mardi 4 août 2026

Annapolis : 8 raisons capitales d’y aller

Toujours dans l’idée de découverte de la région de la capitale (Washington DC) des USA, partons au sud de Baltimore dans l’état du Maryland à Annapolis. Cette petite station balnéaire chic et stylée, pleine de bon goût et d’Histoire est entièrement tournée vers le nautisme. Peu connue du grand public, malgré la présence de la célèbre Navy, cette jolie bourgade, bien trop discrète, multiplie les atouts. Voici 8 raisons capitales d’y aller…

Le Maryland State House apparait entre deux ruelles de maisons de bois. ©Judith Lossmann/5938

Annapolis, capitale des États-Unis

Eh oui, 14 mois durant, entre septembre 1783 et novembre 1985, ce port de pêche baptisé en l’honneur de la Princesse Anne, fut LA capitale des États-Unis. Peu de temps mais beaucoup de patrimoine historique et architectural survivent à cette période. Notamment le Maryland State House, le Capitole local, érigé en 1772 qui inspira celui de Washington (première pierre 1793). Toujours en activité, on le visite gratuitement et avec des guides habillés comme à l’époque, afin d’admirer le beau travail de conservation des lieux.

Annapolis, capitale du Maryland

Elle fut la première ville incorporée à l’État. De ce fait, elle regorge de bâtiments historiques du XVIIIe siècle à découvrir à pied ou en trolley lors de visites sur le thème de l’époque coloniale. On commence par la demeure de William Paca, signataire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, dont on admire le jardin du XVIIIe siècle. À côté, Hammond-Harwood House abrite un grand nombre d’objets décoratifs anciens et d’œuvres d’art. Plus loin, en sortant du Banneker-Douglass Museum vous serez incollable tout sur l’histoire afro-américaine du Maryland. Quant au Historic Annapolis Museum and Store, il permet de découvrir la richesse du passé de la ville. Enfin, les visites guidées proposées par Chase-Lloyd House vous imprégner pour toujours de l’esprit des belles demeures précédant la guerre d’Indépendance. On termine sur les rives de la South River, dans le vaste parc Historic London Town and Gardens qui abrite une taverne datant des années 1760.

Annapolis, capitale du nautisme

Bordée par les rives de l’immanquable baie de Chesapeake, Annapolis est pratiquée par les marins du monde entier. Port de pêche, port de plaisance, port de marchandises… les raisons d’y venir sont nombreuses. Notamment l’Annapolis Maritime Museum et Shoal Light de Thomas Point, le phare emblématique du Maryland. Sans oublier Ego Alley dans le port de plaisance City Dock où les propriétaires de bateaux et leurs sublimes engins viennent se faire admirer lors de « parades » consistant à seulement longer le canal d’un bout à l’autre. Sans doute est-ce de là que vient cette réputation de destination snobinarde, mais ici, on s’en amuse !
La Marina d’Annapolis abrite yachts et voiliers parmi les plus spectaculaires de la planète. Chaque année, les plus importants boats-shows du continent américain y tiennent salon. Tous les constructeurs viennent présenter leurs plus belles nouveautés en avant-première mondiale. Les prochains boats-shows se tiendront en octobre2022. Une bonne raison de réserver votre voyage.

Annapolis, capitale du crabe bleu

La région maritime de Chesapeake foisonne de crabes, devenu l’un des symboles du Maryland. D’avril à décembre, il est présent sur toutes les tables, sous toutes les formes. La plus connue est bien entendu le crabe-cake. On l’apprécie aussi en soupe, en sandwich, à la mayonnaise… À Annapolis, on le sert avec un ingrédient disponible sur toutes les tables : le Seasoning. Attention : pas d’équivalent français. Si vous l’appréciez, vous devrez en acheter sur place. Cuits à la vapeur, les crabes sont posés à même la table, sur une feuille de papier journal, copieusement épicés de Seasoning et en route pour une dégustation folklorique !

Annapolis, capitale du cabotage

Une des belles demeures sur les rives de la baie que l’on croise au fil d’une balade nautique. ©Judith Lossmann/5919

Être à Annapolis sans monter au moins une fois sur un bateau est un véritable crime de lèse-majesté ! C’est simple… ça ne se fait pas. Dans ces terres d’eaux sublimes, le bateau est roi et les possibilités de faire une balade sur les rives de la baie de Chesapeake multiples. Nous préférons le schooner woodwind, une goélette qui rappelle celle utilisée aux Keys (Floride) pour la célébration au soleil. Mais tout est possible. Le choix est large entre le séjour à bord de plusieurs jours et la promenade maritime de deux heures au couchant. Point commun : le sens de la fête, la musique omniprésente (au choix du propriétaire, renseignez-vous), les dégustations de vins et de fromages, le brunch, l’apéritif dinatoire.
Mon conseil : préférez un bateau électrique, sans bruit et sans odeur, il vous offrira toute latitude de plonger dans cet océan de sensations, qui font les souvenirs inoubliables.

Les rues de la ville « pullulent » des quelques 5000 élèves officiers femmes et hommes. ©Judith Lossmann/5987

Annapolis, capitale de la US Naval Academy

En plein coeur d’Annapolis, véritable ville dans la ville, l’école des officiers supérieurs de la Navy forme chaque année, depuis sa création en octobre 1845, environ 5000 officiers, femmes et hommes confondus. Ce gigantesque « yard », campus, mérite une bonne matinée de visite tant il fourmille d’intérêts. On y entre gratuitement sur présentation d’un passeport valide (on est sur le terrain de la Navy quand même). Le musée présente un réel intérêt. Il relate toute l’histoire de la Navy, de son origine à nos jours et raconte bien des guerres et autre zones d’interventions, à commencer par les actions des légendaires Navy Seals. On y voit aussi la chambre des élèves, rangée au cordeau, la rigueur de l’ordre, le peu d’espace dont chacun dispose. Moins simple qu’on l’imagine la vie d’étudiant ici !
Dans la longue galerie de portraits on reconnaitra Jimmy Carter, John McCain, des astronautes… Si vous souhaitez une visite vraiment en détail, réservez un guide en français. Au fil de la promenade sur le campus, on visitera la chapelle et quelques bâtiments d’enseignements, y compris le gymnase !
Mon conseil numéro 1 : débrouillez-vous pour être présent sur le campus à la sortie des cours, idéalement à l’heure du déjeuner pour profiter du spectacle de toutes et tous ces élèves en interclasses, belles et beaux dans leur uniforme. Vous remarquerez une fois de plus combien et quoi que l’on en dise, les États-Unis sont la terre du melting-pot, en observant ces jeunes plein d’énergie et fiers d’être là.
Mon conseil numéro 2 : visite impérative à la boutique de la Navy. Non seulement vous achèterez ici des vêtements logotypés Navy (et c’est ici et nulle part ailleurs car ailleurs tout est copie). Vous les paierez moins cher de 25% si votre guide accepte de présenter sa carte de membre. Et, l’argent récolté avec les ventes repart sous forme de bourses d’étude pour les plus désargentés des étudiants.

Annapolis, scène musicale

Il faut bien divertir ces jeunes, les visiteurs, les marins de tous bords, les plaisanciers… Et comme partout aux USA, on se retrouve volontiers dans des pubs avec des scènes ouvertes, esprit pionnier oblige ! Annapolis propose une multitude de « places » où écouter de la musique. On l’écoute, on la joue, on la chante. Toute la musique ! Jazz, blues, country, reggae, variétés, pop. Les possibles sont immenses. D’autant que la renommée de la ville et sa qualité de vie attirent bien des artistes. Notamment pour sa scène rock.

Annapolis depuis le port de plaisance.©Judith Lossmann/5926

Annapolis, capitale du plaisir de shopper comme avant !

Dans et autour de Main Street, on trouve des boutiques installées dans des espaces minuscules, les anciennes maisons. À l’opposé des immenses magasins hyper formatés qui sont l’une des attractions majeures des USA, ici, les magasins sont en enfilade, en quinconces, sur plusieurs étages reliés par des escaliers en colimaçons. Les découvertes sont au rendez-vous. Un vrai bonheur. Les commerçants, indépendants, sont fiers de créer des collections renouvelées en permanence. Quel grand plaisir de « shopper », magasiner pour nous cousins canadiens ici, loin des stéréotypées enseignes mondiales. A Annapolis on retrouve le plaisir d’entrer dans des boutiques.

Annapolis déborde d’atouts. Restaurants où fruits de mer de la région et cuisine internationale sont à l’honneur. Belles balades et jolis points de vue. Belles bâtisses. Bateaux et coucher de soleil. Cette jolie ville est divertissante, accueillante. Personnellement, j’en ferai volontiers ma résidence secondaire. Judith Lossmann


LA VIE EST BELLES VOYAGES
FICHE PRATIQUE ANNAPOLIS À IMPRIMER

AVANT DE PARTIR :

Demander le Guide des vacances Région capitale des États-Unis sur fr.capitalregionusa.org. Petit fascicule bourré d’informations.

Y ALLER :

Compagnie aérienne, United Airlines. Classe Premium.

Avec United Airlines. Comme nous nous plaisons à le dire et à le répéter, la rédaction « fan » de voyages et non pas de « tourisme », aime partir avec les compagnies aériennes nationales. Ainsi dès le début, on est dans l’ambiance du pays. Donc, nous voilà partis avec United Airlines pour tester aussi leur nouvelle classe Premium. Autre chose que la Business et la First Class, bien au-dessus de l’Economy Classe, la Premium de United Airlines est au top ! Franchise de bagages, large fauteuil inclinable, hôtesse aux petits soins avec des collations en vol, kit bien-être agréable à recevoir et à utiliser, casque antibruit, prise d’alimentation et port USB, compartiment à bagages dédié et espace de rangement supplémentaire permettant de garder les appareils à portée de main pendant le vol. Quant au plateau repas, il est à la hauteur de l’exigence attendue. Une chose est certaine : le vol est serein et l’on arrive moins fatigué à destination. INFORMATIONS ET RESERVATIONS : https://www.united.com/fr/fr/

DORMIR À ANNAPOLIS :

L’hôtel le plus en vue de la ville en ce moment est sans conteste le très beau Graduate Annapolis Hôtel. Idéalement situé à deux pas du centre-ville, on adore sa décoration branchée sur le thème de la marine, sa belle ambiance décontractée (à l’américaine). Chambres fort agréables et au calme. https://www.graduatehotels.com/annapolis -126 West St – Annapolis, MD 21401 – USA – Tel. 410 263 7777

PETIT-DEJEUNER À ANNAPOLIS :

  • Chez Miss Shirley’s comme à Baltimore. Le breakfast comme on en rêve en France. Pas une copie ou une imitation non un véritable festin du matin (comme souvent aux USA). On aime cette mini-chaîne (4 restaurants à Baltimore et Annapolis). 1 Park Place, Annapolis, D21401 – Tel. 410 268 5171 – annapolis@missShirleys.comwww.missShirleys.com – Réseaux sociaux : @watermarkjourney @annapolistours
  • Restaurant Iron Roostern Annapolis pour un petit-déjeuner d’exception. ©Judith Lossmann/5945

  • Vue sur la baie de Chesapeake et les bateaux du canal. Petit-déjeuner dans la lignée de la tradition américaine. Mieux vaut prévoir du temps pour profiter de ces merveilleuses gourmandises.  Iron Rooster – 12 Market Space – Annapolis – Tel. 410 990 1600 – www.ironroosterallday.com – Réseaux sociaux : @ironroosterannapolis – @ironroosterallday.

MANGER À ANNAPOLIS :

  • O’Brien’s Oyster Bar and Grillfish – 113 Main St. – Annapolis – Tel. 410 268 6288 – www.obriensoysterbar.com – On a adoré ce restaurant accueillant, gourmand, généreux. Spécialités de fruits de mer et de poissons. Un « place to be » local.
  • Carrol’s Creek Café – 410 Severn Avenue – Annapolis – Tel. 410 263 8102 – www.carrolscreek.com
  • Dessert glacés gourmands et aux dimensions américaines, mieux vaut le savoir !!! – Ice cream – Annapolis Ice Cream Company – 196 Main Street – Annapolis – Tel. 443 714 8674 – annapolisicecream@gmail.com – Réseaux sociaux : @AnnapolisIceCrealCompany1 – @annapolisicecreamcompany

ACTIVITÉS :

Les rues de la ville « pullulent » des quelques 5000 élèves officiers femmes et hommes. On les croise partout.©Judith Lossmann/

  • Visit Annapolis – Susan Seifried – 26 West St. – Annapolis – Tel.410 280 0445 – sseifried@visitannaoplis.org
  • S. Naval Academy – 52 King George Street – Annapolis – Tel.410 293 8687 – info visite et dates : tourinfo@usna.edu – ATTENTION : n’oubliez pas votre passeport en règle. Acheter un cadeau en ligne : navyonline.com
  • Maryland State House – 100 State Circle – Annapolis –
  • Balade nautique sur le Miss Anne, sur une grosse barque à moteur couverte. Selon l’époque l’équipe vous reçoit vêtue selon l’évènement. En Père Noël en fin d’année avec dégustation de vin chaud à la cannelle off course – Watermark Tours Charters, Cruises – 1 Dock St., Annapolis – Tel 410 268 7601 – watermarkjourney.com
  • HISTORIC ANNAPOLIS – musée historique de la ville. 42 East Sr., Annapolis – Tel.410 990 4781 – annapolis.org

THE PLACE TO BE :

Sur un bateau voguant sur la baie de Chesapeake au coucher du soleil.

SHOPPING :

UNE DATE POUR VENIR A ANNAPOLIS ?

Le 4 décembre 2022, on vient à Annapolis pour son festival de rue dédié au chocolat : Chocolate Binge Festival. https://www.annapolischocolatebingefestival.com/


LES EXTRAS

LE LIVRE À METTRE DANS MA VALISE

Le Puy du Fou : y aller enfin !

On le sait les Parisiens ne montent pas sur la tour Eiffel, les Versaillais ne visitent pas le château… On visite volontiers des parcs à thèmes à l’autre bout de l’Europe, négligeant ceux qui sont au plus près de chez nous, au prétexte que l’on a bien le temps. Voilà pourquoi, malgré les plus de quarante ans d’existence du Puy du Fou, nous remettions année après année. Et puis, arrive cette inauguration 2022, la première depuis 2019 à se réaliser normalement. Foutue pandémie ! Alors on se précipite et on a eu bien raison ! On vous dit tout du Puy du Fou, coup de coeur assuré…

… En encore, on n’a pas tout vu. Pour une prochaine fois donc la fameuse Cinescénie, cette représentation emblématique réunissant 4500 bénévoles autour de tableaux historiques. Ou le spectacle nocturne « Les Noces du feux » ou encore les villages, les ateliers découverte ou le Bourg 1900. Moralité : il faut au minimum deux jours pleins sur place pour bien profiter du parc.

Concentrons-nous sur ce nous avons vu et qui nous a comblé, mais avant réglons la polémique Puy du Fou, son patriotisme, sa chrétienté, ses partis pris avec l’Histoire (locale parfois) dont elle s’inspire sans pour autant en garantir l’exacte authenticité. Eh bien oui, on les remarque, plus ou moins, selon les spectacles. On peut aussi, comme près de 3 millions de visiteurs en 2019, choisir de les oublier (si ça nous gêne) pour tout simplement vivre un joli moment d’émotion.

Voilà, le maitre-mot est lâché : émotions. Ce sont elles qui prédominent ici, dans cette enceinte de 55 hectares, largement dévolus à la végétation où l’on chemine dans des allées fleuries et arborées. Et, tant que nous y sommes, aux émotions ajoutons un réel perfectionniste, des machineries ultra techniques et technologiques, une véritable capacité d’innovation, le tout savamment mixé pour donner vie à des spectacles, des spectacles nocturnes et à des immersifs chorégraphiés au millimètre, interprétés par des « talents » talentueux et impliqués, dans des décors pleins de vérité et de belles matières loin de certains parcs tout plastique.

Puy du Fou, le mousquetaire de Richelieu ©Judith Lossmann

Puy du Fou. le final du spectacle Le mousquetaire de Richelieu ©Judith Lossmann

Le plus flamboyant : le mousquetaire de Richelieu

En un mot ? Bluffant ! Le décor : la cour de Versailles. La mise en scène ? Fourmillante. Sur cette scène gigantesque impossible de capter tous les mouvements de ce spectacle grand format de cap et d’épée. La musique, le rythme, la qualité des prestations des chevaux, les mousquetaires, la voix de Depardieu pour un Cyrano plus vrai que nature, la magie des ballets andalous… Et le final quand l’eau envahit le sol, quand les danseuses de flamenco tapent des pieds dans l’eau dans les couleurs dorées orangées d’un ciel au couchant… Magnifique !
Un spectacle romanesque de 32 minutes à voir en famille. Conseil : arriver tôt et s’installer au plus près de la scène et au milieu.

Puy Du Fou, La Pérouse.©Judith Lossmann

Puy Du Fou, l’un des scientifiques de l’expédition La Pérouse.©Judith Lossmann

Le plus flippant : Le mystère de La Pérouse

Spectacle dit immersif. Au Puy du Fou, ça veut dire que vous êtes à l’intérieur d’un décor, – comme un pre-show puissance 12 de chez Disney mais ici pas d’attraction au bout, seulement un assemblage de tableaux animés, agrémentés d’effets spéciaux. Avec La Pérouse, on embarque en 1785 sur un bateau en partance pour un tour du monde pour une expédition scientifique commandée par Louis XVI. On quitte Brest pour le Cap Horn, l’Alaska. Et arrive une indomptable tempête…
Immersif de 20 minutes. Deux fois récompensé. Attention, il peut heurter un jeune public ou un public sensible.

Puy Du Fou, Verdun.©Judith Lossmann

Puy Du Fou, Verdun. au fond des tranchées, la guerre de la communication.©Judith Lossmann

Le plus sombre : Les amoureux de Verdun

Un autre immersif. Dédié à Verdun, la guerre et surtout les tranchées. La vie (si on peut encore appeler cela ainsi) dans les entrailles de la terre. Dehors, les bombes, les obus, le feu, le sang, les armes chimiques. On croise dans les sombres couloirs des Poilus masqués qui en ont rechapé. D’autres sont alités sur des brancards de fortune. En fond sonore, la voix d’un soldat et de sa fiancée, qui s’échangent des nouvelles au travers de lettres. A la veille de Noël, les fumées envahissent les galeries, le sol tremble, des hommes chantent malgré tout…
Immersif de 15 minutes, à voir en famille en prévenant les enfants.

Le-Dernier-Panache-©Puy-du-Fou©Boussole-Magique-1.jpg

Le-Dernier-Panache-©Puy-du-Fou©Boussole-Magique

Le plus émouvant : Le dernier panache

On ne sait pas trop quoi, du spectacle ou de la salle de spectacle avec son incroyable machinerie, l’emporte. Quoi qu’il en soit, l’adhésion au Dernier Panache est immédiate. On se prend d’amitié pour ce jeune François-Athanase Charrette de la Contrie, héros malgré ses peurs enfantines, de la guerre d’Indépendance Américaine et revenu défendre SA Vendée jusqu’à en mourir avec un panache certain ! On aime autant l’histoire que la mise en scène dans cette salle à la tribune tournante. Oui, 2400 spectateurs sont déplacés afin de toujours être positionnés devant les éléments de décors – grandioses-, qui supportent le récit. Un grand bravo à ce spectacle récompensé en 2016.
Spectacle de 32 minutes. A voir en famille. Conseil : monter au moins jusqu’à la seconde envolée de marches pour profiter des effets « spéciaux ».

Les Vikings©Puy du Fou ©STEPHANE_AUDRAN

Final du spectacle Les Vikings©Puy du Fou ©Stephane-audran

Le plus moyenâgeux : Les Vikings

En l’an Mil, dans un petit village on se prépare à célébrer le mariage de Cybèle et Alderic. Beaucoup d’animaux sont de la partie : chiens, loups, biches et faons, cavalcade de cochons, bisons… Soudain, des moines arrivent, essoufflés, pour confier aux villageois la relique de St Philibert contre le pillage des Vikings tout proches. Trop tard, ils sont déjà là à faire dévaler leur drakkar d’une colline ou à le faire apparaitre du fond des eaux. Et là, retenez votre souffle, surprise ! Une lutte épique s’engage. Le vieux fort de l’An Mil s’enflamme. Une tour s’effondre. Que de destruction jusqu’au « miracle » de St Philibert…
Spectacle de 26 minutes. À voir en famille. Conseil : renseignez-vous auprès des équipes, vous pouvez devenir le temps d’un spectacle l’acteur d’un jour !

Puy du Fou, Le Premier Royaume, ©Judith Lossmann

Puy du Fou, Le Premier Royaume, l’eau omniprésente dans cet immersif dédié à Clovis ©Judith Lossmann

Le plus récent : Le premier royaume (entendez Royaume des Francs)

Dernier spectacle immersif crée par le Puy du Fou en 2019… il raconte la conversion de Clovis et tout ce qui l’accompagne : le vase de Soissons, le grand pavois, son épouse Clotilde et la fleur de Lys proposée par les anges lors de la bataille de Tolbiac. On aime ce voyage débuté avec le scriptorium où des moines s’échinent à recopier les textes sacrés et poursuivi dans le Valhalla, le paradis des dieux Nordiques auquel Clovis finira par renoncer pour devenir le premier roi des Francs. Omniprésente, l’eau jalonne tout le parcours dans de jolis effets spéciaux jusqu’à son apothéose finale : le baptême.
Spectacle de 18 minutes. Trois fois récompensé. On le voit en famille.

Le plus grandiose : Le signe du triomphe

Lui aussi, joué plusieurs fois par jour, Le signe du Triomphe est la « naumachie » (représentation d’un combat naval) incontournable à voir absolument dans son écrin, le Stadium ! Au fil du spectacle, après une mémorable courses de quatre chars lancés au galop, le centre de l’arène surplombé de l’obélisque, au coeur de l’arène, devient une immense galère, lieu d’ultime combat entre les Romains et les nouveaux chrétiens. Victoire du « Poisson » mais à quel prix !?
Spectacle de 40 minutes. A voir en famille. Attention, le spectacle est assez violent et peut heurter un jeune public, un public sensible et les non violents.

Puy Du Fou, Les oiseaux fantômes.©Judith Lossmann

Puy Du Fou. Il veille sur le bon déroulement du bal des oiseaux fantômes.©Judith Lossmann

Le plus aérien : le bals des oiseaux fantômes

11 juin 1137. Une jeune femme rêve de revoir son amie Aliénor, morte des années auparavant. Ses vœux sont entendus et c’est l’occasion pour elles deux de « convoquer » les oiseaux qu’elles aiment tant. Et apparaissent au-dessus des ruines du château, comme par magie, milans, busards, aigles, faucons dans un ballet aérien ouvert par une sublime Dame Blanche (une chouette effraie) de belle envergure. L’occasion de voir l’un des trop rares Serpentaire, avec ses griffes longues et puissantes. Un déploiement poétique d’ailes de rapaces.
Spectacle de 33 minutes. À voir en famille. Conseil n°1 : arriver bien en avance pour s’installer au plus haut des gradins, lieu stratégique pour les photographes.
Conseil n°2 : si vous résidez dans un hôtel du Puy du Fou, pensez à l’atelier « voyage au coeur de la fauconnerie » pour découvrir les coulisses.

Fin de notre voyage éclair au Puy du Fou. Avec une conclusion évidente à notre question de départ : y aller enfin ?
Oui, trois fois oui.
Oui, pour tout ce que nous avons partagé ici et pour tout le reste qui reste à découvrir.
Oui, pour les quarante-cinq ans de cette histoire d’entreprise, quarante-cinq ans qu’elle vit, s’améliore et aussi s’exporte. L’Espagne, les Pays-Bas, bientôt peut-être la Chine et les USA auront leur Puy du Fou. Le succès d’une entreprise française dans ce domaine est exemplaire. Il repose sur un parti-pris par Puy du Fou Monde : la maîtrise à 100% de tous les aspects, de la conception à l’opérationnel en passant par la production.
Oui, pour le voyage dans Histoire et dans le Temps car au Puy du Fou on voyage aussi dans le temps. Grâce aux thématiques des hôtels et des restaurants, on se déplace sur une ligne de temps du Moyen-Âge à la Renaissance, de la Gaulle au 19eme siècle.
Alors oui, y aller enfin ! Judith Lossmann


Infos pratiques La Vie Est Belle Voyages à imprimer – Le Puy du Fou

Toutes infos et réservations sur : www.puydufou.com

Les tarifs Entrée par
Billet adulte : à partir de 39€ sur réservation / à partir de 47€ sur place
Billet enfant : à partir de 28€ sur réservation / à partir de 34€ sur place
Pass Émotion : 21€ (Gratuit pour les enfants moins de 3 ans)

Y aller
En voiture par la A11. En TGV Inouï, Montparnasse/Angers St Laude puis navette le Puy du Fou (1h de trajet).

Y manger
Les restaurants – dont l’approvisionnement est réalisé en filière courte, à +/- 30 kilomètres, possède chacun leur spécifie et leur spécialité. Attention : réservation obligatoire car ils sont pris d’assaut. Ma préférence va à la minoterie dont le concept de plateau à trous est amusant et rapide.
Sur le parc, il y a partout des kiosques pour se nourrir et boire.

L’Atrium : 23€/adulte et 11€50/enfant sur réservation (entrée+plat+dessert)
Les Deux Couronnes : 23€50/adulte et 11€50/enfant sur réservation (buffet à volonté)
La Mijoterie du Roi Henry : Menu Déjeuner :  16€50/adulte et 9€90/enfant sur réservation (entrée+plat+dessert)
Buffet Dîner : 25€/adulte et 11€50/enfant sur réservation (formule buffet à volonté)

Y dormir
La Cité Nocturne, un peu à l’extérieur du parc comporte 5 hôtels thématiques soit 500 chambres. Faites votre choix entre la Villa Gallo-Romaine, le Camp du Drap d’Or, Les Iles de Clovis, la Citadelle et le Grand Siècle.

Pour informations, prix de la citadelle pour une nuit  + séjour parc (à partir de 72€ / pers) – 1 nuit pour 2 pers. : 98€/pers pour 1 jour /1 nuit –

Bon à savoir
Le Puy du Fou répond à une charte du bien-être animal qui protège les 1500 animaux, membres permanents et à part entière du parc.

De bonnes raisons d’y venir
– Pour la nuit des feux follets, un spectacle pyrotechnique le 16 septembre 2022.
– Pour la foulée des géants, une course spectacle les 8 et 9 octobre 2022.

Pour aller encore plus loin
Site Puy du Fou Espana : https://www.puydufou.com/espana/fr
Site Puy du Fou Asia : https://www.puydufouasia.com/
Site Le Grand Tour : https://www.legrandtour.com/?utm_source=puydufou&utm_medium=referral&utm_content=footer

Série USA – Le plus étonnant musée du monde : American Visionary Art Museum

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret. Mais avant, départ pour Baltimore et the American Visionary Art Museum.

BALTIMORE - American Visionary Art Museum. ©Judith Lossmann

BALTIMORE – American Visionary Art Museum. ©Judith Lossmann

Série USA – Le plus étonnant musée du monde : American Visionary Art Museum

Nichée au fin fond de la baie de Chesapeake où, je vous le disais, Baltimore prend ses aises, je vous ai présenté le quartier phare, voire alternatif de la ville à savoir Inner Habor. Nous vous avons parlé du meilleur restaurant de la ville et de l’aquarium national. Il reste bien des choses à découvrir. Promis, nous y retournerons et vous aussi. Mais au cas où…  courrez avant de quitter Baltimore, visiter un bel et bien curieux musée (une curiosité en soi) : The American Visionary Art Museum !
Fondé en 1995, sur une idée qu’elle porte depuis 10 ans déjà, par une pile atomique sur pattes, l’incroyable Rebecca Hoffberger qui au moment où elle nous lit doit avoir pris sa retraite pour -enfin- dit-elle écrire une pièce ), le musée avait choisi un parti pris jamais tenté. L’objectif ? Offrir un lieu d’expositions à des « personnalités » non intégrées. Des francs-tireurs. Des originaux. Des excentriques. Voire des personnalités totalement « perchées ». Des visionnaires. Bref, donner de l’espace à des artistes intuitifs (dont les artistes d’art brut font partie), afin de leur permettre d’exprimer leur vision de la vie quotidienne. Des générations d’artistes et de créateurs ont partagé leurs idées et leurs histoires ici. Beaucoup sont devenus incontournables pour les collectionneurs.

Pour finir son engagement de près de 30 ans, l’irremplaçable Rebecca Hoffberger a monté une exposition (à voir jusqu’au 4 septembre 2022.) en pleine pandémie sur la thématique Healing and Compassion (guérison et compassion ) ! Rien que ca ! Et ça marche si bien que l’on ressort de là, rasséréné et reboosté. OK, alors dans ce monde tout n’est pas tout à fait foutu !

Hoffberger a déclaré qu’elle espère que les visiteurs repartiront de l’exposition avec une meilleure compréhension de la compassion – y compris « comment elle fonctionne comme une force de guérison dans nos propres vies » – et un désir d’être plus compatissant. « J’espère que les idées et les perspectives que nous partageons seront une force pour un changement des cœurs et des esprits indispensable dans notre propre communauté et bien au-delà », ajoute-t-elle. En fin de compte, dit-elle « notre objectif est de montrer clairement que les pratiques économiques, environnementales, policières, scolaires, médicales, gouvernementales et d’immigration sont toutes améliorées lorsqu’elles sont d’abord versées à travers le prisme de la compassion ». Sources : baltimorefishbowl.com –

Quelques 120.000 visiteurs pénètrent chaque année dans ce musée. Ils sont accueillis par la célèbre Divine !  Voilà qui donne le ton de la bienveillance régnant ici. On entre en laissant ses préjugés dehors, open mind, – sinon on reste dehors- et l’on se laisse gagner par la créativité galopante du monde.

“ Rebecca est passionnée, obsessionnelle dans sa conduite, et personne d’autre n’aurait pu faire de cet endroit un si grand destination touristique. Et maintenant il s’agit de lui trouver un successeur ? Qui sait ? Nous avons besoin d’une autre Glinda, la Bonne Sorcière du Visionnaire. Elle est là-bas quelque part… » nous dit John Waters, écrivain, cinéaste, artiste visuel, parmi les plus grands fans du musée. Sources : baltimorefishbowl.com


LA VIE EST BELLES VOYAGES – FICHE PRATIQUE À IMPRIMER – AMERICAN VISIONARY ART MUSEUM DE BALTIMORE – 06/04/2022

Y ALLER

Avec United Airlines
Comme nous nous plaisons à le dire et à le répéter, la rédaction « fan » de voyages et non pas de « tourisme », aime partir avec les compagnies aériennes nationales. Ainsi dès le début, on est dans l’ambiance du pays. Donc, nous voilà partis avec United Airlines pour tester aussi leur nouvelle classe Premium. Autre chose que la Business et la First Class, bien au-dessus de l’Economy Classe, la Premium de United Airlines est au top ! Franchise de bagages, large fauteuil inclinable, hôtesse aux petits soins avec des collations en vol, kit bien-être agréable à recevoir et à utiliser, casque antibruit, prise d’alimentation et port USB, compartiment à bagages dédié et espace de rangement supplémentaire permettant de garder les appareils à portée de main pendant le vol. Quant au plateau repas, il est à la hauteur de l’exigence attendue. Une chose est certaine : le vol est serein et l’on arrive moins fatigué à destination. INFORMATIONS ET RESERVATIONS : https://www.united.com/fr/fr/

DORMIR À BALTIMORE
Sans surprise d’aucune sorte au Hyatt Regency Baltimore Inner Harbor. Service, accueil, décoration de la chambre. Classique, fonctionnel. Pas super sexy comme adresse mais pour une nuit ou deux ça fait l’affaire. 300 Light St. – Baltimore – Tel. 410.528.1234 –

MANGER À BALTIMORE
The Bygone : L’EXPÉRIENCE CULINAIRE LA PLUS ÉLEVÉE DE BALTIMORE dixit le site du restaurant et c’est parfaitement justifié ! Installé au sommet du Four Season Hôtel, The Bygone est THE PLACE TO BE. Décoration irréprochable tout en glamour, cliquant et belles pièces d’artistes. Ambiance chaleureuse et luxueuse. Une vue depuis le 29ème étage à couper le souffle sur tout Inner Habor East. Le Bygone remonte à l’époque des clubs sociaux de la vieille école et de l’excitation des années 1920, mais son grill ouvert, son bar à whisky et ses cocktails artisanaux ajoutent une touche contemporaine. Un menu unique !
400 International Drive, 29Th Floor – Baltimore -Tel. 415.279.1694 – www.thebygonerestaurant.com

PETIT-DEJEUNER À BALTIMORE
Le breakfast comme on en rêve en France. Pas une copie ou une imitation non un véritable festin du matin (comme souvent aux USA). On aime cette mini-chaîne (4 restaurants à Baltimore et Annapolis).
Miss Shirley’s Café – 750 E Pratt Street – Baltimore, Tel. 410.528.5373 – www-missshirleys-com

ACTIVITÉS
American Visionary Arty Museum – 800 Key Highway- Baltimore – www.avam.org

La nouvelle exposition se déroule jusqu’au 4 septembre 2022. Ouvert du mercredi au dimanche, de 10 h à 17 h. L’achat en ligne à l’avance d’un billet chronométré est nécessaire pour visiter.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – L’aquarium de Baltimore

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons aussi jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret. D’abord partons pour Baltimore et son aquarium.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – L’aquarium de Baltimore

Aquarium Baltimore, Tortue marine. ©Judith Lossmann

Aquarium Baltimore, Tortue marine. ©Judith Lossmann

Au sens promotionnel et touristique du terme, l’appellation Region Capitale USA concerne Washington DC, l’état du Maryland et celui de Virginie. Historiquement, La Virginie fut la première fondation créée en 1607. Suivie en 1632 par le Maryland. Colonies du Sud, par rapport à New York, elles signent, afin de se détacher de leur statut de colonies britanniques, la Déclaration d’Indépendance qui conduira, avec les aléas et la longue guerre que l’on sait, à la création des Etats-Unis d’Amérique en 1776. C’est peu dire qu’en Virginie, dans le Maryland et à Washington DC, on porte en soi, la force, la foi, la fierté, l’appartenance à ces terres qui ont tout donné. Aujourd’hui, les immeubles anciens sont des manifestations de la tradition et des luttes.  Toute cette région des USA a été construite de pierres, de briques. On les retrouve dans beaucoup d’édifices habités par une âme très particulière, une signature persistante et unique de pionniers où tout était à bâtir.

Plus nichée au fin fond de la baie de Chesapeake, ça n’existe pas ! Et Baltimore prend ses aises ! Le vieux Baltimore reste discret comparé à l’extrême modernité de son quartier d’affaires. Les dizaines de buildings confèrent à la ville des dimensions et une géographie urbaines parfaitement « américaines ». De jour comme de nuit, le très joli quartier du wharf, Inner Harbor, offre une magnifique promenade sur le waterfront. L’endroit idéal pour ériger un aquarium, un bâtiment comme un lien entre terre et mer pensé dans le cadre du renouvellement urbain de la ville en 1981. Un point de rencontre pour plusieurs millions de visiteurs où sont présentées près de 600 espèces. Considéré comme un aquarium national, le meilleur des États-Unis, il est le lieu le plus visité du Maryland.

Composés de trois bâtiments reliés entre eux par une galerie, il faut prévoir un certain temps (à minima 2H) pour le visiter et profiter des expositions temporaires comme perpétuelles.
Le plus ancien des bâtiments expose tous les poissons du Maryland (de ceux des cours d’eau à ceux des montagnes et des océans). Au dernier étage, une grande verrière accueille une forêt tropicale. On peut y distinguer des animaux, notamment des oiseaux, des singes et une grotte avec plusieurs vivariums de reptiles, d’amphibiens et d’arthropodes.
On redescend via une spirale autour d’un aquarium cylindrique dédié aux requins, lesquels se plaisent à monter et à descendre. Un jeu bien intéressant pour les observer sous toutes les coutures si j’ose dire. Les enfants adorent.
L’autre bâtiment, ouvert en 2005, d’une superficie de 6 000 m2 et dont le toit est aussi une grande verrière, dispose d’une thématique nommée « Animal Planet Australia : Wild Extremes basée sur la reconstitution de l’habitat naturel australien. Il est composé entre autres d’une chute d’eau, d’œuvres aborigènes et d’un cinéma en 4D.


LA VIE EST BELLES VOYAGES

FICHE PRATIQUE AQUARIUM DE BALTIMORE À IMPRIMER

 

Y ALLER

Avec United Airlines
Comme nous nous plaisons à le dire et à le répéter, la rédaction « fan » de voyages et non pas de « tourisme », aime partir avec les compagnies aériennes nationales. Ainsi dès le début, on est dans l’ambiance du pays. Donc, nous voilà partis avec United Airlines pour tester aussi leur nouvelle classe Premium. Autre chose que la Business et la First Class, bien au-dessus de l’Economy Classe, la Premium de United Airlines est au top ! Franchise de bagages, large fauteuil inclinable, hôtesse aux petits soins avec des collations en vol, kit bien-être agréable à recevoir et à utiliser, casque antibruit, prise d’alimentation et port USB, compartiment à bagages dédié et espace de rangement supplémentaire permettant de garder les appareils à portée de main pendant le vol. Quant au plateau repas, il est à la hauteur de l’exigence attendue. Une chose est certaine : le vol est serein et l’on arrive moins fatigué à destination. INFORMATIONS ET RESERVATIONS : https://www.united.com/fr/fr/

DORMIR À BALTIMORE

Sans surprise d’aucune sorte au Hyatt Regency Baltimore Inner Harbor. Service, accueil, décoration de la chambre. Classique, fonctionnel. Pas super sexy comme adresse mais pour une nuit ou deux ça fait l’affaire.
300 Light St. – Baltimore – Tel. 410.528.1234

MANGER À BALTIMORE

The Bygone : L’EXPÉRIENCE CULINAIRE LA PLUS ÉLEVÉE DE BALTIMORE dixit le site du restaurant et c’est parfaitement justifié !
Installé au sommet du Four Season Hôtel, The Bygone est THE PLACE TO BE. Décoration irréprochable tout en glamour, cliquant et belles pièces d’artistes. Ambiance chaleureuse et luxueuse. Une vue depuis le 29ème étage à couper le souffle sur tout Inner Habor East. Le Bygone remonte à l’époque des clubs sociaux de la vieille école et de l’excitation des années 1920, mais son grill ouvert, son bar à whisky et ses cocktails artisanaux ajoutent une touche contemporaine. Un menu unique !
400 International Drive, 29Th Floor – Baltimore -Tel. 415.279.1694 – www.thebygonerestaurant.com

PETIT-DEJEUNER À BALTIMORE

Le breakfast comme on en rêve en France. Pas une copie ou une imitation non un véritable festin du matin (comme souvent aux USA). On aime cette mini-chaîne (4 restaurants à Baltimore et Annapolis).
Miss Shirley’s Café – 750 E Pratt Street – Baltimore, Tel. 410.528.5373 – www-missshirleys-com

ACTIVITÉS

Aquarium de Baltimore – 501 E Pratt St. – Baltimore – Tel. +1 410-576-3800 – https://aqua.org/

LES EXTRAS

LE LIVRE À METTRE DANS MA VALISE
Liminal de Jordan Tannahill chez La Peuplade, isbn : 9782924893369

Liminal de Jordan Tannahill. © La peuplade

Liminal de Jordan Tannahill. © La peuplade

LE PRODUIT DE BEAUTÉ À METTRE DANS MON VANITY
SkinCeuticals, Hydrating B5. 75€ environ.

SkinCeuticals-Hydrating. ©Skin Ceuticals

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Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Washington et les bons restaurants !

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons aussi jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Washington et les bons restaurants !

Cranes, Le restaurant doté d’une étoile au Michelin de Pepe Moncayo. ©Cranes.

On s’est baladé dans les mémoriaux de Washington, à Arlington, au musée de l’espionnage… mais quand mangeons-nous ? Maintenant.
En deux jours et demi de présence à DC, on ne peut pas prétendre avoir testé tous les restaurants de la ville, off course. En revanche, ce que l’on peut vous dire, c’est que l’on y mange bien. Même très bien. C’est toujours une « surprise » pour nous français que de découvrir qu’ailleurs, ils s’y connaissent en gastronomie et en gourmandises. Pourtant, mon métier (qui me permet de voyager dans bien des lieux de la planète) m’autorise à vous dire que la suprématie française en termes de gastronomie perd du terrain. Non que l’on soit moins bons qu’avant, au contraire… mais parce que les autres sont de plus en plus aguerris.

En parlant de grande table, parlons de Cranes, celle de Pepe Moncayo

D’abord le chef Pepe Moncayo nous reçoit pour une interview. Il nous raconte son départ d’Espagne, son séjour au Japon qui le marque profondément tant dans le choix des matières premières que dans la culture de la découpe et de la présentation. Grand écart entre ses origines latines et sa passion nipponne, il invente le « Spanish Kaiseki, une cuisine fusion entre ces deux opposés du globe et de la méthode. Il combine les saveurs, les ingrédients, crée des combinaisons ingénieuses. Résultat ? Son restaurant, de beaux espaces de bois et matières, fait le plein chaque jour. Heureusement, on l’a testé car première bonne surprise, il n’est pas plus cher qu’un autre, voire moins cher à catégorie égale. Avec le menu « dégustation », s’ouvre un bal des saveurs qui dure, qui dure : Mushroom Soup, Hamachi Brioche, Grilled Scallop, Sweet Patato, Halibut, Venison, dessert avec l’immanquable Cinnamon Apple, les mignardises et une carte de vins, parfaitement sélectionnée.
OMG ! que c’est bon, raffiné, délicieux, innovant… Bref, une source intarissable de « bien manger » à ne (comme disent les journalistes en mal d’expression pour dire qu’il faut y courir) manquer sous aucun prétexte. Une réservation est fortement recommandée pour ce restaurant qui bénéficie d’une étoile au Michelin !

 

On a testé, un déjeuner sur le wharf du Potomac

On a rendu les vélos – géniaux pour la balades des mémoriaux – et juste à côté un restaurant en plein soleil, avec vue sur le fleuve nous tendait les bras. Un peu le hasard. Le bon hasard. Le goûteux hasard. On s’arrête dans un restaurant banalement nommé The Grill. Pas de quoi fouetter un banjo ! L’accueil, la carte, les bons plats nous font vous l’indiquer comme une bonne adresse. A la carte ou au menu : ribbs d’exception, crab cake (LA SPÉCIALITÉ DES ÉTATS de Washington DC, de la Virginie, du Maryland), huitres, coquilles St Jacques (une autre des spécialités du coin), des soupes et pour les amateurs desserts gigantesques. Même un effort sur les frites désormais accompagnées de légumes (à la demande quand même !) et à noter. Petit à petit les USA se laissent gagner par les légumes jusque-là, disons réservés, aux grandes tables qui savent les cuisiner.

The Grill, near the wharf. Washington CD. ©The Grill

Plus classique, une table italienne, RPM Italian DC

Ben oui, l’Italie et l’Amérique c’est un mariage des goûts consommée depuis l’édification des premières rues de New-York, heu… Washington. Comme partout, il y a l’Italie des pizzas, une spécialité en soi. L’Italie de la bonne fouffe de la Mama avec les pasta et l’osso bucco. Et l’Italie nouvelle, la fusion, laquelle comme tous les autres pays du monde, parfait son identité dans sa créativité et sa remise en question- gastronomique. Ce restaurant RPM Italian, joue dans toutes ces cours. S’asseoir à l’une des innombrables tables de cet immense restaurant, bien découpé en « quartier » est une garantie de gourmandises et de découvertes. Les ressources locales : crabe, moules, coquilles St Jacques sont bien représentées. Les antipastos italiens voguent ici sur de hautes vagues. j’ajoute cette belle découverte culinaire : les choux de Bruxelles mi-cuits. Plongés quelques heures dans un macérât d’huile et de vinaigre balsamique dont le chef possède le secret, ils valent à eux-seuls, de réserver une table ici.

Chez RMP Italian, on mange les meilleurs Brussels Sprouts de Whasington DC. ©Eater DC. 😀

Et le petit- déjeuner alors !?

Nous avons dormi à l’hôtel Riggs Washington, un bel hôtel contemporain installé dans un immeuble classique du centre, l’ancien bâtiment historique de la Riggs National Bank. Grandes chambres confortables et isolées du bruit extérieur, belle vue sur le centre, salle de bains, peignoir et chaussons jaune canari en souvenir. Nous avons apprécié l’accueil et les lieux.
Le Café Riggs, une étoile au Michelin, magnifique restaurant, bar à cocktails, et breakfast à la hauteur des exigences de plus gourmands, à la fois en buffet et à la commande. Attention cependant, à la commande le service ce jour-là en tout cas était très, très lent !

De très nombreux coffees shop proposent des petits déjeuners. Pantagruéliques et délicieux, ils sont le repas préféré des Américains. Une véritable institution. Il y a des tonnes de restaurants à Washington, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Ils ont un point commun. Ils servent chaque jour des milliers de repas à une clientèle exigeante, cosmopolite, avertie… Moralité, peu de chance de s’y tromper. Washington et les restaurants est une source sûre de satisfactions. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES WASHINGTON ET LES BONS RESTAURANTS

RPM Italian DC – 650 K St NW, Washington, DC 20001 – Tel. +1 202-204-4480 – www.rpmrestaurants.com

Cranes – 724 9th St. NW, Washington, DC 20001 –  Ouvert tous les jours déjeuner et diner – Tel. +1 202 679 5576 – www.cranes-dc.com

The Grill DC – 99 Market Square SW, Washington, DC 20024, Tel. +1 202 916 5996 – www.thegrilldc.com

 

Riggs Hotel DC – Salle breakfast. ©Riggs.

Hôtel Riggs/Café Riggs – 900 F St NW – Washington – Tel. +1 202 638 1800 – https://www.riggsdc.com/

 

 

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – The Spy Museum à Washington

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons aussi jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – The Spy Museum à Washington

Avant-hier notre ordre du jour était Washington les mémoriaux, hier Arlington, cimetière militaire en Virginie, aujourd’hui ambiance plus fun (quoi que ça reste à vérifier), nous vous conduisons au musée de l’espionnage. Tenue de camouflage OK ? Nom de code OK ? Prête et prêt à travailler sous couverture ? En route…

Spy Museum Washington

Toujours bon à savoir…

Conceptualisé par Milton Maltz, un briseur de code durant la guerre de Corée, the Spy Museum / Le musée de l’espionnage est né dans la ville capitale en 2002. Où aurait-il pu mieux trouver sa place qu’à Washington DC ? Depuis, 2019 il a déménagé à L’Enfant Plaza, un quartier ultra moderne de la ville. Dans un immeuble flambant neuf. Attention, entreprise privée à but non lucratif, contrairement aux musées du Smithsonian, il est payant mais ça vaut le coup car vous y verrez la plus importante collection d’artefacts d’espionnage international exposés au public. Tout le musée est interactif et c’est là sa principale qualité car on s’y amuse, voire on s’y passionne pour un monde qui nous fait rêver au cinéma. On se prend pour James Bond. On voit que la « real life », agent secret est un métier avec ses techniques, sa solitude mais surtout ses énormes responsabilités. Ultra documenté, à base de pièce d’archives et de cas réels (tombés dans le domaine public) la collection permanente retrace l’histoire complète de l’espionnage, depuis les empires égyptien, grec et romain, le Moyen Âge, la Renaissance, l’Empire britannique, la guerre d’indépendance américaine, la Révolution française, les guerres napoléoniennes, la guerre civile américaine, les deux guerres mondiales…
Outre une promenade (dangereuse) au cœur des guerres chaudes ou froides, des révolutions, des conflits pour des possessions de matières premières… le musée vous transporte -off course, aussi dans le temps.
Des reconstitutions de l’Est, aux heures noires du nazisme font froid dans le dos… et quand le chien aboie, on connait la crainte d’être arrêté. Méfiez-vous donc de tout, de tout le monde, des gentils comme des méchants car rien n’est jamais conforme à ce que l’on croit.

Spy Museum Washington

Votre mission si vous l’acceptez…

Dès l’entrée, vous êtes dans l’ambiance. On vous remet une carte « undercover mission » qu’il faudra, au fur et à mesure de votre avancée, utiliser dans diverses galeries : « Stealing Secrets », « Making Sense of Secrets », « Covert Action », « L’espionnage qui a façonné l’histoire », « Un monde incertain » Dès la validation effective, vous voilà transformé en agent secret. Soyez attentif, les informations indispensables à votre mission vous sont délivrées très tôt dans le parcours. Si vous oubliez le code, votre mission est foutue !

Le musée est interactif vous disais-je et mieux vaut bien pratiquer l’anglais/l’américain sinon je l’avoue, c’est un peu frustrant. Et c’est mon principal reproche pour ce musée qui mérite non seulement le déplacement mais aussi les 3 à 4 heures à lui consacrer pour en profiter.

Des programmes « jeunes enfants » sont prévus donc on peut y aller en famille à tous les âges. Les ados et les adultes adorent. C’est peu de le dire. Allez les 007, bons vents et SVP, réussissez votre mission, on a besoin d’être un peu peinards non ?

Haaa !  j’ai failli oublier… renseignez bien votre adresse mail car vous recevrez le debrief de votre mission chez vous dans votre boite de courrier électronique. De quoi frimer devant les potes en soirée !

 

 


LA VIE EST BELLE VOYAGES

INFORMATIONS PRATIQUES SPY MUSEUM WASHINGTON

 

Y ALLER

700, L’Enfant Plaza SW, Washington, DC 20024, États-Unis

Tous les jours de 9h00 à 19h00

Téléphone : +1 202-393-7798

Station métro : L’Enfant Plaza Station

Tarif : environ 25€

info@spymuseum.org

www.spymyseum.org

 

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Le cimetière d’Arlington en Virginie

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons aussi jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Le cimetière d’Arlington en Virginie

Arlington, le cimetière au couchant. ©Judith Lossmann

Hier nous vous parlions des mémoriaux de Washington DC. Aujourd’hui, poursuivons notre visite de la mémoire avec le cimetière national d’Arlington (en anglais : Arlington National Cemetery). Le cimetière militaire le plus connu au monde et le plus ancien cimetière militaire des États-Unis.

Face à Washington DC, sur l’autre rive du Potomac, bien qu’accessible en métro depuis DC il se situe dans l’État de Virginie, tout proche du Pentagone. Crée durant la guerre de Sécession sur l’ancienne propriété de l’épouse du général Robert Lee, il accueille près de 320.000 personnes mortes pendant les guerres. De celle de l’Indépendance aux derniers conflits du 21e siècle, d’Irak ou d’Afghanistan, guerres de Corée et du Viêt Nam. De grands anonymes reposent ici. Et aussi de très célèbres dont la flamme ne s’éteint jamais.

Pourquoi faut-il visiter Arlington ?

Pour la beauté sereine des lieux et pour leur majesté. Visiter Arlington au soleil couchant est sans doute la meilleure heure pour entrer en union, en symbiose avec la plénitude des lieux. Une fois passé le check point (on est sur le département de la Défense), des chemins goudronnés longent des kilomètres d’alignement de croix blanches. On les regarde à l’arrêt, elles se figent. On les regarde en marchant, elles semblent bouger au rythme de nos pas et se réaligner en permanence dans un ordre parfait, une unité parfaite, un moment parfait.

En alternance avec les champs de croix, tout en collines, coteaux, détours, espaces boisés avec des arbres séculaires aux branches dénudées en ce début décembre Arlington, tombe de minute en minute dans une obscurité qui sied si bien à son statut. Arlington, seulement illuminé par le soleil, boule rouge orangé irradiant de mille feux, colorant le blanc des croix en rouge flamboyant, faisant revivre l’énergie et les blessures de la guerre. Arlington où le silence prime.

Toute cette beauté, cette sérénité, s’offrent dans le silence ou dans l’écho feutré des pas des derniers visiteurs tournant le dos à tous ces morts pour aller dans la grande ville revivre le temps qu’il leur reste.

Tombe de JF Kennedy. © Judith Lossmann

De virages en boucle, on arrive devant deux larges tombes au ras du sol. On pourrait presque marcher dessus par inadvertance. Heureusement, un flambeau alerte le regard. Une modeste, ténue mais résistante flamme volète au rythme du souffle de l’air ; elle éclaire l’ombre des lettres gravées sur la dalle de granit noir de la tombe. John Fitzgerald Kennedy et à côté Jackie. Plus petites à gauche et à droite celles de deux de leurs enfants mort jeunes. Une simplicité troublante qui laisse la place à l’émotion. Autour, des pierres dont les interstices sont les abris de minuscules mousses. Autour, une belle pelouse d’herbe. Autour, Arlington. Autour, Washington DC et la Virginie. Autour l’Amérique. Autour, le monde qui continue de tourner, plutôt mal que bien. Dommage !

 

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Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Spy Museum Washington

A suivre :

Washington shopping Georgetow

Washington restaurants


FICHE PRATIQUE ARLINGTON À IMPRIMER

 

Arlington, VA, États-Unis – Tous les jours de 8h00 à 17:00 – Tél. +1 877-907-8585 – https://www.arlingtoncemetery.mil/#/

Y ALLER

EN VOITURE

Le cimetière national d’Arlington est situé de l’autre côté de la rivière Potomac depuis Washington, DC, au bout de Memorial Avenue, qui s’étend depuis Memorial Bridge. Arlington est accessible depuis les principales routes de la région de DC : l’Interstate 95, le Capital Beltway (I-495), le George Washington Memorial Parkway et le Baltimore-Washington Parkway (I-295).

METRO

Le cimetière est également un arrêt du système Metrorail de la Washington Metropolitan Area Transit Authority. La station Arlington Cemetery, sur la ligne bleue du métro, se trouve à quelques pas du centre d’accueil.

ATTENTION

Vous entrez sur un site du Département de la Défense américaine donc Passeport valide !

ORGANISER LA VISITE

Voir sur le site https://www.arlingtoncemetery.mil/Visit  (traduit en excellent français), on peut le visiter à pied, en tramway, départ toutes les 30 minutes.

Accessible aux personnes handicapées.

COVID

Les masques ne sont plus obligatoires depuis le 3 mars 2022 mais la distanciation sociale reste en vigueur.

AUTRES ACTIVITÉS À ARLINGTON

Tombe des soldats inconnus

Relève de la garde

Arboretum commémoratif

Amphitéâtre commémoratif

Boutique de souvenirs

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Washington Memorial

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons aussi jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Washington Memorial

Smithsonian Castle Washington. ©Judith Lossmann

Alors, prêtes et prêts. Commençons par Washington DC. Comment dire ? Washington DC, quand on y arrive pour la première fois, semble une ville familière. Et pour cause. Quelle série n’a pas ses plans sur les mémoriaux, le Capitole, l’obélisque, le National Mall, les musées du Smithsonian ? Des lieux de tournage inévitables… Tant et si bien que cette familiarité pourrait nous faire oublier toutes les découvertes qu’il y a à faire à Washington. Aujourd’hui Washington, version mémoriale… C’est émouvant…

S’il est une ville qui souffre de son image inconsciente collective, c’est bien Washington. Une ville, croit-on, d’immeubles de bureaux, de fonctionnaires, sombre et sinistre, réduite à son seul territoire : D.C.
Oui, il s’agit d’une ville état (nous pensons à Luxembourg), et non elle ne se réduit pas à cela. Washington DC regorge de beautés, de lieux de shopping, d’architecture, de parcs. DC (comme l’on dit familièrement ici)  est une ville habitée, aimée et animée par ses habitants. Ils nous disent qu’elle est douce à vivre, très européenne, d’un climat agréable. Que les plus belle saisons sont l’automne qui la pare des indescriptibles couleurs de l’été indien et le printemps que la verdit jusqu’en dans ses moindres interstices sur les balcons et des façades. Sans parler du National Mall !

Le National Mall

Vu sur le National Mall de Washington depuis le Lincoln Memorial. © Judith Lossmann

Poumon vert, passage obligatoire, ligne droite qui scinde la ville en deux et facilite le repérage, déjà simple, dans cette ville à angles droits. Si le National Mall rappelle quelque chose aux Français que nous sommes, c’est normal. Il est directement inspiré du Champs de Mars à Paris. En trois fois plus long et trois fois plus large. Dans sa première partie entre le Capitole et l’obélisque connu sous le nom de Washington Monument, il accueille sur ses cotés une grande part des musées de la ville réunis sous l’appellation Institution Smithsonian. Point commun : toutes les entrées sont gratuites ! Optimiser votre venue en vérifiant les jours d’ouverture, ils ne le sont pas tous en même temps. Parmi ceux que l’on reconnait sans n’y être jamais allé, se trouvent The National Air and Space Museum (actuellement en rénovation), the National Museum of Natural History mythifié par le film « Une Nuit au Musée », The US Holocaust Memorial Museum.

Devant l’immense statue du Président Lincoln à Washington. ©Judith Lossmann

Les mémoriaux de Washington

Impossible, voire impensable de venir à Washington sans visiter les mémoriaux, symboles de la démocratie américaine. On commence par le Capitole, symbole entre tous les symboles (en réparation pour les raisons que vous connaissez. Il faudra revenir). En sortant du Capitole, le National Mall, ses musées et au centre de la vue, Washington Monument ! Érigé sur un petit monticule, entouré des drapeaux des États qui flottent au vent, l’obélisque est un hymne à la Liberté et à l’Union. Cette longue et puissante flèche, longtemps fermée au public après un tremblement de terre qui l’avait fragilisée, vient de ré-ouvrir ses portes et sa vue splendide ! Pour un dollar, on monte au sommet, dans la pointe où huit fenêtres, 2 par point cardinaux, offrent une vue à 360 degrés sur les mémoriaux, sur toute la ville et sur le sublime cimetière d’Arlington, accessible en métro mais déjà en Virginie.

The Lincoln Mémorial

Vu et revu des milliers de fois, surprend toujours par sa magistrale et imposante sculpture de Lincoln qui apparait au regard seulement après avoir grimpé une belle envolée de marches. Même si beaucoup de gens « défilent » devant cette symbolique représentation d’Abraham Lincoln, premier Président républicain de l’histoire du pays, une sorte de recueillement et de silence accompagne la visite. Un respect qui perdure au-delà des décennies pour le plus grand de tous les présidents et notamment pour celui qui a aboli l’esclavage le 1er janvier 1863.

The World War II Mémorial

Magistral mémorial édifié pour se recueillir sur les morts de la Seconde guerre mondiale, il impose le respect par sa beauté, sa grandeur, ses volumes et le statuaire qui entoure le lieu. Le jour de notre venue, le 7 décembre, on célébrait les pertes humaines de Pearl Harbour en lisant à haute voix les noms et prénoms des morts.

Memorial seconde guerre mondiale à Washington.©Judith Lossmann

The Thomas Jefferson Memorial

Poétiquement construit au bord du Potomac et du bassin Tidal, ce mémorial est moins fréquenté. Pourtant les marches, les colonnes et la statue de Jefferson valent le déplacement. Il n’est pas, pour l’instant, question de le faire disparaitre – au nom de la cancel culture que nous désapprouvons fermement au sein de la rédaction – mais le risque est certain. D’où l’urgence – en attendant des jours meilleurs pour l’Histoire – d’aller voir ce beau mémorial édifié pour un homme qui fut le 3ème président des États-Unis, l’un des principaux rédacteurs de la Déclaration d’Indépendance en 1776 auquel on reproche, aujourd’hui, d’avoir possédé des esclaves.

Statue en l’honneur des hommes tués durant la guerre du Vietnam. Washington. © Judith Lossmann

The Vietnam Veterans Memorial

Installé dans Constitution Gardens au bout du Mall à droite du Lincoln Memorial, il est signé de Maya Lin. Moins connu, moins célébré (depuis l’Europe seulement), ce mémorial se résume à la plus simple expression artistique qui soit. 150 mètres d’un long mur de granit noir parsemé de 58156 noms gravés, se longe dans une douce pente, du plus haut au point le plus bas… là où s’arrête la guerre. À la sortie de cette « promenade mémorielle », des sculptures de trois soldats en bronze, de taille réelle, casqués, noyés sous les masses d’un barda dur à porter. Plus loin, honneur aux femmes avec le Vietnam Women’s Memorial.

 

 

 

Korean Memorial Washington. ©Judith Lossmann

The Korean War Veterans Memorial

En face, de l’autre côté du canal, the Korean War Veterans Memorial. Sur un site assez restreint, l’émotion l’emporte à la vue de cette troupe de soldats aux faces défigurées par la fatigue, la peur, l’angoisse. Troublant ! À voir absolument.

Martin Luther King Mémorial

Martin Luther King Memorial à Washington © Judith Lossmann

Où l’on peut admirer l’imposante sculpture, inaugurée en octobre 2011 par Barack Obama, en mémoire du leader de la lutte des Droits Civiques aux États-Unis. Ce monument défend trois thèmes : la justice, la démocratie et l’espoir représentés par l’eau, la pierre et les arbres. Installé sur les rives du Tidal Bassin, le lieu prête à la méditation et à la pensée.

La Maison Blanche à Washington. ©Judith Lossmann

La Maison Blanche

Avant de rentrer dans le vif du sujet, réglons tout de suite le problème pour les fans de Designated Survivor et de Kiffer Sutherland. Quand, enfin vous verrez la Maison-Blanche, désolée de vous le dire, mais il ne sera pas là à la fenêtre pour vous accueillir ou vous faire un signe de la main. N’empêche la Maison-Blanche (sourire satisfait), the White House, c’est vraiment quelque chose ! Certes, à la rédaction on aime l’Amérique ce qui nous rend faciles à convaincre. Mais quand même la Maison-Blanche (sourire satisfait) ! Allez soyons honnêtes… haut lieu du pouvoir mondial, on la voit de loin et on est loin de pouvoir la toucher du doigt. Peut-être une peu décevante, mais quand même la Maison-Blanche !!!

Balade à vélo

Cette longue excursion dans l’Histoire de la Démocratie américaine est passionnante et longue à faire à pied. Prenons bien la mesure de la grandeur de ce pays. Aussi, je partage avec vous, l’un de mes meilleurs plans à Washington : faire cette balade avec une guide et à vélo. On peut demander à assistance électrique sans problème, même si Washington est plate. Unlimited Biking’s se prête à merveille à toutes ces découvertes. Avec le vélo, on accède facilement et rapidement à tous les sites. Une balade « sur mesure » avec d’autres points de vue est possible aussi. Idéale pour une visite en profondeur et en conscience des Mémoriaux.

Unlimited biking’s Monuments and Memorials Bike Tour. Washington.©Judith Lossmann

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Série USA – Découvrir la région de la capitale des Etats-Unis – Spy Museum Washington

A suivre :
Washington shopping Georgetow
Annapolis station balnéaire
Annapolis, visite de la Navy

 

 

 


FICHE PRATIQUE WASHINGTON MEMORIAL À IMPRIMER

 

AVANT DE PARTIR

Le guide à emporter, cartoville Wahsington.

Lire le guide Cartoville Washington. Excellent support de voyage, petit, rigide, des cartes grand format dépliable par quartier, bien documenté avec un plan détaillé et une foule de bonnes adresses, il contient l’essentiel de Washington.

 

 

 

 

Y ALLER

Compagnie aérienne, United Airlines. Classe Premium.

Comme nous nous plaisons à le dire et à le répéter, la rédaction « fan » de voyages et non pas de « tourisme », aime partir avec les compagnies aériennes nationales. Car dès le début, on est dans l’ambiance du pays. Donc, nous voilà partis avec United Airlines pour tester aussi leur nouvelle classe Premium. Autre chose que la Business et la First Class, bien au-dessus de l’Economy Classe, la Premium de United Airlines est au top ! Franchise de bagages, large fauteuil inclinable, hôtesse aux petits soins avec des collations en vol, kit bien-être agréable à recevoir et à utiliser, casque antibruit, prise d’alimentation et port USB, compartiment à bagages dédié et espace de rangement supplémentaire permettant de garder les appareils à portée de main pendant le vol. Quant au plateau repas, il est à la hauteur de l’exigence attendue. Une chose est certaine : le vol est serein et l’on arrive moins fatigué à destination.

INFORMATIONS ET RESERVATIONS : https://www.united.com/fr/fr/

 

 

 

DORMIR À WASHINGTON DC

Riggs Washington DC – 900F Street NW – Washington, DC 20004 – Tel. 202 638 1800 – https://www.riggsdc.com/

 

ACTIVITÉS

Unlimited Biking – Service de location de vélo – 998 Maine Ave SW, Washington, DC 20024, États-Unis – Tel. +1 202-842-2453 – www.unlimitedbiking.com

USA, back again ! Start with Californie

Post Covid, post Trump… Les USA et la Californie que l’on aime se sont fait attendre ces dernières années. Heureusement tout finit toujours par avoir une fin et s’ouvrent de nouvelles portes d’entrée. En 2022, les voyageurs sont invités à (re)découvrir tout ce que la Californie a à offrir. Tout au long de l’année, le Golden State célébrera l’ouverture de plusieurs nouveaux hôtels de luxe, proposera des expériences palpitantes dans ses parcs à thème, affichera une offre culturelle riche, et bien plus encore. La Californie ouvre le bal de nos articles. À suivre les déserts du Nevada, Las Vegas, Annapollis et sa célèbre Navy, Washington DC, Arlington, les vignes de Virginie et bien d’autres…

 Tour d’horizon de ce que réserve la Californie à ses voyageurs en 2022 ! Côté hébergement
En 2021, la Californie annonçait déjà l’ouverture d’une trentaine de nouveaux établissements. Et cela continue en 2022, avec de nouveaux hôtels qui ouvrent leurs portes. Parmi eux :

. Stanly Ranch, Auberge Resorts Collection, Napa Valley : A l’extrémité sud de la Napa Valley, les rives de la rivière Napa contournent l’historique Stanly Ranch, où les vignobles recouvrent les collines sous un magnifique ciel californien. Ici, un nouveau resort de luxe 5* vous attend. Stanly Ranch, une nouvelle destination au cœur de la région viticole, qui célèbre le romantisme et le plaisir d’un séjour en famille ou entre amis dans un cadre ancré dans la tradition viticole, inspiré par la beauté de la terre et imprégné d’un esprit convivial.
. The Line SF : La chaîne d’hôtels qui opère déjà à Los Angeles, DC et Austin, s’installe à San Francisco, au 950 Market Street. Cet hôtel de 236 chambres comprendra un bar et un restaurant, ainsi qu’une discothèque et un bar sur le toit.
. Et le très attendu Sensei Porcupine Creek et sa retraite de bien-être intime : Situé dans les contreforts des montagnes de Santa Rosa à Rancho Mirage, une véritable oasis vous attend, dédiée au bien-être. La chaîne de montagnes, qui fait partie d’une zone protégée dans la vallée de Coachella, s’élève de façon spectaculaire à l’arrière-plan d’un domaine de 95 hectares. Sensei Porcupine Creek a transformé un domaine privé fréquenté par des athlètes professionnels, des célébrités et des dignitaires en une retraite de bien-être intime avec des installations de golf et de tennis incomparables et des jardins luxuriants.

agua caliente

La Californie, Côté attractions…

. Les Presidio Tunnel Tops : Le printemps prochain sera l’occasion de fêter l’ouverture des Presidio Tunnel Tops,  prévue pour mai 2022. Construit sur les sommets des tunnels du  Presidio Parkway, le site Presidio Tunnel Tops comprend 14 hectares de nouvelles terres de parc national. Conçu par James Corner Field Operations (le cabinet à l’origine de la High Line de New York), le projet présente de nombreux atouts. Notamment des points de vue panoramiques sur le Golden Gate Bridge ou sur la ville ou encore la présence de magnifiques jardins et sentiers. De multiples aménagements vont également être mis en place tels qu’un service de restauration (comprenant une aire de pique-nique) et d’accueil des visiteurs. Les visiteurs pourront apprécier cette belle nature, s’amuser au Crissy Field Center, et à l’aire de jeux naturelle « Outpost » ainsi que dans la nouvelle Field Station.
. L’ouverture de l’Agua Caliente Cultural Plaza : Le nouvel Agua Caliente Cultural Plaza, situé dans le centre-ville de Palm Springs, comprendra le musée culturel d’Agua Caliente, le Spa at Séc-he et un sentier Oasis. Le nouveau musée célébrera l’histoire, la culture et les temps modernes de la bande d’Agua Caliente des Indiens Cahuilla, et le spa mettra en valeur l’ancienne source minérale chaude de la tribu. La conception de la place culturelle s’inspire des traditions d’Agua Caliente, telles que le tressage de paniers et la poterie, ainsi que des éléments naturels.
. L’exposition sur les grands fonds à l’aquarium de Monterey Bay : Cette nouvelle attraction dont l’ouverture est prévue au printemps 2022, présentera l’exposition Into the Deep : Exploring Our Undiscovered Ocean. L’occasion de faire découvrir au public les animaux étranges et fascinants des grands fonds. Ce sera également une occasion unique d’observer les alcyonaires à ventre sanglant qui vivent le long de la côte de Monterey. Cette exposition révolutionnaire recueille et ramène les animaux à la surface à l’aide de sous-marins robotisés qui naviguent dans l’obscurité totale. Une fois à la surface, la technologie innovante de l’aquarium reproduit les conditions des eaux profondes.
. L’ouverture officielle du musée Comic-Con est prévue pour l’été : La première version du nouveau musée situé dans le Balboa Park à San Diego a ouvert ses portes le 26 novembre 2021, permettant aux visiteurs de voir de nombreuses expositions liées aux bandes dessinées et à l’art populaire, tout en servant de lieu de rencontre pour la communauté de fans. L’ouverture intégrale des 3 étages est prévue pour juillet 2022 et comprendra un espace d’exposition intérieur plus grand ainsi que des zones éducatives. Les visiteurs peuvent s’attendre à ce qu’un grand espace soit consacré à des expositions temporaires, à un centre éducatif , à un cinéma vidéo 4K et à un espace de présentation. 

WONDER WOMAN™ Flight of Courage

WONDER WOMAN™ Flight of Courage, le 20e grand huit de Six Flags Magic Mountain ouvrira à l’été 2022 et sera le grand huit le plus haut et le plus long de la planète. Les passagers voleront sur 300 mètres de rails, s’élevant jusqu’au 13ème étage et s’envolant à vive allure, jusqu’à 90 km/h. Le manège sera situé dans la zone DC UNIVERSE™ du parc, qui sera agrandie et réaménagée pour inclure un nouveau restaurant et un bar, ainsi que des boutiques. En entrant dans la file d’attente du manège, influencée par l’architecture grecque et dotée d’un aménagement paysager tropical, les invités seront plongés dans l’histoire de sa vie et de la façon dont elle a obtenu ses super pouvoirs.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Sensei Porcupine Creek – Palm Springs Hotel / Hospitality / Resort Photographer, Architecture and Lifestyle – Tanveer Badal Photography

Informations sur www.visitcalifornia.fr

Cappadoce & Montgolfières

Cheminées des fées. Anatolie. Montgolfière. Villages troglodytes. Berceau du christianisme oriental. Tels sont les mots clefs d’une des plus belles régions de Turquie, la divine Cappadoce ! Allez, prêts à embarquer dans le panier de notre montgolfière ?!

Les montgolfières volent au-dessus de Gorëme et font vibrer toute une ville sous leur charme. ©Judith Lossmann

La Cappadoce d’en bas

À peine posé à Kayseri, on roule, on roule… dans une région façonnée par les volcans. Et puis soudain, c’est là. Une dominante rose orangé. On entre dans l’espace du parc national de Gorëme, dans le règne du tuffeau, une pierre sableuse dont l’érosion, rapide, ébauche des sculptures géantes. Il faut arriver en fin d’après-midi quand rien n’illumine autant la beauté des lieux que les rayons du ponant au moment où ils caressent les masses minérales et donnent à la couche de sable en surface une épaisseur et une vie à part.
Ici, se dressent des champs de sculptures phalliques dessinées par des millénaires de vent, polies par des milliards de gouttelettes d’eau de pluie, aiguisées par des tempêtes de sable. L’œuvre de Dame Nature !
Les cheminées des fées ?! Un choc visuel. On reste pantois. On ne sait où poser les yeux. Là, au sommet d’une tour où s’ébroue un oiseau. Ou là-bas dans les entrailles ce bloc où, parait-il, se cache une église ? Ou bien derrière les fûts de pierre, dans cette ombre portée élancée, filiforme qui fait passer notre silhouette pour un mauvais dessin.
Au même titre qu’une rencontre amoureuse, c’est dans le ressenti physique et l’Art naturel que s’expriment les émotions. Le parc en fin de journée, alors que les dernières voix des touristes s’éloignent vers la sortie, semble être pour soi-seul. C’est comme si l’on entendait parler les fées. Un chuintement permanent, une langue inconnue, une Fourchelangue pourtant compréhensible. Celle de la beauté à l’état pur, celle d’un temps d’avant quand, les hommes dominés par la Nature, la respectaient comme une Déesse. Peut-être est-ce elle que l’on entend murmurer ? Aller savoir… Son chant minéral, en tout cas, est une ode à la contemplation. Que faire d’autre devant ce silence, ces couleurs, ces montagnes, ces horizons et ces étranges sculptures dont on craint la fragilité, que de regarder en silence, de se plonger dans les vides et d’essayer de les emporter avec soi, autrement qu’en photo.

 

La Cappadoce d’en haut

La ville de Gorëme sous une pluie de montgolfières au petit matin. ©Judith Lossmann

Dur ce réveil à 4h30 du matin. La nuit trop courte s’éternise dans le bus qui conduit dans le silence, la quinzaine de personnes emmitouflées dans des doudounes, des cache-nez, des gants, la tête dodelinant au rythme des ornières. Un stop et nous voilà chacun doté d’une box petit-déjeuner. À 5h du matin pas le cœur à manger des chips. Un café serait bienvenu. On arrive sur une immense esplanade de sable, des vagues contreforts couleur du ciel et de l’horizon ferment ce cirque. Comme dans un film, où l’on aurait eu les yeux bandés, nous ne voyons rien ou presque. À peine de minuscules silhouettes actives autour d’énormes ventilateurs. Dans le jour naissant, telles des baleines éventrées, les gigantesques ballons couchés sur le sol frétillent de recevoir l’air qui les fera monter. Puis jaillissent ensemble le bruit caractéristique du propane en feu et la lumière. Le temps d’un éclair, la scène prend des allures de film à grand budget. Nous nous croyions seuls. Et là, sur des centaines de mètres carrés des équipes par dizaines s’activent chacune autour de leur nacelle. Et dans le bruit des souffleurs d’air électriques et celui de propane qui s’échappe en flammes, doucement, très doucement, les ballons prennent vie. Le premier est le nôtre. Il grandit. Grossit. Se décolle lentement. Puis, tel un vieillard fatigué, il donne un sévère coup de reins et se redresse de toute sa hauteur, droit et fier, prêt à nous embarquer. Nous, les premiers nous faufilons dans le panier d’osier compartimenté format « ogre » qui va nous servir de plancher des vaches pendant plus d’une heure. On ne peut pas s’empêcher de penser à la sécurité. Sont sûrs d’avoir tout vérifié, j’espère !? Allez, grimpons sur un escabeau, enjambons les rebords. Je m’installe dans un angle. Bonne place. Je patiente. À côté, l’embarquement dans d’autres montgolfières est plus rapide. Dans la fureur des gaz lâchés, les nacelles montent. En dehors de ce son si caractéristique, c’est le silence. La couleur des toiles s’illumine de l’intérieur à chaque lancée de propane. Les ballons montent vite. Puis, c’est le nôtre. À peine un soubresaut et nous voilà arrachés à l’attraction terrestre. Dans la nacelle, on s’accroche au bord avant de vite lâcher, rassurés par le pilotage hors pair. On vole, on s’envole, on monte, on domine les cheminées des fées, on passe au raz des maisons, au raz des rochers, au raz des plantations, on vole à deux centimètres de la canopée, arrachant parfois une feuille ou deux. On monte en même temps que le soleil. Quand l’astre enfin éclaire la scène, nous sommes au paradis. Du sol, tel des générations spontanées de champignons géants et colorés, des dizaines et des dizaines de montgolfières s’arrachent du sol. C’est une danse. C’est un poème. C’est un délice. C’est fabuleux. L’immortalité de la pierre mêlée à une vie frissonnante, celle des ballons, donnent à admirer un tableau de maître impressionniste. Un moment de pure magie céleste ! Que notre Terre est belle !

Dommage, les montgolfières se posent. ©Judith Lossmann

Dommage, les montgolfières se posent !

Alors… Oui, il faudra redescendre, oui il faudra marcher à nouveau. Oui, nous aurons droit à un atterrissage délicat et d’une précision exemplaire, posés que nous sommes, au centimètre près, au centre d’une remorque attelée à un camion. Oui, nous aurons notre brevet et oui nous aurons le champagne sans alcool à 8 h du matin. Mais, perso, je serai bien restée la journée là-haut à vouvoyer les nuages. Au point d’avoir envie de relire séance tenante « 5 semaines en ballon » de Jules Verne. Tout a une fin et heureusement c’est cela qui donne de la valeur aux instants. Celui-ci est à inscrire dans sa liste des « À faire absolument avant d’arrêter de vivre ». Je vous souhaite de cocher cette case.

Vice-versa, recto-verso

Hier en haut, ce matin en bas. Retenez de vous lever à l’aube, si sait-on jamais, votre hôtel oubliait de vous le dire. Tout le spectacle de la veille au matin va s’inverser. Hier, vous regardiez en bas, aujourd’hui, il faudra regarder en haut. Admirer les centaines de montgolfières jouer avec le vent et les rayons du soleil, s’amuser à raser les toits des hôtels, friser l’atterrissage d’urgence au bord de la piscine. Voire, se poser sur l’une des places publiques de Gorëme, le temps d’un clin d’œil avant de repartir attaquer les cieux. Ils sont taquins ces pilotes et aiment par-dessus tout montrer leur savoir-faire et leur passion. Tout ce que l’on voit d’en haut, s’admire d’en bas. Les photographes sont aux anges et ne savent où donner de l’objectif. Vous voilà prévenus. Pour la petite histoire, on ne m’avait rien dit et je me suis retrouvée … en nuisette et rien d’autre, à grelotter de froid pour courir prendre des clichés de cette pluie inversée de grosses lucioles…

Poétiques. Romantiques. Sensationnelles. Indissociables l’une de l’autre, la Cappadoce et les montgolfières s’enrichissent l’une l’autre et méritent un séjour de découvertes et de sensations qui sera, à coup sûr, inoubliable.
Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES LA VIE EST BELLE VOYAGES

 

AVANT DE PARTIR

Toutes les infos sur : turquietourisme.ktb.gov.tr

https://goturkiye.com/

A LIRE AVANT DE PARTIR
Guide du Routard

BON À SAVOIR
Dispense de visa pour un séjour touristique ne dépassant pas 90 jours, sur une période de 180 jours, à compter du jour d’entrée en Turquie. Le séjour peut être continu ou fractionné. Pour un séjour de plus de 90 jours, visa obligatoire.
La carte nationale d’identité suffit, mais mieux vaut être muni d’un passeport (tous deux valables au moins 150 jours après la date d’entrée sur le territoire turc). Si vous entrez avec une carte d’identité, la douane vous remet un justificatif que vous devez conserver avec vous en permanence pour le présenter à la sortie du pays.

  • Meilleures saisons : les intersaisons : mai-juin ou septembre-octobre.
  • Durée de vol direct depuis Paris : 3h30.
  • Décalage horaire : + 1h

Y ALLER ?
Comme toujours, le voyage commence avec la compagnie nationale.
Donc avec Turkish Airlines. Une excellente compagnie, des avions propres, des rangs pas trop serrés, wifi à bord (note : à peine 4/10), films récents, plateau repas. Au départ de CDG, Terminal 2- www.turkishairlines.com

Vols domestiques vers la Cappadoce au départ d’Istanbul : avec la Compagnie Pegasus – www.flypgs.com

GUIDE ?
Ahmet Balci – Français/Anglais/Turc – Tel. +90 533 353 96 55 – Prévoir 100 €/J

THE PLACE TO BE ?
La nacelle d’une montgolfière au soleil levant…

DORMIR EN CAPPADOCE
Hôtel troglodyte (Cave Hôtel) – Aydınlı Mah, Yavuz Sk. No:1, 50180 Göreme/Nevşehir Merkez/Nevşehir – Tel. +90 384 271 25 31

MANGER EN CAPPADOCE
Il y a pléthore de restaurants en Cappadoce. Tous bons voire excellents…
  • Seten Anatolia (juste à côté de l’hôtel Kelebek) avec sa belle terrasse sur la ville de Gorëme propose une carte gourmande riches de délices culinaires – Aydınlı Mah, Aydınlı Sk. No:42, 50180 Göreme/Nevşehir Merkez/Nevşehir – Tel. +903842713025 – www.setenrestaurant.com/
  • Keyif – Aydınlı Orta Mahalle, Belediye Cd. No: 9 D:5, 50180 Göreme/Nevşehir Merkez/Nevşehir – Tel. +90 384 271 23 53 – www.keyifrestaurant.com
  • Yunak Houses – Restaurant/hôtel 4* (très beau, la façade fait penser à Petra en Jordanie) – Musaefendi, Balcı Sk., 50400 Ürgüp/Nevşehir – Tel.+903843416920- www.yunak.com
  • Tafana Restaurant – Musaefendi, Balcı Sk., 50400 Ürgüp/Nevşehir – Tel.+90 384 341 69 20
  • Bala Per restaurant – Çavuşin Köyü Yolu, 50500 Çavuşin/Avanos/Nevşehir – Tel. +90 532 359 74 50 – www.balaperrestaurant.com

Vol de nuit… ©Judith Lossmann

ACTIVITÉS :

  • Vol en montgolfière – Sky Way – www.skywayballons.com – Pilote : Emre Ersoy – info@skywayballoons.com