mardi 4 août 2026

Istanbul express

En France, nous avons une idée préconçue de la Turquie et d’Istanbul. Issues des journaux télévisés et amalgamée par nos propres références à la religion musulmane, nous croyons savoir. Voilà pourquoi il fallait survoler l’Europe jusqu’à ses confins et débarquer pour un court séjour sur l’extrême pointe de l’Asie Mineure à Istanbul. Et là… Découvrir les valeurs contemporaines d’une ville détonante que l’on peut visiter le temps d’un week-end… Istanbul express !

Istanbul express

Le Bosphore, ses monuments, ses bateaux de luxe ©Judith Lossmann

Istanbul sur Bosphore

La ville est une mégalopole, séparée par le Bosphore, frontière naturelle entre les continents européen et asiatique. Quand on parle d’Istanbul au sens « touristique » du mot, on parle des rives de la Corne d’Or. Cette partie ancienne de la cité, ex-Byzance puis ex-Constantinople, possède en son sein quatre-vingt-dix pour cent des monuments à visiter.
Il faut commencer par La Tour Galata, ancienne tour de guet. Construite au 7ème siècle à l’époque romano-byzantine, Galata se nommait la Tour du Christ. Elle devint prison politique à l’époque Ottomane. Grâce à la galerie ronde de son sommet, elle offre un extraordinaire panorama à 360° sur Istanbul. Parfait pour en comprendre la typologie entre Bosphore, Asie, Europe, mer de Marmara et repérer les principaux monuments à visiter…

Visites « imposées » à Istanbul

À l’horizon des ponts puis le Palais de Topkapi, Sainte-Sophie, la Grande mosquée, la mosquée Bleue, le Grand Bazar, la mosquée de l’université, celle de Soliman le Magnifique, le Tombeau des conquérants… Pour terminer cet horizon, à l’opposé, côté asiatique, l’Istanbul moderne avec son skyline de buildings ultramodernes.
Sainte-Sophie, bâtie à partir de 325 est un lieu de culte chrétien. En 1934, elle perd ce statut et devint un musée, sur décision de Mustafa Kemal Atatürk. Elle redevient mosquée sous Erdogan mais conserve son nom latin et chrétien. Ce n’est pas la première fois de son histoire et ainsi en va-t-il. Il n’en demeure pas moins que le monument majestueux relève d’un enrichissant mélange des genres, d’une mixité religieuse et historique. L’intérieur est édifiant tant par la décoration que l’ambiance très particulière qui y règne.

Sainte Sophie, redevenue mosquée. ©Judith Lossmann

La mosquée bleue, mosquée du sultan Ahmet ou mosquée Sultanahmet est l’une des mosquées historiques d’Istanbul. Elle est notamment connue pour les céramiques à dominante bleue qui ornent les murs intérieurs, et lui ont valu son nom en Europe. Elle fut construite entre 1609 et 1616, sous le règne du sultan Ahmet Iᵉʳ. (Attention actuellement en rénovation. Vérifier la date de fin de travaux avant de prendre un ticket pour finalement ne voir que le haut du dôme. Un rien frustrant !) Plus loin, une visite de la fameuse place de l’hippodrome, dont les vestiges sont visibles sur l’actuelle place du Sultan-Ahmet à Istanbul, s’impose. Sur 300m de long, elle raconte à elle seule l’histoire de la ville. Là, la Fontaine Allemande. Ici le palais de l’Ibrahim Pacha devenu musée de la Culture et de l’Art musulman. À droite, un obélisque (le même que celui de la place de la concorde à Paris) de granit vieux de 3600 ans rapporté d’Égypte. Au gauche, la colonne de Constantinople jadis couverte de tablettes en marbre manuscrites, malheureusement aujourd’hui disparues. L’hippodrome de Constantinople était l’arène hippique monumentale de la capitale de l’Empire byzantin où se déroulaient des courses de chars.

Palais de Topkapi Istanbul

Dominant la Corne d’Or, édifié sur l’ancienne acropole de Byzance, le palais Topkapi (Palais de la porte des canons), immense, imposant, truffé de reliques, abrite à l’intérieur de ces cinq kilomètres de remparts, le trésor Ottoman. Il fut la « maison » des Sultans durant plus de quatre cents ans et possède l’une des plus belles fontaines du monde ottoman dont on doit l’existence à Ahmed III, un passionné d’art, de peinture et de littérature. Au plus fort de son existence, le Palais abritait jusqu’à quatre mille personnes reparties autour des quatre grands cours et des bâtiments annexes.

Si vous êtes en manque de visite des mosquées, qu’à cela ne tienne, il y en plus de 400 ans dans la ville ! Mais ce n’était notre sujet dans cet Istanbul express !

Un samedi matin à Istanbul

À Istanbul, d’un côté ou de l’autre du Bosphore les rues sont pleines. Pleines de voitures, de bus, de deux-roues. La conduite est frénétique. On passe ses journées à traverser des ponts qui enjambent le Bosphore, tout au long desquels des centaines de pécheurs lancent leurs lignes sur fond de ciel bleu ou brumeux. De ce brouillard, entre fog et mog, émerge toujours le dôme d’une mosquée, un minaret, la façade d’un monument. Un rappel constant au passé et à l’histoire si riche et dense sur ces terres généreuses.

Istanbul express

Les pêcheurs envahissent les ponts. même sous une pluie battante. ©Judith Lossmann

À Istanbul, d’un côté ou de l’autre du Bosphore les rues sont pleines de gens. Pleines d’une foule animée. De jeunes beaucoup. De moins jeunes aussi. De femmes traditionnelles voilées. De filles sublimes en short et tee-shirt, longs cheveux au vent. Les hommes sont beaux, élégants. Ils ne portent ni kamis, ni tongs. Les yeux comme la chevelure sont souvent clairs.
La Turquie est multi-culturelle, les visages et les traditions aussi. Une mixité que l’on retrouve à tous les coins de rues. Les copines bras dessus, bras dessous s’assemblent sur leurs ressemblances et sur leurs différentes façons d’exercer leur croyance. Une femme voilée marche aux côtés de son amie en mini-jupe et talons compensés. Cette absence de prosélytisme est reposante. Dans ce bouillonnement permanent, personne pour vous regarder de travers quand vous prenez des photos. Mieux, il suffit de demander pour que les gens prennent la pose !

Karaköy : le quartier de la mixité

Descendre de la Tour Galata, traverser le pont du même nom pour parvenir dans l’un des plus vieux quartiers de la ville aux petites ruelles encombrées de lierres et de liserons qui grimpent à l’assaut des façades lézardées bourrées de charmes. Au fil des siècles, Karaköy accueille les communautés fuyant les catastrophes, les guerres. Juifs, Grecs, Russes se réfugient dans ses passages étroits aux portes dérobées. Toute cette vie a laissé un héritage culturel et religieux remarquable. Quelques synagogues et églises en attestent. De tout temps, Karaköy fut un quartier commercial, riche, dense, diversifié. Aujourd’hui, les venelles pavées sont truffées de cafés, de restaurants, de boutiques et de pâtisseries orientales. Une invitation à la détente et à la gourmandise… Les échoppes traditionnelles jouxtent les galeries d’art aux devantures envahies par les glycines tombant des fenêtres au-dessus. Grâce au street-art qui a envahi les murs, comme partout dans le monde, certaines allées donnent l’impression d’être des galeries en plein-air.

Istanbul express

Les passages du quartier Karakoy accueillent boutiques et restaurants. ©Judith Lossmann

De jour ou de nuit, dans tout Istanbul, restaurants ou bouis-bouis sont ouverts quasiment 24h/24. À Karaköy, les terrasses charmantes, joyeuses et bondées de ce vieux district, sont investies par des tablées de Turques et Turcs buvant un Chaï (thé), un café truc ou de l’Ayran (yaourt salé) dans un bourdonnement incessant de conversations. L’ambiance est gaie, vivante, énergique.

Si, comme nous, votre temps à Istanbul est compté, alors Karaköy présente une belle synthèse de la vie stambouliote entre tradition et modernité.

Un samedi après-midi à Istanbul

Marcher dans les rues d’Istanbul un samedi soir entre 22h et 3h du matin c’est un peu comme marcher sur les Champs-Élysées à 14h un samedi veille de Noël. Il y a un monde de fou et toujours cette frappante diversité. Toutes les grandes villes sont des terres de contraste mais Istanbul figure en bonne place du Top10 tant les différences sautent aux yeux entre richesse et pauvreté, visages et ethnies, tradition et contemporalité. On peut s’asseoir à une terrasse et passer des heures à regarder déambuler des couples, des bandes d’ami.e.s, de et se laisser surprendre par leur opposition dont ils n’ont que faire. J’ai été surprise par leur liberté d’être dans un pays où je m’attendais à des contraintes pour finalement me sentir plus libre à Istanbul qu’à Paris ! Loin de la pensée dominante donc !
Évidemment, on fera un grand shopping sur la longue et large rue Istiklal, les Champs Élysées stambouliotes (en bien mieux). Les boutiques se succèdent, les vitrines présentent une mode internationale et les prix sont plutôt attractifs.
Le taxi jaune est la norme (vivement conseillée). Ici comme à New York, on le hèle dans la rue, on monte et l’on descend quand on veut. Un mode de circulation accessible et pratique dans cette jungle de rues et d’embouteillages.
Il pleut sur Istanbul ? Qu’à cela ne tienne ! D’un coup, surgit de nulle part, tous les vendeurs de parapluie sortent d’on ne sait où et proposent un pur produit made in China entre 1,50 € et 3 euros (quand vous ne savez vraiment pas négocier.)

Une petite faim ? Pourquoi petite ? Manger à Istanbul un samedi soir ? Le choix est aussi immense que la ville alors parions sur une pizza turque, un grand classique avec de la viande sur une pâte ultra fine. Ou celle-ci avec légumes et fromage, large comme un bateau dont elle a la forme d’ailleurs. C’est délicieux, croustillant, ça coûte 15LT autrement dit 1,50 € et on mange à quatre. N’oublions pas que tous les repas commencent avec une soupe aux lentilles.

Istanbul express

Quand les rives du Bosphore s’illuminent… ©judith lossmann

Un samedi soir à Istanbul

Quand le soleil se couche. Quand les lumières s’allument. Quand les façades des édifices s’illuminent de mille feux. Quand les jambes des ponts s’arc-boutent sous les projecteurs. Quand seules les vagues résonnent sur la coque ventrue. Rien ne peut être plus romantique qu’une longue et lente balade en bateau grand luxe le long des rives du Bosphore.
Au-dessus des flots, du haut de leur colline, là où les maisons atteignent des prix records de plusieurs millions d’euros, le silence tombe avec le jour et le vent humide se charge de disperser les odeurs de la ville. Les rives du Bosphore ? Un autre monde de luxe et de volupté.

Un dimanche matin à Istambul

Le musée d’Art Istanbul Moderne, un peu décevant du fait du peu d’œuvres présentées (quand j’y étais) s’oubliera assez vite. Une bonne raison pour se précipiter dans un ancien et majestueux music-hall des années fin 19ème, début 20ème, devenu le cinéma Atlas (1948), puis retransformé en musée du Cinéma Truc. A visiter à coup sûr car il éclaire d’un remarquable coup de projecteur cet art majeur en Turquie qu’est le cinéma. Un cinéma vivace, populaire. Les abonnés d’une fameuse plateforme de streaming le savent bien. Il y a pléthore de films et de séries fort intéressantes à visionner.

Istanbul express

Un personnage de film d’animation qui fait peur aux enfants… ©Judith Lossmann

Le musée possède notamment une des caméras des frères Lumière et rend hommage à une longue lignée d’actrices telle la comique Adile Nasit et acteurs comme Kemal Sunal, le Louis de Funès local dans une scénographie bien pensée et ludique. Notamment cette formidable incrustation dans le film de votre choix à l’issue de laquelle vous recevez une vidéo sur votre boite mail, avec vous en guest en train de donner la réplique aux plus célèbres comédiens. Top ! Dommage, toutes les explications sont en turc mais heureusement la lecture d’un QRCode (prévoir un lecteur sur votre smartphone) donne accès aux infos en anglais.

Istanbul express

Le marché aux épices d’Istanbul (ou marché égyptien). © Judith Lossmann

Pas d’Istanbul sans le Grand Bazar ou le marché aux épices

En Turquie on fait ses courses au bazar pas au souk. Et, le Grand Bazar, – le plus grand du monde,- est l’endroit idéal pour faire le plein de loukoums, pâtisseries, épices, vêtements de cuir, céramique et autres souvenirs estampillés Istanbul. Les prix sont intéressants, la marchandise pas toujours. On peut utilement vérifier la provenance des produits pour éviter d’acheter du made in China. Le marché aux Épices, dit aussi marché égyptien est l’autre lieu -plus authentique-, semble-t-il pour faire ses achats.

En conclusion

Trop courtes ces 48h chrono à Istanbul. Ce fut juste un apéritif. Mais comme tout bon apéritif… il ouvre l’appétit et comme celui-ci vient en mangeant, il ne nous reste plus qu’à nous servir à nouveau !


INFORMATIONS PRATIQUES LA VIE EST BELLE VOYAGES

 

 

AVANT DE PARTIR

INFOS => turquietourisme.ktb.gov.trhttps://goturkiye.com/
À lire : Guide du Routard

BON À SAVOIR
Dispense de visa pour un séjour touristique ne dépassant pas 90 jours, sur une période de 180 jours, à compter du jour d’entrée en Turquie. Le séjour peut être continu ou fractionné. Pour un séjour de plus de 90 jours, visa obligatoire. La carte nationale d’identité suffit, mais mieux vaut être muni d’un passeport (tous deux valables au moins 150 jours après la date d’entrée sur le territoire turc). Si vous entrez avec une carte d’identité, la douane vous remet un justificatif que vous devez conserver avec vous en permanence pour le présenter à la sortie du pays.

– Meilleures saisons : les intersaisons : mai-juin ou septembre-octobre
– Durée de vol direct depuis Paris : 3h30
– Décalage horaire : + 1h.

Y ALLER ?
Comme toujours, le voyage commence avec la compagnie nationale. Donc avec Turkish Airlines. Une excellente compagnie, des avions propres, des rangs pas trop serrés, wifi à bord (note : à peine 4/10), films récents, plateau repas. Au départ de CDG, Terminal 2. www.turkishairlines.com

Vols domestiques vers la Cappadoce au départ d’Istanbul : avec la Compagnie Pegasus – www.flypgs.com

GUIDE ?
Ahmet Balci – Français/Anglais/Turc – Tel. +90 533 353 96 55 – Prévoir 100 €/J

PREMIÈRES ADRESSES UTILES SUR PLACE – BUREAU DU TOURISME
À Sultanahmet : Divan Yolu Cad. 3. Tél. : (0212) 518-87-54. Dans un petit pavillon en bordure de l’hippodrome. Ouvert tous les jours de 9h à 22h

  • À l’ancienne gare de Sirkeci : sur le parvis extérieur, à gauche de l’entrée de la gare. Tél. : 511-58-88. Tous les jours de 9h-20h
  • À l’embarcadère d’Eminönü : sur le quai. Ouvert tous les jours de 8h30 à 20h ; horaires réduits en hiver
  • À Taksim : au début de l’İstiklâl Cad. ; juste avant le consulat de France. Ouvert tous les jours de 8h30 à 18h30.

Quand la nuit tombe et que les ponts du Bosphore s’arqueboutent sous le feu des néons. ©Judith Lossmann

THE PLACE TO BE !!!
En fin d’après-midi, sur l’un des jets de luxe qui fendent les rives du Bosphore d’un pont à l’autre. Bogaz Tekne Kaderim 8 – Prévoir entre 100 et 150€/pers/H, apéritif compris.
http://www.4uyachting.com/kaderim_8_motor_yacht_bosphorus-87987521654651428-yacht.html

DORMIR À ISTANBUL
Dans le quartier de Pera, éventuellement à l’hôtel Pera Palace, cher à Agatha Christie qui y a écrit Le crime de l’Orient express et où vécu Mustafa Kamal.
Moins chic, moins cher : The Marmara Pera – Asmalı Mescit, Meşrutiyet Cd., 34430 Beyoğlu/İstanbul – Tel. +90 212 334 03 00 – Chambre banales, petit déjeuner intéressant, bien situé. On aime la terrasse au 16ème étage et sa vue tout Istanbul.

Le grand classique de la street food ou des restaurants de Karakoys : la pizza truc sous toutes ses formes. ©Judith Lossmann

MANGER À ISTANBUL

  • Diner au bord du Bosphore ? A votre descente du bateau…
    Park Fora (seafood symphony). Ortaköy, Muallim Naci Cd. 54/A, 34347 Beşiktaş/İstanbul – www.parkfora.com – Tel. +90 212 265 50 63
  • Dans les passages du quartier Karakoys
    On adore ce restaurant presque aussi ancien que la ville, en plein passage, dans un quartier animé où les assiettes sont formidables …
    SEV-IÇ Restaurant – üseyinağa, Çiçek Pasajı, İstiklal Cd. 80/8, 34435 Beyoğlu/İstanbul – Tel.+90 212 244 28 67www.sevicrestaurant.com
  • Matbah, Ottamn palace cuisine
    Charmant, serein et délicieux, ce restaurant traditionnel est situé dans un hôtel élégant dans un ancien hôpital du XIXe siècle. Chambres et suites raffinées.
    Cankurtaran, Caferiye Sk. 6/1, 34400 Fatih/İstanbul – Tel. +90 212 514 61 51 – www.matbahrestaurant.com

Un incontournable : le grand Bazar. ©Judith Lossmann

SHOPPING ISTANBUL
Au grand Bazar : Cevahir Spice, Turkish Delight pour acheter des loukoums tout frais que le vendeur (charmant) vous fait déguster avant d’installer les parfums de votre choix dans des boîtes format familial. Aussi des épices, des thés, des huiles… Une bonne adresse, propre, tarifs indiqués. Une boutique a retenu notre attention : Zenneciler Sok. N° 48/50 Kappalicarsi Fatih – Istanbul. Tél. +90 212 522 42 42 – info@cevahirspice.com

ACTIVITÉS :

L’Yonne, injustement méconnue

Ils sont quelques départements comme cela en France. Leur nom appris en cours de géographie nous rappelle quelque chose. Les associer, plus ou moins correctement à une rivière, un fleuve, on y arrive encore. Parfois deux, trois noms de villes ravivent des souvenirs grâce aux aires d’autoroute.  On les survole en avion. On les traverse en train, en voiture. On passe mais on ne s’y arrête pas.

Changeons cela !

Arrêtons-nous dans l’un de ces département. Profitons des occasions de rencontres, de paysages et de reliefs, d’assiettes gourmandes et de gens formidables et investis. L’Yonne, nous avons décidé de nous y arrêter pour deux jours, spécifiquement dans le Sud-Ouest du département, dans la Puisaye et alentours. 

La Puisaye ?!

La Puisaye (on prononce Puisaie), chère à l’auteure Colette, terre d’origine du fondateur du Larousse est sans doute le secret le mieux gardé de toute la Bourgogne, déjà connue pour sa légendaire discrétion. Laissons une départementale pour virer à gauche et en deux cents mètres, l’onde du temps se modifie, se calme, s’apaise. Se délivrent à nos vue champs, fleurs, dénivellations, arbres… plein d’arbres, forêt et étangs…
Cinq cents mètres encore, les camions et les voitures peuvent bien rouler qu’importe ! D’ici ils ont disparu du paysage sonore et visuel.
Mille mètres ?! On est en plein coeur d’une nature préservée, sauvage, riche, dense, touffue, truffée de biodiversité. La sérénité retrouvée en 1 kilomètre, perso, je signe direct. Là, un petit bourg minuscule, une place, un clocher, des maisons à pans de bois, des façades colorées, des ruelles ornementées.

Sur le practice de golf du domaine de Roncemay au coeur de la Puisaye dans l’Yonne.©JAL

Un golf au milieu des bois

En tendant très fort l’oreille peut-être entendrez-vous les « put » des apprentis joueurs de golf, levés à l’aube pour s’entrainer sous la houlette d’Edmond, le prof so sexy qui, de son œil de lynx, devine au premier mouvement ou presque où va partir la balle. Après quelques centaines de balles, on est fin prêt pour tenter le Golf 18 trous du Roncemay, un hôtel plein de charme et de gentillesse.

Des bourgs sympathiques

Plus loin la grande ville du coin… St Sauveur en Puisaye, des gens aux terrasses comme à Paris, en bien moins nombreux, en moins collés, en plus souriants, riants, masqués (heu… non. Si. Un peu. Quand même !) Là, une boulangerie, une épicerie, un restaurant, des toits d’ardoises et de tuiles. Une fontaine.
Quelques kilomètres encore et l’horizon – quand les arbres acceptent de nous le prêter, – se pare de tours somptueuses, ajourées. Celles du château de Saint-Fargeau. Des pavés, des ruelles, de l’Histoire.

Une ruelle de Saint Fargeau, face au chateau. ©JAL

Un livre d’histoire

Toute l’Yonne est un cahier de vacances d’Histoire. Spécifiquement celle du Moyen-Âge, ère dévolue à la grande époque de l’Yonne, un département prisé par les Parisiens intéressés par ses riches ressources qui partaient au fil de l’eau jusqu’à la Seine et l’Ile de la Cité. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, l’Yonne se construit autour de ses richesses : ses bois et forêts, ses vignes (déjà), ses poteries (surtout en Puisaye), ses pierres solides et faciles à jointoyer pour élaborer de belles demeures et … l’eau.

L’Yonne et l’eau

L’eau des canaux, celui de Bourgogne, celui du Nivernais. Des courants d’eaux plaisants à naviguer où l’on jouit des plaisirs du cabotinage et du passage des écluse dans un bateau de location, devenu le temps de quelques jours une nouvelle maison flottante. Bien que ce soit impossible, si l’ennui d’une promenade nautique à 8km/heure vous gagne, il sera toujours temps de prendre des vélos et d’explorer la région.

L’Yonne et les vins

Proche d’Auxerre, un passionné de vélo et de vins, a créé une super petite entreprise : CycleDivin. Il vous promet bien des sensations sur la selle et dans les verres. Quand on est dans le coin, cette activité découverte doit être considérée comme immanquable. Si le vélo, fut-il à assistance électrique vous sied moins que la croupe d’un bel étalon ou d’une douce jument… qu’importe l’Yonne a une réponse avec la Ferme Equestre Les Grilles.

Bien sûr gardons le meilleur pour la faim…

L’Yonne regorge de bons crus prêts à accompagner quelques spécialités locales telle la tarte fine au boudin noire et toute la délicieuse gastronomie bourguignonne. Les options (traiteurs pour un picnic sur terre ou sur la terrasse d’un bateau de location), les tables qui pourraient être étoilées comme celle du Roncemay, les « secrètes mais connues » du coin et des bons guides : Moulin de Corneil.

En un mot, pour les Parisiens assoiffés de verdure, de calme, de sérénité, l’Yonne sonne bon, frais et facile. Les tarifs sont abordables dans ce département très intéressé par le développement d’une attractivité familiale. Pour nous les égoïstes revendiqués, de très belles adresses élégantes à faire siennes. Une Yonne à plusieurs visages donc, il y en a forcément un qui vous ressemble. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

 

AVANT D’Y ALLER ? LIRE NOS ARTICLES  =>

 

AVANT D’Y ALLER ? FEUILLETER DES GUIDES =>
Parc Naturel Régional du Morvan, guide du Routard – www.routard.com
Canal du Nivernais – Edition du Petit Futé – www.petitfute.com

AVANT D’Y ALLER ? www.tourisme-yonne.com

Y ALLER ?
Train Paris-Bercy Bourgogne (attention certains TER peuvent être vraiment sales et peu accueillants) – durée : moins de 90 minutes jusqu’à Joigny.
Voiture : environ 1h30 à 2h de route depuis Paris via autoroute avec péage.

PREMIÈRE ADRESSE UTILE SUR PLACE
Office du Tourisme de Joigny : 4 Quai Henri Ragobert x 89300 Joigny x Tel. 03 86 62 11 05
Office du Tourisme d’Auxerre : 16/18 Bd de la Marne x 89000 Auxerre x Tel.0386729203

DORMIR DANS L’YONNE
Hôtel, Restaurant, Golf & Spa Le Domaine de Roncemay x 89110 Chassy x Tel.06 86 73 50 50 x www.roncemay.com/fr

MANGER DANS L’YONNE
Hôtel, Restaurant, Golf & Spa Le Domaine de Roncemay x 89110 Chassy x Tel.06 86 73 50 50 – www.roncemay.com/fr
Restaurant au Moulin de Corneil x 3, Pl. Lucien Gaubert x 89130 Mézilles x Tel.03 86 45 41 94 – https://www.lemoulindecorneil.fr/

ACTIVITÉS

  • Base nautique Locaboat Holidays pour balade nautique à partir de 2 jours – locaboat.com
  • Golf au domaine de Roncemay x 89110 Chassy x 06 86 73 50 50 x www.roncemay.com/fr
  • Balade équestre – Ferme équestre Les grilles – lesgrilles.com
  • Escapade dans les vignes à vélo avec dégustation de vins – cycledivin.fr

La Haute Tarentaise en automne, c’est comment ?

VTT ruisseau Agence Nuts – Office du Tourisme Val d’Isère

Fin août, début septembre… Les vacanciers sont tous sur les routes, prêts à ré-envahir les villes. Dans le sens des retours, ça bouchonne sévère. Dans le sens de l’aller, la voie est libre pour partir en montagne. Pas n’importe quelle montagne ! Partons en Haute-Tarentaise, dans cette infime portion des Alpes, celle des plus hauts sommets de la chaîne montagneuse frontière, dont l’empreinte sauvage demeure intacte. Huit légendaires stations de ski célèbrent cette nature indomptée dont les Arcs-Bourg St Maurice, Villaroger, Tignes, Val d’Isère, Montvalezan-La Rosière, Sainte Foy Tarentaise et Les Chapelles. Autant de destinations propices aux sports d’hiver qui ont forgé la réputation, l’identité et la configuration de chacune d’elle.

La Haute-Tarentaise, une fois passée la grande vague estivale, affiche sa sérénité retrouvée. Mais au fond, l’a-t-elle même temporairement perdu cette quiétude ? Non ! En montagne c’est le contraire des plages où des milliers de gens viennent se coller au même endroit, au même moment. Dans les alpages, ces mêmes milliers de gens s’éparpillent dans un espace immense, loin les uns des autres. Même en cas de forte densité, la montagne c’est la liberté, le calme, l’espace. Adeptes du silence et de la contemplation, la montagne est encore plus belle quand elle tout entière uniquement pour soi !

Où en Haute-Tarentaise ? Les Arcs-Bourg Saint Maurice !

Porte d’entrée de la Haute-Tarentaise, Bourg-Saint-Maurice en lisière de la Vanoise est la « capitale » de la région. Les Arcs, avec quatre sites d’altitude (1600m, 1800m, 1950m, 2000m) bénéficient d’un ensoleillement maximum et de tous les atouts pour conjuguer sports out-door, bien-être, activités divertissantes, gastronomie…
Les Arcs possèdent le label « ville d’architecture du XXe siècle ». L’amateur d’architecture s’y promène comme dans un musée 3D à ciel ouvert, passionné par les expériences conduites par des architectes comme Charlotte Perriand dont les astuces de construction ont été reprises partout dans le monde. On y lit l’évolution architecturale des résidences de vacances au fil des décennies. Il est loin le temps des années 1960/70 où l’on se contentait de dormir à six dans des studios minuscules. Aujourd’hui, l’art de vivre la montagne a bien changé. Heureusement, Les Arcs ont toujours œuvré pour une stratégie de développement durable. Des coopératives et des filatures d’exception sont toujours solidement ancrées sur leur sol d’origine. Voilà qui confère à la station un caractère très personnel et attachant.

Où en Haute-Tarentaise ? Montvalezan-La Rosière !

À l’opposé des Arcs, la commune est l’exemple type de l’architecture traditionnelle savoyarde mêlant bois, pierre et lauze sur les toits. Dans les rues, les lourds chalets s’inscrivent sur fond de Vallée de la Haute Tarentaise et du Mont Pourri. Petite station familiale et très conviviale, La Rosière s’enorgueillie désormais de la présence en hauteur d’un nouvel Club Med.

Tout nouveau, tout beau, Club Med La Rosière vient d’être inauguré…

La sublime piscine du tout nouveau Club Med La Rosière. ©JAL

La date a été déplacée pour cause de confinement et de Covid-19 mais finalement l’ouverture officielle du Club Med de la Rosière (1950m) a eu lieu fin juin 2021. Quelques 8000 arbres et plantes aromatiques ont été planté pour casser le côté « minéral » de ce superbe paquebot de béton (350 chambres). Laissons à Dame Nature le temps de donner le meilleur d’elle-même à proximité immédiate des édifices, sachant qu’aucun arbre n’a été détruit à cause de la construction. Le plus italien des Resorts Club Med France est le 4 Tridents le plus près du Mont-Blanc à moins de 20 km. Idéalement situé à 8 km de la frontière italienne par le col du Petit-Saint-Bernard, entre Val d’Aoste et Savoie, Club Med la Rosière est un paradis pour tous ceux qui veulent partager des moments uniques.

La Terrasse hors norme du Club Med La Rosières. JAL

Décoré sur la thématique du Voyage d’Hannibal, Club Med La Rosière affiche une ambiance cosy, ocre, dorée et beige bien dans l’esprit des immenses fresques du lobby dédiées à la traversée des Alpes à dos d’éléphants. Chaque élément rappelle la région, comme les lustres qui s’inspirent des cascades de Ruitor. Fidèle au concept, on trouve Spa, fitness, piscine, restaurants, comptoirs gourmands et une belle salle où est servie une cuisine fusion franco-italienne absolument divine. Une promesse de gourmandises… tenue !
Le point d’orgue des lieux ? La terrasse panoramique ! Allongée dans un transat, réchauffée par une polaire orange, qu’il fait bon siroter (avec une coutumière modération) un Spritz glacé servi dans un verre-piscine presque aussi profond que l’horizon, les yeux rivés sur le soleil couchant.

Monal_(c)Philippe Royer ET OT Ste Foy

Partout en Haute-Tarentaise ! Des activités out-door, des visites patrimoine, des entreprises de tradition

Eaux-vives, Vélos, VTT sur Piste Cyclable Intercommunale, Patrimoine avec la visite – entre autres des fameuses chapelles, – qui avec leur fonction de phare en montagne, émergent dans le paysage dans toute la beauté brute de leur simplicité. Les Chapelles ? Une si fameuse spécialité locale que c’est le nom d’une commune de sept hameaux dotés chacun d’une chapelle qui se visite.
Si on se lance dans l’activité rafting, mieux vaut être prêt.e à vivre quelques sensations fortes sur et hors le bateau. Les « rapides » ne font pas de cadeau et aiment à projeter les apprentis pagayeurs dans les eaux vives, vite grossies d’un orage ou d’une fonte de neige tardive. Le parcours nécessite un barreur émérite. Il sera bien entendu votre chef de bord pendant la descente. Deux niveaux de descentes. Le premier n’est pas si pépère que cela mais à la portée des courageux. Le second exige d’être parfaitement raccord et de bosser en équipe pour répondre aux consignes du barreur. Version 1 ou version 2, fraîcheur, émotions et sensation sont au rendez-vous !

Xtrem luge 4 saisons – © OT La Rosière

Après avoir passé le Col du Petit-Saint-Bernard et visiter l’Hospice qui le domine pile à la frontière avec l’Italie, la Rosière offre encore une sensation amusante. La luge X-TREME !  Assis.e au ras du sol dans un minuscule bolide, vous dévalez les descentes enquillant virages sur virages. Là aussi on s’amuse bien. C’est court, un peu trop court donc profitez-en pour lâcher le frein. Oui, oui, on le tient tout au long du parcours et plus on le lâche plus on dévale. Si vous êtes un poil trouillard : pensez que derrière vous, certaines.s veulent eux, lâcher la puissance !

Où en Haute-Tarentaise ? A Sainte-Foy Tarentaise !

Une station-village implanté elle aussi dans un écrin naturel entre deux cols à proximité de la frontière italienne. En automne la nature se pare de couleurs exceptionnelles dans la vallée du Ruitor, le vallon du Clou et dans le célèbre village classé de Monal avec vue sur les glaciers.

Val d’Isère, le village… © Andy Parant

Où en Haute-Tarentaise ? Val d’Isère !

La station que l’on ne présente plus. Mondialement connue, elle est dominée par le Col de l’Iseran (2770m), l’un des plus hauts cols routiers d’Europe reliant les vallées de la Tarentaise à la Maurienne. Val d’Isère possède une vie locale à l’année. Ici, les habitants vivent dans leur maison de bois, pierre et lauze. L’Isère prend sa source dans le village et serpente dans le parc de la Vanoise où se retrouvent les randonneurs et les passionnées de nature et d’observation animale. Il faut s’aventure hors la rue principale et découvrir des pépites architecturales, des petites boutiques. Plus haut, presque à la sortie du village, la coopérative laitière et sa ferme de l’Adroit tenue depuis plusieurs générations par la famille Mattis. Des passionnés d’élevage, de lait, de savoir-faire qui produisent un fromage et des spécialités irrésistibles. Dégustation, visite de la cave d’affinage et boutiques sont le rendez-vous obligatoire des gourmands et des curieux.

Haute-Tarentaise – Tignes le Lac

Où en haute-Tarentaise ? Tignes !

Nichée entre d’immenses sommets tels le Dôme de la Sache (3601m), la Tsanteleina (3602m), la Grande Sassière (3750m) la Grande Casse (3852m), Tignes s’étage sur plusieurs niveaux et villages bien séparés les uns des autres. Val Claret, Tignes le Lac, Tignes 1800. Son domaine skiable, la qualité des pistes et installations et sa géographie lui confèrent une renommée internationale à toutes les saisons. Les VTTistes adorent Val d’Isère qui le leur rend bien avec des kilomètres de pistes dédiées. Quant aux randonneurs, ils n’auront jamais assez de jambes pour parcourir les centaines de chemins possibles.

Tignes c’est aussi La Maison Bouvier, une institution étoilée. 5 étoiles pour l’hôtel et 1 étoile Michelin pour le restaurant Ursus dirigé par le chef Clément Bouvier. Les chambres sont sublimes, larges, confortables, élégantes. La déco est à fond dans l’inspiration locale. Service parfait et table d’exception très orientée sur les productions locales et les ressources naturelles comme les plantes aromatiques montagnardes. Un Golf complète l’offre « résidentielle » de Tignes.

Haute-Tarentaise - TingesTignes : le plus haut barrage d’Europe
Aujourd’hui, avec ses 180m de hauteur et ses 235 millions de mètres cubes d’eau, il fait partie du décor. Cependant son implantation en 1952 a « noyé » l’ancien village de Tignes. Ce fut un déchirement et un exode pour les habitants du village. Par temps clair, on voit encore le clocher de l’église et quelques maisons sous l’eau. Pour de nombreux Tignards, le lac reste un souvenir douloureux. Une statue dite « La Tignarde » symbolise à la fois cette amertume et cette aventure hydroélectrique performante. En effet le barrage fut le plus haut d’Europe pendant longtemps et demeure le plus haut de France. Devant l’église du village de Tignes 1800, on s’incline devant la seule statue au monde d’un Christ aux bras ballants, en signe de dépit.

Tignes STGM téléphérique2©SCande

Tel un métro d’altitude !

Enfin, Tignes est doté du lac naturel le plus haut de France (2100m). C’est sa présence qui insuffla le début de la création de la station, laquelle reliée à Val d’Isère par l’espace Killy, s’élève jusqu’à 3656m jusqu’au front du glacier de la Grande Motte. Il est accessible via le funiculaire perce-neige (jusqu’à 3032m) puis en téléphérique à terrasse pour finir. Une expérience de vitesse et d’éblouissement des sens à tester quelle que soit la saison ! Là-haut le panoramique est à couper le souffle !

Bien rafraîchis, déjeunons maintenant…

Au « Panoramic », le plus haut restaurant d’altitude ! Véritable balcon sur la montagne, on se réchauffera devant une large cheminée, confortablement installée dans de moelleuses banquettes recouvertes de peaux de bêtes (fausses) dans une ambiance trappeur bienvenue et enchantée. A suivre, un déjeuner ou un dîner bistronomie prompte à combler les plus exigeants.

Finissons sur une note de conscience… La Haute-Tarentaise et le réchauffement climatique…

De plus en plus, la montagne, la haute montagne se vit en été comme le terrain de tous les jeux au cœur de paysages variés et grandioses, d’espaces naturels remarquables. Avec le réchauffement climatique, plus visible ici que n’importe où ailleurs, la montagne a un virage à prendre et c’est sa découverte hors l’hiver, au printemps, en été et à l’automne donc qui sera déterminante de son avenir car il s’agit, bel et bien, de ré-imaginer la montagne de demain. Un demain plus proche qu’on ne l’imagine. Il serait temps de prêter une oreille attentive aux prévisions climatiques des scientifiques et des hommes d’ici qui connaissent leur territoire comme personne. La montagne, ici et ailleurs, est une sentinelle dont nous devons apprendre à écouter les messages.

En attendant que nous lui prêtions enfin une oreille attentive, la montagne en générale, la Haute-Tarentaise en particulier ont beaucoup à offrir. Bien plus que cette petite mise en appétit. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Ste Foy les Oeillasses -Philippe ROYER – HAUTE TARENTAISE TOURISME

Y ALLER ?
Train jusqu’à Bourg Saint Maurice ou Chambéry

TAXI
Savoytaxi.com – James – Tel. +33(0)6 80 93 56 39 – contact@savoytaxi.com

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE
Haute-Tarentaise Tourisme – 8 rue Saint-Pierre – 73700 SÉEZ – Tel. +33(0)4 79 41 01 63 – www.hautetarentaise.fr  À l’office, on vous dira tout, absolument tout sur les activités, les hébergements, les sorties insolites, les cartes, les randos, les applis vélo, les applis rando…

ACTIVITÉS :

– Eaux vives-rafting – 73700 Bourg-Saint-Maurice – Tél. 06 13 83 74 07 – www.eaux-vives-rafting.fr

– Col du Petit Saint-Bernard – www.psbernard.com –  À 2188 m d’altitude, partez à la découverte du Col et remontez le temps jusqu’à l’époque gallo-romaine, rencontrez ses personnages, écoutez ses légendes…

– X-TREME LUGE (à 20min de Bourg Saint Maurice) – Tel. 06 17 82 17 23 – ranger4g@hotmail.fr – 1 descente : 8 euros.

– METRO VERTICAL => Départ pour le sommet de la Grande Motte via le funiculaire de Tignes Val Claret.

 

La Maison Bouvier Hôtel et Restaurant. ©JAL

DINER ET DORMIR À TIGNES
Maison Bouvier – Hôtel, restaurant et Spa Les Suites ***** Tel. +33(0)4 79 41 68 302 – www.maisonbouvier.com

Ursus* – Restaurant ouvert le soir au RDC de l’hôtel – Tel. +33(0)4 79 01 11 43 –

DÉJEUNER À BOURG ST MAURICE
On y va pour la vue, l’assiette, l’ambiance… Base Camp Lodge au BC7 – Repas sur place · Vente à emporter · Aucune livraison – Imp. des Peupliers, 73700 Bourg-Saint-Maurice – www.hotel-basecamplodge.com – Tel. 04 79 31 72 81

DÉJEUNER À SAINTE FOY
Une institution locale à laquelle échapper reviendrait à connaitre un crime de lèse-gourmandise. La carte excellente. L’accueil excellent. La beauté du site et de la terrasse Excellent. Une vieille maison héritée de générations en générations. On y va, un point c’est tout ! – Le Monal – Hôtel le Monal, Route de Val d’Isère, 73640 Sainte Foy Tarentaise, Savoie, FRANCE – reception@le-monal.com – Tel : 04.79.06.90.07

Apéro « costo » au Panoramic de Tignes. À 3200, la cochonnaille locale passe très bien !

DÉJEUNER EN ALTITUDE
On y va pour le kiffe du voyage en métro vertical ! Pour la cheminée, pour l’assieeeeeettte ! Le Panoramic – Repas sur place · Aucune livraison – Glacier de la Grande Motte, 73320 Tignes – www.les-suites-du-nevada.com – Tel. 04 79 06 47 21

DÉJEUNER ET DORMIR À LA ROSIÈRE
Club Med La Rosière – www.clubmed.fr/r/la-rosiere/s

Les merveilleux fromage « tradition » de la ferme de l’Adroit à Val d’Isère.

SHOPPING
La Ferme de L’Adroit à Val d’Isère (second rond-point à gauche en partant sur le col de l’Iseran) – Traite vers 17h30 – Fabrication du fromage : le matin – Boutique ouverte de 9 à 19h (interruption entre 12 et 15h)

Madère exploration : en 12 kilomètres, on passe des tropiques aux Alpes…

L’île de Madère est si exceptionnelle qu’elle mérite une grande balade d’exploration. Nous avons retenu le 4X4, qui permet d’aller partout et à Madère, « aller partout » signifie essentiellement « grimper partout ». D’ailleurs, notre guide francophone, Cristiano, n’a pas manqué de commencer le périple madeiran par une hallucinante grimpette dans Funchal où l’étroitesse de la ruelle le disputait à son dénivelé !

Après le point de vue « Miranda », nous avons traversé des forêts primaires d’eucalyptus, de châtaigniers, de pins et de mimosas aux pieds desquels poussent des tapis d’hortensias, des myrtilles et autres merveilles telles les frangipaniers roses ou blancs. Dès la sortie de la forêt, la végétation s’est raréfiée et le climat a changé. On supporte bien un lainage. Depuis les sommets, la vue sur l’île et l’océan est superbe. De là, on voit quelques levadas qui descendent vers le rivage. Tout à l’heure nous en suivrons un pour voir.

Des moutons noirs et blancs paissent tranquillement. Ici, on mange du porc et du poisson, plus rarement du mouton ou de l’agneau, apanage de la ville. Plus à gauche du panoramique, se dessinent les Iles Désertes, un paradis ornithologique partagé avec des phoques. Avec 4X4, nous traversons de minuscules villages, tous ornés de fleurs d’agapanthe, d’hortensia, d’arbres à muguet qu’il est interdit de cueillir. On comprend bien pourquoi. Cristiano nous montre d’autres plantes et des fleurs qualifiés de « chiendent ». Il est beau le « chiendent » à Madère et ferait le bonheur de nombre de parisien !

Promenade tous sens ouverts le long des Levadas. ©jal

À pied, nous nous dirigeons vers une masse uniforme de verdure. Un petit chemin large comme une feuille de papier se dégage petit à petit. Il longe un minuscule canal de pierres de 30 centimètres de large dans lequel circule un fond d’eau. Voilà un levada. Madère possède 1400 kilomètres de levadas… ces petits canaux construits par les hommes depuis les sommets du nord de l’île jusqu’au sud et aux cultures. En fait, le constat est simple, au nord sont implantées des forêts de lauriers dont les feuilles accrochent le brouillard donc l’eau… Il suffit ensuite de récupérer « l’eau du brouillard » et de la conduire là on a en le plus besoin. Astucieux non ? Certains levadas mesurent jusqu’à 100 kilomètres de long. Ils sont nettoyés régulièrement par les villageois et empruntés par des marcheurs de tous poils, du plus facile au plus difficile, car pas un seul levada n’est semblable à l’autre. Au long du nôtre se succèdent figues, cerises, fruits de la passion que nous cueillons délicatement pour les déguster.

En 4X4, nous rejoignons la pointe est de l’île jusqu’à Porto da Cruz. Plus loin en hauteur, nous avons une vue sur les deux mondes géologiques de l’île : le côté plat et le côté escarpé ! Étonnant. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Avant de partir : visitmadeira.pt

Lire =>https://lavieestbellemag.com/voyages/madere-lile-madere-les-vins-en-lile/

Réservez votre journée en 4×4 : Cristiano Andrade pour www.mex.pt – Tél. (351) 969 677 679 – mountain.expeditions@hotmail.com

 

Madère, l’île. Madère les vins en l’île

À Madère, l’étourdissement commence avec l’atterrissage « dans la mer ». Les flancs de ce gros rocher flottant sont recouverts de vignes qui grimpent vers les sommets et descendent vers les criques. Des terres au verre, le goulayant liquide s’est forgé une histoire personnelle, conjuguée à celle de cette terre émergée, d’un art de vivre, d’un caractère fort entre mer et montagne, luxuriance et aridité, désert et ville.

À Madère, pointe ouest, porto, baignades dans des piscines naturelles Madère. ©jal

Découvert en 1419 par les Portugais, l’archipel volcanique de Madère (Madère, Porto Santo dite aussi l’île dorée, Desertas et Selvagens) se situe à 1000 km de Lisbonne et 500km des côtes africaines. Avec son climat doux et tempéré, légèrement humide et stable toute l’année, l’île a développé une végétation tropicale hallucinante. Quand on traverse l’île en voiture, les fleurs et les arbres envahissent tout, jusqu’à la route. La flore de Madère est unique au monde. Se mêlent en un fouillis végétal et odorant : lauriers, fougères arborescentes, mimosas, hortensias, camélias et mille et une autres essences de toute beauté et bien sûr les vignes, les plantations de cannes à sucre.
Seuls, les fonds marins – très recherchés des plongeurs – rivalisent de beauté avec ces fleurs attirantes pour les regards, même des plus blasés.

Funchal, une capitale plus qu’attractive

Rapidement la « civilisation » s’installe sur l’île. Les marins, les pêcheurs, leurs familles. Et naît Funchal, la capitale abrupte à flanc de montagne. D’où deux incontournables à faire à Funchal : l’excursion en téléphérique et la descente en « caninhos ». Le premier, s’élance du bas de Funchal pour atteindre « Monte ». Le second, sur le principe du « toboggan » vous promet une (re)descente dopée à l’adrénaline assis dans les « corbeilles » tenues par deux carreiros, deux grands gaillards (il vaut mieux) tout de blanc vêtus et chaussés des bottines « anti-glisse » typiques.

Poissons… beauté d’une nature morte ! ©jal

Avant de redescendre, il faut visiter le sublime jardin botanique de Monté (il mérite bien 2h). À Funchal toujours, on trouvera pléthore d’églises, de musées et de spots à visiter. Le Mercado dos Lavradores,- créé en 1419,- quant à lui, est un véritable lieu de vie à Funchal. Bruyant, grouillant, couru par les touristes comme par les locaux, « le marché des cultivateurs » croule littéralement sous les fruits, les légumes, les plantes médicinales, les fleurs. Le vendredi, au sous-sol, se tient le marché aux poissons… L’ambiance qui règne là-bas est digne des salles des marchés à Wall Street. Les poissonniers ressemblent à des bouchers. Les poissons, thons, espadons semblent tout droit sortis de l’imagination d’un auteur de science-fiction. Il faut avoir vu ça au moins une fois dans sa vie !

Hors Funchal, l’aventure est partout

Avant de quitter Funchal, rappelons que l’île de Madère prend ses aises sur une longueur de 50 kilomètres et une largeur de vingt-quatre kilomètre. Une chaine montagneuse partage l’île en deux dans le sens de la longueur, tant et si bien que tout est toujours vertigineux à Madère.
Depuis le Pico do Ariero (1810) accessible depuis Funchal en moins d’une heure, vous aurez sous les yeux un panorama sur les crêtes, les pics et l’océan et tel un Dicaprio des hauteurs, vous pourrez crier aux cimes qu’ici vous êtes bien, libre (et sans masque) !
Plein est, l’île de Madère abrite un petit port, Porto Moniz, baigné de lumière et doté de piscines naturelles creusées dans le basalte noir. Il faut absolument tester ce bain dans une eau à température idéale, protégée des assauts de la mer juste à côté.
A Madère, l’océan Atlantique offre aux amateurs de plongée sous-marine des eaux claires et poissonneuses. Pour observer des coraux noirs, cap sur Machico, à l’est de Funchal. Le long des récifs et au cœur de la réserve naturelle de Garajau, on peut admirer barracudas, murènes, mérous et autres sardines frétillantes. A Porto Santo, place à une partie de snorkeling (plongée au tuba) dans une eau à 22°C, suivie d’une séance de farniente sur un ruban de sable fin…
Une sortie en mer d’une journée avec VIPDolphins complète l’offre « grand kiffe » avec croisière sur un beau bateau blanc à moteur, barbecue sur le pont, plongée en haute mer à Gabo Girao view point et farniente au soleil pendant le retour au port d’attache.

Coup de cœur pour un petit paradis, un refuge

L’un des plats phare de mon paradis quasi inaccessible. ©jal

Les restaurants sont légion sur l’île et (presque) tous excellents. Les chefs portent une attention extrême à leur préparation, au choix de leurs produits. Comme partout ailleurs, la tendance est à une production locale de qualité. Donc, pas d’inquiétude pour « manger » à Madère. Mais je dois vous parler d’un coup de cœur. Autant pour le site, accessible uniquement via un câble-car (cable car to Faja dos Padres), un mini téléphérique qui descend sur la plage. Ensuite, petite balade apéritive au travers des plantations de bananes et de cannes à sucre pour arriver à une cahutte de bois et à des tables adossées aux roches et au sable de la plage. C’et absolument exquis, divin, étourdissant. Bien sûr, cette adresse n’est pas secrète. N’empêche, elle figure dans mon top 50 mondial.

Le Madère et les vins de l’île

L’unique distillerie à la vapeur d’Europe. Ru(h)m factory à Porta da Cruz. ©jal

Madère est aussi réputée pour son vin chaud et parfumé, proche du Porto. A l’origine, ce sont les Britanniques qui en favorisèrent le développement. Le Madère n’est autre qu’un vin complété avec de l’alcool de canne à sucre.
L’île bénéficie d’un climat idéal pour la culture de la vigne et les éleveurs de vins, ici comme ailleurs, s’y entendent à produire des vins de qualité. Pendant une sortie organisée de visite des vignes et des caves, vous pourrez découvrir toute la gamme de saveurs et de couleurs proposée. Chez certains vignerons, on foule au pied. C’est l’occasion d’une grande fête où tout le village et même plus viennent donner un coup de … pied !

Mention spéciale pour la distillerie Blandy’s Wine Lodge. LE spécialiste madère de l’île. Le plus connu. Vous ne pouvez pas le rater. Dégustations et visites guidées à la découverte de la fabrication de fûts, et de la production et du stockage de vin à Madère.

L’unique rhumerie d’Europe à la vapeur !

Moins connu et très intéressant, le site de production du « The Rum Factory » un embouteilleur indépendant installé à Porto da Cruz. En coopération avec Albert Michler de République tchèque, sont générés des mélanges individuels suivi d’un vieillissement en fût unique. Tout le secret, nous dit-on, réside dans l’art de marier les meilleures qualités de chaque rhum des Caraïbes et d’Amérique du Sud. On nous promet des délices à venir placés sous la marque The Rum Factory sur le marché international. Ne ratez pas l’évènement de la rhumerie : la dégustation des 7 rhums organisée par la maison. Du Natural à 40% au Rum 970 Single Cask… vous en sortirez plus avertis et donc plus exigeants.

The Madeiran Wine feestival investit la plage et les rues

De retour à Funchal, le Wine Festival permet de se faire une idée plus précise de la production locale. Une bonne solution pour déguster et découvrir des vins d’exception. Pour le prix d’achat d’un ticket, on peut multiplier les dégustations et profiter, la nuit tombée, d’un dîner de « tapas » concocté par les grands Chefs Portugais venus spécialement pour le festival.

Un dernier mot sur la Poncha. À base de citron, miel et l’aguardente de cana (l’eau de feu venue de la canne à sucre) c’est THE cocktail typique consommé de 7h du matin à 6h le lendemain. Tous les cafés la préparent. Il suffit de la demander pour l’avoir. Le goût est doux et sans un fort goût d’alcool. La boisson est très alcoolisée mais se boit comme du jus. La traîtresse !!! A consommer avec modération donc !

Madère ? Il y aurait tant à dire encore. Cette île est merveilleuse. Les Britanniques, toujours à la pointe de l’art de vivre, en ont fait leur seconde île depuis belle lurette. On va la leur « emprunter » un peu. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

AVANT DE PARTIR
www.visitmadeira.pt

lire => https://lavieestbellemag.com/voyages/rtt/rtt-europe/madere-en-12-kil…piques-aux-alpes/
lire =>

QUAND Y ALLER ?
Toute l’année. L’île bénéficie d’un climat stable. La température moyenne est de 26°C.
Le Madeira Wine festival (du 29 août au 12 septembre) est une bonne occasion d’aller à Madère.

Y ALLER ?
Avec la TAP, Air Portugal, la compagnie aérienne nationale portugaise – www.flytap.com – Également Transavia et EasyJet.

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE
Office du Tourisme de Madère. Rua dos Aranhas, 24-26 – Funchal – Tél. +351 291 203 420

DORMIR à MADÈRE
Quintinha de Sao Joao – Levada de S. João 4, 9000-191 Funchal – Tél. +351 291 740 920 – https://www.quintinhasaojoao.com/
BON À SAVOIR : L’association des quintas de Madère propose de nombreux sites tous respectueux du patrimoine, de l’esprit « maison » qui prédomine à l’accueil des clients.  Selon leurs critères, ces quintas sont classées en Relais & Châteaux, Design Hôtels, ou Small Luxury Hôtel of the world. Il y en a donc pour tous les goûts. En savoir plus sur www. Quintas-madeira.com

Le BBQ vertical, une spécialité madérienne. ©jal

MANGER À MADÈRE
Restaurant Gallo d’Oro – Estrada Monumental 147, 9004-532 Funchal – Tél. +351 291 707 700 – https://www.portobay.com/en/restaurants/restaurants-madeira/il-gallo-doro/ – Attention : dress code recommandé (pas de short, jeans ou baskettes). Réservation conseillée.
Restaurant Kampo, Chef Juio Pereira – R. do Sabão 6, 9000-058 Funchal – Tél. +351 924 438 080 – www.kampo.pt/
Restaurant Nini Desing Center – Estrada da Pontinha, Forte de Nossa Senhora da Conceição, 9000-726 Funchal – Tél.+351 291 648 780 – www.ninidesigncentre.com/pt/

Mon coup de cœur : Lunch at Faja dos Padres – Estr. Padre Antônio Dinis Henrique 1, 9300-261 Quinta Grande – Tél. +351 291 944 538 – www.fajadospadres.com/faja/

Plus de 600 mètres au-dessus du vide ! Impressionnant. ©jal

THE PLACE TO BE
Le point de vue exceptionnel sur Cabo Girao View vu du haut, soit sur une hauteur de plus de 600 mètres. On marche (si on peut) sur une épaisse dalle de verre et on regarde en bas. Archi touristique mais tentant quand même. Encore plus si la veille vous vous êtes baigné dans la crique juste en dessous !

 

SÉCURITÉ
Aucun problème de sécurité à Madère.

EN BONUS
Recette de la Poncha de Madère, un vrai délice ! : 25 cl de jus d’orange + 10 cl de jus de citron + 55 cl de rhum blanc agricole à 40 % + 15 à 20g de miel liquide ou du « miel » de canne à sucre. Mettre le tout dans un shaker avec quelques glaçons. Secouer et filtrer dans un verre.

 

Blandy’s Wine lodge, une visite passionnante sur les arcanes du vin madèrisé.©jal

ACTIVITÉS

Full day wine tour vineyards and cellars madeira – Tél. +351 911 911 711 – www.winetoursmadeira.com de 130€ – www.discoveringmadeira.com/madeira-wine-tour-vineyards-and-cellars
Visite et shopping chez Blandy’s Wine Lodge – Av. Arriaga 28, 9000-064 Funchal – Tél. +351 291 228 978 – https://www.blandyswinelodge.com/
Visite et shopping chez Rum Factory – Porto da Cruz – Tél. +351 291 563 346 – www.the-rum-factory.com
Le site de production du « rum » doté de fours à vapeurs, barils et autres équipements de distillerie se prête à la visite et aux photos.

 

SHOPPING
Le bolo de mel (gâteau au miel). Le bolo de caco (pain aux patates douces). Le « Miel » de cannes à sucre. Broderies. Chaussures traditionnelles.

 

Zagreb et la Croatie « simplissime » avec le guide hachette !

Le théâtre de Zagreb en Croatie. ©jal

Au moins deux fois millénaire, Zagreb a changé de nom et souvent de nationalité dans sa longue histoire. La grand-mère de notre guide, née en 1910, a été citoyenne de 7 pays différents pendant sa vie ! Indépendante depuis 1991, membre de l’UE depuis quelques mois, la République de Croatie (Republika Hrvatska ) affiche désormais ses racines et ses couleurs à la face du monde avec charme, chaleur et bonne humeur. Découvrons-la avec le Guide Simplissime Croatie édité par Hachette.

Les places et LA place

Qu’importe d’où l’on vient, la place Ban Jelačić, rendez-vous incontournable de la vielle ville basse, sera sur notre chemin. Les premiers frémissements de vie s’entendront sur la place. Les derniers aussi. Facilement reconnaissable avec ses façades colorées de style Sécession, la statue équestre de Ban Jelačić, acteur abolitionniste du servage en  Croatie et la fontaine Mandusevac, LA place est le repère principal et une sorte de kilomètre zéro. L’origine de Zagreb en quelque sorte. LA place sert de point de ralliement aux manifestations culturelles, aux rassemblements, à tous les rendez-vous.
Détail amusant : en fonction de l’âge et des activités, le lieu de rendez-vous change sur la place. Les intellos et les artistes sont près des Kavanas, des cafés très prisés. Les plus jeunes s’agrègent aux pieds de Jelačić. Les plus âgés s’installent sur le bas de la place. C’est inscrit dans les us et coutumes des Zagrebois. Le temps passe… leurs places sur LA place aussi !
Autre attraction de LA place : le ballet incessant des tramways et de la foule. Il y a de quoi scruter pendant des heures cette espèce de corrida entre la foule et les bêtes de métal. Chacune frôlant l’autre, jouant au jeu « je te fonce dessus » et réciproquement. De quoi s’adonner au second passe-temps favori, après le foot, 100% zagrebois et partagé par toutes les générations consistant à boire un café, regarder les gens passer, commenter en bien ou en mal (le zagrebois est moqueur) et refaire le monde !
Pendant l’Avent de Noël, en hiver, au printemps, en été, en automne, il se passe toujours quelque chose sur LA place. S’y dressent patinoires, structures temporaires pour accueillir les marchés, grand écran, chaises pour les concerts gratuits… Bref, ça n’arrête jamais et cette agitation est l’un des charmes très agréables de la ville.

Un peu d’histoire

Les Croates des origines sont issus de sept tribus, gouvernées par des Ducs. En 925, l’unification de ces tribus conduit à la création du premier royaume indépendant de Croatie. En 1102, le royaume s’unit avec les Hongrois pour lutter contre des ennemis communs. En 1526, le dernier roi hongrois croate décède laissant une porte entrouverte aux Hassbourgs qui s’infiltrent et offrent de financer la guerre contre les Ottpomans, régulièrement aux portes des territoires.
En 1848, naît l’Empire austro-hongrois. Il perdure jusqu’en 1918 et périclite pour les raisons que l’on sait. La même année, Slovènes, Croates, Serbes Bosnie Herzégovine, Monténegro, Macédonie signent leur union. Désormais, Zagreb est au cœur du royaume Yougoslave (littéralement « royaume des salves du sud »).
Dès le début de la seconde guerre mondiale, le régime nazi prend le gouvernement en main, faisant naître l’un des plus fervents régimes anti-fascistes, tenu de main de maître par Tito. Pourtant communiste, il dira non à Staline en 1950 et la Croatie sera l’une des têtes de pont des pays non alignés. De fait, pendant toute la période où l’URSS imposa son régime en Europe de l’Est, les Croates ont toujours eu des passeports, des propriétés privées, le droit de voyager…
Pour la petite histoire, à l’époque, les jeans Levis étaient fabriqués à quelques kilomètres de Zagreb. Pour pouvoir les acheter, les Croates devaient aller en Italie.
En 1991, La Croatie et la Slovénie imposent leur indépendance. Elle sera reconnue à l’international seulement en juillet 1992 et pas reconnu par la Yougoslavie. Entre 1992 et 1995, se joue une guerre extrêmement meurtrière entre les Serbes et les Croates, principalement à Dubrovnic. Zagreb sera touchée plus modestement. C’est seulement en 1998, que la définition du territoire croate est entérinée. Le 1er juillet, la Croatie entre dans l’Union Européenne sans toutefois changer son système monétaire. Ce petit pays est à 92% catholique, 2% musulman, 2% orthodoxe. La communauté juive n’atteint pas les 200 personnes.

 

La ville haute de Zagreb accessible par un amusant funiculaire.©jal

La ville haute

On y accède par le funiculaire ou par la rue piétonne la plus fréquentée de la ville derrière la place. Bordée de boutiques, de restaurants, de bars, elle est pleine d’une foule compacte. À son sommet, trône Saint-Stéphane, une belle cathédrale blanche située au cœur du quartier Kaptol. Sa construction démarre en 1093, puis partiellement détruite en 1242 par les Tatars et les Mongols, elle gravement endommagée par un violent tremblement de terre en 1880. La nef centrale et le clocher, en ruines, furent reconstruits par l’architecte autrichien Hermann Bollé. Il ajouta deux flèches encadrant la façade, devenue depuis l’un des repères urbains les plus représentatifs de la capitale croate.
À la belle saison, ou le soir quand toute la ville est illuminée, profitez d’une belle balade sur la Promenade Strossmayer, à côté du funiculaire. Elle offre le plus beau point de vue sur les toits de la ville. Poursuivez une montée de quelques marches pour entrer dans la Tour Lotrscak. À midi, bouchez-vous les oreilles car le canon Gric tire sa salve quotidienne ! Un rappel de la victoire contre les Ottomans.
Kamenita vrata est l’entée principale de la ville haute. Cette ruelle minuscule est un étrange lieu de culte dédié à la Vierge depuis l’incendie ravageur de 1731 qui, miraculeusement, épargna une peinture. On l’admire au travers d’une imposante grille métallique. Rester quelques minutes en observation, vous en apprendra beaucoup sur la ferveur des personnes venues se recueillir dans cette atmosphère étonnante.

Kavana…  parlons cafés

Il est, – sur LA place -, une institution fréquentée par tout ce que la ville compte de « stars ». Un show de tenues affriolantes en été, de manteaux de fourrure en hiver, se tient au Malakavana, le Café de la Ville. Entièrement rénové, l’établissement sert toutes sortes de cafés, thés et chocolats chauds. Après plus d’un an de travaux, il a rouvert fin 2013, pour le plus grand bonheur des Zagrebois privés de la terrasse la plus courue de la ville. Bref, the place to be. Facile à trouver, à droite toute !
Si le star système local ne vous passionne pas, descendez (face à la statue équestre) la rues des cafés entre la place et la place des fleurs. Ce quartier piéton, tout proche d’une jolie petite église orthodoxe, fait le plein de bars, de restaurants et de boutiques. Autour de cette placette sont implantés, face à face, le plus vieux et le plus récent centre commercial. De quoi faire le grand écart entre les générations architecturales de ces temples de la consommation !

Dress-code : les inventeurs de la cravate aiment le design

On raconte que les Hussards croates du XVIIe siècle portaient une écharpe blanche qu’ils s’appliquaient à nouer pour être élégants… la tradition de la cravate (déformation de cro-ate) était née. De ce goût du bien paraître, les Croates actuels tirent toujours un dress-code quasi institutionnel : on s’habille pour aller se promener, déjeuner, sortir au spectacle ! De fait, les designers, muselés par des années de communiste s’en donnent à cœur joie. Certaines boutiques sont incontournables. Pas facile à trouver tout seul, Prostor, l’antre des créateurs croates mérite une visite que vous ne regretterez pas (www.prostorshop.com). Lega-lega, où des briques de lait servent de packaging aux seuls et uniques t-shirt tagués qui font fureur auprès des jeunes. (http://lega-lega.com). Belles fringues chez Xenia Desing (www.xenia-design.hr). Très en vogue vêtements orignaux chez I-gle (http://i-gle.com). Belles pièces en cuir dans la micro boutique de Roba (www.roba.com.hr).  Parfait pour rapporter un souvenir de Croatie, Modus, temple du design (www.modusdesginshop.hr). Bijoux fantaisie exclusivement croates chez Oblak (www.nakit-ovali.hr) et Lapidarium (10, Radiceva à Zagreb).
Envie de rentrer avec un vestige du communisme aux pieds ? C’est possible avec les Startas, sorte de Converse de l’Est qui firent fureur pendant les années soviétiques. Tombées en désuétude et relookées de couleurs, on s’arrache ces chaussures entre 150 et 250 kunas. (http://borovo.hr).  Autre emblème à rapporter, le cœur de Zagreb. Vous le verrez partout. Autrefois biscuit, aujourd’hui objet de décoration, petit ou gros, ce cœur rouge décoré d’inscriptions écrites avec du sucre blanc, sert à déclarer sa flamme, à faire passer des messages. N’hésitez pas à dire je t’aime à votre dulcinée !

Les marches ? Un fondamental de la culture croate. ©jal

Les marchés, fondement de la culture zagreboise

Autre habitude locale : les marchés. Ils sont présents partout. La ville en compte seize, ouverts tous les jours ! Il est dans les habitudes zagreboises d’acheter des produits frais au quotidien. Cependant, le samedi matin est consacré aux courses alimentaires importantes. Celles du week-end : on fait la fête, on organise des barbecues dans les parcs, on se ravitaille.
Le plus central, le plus grand, le plus facilement identifiable avec ses grands parasols rouges est le marché Dolac (il donne sur la place, ceci vous étonne ?) Ce lieu typique et pittoresque, ouvert tous les jours, est animé par des producteurs-vendeurs descendus de leurs fermes à 40 km autour de Zagreb avec leurs produits… un gage de qualité perceptible dans la saveur naturellement bio (ils ne sont pas encore envahis par les industries chimiques) des victuailles et une bonne nouvelle pour les gourmands. Sous la partie aérienne, se tient le marché aux poissons et aux viandes, descendez donc les marches pour découvrir un autre univers visuel et olfactif. En haut, en bas, vous serez séduits par la variété étonnante de la production locale et les prix.
La Croatie compte de nombreux producteurs de fromages de brebis. Il faut goûter l’Otok Krk. Fabriqué au lait salé, vendu uniquement sur l’île de Krk, au nord de l’Adriatique, qui donne lui donne son mon et pendant les marchés de Noël, il coûte environ 170 Kuna le kilo.
Pays éleveur de porcs de qualité, la Croatie produit une excellente viande et une charcuterie fine, influencée par l’Italie et les coutumes méditerranéennes et l’Allemagne et les usages de l’Est. Cru ou cuit, fumé ou non, il faut déguster quelques merveilles gastronomiques comme ce jambon séché au vent de Büra (la Bora) un vent catabatique violent. Le Kulen, un gros « Jésus », un genre de chorizo de bord de mer, très épicé. Les vins rouges Plavac Mili, Postup, Babie. Le Teran de l’île d’Istrie. Les vins blancs Zlatand de l’île de Krk, le Posip. Celui d’Istrie : le Malvalija. À consommer avec modération mais ça vous le savez déjà. Quant aux produits de la mer, ils sont prisés. Surtout les fameuses Crevettes du golfe du Kvarner, une région de criques et de mer.

Manger à Zagreb

Outre le Kavana Restoran Muzej, l’excellent restaurant sis sous le musée des Arts Décoratifs où se dégustent des spécialités locales comme le Zapeceni Zagorski Strukli, le house made gnocchi in truffle, on mangera une excellente viande de porc ou de bœuf élevée à moins de 100 km de Zagreb. Les restaurants sont nombreux à Zagreb. Il est facile et tentant de tous les essayer. Attention, les portions sont gargantuesques !
Le Vinodol, au fond d’une galerie propose deux salles, une fumeur (vraiment il faut aimer fumer) et une non fumeur (ouf !) dans une sorte de cave voûtée toute en briques roses où une décoration contemporaine décline les gris et les blanc. On y mange une excellent soupe de bolets dans un pain surprise, une salade d’octopus et la spécialité de la maison, l’Odrezak, une tranche de veau fourrée aux épinards  et au parmesan. Très copieux ! Le tout pour environ 20 euros.
Dans la ville haute, le Cuvée vient d’ouvrir. Facile à repérer après une enseigne en forme de grosse tomate rouge, on sert des plats de qualité et du vin au verre. L’accueil en anglais est sympathique. Pâtes aux truffes, tartare de bœuf, filet mignon mais aussi poisson. La soupe de poissons et le saumon en papillote avec légumes, pommes de terre et thym sont parmi les meilleurs que j’ai dégustés.
L’incontournable Stari Fijaker (Le Fiacre) ! On entre dans un monde croate d’une autre époque : salle basse de plafond, nappes tissées rouge avec le cœur de Zagreb, l’accueil est particulièrement aimable même avec trois mots d’anglais. La maison ne sert que des produits croates de tradition ! C’est donc L’adresse pour découvrir, déguster et choisir ce que vous rapporterez. À titre d’exemple… Charcuterie : Slavonski Kulen et Seka, une traditionnelle spicy papika saucsse de Slavonie. Un jambon type « Procuitto venu de Dalmatie. Une soupe de bœuf avec des noodles faits maison. Un plat de choux et de viande hachée de porc cuit à l’étouffée dans une feuille de chou blanc : le Sarma.

Bref, on ne meurt pas de faim à Zagreb. Sans parler des desserts et des multiples salons de thés où l’on sert un excellent chocolat chaud et des pâtisseries à tendance « viennoises ». Quand tout semble fermé dans la ville, il restera toujours une guitoune, un foodtruck pour acheter le hot-dog local : le Ko Basice. Présenté en plusieurs variantes, saucisse de Frankfurt, porc, bœuf, épices et paprika ou encore avec du fromage, c’est une institution gourmande à laquelle se livrent les affamés locaux (de 15 à 25 kunas).

Faire comme les Zagrebois

Le samedi est consacré au marché. Pas de shopping le samedi après-midi ( attention, les boutiques ferment tôt, à15 H) ce temps est consacré à la détente entre amis et avec la famille. Ce rendez-vous hebdomadaire est un art de vivre. À tel point qu’il porte un nom : Spica. On se promène dans les rues du centre-ville, sur le fer-à-cheval vert (voir une carte de la ville), on visite des musées, des galeries et on prend un… café ! Le Zagrebois reçoit peu chez lui, il préfère aller dans les restaurants.

Dimanche matin, une visite s’impose aux Puces de Hrelic. Cet amoncellement de vestiges du passé cache forcément des pépites et l’on se plait à arpenter les allées forts fréquentées (prendre le bus 295 depuis la gare routière).
Plus près, accessible en tramway, le marché Britanski, aisément reconnaissable avec ses parasols rouges, est l’un des spots de la ville le dimanche matin. On y chine, on y papote, on s’y balade et l’on trouve quelques merveilles venues d’une autre époque.

A Zagreb en Croatie les murs parlent… ©jal

Encore un peu de temps ?

Offrez-vous une balade en tramway. La ligne 6 (Sopot-Crnomerec) de bout en bout par exemple. Vous y ferez non seulement un voyage dans l’espace mais aussi dans le temps car à peine sorti des murs de la vieille ville, vous serez projeté dans l’ambiance soviétique des années 60-70. Au retour, un peu de Street Art à découvrir du côté de la gare routière – descendez donc du tram à cet endroit – pour revenir tranquillement à pied en longeant les belles allées vertes du Fer-à-cheval de verdure, passer devant la façade jaune de l’Opéra, admirer « Les sources de vies », les statues d’Ivan Mestrovic, le « Rodin » croate.

En résumé, Zagreb est sans aucun doute le plus simple moyen de faire connaissance avec la Croatie. Bien sûr trois jours n’y suffisent pas. Il faudra revenir… évidemment ! Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

 

AVANT DE PARTIR :

Acheter, feuilleter et annoter le Guide Simplissime Croatie, Éd. Hachette, ISBN : 9782017021476, 9,95€ – Parution le 15 mai

« Zagreb l’essentiel » d’Emmanuelle Bluman aux éditions nomades, qui nous a bien rendu service. www.editionsnomades.com

OFFICE DU TOURISME CROATE EN FRANCE
37 rue des Mathurins – 75008 Paris – Tél. +33(0)1 45 00 99 55 – www.croatie.hr

Y ALLER : 

La Compagnie aérienne nationale Air Croatia assure les vols quotidiens Paris/Zagreb à partir de 157 € (hors promotion et trafic intense) – www.croatiaairlines.com/fr – Un bémol : renseignez-vous sur le nombres de rangs de l’avion. Question de rentabilité certes, mais sur notre vol aller nous étions tellement serrés que le plateau-repas tenait à peine dans l’espace avec le siège devant. Heureusement, le vol dure 2H !

TAXIS & TRANSFERTS

Transfert aéroport-hôtel-aéroport : Assurés par la jeune compagnie CNTB pour quelques euros, les transferts sont efficaces, ponctuels. On parle anglais. Certains chauffeurs parlent même français. Infos : josibenajun@gmail.com

GUIDE

Ms Hela Markanovic tél. +385915325072
Ms Martina Cernogoraz – Tél. +385 9 8451 315 –

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE :

Office du Tourisme de Zagreb : sur LA place à droite – 5 Kaptol, Zagreb – www.zagreb-touristinfo.heinfo@zagreb-touristinfo.hr – Prendre le Pas à Pas Zagreb, en français, très bien documenté et pratique.

DORMIR À ZAGREB

Un nouvel Hôtel inauguré en décembre 2018 dans un bâtiment historique. Amadria Park Hotel Capital – www.amadripark.com/hotel/amadira-park-hotel-capital-zagreg-heritage-hotel

Palace Hôtel Zagreb : Trg Josipa Jurja Strossmayera 10 –  Zagreb – Tél. +385 1 4899 600 – www.palace.hr/en/
Cet ancien RDV de la Nomenklatura Communiste (que l’on image aisément bardé de micros) est situé en plein centre de la ville, face à la promenade verte en forme de U où, pendant l’été et lors de l’Avent, des concerts et un village de Noël attirent des foules. L’hôtel de confort 4* (un palace selon les codes croates) a été rénové dans le style Empire et meublé avec une décoration bourgeoise confortable mais sans grand d’intérêt. Bémol : l’isolation des chambres laisse à désirer, on entend ce qu’il se passe chez les « voisins ». Ni bouilloire, ni miroir grossissant… pas tout a fait un palace !

MANGER À ZAGREB

Restaurant Apetit City restaurant & Bar – www.apetit.hr/index.php?lang=EN
Malibar Zagreb – www.malibar-zagreb
Restaurant Cuvée : Tkalciceva 65 | Zagreb – Tél. +385 (0)1 4880 228 – http://restaurant-cuvee.hr/
Restaurant Stari Fijaker (Le Fiacre)… Mesnička ulica 6, Zagreb – Tél. +385 1 4833 829 – www.starifijaker.hr
Restaurant Vinodol : Ulica Nikole Tesle 10, Zagreb – Tél. +385 1 4811 427 – www.vinodol-zg.hr
Marché aux Puces de Hrelic – Sajmisna cesta 8, Jakuslevac.
Marché Britanski, près de la rue Ilica.  Prendre le tram sur la place, ligne 6, descendre à la 3ème station.

ACTIVITÉS À ZAGREG

Le Musée des illusions – www.muzejiluzija.com – Tél. +385 1 7999 609
Amusant à faire ce musée présente les « illusions » dernier cri, issues des dernières trouvailles en optique notamment.

Le Musée des cœurs brisés – Musée des Cœurs Brisés : Ćirilometodska 2, Zagreb – Tel. +385 1 4851021 – www.brokenships.com
Comme le chantaient les Rita Mitsouko, « les histoires d’amour finissent mal en général ». C’est exactement de ce concept qu’est né le Musée des Cœurs Brisés en 2010. Niché dans la ville haute, on y arrive soit à pied (pour les courageux) soit en funiculaire (pour les autres). Dans une enfilade de salles basses de plafond, sont exposés des objets offerts par d’illustres inconnus symbolisant pour eux une rupture douloureuse : hache, menottes, nain de jardin… Un texte, écrit des donateurs, explique les circonstances de la rupture. De véritables perles souvent ! Français, demandez le leaflet « français » pour mieux comprendre les histoires des objets et des gens. C’est souvent émouvant, parfois drôle. En tout cas tellement humain. Un musée-concept à ne pas rater. Notez que vous pouvez envoyer vos objets pour augmenter la collection.

Musée d’art naïf – Musée d’art naïf : Sv. Ćirila i Metoda 3, Gornji grad Zagreb, Tel. +385.1.4851911 – www.hmnu.org
Presqu’en face des Cœurs Brisés, le petit musée d’art naïf est installé dans le palais Ratkay du XVIIIe siècle. Rapide à visiter, il mérite le détour car on y découvre une œuvre rare dite de l’école de Hlebine, où les artistes peignaient sur des plaques de verre. Ravissant et lumineux.

Le Musée Mimara – Musée Mimara : Rooseveltov trg 5, Zagreb –Tel. +385 1 4828 100 – www.mimara.hr
Du nom de son donateur Ante Topić Mimara, abrite une énorme collection d’objets d’art et de peintures de l’Antiquité au XIXe siècle. Raphaël, Poussin, Rembrandt, des collections d’ivoires, art de la table. Bref, un bric-à-brac d’œuvres. Deux bémols : la controverse sur la façon dont cette immense collection fut assemblée, la tristesse de ce musée qui souffre d’une scénographie et d’un éclairage minimum.

 Le Musée des Arts Décoratifs – MUO : Trg maršala Tita 10, Zagreb – Tel. +385 1 4882 111 – www.muo.hr
Le MUO installé dans un beau bâtiment signé Herman Bollé en 1890 couvrent trois étages et présente une large rétrospective des de styles : art gothique de Biedermeier à la Sécession Viennoise, artisanat croate, objets design, céramique, verre, fer forgé… tous les corps de métiers sont représentés. Signalons la présence d’un excellent restaurant (testé et approuvé) au sous-sol du musée.

BON À SAVOIR

Attention, si les restaurants et les bars de plus de 50m2 sont toujours non fumeurs, les petits bars de moins de 50m2 sont fumeurs !

SHOPPING

Epicerie KONZUM, ouvert de 8 à 21H – Il y en a plusieurs dans la ville, vous y trouverez une sélection de spécialités croates (gastronomie et vins) et aussi des produits internationaux moins intéressants.

 

 

Pause enchanteresse au château de Bourgon en Mayenne

Le département de la Mayenne est riche de 12 châteaux. Joyaux de pierres immobilisés par les siècles dans leurs écrins naturels, les parcs et jardins qui les protègent du temps qui passent et des visites inopportunes, ils s’ouvrent aux « aimants » de l’Histoire petite et grande. Découvrons, tel un château de légendes sorti d’un bois mystérieux, le château de Bourgon.

Quasi à l’épicentre de la Mayenne, romantique et solitaire, il se dresse sur ses ergots de granit à l’assaut des cieux avec ses tours crantées, ses clochers, ses toits ardoisés jetés au regard comme des bouquets. Remanié dans le style Renaissance dont il exprime toute la créativité et la majesté, il relègue aux temps passés le Moyen-âge qui l’érigea pour devenir aujourd’hui un chaleureux lieu de rencontres.

Isabelle et Alain, les fiers propriétaires de ces pierres organisées avec tant de savoir-faire, animent chambres et tables d’hôtes des contes et légendes associés à ce lieu.

Château Bourgon, le cabinet bleu de la marquise de Sablé (1625). ©jal

Assis à l’ombre de l’immense cheminée de granit, les paroles feutrées par les boiseries et les tapisseries d’origines (s’il vous plait !), on dégustera un apéritif maison puis un repas concocté dans des cuisines larges comme des halls de gare.

L’escalier monumental conduit aux étages dans un entrelacs de chambres toutes plus étonnantes et inspirantes les unes que les autres. Les salles de bain laissent songeurs d’une époque révolue où l’espace était la norme et la beauté des choses la rigueur en place. Pièce exceptionnelle entre toutes, le « Cabinet bleu » au décor fleuri de la marquise de Sablé date de 1625. Il est en parfait état. Excusez du peu !

Encore plus haut, nous avons obtenu un droit de visite dans les antres historiques du château : la pièce des archives. Si vous lui demandez gentiment, peut-être (pas sûr) qu’Isabelle acceptera de vous présenter quelques documents ultra secrets.

Bourgon, LE château d’une nuit de princesse. Que dis-je ? de Reine ! À défaut d’y dormir, il se visite. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Château de Bourgon – Tél. 06 09 62 99 08 – 06 11 37 29 99 www.chateaudebourgon.com mail : chateaudebourgon@gmail.com

Auron, la station du Mercantour pleine de surprises

Auron couplée avec le village de Saint Etienne de Tinée présente bien des avantages. Moins haute (1600m) donc moins minérale qu’Isola 2000, elle bénéficie d’une végétation alpine très agréable à vivre. On l’apprécie autant en hiver qu’en été. Visitons-la à la belle saison…

Auron accentue une montée en gamme permanente

Patrimoine architectural religieux à Auron. ©JAL

D’importants moyens financiers mis en place permettent de renouveler le parc. L’immobilier grimpe en flèche aussi vite que les téléphérique et télésièges installés pour optimiser les 135 kilomètres de chemins de randonnée (GR5) et pistes de ski où l’on monte jusqu’à 2450m. Labélisée Famille Plus, Auron est aussi le rendez-vous des bikers à vélos. Ils trouvent ici difficultés, contemplation et efforts dans une nature préservée. Un golf, un tout nouvel espace aqualudique complété d’un spa et d’une balnéothérapie autour d’une plage de 800 m2 ouvrent le champ des activités à Auron. On comprend pourquoi la station est l’une des préférées des Monégasques.

L’atout plus : St Étienne en Tinée

L’explication ? On vous laisse deviner… ©JAL

Le couplage, bienvenu, avec le charmant village de Saint Etienne de Tinée, relié gratuitement par télésiège, donne à ces deux villages du Mercantour une dimension toute particulière alliant nature et sports, culture et traditions. Autrefois les habitants du village n’étaient que des montreurs de marmottes et autres vendeurs de lanternes magiques. Ils vivaient dans une pauvreté extrême et leur village reflète bien la pastoralisme et l’architecture montagnarde de l’époque. Quand la commune recevait de l’argent, elle le plaçait dans le patrimoine. D’où certains très beaux bâtiments, des ruelles typiques et des témoins de l’Histoire de ces lieux.

Extrait des sublimes fresques de la petite chapelle st Sebastien à St Etienne en Tinée. ©JAL

Chapelle peinte Saint Sébastien
On retiendra notamment l’extraordinaire chapelle peinte Saint Sébastien (érigée en 1492) dont les fresques murales, dans un état de conservation optimal, méritent d’être admirées, notamment durant l’un des nombreux concerts donnés en ses murs. Michou, une guide savante, une personnalité locale pleine de passions vous contera l’histoire de ces trois peintres italiens prêtés pour réaliser cette œuvre éblouissante.

Des activités en veux-tu, en voilà !

Un été bien rempli avec des dizaines d’activités sont proposées par Auron : Nouvel accrocube, Boot camp, voiturettes, tir à l’arc, salle de musculation, fitness, danse, aquagym, escape game, le trésor des Templiers… Pensez à demander des informations sur le Pass Famille et les forfaits VTT & Piétons. Pour les « aquatiques », la station et le village offrent pêche à la truite, kayak et paddle sur le plan d’eau de St Etienne. Quant aux enfants, ils n’auront pas assez d’énergie pour tout faire. Un incontournable leur est réservé : Le Petit Bois des Lutins avec cabanes et toboggan.

The place to be…

Le must des activités « même pas peur », à ne louper sous aucun prétexte : le belvédère suspendu. Baptisé « Le vertige d’Auron », on y parvient après une jolie promenade sous le couvert des arbres. Puis, soudain, la passerelle vous tend les bras tout en vous aspirant les jambes. Sensation de vertige garantie mais l’effort est largement récompensé par la beauté de la vue absolument imprenable sur la vallée, la végétation et les sommets.

Vue sur le patrimoine à St Etienne en Tinée. ©JAL

En conclusion, Auron et Saint Etienne en Tinée, le duo gagnant de vacances actives et/ou contemplatives loin des tracas, du bruit et de la foule. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Air France, vol Paris/Nice – 1h20.

Y ALLER

En avion => Air France Paris Orly => Nice. 1h20 de vol. À partir de 85€ l’aller. www.airfrance.fr
En train => Paris Gare de Lyon/Nice gare. 6H00 de trajet. À partir de 150€ A/R – www.sncf.com
Trainline =>  application leader en Europe pour les voyages en train et en bus, Trainline vend les billets de 270 compagnies de train et de bus aux voyageurs du monde entier – 172 000 voyages par jour à travers 45 pays. https://www.thetrainline.com/fr
TAXI pour le transfert : Sunny Days – Demander Sauveur 06 09 96 23 76

PETIT PLUS

Envie de séjourner à Nice ? Pensez au French Riviera Pass pour visiter plus et dépensez moins : www.frenchrivierapass.com – www.nicetourisme.com/hebergements – www.nicetourisme.com/restaurants-groupes

SUR PLACE

Office du Tourisme Auron, Grange Cossa – Tél. +33(0)4 93 23 02 66 – www.auron.com

Office du tourisme ST Etienne en Tinée, 2 rue des communes de France – Tél. +33(0)4 93 02 41 96 – www.saintetienneentinee.fr

ACTIVITÉS

Voir catalogue avec les OT.

Les cols sont ouverts pour passer une journée en Italie.

DORMIR À AURON

Hôtel *** à partir de 80€.

Le chalet d’Auron**** propose des suites et spa.

Bon à savoir : Un hôtel/spa ***** et une résidence/spa **** ouvrent pour la prochaine saison d’hiver

Plat traditionnel de montagne. ©JAL

MANGER À SAINT ETIENNE EN TINÉE

Restaurant « Au Régalivou », 8 BD d’Auron, St Etienne – Tél. +33(0)4 93 02 49 00. Belle terrasse, carte variée, cuisine traditionnelle et pizzas au feu de bois.

REMERCIEMENTS

À l’Office du Tourisme d’Auron et de Saint Étienne en Tinée pour son accueil chaleureux. Aux aéroports de Paris (ADP) pour leur indéfectible soutien à notre rédaction.

La Croatie maritime

Si le mot Riviera rime à votre oreille avec Côte d’Azur sachez qu’il rime aussi avec Rijeka et Opatija, respectivement ville côtière et stations balnéaire de la Croatie du Nord sur la mer Adriatique. La comparaison ne s’arrête pas là. Mer et montagne s’entrelacent créant une myriade de sites uniques. Petites plages de pierres cachées au fond des baies, falaises abruptes, criques parfaites pour jeter l’ancre. On est loin de Zagreb

La belle place du théâtre de Rijeka en Croatie. ©jal

Voisine de l’Istrie – la région de Croatie la plus connue des Français -, le Kvarner se compose d’un littoral, d’île et de massifs dominés par l’imposant Velebit. Le climat unique et la puissance des marées créent une combinaison de bienfaits entre eau de mer et plantes aromatiques. Longtemps considéré comme une destination « santé », le Golfe s’ouvre au tourisme via les thalassos. Mais, grâce à l’excellence de sa cuisine, aux hôtels de qualité disponibles et aux innombrables croisières et randonnées dans le golfe, la région propose un séjour « mille découvertes » tout à fait justifié.

La jolie ville de Rijeka, capitale du Kvarner et sa prolongation « naturelle » Opatija, installées au fond du Golfe du Kravner sont fréquentées depuis toujours. La monarchie austro-hongroise et de nombreux rois et empereurs aimaient à y séjourner. Les artistes trouvèrent ici une inspiration particulière. Comment en effet rester insensible à la beauté et au luxe de l’architecture, à la prolifération de parcs et jardins, à l’omniprésence de la mer et au son de vagues, des cornes maritimes dans le port et des drisses des voiliers dans les marinas ?

La ville est jeune, elle bouge. De jour comme de nuit, il s’y passe toujours quelque chose. La culture est présente partout, elle est d’ailleurs nommée Capitale Européenne de la Culture en 2020 !  Elle abrite le plus grand port du pays. Soumise à ses influences méditerranéennes, elle a « appartenu » à sept pays différents durant le 20ème siècle. C’est dire si la ville est capable de résilience et cultive l’art de l’accueil.

Gastronomie

Le marché aux poissons de Rijeka. ©jal

Bord de mer oblige, le plat emblématique vient des eaux riches : les crevettes du Kvarner ont une réputation qui dépasse le Golfe. Autre spécialité issue de la terre cette fois : le mouton et l’agneau. Ces deux spécialités sont les plus populaires et chacun y va de sa recette « authentique ». Ajoutons une appétence et un savoir-faire pour le gibier. Côté végétal : les fruits des bois, les champignons, les marrons de Lovran. Et pour les vins, on nous parle ici du zlahtina de Vrbnik.

Avec ses champs de sauge, ses îles posées sur l’horizon, ses voiliers et ses excursions maritimes, ses plages et randonnées, ses musées et ses thalassos, cette portion croate a énormément à offrir. Il faudrait vous parler du parc national de Risnjak, de la Bora, un vent du nord puissant qui souffle depuis le Velebit, de Lopar sur l’île de Rab avec sa plage de 1500 mètres, de la stèle de Baska écrite en slave ancien. Sans oublier les vues époustouflantes sur la baie ou sur la montagne.

Promis, nous reviendrons pour faire le point sur toutes ces merveilles. Judith Lossmann


 

 


INFORMATIONS PRATIQUES

 

La paix et la beauté règnent sur Opatija. ©jal

OFFICE DU TOURISME CROATE EN FRANCE
37 rue des Mathurins – 75008 Paris – Tél. +33(0)1 45 00 99 55 – www.croatie.hr

AVANT DE PARTIR :

Acheter, feuilleter et annoter le Guide Simplissime Croatie, Éd. Hachette, ISBN : 9782017021476, 9,95€ – Parution le 15 mai

« Zagreb l’essentiel » d’Emmanuelle Bluman aux éditions nomades, qui nous a bien rendu service. www.editionsnomades.com

Y ALLER : 

La Compagnie aérienne nationale Air Croatia assure les vols quotidiens Paris/Rijeka à partir de 157 € (hors promotion et trafic intense) – www.croatiaairlines.com/fr – Un bémol : renseignez-vous sur le nombres de rangs de l’avion. Question de rentabilité certes, mais sur notre vol aller nous étions tellement serrés que le plateau-repas tenait à peine dans l’espace avec le siège devant. Heureusement, le vol dure 2H !

GUIDE

Ms Alenka Suljic-Petrc +38591 515 7444

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE :

Office du Tourisme de Opatija : 51410 Opatija, Marsala Tita 128 – Tel.+385 (0)51 271 310 – www.opatija-riviera.info

DORMIR À RIJEKA/OPATIJA

Hôtel Bonavia Plava Laguna – www.plavalaguna.com/en/hotels/bonavia

Le restaurant le Yacht Club à Opatija en Croatie. ©jal

MANGER À RIJEKA/OPATIJA

Restaurant Yacht Klub – www.yacht-club-opatija.com
Restaurant Municipium (juste à côté de l’hôtel Bonavia).

ACTIVITÉS À RIJEKA/OPATIJA

La forteresse de Trsat. Forteresse et sanctuaire avec une terrasse et vue splendide sur le Golfe de Kvarner.
De très belles photos à faire. On déjeune et dîne sur place. On prend aussi juste prendre un verre.

La visite du théâtre national de Rijeka
Où l’on retrouve tout l’art et toute la passion des Slaves pour les « choses » du théâtre et de la culture.

Voir de loin dans le port de Rijeka, le fameux yacht Galeb, symbole de la Yougoslavie de Tito !

Visite du musée de la Marine et de l’histoire du littoral croate. www.ppmhp.hr/en/

BON À SAVOIR

Attention, si les restaurants et les bars de plus de 50m2 sont toujours non fumeurs, les petits bars de moins de 50m2 sont fumeurs !

Bon plan vacances à Isola 2000 avec le Club MMV

Jamais le slogan « la montagne ça vous gagne » n’a été aussi vrai. Dans la famille des stations à (re)découvrir, je vous propose une virée à Isola 2000 à 1h30 de Nice, aux portes du Parc National du Mercantour. Les plus anciens, se rappelle les publicités des années 1980/90. En conséquence, on a associé Isola à des barres d’immeubles. Certes, il y en a ! C’est le principe de la construction verticale propre à la montagne. Et heureusement, sinon, il n’y aurait plus de pistes. (sujet ski à venir). Mais Isola c’est tellement plus que ça…

Isola2000, vue sur les sommets franco-italiens. ©JAL

Isola, un horizon baigné de sommets

Hiver comme été, Isola 2000 qu’on se le dise, est une petite station particulièrement appréciée pour ses immenses espaces. Là-haut, on est bien. Là-haut, on est au milieu de kilomètres de pistes ski, rando, raquettes. Là-haut, on est à trois kilomètres du col de La Lombarde et de l’Italie. Là-haut sans prétention mais avec une authenticité toute montagnarde, on s’éclate.

Barbecue géant et observation de la voie lactée à Isola 2000

La station accueille ses visiteurs, une fois par semaine, avec un barbecue géant qui se tient dans les alpages, à l’écart du centre. Le feu et l’ambiance sont fournis, on apporte ce que l’on grille. Quand la nuit tombe, dans ces cieux classés parmi les plus purs d’Europe, s’ajoutent parfois des soirées télescopes, baptisées « Spot Astro Tinée ». C’est parti pour une nuit d’observation de la voie lactée. Face à cette immensité en expansion, que nous sommes petits ! Pour l’observer d’un œil intéressé, les gosses s’arrêtent un instant de courir et de faire griller les chamallows. Les parents adorent. Au fond, résonnent les sonnailles des troupeaux venus brouter. Nous sommes à 2000 mètres, le fond de l’air est frais, on respire. On oublie qu’en bas, les autres crèvent de chaud.

Isola2000, Onil présente les ressources locales lors d’une rando bien-être, santé, découvertes. ©Judith Lossmann

Parcours guidé découvertes et bien-être

Le lendemain, on suit d’une enjambée alerte ou modérée, celles de la belle Onil qui s’adapte à ses randonneurs. Quand l’ami Thierry part arpenter d’une foulée géante les flancs caillouteux d’un chemin de grande randonnée pour atteindre les lacs d’altitude dont celui de Terre Rouge ; nous, moins férus, nous contentons au cœur de la matinée de cheminer d’un pas peu saccadé entre cascades et champs de fleurs alpines, observant au passage des arbres totémiques de la région. Comme ces merveilleux mélèzes. A propos quelle est la différence entre mélèzes et sapins ? L’un regarde en haut, l’autre en bas mais pour plus d’explications voyez avec Onil.  Non seulement grimpeuse hors pair mais puits de sciences, elle connait le moindre caillou, la moindre fleur, vous fait déguster des herbes bizarres qui vous transforme une banale en salade en mets de princesse. Avec elle c’est sûr, même le sac vide, on mange le soir en montagne : quinoa et carottes sauvage, fenouil ; autres plantes aromatiques, sauge, mélisse, prêle et baies colorées. Pas besoin de la pousser longtemps pour qu’elle vous parle d’alchimie, vous apprenne à respirer comme un yogiste ou vous fasse avancer au rythme d’une marche afghane. Avec elle, on ferme les yeux, on entend. Que dis-je… on écoute ! Et la biodiversité d’Isola 2000 vous saute aux sens.

A chaque jour son activité

ISOLA2000 – shopping chataigne. ©JAL

Lionel Fernandez, le responsable du Bureau d’Information d’Isola2000 se donne corps et âme pour faire vivre sa station. Marché des producteurs locaux tous les samedis avec des acteurs d’ici : safranier, brasseur, fromager, savonnier. Fêtes pour les enfants et les familles. Télécabines et télésièges gratuits tout l’été et innombrables activités outdoor font passer le temps vite. Très vite vite. Trop vite ! Sans compter que le village d’Isola, le bourg, quinze kilomètres plus bas, compte quelques merveilles dont la fabrique de crème de marrons de la maison « Terre de Châtaignes » de Raymond Gibert. Les châtaignes sont présentes depuis 1600 sur le territoire d’Isola. C’était le fruit à tout faire des pauvres : dessert, farine, nourriture pour les animaux. Avec la modernité, on l’a abandonné. En 1999, Raymond reprend les terrains de ses parents, ne peut se résoudre à abattre les arbres fruitiers et au lieu de profiter d’une retraite bien méritée (ce n’est pas le genre de cet homme-là), imagine un atelier, achète du matériel, se rapproche des Italiens et de leur savoir-faire et lance une production authentique et savoureuse qui ne cesse d’augmenter.

Les Terrasses d’Isola2000 – isola2000©Manu.Reyboz

Les Terrasses d’Isola 2000 de MMV : un bon plan !

Après des journées aussi bien remplies, quand les mollets citadins crient stooop, c’est le moment de rentrer dans un cocon, un appartement comme à la maison, sans oublier de passer par l’espace bien-être avec piscine, hammams et jacuzzi. Massages et soins sont prodigués par des intervenants extérieurs sur commande.
Les Clubs vacances de montagne sont nombreux. Historiquement, MMV est l’offre la plus ancienne et la plus connue des comités d’entreprises. Désormais, MMV s’ouvre à tous à des tarifs très attractifs. Voilà une occasion de réaliser un séjour réussi, confortable et décontracté en montagne d’été, d’autant que MMV soigne ses propositions activités et animations avec beaucoup de propositions irrésistibles. (lire informations pratiques)
Les Terrasses d’Isola2000, dirigées par la douce et efficace Simona Cucos sont dotées d’appartements de quatre couchages minimum (deux en lits, deux en canapé) plus cuisine équipée avec petit salon, salle de bains, toilettes séparées, entrée et terrasse avec une belle vue sur les sommets franco-italiens et le massif des Écrins. Tout est prévu pour y être en grande famille – jusqu’à 10 couchages – et Club enfants pour profiter de ses journées entre adultes.
Mon conseil : louer un espace pour quatre et y aller à deux, histoire d’y être au large. Avec une copine, un copain, pour se faire une virée avec un ado. Et pourquoi pas seul.e pour écrire, se ressourcer, se reposer, se faire de nouveaux amis ? S’offrir quelques services hôteliers pour faire bonne mesure et se chouchouter avec le service boulangerie avec livraison de pain et de viennoiserie à prendre à la réception de la résidence tous les jours de la semaine. Les tarifs MMV le permettent encore plus avec ces offres : en Résidence, 10% de réduction pour tout séjour de 14 jours consécutifs et plus, et 25% pour les séjours au-delà de 21 jours.

ISOLA2000- La Socca chaude servie à 2400m au col de la Lombarde. ©JAL

The place to be

L’apéritif au col de la Lombarde. Inoubliable lieu pile poil à la frontière italienne. Là, Sam et Dylan accueillent les habitués et les visiteurs en quête de grand kiffe. Boire un verre, déguster de la charcuterie et un Socca chaude au couchant quand les nuages de brume se forment, on ne connait pas plus cool et relaxant. Petit plus : les yeux avisés verront le ballet de l’animal emblématique des Alpes, dans le lieu-dit « le hlm des marmottes ». À vos téléobjectifs !

En conclusion, Isola 2000…

On oublie tout ce que l’on croit savoir et on y va les yeux fermés (enfin presque la route est en lacet mais tout à fait praticable). On peut même faire un arrêt découverte à Auron, la station à mi-chemin entre la mer et Isola 2000. Une fois là-haut, on pose ses bagages, ses soucis et on fonce se ressourcer au gré de balades, de dégustations, de temps de pause contemplatif et de sensations fortes à flanc et au sommet des belles montagnes des Alpes du Sud. Judith Lossmann.

 

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES

Air France, vol Paris/Nice – 1h20.

Y ALLER

En avion => Air France Paris Orly => Nice. 1h20 de vol. À partir de 85€ l’aller. www.airfrance.fr
En train => Paris Gare de Lyon/Nice gare. 6H00 de trajet. À partir de 150€ A/R – www.sncf.com
TAXI pour le transfert : Sunny Days – Demander Sauveur 06 09 96 23 76

PETIT PLUS

Envie de séjourner à Nice ? Pensez au French Riviera Pass pour visiter plus et dépensez moins : www.frenchrivierapass.com – www.nicetourisme.com/hebergements – www.nicetourisme.com/restaurants-groupes

Les terrasses d’Isola2000. MMV
©ManuReyboz.jpeg

DORMIR À ISOLA 2000

Résidences MMV – Les terrasses d’Isola (Résidence***) – du 3 juillet au 28 Août. À partir de 385€/semaine. https://www.mmv.fr/ Tél. +33(0) 4 93 02 76 14
La Résidence se réinvente pour accueillir les vacanciers cet été. Les familles en quête de grands espaces et de soleil méditerranéen seront les bienvenues et profiteront pour la toute première fois cette année des services d’un Club Enfants ainsi que de la rénovation des espaces communs et de la plupart des hébergements avec des appartements « Supérieurs ». Pour la première fois cet été, la Résidence Club Les Terrasses d’Isola offrira aux familles les services d’un Club Enfants pour les kids de 4 à 10 ans. C’est dans une ambiance festive et décontractée qu’ils pourront se retrouver entre copains, encadrés par les Anim’mmv pour un programme d’activités 100% montagne : le trampoline, le tir à l’arc, le tennis de table, etc. mais surtout des découvertes plus originales comme le parcours aventure, l’accrobungee, les parcours accro-roc ou bien encore le bumper ball…
Les appartements Classique ou Gamme supérieure (de 35 à 81 m2) offrent tout le confort. Services hôteliers pour moins de 4 nuits. Linge de toilette fourni. Ménage quotidien. Wi-fi gratuit. Cuisine équipée avec aussi grille-pain, cafetière). Les animaux de compagnie sont acceptés. Voir les conditions.

MANGER À ISOLA 2000

Supers bon plats robaratifs au vieux chalet à Isola2000. ©Judith Lossmann

Le Vieux Chalet : Hameau Isola 2000 – Tél pour résa : +33(0) 4 93 02 69 45
LE restaurant à ne louper sous aucun prétexte, lieu de toutes les rencontres entre potes du coin et inconnus en visite : Le Vieux Chalet. Comme partout ici, le propriétaire se donne du mal. Son restaurant est ouvert toute l’année. Alors un conseil : on s’y arrête même si on ne fait que passer pour monter au col de la Lombarde 3 km plus haut. L’ambiance et les plats valent le coup !

ACTIVITÉS

  • Chiens de traineau. Traineau des loups blancs – Olivier Le Breton – Tél. 06 29 46 29 46 – traineaudesloupsblancs@gmail.com
  • Photographies montagne et ciel – Ne ratez pas ce passionné => Anthony Turpaud – Tél. +33(0)6 12 09 12 39 –  tonio06fr@yahoo.com
  • Guides : Guides Tinée Mercantour : www.guidestineemercantour.com – Tél. 07 82 02 46 71 – Toutes informations sur escalades, via Ferrata, rando à thèmes en solo, en tribu, entre amis. On vous a parlé d’Onil Bosco (20€/adulte, 10€/enfant). Ils sont plusieurs chacun avec leur spécificité : observation, géologie, photographie, lecture de paysage, bien-être… Renseignez-vous.
  • Guide de haute montagne : yannick.ponson@gmail.com – Tél. +33(0)6 87 33 46 53

ISOLA2000 – l’Isolien, le fromage local très couru de La Vacherie, la fromagerie d’Isola2000. ©Judith Lossmann

SHOPPING

  • Au-dessus du Sherpa, une galerie marchande à l’abri de la météo (en hiver) vous attend à Isola2000.
  • Terre de Châtaignes (à Isola Le village) – Crème de marrons. Pas de site internet mais on peut envoyer un mail et « s’arranger » pour commander. Sur place visite possible de l’atelier de production et de la châtaigneraie. raymond.gibert.iso@gmail.com – 5euros le pot de 350grs.
  • Fromagerie La Vacherie – +33 (0)4 93 23 12 48 – +33 (0)6 13 41 50 62 – vacherie.isola2000@orange.fr – Implantée dans le bas de la station, c’est la fromagerie du lieu, connu bien au-delà d’Isola. Propriétaire récoltante de lait, la famille de père et mère en fils poursuit son action avec la farouche volonté de produire local. Résultat : d’excellents fromages à rapporter (on peut les congeler une fois sous vide, surtout les pâtes dures). Coup de cœur pour l’Isolien, le petit Jack, un genre de reblochon bien gras, bien goûteux, une version locale du parmesan et autres merveilles. Ventes sur site mais voyez avec Monique via la page Facebook de La Vacherie. Peut-être un envoi sera-t-il possible. Bonne chance !

ISOLA2000-apero à 2400 m, au col de la Lombarde, à 200m de l’Italie. ©JAL

THE PLACE TO BE

Le Snack l’Isolien, au col de la Lombarde –  +33(0)6 22 75 19 43 – Tous les jours de 8h30 à 19H –  Son chalet bistrot/snack/terrasse, sa vue sur les marmottes, ses risque-tout de skateurs extrêmes.

Remerciements

À l’Office du Tourisme Isola 2000 pour son accueil chaleureux. Aux aéroports de Paris  (ADP) pour leur indéfectible soutien à notre rédaction.