De l’enfance qu’on oublie jamais

Posted on mai 21, 2018, 3:29
2 mins

On nous dit souvent que l’enfance est un voyage dont on ne revient pas indemne. Ces deux magnifiques livres puisent leurs racines dans l’enfance et sont une preuve manifeste de la puissance de ces premières années sur l’ensemble de nos vies.

Quelque chose chez Théo fait écho au passé d’Hélène, professeure dans un collège. Quelque chose liée au manque d’amour… Elle le voit perdre pied sans jamais savoir à quoi attribuer cette chute. Dans son désir de tendre la main à ce garçon, elle devient la quatrième pièce d’un puzzle qui lie Théo, son ami Mathias et la mère de celui-ci, Cécile. Au travers de ces quatre personnages, Delphine de Vigan, avec le talent qu’on lui connaît, nous raconte surtout l’histoire d’une souffrance, celle de l’enfance, baignée dans une addiction, celle de l’alcool. Difficilement supportable chez un adulte, l’alcool chez cet enfant, ce tout jeune adolescent, plonge le lecteur dans une tourmente. Voyons-nous toujours ce qui nous entoure ? Oui ou non, sommes nous capables d’aider ?

Les Loyautés, Delphine de Vigan chez JC Lattès, nbre de pages : 208 prix : 17€ ISBN : 978-2-7096-6158-4

Que faire du temps qu’il nous reste ? C’est la question que se posent les quatre héros, des frères et soeurs, de ce roman. Enfants, ils se rendent chez une voyante capable de prédire à chacun la date de leur mort. Plaisanterie ou pas ? Voyance véritable ou charlatanisme ? Chacun va continuer sa vie. Certains en tentant d’échapper à cette prédiction mais sans jamais réussir à l’oublier vraiment. Lorsque la prophétie se réalise pour l’un d’entre eux, le moment est venu pour les trois survivants de réfléchir sérieusement sur la valeur de la vie, le destin et les choix qu’ils ont fait au cours de leur existence.

Les Immortalistes, Chloe Benjamin chez Stéphane Marsan, nbre de pages : 352 prix : 19€ ISBN : 978-2-3783-4032-2

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