mardi 4 août 2026

Le Puy du Fou : y aller enfin !

On le sait les Parisiens ne montent pas sur la tour Eiffel, les Versaillais ne visitent pas le château… On visite volontiers des parcs à thèmes à l’autre bout de l’Europe, négligeant ceux qui sont au plus près de chez nous, au prétexte que l’on a bien le temps. Voilà pourquoi, malgré les plus de quarante ans d’existence du Puy du Fou, nous remettions année après année. Et puis, arrive cette inauguration 2022, la première depuis 2019 à se réaliser normalement. Foutue pandémie ! Alors on se précipite et on a eu bien raison ! On vous dit tout du Puy du Fou, coup de coeur assuré…

… En encore, on n’a pas tout vu. Pour une prochaine fois donc la fameuse Cinescénie, cette représentation emblématique réunissant 4500 bénévoles autour de tableaux historiques. Ou le spectacle nocturne « Les Noces du feux » ou encore les villages, les ateliers découverte ou le Bourg 1900. Moralité : il faut au minimum deux jours pleins sur place pour bien profiter du parc.

Concentrons-nous sur ce nous avons vu et qui nous a comblé, mais avant réglons la polémique Puy du Fou, son patriotisme, sa chrétienté, ses partis pris avec l’Histoire (locale parfois) dont elle s’inspire sans pour autant en garantir l’exacte authenticité. Eh bien oui, on les remarque, plus ou moins, selon les spectacles. On peut aussi, comme près de 3 millions de visiteurs en 2019, choisir de les oublier (si ça nous gêne) pour tout simplement vivre un joli moment d’émotion.

Voilà, le maitre-mot est lâché : émotions. Ce sont elles qui prédominent ici, dans cette enceinte de 55 hectares, largement dévolus à la végétation où l’on chemine dans des allées fleuries et arborées. Et, tant que nous y sommes, aux émotions ajoutons un réel perfectionniste, des machineries ultra techniques et technologiques, une véritable capacité d’innovation, le tout savamment mixé pour donner vie à des spectacles, des spectacles nocturnes et à des immersifs chorégraphiés au millimètre, interprétés par des « talents » talentueux et impliqués, dans des décors pleins de vérité et de belles matières loin de certains parcs tout plastique.

Puy du Fou, le mousquetaire de Richelieu ©Judith Lossmann

Puy du Fou. le final du spectacle Le mousquetaire de Richelieu ©Judith Lossmann

Le plus flamboyant : le mousquetaire de Richelieu

En un mot ? Bluffant ! Le décor : la cour de Versailles. La mise en scène ? Fourmillante. Sur cette scène gigantesque impossible de capter tous les mouvements de ce spectacle grand format de cap et d’épée. La musique, le rythme, la qualité des prestations des chevaux, les mousquetaires, la voix de Depardieu pour un Cyrano plus vrai que nature, la magie des ballets andalous… Et le final quand l’eau envahit le sol, quand les danseuses de flamenco tapent des pieds dans l’eau dans les couleurs dorées orangées d’un ciel au couchant… Magnifique !
Un spectacle romanesque de 32 minutes à voir en famille. Conseil : arriver tôt et s’installer au plus près de la scène et au milieu.

Puy Du Fou, La Pérouse.©Judith Lossmann

Puy Du Fou, l’un des scientifiques de l’expédition La Pérouse.©Judith Lossmann

Le plus flippant : Le mystère de La Pérouse

Spectacle dit immersif. Au Puy du Fou, ça veut dire que vous êtes à l’intérieur d’un décor, – comme un pre-show puissance 12 de chez Disney mais ici pas d’attraction au bout, seulement un assemblage de tableaux animés, agrémentés d’effets spéciaux. Avec La Pérouse, on embarque en 1785 sur un bateau en partance pour un tour du monde pour une expédition scientifique commandée par Louis XVI. On quitte Brest pour le Cap Horn, l’Alaska. Et arrive une indomptable tempête…
Immersif de 20 minutes. Deux fois récompensé. Attention, il peut heurter un jeune public ou un public sensible.

Puy Du Fou, Verdun.©Judith Lossmann

Puy Du Fou, Verdun. au fond des tranchées, la guerre de la communication.©Judith Lossmann

Le plus sombre : Les amoureux de Verdun

Un autre immersif. Dédié à Verdun, la guerre et surtout les tranchées. La vie (si on peut encore appeler cela ainsi) dans les entrailles de la terre. Dehors, les bombes, les obus, le feu, le sang, les armes chimiques. On croise dans les sombres couloirs des Poilus masqués qui en ont rechapé. D’autres sont alités sur des brancards de fortune. En fond sonore, la voix d’un soldat et de sa fiancée, qui s’échangent des nouvelles au travers de lettres. A la veille de Noël, les fumées envahissent les galeries, le sol tremble, des hommes chantent malgré tout…
Immersif de 15 minutes, à voir en famille en prévenant les enfants.

Le-Dernier-Panache-©Puy-du-Fou©Boussole-Magique-1.jpg

Le-Dernier-Panache-©Puy-du-Fou©Boussole-Magique

Le plus émouvant : Le dernier panache

On ne sait pas trop quoi, du spectacle ou de la salle de spectacle avec son incroyable machinerie, l’emporte. Quoi qu’il en soit, l’adhésion au Dernier Panache est immédiate. On se prend d’amitié pour ce jeune François-Athanase Charrette de la Contrie, héros malgré ses peurs enfantines, de la guerre d’Indépendance Américaine et revenu défendre SA Vendée jusqu’à en mourir avec un panache certain ! On aime autant l’histoire que la mise en scène dans cette salle à la tribune tournante. Oui, 2400 spectateurs sont déplacés afin de toujours être positionnés devant les éléments de décors – grandioses-, qui supportent le récit. Un grand bravo à ce spectacle récompensé en 2016.
Spectacle de 32 minutes. A voir en famille. Conseil : monter au moins jusqu’à la seconde envolée de marches pour profiter des effets « spéciaux ».

Les Vikings©Puy du Fou ©STEPHANE_AUDRAN

Final du spectacle Les Vikings©Puy du Fou ©Stephane-audran

Le plus moyenâgeux : Les Vikings

En l’an Mil, dans un petit village on se prépare à célébrer le mariage de Cybèle et Alderic. Beaucoup d’animaux sont de la partie : chiens, loups, biches et faons, cavalcade de cochons, bisons… Soudain, des moines arrivent, essoufflés, pour confier aux villageois la relique de St Philibert contre le pillage des Vikings tout proches. Trop tard, ils sont déjà là à faire dévaler leur drakkar d’une colline ou à le faire apparaitre du fond des eaux. Et là, retenez votre souffle, surprise ! Une lutte épique s’engage. Le vieux fort de l’An Mil s’enflamme. Une tour s’effondre. Que de destruction jusqu’au « miracle » de St Philibert…
Spectacle de 26 minutes. À voir en famille. Conseil : renseignez-vous auprès des équipes, vous pouvez devenir le temps d’un spectacle l’acteur d’un jour !

Puy du Fou, Le Premier Royaume, ©Judith Lossmann

Puy du Fou, Le Premier Royaume, l’eau omniprésente dans cet immersif dédié à Clovis ©Judith Lossmann

Le plus récent : Le premier royaume (entendez Royaume des Francs)

Dernier spectacle immersif crée par le Puy du Fou en 2019… il raconte la conversion de Clovis et tout ce qui l’accompagne : le vase de Soissons, le grand pavois, son épouse Clotilde et la fleur de Lys proposée par les anges lors de la bataille de Tolbiac. On aime ce voyage débuté avec le scriptorium où des moines s’échinent à recopier les textes sacrés et poursuivi dans le Valhalla, le paradis des dieux Nordiques auquel Clovis finira par renoncer pour devenir le premier roi des Francs. Omniprésente, l’eau jalonne tout le parcours dans de jolis effets spéciaux jusqu’à son apothéose finale : le baptême.
Spectacle de 18 minutes. Trois fois récompensé. On le voit en famille.

Le plus grandiose : Le signe du triomphe

Lui aussi, joué plusieurs fois par jour, Le signe du Triomphe est la « naumachie » (représentation d’un combat naval) incontournable à voir absolument dans son écrin, le Stadium ! Au fil du spectacle, après une mémorable courses de quatre chars lancés au galop, le centre de l’arène surplombé de l’obélisque, au coeur de l’arène, devient une immense galère, lieu d’ultime combat entre les Romains et les nouveaux chrétiens. Victoire du « Poisson » mais à quel prix !?
Spectacle de 40 minutes. A voir en famille. Attention, le spectacle est assez violent et peut heurter un jeune public, un public sensible et les non violents.

Puy Du Fou, Les oiseaux fantômes.©Judith Lossmann

Puy Du Fou. Il veille sur le bon déroulement du bal des oiseaux fantômes.©Judith Lossmann

Le plus aérien : le bals des oiseaux fantômes

11 juin 1137. Une jeune femme rêve de revoir son amie Aliénor, morte des années auparavant. Ses vœux sont entendus et c’est l’occasion pour elles deux de « convoquer » les oiseaux qu’elles aiment tant. Et apparaissent au-dessus des ruines du château, comme par magie, milans, busards, aigles, faucons dans un ballet aérien ouvert par une sublime Dame Blanche (une chouette effraie) de belle envergure. L’occasion de voir l’un des trop rares Serpentaire, avec ses griffes longues et puissantes. Un déploiement poétique d’ailes de rapaces.
Spectacle de 33 minutes. À voir en famille. Conseil n°1 : arriver bien en avance pour s’installer au plus haut des gradins, lieu stratégique pour les photographes.
Conseil n°2 : si vous résidez dans un hôtel du Puy du Fou, pensez à l’atelier « voyage au coeur de la fauconnerie » pour découvrir les coulisses.

Fin de notre voyage éclair au Puy du Fou. Avec une conclusion évidente à notre question de départ : y aller enfin ?
Oui, trois fois oui.
Oui, pour tout ce que nous avons partagé ici et pour tout le reste qui reste à découvrir.
Oui, pour les quarante-cinq ans de cette histoire d’entreprise, quarante-cinq ans qu’elle vit, s’améliore et aussi s’exporte. L’Espagne, les Pays-Bas, bientôt peut-être la Chine et les USA auront leur Puy du Fou. Le succès d’une entreprise française dans ce domaine est exemplaire. Il repose sur un parti-pris par Puy du Fou Monde : la maîtrise à 100% de tous les aspects, de la conception à l’opérationnel en passant par la production.
Oui, pour le voyage dans Histoire et dans le Temps car au Puy du Fou on voyage aussi dans le temps. Grâce aux thématiques des hôtels et des restaurants, on se déplace sur une ligne de temps du Moyen-Âge à la Renaissance, de la Gaulle au 19eme siècle.
Alors oui, y aller enfin ! Judith Lossmann


Infos pratiques La Vie Est Belle Voyages à imprimer – Le Puy du Fou

Toutes infos et réservations sur : www.puydufou.com

Les tarifs Entrée par
Billet adulte : à partir de 39€ sur réservation / à partir de 47€ sur place
Billet enfant : à partir de 28€ sur réservation / à partir de 34€ sur place
Pass Émotion : 21€ (Gratuit pour les enfants moins de 3 ans)

Y aller
En voiture par la A11. En TGV Inouï, Montparnasse/Angers St Laude puis navette le Puy du Fou (1h de trajet).

Y manger
Les restaurants – dont l’approvisionnement est réalisé en filière courte, à +/- 30 kilomètres, possède chacun leur spécifie et leur spécialité. Attention : réservation obligatoire car ils sont pris d’assaut. Ma préférence va à la minoterie dont le concept de plateau à trous est amusant et rapide.
Sur le parc, il y a partout des kiosques pour se nourrir et boire.

L’Atrium : 23€/adulte et 11€50/enfant sur réservation (entrée+plat+dessert)
Les Deux Couronnes : 23€50/adulte et 11€50/enfant sur réservation (buffet à volonté)
La Mijoterie du Roi Henry : Menu Déjeuner :  16€50/adulte et 9€90/enfant sur réservation (entrée+plat+dessert)
Buffet Dîner : 25€/adulte et 11€50/enfant sur réservation (formule buffet à volonté)

Y dormir
La Cité Nocturne, un peu à l’extérieur du parc comporte 5 hôtels thématiques soit 500 chambres. Faites votre choix entre la Villa Gallo-Romaine, le Camp du Drap d’Or, Les Iles de Clovis, la Citadelle et le Grand Siècle.

Pour informations, prix de la citadelle pour une nuit  + séjour parc (à partir de 72€ / pers) – 1 nuit pour 2 pers. : 98€/pers pour 1 jour /1 nuit –

Bon à savoir
Le Puy du Fou répond à une charte du bien-être animal qui protège les 1500 animaux, membres permanents et à part entière du parc.

De bonnes raisons d’y venir
– Pour la nuit des feux follets, un spectacle pyrotechnique le 16 septembre 2022.
– Pour la foulée des géants, une course spectacle les 8 et 9 octobre 2022.

Pour aller encore plus loin
Site Puy du Fou Espana : https://www.puydufou.com/espana/fr
Site Puy du Fou Asia : https://www.puydufouasia.com/
Site Le Grand Tour : https://www.legrandtour.com/?utm_source=puydufou&utm_medium=referral&utm_content=footer

Série USA – Le plus étonnant musée du monde : American Visionary Art Museum

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret. Mais avant, départ pour Baltimore et the American Visionary Art Museum.

BALTIMORE - American Visionary Art Museum. ©Judith Lossmann

BALTIMORE – American Visionary Art Museum. ©Judith Lossmann

Série USA – Le plus étonnant musée du monde : American Visionary Art Museum

Nichée au fin fond de la baie de Chesapeake où, je vous le disais, Baltimore prend ses aises, je vous ai présenté le quartier phare, voire alternatif de la ville à savoir Inner Habor. Nous vous avons parlé du meilleur restaurant de la ville et de l’aquarium national. Il reste bien des choses à découvrir. Promis, nous y retournerons et vous aussi. Mais au cas où…  courrez avant de quitter Baltimore, visiter un bel et bien curieux musée (une curiosité en soi) : The American Visionary Art Museum !
Fondé en 1995, sur une idée qu’elle porte depuis 10 ans déjà, par une pile atomique sur pattes, l’incroyable Rebecca Hoffberger qui au moment où elle nous lit doit avoir pris sa retraite pour -enfin- dit-elle écrire une pièce ), le musée avait choisi un parti pris jamais tenté. L’objectif ? Offrir un lieu d’expositions à des « personnalités » non intégrées. Des francs-tireurs. Des originaux. Des excentriques. Voire des personnalités totalement « perchées ». Des visionnaires. Bref, donner de l’espace à des artistes intuitifs (dont les artistes d’art brut font partie), afin de leur permettre d’exprimer leur vision de la vie quotidienne. Des générations d’artistes et de créateurs ont partagé leurs idées et leurs histoires ici. Beaucoup sont devenus incontournables pour les collectionneurs.

Pour finir son engagement de près de 30 ans, l’irremplaçable Rebecca Hoffberger a monté une exposition (à voir jusqu’au 4 septembre 2022.) en pleine pandémie sur la thématique Healing and Compassion (guérison et compassion ) ! Rien que ca ! Et ça marche si bien que l’on ressort de là, rasséréné et reboosté. OK, alors dans ce monde tout n’est pas tout à fait foutu !

Hoffberger a déclaré qu’elle espère que les visiteurs repartiront de l’exposition avec une meilleure compréhension de la compassion – y compris « comment elle fonctionne comme une force de guérison dans nos propres vies » – et un désir d’être plus compatissant. « J’espère que les idées et les perspectives que nous partageons seront une force pour un changement des cœurs et des esprits indispensable dans notre propre communauté et bien au-delà », ajoute-t-elle. En fin de compte, dit-elle « notre objectif est de montrer clairement que les pratiques économiques, environnementales, policières, scolaires, médicales, gouvernementales et d’immigration sont toutes améliorées lorsqu’elles sont d’abord versées à travers le prisme de la compassion ». Sources : baltimorefishbowl.com –

Quelques 120.000 visiteurs pénètrent chaque année dans ce musée. Ils sont accueillis par la célèbre Divine !  Voilà qui donne le ton de la bienveillance régnant ici. On entre en laissant ses préjugés dehors, open mind, – sinon on reste dehors- et l’on se laisse gagner par la créativité galopante du monde.

“ Rebecca est passionnée, obsessionnelle dans sa conduite, et personne d’autre n’aurait pu faire de cet endroit un si grand destination touristique. Et maintenant il s’agit de lui trouver un successeur ? Qui sait ? Nous avons besoin d’une autre Glinda, la Bonne Sorcière du Visionnaire. Elle est là-bas quelque part… » nous dit John Waters, écrivain, cinéaste, artiste visuel, parmi les plus grands fans du musée. Sources : baltimorefishbowl.com


LA VIE EST BELLES VOYAGES – FICHE PRATIQUE À IMPRIMER – AMERICAN VISIONARY ART MUSEUM DE BALTIMORE – 06/04/2022

Y ALLER

Avec United Airlines
Comme nous nous plaisons à le dire et à le répéter, la rédaction « fan » de voyages et non pas de « tourisme », aime partir avec les compagnies aériennes nationales. Ainsi dès le début, on est dans l’ambiance du pays. Donc, nous voilà partis avec United Airlines pour tester aussi leur nouvelle classe Premium. Autre chose que la Business et la First Class, bien au-dessus de l’Economy Classe, la Premium de United Airlines est au top ! Franchise de bagages, large fauteuil inclinable, hôtesse aux petits soins avec des collations en vol, kit bien-être agréable à recevoir et à utiliser, casque antibruit, prise d’alimentation et port USB, compartiment à bagages dédié et espace de rangement supplémentaire permettant de garder les appareils à portée de main pendant le vol. Quant au plateau repas, il est à la hauteur de l’exigence attendue. Une chose est certaine : le vol est serein et l’on arrive moins fatigué à destination. INFORMATIONS ET RESERVATIONS : https://www.united.com/fr/fr/

DORMIR À BALTIMORE
Sans surprise d’aucune sorte au Hyatt Regency Baltimore Inner Harbor. Service, accueil, décoration de la chambre. Classique, fonctionnel. Pas super sexy comme adresse mais pour une nuit ou deux ça fait l’affaire. 300 Light St. – Baltimore – Tel. 410.528.1234 –

MANGER À BALTIMORE
The Bygone : L’EXPÉRIENCE CULINAIRE LA PLUS ÉLEVÉE DE BALTIMORE dixit le site du restaurant et c’est parfaitement justifié ! Installé au sommet du Four Season Hôtel, The Bygone est THE PLACE TO BE. Décoration irréprochable tout en glamour, cliquant et belles pièces d’artistes. Ambiance chaleureuse et luxueuse. Une vue depuis le 29ème étage à couper le souffle sur tout Inner Habor East. Le Bygone remonte à l’époque des clubs sociaux de la vieille école et de l’excitation des années 1920, mais son grill ouvert, son bar à whisky et ses cocktails artisanaux ajoutent une touche contemporaine. Un menu unique !
400 International Drive, 29Th Floor – Baltimore -Tel. 415.279.1694 – www.thebygonerestaurant.com

PETIT-DEJEUNER À BALTIMORE
Le breakfast comme on en rêve en France. Pas une copie ou une imitation non un véritable festin du matin (comme souvent aux USA). On aime cette mini-chaîne (4 restaurants à Baltimore et Annapolis).
Miss Shirley’s Café – 750 E Pratt Street – Baltimore, Tel. 410.528.5373 – www-missshirleys-com

ACTIVITÉS
American Visionary Arty Museum – 800 Key Highway- Baltimore – www.avam.org

La nouvelle exposition se déroule jusqu’au 4 septembre 2022. Ouvert du mercredi au dimanche, de 10 h à 17 h. L’achat en ligne à l’avance d’un billet chronométré est nécessaire pour visiter.

Liminal de Jordan Tannahill

On parle de Jordan Tannehill, l’auteur de Liminal, en le traitant d’enfant terrible du théâtre canadien. On confirme qu’il pose sur son compte Instagram en latex, un rien provocateur. Il est « bien entendu » catalogué LGBTQI. Tout ça et plus encore qui m’ennuie positivement. J’ignore s’il revendique tout ça, je ne l’ai pas interviewé. Si oui, dommage, on n’est pas obligé d’être porte-flambeaux pour être bon, voire brillantissime. Si non, voilà qui me fait plaisir. D’abord parce que l’on pense pareil. D’autre part, parce qu’une fois encore ce sont les autres qui… causent, pensent, agissent, mettent dans des cases.

Je ne savais strictement rien de Jordan Tannahill quand j’ai demandé Liminal trois ans après sa parution le livre en service de presse. Pourquoi ? Parce fidèle spectatrice de la Grande Librairie sur France5 je suis fan absolue de ces deux minutes trois quart de plaisir, celles où l’on donne la parole à un libraire en charge de partager ses meilleurs moments de lecture. L’un d’eux a parlé de Liminal avec des trémolos dans la voix. Ça m’a donné envie. Et voilà… Je l’ai lu. Je l’ai aimé de bout en bout. Jordan Tannehill vous attrape par une syllabe et vous ne le lâchez qu’au mot fin.

Le pitch de Liminal ?

Ha tiens aujourd’hui Maman fait la grasse matinée. Elle devrait être levée. Mais bon je vais la laisser dormir. Je vais prendre mon petit-déjeuner.

Ha tiens Maman dort encore, mais il est vrai qu’elle a besoin de récupérer. Je vais prendre ma douche.

Ha tiens, Maman dort toujours. Je lui laisse quelques minutes. Je vais m’habiller.

Ben, Maman est encore endormie. Est-ce pour toujours ? En un mot Maman est-elle morte ?

Tout le livre se déroule pendant cette minute où l’auteur entre dans la chambre, va s’approcher de sa mère, va écouter sa respiration et va prendre son pouls.

Empereur de la digression (poétique), il narre pendant cette minute éternelle, tout, de la vie de sa mère, de la sienne, de leurs rêves, de leurs déconvenues, de leurs croyances, de leurs discussions, de son manque de confiance en lui, de son travail à elle, scientifique spécialisée dans la conscience.

Une minute pendant laquelle l’auteur fait le tour de ses espoirs, de ses amours, de ses coups de cœur littéraires, théâtraux, cinématographiques.

Une minute où il explore les corps. Des vivants. Des morts. De leur utilité.

Une minute où il égrène ses souvenirs et ses découvertes sur l’âme, le cœur, la vie avant et après la vie.

Une minute où il se plonge dans l’expérience du chat de Schrödinger sachant qu’après avoir tiré avec une arme à feu sur une boite dans laquelle est enfermé un chat, il faudrait ouvrir la boite pour savoir s’il est mort ou vivant.

Une minute où sa mère est à la fois vivante et morte…

Drôle, triste, touchant, angoissant, Liminal pose les questions que l’on redoute de se poser.

A vous de lire !


INFO PRATIQUE LIMINAL

Liminal de Jordan Tannehill chez La Peuplade roman, ISBN : 9782 924 898 369

 

QUAND LE LIRE ?

Le temps d’aller jusqu’à Baltimore par exemple.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – L’aquarium de Baltimore

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons aussi jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret. D’abord partons pour Baltimore et son aquarium.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – L’aquarium de Baltimore

Aquarium Baltimore, Tortue marine. ©Judith Lossmann

Aquarium Baltimore, Tortue marine. ©Judith Lossmann

Au sens promotionnel et touristique du terme, l’appellation Region Capitale USA concerne Washington DC, l’état du Maryland et celui de Virginie. Historiquement, La Virginie fut la première fondation créée en 1607. Suivie en 1632 par le Maryland. Colonies du Sud, par rapport à New York, elles signent, afin de se détacher de leur statut de colonies britanniques, la Déclaration d’Indépendance qui conduira, avec les aléas et la longue guerre que l’on sait, à la création des Etats-Unis d’Amérique en 1776. C’est peu dire qu’en Virginie, dans le Maryland et à Washington DC, on porte en soi, la force, la foi, la fierté, l’appartenance à ces terres qui ont tout donné. Aujourd’hui, les immeubles anciens sont des manifestations de la tradition et des luttes.  Toute cette région des USA a été construite de pierres, de briques. On les retrouve dans beaucoup d’édifices habités par une âme très particulière, une signature persistante et unique de pionniers où tout était à bâtir.

Plus nichée au fin fond de la baie de Chesapeake, ça n’existe pas ! Et Baltimore prend ses aises ! Le vieux Baltimore reste discret comparé à l’extrême modernité de son quartier d’affaires. Les dizaines de buildings confèrent à la ville des dimensions et une géographie urbaines parfaitement « américaines ». De jour comme de nuit, le très joli quartier du wharf, Inner Harbor, offre une magnifique promenade sur le waterfront. L’endroit idéal pour ériger un aquarium, un bâtiment comme un lien entre terre et mer pensé dans le cadre du renouvellement urbain de la ville en 1981. Un point de rencontre pour plusieurs millions de visiteurs où sont présentées près de 600 espèces. Considéré comme un aquarium national, le meilleur des États-Unis, il est le lieu le plus visité du Maryland.

Composés de trois bâtiments reliés entre eux par une galerie, il faut prévoir un certain temps (à minima 2H) pour le visiter et profiter des expositions temporaires comme perpétuelles.
Le plus ancien des bâtiments expose tous les poissons du Maryland (de ceux des cours d’eau à ceux des montagnes et des océans). Au dernier étage, une grande verrière accueille une forêt tropicale. On peut y distinguer des animaux, notamment des oiseaux, des singes et une grotte avec plusieurs vivariums de reptiles, d’amphibiens et d’arthropodes.
On redescend via une spirale autour d’un aquarium cylindrique dédié aux requins, lesquels se plaisent à monter et à descendre. Un jeu bien intéressant pour les observer sous toutes les coutures si j’ose dire. Les enfants adorent.
L’autre bâtiment, ouvert en 2005, d’une superficie de 6 000 m2 et dont le toit est aussi une grande verrière, dispose d’une thématique nommée « Animal Planet Australia : Wild Extremes basée sur la reconstitution de l’habitat naturel australien. Il est composé entre autres d’une chute d’eau, d’œuvres aborigènes et d’un cinéma en 4D.


LA VIE EST BELLES VOYAGES

FICHE PRATIQUE AQUARIUM DE BALTIMORE À IMPRIMER

 

Y ALLER

Avec United Airlines
Comme nous nous plaisons à le dire et à le répéter, la rédaction « fan » de voyages et non pas de « tourisme », aime partir avec les compagnies aériennes nationales. Ainsi dès le début, on est dans l’ambiance du pays. Donc, nous voilà partis avec United Airlines pour tester aussi leur nouvelle classe Premium. Autre chose que la Business et la First Class, bien au-dessus de l’Economy Classe, la Premium de United Airlines est au top ! Franchise de bagages, large fauteuil inclinable, hôtesse aux petits soins avec des collations en vol, kit bien-être agréable à recevoir et à utiliser, casque antibruit, prise d’alimentation et port USB, compartiment à bagages dédié et espace de rangement supplémentaire permettant de garder les appareils à portée de main pendant le vol. Quant au plateau repas, il est à la hauteur de l’exigence attendue. Une chose est certaine : le vol est serein et l’on arrive moins fatigué à destination. INFORMATIONS ET RESERVATIONS : https://www.united.com/fr/fr/

DORMIR À BALTIMORE

Sans surprise d’aucune sorte au Hyatt Regency Baltimore Inner Harbor. Service, accueil, décoration de la chambre. Classique, fonctionnel. Pas super sexy comme adresse mais pour une nuit ou deux ça fait l’affaire.
300 Light St. – Baltimore – Tel. 410.528.1234

MANGER À BALTIMORE

The Bygone : L’EXPÉRIENCE CULINAIRE LA PLUS ÉLEVÉE DE BALTIMORE dixit le site du restaurant et c’est parfaitement justifié !
Installé au sommet du Four Season Hôtel, The Bygone est THE PLACE TO BE. Décoration irréprochable tout en glamour, cliquant et belles pièces d’artistes. Ambiance chaleureuse et luxueuse. Une vue depuis le 29ème étage à couper le souffle sur tout Inner Habor East. Le Bygone remonte à l’époque des clubs sociaux de la vieille école et de l’excitation des années 1920, mais son grill ouvert, son bar à whisky et ses cocktails artisanaux ajoutent une touche contemporaine. Un menu unique !
400 International Drive, 29Th Floor – Baltimore -Tel. 415.279.1694 – www.thebygonerestaurant.com

PETIT-DEJEUNER À BALTIMORE

Le breakfast comme on en rêve en France. Pas une copie ou une imitation non un véritable festin du matin (comme souvent aux USA). On aime cette mini-chaîne (4 restaurants à Baltimore et Annapolis).
Miss Shirley’s Café – 750 E Pratt Street – Baltimore, Tel. 410.528.5373 – www-missshirleys-com

ACTIVITÉS

Aquarium de Baltimore – 501 E Pratt St. – Baltimore – Tel. +1 410-576-3800 – https://aqua.org/

LES EXTRAS

LE LIVRE À METTRE DANS MA VALISE
Liminal de Jordan Tannahill chez La Peuplade, isbn : 9782924893369

Liminal de Jordan Tannahill. © La peuplade

Liminal de Jordan Tannahill. © La peuplade

LE PRODUIT DE BEAUTÉ À METTRE DANS MON VANITY
SkinCeuticals, Hydrating B5. 75€ environ.

SkinCeuticals-Hydrating. ©Skin Ceuticals

SkinCeuticals-Hydrating. ©Skin Ceuticals

 

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Washington et les bons restaurants !

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons aussi jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Washington et les bons restaurants !

Cranes, Le restaurant doté d’une étoile au Michelin de Pepe Moncayo. ©Cranes.

On s’est baladé dans les mémoriaux de Washington, à Arlington, au musée de l’espionnage… mais quand mangeons-nous ? Maintenant.
En deux jours et demi de présence à DC, on ne peut pas prétendre avoir testé tous les restaurants de la ville, off course. En revanche, ce que l’on peut vous dire, c’est que l’on y mange bien. Même très bien. C’est toujours une « surprise » pour nous français que de découvrir qu’ailleurs, ils s’y connaissent en gastronomie et en gourmandises. Pourtant, mon métier (qui me permet de voyager dans bien des lieux de la planète) m’autorise à vous dire que la suprématie française en termes de gastronomie perd du terrain. Non que l’on soit moins bons qu’avant, au contraire… mais parce que les autres sont de plus en plus aguerris.

En parlant de grande table, parlons de Cranes, celle de Pepe Moncayo

D’abord le chef Pepe Moncayo nous reçoit pour une interview. Il nous raconte son départ d’Espagne, son séjour au Japon qui le marque profondément tant dans le choix des matières premières que dans la culture de la découpe et de la présentation. Grand écart entre ses origines latines et sa passion nipponne, il invente le « Spanish Kaiseki, une cuisine fusion entre ces deux opposés du globe et de la méthode. Il combine les saveurs, les ingrédients, crée des combinaisons ingénieuses. Résultat ? Son restaurant, de beaux espaces de bois et matières, fait le plein chaque jour. Heureusement, on l’a testé car première bonne surprise, il n’est pas plus cher qu’un autre, voire moins cher à catégorie égale. Avec le menu « dégustation », s’ouvre un bal des saveurs qui dure, qui dure : Mushroom Soup, Hamachi Brioche, Grilled Scallop, Sweet Patato, Halibut, Venison, dessert avec l’immanquable Cinnamon Apple, les mignardises et une carte de vins, parfaitement sélectionnée.
OMG ! que c’est bon, raffiné, délicieux, innovant… Bref, une source intarissable de « bien manger » à ne (comme disent les journalistes en mal d’expression pour dire qu’il faut y courir) manquer sous aucun prétexte. Une réservation est fortement recommandée pour ce restaurant qui bénéficie d’une étoile au Michelin !

 

On a testé, un déjeuner sur le wharf du Potomac

On a rendu les vélos – géniaux pour la balades des mémoriaux – et juste à côté un restaurant en plein soleil, avec vue sur le fleuve nous tendait les bras. Un peu le hasard. Le bon hasard. Le goûteux hasard. On s’arrête dans un restaurant banalement nommé The Grill. Pas de quoi fouetter un banjo ! L’accueil, la carte, les bons plats nous font vous l’indiquer comme une bonne adresse. A la carte ou au menu : ribbs d’exception, crab cake (LA SPÉCIALITÉ DES ÉTATS de Washington DC, de la Virginie, du Maryland), huitres, coquilles St Jacques (une autre des spécialités du coin), des soupes et pour les amateurs desserts gigantesques. Même un effort sur les frites désormais accompagnées de légumes (à la demande quand même !) et à noter. Petit à petit les USA se laissent gagner par les légumes jusque-là, disons réservés, aux grandes tables qui savent les cuisiner.

The Grill, near the wharf. Washington CD. ©The Grill

Plus classique, une table italienne, RPM Italian DC

Ben oui, l’Italie et l’Amérique c’est un mariage des goûts consommée depuis l’édification des premières rues de New-York, heu… Washington. Comme partout, il y a l’Italie des pizzas, une spécialité en soi. L’Italie de la bonne fouffe de la Mama avec les pasta et l’osso bucco. Et l’Italie nouvelle, la fusion, laquelle comme tous les autres pays du monde, parfait son identité dans sa créativité et sa remise en question- gastronomique. Ce restaurant RPM Italian, joue dans toutes ces cours. S’asseoir à l’une des innombrables tables de cet immense restaurant, bien découpé en « quartier » est une garantie de gourmandises et de découvertes. Les ressources locales : crabe, moules, coquilles St Jacques sont bien représentées. Les antipastos italiens voguent ici sur de hautes vagues. j’ajoute cette belle découverte culinaire : les choux de Bruxelles mi-cuits. Plongés quelques heures dans un macérât d’huile et de vinaigre balsamique dont le chef possède le secret, ils valent à eux-seuls, de réserver une table ici.

Chez RMP Italian, on mange les meilleurs Brussels Sprouts de Whasington DC. ©Eater DC. 😀

Et le petit- déjeuner alors !?

Nous avons dormi à l’hôtel Riggs Washington, un bel hôtel contemporain installé dans un immeuble classique du centre, l’ancien bâtiment historique de la Riggs National Bank. Grandes chambres confortables et isolées du bruit extérieur, belle vue sur le centre, salle de bains, peignoir et chaussons jaune canari en souvenir. Nous avons apprécié l’accueil et les lieux.
Le Café Riggs, une étoile au Michelin, magnifique restaurant, bar à cocktails, et breakfast à la hauteur des exigences de plus gourmands, à la fois en buffet et à la commande. Attention cependant, à la commande le service ce jour-là en tout cas était très, très lent !

De très nombreux coffees shop proposent des petits déjeuners. Pantagruéliques et délicieux, ils sont le repas préféré des Américains. Une véritable institution. Il y a des tonnes de restaurants à Washington, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Ils ont un point commun. Ils servent chaque jour des milliers de repas à une clientèle exigeante, cosmopolite, avertie… Moralité, peu de chance de s’y tromper. Washington et les restaurants est une source sûre de satisfactions. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES WASHINGTON ET LES BONS RESTAURANTS

RPM Italian DC – 650 K St NW, Washington, DC 20001 – Tel. +1 202-204-4480 – www.rpmrestaurants.com

Cranes – 724 9th St. NW, Washington, DC 20001 –  Ouvert tous les jours déjeuner et diner – Tel. +1 202 679 5576 – www.cranes-dc.com

The Grill DC – 99 Market Square SW, Washington, DC 20024, Tel. +1 202 916 5996 – www.thegrilldc.com

 

Riggs Hotel DC – Salle breakfast. ©Riggs.

Hôtel Riggs/Café Riggs – 900 F St NW – Washington – Tel. +1 202 638 1800 – https://www.riggsdc.com/

 

 

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Le cimetière d’Arlington en Virginie

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons aussi jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Le cimetière d’Arlington en Virginie

Arlington, le cimetière au couchant. ©Judith Lossmann

Hier nous vous parlions des mémoriaux de Washington DC. Aujourd’hui, poursuivons notre visite de la mémoire avec le cimetière national d’Arlington (en anglais : Arlington National Cemetery). Le cimetière militaire le plus connu au monde et le plus ancien cimetière militaire des États-Unis.

Face à Washington DC, sur l’autre rive du Potomac, bien qu’accessible en métro depuis DC il se situe dans l’État de Virginie, tout proche du Pentagone. Crée durant la guerre de Sécession sur l’ancienne propriété de l’épouse du général Robert Lee, il accueille près de 320.000 personnes mortes pendant les guerres. De celle de l’Indépendance aux derniers conflits du 21e siècle, d’Irak ou d’Afghanistan, guerres de Corée et du Viêt Nam. De grands anonymes reposent ici. Et aussi de très célèbres dont la flamme ne s’éteint jamais.

Pourquoi faut-il visiter Arlington ?

Pour la beauté sereine des lieux et pour leur majesté. Visiter Arlington au soleil couchant est sans doute la meilleure heure pour entrer en union, en symbiose avec la plénitude des lieux. Une fois passé le check point (on est sur le département de la Défense), des chemins goudronnés longent des kilomètres d’alignement de croix blanches. On les regarde à l’arrêt, elles se figent. On les regarde en marchant, elles semblent bouger au rythme de nos pas et se réaligner en permanence dans un ordre parfait, une unité parfaite, un moment parfait.

En alternance avec les champs de croix, tout en collines, coteaux, détours, espaces boisés avec des arbres séculaires aux branches dénudées en ce début décembre Arlington, tombe de minute en minute dans une obscurité qui sied si bien à son statut. Arlington, seulement illuminé par le soleil, boule rouge orangé irradiant de mille feux, colorant le blanc des croix en rouge flamboyant, faisant revivre l’énergie et les blessures de la guerre. Arlington où le silence prime.

Toute cette beauté, cette sérénité, s’offrent dans le silence ou dans l’écho feutré des pas des derniers visiteurs tournant le dos à tous ces morts pour aller dans la grande ville revivre le temps qu’il leur reste.

Tombe de JF Kennedy. © Judith Lossmann

De virages en boucle, on arrive devant deux larges tombes au ras du sol. On pourrait presque marcher dessus par inadvertance. Heureusement, un flambeau alerte le regard. Une modeste, ténue mais résistante flamme volète au rythme du souffle de l’air ; elle éclaire l’ombre des lettres gravées sur la dalle de granit noir de la tombe. John Fitzgerald Kennedy et à côté Jackie. Plus petites à gauche et à droite celles de deux de leurs enfants mort jeunes. Une simplicité troublante qui laisse la place à l’émotion. Autour, des pierres dont les interstices sont les abris de minuscules mousses. Autour, une belle pelouse d’herbe. Autour, Arlington. Autour, Washington DC et la Virginie. Autour l’Amérique. Autour, le monde qui continue de tourner, plutôt mal que bien. Dommage !

 

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Washington shopping Georgetow

Washington restaurants


FICHE PRATIQUE ARLINGTON À IMPRIMER

 

Arlington, VA, États-Unis – Tous les jours de 8h00 à 17:00 – Tél. +1 877-907-8585 – https://www.arlingtoncemetery.mil/#/

Y ALLER

EN VOITURE

Le cimetière national d’Arlington est situé de l’autre côté de la rivière Potomac depuis Washington, DC, au bout de Memorial Avenue, qui s’étend depuis Memorial Bridge. Arlington est accessible depuis les principales routes de la région de DC : l’Interstate 95, le Capital Beltway (I-495), le George Washington Memorial Parkway et le Baltimore-Washington Parkway (I-295).

METRO

Le cimetière est également un arrêt du système Metrorail de la Washington Metropolitan Area Transit Authority. La station Arlington Cemetery, sur la ligne bleue du métro, se trouve à quelques pas du centre d’accueil.

ATTENTION

Vous entrez sur un site du Département de la Défense américaine donc Passeport valide !

ORGANISER LA VISITE

Voir sur le site https://www.arlingtoncemetery.mil/Visit  (traduit en excellent français), on peut le visiter à pied, en tramway, départ toutes les 30 minutes.

Accessible aux personnes handicapées.

COVID

Les masques ne sont plus obligatoires depuis le 3 mars 2022 mais la distanciation sociale reste en vigueur.

AUTRES ACTIVITÉS À ARLINGTON

Tombe des soldats inconnus

Relève de la garde

Arboretum commémoratif

Amphitéâtre commémoratif

Boutique de souvenirs

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Washington Memorial

Entre la Covid et la guerre en Ukraine les voyages sont, plus que jamais, de merveilleuses raisons d’aller rencontrer les autres. C’est pourquoi la rédaction de La Vie Est Belle Voyages est heureuse de vous présenter une série d’articles sur les États-Unis. Washington DC, le Maryland avec sa célèbre station balnéaire Annapolis, capitale des cadets de la Navy, la Virginie et ses coteaux… C’est ainsi que se poursuit notre série USA démarrée avec les spots incontournables de la Californie. Puis, nous irons aussi jusqu’à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Nevada plus secret.

Série USA – Découvrir la région de la capitale des États-Unis – Washington Memorial

Smithsonian Castle Washington. ©Judith Lossmann

Alors, prêtes et prêts. Commençons par Washington DC. Comment dire ? Washington DC, quand on y arrive pour la première fois, semble une ville familière. Et pour cause. Quelle série n’a pas ses plans sur les mémoriaux, le Capitole, l’obélisque, le National Mall, les musées du Smithsonian ? Des lieux de tournage inévitables… Tant et si bien que cette familiarité pourrait nous faire oublier toutes les découvertes qu’il y a à faire à Washington. Aujourd’hui Washington, version mémoriale… C’est émouvant…

S’il est une ville qui souffre de son image inconsciente collective, c’est bien Washington. Une ville, croit-on, d’immeubles de bureaux, de fonctionnaires, sombre et sinistre, réduite à son seul territoire : D.C.
Oui, il s’agit d’une ville état (nous pensons à Luxembourg), et non elle ne se réduit pas à cela. Washington DC regorge de beautés, de lieux de shopping, d’architecture, de parcs. DC (comme l’on dit familièrement ici)  est une ville habitée, aimée et animée par ses habitants. Ils nous disent qu’elle est douce à vivre, très européenne, d’un climat agréable. Que les plus belle saisons sont l’automne qui la pare des indescriptibles couleurs de l’été indien et le printemps que la verdit jusqu’en dans ses moindres interstices sur les balcons et des façades. Sans parler du National Mall !

Le National Mall

Vu sur le National Mall de Washington depuis le Lincoln Memorial. © Judith Lossmann

Poumon vert, passage obligatoire, ligne droite qui scinde la ville en deux et facilite le repérage, déjà simple, dans cette ville à angles droits. Si le National Mall rappelle quelque chose aux Français que nous sommes, c’est normal. Il est directement inspiré du Champs de Mars à Paris. En trois fois plus long et trois fois plus large. Dans sa première partie entre le Capitole et l’obélisque connu sous le nom de Washington Monument, il accueille sur ses cotés une grande part des musées de la ville réunis sous l’appellation Institution Smithsonian. Point commun : toutes les entrées sont gratuites ! Optimiser votre venue en vérifiant les jours d’ouverture, ils ne le sont pas tous en même temps. Parmi ceux que l’on reconnait sans n’y être jamais allé, se trouvent The National Air and Space Museum (actuellement en rénovation), the National Museum of Natural History mythifié par le film « Une Nuit au Musée », The US Holocaust Memorial Museum.

Devant l’immense statue du Président Lincoln à Washington. ©Judith Lossmann

Les mémoriaux de Washington

Impossible, voire impensable de venir à Washington sans visiter les mémoriaux, symboles de la démocratie américaine. On commence par le Capitole, symbole entre tous les symboles (en réparation pour les raisons que vous connaissez. Il faudra revenir). En sortant du Capitole, le National Mall, ses musées et au centre de la vue, Washington Monument ! Érigé sur un petit monticule, entouré des drapeaux des États qui flottent au vent, l’obélisque est un hymne à la Liberté et à l’Union. Cette longue et puissante flèche, longtemps fermée au public après un tremblement de terre qui l’avait fragilisée, vient de ré-ouvrir ses portes et sa vue splendide ! Pour un dollar, on monte au sommet, dans la pointe où huit fenêtres, 2 par point cardinaux, offrent une vue à 360 degrés sur les mémoriaux, sur toute la ville et sur le sublime cimetière d’Arlington, accessible en métro mais déjà en Virginie.

The Lincoln Mémorial

Vu et revu des milliers de fois, surprend toujours par sa magistrale et imposante sculpture de Lincoln qui apparait au regard seulement après avoir grimpé une belle envolée de marches. Même si beaucoup de gens « défilent » devant cette symbolique représentation d’Abraham Lincoln, premier Président républicain de l’histoire du pays, une sorte de recueillement et de silence accompagne la visite. Un respect qui perdure au-delà des décennies pour le plus grand de tous les présidents et notamment pour celui qui a aboli l’esclavage le 1er janvier 1863.

The World War II Mémorial

Magistral mémorial édifié pour se recueillir sur les morts de la Seconde guerre mondiale, il impose le respect par sa beauté, sa grandeur, ses volumes et le statuaire qui entoure le lieu. Le jour de notre venue, le 7 décembre, on célébrait les pertes humaines de Pearl Harbour en lisant à haute voix les noms et prénoms des morts.

Memorial seconde guerre mondiale à Washington.©Judith Lossmann

The Thomas Jefferson Memorial

Poétiquement construit au bord du Potomac et du bassin Tidal, ce mémorial est moins fréquenté. Pourtant les marches, les colonnes et la statue de Jefferson valent le déplacement. Il n’est pas, pour l’instant, question de le faire disparaitre – au nom de la cancel culture que nous désapprouvons fermement au sein de la rédaction – mais le risque est certain. D’où l’urgence – en attendant des jours meilleurs pour l’Histoire – d’aller voir ce beau mémorial édifié pour un homme qui fut le 3ème président des États-Unis, l’un des principaux rédacteurs de la Déclaration d’Indépendance en 1776 auquel on reproche, aujourd’hui, d’avoir possédé des esclaves.

Statue en l’honneur des hommes tués durant la guerre du Vietnam. Washington. © Judith Lossmann

The Vietnam Veterans Memorial

Installé dans Constitution Gardens au bout du Mall à droite du Lincoln Memorial, il est signé de Maya Lin. Moins connu, moins célébré (depuis l’Europe seulement), ce mémorial se résume à la plus simple expression artistique qui soit. 150 mètres d’un long mur de granit noir parsemé de 58156 noms gravés, se longe dans une douce pente, du plus haut au point le plus bas… là où s’arrête la guerre. À la sortie de cette « promenade mémorielle », des sculptures de trois soldats en bronze, de taille réelle, casqués, noyés sous les masses d’un barda dur à porter. Plus loin, honneur aux femmes avec le Vietnam Women’s Memorial.

 

 

 

Korean Memorial Washington. ©Judith Lossmann

The Korean War Veterans Memorial

En face, de l’autre côté du canal, the Korean War Veterans Memorial. Sur un site assez restreint, l’émotion l’emporte à la vue de cette troupe de soldats aux faces défigurées par la fatigue, la peur, l’angoisse. Troublant ! À voir absolument.

Martin Luther King Mémorial

Martin Luther King Memorial à Washington © Judith Lossmann

Où l’on peut admirer l’imposante sculpture, inaugurée en octobre 2011 par Barack Obama, en mémoire du leader de la lutte des Droits Civiques aux États-Unis. Ce monument défend trois thèmes : la justice, la démocratie et l’espoir représentés par l’eau, la pierre et les arbres. Installé sur les rives du Tidal Bassin, le lieu prête à la méditation et à la pensée.

La Maison Blanche à Washington. ©Judith Lossmann

La Maison Blanche

Avant de rentrer dans le vif du sujet, réglons tout de suite le problème pour les fans de Designated Survivor et de Kiffer Sutherland. Quand, enfin vous verrez la Maison-Blanche, désolée de vous le dire, mais il ne sera pas là à la fenêtre pour vous accueillir ou vous faire un signe de la main. N’empêche la Maison-Blanche (sourire satisfait), the White House, c’est vraiment quelque chose ! Certes, à la rédaction on aime l’Amérique ce qui nous rend faciles à convaincre. Mais quand même la Maison-Blanche (sourire satisfait) ! Allez soyons honnêtes… haut lieu du pouvoir mondial, on la voit de loin et on est loin de pouvoir la toucher du doigt. Peut-être une peu décevante, mais quand même la Maison-Blanche !!!

Balade à vélo

Cette longue excursion dans l’Histoire de la Démocratie américaine est passionnante et longue à faire à pied. Prenons bien la mesure de la grandeur de ce pays. Aussi, je partage avec vous, l’un de mes meilleurs plans à Washington : faire cette balade avec une guide et à vélo. On peut demander à assistance électrique sans problème, même si Washington est plate. Unlimited Biking’s se prête à merveille à toutes ces découvertes. Avec le vélo, on accède facilement et rapidement à tous les sites. Une balade « sur mesure » avec d’autres points de vue est possible aussi. Idéale pour une visite en profondeur et en conscience des Mémoriaux.

Unlimited biking’s Monuments and Memorials Bike Tour. Washington.©Judith Lossmann

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A suivre :
Washington shopping Georgetow
Annapolis station balnéaire
Annapolis, visite de la Navy

 

 

 


FICHE PRATIQUE WASHINGTON MEMORIAL À IMPRIMER

 

AVANT DE PARTIR

Le guide à emporter, cartoville Wahsington.

Lire le guide Cartoville Washington. Excellent support de voyage, petit, rigide, des cartes grand format dépliable par quartier, bien documenté avec un plan détaillé et une foule de bonnes adresses, il contient l’essentiel de Washington.

 

 

 

 

Y ALLER

Compagnie aérienne, United Airlines. Classe Premium.

Comme nous nous plaisons à le dire et à le répéter, la rédaction « fan » de voyages et non pas de « tourisme », aime partir avec les compagnies aériennes nationales. Car dès le début, on est dans l’ambiance du pays. Donc, nous voilà partis avec United Airlines pour tester aussi leur nouvelle classe Premium. Autre chose que la Business et la First Class, bien au-dessus de l’Economy Classe, la Premium de United Airlines est au top ! Franchise de bagages, large fauteuil inclinable, hôtesse aux petits soins avec des collations en vol, kit bien-être agréable à recevoir et à utiliser, casque antibruit, prise d’alimentation et port USB, compartiment à bagages dédié et espace de rangement supplémentaire permettant de garder les appareils à portée de main pendant le vol. Quant au plateau repas, il est à la hauteur de l’exigence attendue. Une chose est certaine : le vol est serein et l’on arrive moins fatigué à destination.

INFORMATIONS ET RESERVATIONS : https://www.united.com/fr/fr/

 

 

 

DORMIR À WASHINGTON DC

Riggs Washington DC – 900F Street NW – Washington, DC 20004 – Tel. 202 638 1800 – https://www.riggsdc.com/

 

ACTIVITÉS

Unlimited Biking – Service de location de vélo – 998 Maine Ave SW, Washington, DC 20024, États-Unis – Tel. +1 202-842-2453 – www.unlimitedbiking.com

COMBINAISONS, une comédie musicale sociale

Dans un studio minuscule s’entassent, en plein confinement,- les vies de Philippine et Léo (plus quelques voisins). Ils s’aiment, sont en amour mais pas forcément en accord, se cherchent encore un peu professionnellement. Surtout elle… créatrice de combinaisons. Elle y croit dur comme fer et dessine, dessine, dessine. Mais rien ne se passe. Enzo, son manager/agent so dandy la secoue.

Avec le confinement, les voisins d’habitude si prompts à rejoindre leur petite vie derrière leurs portes, se mettent à parler entre-eux. Confinement oblige ! On s’ennuie sec durant cette période. Ils échangent, s’invitent, boivent, rient.
Alors parfois, au hasard d’une soirée, Camille le vétérinaire un peu louche du bas se raconte. Il aime les robes, les bijoux. Mady, qui n’a jamais oublié un amour d’avant, il y a longtemps, le reverra peut-être au hasard d’une réunion familiale. La mère de Léo n’a pas accès à son toutes les facettes de son mari Christian. Ce qui donnera lieu à un scène construite sur un déplacement du temps.

Et puis, entre deux confinements, la vie reprend et donne naissance à une grossesse. Et se posent les questions. A-t-on le droit de lui offrir ce monde ? Quel père serai-je ? Quelle mère ? Au fil des mois, les voisins deviennent nouvelle famille. Mady donne son point de vue, Camille aussi. L’occasion d’une très jolie scène, bien construite et émouvante sur qui sommes-nous vraiment et comment vivre avec cette étrange « combinaisons » de nous-mêmes.

Bref, Combinaison(s) est un huis clos, charmant, plaisant où sont abordées des questions de fond sans pour autant en faire des traités de philosophie. C’est léger et fantasque.
On a bien aimé cette production de Emma Bus et Sylvie Kienast mise en scène par Nathalie Dorion.
Un texte riche et chaleureux porté par une troupe de comédiens/chanteurs/danseurs vraiment au top : Isabelle Rocher, Philippine ; Nicolas Kaplyn, Léo ; Corinne Frejlich, Mady Zambon ; Alain Tournay, Camille ; Fabrice Pochic, Christian/Enzo ; Sylvie Kienast, Catherine.

Dès que les représentations reprendront, notre meilleur conseil est : courrez-y ! Joyeux moment et émotions assurées !


Pour connaitre les nouvelles dates :
FaceBook Combinaisons le musical
Mail à la Compagnie Harmonie : compagnieharmonie@gmail.com
Mail au diffuseur : raph@ladouceprod.com

Istanbul express

En France, nous avons une idée préconçue de la Turquie et d’Istanbul. Issues des journaux télévisés et amalgamée par nos propres références à la religion musulmane, nous croyons savoir. Voilà pourquoi il fallait survoler l’Europe jusqu’à ses confins et débarquer pour un court séjour sur l’extrême pointe de l’Asie Mineure à Istanbul. Et là… Découvrir les valeurs contemporaines d’une ville détonante que l’on peut visiter le temps d’un week-end… Istanbul express !

Istanbul express

Le Bosphore, ses monuments, ses bateaux de luxe ©Judith Lossmann

Istanbul sur Bosphore

La ville est une mégalopole, séparée par le Bosphore, frontière naturelle entre les continents européen et asiatique. Quand on parle d’Istanbul au sens « touristique » du mot, on parle des rives de la Corne d’Or. Cette partie ancienne de la cité, ex-Byzance puis ex-Constantinople, possède en son sein quatre-vingt-dix pour cent des monuments à visiter.
Il faut commencer par La Tour Galata, ancienne tour de guet. Construite au 7ème siècle à l’époque romano-byzantine, Galata se nommait la Tour du Christ. Elle devint prison politique à l’époque Ottomane. Grâce à la galerie ronde de son sommet, elle offre un extraordinaire panorama à 360° sur Istanbul. Parfait pour en comprendre la typologie entre Bosphore, Asie, Europe, mer de Marmara et repérer les principaux monuments à visiter…

Visites « imposées » à Istanbul

À l’horizon des ponts puis le Palais de Topkapi, Sainte-Sophie, la Grande mosquée, la mosquée Bleue, le Grand Bazar, la mosquée de l’université, celle de Soliman le Magnifique, le Tombeau des conquérants… Pour terminer cet horizon, à l’opposé, côté asiatique, l’Istanbul moderne avec son skyline de buildings ultramodernes.
Sainte-Sophie, bâtie à partir de 325 est un lieu de culte chrétien. En 1934, elle perd ce statut et devint un musée, sur décision de Mustafa Kemal Atatürk. Elle redevient mosquée sous Erdogan mais conserve son nom latin et chrétien. Ce n’est pas la première fois de son histoire et ainsi en va-t-il. Il n’en demeure pas moins que le monument majestueux relève d’un enrichissant mélange des genres, d’une mixité religieuse et historique. L’intérieur est édifiant tant par la décoration que l’ambiance très particulière qui y règne.

Sainte Sophie, redevenue mosquée. ©Judith Lossmann

La mosquée bleue, mosquée du sultan Ahmet ou mosquée Sultanahmet est l’une des mosquées historiques d’Istanbul. Elle est notamment connue pour les céramiques à dominante bleue qui ornent les murs intérieurs, et lui ont valu son nom en Europe. Elle fut construite entre 1609 et 1616, sous le règne du sultan Ahmet Iᵉʳ. (Attention actuellement en rénovation. Vérifier la date de fin de travaux avant de prendre un ticket pour finalement ne voir que le haut du dôme. Un rien frustrant !) Plus loin, une visite de la fameuse place de l’hippodrome, dont les vestiges sont visibles sur l’actuelle place du Sultan-Ahmet à Istanbul, s’impose. Sur 300m de long, elle raconte à elle seule l’histoire de la ville. Là, la Fontaine Allemande. Ici le palais de l’Ibrahim Pacha devenu musée de la Culture et de l’Art musulman. À droite, un obélisque (le même que celui de la place de la concorde à Paris) de granit vieux de 3600 ans rapporté d’Égypte. Au gauche, la colonne de Constantinople jadis couverte de tablettes en marbre manuscrites, malheureusement aujourd’hui disparues. L’hippodrome de Constantinople était l’arène hippique monumentale de la capitale de l’Empire byzantin où se déroulaient des courses de chars.

Palais de Topkapi Istanbul

Dominant la Corne d’Or, édifié sur l’ancienne acropole de Byzance, le palais Topkapi (Palais de la porte des canons), immense, imposant, truffé de reliques, abrite à l’intérieur de ces cinq kilomètres de remparts, le trésor Ottoman. Il fut la « maison » des Sultans durant plus de quatre cents ans et possède l’une des plus belles fontaines du monde ottoman dont on doit l’existence à Ahmed III, un passionné d’art, de peinture et de littérature. Au plus fort de son existence, le Palais abritait jusqu’à quatre mille personnes reparties autour des quatre grands cours et des bâtiments annexes.

Si vous êtes en manque de visite des mosquées, qu’à cela ne tienne, il y en plus de 400 ans dans la ville ! Mais ce n’était notre sujet dans cet Istanbul express !

Un samedi matin à Istanbul

À Istanbul, d’un côté ou de l’autre du Bosphore les rues sont pleines. Pleines de voitures, de bus, de deux-roues. La conduite est frénétique. On passe ses journées à traverser des ponts qui enjambent le Bosphore, tout au long desquels des centaines de pécheurs lancent leurs lignes sur fond de ciel bleu ou brumeux. De ce brouillard, entre fog et mog, émerge toujours le dôme d’une mosquée, un minaret, la façade d’un monument. Un rappel constant au passé et à l’histoire si riche et dense sur ces terres généreuses.

Istanbul express

Les pêcheurs envahissent les ponts. même sous une pluie battante. ©Judith Lossmann

À Istanbul, d’un côté ou de l’autre du Bosphore les rues sont pleines de gens. Pleines d’une foule animée. De jeunes beaucoup. De moins jeunes aussi. De femmes traditionnelles voilées. De filles sublimes en short et tee-shirt, longs cheveux au vent. Les hommes sont beaux, élégants. Ils ne portent ni kamis, ni tongs. Les yeux comme la chevelure sont souvent clairs.
La Turquie est multi-culturelle, les visages et les traditions aussi. Une mixité que l’on retrouve à tous les coins de rues. Les copines bras dessus, bras dessous s’assemblent sur leurs ressemblances et sur leurs différentes façons d’exercer leur croyance. Une femme voilée marche aux côtés de son amie en mini-jupe et talons compensés. Cette absence de prosélytisme est reposante. Dans ce bouillonnement permanent, personne pour vous regarder de travers quand vous prenez des photos. Mieux, il suffit de demander pour que les gens prennent la pose !

Karaköy : le quartier de la mixité

Descendre de la Tour Galata, traverser le pont du même nom pour parvenir dans l’un des plus vieux quartiers de la ville aux petites ruelles encombrées de lierres et de liserons qui grimpent à l’assaut des façades lézardées bourrées de charmes. Au fil des siècles, Karaköy accueille les communautés fuyant les catastrophes, les guerres. Juifs, Grecs, Russes se réfugient dans ses passages étroits aux portes dérobées. Toute cette vie a laissé un héritage culturel et religieux remarquable. Quelques synagogues et églises en attestent. De tout temps, Karaköy fut un quartier commercial, riche, dense, diversifié. Aujourd’hui, les venelles pavées sont truffées de cafés, de restaurants, de boutiques et de pâtisseries orientales. Une invitation à la détente et à la gourmandise… Les échoppes traditionnelles jouxtent les galeries d’art aux devantures envahies par les glycines tombant des fenêtres au-dessus. Grâce au street-art qui a envahi les murs, comme partout dans le monde, certaines allées donnent l’impression d’être des galeries en plein-air.

Istanbul express

Les passages du quartier Karakoy accueillent boutiques et restaurants. ©Judith Lossmann

De jour ou de nuit, dans tout Istanbul, restaurants ou bouis-bouis sont ouverts quasiment 24h/24. À Karaköy, les terrasses charmantes, joyeuses et bondées de ce vieux district, sont investies par des tablées de Turques et Turcs buvant un Chaï (thé), un café truc ou de l’Ayran (yaourt salé) dans un bourdonnement incessant de conversations. L’ambiance est gaie, vivante, énergique.

Si, comme nous, votre temps à Istanbul est compté, alors Karaköy présente une belle synthèse de la vie stambouliote entre tradition et modernité.

Un samedi après-midi à Istanbul

Marcher dans les rues d’Istanbul un samedi soir entre 22h et 3h du matin c’est un peu comme marcher sur les Champs-Élysées à 14h un samedi veille de Noël. Il y a un monde de fou et toujours cette frappante diversité. Toutes les grandes villes sont des terres de contraste mais Istanbul figure en bonne place du Top10 tant les différences sautent aux yeux entre richesse et pauvreté, visages et ethnies, tradition et contemporalité. On peut s’asseoir à une terrasse et passer des heures à regarder déambuler des couples, des bandes d’ami.e.s, de et se laisser surprendre par leur opposition dont ils n’ont que faire. J’ai été surprise par leur liberté d’être dans un pays où je m’attendais à des contraintes pour finalement me sentir plus libre à Istanbul qu’à Paris ! Loin de la pensée dominante donc !
Évidemment, on fera un grand shopping sur la longue et large rue Istiklal, les Champs Élysées stambouliotes (en bien mieux). Les boutiques se succèdent, les vitrines présentent une mode internationale et les prix sont plutôt attractifs.
Le taxi jaune est la norme (vivement conseillée). Ici comme à New York, on le hèle dans la rue, on monte et l’on descend quand on veut. Un mode de circulation accessible et pratique dans cette jungle de rues et d’embouteillages.
Il pleut sur Istanbul ? Qu’à cela ne tienne ! D’un coup, surgit de nulle part, tous les vendeurs de parapluie sortent d’on ne sait où et proposent un pur produit made in China entre 1,50 € et 3 euros (quand vous ne savez vraiment pas négocier.)

Une petite faim ? Pourquoi petite ? Manger à Istanbul un samedi soir ? Le choix est aussi immense que la ville alors parions sur une pizza turque, un grand classique avec de la viande sur une pâte ultra fine. Ou celle-ci avec légumes et fromage, large comme un bateau dont elle a la forme d’ailleurs. C’est délicieux, croustillant, ça coûte 15LT autrement dit 1,50 € et on mange à quatre. N’oublions pas que tous les repas commencent avec une soupe aux lentilles.

Istanbul express

Quand les rives du Bosphore s’illuminent… ©judith lossmann

Un samedi soir à Istanbul

Quand le soleil se couche. Quand les lumières s’allument. Quand les façades des édifices s’illuminent de mille feux. Quand les jambes des ponts s’arc-boutent sous les projecteurs. Quand seules les vagues résonnent sur la coque ventrue. Rien ne peut être plus romantique qu’une longue et lente balade en bateau grand luxe le long des rives du Bosphore.
Au-dessus des flots, du haut de leur colline, là où les maisons atteignent des prix records de plusieurs millions d’euros, le silence tombe avec le jour et le vent humide se charge de disperser les odeurs de la ville. Les rives du Bosphore ? Un autre monde de luxe et de volupté.

Un dimanche matin à Istambul

Le musée d’Art Istanbul Moderne, un peu décevant du fait du peu d’œuvres présentées (quand j’y étais) s’oubliera assez vite. Une bonne raison pour se précipiter dans un ancien et majestueux music-hall des années fin 19ème, début 20ème, devenu le cinéma Atlas (1948), puis retransformé en musée du Cinéma Truc. A visiter à coup sûr car il éclaire d’un remarquable coup de projecteur cet art majeur en Turquie qu’est le cinéma. Un cinéma vivace, populaire. Les abonnés d’une fameuse plateforme de streaming le savent bien. Il y a pléthore de films et de séries fort intéressantes à visionner.

Istanbul express

Un personnage de film d’animation qui fait peur aux enfants… ©Judith Lossmann

Le musée possède notamment une des caméras des frères Lumière et rend hommage à une longue lignée d’actrices telle la comique Adile Nasit et acteurs comme Kemal Sunal, le Louis de Funès local dans une scénographie bien pensée et ludique. Notamment cette formidable incrustation dans le film de votre choix à l’issue de laquelle vous recevez une vidéo sur votre boite mail, avec vous en guest en train de donner la réplique aux plus célèbres comédiens. Top ! Dommage, toutes les explications sont en turc mais heureusement la lecture d’un QRCode (prévoir un lecteur sur votre smartphone) donne accès aux infos en anglais.

Istanbul express

Le marché aux épices d’Istanbul (ou marché égyptien). © Judith Lossmann

Pas d’Istanbul sans le Grand Bazar ou le marché aux épices

En Turquie on fait ses courses au bazar pas au souk. Et, le Grand Bazar, – le plus grand du monde,- est l’endroit idéal pour faire le plein de loukoums, pâtisseries, épices, vêtements de cuir, céramique et autres souvenirs estampillés Istanbul. Les prix sont intéressants, la marchandise pas toujours. On peut utilement vérifier la provenance des produits pour éviter d’acheter du made in China. Le marché aux Épices, dit aussi marché égyptien est l’autre lieu -plus authentique-, semble-t-il pour faire ses achats.

En conclusion

Trop courtes ces 48h chrono à Istanbul. Ce fut juste un apéritif. Mais comme tout bon apéritif… il ouvre l’appétit et comme celui-ci vient en mangeant, il ne nous reste plus qu’à nous servir à nouveau !


INFORMATIONS PRATIQUES LA VIE EST BELLE VOYAGES

 

 

AVANT DE PARTIR

INFOS => turquietourisme.ktb.gov.trhttps://goturkiye.com/
À lire : Guide du Routard

BON À SAVOIR
Dispense de visa pour un séjour touristique ne dépassant pas 90 jours, sur une période de 180 jours, à compter du jour d’entrée en Turquie. Le séjour peut être continu ou fractionné. Pour un séjour de plus de 90 jours, visa obligatoire. La carte nationale d’identité suffit, mais mieux vaut être muni d’un passeport (tous deux valables au moins 150 jours après la date d’entrée sur le territoire turc). Si vous entrez avec une carte d’identité, la douane vous remet un justificatif que vous devez conserver avec vous en permanence pour le présenter à la sortie du pays.

– Meilleures saisons : les intersaisons : mai-juin ou septembre-octobre
– Durée de vol direct depuis Paris : 3h30
– Décalage horaire : + 1h.

Y ALLER ?
Comme toujours, le voyage commence avec la compagnie nationale. Donc avec Turkish Airlines. Une excellente compagnie, des avions propres, des rangs pas trop serrés, wifi à bord (note : à peine 4/10), films récents, plateau repas. Au départ de CDG, Terminal 2. www.turkishairlines.com

Vols domestiques vers la Cappadoce au départ d’Istanbul : avec la Compagnie Pegasus – www.flypgs.com

GUIDE ?
Ahmet Balci – Français/Anglais/Turc – Tel. +90 533 353 96 55 – Prévoir 100 €/J

PREMIÈRES ADRESSES UTILES SUR PLACE – BUREAU DU TOURISME
À Sultanahmet : Divan Yolu Cad. 3. Tél. : (0212) 518-87-54. Dans un petit pavillon en bordure de l’hippodrome. Ouvert tous les jours de 9h à 22h

  • À l’ancienne gare de Sirkeci : sur le parvis extérieur, à gauche de l’entrée de la gare. Tél. : 511-58-88. Tous les jours de 9h-20h
  • À l’embarcadère d’Eminönü : sur le quai. Ouvert tous les jours de 8h30 à 20h ; horaires réduits en hiver
  • À Taksim : au début de l’İstiklâl Cad. ; juste avant le consulat de France. Ouvert tous les jours de 8h30 à 18h30.

Quand la nuit tombe et que les ponts du Bosphore s’arqueboutent sous le feu des néons. ©Judith Lossmann

THE PLACE TO BE !!!
En fin d’après-midi, sur l’un des jets de luxe qui fendent les rives du Bosphore d’un pont à l’autre. Bogaz Tekne Kaderim 8 – Prévoir entre 100 et 150€/pers/H, apéritif compris.
http://www.4uyachting.com/kaderim_8_motor_yacht_bosphorus-87987521654651428-yacht.html

DORMIR À ISTANBUL
Dans le quartier de Pera, éventuellement à l’hôtel Pera Palace, cher à Agatha Christie qui y a écrit Le crime de l’Orient express et où vécu Mustafa Kamal.
Moins chic, moins cher : The Marmara Pera – Asmalı Mescit, Meşrutiyet Cd., 34430 Beyoğlu/İstanbul – Tel. +90 212 334 03 00 – Chambre banales, petit déjeuner intéressant, bien situé. On aime la terrasse au 16ème étage et sa vue tout Istanbul.

Le grand classique de la street food ou des restaurants de Karakoys : la pizza truc sous toutes ses formes. ©Judith Lossmann

MANGER À ISTANBUL

  • Diner au bord du Bosphore ? A votre descente du bateau…
    Park Fora (seafood symphony). Ortaköy, Muallim Naci Cd. 54/A, 34347 Beşiktaş/İstanbul – www.parkfora.com – Tel. +90 212 265 50 63
  • Dans les passages du quartier Karakoys
    On adore ce restaurant presque aussi ancien que la ville, en plein passage, dans un quartier animé où les assiettes sont formidables …
    SEV-IÇ Restaurant – üseyinağa, Çiçek Pasajı, İstiklal Cd. 80/8, 34435 Beyoğlu/İstanbul – Tel.+90 212 244 28 67www.sevicrestaurant.com
  • Matbah, Ottamn palace cuisine
    Charmant, serein et délicieux, ce restaurant traditionnel est situé dans un hôtel élégant dans un ancien hôpital du XIXe siècle. Chambres et suites raffinées.
    Cankurtaran, Caferiye Sk. 6/1, 34400 Fatih/İstanbul – Tel. +90 212 514 61 51 – www.matbahrestaurant.com

Un incontournable : le grand Bazar. ©Judith Lossmann

SHOPPING ISTANBUL
Au grand Bazar : Cevahir Spice, Turkish Delight pour acheter des loukoums tout frais que le vendeur (charmant) vous fait déguster avant d’installer les parfums de votre choix dans des boîtes format familial. Aussi des épices, des thés, des huiles… Une bonne adresse, propre, tarifs indiqués. Une boutique a retenu notre attention : Zenneciler Sok. N° 48/50 Kappalicarsi Fatih – Istanbul. Tél. +90 212 522 42 42 – info@cevahirspice.com

ACTIVITÉS :

La Haute Tarentaise en automne, c’est comment ?

VTT ruisseau Agence Nuts – Office du Tourisme Val d’Isère

Fin août, début septembre… Les vacanciers sont tous sur les routes, prêts à ré-envahir les villes. Dans le sens des retours, ça bouchonne sévère. Dans le sens de l’aller, la voie est libre pour partir en montagne. Pas n’importe quelle montagne ! Partons en Haute-Tarentaise, dans cette infime portion des Alpes, celle des plus hauts sommets de la chaîne montagneuse frontière, dont l’empreinte sauvage demeure intacte. Huit légendaires stations de ski célèbrent cette nature indomptée dont les Arcs-Bourg St Maurice, Villaroger, Tignes, Val d’Isère, Montvalezan-La Rosière, Sainte Foy Tarentaise et Les Chapelles. Autant de destinations propices aux sports d’hiver qui ont forgé la réputation, l’identité et la configuration de chacune d’elle.

La Haute-Tarentaise, une fois passée la grande vague estivale, affiche sa sérénité retrouvée. Mais au fond, l’a-t-elle même temporairement perdu cette quiétude ? Non ! En montagne c’est le contraire des plages où des milliers de gens viennent se coller au même endroit, au même moment. Dans les alpages, ces mêmes milliers de gens s’éparpillent dans un espace immense, loin les uns des autres. Même en cas de forte densité, la montagne c’est la liberté, le calme, l’espace. Adeptes du silence et de la contemplation, la montagne est encore plus belle quand elle tout entière uniquement pour soi !

Où en Haute-Tarentaise ? Les Arcs-Bourg Saint Maurice !

Porte d’entrée de la Haute-Tarentaise, Bourg-Saint-Maurice en lisière de la Vanoise est la « capitale » de la région. Les Arcs, avec quatre sites d’altitude (1600m, 1800m, 1950m, 2000m) bénéficient d’un ensoleillement maximum et de tous les atouts pour conjuguer sports out-door, bien-être, activités divertissantes, gastronomie…
Les Arcs possèdent le label « ville d’architecture du XXe siècle ». L’amateur d’architecture s’y promène comme dans un musée 3D à ciel ouvert, passionné par les expériences conduites par des architectes comme Charlotte Perriand dont les astuces de construction ont été reprises partout dans le monde. On y lit l’évolution architecturale des résidences de vacances au fil des décennies. Il est loin le temps des années 1960/70 où l’on se contentait de dormir à six dans des studios minuscules. Aujourd’hui, l’art de vivre la montagne a bien changé. Heureusement, Les Arcs ont toujours œuvré pour une stratégie de développement durable. Des coopératives et des filatures d’exception sont toujours solidement ancrées sur leur sol d’origine. Voilà qui confère à la station un caractère très personnel et attachant.

Où en Haute-Tarentaise ? Montvalezan-La Rosière !

À l’opposé des Arcs, la commune est l’exemple type de l’architecture traditionnelle savoyarde mêlant bois, pierre et lauze sur les toits. Dans les rues, les lourds chalets s’inscrivent sur fond de Vallée de la Haute Tarentaise et du Mont Pourri. Petite station familiale et très conviviale, La Rosière s’enorgueillie désormais de la présence en hauteur d’un nouvel Club Med.

Tout nouveau, tout beau, Club Med La Rosière vient d’être inauguré…

La sublime piscine du tout nouveau Club Med La Rosière. ©JAL

La date a été déplacée pour cause de confinement et de Covid-19 mais finalement l’ouverture officielle du Club Med de la Rosière (1950m) a eu lieu fin juin 2021. Quelques 8000 arbres et plantes aromatiques ont été planté pour casser le côté « minéral » de ce superbe paquebot de béton (350 chambres). Laissons à Dame Nature le temps de donner le meilleur d’elle-même à proximité immédiate des édifices, sachant qu’aucun arbre n’a été détruit à cause de la construction. Le plus italien des Resorts Club Med France est le 4 Tridents le plus près du Mont-Blanc à moins de 20 km. Idéalement situé à 8 km de la frontière italienne par le col du Petit-Saint-Bernard, entre Val d’Aoste et Savoie, Club Med la Rosière est un paradis pour tous ceux qui veulent partager des moments uniques.

La Terrasse hors norme du Club Med La Rosières. JAL

Décoré sur la thématique du Voyage d’Hannibal, Club Med La Rosière affiche une ambiance cosy, ocre, dorée et beige bien dans l’esprit des immenses fresques du lobby dédiées à la traversée des Alpes à dos d’éléphants. Chaque élément rappelle la région, comme les lustres qui s’inspirent des cascades de Ruitor. Fidèle au concept, on trouve Spa, fitness, piscine, restaurants, comptoirs gourmands et une belle salle où est servie une cuisine fusion franco-italienne absolument divine. Une promesse de gourmandises… tenue !
Le point d’orgue des lieux ? La terrasse panoramique ! Allongée dans un transat, réchauffée par une polaire orange, qu’il fait bon siroter (avec une coutumière modération) un Spritz glacé servi dans un verre-piscine presque aussi profond que l’horizon, les yeux rivés sur le soleil couchant.

Monal_(c)Philippe Royer ET OT Ste Foy

Partout en Haute-Tarentaise ! Des activités out-door, des visites patrimoine, des entreprises de tradition

Eaux-vives, Vélos, VTT sur Piste Cyclable Intercommunale, Patrimoine avec la visite – entre autres des fameuses chapelles, – qui avec leur fonction de phare en montagne, émergent dans le paysage dans toute la beauté brute de leur simplicité. Les Chapelles ? Une si fameuse spécialité locale que c’est le nom d’une commune de sept hameaux dotés chacun d’une chapelle qui se visite.
Si on se lance dans l’activité rafting, mieux vaut être prêt.e à vivre quelques sensations fortes sur et hors le bateau. Les « rapides » ne font pas de cadeau et aiment à projeter les apprentis pagayeurs dans les eaux vives, vite grossies d’un orage ou d’une fonte de neige tardive. Le parcours nécessite un barreur émérite. Il sera bien entendu votre chef de bord pendant la descente. Deux niveaux de descentes. Le premier n’est pas si pépère que cela mais à la portée des courageux. Le second exige d’être parfaitement raccord et de bosser en équipe pour répondre aux consignes du barreur. Version 1 ou version 2, fraîcheur, émotions et sensation sont au rendez-vous !

Xtrem luge 4 saisons – © OT La Rosière

Après avoir passé le Col du Petit-Saint-Bernard et visiter l’Hospice qui le domine pile à la frontière avec l’Italie, la Rosière offre encore une sensation amusante. La luge X-TREME !  Assis.e au ras du sol dans un minuscule bolide, vous dévalez les descentes enquillant virages sur virages. Là aussi on s’amuse bien. C’est court, un peu trop court donc profitez-en pour lâcher le frein. Oui, oui, on le tient tout au long du parcours et plus on le lâche plus on dévale. Si vous êtes un poil trouillard : pensez que derrière vous, certaines.s veulent eux, lâcher la puissance !

Où en Haute-Tarentaise ? A Sainte-Foy Tarentaise !

Une station-village implanté elle aussi dans un écrin naturel entre deux cols à proximité de la frontière italienne. En automne la nature se pare de couleurs exceptionnelles dans la vallée du Ruitor, le vallon du Clou et dans le célèbre village classé de Monal avec vue sur les glaciers.

Val d’Isère, le village… © Andy Parant

Où en Haute-Tarentaise ? Val d’Isère !

La station que l’on ne présente plus. Mondialement connue, elle est dominée par le Col de l’Iseran (2770m), l’un des plus hauts cols routiers d’Europe reliant les vallées de la Tarentaise à la Maurienne. Val d’Isère possède une vie locale à l’année. Ici, les habitants vivent dans leur maison de bois, pierre et lauze. L’Isère prend sa source dans le village et serpente dans le parc de la Vanoise où se retrouvent les randonneurs et les passionnées de nature et d’observation animale. Il faut s’aventure hors la rue principale et découvrir des pépites architecturales, des petites boutiques. Plus haut, presque à la sortie du village, la coopérative laitière et sa ferme de l’Adroit tenue depuis plusieurs générations par la famille Mattis. Des passionnés d’élevage, de lait, de savoir-faire qui produisent un fromage et des spécialités irrésistibles. Dégustation, visite de la cave d’affinage et boutiques sont le rendez-vous obligatoire des gourmands et des curieux.

Haute-Tarentaise – Tignes le Lac

Où en haute-Tarentaise ? Tignes !

Nichée entre d’immenses sommets tels le Dôme de la Sache (3601m), la Tsanteleina (3602m), la Grande Sassière (3750m) la Grande Casse (3852m), Tignes s’étage sur plusieurs niveaux et villages bien séparés les uns des autres. Val Claret, Tignes le Lac, Tignes 1800. Son domaine skiable, la qualité des pistes et installations et sa géographie lui confèrent une renommée internationale à toutes les saisons. Les VTTistes adorent Val d’Isère qui le leur rend bien avec des kilomètres de pistes dédiées. Quant aux randonneurs, ils n’auront jamais assez de jambes pour parcourir les centaines de chemins possibles.

Tignes c’est aussi La Maison Bouvier, une institution étoilée. 5 étoiles pour l’hôtel et 1 étoile Michelin pour le restaurant Ursus dirigé par le chef Clément Bouvier. Les chambres sont sublimes, larges, confortables, élégantes. La déco est à fond dans l’inspiration locale. Service parfait et table d’exception très orientée sur les productions locales et les ressources naturelles comme les plantes aromatiques montagnardes. Un Golf complète l’offre « résidentielle » de Tignes.

Haute-Tarentaise - TingesTignes : le plus haut barrage d’Europe
Aujourd’hui, avec ses 180m de hauteur et ses 235 millions de mètres cubes d’eau, il fait partie du décor. Cependant son implantation en 1952 a « noyé » l’ancien village de Tignes. Ce fut un déchirement et un exode pour les habitants du village. Par temps clair, on voit encore le clocher de l’église et quelques maisons sous l’eau. Pour de nombreux Tignards, le lac reste un souvenir douloureux. Une statue dite « La Tignarde » symbolise à la fois cette amertume et cette aventure hydroélectrique performante. En effet le barrage fut le plus haut d’Europe pendant longtemps et demeure le plus haut de France. Devant l’église du village de Tignes 1800, on s’incline devant la seule statue au monde d’un Christ aux bras ballants, en signe de dépit.

Tignes STGM téléphérique2©SCande

Tel un métro d’altitude !

Enfin, Tignes est doté du lac naturel le plus haut de France (2100m). C’est sa présence qui insuffla le début de la création de la station, laquelle reliée à Val d’Isère par l’espace Killy, s’élève jusqu’à 3656m jusqu’au front du glacier de la Grande Motte. Il est accessible via le funiculaire perce-neige (jusqu’à 3032m) puis en téléphérique à terrasse pour finir. Une expérience de vitesse et d’éblouissement des sens à tester quelle que soit la saison ! Là-haut le panoramique est à couper le souffle !

Bien rafraîchis, déjeunons maintenant…

Au « Panoramic », le plus haut restaurant d’altitude ! Véritable balcon sur la montagne, on se réchauffera devant une large cheminée, confortablement installée dans de moelleuses banquettes recouvertes de peaux de bêtes (fausses) dans une ambiance trappeur bienvenue et enchantée. A suivre, un déjeuner ou un dîner bistronomie prompte à combler les plus exigeants.

Finissons sur une note de conscience… La Haute-Tarentaise et le réchauffement climatique…

De plus en plus, la montagne, la haute montagne se vit en été comme le terrain de tous les jeux au cœur de paysages variés et grandioses, d’espaces naturels remarquables. Avec le réchauffement climatique, plus visible ici que n’importe où ailleurs, la montagne a un virage à prendre et c’est sa découverte hors l’hiver, au printemps, en été et à l’automne donc qui sera déterminante de son avenir car il s’agit, bel et bien, de ré-imaginer la montagne de demain. Un demain plus proche qu’on ne l’imagine. Il serait temps de prêter une oreille attentive aux prévisions climatiques des scientifiques et des hommes d’ici qui connaissent leur territoire comme personne. La montagne, ici et ailleurs, est une sentinelle dont nous devons apprendre à écouter les messages.

En attendant que nous lui prêtions enfin une oreille attentive, la montagne en générale, la Haute-Tarentaise en particulier ont beaucoup à offrir. Bien plus que cette petite mise en appétit. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Ste Foy les Oeillasses -Philippe ROYER – HAUTE TARENTAISE TOURISME

Y ALLER ?
Train jusqu’à Bourg Saint Maurice ou Chambéry

TAXI
Savoytaxi.com – James – Tel. +33(0)6 80 93 56 39 – contact@savoytaxi.com

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE
Haute-Tarentaise Tourisme – 8 rue Saint-Pierre – 73700 SÉEZ – Tel. +33(0)4 79 41 01 63 – www.hautetarentaise.fr  À l’office, on vous dira tout, absolument tout sur les activités, les hébergements, les sorties insolites, les cartes, les randos, les applis vélo, les applis rando…

ACTIVITÉS :

– Eaux vives-rafting – 73700 Bourg-Saint-Maurice – Tél. 06 13 83 74 07 – www.eaux-vives-rafting.fr

– Col du Petit Saint-Bernard – www.psbernard.com –  À 2188 m d’altitude, partez à la découverte du Col et remontez le temps jusqu’à l’époque gallo-romaine, rencontrez ses personnages, écoutez ses légendes…

– X-TREME LUGE (à 20min de Bourg Saint Maurice) – Tel. 06 17 82 17 23 – ranger4g@hotmail.fr – 1 descente : 8 euros.

– METRO VERTICAL => Départ pour le sommet de la Grande Motte via le funiculaire de Tignes Val Claret.

 

La Maison Bouvier Hôtel et Restaurant. ©JAL

DINER ET DORMIR À TIGNES
Maison Bouvier – Hôtel, restaurant et Spa Les Suites ***** Tel. +33(0)4 79 41 68 302 – www.maisonbouvier.com

Ursus* – Restaurant ouvert le soir au RDC de l’hôtel – Tel. +33(0)4 79 01 11 43 –

DÉJEUNER À BOURG ST MAURICE
On y va pour la vue, l’assiette, l’ambiance… Base Camp Lodge au BC7 – Repas sur place · Vente à emporter · Aucune livraison – Imp. des Peupliers, 73700 Bourg-Saint-Maurice – www.hotel-basecamplodge.com – Tel. 04 79 31 72 81

DÉJEUNER À SAINTE FOY
Une institution locale à laquelle échapper reviendrait à connaitre un crime de lèse-gourmandise. La carte excellente. L’accueil excellent. La beauté du site et de la terrasse Excellent. Une vieille maison héritée de générations en générations. On y va, un point c’est tout ! – Le Monal – Hôtel le Monal, Route de Val d’Isère, 73640 Sainte Foy Tarentaise, Savoie, FRANCE – reception@le-monal.com – Tel : 04.79.06.90.07

Apéro « costo » au Panoramic de Tignes. À 3200, la cochonnaille locale passe très bien !

DÉJEUNER EN ALTITUDE
On y va pour le kiffe du voyage en métro vertical ! Pour la cheminée, pour l’assieeeeeettte ! Le Panoramic – Repas sur place · Aucune livraison – Glacier de la Grande Motte, 73320 Tignes – www.les-suites-du-nevada.com – Tel. 04 79 06 47 21

DÉJEUNER ET DORMIR À LA ROSIÈRE
Club Med La Rosière – www.clubmed.fr/r/la-rosiere/s

Les merveilleux fromage « tradition » de la ferme de l’Adroit à Val d’Isère.

SHOPPING
La Ferme de L’Adroit à Val d’Isère (second rond-point à gauche en partant sur le col de l’Iseran) – Traite vers 17h30 – Fabrication du fromage : le matin – Boutique ouverte de 9 à 19h (interruption entre 12 et 15h)