invitation sur des chemins gourmands pour une expérience d’émotions sincères. »
Blotti au cœur des montagnes, Le Couchetat se distingue déjà comme une pépite gastronomique où, les paysages comme les plats, dialoguent entre authenticité vosgienne et vibrance des Andes. Tout est dans les détails, croyez-moi, vous serez éboulis ! (et on peut aussi dormir dans l’une des huit chambres…)

Sculpture bois de michel l'Enchanteur

Pièce de Michel l’Enchanteur aux musée des 1001 Racines. Hautes-Vosges. ©JAL

Un coup de cœur…

Pour un musée qu’il faut absolument visiter. Son nom ? Le musée de 1001 racines à Cornimont ! Ça peut surprendre, mais il faut y aller, adulte, enfant, ados, tout le monde y trouvera son compte. Dans trois belles salles, on rend hommage et l’on voit le travail de poète du bois de Michel l’Enchanteur. À partir de racines, branches et souches d’arbres trouvées dans la forêt vosgienne, l’artiste a façonné avec poésie des personnages, animaux et scènes féériques. Sur le principe de la paréidolie (le fait de voir des visages dans les nuages par exemple), Michel l’Enchanteur travaille sur des propositions de la Nature qu’il souligne à peine d’un trait, d’un coup de rabot, d’un cran de scie… et naissent des personnages… Il aimait travailler avec le tordu, le moche, le vieux, le malade et rapportait des trésors qu’il façonnait. À voir absolument. Certaines pièces méritent une place dans une salle à part pour mieux être mises en valeur. Mais c’est un détail !

Découvrir Géradmer, son lac, son shopping…

Mondialement connue pour son festival du film Fantastique, Géradmer cumule les bons plans avec la proximité des pistes, son lac en cœur de ville et d’autres lacs comme Longemer tout près, un centre-ville historique dont l’Office du Tourisme (le plus ancien de France) fête le 150è anniversaire en 2025. L’occasion de découvrir le charme d’une ville chic où pullulent les restaurants hype, les bonnes adresses de shopping de linge de maison, les évènements culturels et les hôtels de luxe.

Un homme caqué tire à l'arc

Une balle au prisonnier revue et corrigée par les arcs… @GérardmerTourisme)

Saisissez l’opportunité de monter à La Chaume de Balveurche, histoire de jouer à la balle au prisonnier version tir à l’arc et flèches. Une activité toute saison ludique qui ouvre l’appétit sur un déjeuner à savourer, juste à côté, dans une sublime salle avec vue panoramique sur les reliefs arrondis des Vosges. Le terroir est la passion des propriétaires de l’auberge et, je vous le garantis, ça se sent dans les assiettes. Notamment sur le Munstiflette, une gourmandise addictive !
Avant de flâner dans la ville à la recherche du parfait plaid et des torchons adaptés à votre nouvelle cuisine, arrêt obligé à la confiserie locale et bio des frères Manuel et Justin Wexler. Leur confiserie organise des visites commentées fort intéressantes. Impossible de repartir sans un stock !
Gérardmer est riche d’un patrimoine qu’il faut prendre le temps de découvrir. Nous y reviendrons pour vous en dire plus sur les spas, quelques lieux mythiques, les salons de thé douillets, les pistes et les promenades lacustres …

 

 

Une minuscule chapelle plantée au sommet des ballons des Hautes Vosges !

La minuscule chapelle de Fresse sur Moselle plantée au sommet des ballons des Hautes Vosges !

Et voilà, notre voyage s’achève ici. Mais le vôtre commence… J’espère que cet apéritif grandeur nature des Hautes-Vosges vous aura donné envie de venir déguster le plat principal, les fromages et les desserts… Un coin de l’Est de la France encore plein de belles traditions dont la qualité d’accueil est sans doute la principale… si on ne parle pas gastronomie, off course !Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Y ALLER ?

Premier conseil, y aller pour au moins trois jours pleins, car, SNCF oblige, comme rien ne fonctionne jamais, vous aurez du retard, des temps d’attente. L’air de rien, il faut faire un Paris Gare de l’Est-Nancy, puis prendre un TER antédiluvien et entièrement tagué, pour Remiremont quand tout va bien. Et si tout va mal, encore un changement de train à Épinal… Bref, notre SNCF dans toute sa déliquescence. Comme je le dis souvent, je connais des trains de banlieue au Népal qui fonctionnent mieux que nos TGV surpeuplés, sales !

PREMIER CONTACT DANS LES HAUTES VOSGES

Office du tourisme communautaire des Ballons des Hautes Vosges : 03 56 11 00 90 – www.ballons-hautes-vosges.com
Office du tourisme communautaire de La Bresse Hautes-Vosges : 03 29 25 41 29 – www.labresse.net/
Office du tourisme communautaire Gérardmer Hautes Vosges : 03 29 27 27 27 – www.gerardmer.net/

MANGER DANS LES HAUTES VOSGES

La maison Capdet – 18 Rue du Général de Gaulle, 88160 Fresse-sur-Moselle – Tél. 03 29 22 59 10 – www.maison-capdet.fr/

Les Sapins/Voglio – 60 Grande Rue – 88160 Le Menil – Tél. 03 29 25 02 46 – www.hotel-les-sapins.fr/

L’auberge du Pied du Hohneck – 1 Rte des Crêtes – 88250 La Bresse – Tél. 03 29 63 11 50 – www.pied-du-hohneck.fr/accueil/

Le Couchetat – La Basse des Feignes – 88250 La Bresse – Tél. 03 29 25 42 79 – contact@lecouchetat.frwww.lecouchetat.fr

La Chaume de Balveurche – D417, route du Col de la Schlucht – 88400 Xonrupt -Longemer – Tél. 03 29 63 26 02 – contact@balveurche.frwww.balveurche.fr

DORMIR DANS LES HAUTES VOSGES

Hôtel Les Sapins / Restaurant Voglio – 88160 Le Mesnil – Tél. 03 29 25 02 46 – www.hotel-les-sapins.comlessapins88@gmail.com (pas testé par la rédaction)

Hôtel Les Vallées – 31 Rue Paul Claudel – 88250 La Bresse – Tél. 03 29 25 70 20 – www.lesvallees-labresse.comresa.labresse@labellemontagne.com

  1. Voyageuse et voyageurs « lightsleepers », vérifier votre étage et préférez le troisième et dernier, sinon vous entendrez marcher au-dessus de vos têtes, et vérifiez la qualité de fermeture du double vitrage. Le mien était défectueux, impossible de dormir.
Ride sur rail métalique, luge d'été !

La ride sur rail en métal ! L’éclate pour tous !
©SchlitteMountain_Nocturne_Famille

ACTIVITÉS DANS LES HAUTES VOSGES

Les Hautes Mynes – Le Thillot – 47 rue de la Gare – 88160 Le Thillot – Tél. 03 29 25 03 33 – toutes les infos ici : www.hautesmynes.com

Jeux de mines et Contes et légendes se tiendront en février. Référez-vous au site internet.

Le musée des 1001 Racines – Cornimont (au centre du village on. Passe forcément devant) – Tél. 03 29 23 95 74 – www.1001racines.frmusee1001racines@outlook.com

Visite commentée de la Confiserie Géromoise – 680, route d’Épinal – Gérardmer – sur la route D417 – Tél. 03 29 50 22 12 – www.confiserie-geromoise.frinfo@confiserie-geromoise.fr

Tir à l’arc Balveurche – Activité favorite de Robin des Bois, ce sport accessible à tous permet d’apprendre à mieux se connaître – Durée : 1h30 – L’équipement complet est mis à disposition : Arc, flèches, plastron, bracelet… pour votre confort. Sur réservation uniquement. Lieu de rendez-vous : à l’auberge Chaume de Balveurche D417 88400 Xonrupt Longemer – Tél. 0685071306

Le sucre prêt à devenir bonbons…

Le sucre prêt à devenir bonbons…
©JAL

SHOPPING / À RAPORTER DES HAUTES VOSGES

– Les bonbons de la Confiserie Géromoise, bio, aux huiles essentielles locales, on adore la boîte dite « Gueule de bois », ceux aux eucalyptus et tant d’autres…

– Le Rucher de la Colline… du vrai miel fait par de véritables abeilles, (pas des abeilles nourries à l’eau sucrée, oui, oui, ça existe). 1, route de la sûre – 88360 Ferdrupt -Tél. 03 29 25 02 55 – www.lerucherdelacolline.fr

GUIDES ET RESSOURCES SUR PLACE

PYM, accompagnateur en montagne – 06 86 82 71 23 – www.pym-accompagnateur.frpym.accompagnateur@gmail.com

CHAUFFEUR/TAXI

Compagnie Marcot – 03 29 30 10 90 – agence@marcot.fr

LES HAUTES-VOSGES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

@LesHautes-Vosges

@DestinationLaBresse

@Lesballonsdes Hautes-Vosges

Chausey à bord du Marité : récit d’une journée hors norme !

Granville, jolie petite ville normande sise sur un éperon rocheux au bord de Manche possède bien des atouts. Mon préféré ? Son territoire d’outre-mer, terres de pirates, rivages d’aventures à dix-sept kilomètres du cœur de ville : l’archipel de Chausey

Les rochers affleurants de Chausey abritent des colonies d’oiseux. ©JudeLo

Chausey est une magie !

Sis à 17 kilomètres du port de Granville, cet archipel se mérite. Il faut ab-so-lu-ment le visiter avec un professionnel ou un guide qui saura vous en présenter toutes les facettes et toutes les richesses. Chausey est le plus grand archipel d’Europe avec ses 365 îles et îlots et son important marnage qui fait 6 mètres en moyenne et 14 mètres durant les grandes marées. Pour des néophytes, ce marnage explique bien des surprises.

J’ai fait cette expérience un jour de grande marée, 101 de coefficient soit un marnage d’environ 12 mètres. A bord du Marité, on met deux bonnes heures pour entrer dans l’archipel en tirant quelques bords entre la Grande île, la seule habitée à l’année et les autres petites îles. Vers 11h30, l’équipage affale les voiles et jette l’ancre en plein milieu de nulle part, où seuls affleurent quelques petits rochers habités de colonies de macareux. On est en droit de se demander où l’on est.

Le capitaine sort une carte. Nous sommes au cœur de l’archipel, il y a un passage nord/sud, nous l’avons emprunté et nous sommes au milieu du trajet. Même ainsi informé, ce n’est pas si simple. D’autant que depuis des heures, il pleut. Visibilité zéro. Alors, quand le chef du bateau nous dit sous une pluie battante, « on va descendre déjeuner dans la cale aux morues puis, avec le zodiaque l’équipage vous déposera sur la plage« , je reste pantoise. Une plage ! Vous êtes sûr de vous !? Je ne sais pas ce qu’il a bu le capitaine mais ça fonctionne bien. Ce jour-là vraiment, la météo n’est pas au rendez-vous. Une brume assez épaisse stagne au-dessus de Chausey. Il tombe des hallebardes depuis notre départ. Aucun vêtement, sauf ceux des professionnels, n’est capable de nous maintenir à l’abri. Un de mes compagnons de voyage, gras comme un guidon de vélo de course, est bleu, tremblant et pétrifié par l’humidité froide. Il descend se réchauffer comme il peut dans la fameuse cale. Je fais un peu de résistance et finis par céder. Dans cet endroit dédié aux « récoltes » du bateau, chacun est venu avec son panier repas. C’est amusant et convivial. Tout ce joli petit monde s’organise. Je m’installe comme je peux. Même sans les morues, ça ne sent pas très bon là-dedans. Autrement dit, mieux vaut choisir la bonne météo pour cette expérience très insolite.

 

 

Avec mes compagnons de galère, nous mangeons en silence, plongés dans l’imposant tableau mural, l’aventure en images des cent ans du Marité ! Deux ou trois d’entre-nous ne tiennent plus en place. Direction le pont. Tant pis, la pluie ce sera toujours mieux que la bien nommée cale aux morues. On escalade un escalier en colimaçon avant d’arriver à l’air libre. Un regard panoramique autour de moi et j’ai l’impression de pénétrer dans un rêve.

La pluie a cessé. Nous voilà en plein soleil, normand le soleil. Et là, pile dans l’axe de vue que j’avais une heure plus tôt s’étale un immense banc de sable blond couronné de rochers. Les oiseaux installés à leurs faîtes sont partis fouiller dans la grève découverte par la mer. Le temps de grignoter un dessert, de boire un thé et de raconter deux trois blagues, le paysage a encore changé. Minute après minute se dévoile, une terre, une large plage, des rochers, des sentiers, des herbiers d’eau. Je sens monter en moi une impatience crasse. Je veux y aller. Il arrive quand le départ en Zodiac ? Le temps que ces messieurs-dames s’installent ajouté à celui de quelques allers-retours et c’est désormais une île, une grande île qui se dessine devant le Marité au mouillage dans la baie. Le paysage change sans cesse. Certes, nous sommes en baie du Mont-Michel, là où une croyance urbaine affirme que la marée monte et descend à la vitesse d’un cheval au galop, mais là on n’est pas loin de cette contre-vérité.

Granville/ Chausey… les herbiers pleins de vie. ©JudeLo

Chausey ! Et se dévoilent des terres…

Je débarque de l’annexe, pantalon retourné, pieds dans l’eau, baskets accrochées au coup par les lacets. Je marche sur un épais matelas d’herbes et d’algues. Tellement doux, presque huileux. Puis, j’arrive sur une partie rugueuse. Je ne comprends pas tout de suite. Je me baisse et sous mes yeux ébahis je vois des millions de petits coquillages. Une effervescence, une myriade, une voie lactée. Hallucinant. Encore quelques pas et c’est le sable. Sans plan, ni indication, je suis mon instinct et la courbure des lignes pour visiter ces espaces qui n’existaient pas il y a deux heures. En fait, je suis en train de marcher au fond de la mer ! Qui d’ailleurs ne cesse de reculer. Bientôt on pourra rejoindre le Marité à pieds ! Je pars en direction d’un lagon. On pourrait se croire aux Seychelles. Dans un coin, un couple s’active. Ils pêchent des crevettes bouquets. Je sens que je les dérange dans leur cachette. Je poursuis. Un bateau, 7/8 mètres est couché sur le flanc. Un homme gratte le sable et les herbiers voisins. Je l’interroge. Il pêche ! Des coquillages, des crevettes, des huîtres sauvages, des coques, des palourdes. Je repars à l’opposé. Mon temps dans ce paradis est compté, il faudra remonter à bord et rentrer au port, à Granville. Derrière une mini dune, je tombe nez à nez avec un autre bateau, encore plus grand, plus chic, tout droit dressé sur sa quille. Je m’étonne. Le propriétaire m’explique qu’il vient ici tous les jours, il jette l’ancre. Attend que la marée descende en buvant un café et en contemplant les paysages. Il pêche. Il attend que la marée remonte et il repart tranquille avec son butin !
Elle n’est pas belle la vie !?

À Chausey, les plages apparaissent et disparaissent par la magie de marées. ©JudeLo

Il me prend une frénésie. Ce n’est pas tous les jours que l’on marche au fond de la mer. J’ai envie de tout voir.

Là, des ostréiculteurs et mytiliculteurs profitent de la marée basse pour, armés de leurs immenses bottes, retourner les poches et soigner les élevages. Je comprends mieux désormais, le pourquoi des hautes, très hautes fourches de bois plantées dans le sable. Ce sont des repères de bancs.

Là, un autre lagon, deux de mes compagnons de voyage et un monsieur qui fait des grands signes dans notre direction : « Un phoque ! Un phoque ! Venez le photographier ! Je n’ai pas pris mon matériel photo, juste un iPhone. Le phoque est gros comme une tête d’épingle. Pas grave mes yeux l’ont vu et l’ont inscrit dans mes beaux souvenirs. Je mets un pied dans l’eau. Elle est bonne. Deux pieds dans l’eau. J’y vais, j’y vais pas ? J’y vais ! Une telle occasion ne se rate pas. Un bonheur de liberté. Dans une heure le lagon aura disparu. Et même s’il revient demain, il ne sera pas exactement à la même place, il n’aura pas les mêmes dimensions, ses eaux n’auront pas la même température. Ha ce marnage ! Il crée des instants dont la poésie me touche profondément.

Granville / Chausey. Les dauphins accompagnent le Marité. ©JudeLo

Une corne de brume retentit. Il doit déjà être l’heure de quitter ces lieux enchanteurs, qui existent par tranche, jamais aux mêmes heures. À regret je repars vers le lieu de rendez-vous. Je suis restée là, quoi ? Une heure. Une heure et demie. Et déjà la plage du débarquement n’a plus tout à fait le même look. Les herbiers se redressent. Les petits coquillages orangés sont sous l’eau. Les algues libèrent toute une faune de mollusques. Parfois, ça craque sous les pas. Je n’avais encore jamais écrasé de bigorneaux. Je monte en dernier dans le dernier transfert. En quinze minutes l’eau atteint presque mes hanches. Il est temps de laisser à Chausey sa vie cachée. J’emporte avec moi des instants magiques !

Sur le chemin du retour, un banc de grands dauphins joueurs nous accompagnera un long et beau moment. Que je vous envie votre première fois à Chausey ! Judith Lossmann

 


INFORMATIONS PRATIQUES

LA VIE EST BELLE VOYAGES

CHAUSEY, L’ARCHIPEL 

 

 

 

Première adresse sur place

  • Première adresse sur place

Se rendre à Chausey :

Il existe de nombreuses façons de se rendre sur l’archipel et la grande île. Via la navette quotidienne, une vedette qui circule tous les jours aller-retour (sauf si la météo est vraiment épouvantable). Via des loueurs de bateaux privés, via le voilier, le Marité, tous les moyens sont bons de visiter l’archipel de Chausey.

En savoir plus sur le Marité : https://lemarite.com/100-ans-en-2023/

Whaou ! Granville en Normandie

C’est vert. C’est beau. On y produit du beurre, de la crème, des fromages grâce aux laits récoltés dans les douces prairies. On y mange très bien. Des poissons. Des crustacés. De la viande (avec modération) Ha, les richesses de la Normandie. C’est vaste la Normandie. Chacun à ses préférences, ses références. Deauville, Trouville, Caen, Le Havre, Honfleur, le Tréport, Dieppe… Aujourd’hui, partons dans le département de la Manche. Et plus précisément à Granville. Cette charmante petite ville en bord de mer érigée sur un rocher recèle de nombreuses bonnes adresses, des boutiques originales, d’excellents restaurants et un patrimoine intéressant. Sous oublier, le must do absolu dans un quartier tout à fait à part, à 17 kms des côtes : l’archipel de Chausey.

Granville, chemin du littoral.©JudeLo

Faisons un peu connaissance avec la « Monaco du Nord »

Quartier ultra prisé tant par les locaux que par les aimables bobos parisiens, la vieille ville garde les traces très anciennes d’une présence humaine. Sans remonter jusqu’au paléolithique, arrêtons-nous sur les événements qui firent Granville.
Depuis l’aube des temps « humains » les populations ont bien compris les attraits de cette exceptionnelle situation géographique. La raison sans doute à ce convoi de drakkars qui débarqua un jour ses hordes de Vikings. Lesquels abaissèrent leurs voiles pour s’installer définitivement et transmettre le caractère si particulier à cette peuplade de l’Ouest nommée les Normands ! Pas encore des Bretons mais ne vous y fiez pas !
Selon une légende très répandue, en 1066 le duc de Normandie Guillaume le Bâtard qui deviendra Guillaume le Conquérant aurait sollicité l’aide d’une certaine famille Grant pour sa conquête de l’Angleterre. En reconnaissance, il lui aurait offert les terres de la Roque de Lihou. Les Grant, dont on ne possède aucune trace, auraient été ainsi les premiers seigneurs de la ville après les Vikings. Ce serait à cette famille que l’on doit le nom de la ville. Puis, vinrent les guerres successives sur ces terres extrêmement attractives ! Puis, celle de Cent Ans qui opposa, une fois de plus, la France à l’Angleterre. Cet éperon rocheux était un lieu facile à défendre et les Anglais s’y cassèrent les dents à chaque tentative. En 1442, ils capitulent et s’en vont. Trois ans plus tard, la création de la charte des franchisés favorise un développement démographique sans précédent de Granville, la ville où l’on ne paie pas d’impôts !

La pêche à la morue

Avec le fourmillement des commerces, les Juifs s’installent à Granville dans un quartier et surtout une rue qui porte toujours leur nom. Ils y travaillent dur. Certains investissent dans les bateaux de bateaux qui partent au loin pour des campagnes de pêche à la morue de plusieurs mois. Ils créent aussi des entreprises spécialisées dans le tissage des voiles. Et voilà venu le temps des armateurs. Les protestants sont forts dans cette matière, ils la maîtrisent depuis longtemps. Dans la vieille ville ils érigent de belles maisons dont beaucoup sont toujours visibles et habitées. Elles sont bâties en granit de Chausey, le plus résistant qui soit au climat océanique assez violent qui règne sur ces côtes. Et, Granville devient l’une des places fortifiées les plus importantes de Normandie, toujours attaquée, jamais vaincue. Même les fameux Chouans y laissèrent leurs plumes. Eux qui pensaient que Granville serait la ville toute désignée pour remettre la royauté au goût du jour après l’assassinat de Louis VI, y abandonnèrent forces et hommes. Après une journée de combats pour assiéger la vieille ville – qu’ils étaient sûrs, les fiérots, de prendre-, ils décidèrent de fêter d’avance leur victoire du lendemain en pillant les caves de maisons rue des Juifs. Alcoolisés, fatigués, repus, le lendemain, il leur fut impossible de venir à bout du pont-levis (toujours visible). Entre le feu volontaire allumé dans les demeures juives où séjournaient encore les avinés et la résistance du pont-levis, rien n’y fit. Ils perdirent et rentrèrent dans leurs Landes natales. La République vivrait !
Plus tard, bien plus tard, le fils d’une belle famille, François de Matignon s’éprit d’une jolie fille de la tribu des Grimaldi. Oui, oui cette famille-là ! Avec son épouse il passait du temps à Monaco. Un jour on l’interrogea sur ses villégiatures, il répondit Je préfère ma Monaco du Nord. Ainsi naquit un lien entre Monaco et Granville qui perdure depuis, au point que le Prince Albert a récemment déposé une plaque sur la maison natale de François de Matignon.

Granville, une rue fleurie de la vieille ville. ©JudeLo

Vous ne connaissez pas encore Granville ?

La vieille ville avec ses terrasses, ses restaurants, des jolies boutiques. Ses rues étroites. Et à quelques jets de flèche, le centre de Granville, où tout est à moins d’un kilomètre disent les habitués, quelques rues et places avec des boutiques originales. Des commerçants indépendants ! Ça fait un bien fou de ne pas voir ces éternelles franchises ennuyeuses et ennuyantes. Non ici, on crée ses vitrines à son goût. Je vous le disais, pas encore des Bretons ces Normands mais ne vous y fiez pas. Ils ont le caractère bien trempé et ne s’en vantent pas ! La ville foisonne de points de vue étonnants sur la mer ultra présente, le port, la criée, la halle aux poissons, les plages. De belles balades tel le chemin du littoral.

Des occasions de venir à Granville ?

En plus de toutes celles qui précédent, l’art de vivre tout en douceur de cette jolie petite ville balnéaire est une fin en soi pour la découvrir. Mais ajoutons.
Un marché à la brocante mensuelle, très prisé des amateurs et des professionnels, où l’on peut chiner des objets et des tableaux toujours surprenants et souvent intéressants. (dixit Yves, notre vendeur d’art. Lire plus loin). C’est tous les troisièmes dimanches du mois, voilà qui vous laisse le temps de vous organiser.
Le musée d’Art Moderne de Richard Anécréon, sis en haute ville, propose une collection unique autour de Colette et Cocteau. En été et aux beaux jours, des transats sur le gazon invitent au repos et à la contemplation avant d’attaquer les marches pour descendre sur la plage.
La maison d’enfance de Christian Dior avec son jardin de roses est devenue le Musée Dior où s’expose la Haute Couture française. En été, on visite et l’on s’installe pour déguster un thé face à une vue magique sur la mer.

Granville, les voiles sous la lune. ©JudeLo

Les 7 et 8 octobre derniers se tenait un goûteux festival « Toute la mer sur un plateau ». A cette occasion unique, une fête est organisée sous la halle de la criée avec présentation des spécificités locales de la pêche. On sert l’assiette granvillaise avec les fameux bulots IGP GRANVILLE récoltés en pêche au casier responsable et écologique respectueuse des ressources. Une façon de refaire, dès aujourd’hui, le monde de demain que s’impose Granville. Elles ne sont pas IGP mais figurent au menu la poussette, nom du bébé araignée de de mer et la marguatte, autre nom de la seiche version grandvillaise.
Le carnaval de Granville est une « institution » à laquelle personne n’oserait de soustraire. On fabrique toute l’année des chars somptueux qui défilent dans les rues sous les haros de la foule en liesse. Cette fête païenne, commune à des nombreuses villes dans le monde, célèbre l’arrivée du printemps. À Granville, le carnaval est aussi le souvenir prégnant des marins-pêcheurs qui fêtaient à cette occasion, leur dernière soirée sur terre avant le départ des campagnes de pêche le lendemain. On raconte encore que nombre de jeunes gens se réveillaient à bord, la tête dans un étau d’avoir trop bu. Ils avaient signé… sans s’en rendre compte un engagement. Et ceci valait surtout pour la piraterie qui recruterait à tout va !

Et s’il ne devait y avoir qu’une seule raison de venir ? Chausey !

Le Marite en mer ©Schwart

Via la navette quotidienne qui circule tous les jours aller-retour (sauf si la météo est vraiment épouvantable), via des loueurs de bateaux privés, via le voilier, le Marité, tous les moyens sont bons de visiter l’archipel de Chausey. Le plus grand archipel d’Europe quand même avec ses 365 iles et îlots. Sis à 17 kilomètres du port de Granville, cet archipel se mérite. Il faut ab-so-lu-ment le visiter avec un professionnel ou un guide qui saura vous en présenter toutes les facettes et toutes les richesses. Chausey est une magie ! En savoir plus ici !

En conclusion, petite ville, petit rocher, petits îlots mais immenses plaisirs, merveilleuses découvertes, grands cœurs, belles tables et beaux produits se cachent derrière chaque centimètre carré de ce coin de la Manche !
P
erso, je suis fan ! Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

LA VIE EST BELLE VOYAGES

GRANVILLE NORMANDIE

 

Avant de venir !

Comité Régional de Tourisme de Normandie

  • normandie-tourisme.fr
  • pronormandietourisme.fr
  • tourisme-granville-terre-mer.com

Y aller ?

  • En voiture, environ 3H30 de trajet depuis Paris via les autoroutes.
  • En train depuis Paris Montparnasse. Environ 3h20, via la seule ligne TER de France qui roule Bio avec B100, un bio carburant à base de colza. Les gares desservies sont : Dreux, Verneuil sur Avre, L’aigle, Surdon, Argentan, Flers, Vire, Villedieu les poêles, Folligny, Granville.

Première adresse sur place

Un guide ?

  • Dominic Farrell – Pour info, il est très porté sur l’Histoire. Voir avec l’Office du tourisme de Granville

Granville, restaurant la Contremarche. ©JudeLo

MANGER À GRANVILLE

Granville, le restaurant le Loca Café. ©JudeLo

  • LA CONTREMARCHE est un restaurant authentique dans la veine des bistrots parisiens. Construit dans les murs de l’ancienne halle au poisson datant de 1827 dans la Haute-Ville de Granville, le restaurant propose une cuisine essentiellement élaborée à partir de produits frais, locaux et de saison afin de valoriser le travail remarquable des fournisseurs. Des menus naturels et simples. Convivialité, plaisir et partage sont les valeurs à retenir de cette expérience dans les remparts de la Haute-Ville de Granville.
    9 Pl. Cambernon, 50400 Granville – Tél.02 33 50 31 94 – lacontremarche.fr
  • LE PHARE ! Une adresse lumineuse ouverte jour et nuit ou presque. Une « place » très courue, mieux vaut réserver. On déjeune et dîne délicieusement dans ce restaurant où tous les poissons et fruits de mer proviennent directement de la criée, juste en face ! Plus court et plus locavore ça n’existe pas !
    11, rue du Port – 50400 Granville – Tél.02 33 50 12 94 – restaurant-le-phare-granville.com
  • LOCA CAFÉ – « Après 25 ans d’une cuisine étoilée à travers le monde, j’ai décidé, dit Stéphane Haissant le propriétaire cuisinier chef, de m’installer à Granville en 2021 pour écrire une nouvelle histoire plus personnelle, en ouvrant mon restaurant : le Loca Café. Ma cuisine est ponctuée de créativité, d’inspirations lointaines, mais sans jamais renier les bases de la cuisine française. La qualité des produits est au cœur de tous mes plats, avec une volonté forte de mettre en valeur mon engagement pour une gastronomie responsable, respectueuse des petits producteurs et de l’environnement. Au plaisir de vous accueillir pour partager ensemble un moment convivial. »
    24B rue Georges Clémenceau – 50400 Granville – Tél.02 33 69 03 12 –loca-cafe.frcontact@locacafe@gmail.com

 

PAUSE GOURMANDE À GRANVILLE

  • AVANT L’HEURE. Ni un café, ni un restaurant, ni un bar … Située en haut de la rue des juifs, ce charmant endroit à l’accueil sympa propose tout un tas de gourmandises à manger et à boire à toute heure. Café, brunch, pâtisserie et take away.
    44, rue des Juifs – 50400 Granville

DORMIR À GRANVILLE

  • IBIS PORT DE PLAISANCE. C’est un Ibis, sans autre intérêt que son emplacement au Port de Plaisance. On peut dormir fenêtre ouverte sur le bruit des marées. Chambres minuscules pas adaptées aux épicuriens. Une adresse pour les urgences.
    Rue des Isles, 50400 Granville – Tél.02 33 90 48 08

ACTIVITÉS À GRANVILLE

Granville. Yves, l’heureux propriétaire passionné de mer. Galerie le crabe.©JudeLo

  • LA GALERIE DU CRABE – Un lieu insolite au cœur de Granville. Amateurs de lieux hors normes vous serez éblouis par la richesse de la collection de peinture (mais pas que) exposée ici sur le thème de la mer et … des femmes ! Il faut fouiller !
    22, rue du docteur Letourneur – 50400 Granville – librairieducrabe@gmail.com -Tél.06 63 52 71 07
  • LA GALERIE VALÉRIE BERTONI – l’atelier galerie d’une artiste-peintre au talent incandescent dès lors qu’il s’agit de magnifier l’âme des animaux et leurs visages si expressifs. Beaux tableaux, belles pièces monumentales, sculptures en résine, meubles peints pour une décoration très personnalisée.
    6, rue du docteur Letourneur – 50400 Granville – Tél. 06 09 16 33 61 – www.valerie-bertoni.comvalerie.bertoni60@gmail.com

SHOPPING À GRANVILLE

  • LA PICORETTE
    En plein centre de la ville, ne loupez les pains, friandises, gâteaux de cette boutique/boulangerie/pâtisserie 100% bio.
    22/24 rue Saint Sauveur – 50400 Granville – Tél.02 33 59 93 49 – www.picorette.fr
  • LA MAISON DES MATIGNON
    Au coeur de la vieille ville, face au restaurant La Contramarche, la boutique implantée dans la maison historique des Matingon. Une plaque honore la venue du Prince Regnier. La boutique, un poil chère, fait la part belle à la décoration marine. Joli linge de maison.
    28 rue Notre Dame  – 50400 Granville – Tél.06 46 50 80 86 – www.lamaisondesmatignon@orange.fr

Les pépites de l’Yonne !

Nombre de Parisiens n’ont pas le temps de monter sur la Tour Eiffel de toute leur vie. Ils partent en République Dominicaine, à Taïwan, à l’autre bout du monde mais ne trouvent jamais le temps d’aller à 1h30 de chez eux. Dans l’Yonne par exemple, maillée de découvertes, d’explorations, d’expériences et autres plaisirs inscrits dans l’art de vivre ou non du vin. Révélation de pépites !

L’étonnant parcours olfactif dans la cave de la cité des vins de chablis. ©JAL

Cité des vins et des climats de Chablis

L’Yonne c’est une part importante de la production de vins de Bourgogne, celle du Nord avec le Chablisien, Grand Auxerrois et Châtillonnais. Il y a d’énormes découvertes, des pépites vous dis-je, à faire dans ce domaine. Lisez l’article et le résumé des dégustations de notre « envoyé spécial œno« , Rfi Thuillier, ici. De mon côté, j’ai pris plaisir à découvrir ce monde du vin, ses origines, son histoire, ses ustensiles, ses savoir-faire, ses mœurs et ses « climats » dans la très belle cité des vins de Chablis qui vient tout juste d’ouvrir ses portes. La visite s’adresse autant au néophyte qu’au passionné. On y reçoit moult informations sur l’évolution de la vigne, des vignobles, des paysages façonnés de mains d’hommes. Une importante documentation interactive que l’on pilote avec un bracelet connecté tout au long d’un parcours immersif d’une infinie richesse. On ressort de là prêts à déguster. Mon coup de cœur ? En sous-sol, la superbe cave devenue avec ses espèces d’amphores en verre, le must du parcours olfactif.
Pour information, trois cités des vins et des climats sont nées en Bourgogne, trois architectures différents pour trois lieux musées du vin : Chablis, Beaune, Mâcon.

Découverte sensorielle oenotouristique avec Melo

Mélo et les vignes qu’elle connaît si bien. ©JAL

À l’opposé du bus rempli de touristes, il y a… Melo. La douce et passionnée Melo qui nous balade dans les terroirs au volant de sa 4L. Au début, on pourrait se dire une de plus ! Mais non, la différence réside dans de nombreux détails. Outre la passion incroyable que Melo éprouve pour ces paysages, dont elle organise la lecture de manière unique, ludique et passionnante, elle « ressent » et fait « ressentir » cette récréation olfactive avec ses talents d’ex nez chez les parfumeurs de la capitale. Aux yeux et au nez, s’ajoute la bouche… Après avoir expliqué le pourquoi du comment de la terre, des pentes, des collines qui accrochent ou pas la pluie, Melo ouvre des bouteilles. Assis sous un vénérable arbre-nid, le cours d’œnologie prend un sens très orienté nez/bouche. Telle une magicienne elle sort de son sac des fioles, des verres, des dessins et tout s’éclaire… Du savoir, du savoir-faire et une bonne douce dose de magie, telle est la recette de Melo. Mon coup de cœur ! Si vous ne devez en faire qu’une visite de ce type… que ce soit celle-ci.

Au départ de la balade la tour de l’Horloge d’Auxerre. ©JAL

Balade à vélo électrique le long du canal du nivernais

Départ depuis la boutique de France à Vélo, au cœur du centre historique d’Auxerre. On passe sous la vieille horloge, rénovée récemment, elle semble flambant neuve. On longe des venelles pleines de charmes, quelques jolies boutiques pour parvenir devant la cathédrale Saint Éienne et ses centaines d gargouilles. Puis, l’on rejoint le pont et les quais le long du canal du Nivernais. De beaux espaces verts et très vite la campagne, le silence, la nature pleine et entière, quelques joggeurs (on les comprend, ce n’est pas le périph), des pêcheurs silencieux, des cygnes et des poules d’eau. Puis, on quitte les quais pour monter (ça monte vraiment mais heureusement on a des VAE) dans un ou deux petits villages afin de traverser les vignes. Tout est superbe. Une très belle promenade d’une bonne quinzaine de kilomètres. Seul bémol. La route finale avant de rejoindre Auxerre est totalement défoncée sur près de 3 kms. Dur, dur pour les vibrations. N’hésitez pas à demander un autre chemin pour rentrer, même s’il vous prive d’une vue exceptionnelle sur la ville et d’un retour par les quais. Si l’expérience vous a plu, sachez que France à Vélo organise des séjours sur mesure avec transferts de bagages dans toute la Bourgogne.

La maison natale de Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye

Buste de Colette (1873-1954), installé dans le jardin face à la maison natale de Colette.

Que l’on soit littéraire ou pas. Que l’on aime Colette ou pas. La visite guidée de cette très belle maison,- la maison de Claudine,- est révélatrice d’une sommité de détails qui donneront envie de devenir lecteur et de plonger dans un livre de l’auteure, (figurant encore parmi les écrivains les plus aimés de France). Au fil de la visite et de la découverte des lieux, on apprend sur Colette et sur ce qui l’a forgée. Ce qui l’a forgée et qui la forgée. Sa mère, Sidonie, quelle femme incroyable. D’une certaine façon bien plus extraordinaire que sa fille, tant elle l’a nourrie de valeurs, de concepts, de liberté qu’elle a réussi à la transformer en cette femme moderne s’il en est. Et moderne, Colette le fut et l’est encore. Par ses écrits, sa pensée, la cristallisation de ses désirs et envies. Bien sûr on aimera l’enfilage des pièces, l’escalier boiteux, la décoration en trompe-l’oeil, les luxueux papiers-peints de la Maison d’Offard, les détails de tissus dont les rideaux de la Maison Hermès, de la vaisselle monogrammée, le luxe de l’époque aussi pour cette maison bourgeoise qui n’a rien à voir avec les récits qu’en fait Colette quand elle écrit à propos de son enfance « paysanne ». Campagnarde certes mais pas paysanne ! On aimera les jardins dont Colette parle tant, la bibliothèque aux bibelots si utile à son imagination et sa petite chambre d’enfant posée telle une cachette à côté de celle de ses parents. Une « ruse » de sa maman qui ne supportait pas de s’éloigner de sa fille de plus de quelques mètres. Mon coup de cœur va à Claire, notre guide qui parle si bien de Colette et de Sido !
Pour info la Maison de Colette va prochainement devenir une résidence d’artiste. Pour postuler, rdv sur le site.

Bouquiniste à Saint-Sauveur-En-Puisaye à deux pas de la maison natale de Colette. ©JAL

Saint-Sauveur-en-Puisaye : un labyrinthe aux trésors et un marché

Mon conseil, venez visiter la maison de Colette les jours d’ouvertures du marché. D’abord, il est agréable, bien fourni par des producteurs pleins de bonne volonté qui n’ont qu’un désir, vous mettre l’eau à la bouche. J’y ai acheté des conserves de pâté, certes un peu chères mais excellentes, des tomates cueillies le matin même et ça fait toute la différence, des œufs de la ferme dont le jaune est orange comme un soleil couchant avec une texture que je n’avais plus jamais vue depuis mon enfance. Bref, vous avez compris.

Merveilleux bouquiniste

Et pourtant ce n’est pas mon coup de cœur principal à Saint-Sauveur-en-Puisaye. Non, mon coup de cœur c’est cette boutique de livres. Je n’ai jamais vu un tel amoncellement de livres, une telle quantité de travées chargées de milliers de bouquins, un tel labyrinthe de trouvailles. On marche, on tourne, on se retourne, on se croirait à Poudlard quand les escaliers changent de sens et que les tableaux aux murs s’animent. Mais où va-t-on ? Difficile même de trouver à qui payer ses achats ? Au fond, tout au fond, il y a même une brocante. J’aurais aimé avoir le temps de rester dans ces lieux entre livres et objets… Croyez-moi… Allez-y ! C’est une véritable institution conduite de mains d’expérimentés par deux bouquinistes passionnés.

 


INFORMATIONS PRATIQUES LA VIE EST BELLE VOYAGES DANS L’YONNE

 

Y aller ?

  • En voiture, environ 1h30 de trajet depuis Dijon ou Paris via les autoroutes.
  • En train depuis Dijon Gare et Paris Austerlitz. Environ 1h30. Plus si correspondance à Laroche-Migennes.

Premières adresses sur place

  • YONNE TOURISME – 16 18 Bd de la Marne bât Le 89 – 89000 Auxerre – Tél. 03 86 72 92 00
  • OFFICE DU TOURSME DE L’AUXERROIS : 7 Pl. de l’Hôtel de Ville, 89000 Auxerre – TÉL. 03 86 52 06 19

MANGER DANS L’YONNE

 

Les superbes et goûteuses assiettes du restaurant du Roncemay, domaine et golf. ©JAL

  • Domaine et Golf du Roncemay
    Une fois le portail du Domaine du Roncemay passé, niché dans une centaine d’hectares de verdure, la tranquillité et la beauté du lieu vous aideront à tout oublier et à simplement profiter. Subtil mariage d’authenticité et de charme, le Domaine du Roncemay restitue l’ambiance chaleureuse des belles demeures françaises dans un écrin de verdure apaisant.
    Adossés à cet hôtel 4*, une table bistronomique et un restaurant gastronomique, un spa de 850m², des salles de réception et de nombreuses occasions de loisirs : golf, tennis, pétanque, piscine extérieure, découverte de producteurs locaux… Une table bistronomique dans un lieu d’exception pour déjeuner ou dîner tout en étant décontracté et cool.
    DOMAINE & GOLF DU RONCEMAY – Lieudit Boisserelle – 89110 CHASSY – Tél. 03 86 73 50 50 – www.roncemay.com
  • Déjeuner à la Cité des vins et des climats de Bourgogne
    Dans la cour en sortant de la visite, se trouve un petit restaurant. On peut déguster des vins et manger à l’intérieur (peu de place) ou à l’extérieur (dans une belle cour). A mon sens, les prix de la carte sont trop élevés, mais le cadre justifie peut-être cela.
    CITE DES CLIMATS ET DES VINS DE BOURGOGNE – 1 rue de Chichée – 89800 CHABLIS – Tél. 03 80 25 07 49 – www.citeclimatsvins-bourgogne.com
  • La Cantina à Auxerrre
    Située sur les quais de l’Yonne, cette table vivante cuisine avec amour des produits bio, locaux et de saison, accompagnés de jolis vins singuliers. Saluons l’accueil fort agréable, les assiettes copieuses et l’originalité de certaines compositions. Une bonne adresse !
    LA CANTINA – 4 Quai de la Marine – 89000 AUXERRE – Tél. 03 86 34 28 47 – tablevivante@gmail.com
  • La Véranda à Auxerre
    Ouverte en début d’année, cette petite brasserie sympathique et lumineuse, est idéalement située tout près de l’Yonne, à 5 min à pied du centre historique. Plats typiques d’une brasserie mais également, un beau choix de spécialités Bourguignonnes et Icaunaises : Gougères, escargots, bœuf bourguignon, vins de l’Auxerrois, bières Icaunaises…
    RESTAURANT LA VERANDA – 3 quai de la République – 89000 AUXERRE – Tél. 03 86 51 69 86

La terrasse de la Côte Saint Jacques, une pause gourmande sur les bords de l’Yonne. ©JAL

PAUSE GOURMANDE DANS L’YONNE

  • Nichée sur les rives de l’Yonne, La Côte Saint-Jacques & Spa ***** est l’endroit idéal pour celui qui recherche le calme d’une nature préservée, une cuisine de création et d’émotion récompensée par 2 étoiles au Guide Michelin et le raffinement d’une maison où il fait bon vivre. Profitez du décor unique, du restaurant et de sa table réputée ainsi que des chambres toutes décorées différemment et dont certaines avec terrasses ou balcons surplombent l’Yonne. Bénéficiez d’un jardin d’agrément au bord de l’Yonne et prenez le temps de vous détendre et de vous relaxer dans leur spa sur 800 m², unique en Bourgogne. Ce lieu dédié au bien être vous propose une piscine intérieure chauffée, jacuzzi, hammam, sauna, salle de fitness et des salles de soins. L’endroit idéal pour profiter d’un instant de luxe sur les terrasses en bord d’Yonne pour prendre un en-cas sucré ou salé. À ne manquer sous aucun prétexte.
    LA CÔTE SAINT JACQUES – 14 Faubourg de Paris – 89300 JOIGNY – Tél. 03 86 62 09 70 – www.cotesaintjacques.com

DORMIR DANS L’YONNE

  • Hôtel Normandie*** à AUXERRE
    Cette ancienne maison bourgeoise est pleine de charme et affiche 3 étoiles. Sise en bord de route elle relativement bien insonorisée et propose une belle terrasse/jardin. Top pour prendre un bon petit-déjeuner. Chambre petite et propre. Décoration sans ostentation. Les light-sleepers préféreront les chambres à l’arrière.
    Les moins : Pas de climatisation active. L’insonorisation entre les chambres laisse à désirer. On est bien informé de ce que font les voisins. Escaliers difficiles.
    Une adresse bien utile pour sa praticité, les urgences mais pas adaptée aux épicuriens.
    HÔTEL NORMANDIE  41 boulevard Vauban – 89000 AUXERRE – Tél. 03 86 52 57 80 – www.hotelnormandie.fr

SHOPPING DANS L’YONNE

  • LA PÂTEASSERIE DE GHK à AUXERRE
    Pause goûter dans cette nouvelle pâtisserie-salon de thé au cœur du Centre-Ville. Gilles et Karine vous accueillent dans une ambiance sucrée et colorée. Vous pourrez y déguster pâtisseries fines, confiseries chocolatées, viennoiseries, cakes, gamme de salés, thé en vrac… Un petit salon de thé situé à l’étage est à votre disposition pour profiter d’un moment de détente et de gourmandise. Et bien sûr, on en rapporte à la maison…PÂTEASSERIE DE GHK – 22 rue de la Draperie – 89000 AUXERRE – Tél. 03 86 52 08 59 – https://www.facebook.com/Pateasserieghk/
  • PATRICK BARON & CHRISTINE PERES BOUQUINISTES – 1 Rue de la Roche, 89520 Saint-Sauveur-en-Puisaye – Tél. 03 58 47 15 61

Découverte des vins au coeur des vignes avec Oeno Melo. ©JAL

ACTIVITÉS DANS L’YONNE

  • Découverte sensorielle oenotouristique avec Mélo à Irancy.
    Mélody Letoqueu – 29 rue des Dames – Accolay – 89460 DEUX RIVIERES – Tél. 06 38 67 03 18 – www.oenomelo.fr
  • Balades ou séjours organisés à vélos.
    France à vélo – 7 rue de l’Horloge – 89000 AUXERRE – Tél. 03 86 42 35 96 – www.franceavelo.com

Fascinants week-ends en pays de Chablis

À 1h30 de Paris et de Dijon, dans le cadre des  » FascinantsWeek-ends », La Vie Est Belle Voyages vous propose, la découverte ou la redécouverte de ce surprenant et magnifique pays Chablisien. Les activités y sont multiples. Les découvertes sans fin. Il nous fallait faire une sélection. Voilà de quoi remplir votre week-end… agrémenté de quelques très belles dégustations finement exprimées par notre fine bouche dédiée.

Musée du Tire-bouchon, la Salle des outils. ©SB

L’incroyable musée du tire-bouchon

Dans les anciennes caves du Domaine Geoffroy, ouvert en 2004, le musée de la vigne et du tire-bouchon comporte plusieurs milliers d’exemplaires de cet ustensile incontournable, du 18e siècle à nos jours et presque autant d’objets liés à la vigne et au vin. Huit salles d’expositions présentent l’œuvre de toute la vie d’Alain Geoffroy. C’est surprenant, – mais comment peut-on avoir inventé autant de tire-bouchons ?-, instructif, ludique et parfaitement organisé.
Un caveau dédié à la dégustation des vins du domaine vous permettra d’en acquérir les climats* qui vous auront été préalablement explicités dans le menu détail. Là, j’ai dégusté entre autres, deux accessits. Un Premier Cru Vau Ligneau 2020 aux superbes couleurs, à la royale couronne glycémique, nez enjôleur et persistance importante. Le plus féminin de la dégustation selon moi ! Un Premier Cru Four Chaumes 2021 : Œil envoûtant et nez révélateur, une bouche tendre et conviviale avec une très belle persistance. Un coup de cœur à mon sens.

Les grands crus de Chablis en Méhari !

Rien de tel qu’une Méhari pour arpenter les vignes. ©SB

Imaginez une magnifique Citroën Méhari jaune, rétrofitée, avec chauffeur. Maintenant, montez à son bord et partez à la découverte des pentes escarpées de la Montagne des grands crus de Chablis. A peine remis de cette folle escalade, c’est que ça monte par ici, plongez dans la présentation de tous les Climats qui constituent l’exception de ce lieu. En surplomb de Grenouille, un point sommital, l’originale dégustation d’un Mont du Milieu 2020 de la maison Davenne, ravi autant les papilles que le regard porté au loin. L’air vivifiant développe des arômes surprenants et complémentaires à ce divin breuvage.
Avec sa pétillance, Clotilde Davenne nous enthousiasme de ses projets. Elle fait partie de ce regroupement de femmes vigneronnes qui bousculent, par leurs audaces, un monde souvent somnolent. Bravo !
Concernant mes dégustations dans ce domaine, j’ai un coup de cœur pour sa nouvelle Cuvée de Saint Bris baptisée « La Préférée », 100% Sauvignon Bourguignon. Œil vif, vert et brillant. Nez de fruits exotiques, minéral, effluences intemporelles. Bouche qui transporte aux merveilleuses suggestions du nez pour un voyage paradisiaque. Et aussi… Un Saint Bris Vieilles Vignes (85 ans) profond, ample. Un chablis 2020 Chardonnay Belle persistance et un Chablis 2020 Vieilles Vignes (85 Ans) avec un œil plus abouti, plus dense, dorure sombre. Nez en nuances de pruneaux confits et une bouche de : « Comment aboutir à l’excellence avec de l’ancien ».

Balade vignoble St Bris France à Vélo @SB 9

Au cœur du merveilleux pays de Chablis à bicyclette

France à Vélo propose à la location un large choix de matériels à assistance électrique (vélos ou trottinettes). Une belle opportunité de parcourir au départ de St Bris le Vineux, le cœur du pays de Chablis entre verdure et rouille d’or magnifique en cette fin de saison. C’est là que nous nous imprégnons de ces paysages vallonnés vinifères tels des mamelons nourriciers où se dissimulent, en leurs gorges, de paisibles villages ancestraux. Mais aussi, à l’instar de la Toscane, une douce et lumineuse maternelle beauté, hormis les cyprès bien sûr ! Le gravissement sans fatigue augmente et concentre le plaisir du spectacle environnant.

La Cité des vins de Chablis

Plancha roborative à la Cité de vins de Chablis. ©SB

Là, dans une très ancienne demeure ecclésiastique, vous découvrirez tout des vins de Chablis, du Kimméridgien et ses accumulations des Exogyra Virgula et leurs conséquences jusqu’à nos jours. Équipé d’une montre interactive, les éléments originels : humains, historiques et constitutifs des sols de la Bourgogne passée et actuelle sont présentés et expliqués sur un écran géant. Passionnante épopée que celle du vin. L’histoire des climats, les gestes de la vigne, les cépages, les méthodes du raisin au vin, les traditions festives, la lecture correcte d’une étiquette et enfin, la cave aux arômes où les douze grandes familles des senteurs vous sont exhalées dans des bonbonnes transparentes. Toutes choses qui vous rendront sinon plus érudits, mais qui vous faciliterons l’approche et la juste compréhension de cette terre d’exception. Sans oublier l’histoire de ce Y qui termine le mot Chably et dont l’origine remonte au berceau Gallo-Romain de la ville.

Le château du Domaine et Golf Roncemay. ©SB

Domaine et Golf du Roncemay

Un havre de paix dans un écrin de verdure de plus de cent hectares, un très beau lieu d’échange de convivialité et de quiétude où le golf, le cours de tennis, la piscine, et les installations du magnifique Spa permettent à chacun de recharger ses batteries ou d’épuiser son énergie. Dans le beau restaurant avec terrasse et vue sur la piscine et le golf, on sert des menus dégustations à trois ou cinq plats. Une cuisine tendance et prestigieuse. Les accords mets/vins du sommelier Martial, constituent une approche goûteuse des nombreuses valeurs locales. Aucune étoile n’est usurpée en ce lieu si attachant dont on apprécie ce célèbre service “ à la Française “ que le monde entier nous envie. Il me ramène à un temps où feu mon père me faisait partager le sérieux des hommes, de l’art et du service. Dans notre monde où tout bouge sans cesse, cette pérennité est bien réconfortante.
Mes dégustations avec Martial, sommelier du Domaine du Roncemay
Un plein d’émotions gustatives et d’échanges fructueux qui me ramènent à mes inoubliables dégustations de jeunesse auprès des anciens. Ces vieux briscards, tant décriés par une relève pressée au gain, prenaient le temps d’expliquer ce qu’ils faisaient et de faire aimer ce qu’ils buvaient. Au-delà de la carte des vins qu’il a établie pour le Roncemay, notre sommelier Martial a sublimé aussi le savoir-faire de cette Bourgogne bien trop longtemps méconnue, à mon sens. Avec cette sélection, la Bourgogne revient aujourd’hui à une place éclatante forte de ses climats issus de son noble, chaleureux et ancestral terroir et au savoir-faire de ses vignerons. J’ai pu goûter un Chablis 2020 Goutte d’or de Christophe CAMU. Une quintessence ! Des Pinots Noirs de grande intensité : Chitry Vau du Puits 2020 Olivier Morin ; un Tonnerre Le Clos du château 2018 Dampt Frères, un Irancy « Veaupessiot » 2017 Bio de Gabin et Félix Richoux où des notes de cerises, de Kirsch et d’épices apparaissent dans une longue persistance.

Un seul week-end ne saurait suffire à l’appréciation de ces lieux chargés d’aventures humaines. En même temps qu’un plongeon dans l’Histoire préservée, c’est aussi à une découverte fascinante de ce que la nature et le savoir-faire humain peuvent conjuguer et cela ajoute aux plaisirs de ses propres découvertes sensorielles. René-Philippe Thuillier

 

* Climats du vignoble de Bourgogne = petites parcelles de vignes précisément délimitées et réparties tout au long des appellations Bourguignonnes.


INFOS PRATIQUES LA VIE EST BELLE VOYAGES EN CHABLIS

Y aller : par l’autoroute A6 depuis Paris et Dijon – Train, vélo ou mobylette… Lol !

Première adresse sur place : Office du Tourisme de Chablis : 1 Rue du Maréchal de Lattre de Tassigny  – 89800 Chablis – Tél. 03 86 42 80 80 – www.escale-chablis.fr

DORMIR EN CHABLIS

MANGER EN CHABLIS

Oeuf parfait sur lit de betteraves – Le Maufoux @SB

 

 

  • Le Maufoux. Vieille bâtisse mais chaleureusement moderne, bel accueil, salle ample, restauration bistrot. Œuf mollet sur betterave rouge. Œuf meurette champignons lardons et grumes de raisin. Juste cuit chocolat avec une boule glace vanille et biscuit croquant. Un menu à 35 euros vous rassasiera pleinement, vous pourrez plonger dans la carte des vins pour étancher votre soif sans tarir votre porte-monnaie.
    Restaurant le Maufoux – 10 r Jules Rathier – 89800 Chablis – Tél. 03 86 81 45 32 – contact@lemaufoux-chablis.frhttps://www.lemaufoux-chablis.fr
  • Restaurant du Domaine et Golf du RONCEMAY -Boisserelle, 89110 Chassy.

A ne pas manquer pour son excellence. Menus dégustations 3 ou 5 plats. Entre autres  : langoustines juste cuites, au coing, sabayon de sapin du golf. Agneau en deux temps, mille-feuille de panais et ketchup d’églantier du verger, sauce au foin de Chassy

 

 

 

DÉGUSTATIONS EN CHABLIS

  • Dégustation du Domaine Geoffroy – Musée de la Vigne et du Tire-Bouchon – 4 Rue de l’Équerre – 89800 BEINE – Tél. 03 86 42 43 76 – info@chablis-geoffroy.com
  • Domaine Clotilde Davenne – 3 Rue de Chantemerle – 89800 PREHY – Tél. 03 86 41 46 05 – serviceclient@clotildedavenne.frclotildedavenne.fr

ACTIVITÉS

SHOPPING

Lost in translation en Finistère vert : Terres océanes, Haute Cornouaille et Monts d’Arrée

Aujourd’hui 23 septembre 2023, c’est le jour de l’automne. Jour choisi pour aller à la découverte de cœur du Finistère niché de la pointe de Crozon aux pieds des Monts d’Arrée, des fronts de mer aux rives des lacs et des forêts jumelles de Brocéliande, de joyeux villages de la Haute Cornouaille dotées de landes plus irlandaises que bretonnes. Panoramas, lieux secrets, gourmandises et marchés… Allons « perdre » notre temps dans une région méconnue magnifiée par l’automne.

Les Monts d’Arrée. Au cœur du Finistère, ils dominent les landes, le lac de Brennilis et les villages alentour. ©JAL

Un tour du monde végétal en rade Brest

En arrivant à la gare de Brest, faisons une première halte aux conservatoires botaniques nationaux. Si Brest regorge d’endroits fabuleux à découvrir, il en est un qui reste trop discret malgré la pépite qu’il représente pour la région. Dans le fond du vallon Stang-Alar, à l’abri de l’agitation de la ville et sur les bords d’une rivière se niche le Jardin du Conservatoire Botanique National de Brest. Chaque année, il ouvre les portes de ses serres tropicales et présente les plantes les plus rares. Il s’agit d’une concentration unique en France ! En automne, on visite avec bonheur le jardin des plantes menacées d’extinction. Cette idée pionnière connait des précédents pour les animaux mais pour les plantes, c’est une rareté que l’on doit à Jean-Yves Lesouëf. Grâce à l’encaissement de la vallée, à la douceur du climat océanique, l’acclimatation des plantes est une réussite totale et magnifique à visiter au cœur d’une ancienne carrière réhabilitée. Pas moins de trente hectares attendent de pied-ferme les visiteurs soucieux du monde végétal. Pour visiter ces espaces, on emprunte des sous-bois, on traverse une bambousseraie, on respire l’odeur des eucalyptus, on se détend aux murmures des ruisseaux… Une véritable odyssée dans le monde végétal !

La Presqu’île de Crozon

Très engagée dans le tourisme vert et durable, la région de Brest dispose avec la Presqu’île de Crozon d’un « laboratoire » géant à ciel ouvert pour offrir le meilleur du vert. Rappelons-le, la Presqu’Île recouvre cette terre au centre du trident et offre plus de cent-trente kilomètres de côtes entre Camaret-sur-Mer à l’extrême pointe Ouest, Landévennec au Nord et Telgruc-sur-Mer au Sud.
Entre la Route des Phares – la plus forte concentration de phares au monde – et les centaines de sentiers reliés de près ou de loin à l’incontournable GR34, il y a largement de quoi ravir tous les goûts et toutes les tendances. Avec les Abers – vallées d’eau douce envahies par la mer-, la Côte des Légendes, les rudesses poétiques de la mer d’Iroise et au loin les îles d’Ouessant et de Molène, les yeux ne savent plus où donner de la tête devant tant de splendeurs ! De très nombreux parcours Brest Terres Océanes existent. En itinérance douce, sans voiture, à vélo, à pied… qu’on se le dise, une fois ne suffira pas. Ou plutôt une fois suffira à vous donner envie de revenir dans ce paradis vert et bleu aux parfums de sel.

Les forêts de la Presqu’Île de Crozon

Les forêts de Landévennec, d’Argol, du Cranou abritent des trésors de la biodiversité végétale. Pins maritimes, châtaigniers, chênes pédonculés, bouleaux, hêtres, épicéas… La liste serait trop longue. Il faut parcourir les sentiers pour aller au-devant de ces êtres de bois, de feuilles et de résine, capables de nous protéger des chaleurs et d’absorber nos trop pleins de CO2, pour admirer leur beauté et comprendre leur indispensable présence. En chemin se cachent des petits cadeaux : la fontaine de Folgoat, le sillon des Anglais, le rocher du C’hleguer, le Menhir et la spaigne de la Pylais, extrêmement rare en Europe elle est présente en forêt d’Argol et se caractérise par les tourbières et les landes humides.

La route des phares sur la côtes des légendes

Au cœur du Parc naturel marin d’Iroise se visitent les 20 phares de la destination Brest Terres Océanes. Cette route mythique que l’on parcourt à vélo via les voies vertes abrite nombres de pépites tel le phare du Stiff, le plus ancien de Bretagne, et le fameux phare le plus haut d’Europe, celui de l’île Vierge. Ce dernier que l’on peut atteindre avec les vedettes des Abers lors d’une escale. Tous offrent des panoramas d’une beauté magistrale sur l’océan. N’oubliez pas ceux de la Presqu’île de Kermorvan, Saint-Matthieu à Plougonvelin dont nous vous avions déjà parlé.

Quittons la mer et le ressac et pénétrons dans les terres bretonnes, celles de la Haute-Cornouaille dont l’épicentre est plus ou moins les Monts d’Arrée, cruellement blessés lors des incendies exceptionnels de l’été 2022 et dont la résilience est si forte que presque toutes les cicatrices ont déjà disparues. Les sites du Parc Naturel d’Armorique n’ont rien perdu de leur beauté farouche. À 330 mètres d’altitude, les Monts d’Arrée offrent un paysage de landes fantasmagoriques où bruyères et ajoncs se disputent les assauts du soleil et du vent sous l’oeil des rapaces. Bienvenue dans l’Argoat, le pays des bois.

Les jardins de l’Abbaye de Daoulas

Une infime partie de Jardins de Daoulas. Prévoir quelques heures pour profiter de tous les panoramas. ©JAL

Fondée au 12e siècle par les chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Augustin, l’Abbaye de Daoulas surplombe la petite ville de Daoulas, autrefois port stratégique entre les Pays de Léon et de Cornouaille. Elle conserve encore aujourd’hui de beaux témoignages de sa splendeur initiale : un cloître roman, des vestiges des bâtiments communautaires du 13e siècle, une fontaine et un oratoire du 16e siècle. L’Abbaye de Daoulas concentre plusieurs centres d’intérêts. La qualité des jardins des plantes et arbres médicinaux du monde entier, autant d’invitations au voyage des sens et de l’esprit. La diversité culturelle au travers d’expositions qui « partent » à la découverte de l’Autre. Jusqu’au 3 décembre 2023, les Balades photographiques de Daoulas réunissent deux grands noms de la photographie, Sophie Zénon et Benjamin Deroche, en proposant une déambulation photo poétique sensible sur le thème de la mémoire. Un voyage dans l’intime qui fait écho à l’exposition Mourir, quelle histoire ! proposée à l’Abbaye de Daoulas depuis le 2 juin.

Le domaine de Trévarez

Le domaine de Trévarez. Sublime bâtisse, elle domine la vallée de l’Aulne. ©JAL

Depuis plus d’un siècle, cette énorme bâtisse domine la vallée de l’Aulne. Labellisé « Patrimoine du XXe siècle », le domaine doit son existence à un seul homme. Un visionnaire. Un entrepreneur, James de Kerjégu, qui amorça la construction de cette résidence hors norme en 1893. Il la dota de tout le confort attendu et la gratifia de toutes les innovations possibles de l’époque. Luxe et modernité, telles furent les directives de ce politicien qui rend avec cet édifice, un hommage vibrant à la Belle Époque ! La seconde Guerre mondiale causa des dégâts matériels importants. Elle eut sans doute été rendue à la nature et à l’écroulement sans les efforts consentis par le département du Finistère, propriétaire des lieux depuis 1968.
Aujourd’hui, on visite quelques salons et expositions. On admire l’ensemble depuis les hauteurs des jardins et l’on est ébloui par l’indéniable personnalité de ses murs et de son créateur au-delà du temps. Les jardins suivent un cheminement précis et sont aménagés en jardin anglais, italien et romantique dont la pièce d’eau monumentale en est le point d’orgue. Ils sont des lieux de rencontres avec les immenses et exceptionnelles collections de camélias, d’hortensias et de rhododendrons. Chaque saison à Trévarez a son spectacle. C’est Noël qui enchante petits et grands avec ses poétiques scènes tout droit venues de contes imaginaires, peuplés de fées, de farfadets et autres gentils gnomes des landes toutes proches. Noël à Trévarez c’est aussi un son et lumière de toute beauté.

Paysages et forêts légendaires à Huelgoat

La forêt d’Huelgoat… une promenade chère aux esprits de la nature. ©JAL

Il n’est de voyages qui ne finissent un jour. Voici pour la fin, une étrange promenade, une destination propice à toutes les légendes peuplées de Druides, de Celtes et de Korrigans, une promenade en forêt d’Huelgoat. Les « choses » commencent en plein jour, au cœur du village semble -t-il normal avec son lac, son marché gourmand et ses gentils habitants. On longe un torrent presque bouché par d’énormes blocs de pierre. Puis, la pénombre de la forêt assombrit les chemins et les voix résonnent étrangement. Partout, d’énormes pierres, lisses, on les dirait rasées de près par les mains de géants. Ça monte. Ça descend. Jusque dans les entrailles du diable. Les mousses s’accrochent et créent des tapis, comme des greens miniatures pour d’étranges petits êtres qui, aucun doute, nous surveillent sans jamais se laisser voir. Et puis, notre ami le conteur Remy Colleter, qui jouait déjà ici enfant, (il y a quelques siècles) fait du bout du doigt bouger une pierre de plus de deux tonnes.

Houlala, y’a de la magie dans cet homme-là, dans ces lieux-là, dans cette Haute-Cornouaille, dans ce Finistère, vert, décidément plein de surprises qui vous emprisonne le cœur et l’âme. Judith Lossmann

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES FINISTÈRE VERT
LA VIE EST BELLE VOYAGES

 

AVANT DE PARTIR

Bretagne, éditions Du Chêne.

Le très bel ouvrage BRETAGNE édité par Chêne, signé Jules Gaubert-Turpin et Franck Juery.  Il déborde de photos, courts textes très ciblé et utiles, d’adresses et d’invitations à la découverte. Paru en avril 2023. ISBN : 9782812321184 – 35 euros.

À EMPORTER : LES GUIDES BRETAGNE ROUTARD

Le guide du Routard Bretagne Nord  2023/24 et le Guide du Routard Bretagne Sud 2023/24. Comme toujours ces guides sont des outils ultra-complets, toujours remis à jour. Si nos informations sont bonnes, il semble que le guide du Routard ait démarré avec la Bretagne, c’est dire si la conivence entre ces deux-là est importante et historique. Quoi qu’il en soit, les guides regorgent de bonnes adresses, de bons points de vue, d’immanquables. 14,95€ chaque. Chez Hachette. Plus d’infos : www.routard.com

PREMIERES ADRESSES SUR PLACE : OFFICE DU TOURISME

OT – Terres Océances => 8 avenue Georges Clémenceau , 29000 Brest – Tél. 02 98 44 24 96
OT – Haute Cornouaille => 17 Rue de la Mairie, 29520 Châteauneuf-du-Faou – Tél. 02 98 81 83 90
OT – Monts d’Arrée => 25 Pl. Aristide Briand, 29690 Huelgoat – Tél. 02 98 99 72 32

BON À SAVOIR SUR LE FINISTÈRE VERT ET LA HAUTE COURNOUAILLE

La Haute Cornouaille est un territoire ultra-dynamique composé d’une communauté de communes réunissant : Chateauneuf du Faou, Collorec, Coray, Landeleau, Laz, Leuhan, Plonévez du Faou, St Gaozec, St Thois, Spezet, Trégourez.  Partout on peut visiter et acheter. Plus d’informations : www.haute-cornouaille.bzh

MANGER EN FINISTÈRE VERT

 

La Maison éclusière, le long du canal de Nantes à Brest. On y déjeune et dort sur réservation. ©JAL

  • Ma Maison Éclusière. Une jolie halte sur le parcours à vélo qui longe le chemin de halage. Accueil randonneurs, hébergement et petite restauration au bord du canal de Nantes à Brest, sur le GR38 à Chateauneuf du Faou. mamaisoneclusiere.com
  • L’Aristide, restaurant traditionnel, lieu-dit Menez Bras à Huelgoat. Super service, très accueillant et contrairement aux apparences, sis dans un lieu calme, on profite d’une belle terrasse et les soirs d’été, les longues journées s’éteignent ici dans un déploiement de couleurs. Carte gourmande. Tarifs accessibles. Tél. 02 98 99 86 32.
  • Le café de la Cale. Restaurant avec une vue exceptionnelle et imprenable sur la rade de Brest. Dès que possible, on déjeune sur l’une des deux terrasses. Bonne carte. Produits frais. Accueil très sympathique. 53 rue de la Corniche, 29480 Le Relecq-Kerhuon – Tél. 02 98 28 13 19
  • Kouigns & Compagnie. En plein coeur du village, cette jolie adresse est à la fois une boutique de thés et de « gourmandises » bretonnes et un petit restaurant à l’arrière. La carte est parfaite, fraîche et bonne. 4 Pl. de la Résistance, 29520 Châteauneuf-du-Faou – Tél. 06 41 89 07 38

DORMIR EN FINISTRÈRE VERT

  • A Plouguerneau, jouer au Robinson sur l’île Vierge et dormir dans le petit phare, celui des gardiens, devenu un gîte. Grimper l’escalier intérieur et profitez d’une vue à 360°. Attention, réservation longtemps à l’avance. www.abers-tourisme.com
  • Maison Killian, domaine Méros. Un havre de tranquillité. ©JAL

    Le domaine de Meros à Plonévez-du-Faou… Un endroit à connaître absolument tant il est merveilleux d’y dormir voire d’y séjourner aux moins deux nuits. Dans ce grand domaine, super calme, les maisonnettes ont été aménagées avec goût et practicité. Des jardins privés entourent chacune d’entre-elles. Elles acceuillent au choix un couple, une famille, une bande de copains. Ces gîtes charmants sont confortables et décorés dans l’esprit Haute Cornouille. Perso, j’ai adoré et je conseille ! Méros, 29530 Plonévez-du-Faou – Tél. 06 81 02 63 33 – www.domaine-de-meros.com

  • Chambres d’hôtes The Place to B&B à Huelgoat. L’accueil est sympa. Claudine, la propriétaire est une cuisinière et une hôte hors pair. La vue sur le petit lac de la ville est un ravissement. Les chambres sont simples et soignées. L’apéritif maison est une « tuerie » et le petit-déjeuner copieux. Cependant, nos amis ligth sleepers éviteront cette adresse en bord de route et pas suffisament isolée des bruits intérieurs et extérieurs. Les autres, en revanche seront ravis. Le départ en forêt d’Huelgoat est à dix mètres de là.

ACTIVITÉS EN FINISTÈRE VERT

Musée Sérusier à Chateauneuf-du-Faou

La guide raconte le parcours Sérusier. Une découverte du village et de l’œuvre de Sérusier tombé en amour pour le Finistère vert. ©JAL

Figure majeure du post-impressionnisme, Paul Sérusier découvre Chateauneuf-du-Faou au début des années 1890.Il y revient chaque été jusqu’à faire construire une maison en 1906 où il vit jusqu’à son décès en 1927.Il donne naissance au groupe artistique des Nabis à Paris. Avec son épouse Marguerite, ils laissent à la ville un lot important d’œuvres dont certaines représentent des sites et des paysages de la ville. Il était logique de rendre hommage à Sérusier. Au-delà d’un circuit d’interprétation en huit chevalets installés au cœur de ville, un musée va bientôt ouvrir ses portes. Quant à la nef de l’église, elle comporte une œuvre inaccomplie de Paul Sérusier. À vous de la dénicher.

Balades à vélo le long du canal de Nantes à Brest

Balade à vélo en pleine nature, le long du canal de Nantes à Brest. Une échappée ravissante…©JAL

Espace naturel remarquable, le canal de Nantes à Brest traverse la Haute Cornouaille sur plus de 35 kms. À vélo, loin du bruit, on admire la plénitude des lieux protégés où l’eau, la faune, la flore explosent d’une vivacité, tout simplement magnifique. Une balade à faire absolument. D’autant qu’il est conseillé de faire halte au Moustoir, écluse 216 où un adorable couple, des chiens et des chats accueillent les randonneurs.

  • Conservatoires botaniques nationaux – ouvert en automne de 14 à 17H – www.cbnbrest.fr
  • Parcours Brest Terres Océanes – N’hésitez pas à prendre des idées de balades courtes, de séjours, pour des itinérances douces sans voiture ou des séjours à vélo sur plusieurs jours.  www.brest-terres-oceanes.fr
  • La route des phares – Pour préparer votre venue et vos découvertes www.brest-terres-oceanes.fr   – Pour info cette route des phares se pratique à pied, en voiture, à vélo, en vedettes, en semi rigide sur la mer d’Iroise, en voilier. Le choix de la reine !
  • Domaine de Trévarez – 29520 Saint-Goazec – Tél. 02 98 26 82 79 – Informations et réservations : https://www.cdp29.fr/fr
  • Louer un vélo pour la balade canal de Nantes à Brest – Canal Loisirs – Olivier Jubin – Penn Ar Pont – 29520 Saint-Goazec France – Tél. 02 21 620 080 – contact@canal-loisirs.com
  • Musée Sérusier à Chateauneuf-du-Faou – Plus d’informations auprès de la mairie Tél. 02 98 81 75 41 – Plan du circuit d’interprétation : www.tourisme-chateauneufdufaou.com
  • Comment faire bouger une pierre de 2 tonnes.faire bouger des pierres de 2 tonnes

SHOPPING EN FINISTÈRE VERT / HAUTE-CORNOUAILLE

Miam ! Est-il utile de les citer ? ©JAL

  • Rapporter (s’ils vous en laissent le temps) des Kouigns Aman de la Compagnie Kouigns et Compagnies à Chateauneuf du Faou. 4, place de la résistance. www.kouignsetcompagnie.fr
  • Pain, Fruits et légumes de la ferme, viandes, fromages, cidre, pomme de terre, volaille, miel et tisanes, farines… Acheter des productions locales chez des producteurs animés par un puissant désir de faire bien et mieux pour la planète et pour notre bien-être. Retrouvez-les tous sur : wwwproduitslocaux.bzh