mardi 4 août 2026

Expérimenter l’EssenCiel

Un nouvel hôtel est né en Bretagne à Piré-Chancé. Une petite commune inconnue appelée à devenir vite très tendance avec l’EssenCiel****, un atypique hôtel retro-futuriste !

Dans la famille Legendre, on construit depuis belle lurette. Ha ça, il en a vu des hôtels et des chambres d’hôtel Jean-Paul Legendre ! Des grandes. Des petites. Des carrées. Des rectangulaires. Des chambres formatées en fonction des diktats des étoiles. Des étoiles justement. C’est bieeeen les étoiles. Et, si on s’en rapprochait. « Si un jour, je crée un hôtel, pense Jean-Paul Legendre, je ferai des cabanes dans les arbres. » Oui, mais voilà, l’idée n’est plus neuve. Et, puis quand tu grimpes comme un cabri c’est simple mais quid des septuagénaires qui doivent monter à une échelle de corde pour faire… Pour faire ce qu’ils veulent d’ailleurs ! Pourtant l’arbre… Ça le tarabuste Jean-Paul Legendre ! C’est bien l’arbre ! Un symbole ! Le lieu de vie pour toute une biodiversité. C’est là que les oiseaux construisent leurs nids.

Des nids !

Des nids accrochés à un tronc d'arbres. ©Judith Lossmann

Des nids accrochés à un tronc d’arbres. ©Judith Lossmann

La voici l’idée !
Il va construire des nids.
Des nids accrochés à un tronc de l’arbre gigantesque.
Très vite, avec son fils Julien et leur architecte nantais Anthony Rio naissent les esquisses et le projet. Je vous passe les batailles pour l’obtention du permis de construire. « Houla, dira le maire de Piré-Chancé, séduit mais réaliste, on va galérer. » Alors, oui, chez les Legendre, on galère mais comme toute vision juste… Elle s’impose ! Et les travaux commencent. Et les travaux s’achèvent et voici venu le temps de l’inauguration des 42 chambres.

En un mot, l’EssenCiel est une formidable expérience

Chambre de l’EssenCiel à Piré-Chancé. ©Germain Herriau

Plus dans le détail, disons combien n’avoir personne ni au-dessus, ni en dessous, ni sur les côtés confère un calme divin à la chose. Une sensation de liberté absolue. Le vent, parfois fait vibrer, bouger le nid. Forcément, c’est ça la vie d’un oiseau. Toutes les chambres nids sont identiques. Seuls changent leur hauteur et leur emplacement sur l’arbre, modifiant forcément la vue et le ressenti (ou pas) de la force du vent. Basée sur la course du soleil, la lumière dans la chambre évolue de l’aube au crépuscule, les jours de soleil et les jours gris. Sauf si vous êtes victime de vertiges, je recommande les étages élevés. Plus d’espaces, plus d’horizon, encore plus la sensation d’être dans un nid.

Des chambres nids spacieuses

Au travers l'oculus, un tableau naturaliste de la campagne bretonne. ©Judith Lossmann

Au travers l’oculus, un tableau naturaliste de la campagne bretonne. ©Judith Lossmann

Pénétrer dans une chambre nids revient à « entrer » dans une bulle. Une oasis. Un refuge capitonné par les cousins, les rideaux, le plaid. Une chambre de belles dimensions, un « rien » trop chargée en pots de verre et en poterie à mon sens. La simplicité extrême lui conviendrait bien mieux, elle inciterait à savourer la forme ronde de l’architecture et à se concentrer sur la fenêtre, qui tel un hublot ou un périscope « focusse » sur le tableau naturel de l’extérieur. Presque tout est rondeur à l’intérieur. Un casse-tête pour la décoration intérieure forcément sur mesure, qui confère tout son charme à l’ensemble. Les fauteuils tout en arrondis, sur pieds tulipe sont hyperconfortables. Ils tournent face à la fenêtre grande ouverte sur un horizon de campagne bretonne et sur le château des Pères, le domaine des Pères Spiritains devenu salle de séminaires et de mariages et l’immense nouvelle Orangerie.

Lobby, petit-déjeuner, spa et jardins à l’EssenCiel

La piscine de l'EssenCiel et sa belle plongeuse. ©Judith Lossmann

La piscine de l’EssenCiel et sa belle plongeuse. ©Judith Lossmann

Les parties communes de l’hôtel regorgent de clins d’œil aux icônes du design des années 1970. Le petit-déjeuner est très plaisant. L’offre gourmande à la hauteur du lieu et servi fort agréablement par une Dame Bretonne douce comme une grand-mère idéale.
Spa ultra-confort avec une belle piscine ornée d’une sculpture surprenante, divers bains à remous, hammam, sauna et deux cabines de soins. Je n’ai pas testé de protocole. Je ne peux rien vous en dire. Les cabines sont belles et contemporaines.
J’aime tout particulièrement le potager de Carole. Près d’un hectare de plantes, fruits et légumes à disposition des cuisines du chef Jérôme dans un immense parc arboré de 31 hectares aussi lieu d’exposition permanent de 70 œuvres monumentales et contemporaines.

Verbatim…
De mon interview avec Jean-Paul Legendre je retiens cette phrase pour sa prise de position qui n’appartient qu’aux créateurs et aux inventeurs.
«Au moment d’arrêter un projet d’hôtel, je me suis dit soyons fous. Après 50 ans de constructions à angle droit, ça m’ennuyait. Il fallait se lâcher. Certes, l’EssenCiel est un hôtel décalé, clivant mais l’architecture comme l’art font réagir. Ça ne me gêne pas quand on me dit c’est moche ! Et puis beaucoup de gens l’aiment avec ses bulles couleur champagne.»

Prédiction vérifiée ce soir du 17 octobre 2022 où plus de 600 invités sont venus admirer cette œuvre. Chacun y va de sa vision. Devant cet édifice de 28 mètres de haut, on parle de cornet de glace à l’italienne, de sapin de Noël, de choux-fleurs, d’artichauts, d’igloos, de yourtes, de Mignons, les célèbres personnages à un oeil.

Personnellement, nids me semble le plus poétique et le plus juste. Et l’expérience de « rentrer au nid » prend tout son sensJudith Lossmann


CARNET DE VOYAGE LA VIE EST BELLE
L’ESSENCIEL À RENNES

Sculpture dans le parc de l'EssenCiel. ©Judith Lossmann

Sculpture dans le parc de l’EssenCiel. ©Judith Lossmann

Hôtel L’Essenciel – Domaine du Château des pères, 35150 Piré-Chancé – Tel. 02 23 08 40 80 – Infos et resa : https://www.chateaudesperes.fr/hotel-4-etoiles-charme-original-proche-rennes

Y venir de Paris
Train Montparnasse/Rennes. 2h puis transport en taxi, navettes, environ 30 minutes pour Piré-Chancé.

Venir d’ailleurs
30 minutes de Rennes et à 30 minutes de la gare et de l’aéroport de Saint-Jacques-de-la-Lande, à Piré-Chancé. Vous serez à seulement 1h de Nantes et 2h de Londres.

 

 

 

 

Le potager de l'EssenCiel. ©Judith Lossmann

Le potager de l’EssenCiel. ©Judith Lossmann

On aime/on adore
• les rideaux de la chambre très bien pensés qui ne laissent rien passer de la lumière du jour. C’est suffisamment rare pour être souligné.
• Les sculptures du parc et le fait qu’il soit ouvert « aux locaux »

On n’aime pas/On déteste
• le manque de lumière autour du lavabo. Difficile de se voir ou de se maquiller. Difficile aussi de poser une trousse de toilette. Quant aux prises électriques, trop loin, elles évacuent d’un coup de fil tout ce qui se trouve sur les étagères déjà bien encombrées.
• On déteste les produits d’accueil attachés avec un lien en plastique à une étrangère bancale dans la cabine de douche.

Des objets, des chalets et Philippe…

Sous ce titre sibyllin se cache l’aventure d’une vie et celle des Chalets de Philippe. Le résultat d’une quarantaine d’années de conviction, de choix, de labeur, d’échanges et d’idées. Et… une volonté chevillée au corps, celle de se « construire » son propre paradis, éden conviendrait mieux. Bienvenue sous les cieux étoilés de Philippe mais, s’il vous plaît, attention, ceci est un article à lire sur la pointe des pieds, dans un espace-temps où vous serez une fée, un lutin, un « servan » comme on dit dans ces montagnes. Un esprit ouvert sur les rêves réalisés, « devenus vrais » traduisent nos amis d’Outre-Atlantique et d’Outre-Manche.

Une volonté, disais-je,

LES CHALETS DE PHILIPPE

Philippe Courtines des Chalets de Philippe dans le jardin alpin. ©Judith Lossmann

Inscrite sans doute dans les tréfonds d’une âme inexplorée ou, si elle l’est, pudiquement tue. J’aimerais sonder l’inconscient de Philippe, pour comprendre les ruelles secrètes de ses pensées, tenter d’expliquer son attachement à cette terre alpine. D’où tout cela vient-il ? Que lui est-il arrivé à cet homme de bientôt quatre-vingts ans, qui en paraît quinze de moins et dont l’énergie booste l’esprit d’un enfant encore et toujours prêt à s’émerveiller. Mais peut-être est-ce le contraire ?!
Philippe Courtines, a kind of extra-terrestre vous dis-je, dont j’ai envie, non pas de vous conter l’histoire, je n’en connais que quelques bribes, mais de mieux vous faire connaître l’univers, Les Chalets de Philippe, où je me suis posée avec un o ou pausée avec un a et un u, quelques doux jours et belles nuits.

Enfant, pour Philippe, les vacances c’est la montagne.

Tous les étés dans les années quarante/cinquante, il vient ici à Chamonix avec Maman. Son retour sur cette Terre, peu ou prou quarante plus tard est donc très proustien dit-il ! Les montagnes, ces montagnes, ses montagnes sont sa Madeleine à lui, un parfum d’enfance, vous savez ce temps dont on ne guérit jamais, et que l’on souhaite faire perdurer à l’infini. Et heureusement !

Au fil de son adolescence et de sa jeunesse,

Il s’essaie à la photographie avec un talent certain. Motivé par la beauté des choses, le patrimoine, la mémoire qui exacerbent son petit côté « reporter d’images et d’émotions », il photographie la beauté immanente des hôtels particuliers du quartier du Marais à Paris, appelés à la destruction ! (OUI ! vous avez bien lu, la mairie de Paris de l’époque les détruisait).
En 1972, il organise un événement « Visages du Marais » un spectacle vivant, sur la base d’un immense diaporama, présenté à l’hôtel de Sully avec une de ses amies de toujours, une petite jeune, Nathalie Baye et d’un monstre déjà sacré, un pote à lui, Nougaro pour sauver les hôtels particuliers. Ensemble, ils ont fait barrage de leurs corps pour empêcher la destruction de l’hôtel Salé devenu, vous imaginez, le musée Picasso ! Leurs actions conjuguées ont fonctionné et les trésors architecturaux, qui restaient encore debout, ont été sauvegardés.

Piqué par le virus,

Philippe Courtines poursuit sa croisade patrimoniale et s’intéresse aussi aux œuvres des travailleurs de la main. Il organise au fil des années des salons d’artisans pour réunir, faire connaître et propulser sous les feux de la rampe, des métiers considérés « en fin de vie ». Rappelez-vous ou sachez-le si vous êtes tout jeune, dans les années mille neuf cent soixante-dix/quatre-vingt, seule l’intelligence cérébrale compte. Les enfants et adolescents étaient tous appelés à devenir des ingénieurs, des physiciens, des astronautes, des informaticiens de génie, des avocats, des capitaines d’industrie. Bref, vous avez compris… des cerveaux ! L’intelligence de la main, elle, (Voir le musée de l’outil et de la pensée ouvrière à Troyes) – tout aussi essentielle, voire plus – n’avait guère de poids et plus aucune reconnaissance. Le manuel c’était pour les pauvres qui n’avaient pas d’argent pour des études ou pour des en-dessous de 125 de QI ! Et puis, pourquoi passer un hiver à fabriquer un coffre de mariage en bois sculpté quand on peut acheter des meubles en kit chez Ikea ?
Philippe décide de placer ces métiers du beau et du pérenne en pleine lumière. Il veut protéger les métiers d’art. Ceux du cuir, du bois doré, les facteurs de clavecin, les ébénistes, les créateurs d’automates. Un artisanat vivant présenté, lors d’un grand salon, dans la cour de la bibliothèque historique de Paris avec la participation de l’auteur Jean Dereims.

Durant les années soixante-dix et début quatre-vingt,

LES CHALETS DE PHILIPPE

La chambre du mazot « Le Lavaret », l’un des chalets de Philippe. ©Judith Lossmann

Il devient imprésario et produit un premier spectacle : Paristory Musique en 1975 sur une musique de Pierre Bachelet et des textes dits par Michèle Morgan et Jean-Claude Brialy. Suivront près de 700 autres concerts. Philippe passe sa vie en voyage, en France et partout dans le monde. Quand il raconte sa vie fourmillante de rencontres de l’époque, surgissent des noms fabuleux de peintres, d’acteurs, d’écrivains. Il connaît tout ce que le monde compte d’artistes. Quand il se voit offrir des toiles par Andy Warhol himself, il les oublie ! Il adore la musique, voue une passion au cinéma, promène son livre de chevet favori Crimes et Châtiments de Dostoïevski partout et préfère lire Molière que le voir jouer sur scène.

En 1983, pour un concert de Jacques Higelin, il passe dans le coin.

Au hasard d’une route, puis d’une autre, Philippe s’égare (Ah… les coïncidences !) jusqu’à un vieux chalet isolé doté d’une pancarte À VENDRE. Il tombe en pâmoison. Un chalet. Là. Avec vue sur l’Aiguille du Midi et le Mont-Blanc, enfin l’autre face du Mont-Blanc, la plus secrète. Comme ce chalet. Comme cette route. S’il s’écoutait il arracherait la pancarte mais, bien élevé et très pressé, il appelle le numéro de l’agence : « J’achète. Oui sans visiter. Non ce n’est pas nécessaire. Je vous envoie un chèque de réservation. Je reviens dans trois jours finaliser. »

Il a tout simplement écouté son intuition.

Les deux mazots, La Batie et le Lavaret, nichés dans le vert en été et dans le blanc en hiver. ©Judith Lossmann

C’est là. C’est l’endroit. A 1278 mètres au-dessus du niveau de la mer, il va vivre à son altitude idéale. Plus bas, c’est trop bas. Plus haut, c’est trop haut. Non, il est bien là. Il respire. C’est calme. C’est beau. C’est grand. Avec un énorme potentiel pour cet enfant dans un corps d’homme qui rêve de créer un lieu unique. Un village à sa façon. Pas normatif. Pas réglé. Pas souillé par les pancartes. Un lieu à partager avec des « comme lui » qui veulent du bois, des feux de cheminée, des bonnes choses à savourer, du calme, des rencontres inopinées avec la faune et la flore locales, de grandes balades. C’est là et nulle part ailleurs qu’il va vivre le temps qui lui reste.

Fini !
Les routes.
Fini !
Les 700 concerts produits en 10 ans.
Fini !
La superficialité parisienne qui finissait de l’épuiser.
Fini !
L’inutilité des conversations vides de sens.
Bonjour !
L’éloge du beau, du vrai, du véritable.
Les gens qui veulent le voir viendront jusqu’ici !

Il se passionnait pour le patrimoine et les métiers d’Art !

Ici, tout prend son sens. Il chine. Furète encore. Fouille toujours. Les objets du patrimoine alpin, qu’il aime tant, dont il savoure les courbes, la nature, le style, la simplicité évidente et l’efficacité redoutable, remplissent sa vie, son chalet, ses hangars. Ça dé-bor-de !
Alors, lui vient l’idée de construire des chalets autour des objets. La belle idée que voilà ! Philippe va se mettre en chasse des chalets typiques des Alpes, des perles oubliées à flanc de montagne, que l’urbanité galopante a relégué au rang de tas de bois.
Si quelques passionnés savent encore en apprécier la beauté, Philippe est le seul à dépenser des ressources incroyables pour les démonter, les transporter, les réparer, les adapter, les transformer en chambres d’hôtes cosy, confortables, thématisées.

Et naissent Les Chalets de Philippe et avec eux la légende…

LES CHALETS DE PHILIPPE

Le Clopet, le plus petit des Chalets de Philippe. Une maison de lilliputien adorable. ©Judith Lossmann

Il va partager son espace sacré, lui donner tous les codes d’un ancien village de haute altitude. Chaque chalet ou mazot aura son style à lui, dicté par le choix des objets qui le décorent. Ainsi la suite Baroque est-elle un hymne à une époque où tout ce qui brille est d’or et d’argent. Où l’on aime la couleur, les tissus épais et généreux, le confort de fauteuils douillets. La suite Pelle est montagnarde dans toute son authenticité avec un lit quasi clos, une belle cheminée et des meubles lourds façonnés à la main. Le chalet Les Trolles, parfait pour une famille ou des amis, est une agréable invitation au confort moelleux, à la rêverie, au partage d’une bonne fondue aux cèpes sur la terrasse. Les mazots La Batie et le Lavaret, des chalets étroits, très rares quand ils sont comme ici sur trois étages, possèdent des chambres avec vue, et quelle vue ! On y dort, grâce aux larges fenêtres, sous une pluie d’étoiles. Au petit matin, on se réveille dans un autre monde où les sons sont étouffés par l’épaisseur de la brume. Que dire du plus petit chalet, le Clopet (une petite sieste en langage local) ? Si ce n’est qu’il est la réponse parfaite à nos rêves d’enfant quand nous priions pour dormir une nuit dans l’antre d’un farfadet.

Partout des anges, des angelots, des séraphins.

LES CHALETS DE PHILIPPE

Des anges, des séraphins que Philippe est heureux de croiser pour leur bonne humeur ! ©Judith Lossmann

Philippe, lui-même serait bien incapable d’en dire le nombre. En revanche, devant cette affection que certains pourraient qualifier de kitch, il parle d’art sacré, pas de religion. Il explique : « J’aime passer devant des anges. Ils sont réjouissants à voir. Ils me mettent de bonne humeur ! » Idem pour les Vierges auxquelles ce collectionneur invétéré donne les plus belles places. « Dans ma quête, je fonctionne au coup de cœur, à l’émotion, à rien d’autre. Un objet me touche ou pas. Un tableau me parle ou pas. Peu m’importe la signature dit-il comme pour s’excuser. » Philippe est imbattable. Comme c’est son cœur qui le guide, il connait intimement chaque objet de tout cet immense trésor. Il peut en raconter, la vie, l’origine, le lieu d’achat. Ce faisant, il explique en caressant les objets, les meubles. Ses yeux se mouillent devant certains tableaux ornant les murs.

Et comme l’homme a bon goût, il crée des objets usuels.

Il dessine la vaisselle et les verres, les fait souffler par un maître verrier. Il lance chez son ébéniste Arnaud Griffon la production d’une collection de couteaux de table, de plateaux de bois, en arolle ou en pin cembro ou encore en chablis1. On peut en respirer l’odeur profonde et naturelle à chaque repas pris autour de la grande table d’hôtes. Une table d’hôtes, comme tout le reste, totalement unique, en pierres de lave avec un immense plateau de bois local.

Sur la table dressée, la vaisselle est magnifique,

LES CHALETS DE PHILIPPE

La magnifique table « secrète » des chalets de Philippe. ©Judith Lossmann

Les candélabres scintillent, la cheminée crépite. L’ambiance est douce et l’on attend, avec un soupçon d’impatience, la cuisine du Chef Théodor, un ancien comptable venu de sa Bulgarie natale, pour faire fondre d’un bonheur gastronomique quiconque tombe sous sa coupe ! S’ensuit une valse de plats de dégustation tous plus délicats, harmonieux et subtils les uns que les autres. Vous les découvrirez quand vous viendrez puisque chaque jour le Chef concocte ses trésors. Salé, sucré… il est très (très) fort et mériterait largement une étoile au guide rouge. Mais, qu’importe, ici les étoiles sont dans le ciel ! Quant aux vins, je ne suis pas la mieux placée pour en parler, mais il s’est dit tout autour de moi, qu’ils étaient exceptionnels !

LES CHALETS DE PHILIPPE

Un amuse-bouche, un avant-goût des merveilles à déguster aux Chalets de Philippe. ©Judith Lossmann

Comme un bonheur n’arrive jamais seul,

Après une balade, une sieste devant la cheminée, un dîner exceptionnel dans l’autre salle à manger, la « secrète2 », il est temps de « se faire un dernier grand kiffe » dans la salle de cinéma. Nous avons visionné, sur recommandation de Philippe, Burlesque, un film qui a échappé au public lors de sa sortie en 2010 . Un film musical avec Cher et Christina Aguilera. Que vous dire du confort d’une salle privée où le public ne mange pas bruyamment des pelletées de pop-corn, si ce n’est que l’accès est inclus dans les prix et le choix des films tout à fait rassurant, quand bien même des chutes de neiges dantesques bloqueraient les « guest » longtemps.

Je pourrai vous parler longuement du jardin alpin,

Des ruches, du potager, des jacuzzis, hammam aux cristaux et autre saunas. Je pourrai vous parler des balades à faire dans les environs, de la mer de glace, de la vue sur le glacier, de la frondaison des cimes des pins, de l’herbe si verte, des oiseaux… tout cela fait partie du rêve de gosse de Philippe. Un rêve réalisé. Un rêve à faire perdurer. C’est la richesse de toute une vie de culture, de rencontres, de découvertes qui s’exprime dans les Chalets de Philippe. Et c’est à cela que cet homme inspirant, authentique, émouvant et drôle se doit de penser pour après. Il y a toujours un après. Il y pense. Souvent. Beaucoup. Trop. Il aimerait plus que tout trouver une fille spirituelle ou un fils d’esprit, pour assurer la continuité de ce travail démarré il y a plus de trente ans. D’autant que quand je lui demande quel est son chalet préféré, taquin, il me répond « le prochain ! »

Parmi les prochains… une chapelle baroque, le chalet du lac, le four à pain et le lac alpin. 

LES CHALETS DE PHILIPPE

Aquarelle des Chalets de Philippe finalisés avec sa chapelle Baroque, le chalet du lac, le lac alpin, le four à pins. Les autres chalets sont en place.

Tout un village donc, soutenu par la mairie de Chamonix qui coordonne le dossier de classement Des Chalets de Philippe comme Site du Patrimonial Remarquable, histoire de maintenir à distance les voraces charognards prêts à édifier des immeubles de vingt étages en lieu et place des petites maisons de bois.

Protégé, le beau village brillera de tous ses feux sous la pleine lune étincelante et scintillera sous le soleil et sous la neige pour encore très longtemps. Judith Lossmann

  • 1- Nom du bois mort que l’on récupère sur la mer de glace, en altitude. Son altitude favorise une pousse très lente et une fibre de bois très serrée. Le « bois flotté » du froid en quelque sorte. Idéal pour les manches de couteaux.
  • 2- Ben non, je ne dirai rien sinon elle ne sera plus secrète…

INFORMATIONS PRATIQUES

Réservation et infos complémentaires : Les Chalets de Philippe.

LES CHALETS DE PHILIPPE

Une visite superbe. Des surprises dans toutes les vitrines. À « faire » absolument. ©Judith Lossmann

A faire absolument : Le Musée des Cristaux – 615 All. Recteur Payot, 74400 Chamonix-Mont-Blanc / Tel. 04 50 54 78 39

LA VAGUE, un mythique hôtel restaurant à (re)découvrir

La Vague de Saint Paul de Vence, un écrin de nature

A Saint-Paul de Vence, superbe bourg provençal typique accueillant célébrités et touristes, se nichent quelques très belles raisons de venir et passer du temps. Des pépites de l’hôtellerie et de la restauration telles que La Colombe d’Or ou Le Mas de Pierre… Cette fois, je vous emmène à La Vague de Saint Paul. Un complexe hôtelier unique dirigé par Guillaume Puig avec, en cuisine et sous la direction de Magalie Jeanperrin, Akhara Chay, un chef franco-japonais aux fourneaux et Clara Hocquard, une sommelière aux commandes des caves,

La Vague, un bâtiment iconique

Construit à la fin des années 1970 par l’architecte français André Minangoy* , La Vague de Saint Paul est un bâtiment iconique de ces années-là où se conjuguaient les qualités du béton, ici sa légèreté et son prix accessible, on délaissait alors la pierre trop chère et l’envie d’intégrer les bâtiments dans la nature. Les débuts de l’écologie dans l’architecture en somme…
En ce sens La Vague est emblématique. Vu de la piscine et des jardins de l’hôtel, le bâtiment de deux étages seulement – en légère courbe-, s’implante au milieu des oliviers, des pins et des arbustes géants de lavande sans jamais dépasser leurs cimes. Les courbes sont parfaites pour une harmonie des lignes respirant la sérénité.

Une décoration contemporaine

La Vague St Paul de Vence. Chambre avec terrasse. ©JAL

La Vague St Paul de Vence. Chambre avec terrasse. ©JAL

En 2012, l’hôtel est racheté. Sous la direction de l’architecte Suisse Maurus Frei des travaux sont engagés dans une démarche « éco-responsable ». Les espaces publics (lobby, coin salon, bar et réception) sont de grands espaces lumineux au design contemporain, aux contrastes entre couleurs chaudes et froides et entre matériaux.

Des chambres et des suites
Les couleurs blanche et orange, parfois vert ou jaune, et une décoration minimaliste donnent le ton des chambres et suites, toutes équipées de terrasses simples ou doubles spacieuses sans vis-à-vis avec vue sur l’écrin de nature qui entoure le complexe.

Une table exceptionnelle

Boeuf Angus, plat signature du Chef Akharay.

Boeuf Angus, plat signature du Chef Akhara Chay. ©Judith Lossmann

En intérieur dans une salle où s’admirent des œuvres d’art comme en extérieur sur une terrasse entre flore et piscine, la cuisine du Chef Akhara Chay se déguste avec curiosité et plaisir. Les délices s’enchaînent autour d’arrangements très personnels du Chef.
Ainsi peut-on découvrir l’une des entrées signatures du Chef, servie à la carte toute l’année. En escalope, le foie gras poêlé repose sur un lit de Perles du Japon, réhaussé de zestes de Combawa, arrosé d’un bouillon de dashi. Une révélation pimentée par l’astringence du poivre de Timut. Toute l’originalité de la cuisine d’Akhara Chay est présente dans ce plat.
Car Akhara Chay n’aime rien autant que mélanger, conjuguer, mixer les saveurs pour surprendre, étonner, interpeler le palais des bienheureux assis à sa table. On se réjouira tout autant d’un Baracuda cuit au charbon de bois, laqué au Miso et saké accompagné de Shiitaké, relevé de sauce tamarin. Ou de ce bœuf Angus laqué au barbecue Hibachi, rehaussé de sa sauce épicée Chimichurri. Ou encore de ce cochon de lait en cuisson lente dont la douceur et la tendreté de la chair sont enjolivées par du melon rôti au miel Sichuan.

Le soufflé au citron vert et sa glace… signé Frédéric. ©La Vague

Le soufflé au citron vert et sa glace au thym… signé Frédéric Benvenuti. ©La Vague

Les desserts du chef Pâtissier Frédéric Benvenuti viennent jouer leur partition en contre-point et terminent en apothéose ce qui a si bien commencé. Le Soufflé du Chef au citron vert et limoncello servi avec son sorbet au thym citron vaut de se relever la nuit … en tous cas d’en rêver !

Ajoutons qu’enfants, Vegans et végétariens auront une proposition de carte bien à eux.

Du côté des vins…

Carte riche et parfaite en osmose avec la cuisine et les desserts des chefs, elle offre une large palette de goûts et de sensations dont la sommelière saura vous louer les subtilités. Rosés, blancs, rouges, tous les terroirs français sont représentés.

Des expositions temporaires d’art contemporain

JF Bollie et A. Alberti, deux artistes de renommée internationale exposent à l’année leurs œuvres à La Vague. Chaque année une exposition temporaire s’installe dans les jardins de La Vague. Cette année « Rocambole » sur le thème « sur le regard », accueille de jeunes artistes jusqu’au 31 octobre 2022. Ajoutons que La Vague entretient des relations de partenaires privilégiés avec la Fondation Maeght, sise à quelques 600 mètres de l’hôtel.

En conclusion, La Vague à Saint Paul de Vence…

S’il me fallait résumer La Vague avec des maîtres-mots, je dirai : Provence traditionnelle, douceur de vivre, bonne musique, chant des cigales, fraîcheur de la piscine, bien-être du spa, nuit paisible et table d’exception. Autant d’atouts pour un séjour agréable, bercé par le mistral et la bonne compagnie.  Judith Lossmann

* rendu célèbre pour avoir été le créateur de l’emblématique « Marina Baie des Anges » à Villeneuve Loubet ainsi que de l’hôtel Vista Palace à Roquebrune Cap Martin.


FICHE PRATIQUE LA VAGUE ST PAUL DE VENCE À IMPRIMER

LA VIE EST BELLE VOYAGES

 

Amuse-bouche, crème de petits pois frais au sésame grillé. ©Judith Lossman

Amuse-bouche, crème de petits pois frais au sésame grillé. ©Judith Lossman

La Vague de St Paul de Vence – Chemin des Salettes – 06570 Saint Paul de Vence – Tél.0033.(0)4.92.11.20.00 – reservation@vaguesaintpaul.comwww.vaguesaintpaul.com

50 CHAMBRES dont 6 suites – Salle de fitness, terrain de tennis, équipement sportif, location vélo.

Jardin de la Vague. Le restaurant de l’hôtel – ouvert à tous, sur réservation – propose des menus.
Menus : déjeuners semaine (35€), déjeuners week-end (55€), dîner (75€).
On aime la carte blanche du Chef (8 services 95€ sans les boissons) ou encore plus excitant pour les papilles et le sens de la découverte La Table du Chef, un véritable ballet culinaire (150€).
A la carte, entrées à partir de 25€, poissons à partir de 36€, viandes à partir de 45€. Dessert à 16€.

 

À La Vague, on aime
L’écrin de verdure, les jardins,
Le calme loin des bruits de la civilisation,
la beauté des lieux,
La table des Chefs.

À La Vague, on aime moins
Le manque de chaleur de l’accueil,
L’amateurisme criant du personnel en salle qui nuit manqué à la créativité des Chefs. (avec un bémol tout de même qui concerne tous les établissements, qui peinent à embaucher du personnel formé),
L’absence des produits d’accueil en chambre (une tendance dite « écolo » qui se généralise mais qui retire bien du charme à la prestations).

 

Tremezzo, le palace du lac de Côme

Sis à Tremezzina sur la rive ouest du lac de Côme, le Grand Hôtel Tremezzo est LE palace du milieu du lac. Idéalement situé face au très beau village de Bellagio, dit « la perle du lac » et lieu de tous les shoppings chics et branchés, le Tremezzo offre tous les attraits. Partons pour trois nuits de rêve dans un hôtel paré de toutes les vertus pour une villégiature à l’ancienne.

Vue sur le lac de Côme. ©GHT

Mais d’abord, parlons du lac de Côme…

Destination du nord de l’Italie depuis fort longtemps, il est devenu ces dernières années de plus en plus glamour de le fréquenter. Il est du dernier cri d’y posséder l’une de ces villas italiennes parmi le plus chères du pays. Georges Clooney himself a pris racine dans ces lieux et avec lui, bien d’autres peoples trouvent ici, un calme et un anonymat bienvenus. Il est donc temps de (re)voir sa copie sur Côme et de (re)partir à sa découverte. Étroit, le lac de Côme est long. Très long. 44 kilomètres. En forme de Y, on se plaît à longer ses rives jusqu’à son « milieu » : Tremezzina, littéralement à équidistance entre le début et la fin du lac. Sa profondeur atteint parfois plus de 400 m et ses eaux bleu-vert sombre reflètent la beauté des pré-Alpes, la chaîne des Grignes, chapeautées de sapins, d’ifs et autres arbres de moyenne montagne. Au fond, les sommets enneigés tard dans la saison ajoutent au charme infini du site. Sur l’eau, c’est la valse des bateaux. Des Rivas Aquarama aux ferries, des voiliers aux paddles, des kayaks à l’aviron et autres barques de pêcheurs, nous sommes ici dans un univers particulier qui conjugue la montagne et l’eau.

La sublime salle de relaxation où l’on boit de bonnes tisanes. GHT

Le Grand Hôtel Tremezzo, un chef-d’œuvre de l’Art Nouveau

Une vie lacustre dont on se nourrit avec bonheur depuis les fenêtres du Grand Hôtel Tremezzo. Des fenêtres des chambres, des restaurants, bars, terrasses et jusqu’aux baies vitrées du sauna suédois, le bâtiment tout entier est tourné vers le lac et les montagnes qui ferment l’horizon. C’est au cœur de cette omniprésence de l’eau et de la minéralité divinement ensorcelantes qu’est édifié le Tremezzo en 1910. Passer ses portes, monter ses envolées de marches, utiliser le vieil ascenseur caché dans la végétation, c’est plonger dans la Belle Époque.
Dès l’entrée, le grand escalier d’honneur transporte les visiteurs dans un monde de couleurs, de matières et de fleurs. La décoration pensée et validée par Valentina, la jeune « héritière » des lieux et Silvio Vettorello, son talentueux et fort sympathique directeur, embarque dans de magnifiques salons, d’élégants restaurants. La Dolce Vita dans toute sa splendeur, comme seule l’Italie sait la mettre en scène. Trois piscines, une plage privée, un spa, une boutique, un parc privé arboré, un tennis, salle de fitness, une mascotte Bobo l’ourson, agrémentent le séjour. Et, si les lieux sont beaux, si le personnel est à l’écoute et disponible, ici, on vit en « famille », on est comme à la maison, rien n’est guindé, ni solennel, ni prétentieux, chaque chose et chaque geste sont à leur place.

Chambre luxe double vue sur le lac. ©GHT

Suites historiques et chambres de rêve

Sans doute, est-ce la raison qui conduisait Greta Garbo à investir les lieux pour de longues villégiatures. Une suite lui est dédiée, dotée d’une spectaculaire terrasse et de deux salles de bains. D’autres suites « historiques » aux dimensions et à l’éclat d’une autre époque complètent une offre riche de junior suites, chambres et rooftop très luxes. On aime l’ameublement sophistiqué, les salles de bains grand format, les baignoires à remous, les produits d’accueil dans des versions généreuses, le marbre, les peignoirs et le linge de qualité. La vue aussi bien sûr…sur le lac, sur le jardin botanique, encore plus agréable quand les chambres et suites possèdent des terrasses et balcons.

Une signature glamour dans les moindres détails

Détail décoration Grand Hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie-7842

Détail décoration Grand Hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie

Comme l’eau, la soie est omniprésente. Dans les tenues des hôtesses, sur les murs, dans la décoration. Elle confère aux lieux une fluidité et des couleurs uniques qui ancrent l’hôtel dans ses plus intimes détails au cœur de la mémoire sensorielle. Les odeurs sont aussi des éléments d’attachement « travaillés » dans les moindres détails. Tout l’hôtel respire le parfum Aqua Como. Parfum d’ambiance, parfum pour la peau, parfum dans les produits d’accueil. Aqua Como est décliné sous toutes les formes possibles et singularise encore un peu plus Le Grand Hôtel Tremezzo dans ses particularités uniques. Le soir des copies de lettres d’amour secrètes retrouvées cachées derrière une cheminée sont déposées sur le lit accompagnées d’une petite newsletter aux couleurs orange dynamique de l’hôtel qui propose adresses, idées et découvertes.

La cuisine italienne dans tous ses états

On se délecte de l’impressionnant buffet de petit-déjeuner italien dans l’ancienne salle de bal. Le soir, le lieu se transforme en un restaurant gastronomique, La Terrazza Gualtiero Marchesi, qui perpétue l’héritage de ce grand chef aux trois étoiles Michelin, créateur du concept de Cuisine Totale qui a transformé la cuisine italienne moderne. Depuis 25 ans, le Chef Exécutif, Osvaldo Presazzi, prolonge l’influence du Maître au sein des cuisines.
L’Escale célèbre quant à elle, la trattoria italienne dans toute sa simplicité informelle. La carte propose une sélection de plats locaux traditionnels. Le Chef sommelier saura conseiller les bons choix parmi les 1300 étiquettes de vins présentes dans cette ancienne cave à vin avec, encore une fois, une terrasse sur le lac.
Dans les jardins du Palace, sur les bords de la Piscine aux Fleurs, le T Pizza offre une sélective carte de pizzas feu de bois telle la Don Leone ou une totale inconnue : la pizza frita, à goûter sans attendre.

Grand hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie- 7742

Restaurant Giacomo de lago. Grand hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie- 7742

Pour déjeuner ou diner léger, on retiendra surtout le tout nouveau restaurant Giacomo al Lago, parfait pour se prélasser au bord de la piscine WOW (Water On the Water) flottant sur le lac. À ces tables, le poisson cru est à l’honneur dans des présentations identiques à celles du célèbre Giacomo Milano. La carte propose aussi une sélection de spécialités classiques signées par Giacomo Bulleri, le maestro.

La sublime salle de relaxation où l’on boit de bonnes tisanes. GHT

Le T Spa pour gagner en zenitude

Plusieurs fois primé, le T Spa est installé à part l’hôtel, dans la villa Emilia qui le jouxte et le relie par la piscine Infinity Pool avec vue « superbe » sur lac depuis le couloir de nage et la tisannerie. On apprécie les discrètes salles de soins avec un large choix de protocoles visages et corps. On aime l’harmonie de la T Spa Suite avec bain à remous, sauna, hammam avec douche de contraste en cascade et lits de massage pour deux ! Aussi un bar à ongles remarquable par son sol en mosaïque d’origine du 18e siècle. Dans les entresols de la villa, on trouve les pièces de heat expérience avec bain turc, hammam méditerranéen, sauna avec vue sur le lac, douches émotionnelles, fontaine de glace…

Une boutique chic et luxe : T Shop

Entre Spa et piscine des Fleurs, une charmante boutique recèle des merveilles. Uniquement des collections de niche et des marques de créateurs. Brics pour les bagages et valises, foulards de soie Mantero1902, Sac à mains Steli. Les chaussures Papusse, faites à la main. Les parfums et diffuseurs d’ambiance Aqua di Como. Collections de carafes et verres de Murano. Tote Bag, cabs, porte-monnaie signés Le Ninè, Chez Dédé, Babush, bijoux Pellini Sublimes pyjamas en soie, FRS Ade pour les dormeurs agités…

Agrémenter cette villégiature d’un peu de culture

Tout est pensé pour vous amarrer longtemps à ce paquebot. Si toutefois, des envies d’extra surgissaient, de nombreux atelier de cuisine adultes et enfants, promenade botanique à la Villa Carlotto, yoga class, sortie en bateaux, visite de la villa sont à réaliser à un jet de pierre du Tremazzo. Il suffit de se rapprocher de la conciergerie où tous les vœux sont pris en charge.

Allez, toutes les excellentes choses ont une fin. Il est temps de terminer ce séjour dans une autre dimension. Nous quittons à regret ces lieux remplis de beauté, de sérénité et de calme, espérant vous avoir donné envie de les découvrir à votre tour. Ce serait dommage de louper un séjour au paradis ! Judith Lossmann

Vous aimez les lacs ? Nous aussi. Lire ici…


INFORMATIONS PRATIQUES A IMPRIMER
Grand Hôtel Tremezzo Lac de Côme

Tête de lit grand Hotel Tremezzo , lac de Côme, Italie-7836

Tête de lit grand Hotel Tremezzo , lac de Côme, Italie

Grand Hotel Tremezzo – Via Regina, 8 – 22016 – Tremezzina, Lago di Como – Italia
Tel. +39 0344 42491 – www.grandhoteltremezzo.com – info@grandhoteltremezzo.com – Sur les réseaux sociaux : @GHTlakecomo

Y ALLER :
En avion => aéroport de Milan Malpensa à 80 kms. => aéroport de Lugano Agno à 38 km (plus service de transfert assuré)
En train => gare de Como S. Giovanni à 29 km (plus service de transfert assuré)
En voiture => A9 highway, sortie Lago di Como à 35 km (plus service de transfert assuré)

ON A TESTÉ POUR VOUS :
Au Spa de l’hôtel, on a testé pour vous un body treatment Lymphatic ( 50 min. 150 €) au top et un soin visage Rebalancing facial (50 min. 140€) qui obéit à un protocole agréable avec peeling léger et masque.

Le sublime Batt fend les eaux du lac de Côme. ©GHT

THE PLACE TO BE :
À bord du Ruy, une véritable limousine nautique. Cette vedette à moteur d’époque (1961), toute en bois vernis, inspirée de bateaux-taxi vénitiens, est mise à la disposition de ses résidents par le Grand Hôtel Tremezzo pour des balades nautiques dans les endroits secrets du lac de Côme. Environ 300€/H

ON AIME/ON AIME MOINS :
On aime : les tenues du personnel. Fluide Pantalon de soie fleuri pour les femmes. Élégant pantalon gris pour les hommes. Blazer gris clair cintré pour les deux.
On aime : la situation d’immédiat bord du lac du grand Hôtel Tremezzo.
On aime moins : la situation d’immédiat bord de route du grand hôtel Tremezzo qui fait monter le bruit de la circulation dans les chambre impossibles à « double vitrer ». Nos lecteurs « light-sleepers » préfèreront réserver une chambre côté Jardin. Ils ne seront pas en manque tant de la vue sur le lac est omniprésente partout dans l’hôtel.

ACTIVITÉS :

  • Visite de la Villa Carlotta et de son très beau jardin botanique. Comptez 90 min. www.villacarlotta.it – Via Regina, 2 à Tremezzina.

    Villa Balbianello, lac de Côme, Italie-7768

    Villa Balbianello, lac de Côme, Italie-7768

  • Visite de la Villa Balbianello, un sublime palais de la Renaissance, entouré de toutes parts par le lac. Elle fut maison du cardinal Angelo Marie Durini, propriété des Visconti, fermée de longues années avant d’appartenir à un américain qui finalement la vendit au Comte explorateur Guido Monzino, fils d’une famille très connue pour ses supermarchés, qui dirigea la première expédition italienne en 1973. Ce perfectionniste vécu une petite quinzaine d’années dans la villa. Loin des tumultes du monde, il rapporta de ses aventures une grande quantité d’objets présentés en plusieurs collections dans la Villa devenue musée depuis, qu’il a léguée au Fondo Ambiante Italiano qui gère les visites et l’entretien.

SHOPPING À BELLAGIOOn y va en ferry. 12 minutes de traversée. Le ponton d’accès est à minutes à pied de l’hôtel.

  • Bellagio, lac de Côme, Italie-7813

    Silvia Saraceno à Bellagio

    Bijoux de créatrice, essentiellement en résine de toutes les couleurs. Silvia Saraceno a développé un savoir-faire remarquable. Ses résines accrochent la lumière et sont très lumineux. A partir de 30 euros le bracelet. Silvia Saraceno via Garilbaldi, 39. 22021 Bellagio. Tél. 031950317 – saracenobellagio@libero.it

  • Boire un cappuccino – Chez Seta un bar contemporain à la déco très minérale. Également restaurant et hôtel (on n’a pas testé) – Via Roma, 23 – Tél. +39 031950471 – www.setahotel.com – info@setahotel.com
  • Faire quelques courses d’épicerie sèche chez Da Casia. Risotto, pâtes, huiles d’olive dont une locale ( pas si expressive que cela ), vinaigre balsamique, gâteaux…  Via Garibaldi, 44 – Tél. 348 2830616 – www.alimentaribellagio.com

 


LES EXTRAS

LE LIVRE A EMPORTER DANS SA VALISE

Manifeste-paradisiaque de Laurent Huguelit

Manifeste paradisiaque de Laurent Huguelit. Dans ce cadre enchanteur et enchanté du Grand Hôtel Tremezzo, ou dans la Villa Carlotta et son parc botanique…où chaque chose est à sa place et protégée, il est un livre qui donne envie d’en faire autant. Sous-titré : Jardinage, permaculture et spiritualité, le manifeste de Laurent Huguelit donne trente-six propositions pour nous inviter à considérer le jardin comme un espace à préserver dans lequel intégrité, respect et écoute sont cultivés au même titre que le bons légumes, des fruits juteux et un univers de biodiversité. ISBN : 9782845944152 – 24€ chez Mama Éditions.Les saisons d'après de Christian Carayon

 

Comme dans ces murs, le temps passe autrement et qu’il est un loisir de cultiver le farniente au bord de la piscine, dans les tisanneries, voluptueusement étendue sur des chaises longues confortables, je rajoute un autre conseil de lecture. Un roman cette fois. Judicieusement intitulé « Les saisons d’après ».  Ce livre de Christian Carayon, édité chez HC, Hervé Chopin Éditions raconte l’enquête qu’une auteure conduit depuis sa résidence d’artiste quelque part en Bretagne sur un romancier à succès nommé WXM. Entre fiction dans la fiction et vérités dans la vraie vie, ce roman à suspense, conduit dans des lieux et des vies hantés par le passé. ISBN : 9782357206342 – 19€

ray ban stories

Ray Ban Stories

LES LUNETTES DE SOLEIL À EMPORTER
Quelles autres que les Ray Ban Stories !? Parfaitement adaptées à la tradition des lieux, leur forme inchangée continue à looker n’importe quelle tenue et leur modernité est parfaitement adaptée à la Dolce Vita des lieux à immortaliser sans le moindre effort. En effet, le double objectif de caméra 5 MP donne au contenu une nouvelle profondeur. Photos haute résolution (2592 x 1944 px) et des vidéos de qualité (1184 x 1184 px à 30 fps). La caméra s’adapte automatiquement à la lumière qui vous entoure. La LED d’enregistrement orientée vers l’extérieur signale aux autres personnes que vous prenez une photo ou une vidéo. www.rayban.com – 329 € )- Plusieurs coloris. Disponibilité sur le site Ray Ban France.

LE PRODUIT DE BEAUTÉ À EMPORTER DANS SON VANITY
pas de produit de beauté cette fois-ci. Si vous souhaitez que des produits de votre marque apparaissent ici, contactez nous. 

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Washington et les bons restaurants !

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons aussi jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Washington et les bons restaurants !

Cranes, Le restaurant doté d’une étoile au Michelin de Pepe Moncayo. ©Cranes.

On s’est baladé dans les mémoriaux de Washington, à Arlington, au musée de l’espionnage… mais quand mangeons-nous ? Maintenant.
En deux jours et demi de présence à DC, on ne peut pas prétendre avoir testé tous les restaurants de la ville, off course. En revanche, ce que l’on peut vous dire, c’est que l’on y mange bien. Même très bien. C’est toujours une « surprise » pour nous français que de découvrir qu’ailleurs, ils s’y connaissent en gastronomie et en gourmandises. Pourtant, mon métier (qui me permet de voyager dans bien des lieux de la planète) m’autorise à vous dire que la suprématie française en termes de gastronomie perd du terrain. Non que l’on soit moins bons qu’avant, au contraire… mais parce que les autres sont de plus en plus aguerris.

En parlant de grande table, parlons de Cranes, celle de Pepe Moncayo

D’abord le chef Pepe Moncayo nous reçoit pour une interview. Il nous raconte son départ d’Espagne, son séjour au Japon qui le marque profondément tant dans le choix des matières premières que dans la culture de la découpe et de la présentation. Grand écart entre ses origines latines et sa passion nipponne, il invente le « Spanish Kaiseki, une cuisine fusion entre ces deux opposés du globe et de la méthode. Il combine les saveurs, les ingrédients, crée des combinaisons ingénieuses. Résultat ? Son restaurant, de beaux espaces de bois et matières, fait le plein chaque jour. Heureusement, on l’a testé car première bonne surprise, il n’est pas plus cher qu’un autre, voire moins cher à catégorie égale. Avec le menu « dégustation », s’ouvre un bal des saveurs qui dure, qui dure : Mushroom Soup, Hamachi Brioche, Grilled Scallop, Sweet Patato, Halibut, Venison, dessert avec l’immanquable Cinnamon Apple, les mignardises et une carte de vins, parfaitement sélectionnée.
OMG ! que c’est bon, raffiné, délicieux, innovant… Bref, une source intarissable de « bien manger » à ne (comme disent les journalistes en mal d’expression pour dire qu’il faut y courir) manquer sous aucun prétexte. Une réservation est fortement recommandée pour ce restaurant qui bénéficie d’une étoile au Michelin !

 

On a testé, un déjeuner sur le wharf du Potomac

On a rendu les vélos – géniaux pour la balades des mémoriaux – et juste à côté un restaurant en plein soleil, avec vue sur le fleuve nous tendait les bras. Un peu le hasard. Le bon hasard. Le goûteux hasard. On s’arrête dans un restaurant banalement nommé The Grill. Pas de quoi fouetter un banjo ! L’accueil, la carte, les bons plats nous font vous l’indiquer comme une bonne adresse. A la carte ou au menu : ribbs d’exception, crab cake (LA SPÉCIALITÉ DES ÉTATS de Washington DC, de la Virginie, du Maryland), huitres, coquilles St Jacques (une autre des spécialités du coin), des soupes et pour les amateurs desserts gigantesques. Même un effort sur les frites désormais accompagnées de légumes (à la demande quand même !) et à noter. Petit à petit les USA se laissent gagner par les légumes jusque-là, disons réservés, aux grandes tables qui savent les cuisiner.

The Grill, near the wharf. Washington CD. ©The Grill

Plus classique, une table italienne, RPM Italian DC

Ben oui, l’Italie et l’Amérique c’est un mariage des goûts consommée depuis l’édification des premières rues de New-York, heu… Washington. Comme partout, il y a l’Italie des pizzas, une spécialité en soi. L’Italie de la bonne fouffe de la Mama avec les pasta et l’osso bucco. Et l’Italie nouvelle, la fusion, laquelle comme tous les autres pays du monde, parfait son identité dans sa créativité et sa remise en question- gastronomique. Ce restaurant RPM Italian, joue dans toutes ces cours. S’asseoir à l’une des innombrables tables de cet immense restaurant, bien découpé en « quartier » est une garantie de gourmandises et de découvertes. Les ressources locales : crabe, moules, coquilles St Jacques sont bien représentées. Les antipastos italiens voguent ici sur de hautes vagues. j’ajoute cette belle découverte culinaire : les choux de Bruxelles mi-cuits. Plongés quelques heures dans un macérât d’huile et de vinaigre balsamique dont le chef possède le secret, ils valent à eux-seuls, de réserver une table ici.

Chez RMP Italian, on mange les meilleurs Brussels Sprouts de Whasington DC. ©Eater DC. 😀

Et le petit- déjeuner alors !?

Nous avons dormi à l’hôtel Riggs Washington, un bel hôtel contemporain installé dans un immeuble classique du centre, l’ancien bâtiment historique de la Riggs National Bank. Grandes chambres confortables et isolées du bruit extérieur, belle vue sur le centre, salle de bains, peignoir et chaussons jaune canari en souvenir. Nous avons apprécié l’accueil et les lieux.
Le Café Riggs, une étoile au Michelin, magnifique restaurant, bar à cocktails, et breakfast à la hauteur des exigences de plus gourmands, à la fois en buffet et à la commande. Attention cependant, à la commande le service ce jour-là en tout cas était très, très lent !

De très nombreux coffees shop proposent des petits déjeuners. Pantagruéliques et délicieux, ils sont le repas préféré des Américains. Une véritable institution. Il y a des tonnes de restaurants à Washington, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Ils ont un point commun. Ils servent chaque jour des milliers de repas à une clientèle exigeante, cosmopolite, avertie… Moralité, peu de chance de s’y tromper. Washington et les restaurants est une source sûre de satisfactions. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES WASHINGTON ET LES BONS RESTAURANTS

RPM Italian DC – 650 K St NW, Washington, DC 20001 – Tel. +1 202-204-4480 – www.rpmrestaurants.com

Cranes – 724 9th St. NW, Washington, DC 20001 –  Ouvert tous les jours déjeuner et diner – Tel. +1 202 679 5576 – www.cranes-dc.com

The Grill DC – 99 Market Square SW, Washington, DC 20024, Tel. +1 202 916 5996 – www.thegrilldc.com

 

Riggs Hotel DC – Salle breakfast. ©Riggs.

Hôtel Riggs/Café Riggs – 900 F St NW – Washington – Tel. +1 202 638 1800 – https://www.riggsdc.com/

 

 

Insolites escapades d’automne proches de Paris !

Le site de réservation d’hébergements insolites AbracadaRoom accueille de nouvelles adresses ouvertes cet été ou à la rentrée, proches de Paris. Ces constructions écoresponsables font la part belle au bois, et offrent un design épuré apaisant. On y retrouve le charme et la tranquillité des cabanes de notre enfance, tout en goûtant à des petits plaisirs tels qu’un jacuzzi privatif ou un dôme vitré avec vue sur les étoiles. Une parenthèse d’automne à s’offrir en couple ou en famille, loin de toute source de stress.

La Sacrée Cabane (Sarthe)
Située à 2 h de Paris en voiture (1h en train), au milieu de la nature, la Sacrée Cabane invite ses visiteurs à se déconnecter du quotidien. Quentin et Théo, amis d’enfance, souhaitent créer plusieurs hébergements écoresponsables avec une identité propre offrant aux voyageurs une parenthèse inattendue. C’est au cours de l’été 2021 que la première cabane a vu le jour. Située au cœur d’un verger sarthois à quelques minutes du Mans, les hôtes peuvent y découvrir leur première habitation insolite équipée d’un bain nordique privatif et offrant une vue imprenable sur la campagne sarthoise. Cette escapade insolite est également l’occasion de découvrir Le Mans et son vieux centre historique plein de charme, situé à 10 minutes en voiture.
A partir de 220 euros par nuit sur www.abracadaroom.com
Plus d’infos sur https://www.abracadaroom.com/fr/location-sacree-cabane-2453/

We Stay Paris (Les Yvelines)
Pour quitter Paris le temps d’un week-end, on se laisse envoûter par cette superbe maison flottante décorée avec goût dans les Yvelines. Cette house-boat équipée de deux chambres atypiques dispose d’une grande terrasse et d’un toit terrasse avec vue sur la Seine pour admirer le coucher du soleil autour d’un apéritif ou encore d’un roman. Ce concept unique aux portes de la capitale offre une expérience unique en famille ou entre amis.
A partir de 430 euros la nuit pour 6 personnes sur www.abracadaroom.com 
Plus d’infos sur https://www.abracadaroom.com/fr/reservation-we-stay-paris-cabane-sur-leau-westay-3379/

Le Dôme du Lac (Seine et Marne)
Située sur un terrain d’un hectare mitoyen d’un lac, cette construction écoresponsable permet de se reconnecter à la nature avec tout le confort d’un logement haut de gamme. Ce dôme géodésique, ouvert en septembre 2021, est entièrement autonome et écologique. Il dispose de panneaux photovoltaïques pour l’électricité et un récupérateur d’eau de pluie avec filtre pour l’eau. Au programme du séjour : baignade dans le lac, ou canoé-kayak, location de vélos pour des balades le long des quais du Yonne ou bain nordique privatif. La nuit, on admire les étoiles à l’œil nu depuis le lit sous le toit transparent, ou encore avec un télescope pour un moment magique à deux.
A partir de 220€ la nuit pour deux personnes sur www.abracadaroom.com
Plus d’infos sur https://www.abracadaroom.com/fr/location-le-laurier-blanc-2452/

INFORMATIONS PRATIQUES

Plus d’infos, plus de choix sur : www.abracadaroom.com

Sur les réseaux : @abracadaroom

A propos d’AbracadaRoom : Lancé en 2012 comme simple annuaire, AbracadaRoom.com est devenu au fil du temps le leader de l’hébergement insolite en France avec près de 1300 hébergements référencés. Le site appartient à la société Unic Stay, au même titre que LaCabaneenLAir.com, fondée par Nicolas Sartorius. L’entreprise propose régulièrement un état des lieux du secteur de l’insolite grâce à l’Observatoire de l’insolite mis en place avec le Cabinet Alliances.

Ouessant : une thalasso grandeur nature !

Puissant et vivifiant, ce bout du monde émaillé de récifs et d’écueils vibre tout entier au rythme des éléments. Entre la houle omniprésente et les roches, les 2 heures de navigation vers cette dernière escale avant l’Amérique sont déjà en soi une aventure.  On sillonne à vélo son sentier côtier de 45 km et on profite des pointes, des prairies vertes et des landes tapissées de bruyères. Haut lieu ornithologique, on profite d’une pause pour lever les yeux au ciel et observer les migrations automnales. On poursuit en faisant une halte au musée des Phares et Balises, unique en France. Côté créativité : Ouessant plonge les voyageurs dans l’artisanat porté par le collectif « Le chemin des créateurs ».

Ainsi, on sélectionne chez « l’Abri du mouton » ses « begenn », petits chaussons en laine de moutons ouessantins (la plus petite race de France). On se dorlote chez « Louise d’Ouessant » avec des savons à l’ortie ouessantine. On se délecte du miel de ses abeilles noires, l’un des plus purs du pays. On succombe aux girouettes en bois d’Ouessant chez « la Tête en l’air ». On ne manque pas l’Eskal, salle de concerts dotée de trois studios d’enregistrement, imaginée par Yann Thiersen. On profite d’une programmation locale, électro et rock. On achève sa journée, avec l’association Kalon-Eusa, en découvrant des balades thématiques à la tombée de la nuit : « contes et légendes », rituel de l’allumage de la quinzaine de phares veillant sur la mer d’Iroise, etc.


INFORMATIONS PRATIQUES

Où dormir : A l’hôtel Roc’h Ar Mor, havre de paix écoresponsable, on profite d’une parenthèse hors du temps face à un panorama vertigineux. A partir de 59€/la nuit (2 personnes).

Pause enchanteresse au château de Bourgon en Mayenne

Le département de la Mayenne est riche de 12 châteaux. Joyaux de pierres immobilisés par les siècles dans leurs écrins naturels, les parcs et jardins qui les protègent du temps qui passent et des visites inopportunes, ils s’ouvrent aux « aimants » de l’Histoire petite et grande. Découvrons, tel un château de légendes sorti d’un bois mystérieux, le château de Bourgon.

Quasi à l’épicentre de la Mayenne, romantique et solitaire, il se dresse sur ses ergots de granit à l’assaut des cieux avec ses tours crantées, ses clochers, ses toits ardoisés jetés au regard comme des bouquets. Remanié dans le style Renaissance dont il exprime toute la créativité et la majesté, il relègue aux temps passés le Moyen-âge qui l’érigea pour devenir aujourd’hui un chaleureux lieu de rencontres.

Isabelle et Alain, les fiers propriétaires de ces pierres organisées avec tant de savoir-faire, animent chambres et tables d’hôtes des contes et légendes associés à ce lieu.

Château Bourgon, le cabinet bleu de la marquise de Sablé (1625). ©jal

Assis à l’ombre de l’immense cheminée de granit, les paroles feutrées par les boiseries et les tapisseries d’origines (s’il vous plait !), on dégustera un apéritif maison puis un repas concocté dans des cuisines larges comme des halls de gare.

L’escalier monumental conduit aux étages dans un entrelacs de chambres toutes plus étonnantes et inspirantes les unes que les autres. Les salles de bain laissent songeurs d’une époque révolue où l’espace était la norme et la beauté des choses la rigueur en place. Pièce exceptionnelle entre toutes, le « Cabinet bleu » au décor fleuri de la marquise de Sablé date de 1625. Il est en parfait état. Excusez du peu !

Encore plus haut, nous avons obtenu un droit de visite dans les antres historiques du château : la pièce des archives. Si vous lui demandez gentiment, peut-être (pas sûr) qu’Isabelle acceptera de vous présenter quelques documents ultra secrets.

Bourgon, LE château d’une nuit de princesse. Que dis-je ? de Reine ! À défaut d’y dormir, il se visite. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Château de Bourgon – Tél. 06 09 62 99 08 – 06 11 37 29 99 www.chateaudebourgon.com mail : chateaudebourgon@gmail.com

Un délire architectural, créatif et poétique : le musée Robert Tatin

La Mayenne abrite bien des joyaux. Pas show off pour deux ronds, cette terre discrète ne s’étale pas. Alors, on a tendance à la traverser sans s’arrêter. Bigre, quelle erreur !  La prochaine fois, stop obligatoire au musée Robert Tatin : une aire de découvertes et d’émotions pour les enfants, grands et petits. On vous emmène ?

La voiture garée, oublions le monde extérieur pour flâner sur un petit chemin serpentant sous le couvert d’arbres bienveillants, surtout en pleine chaleur. Le ruisseau fait entendre son léger chuintement et les oiseaux s’ébattent dans une fontaine. Question bain, ils sont servis. Nous aussi, on en prend plein les yeux. Ça commence bien. Et étrangement. Sachez-le, sauf si vous avez spoilé avant de venir ce que je vous déconseille, le monde selon Robert Tatin n’a rien du monde connu.

Une tête de géant dans le bleu des cieux en Mayenne. Musée Robert Tatin en Mayenne. ©jal

A peine les larges grilles de fer forgé dépassées, vous entrez dans une « œuvre« . Une large allée bordée de créatures s’ouvre à vos pas hésitants et à vos yeux étonnés. Vous êtes dans l’allée des Géants, la bien-nommée. Conçue comme un chemin de vie, elle vous projette dans un univers de géants en ciment peint représentant les personnages marquants de la vie de Robert Tatin. Plus loin, la Porte des géants, une porte fictive, est estampillée des maitres d’art selon Tatin. Références à Rembrandt, Van Gogh, Da Vinci, Goya et Delacroix. Tous sont accompagnées de leurs muses sous la surveillance de deux serpents et de la Roue du Destin.

Gardien du musée et de la Connaissance, le dragon veille à quelques pas de la Maison, point de départ de l’œuvre, achetée en ruines et restaurée par Lise et Robert Tatin. Il y vécut 21 ans, jusqu’à sa mort en 1983.

Encore quelques enjambées pour atteindre le déconcertant Jardin des Méditations. Véritable cœur du musée et de l’œuvre de Tatin, tout y est millimétré. Dans le « foutoir » apparent, rien, absolument rien, n’a été laissé au hasard ! Végétal, animal, humain tous les états d’Êtres ont leur place au centre de la course folle des mois de l’année représentés par 12 sculptures érigées autour du bassin où folâtrent  grenouilles, têtards et nénuphars.

Un géant vu par Robert Tatin, musée robert Tatin en mayenne. ©jal

Entre les jardins qui entourent l’œuvre (Le Labyrinthe, Le jardin des Pierres, le Bois, la mare, le verger pomologique,…) et l’examen attentif des détails des œuvres, prévoir trois bonnes heures à consacrer à cet espace à nul autre pareil. Une exception artistique à visiter sans hésiter. Vraiment !


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Musée Robert Tatin, la fontaine aux oiseaux. ©jal

Le musée est ouvert tous les jours. Dans le respect des mesures sanitaires (pass sanitaire obligatoire), le musée Robert Tatin vous accueille. En juillet et août, le musée est accessible tous les jours de 10h à 19 h sans interruption. Nous vous invitons à réserver votre créneau de visite, animation ou atelier via la billetterie.
Préparer votre venue : https://www.musee-robert-tatin.fr/infos-pratiques/horaires-et-tarifs/

Les sources de Cheverny***** Hôtel & Spa

Ouvert entre deux confinements, Les Sources de Cheverny est la nouvelle adresse chic à découvrir dans la Vallée de la Loire.

Les Sources de Cheverny à la nuit tombée. Les étoiles se reflètent dans l’étang. ©JAL

Petites-sœurs des célèbres Sources de Caudalie, Les Sources de Cheverny est un magnifique hôtel cinq étoiles niché entre forêt et vignes. Depuis son ouverture officielle le 1er septembre dernier, la volonté des propriétaires Alice et Jérôme Tourbier consiste à occuper une place de choix dans le cœur des locaux et des visiteurs au travers d’une décoration plus que soignée, une bistronomie et une gastronomie exigeante et un cadre naturel méditatif.

Les chambres et suites

Au centre de l’espace, le château d’origine. Entièrement rénové, il s’affiche comme une sentinelle régnante sur le florilège de maisons de bois qui l’entourent et accueillent 49 chambres décorées dans l’esprit cottage irlandais. Ainsi, le temps d’un séjour, habiterez-vous la Maison des Fleurs, la Maison des Fruits, La Grange aux Abeilles, Le Baron Perché ou le Hameau du Marais. Autant d’invitations au plaisir, à la détente et à la douceur de vivre.

Le Spa, les soins, les piscines

Ambiance bains nordiques pour le Spa des Sources et la piscine chauffée. Évidemment les protocoles soins sont signés Caudalie. On ne change pas une équipe qui gagne ! À l’extérieur, un large et long couloir de nage tout de bois vêtu complète les aspects aquatiques de l’offre.

L’Auberge tout dans  l’esprit bistronomie

Clairement affiché, le terroir est ici à l’honneur. Tant dans les plats que dans la carte des vins. Autant que possible toutes les matières premières proviennent de producteurs locaux voire hyper locaux comme pour le foie gras, le Selles-Sur-Cher, les légumes et les fruits. Les vins sont aussi à l’honneur. Dès la première soirée d’ouverture, Jérôme Tourbier a mis un point d’honneur à privilégier les viticulteurs de la région. L’idée étant également de proposer à leurs clients des rencontres avec les producteurs locaux.
Le Favori, le restaurant gastronomique installé au bord de l’eau devrait ouvrir dans quelques mois.

Le château des Sources de Cheverny. ©jal

Des activités en pleine nature

Le parc du château et la foisonnante nature aux alentours autorisent des activités d’extérieur telles que promenades à vélo ou à cheval, yoga, visites du patrimoine, dégustation œnologique.
Clin d’œil à l’armée de bottes de pluie prêtes à être emprunter pour une balade dans les bois, quel que soit le temps ! Pour les récalcitrants à l’eau qui mouille, billard et bibliothèque vous tendent les bras.

Vous allez adorer ce lieu « comme à la maison » mais en bien mieux et à seulement deux heures de Paris. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Le magnifique couloir de nage des Sources de Cheverny. ©jal

Les sources de Cheverny – https://www.sources-cheverny.com/
Hôtel, Restaurant, Spa des Sources – Chemin du Breuil – 41700 Cheverny – Tél. +33 (0)2 54 44 20 20 | reservation@sources-cheverny.com