mardi 4 août 2026

NEVADA ! Road trip juste avant le Strip

Pour plusieurs milliards de personnes sur Terre, Le Nevada c’est Las Vegas et son «  »strip » ! Moralité, vous convaincre d’éviter* l’une des villes les plus populaires du monde va être difficile. Peu importe, je relève le défi et jour 4, je vous invite à déguster du vin à Pahrump, à photographier des rochers peints et à vous balader dans une zone pleine de serpents à sonnettes.

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L’entrée du domaine vinicole de la famille Sanders à Parhump. ©Judith Lossmann/6807

Des vignes et du vin à Pahrump

À 90 minutes de la sortie du parc national de Death Valley, surgit Pahrump, présentée comme : seulement à 60 miles à l’ouest de Las Vegas mais à 180° différente ! Pahrump, un nom imprononçable pour une ville qui a tout d’une grande mais au milieu de nulle part. Avant ? Rien ! Sur les côtes ? Rien !  Devant ? Rien ! Autour, une oasis verte de vignes plantées là par la Sanders Familly toujours en place dans ses chais directement importés de Bourgogne ou du Bordelais. Aux manettes un personnage hors du commun, fils ou fondateur lui-même (je n’ai jamais réussi à savoir), il a importé des vignes de France et avec ses cépages de Merlot, Cabernet, Bourgogne propose un assortiment de vins rouges, rosés et de Champagne très au goût des Américains. Il faut le voir officier les dégustations et narrer l’épopée familiale. Un spectacle !

Sloan Canyon National Conservation, le paradis des pétroglyphes

Le Sloan Canyon National Conservation Area est depuis 1978 une zone protégée de 19.000 ha située dans l’État du Nevada, au sud de Las Vegas. On peut y randonner, monter à cheval et faire des trails dans un magnifique canyon. Le site qualifié de chapelle Sixtine d’art rupestre amérindien vaut le détour pour ses impressionnants pétroglypes précolombiens qui ornent les montagnes. Attention, la chaleur peut vite être pénible. Bonnes chaussures, crème solaire, eau en quantité et appareil photo (drone interdit) sont des indispensables mais ça vaut le coup !

Seven Magic Mountains

Œuvre artistique signée Ugo Rondinone, Seven Magic Mountains consiste en un empilement d’énorme roches peints visibles à travers tout le désert le long de l’Interstate 15 en direction de Vegas. Expression d’un mélange entre le naturel et l’artificiel, cette création originale attire un monde fou qui fait naturellement un long stop pour des selfies en famille ou en solitaire. Autour, on verra encore de très beaux exemplaires de Joshuas Trees. La dernière occasion de photographier ces arbres emblématiques du désert avant d’entrer dans la cité électrique de Las Vegas… Là !

Et voilà, on a fait un joli tour. depuis les Seven Magic Mountains, on devine la grande ville pleine d’exubérance. On est d’accord !? Le Nevada existe largement sans Las Vegas mais si près… la tentation est grande, on va aller prendre un rapide bain de lumières. Judith Lossmann

La suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

NEVADA… And finally, Las Vegas irrésistible avec ses paillettes et ses contrastes !


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Nevada-seven magic mountains. ©Judith Lossmann/6867

INFORMATIONS PRATIQUES PARHUMP À IMPRIMER

OFFICE DU TOURISME
400 N. HWY 160 – Parhump – Nevada. Tel. 1-8666-722-5800 – www.visitpahrump.com

DORMIR À PAHRUMP
Pahrump Nugget Hôtel & CASINO – Pahrump Nugget – 681 NV-160, Pahrump, NV 89048 – Tel.+1 775-751-6500 – https://pahrumpnugget.com

MANGER À PAHRUMP
Grand restaurant et excellent accueil pour cette belle table de la ville.
Pahrump Valley Winery & Symphony’s 3810 Winery Road, Pahrump NV 89048 – Tel. 775-751-7800 / 800-368-9463 – INFORMATION@PAHRUMPWINERY.NET

ACTIVITÉS

  • Pahrump Valley Winery – 3810 Winery Road – Pahrump – Nevada – Tél. 1-775-751-78010 – Visite, dégustation et boutique sur RDV : sanderswinery.com – Tél. 1-775-727-1776 – Réservations: opentable.com – Rendez-vous: pahrumpwinery.com – information@pahrumpwinery.net
  • Sloan Canyon National Conservation – Nawghaw Poa Rd, Henderson, NV 89052, États-Unis – Tél. +1 702-515-5000

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

Les dunes Death Valley

Les dunes de de la Vallée de la Mort abritent une vie adaptée aux écarts de températures. ©Judith Lossmann

Pour plusieurs milliards de personnes sur Terre, Le Nevada c’est Las Vegas et son «  »strip » ! Moralité, vous convaincre d’éviter* l’une des villes les plus populaires du monde va être difficile. Peu importe, je relève le défi et jour 3, je vous invite à traverser la Death Valley, à sauter sur des dunes infinies, à crever de chaud sur des terres asséchées…

Mieux vaut partir aux aurores

Malgré le bus climatisé et le confort moderne, mieux vaut se lever à potron-minet pour prendre la route vers la Vallée de la Mort. Dès la sortie de Beatty, les premiers contreforts trônant au cœur de cet océan de rien attirent l’œil comme des aimants. Ils sont au bout de la route. Une route éternellement droite. Si droite que l’on se prend à fixer ces éperons rocheux comme un but à atteindre. Il semble que l’on pourrait presque les toucher du doigt. À chaque instant, on se dit « ça y est, j’y suis ! » Et puis non. Un petit lacet, un léger virage, un contournement insignifiant dans cette bande grise rectiligne sont autant de mirages, de mensonges. Kilomètre après kilomètre, ils se rapprochent autant qu’ils s’éloignent.  Ceci est du à la qualité exceptionnelle de l’air qui raccourcit les distances. Ça dure des heures pour descendre à moins 85m en-dessous du niveau de la mer dans une vallée vieille de 5 millions d’années. Une jeunette comparée à certaines régions du monde !
La fenêtre du bus entrouverte laisse un vent chaud fouetter le visage. Plus la matinée avance, plus la chaleur de la vitre brûle les joues. Enfiiiin… on passe les pancartes !!! Celles de bienvenue en Vallée de la Mort. On y est. C’est officiel ! A partir de cet instant, je suis un colon, que dis-je une « colonne » (et oui ce mot se féminise). Je me dessine mentalement le chemin parcouru mais en chariote tirée par des chevaux fous lancés à l’assaut de l’Ouest. J’imagine tout ce qu’il reste à parcourir, même s’il est vrai que désormais je vois les détails des éperons rocheux. Au début de la Death Valley, on entre dans des terres, qui deviennent sable, puis dunes, puis terres blanches de sel pleines de craquelures et enfin roches, strates et sédiments. Ultimes traces d’un lac définitivement absorbé. Il est à peine 9 heures du matin et le thermomètre frise les 42°C. Et encore nous sommes en février. Ici, ça peut monter à plus 50°C.

Premier stop sur les dunes de Mesquite

Rien ne décrit la sensation ressentie dans un désert de sable. La solitude. L’illimité. Les arbres morts tel des bois flottés parvenus jusqu’ici au hasard de quelles tempêtes ? Quels étranges pouvoirs possède la nature pour créer des décors naturels aussi grandioses ? Je laisse un groupe trop bavard à mon goût partir à gauche. Je prends à droite toute. Je possède en tout et pour tout quelques trente minutes pour m’immerger dans cet univers si impropre à la vie que l’homme le fuit tout en étant absolument fasciné par lui. Sur des branches mortes quelques pousses fraîches et vertes refont surface. Ici une famille lézard court sur la crête de dunes. Là, des traces de fennecs et de loups ! Voilà qui est plaisant. Je les imagine courir et vivre à la nuit tombée loin du risque des hommes et faire une « nouba » de Kangourou-Rat et autres victuailles sous la lune flamboyante. Béni soit le désert qui autorise au moins cela. Un instant, je suis prise de l’envie – idiote – de rapporter du sable. Serais-je devenue une touriste irrespectueuse ?  Heureusement non, parfois mon cerveau est traversé par de drôles d’idées. Je laisse cette immensité composée de minuscules grains de sable à ceux qui la méritent intacte. Et, soudain j’aurais presque envie de balayer mes traces pour rendre cette beauté à ceux qui la peuplent au prix d’efforts insensés.

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Un faux vide

On pourrait se croire unique en monde et pourtant plus de 900 espèces de plantes poussent dans le parc, malgré la rudesse du climat et le manque de précipitations annuelles (environ 5 centimètres). Pour aller chercher un peu d’humidité certaines plantes descendent leurs racines jusqu’à 15m de profondeur. Admirable ! D’autres espèces se sont « fabriquées » une peau épaisse qui retient la moindre goutte d’eau.
Les animaux aussi se sont adaptés. Parmi les plus petits, certains ne boivent pas mais mangent de la nourriture hydratante. Les plus gros vivent en altitude, là où l’humidité est plus élevée et où poussent quelques forêts de pins. Au printemps le désert se transforme en un vaste jardin plein de couleurs. Mieux vaut être à proximité, cet Eden dure peu. Quelques jours à peine.

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La terre desséchée de la Vallée de la Mort. ©Judith Lossmann/6743

Que voir et faire ?

Suivre la route la plus basse de la région (-86m) entre Ashford Mill et Furnace Creek en passant par Badwater, les Mauvaises Eaux. Cette étonnante étendue blanchâtre n’est autre que les traces salées d’une mer disparue. Au nord de Badwater, on peut jouer au golf à Devil’s Golf Course dans un endroit où le sol est couvert de blocs de sel déchiqueté. Plus loin, la fameuse Artist’s Drive (la palette des artistes) traverse une zone sauvage multicolore, naturellement ! A Furnace Creek, près du centre des visiteurs (manger, boire, se reposer, visiter des expositions) on a une vue panoramique sur la vallée depuis Dante’s View. Évidemment, on ira jusqu’à Zabriskie Point et Golden Canyon à 5 km de là pour rêver au coeur de ces roches multicolores pittoresques.
Au Nord Ubehebe Crater et Scotty’s Castle. À l’Ouest Father Crowley Point et plus loin les spectaculaires Joshuas Tress.

Star Wars and more…

Ici les étoiles sont celles du mythique film Star Wars tourné dans diverses locations de la Death Valley (un plan au centre d’information vous indiquer quelle route suivre). Ce sont aussi les véritables étoiles, celles de la Voie lactée qui brillent au-dessus de nos têtes dans l’un ciel les purs du monde ! Et si vous n’en avez pas encore assez : Ash Meadows ! Ce parc est un refuge national pour la vie sauvage. L’une des plus importantes aires du Nord de l’Amérique. Localisé à trente minutes de la Vallée de la Mort dans le désert du Mojave il abrite 26 espèces d’animaux et de plantes inconnues sur le reste de la planète ! Avec ses places de pic-nic, ses larges vues et les Kings Springs, le refuge est une occasion de découvertes à ne pas rater.

La Vallée de la Mort pour tous

À condition de respecter les consignes de sécurité car on peut mourir dans la Death Valley. Le parc est spectaculaire et peut être dangereux. Attention aux migraines, ce sont des alertes de coups de chaud sérieux. Comme le disent les agents de sécurité ici : « Car broken, not enough water ! » Il est interdit de garer sa voiture hors les zones de parking. A cause de l’amende dissuasive ? Non, à cause de l’étendue incroyable du territoire. Où cherchez un individu ou deux perdus sur telle superficie ? Avant de pénétrer dans le parc, vous devez faire le plein et acheter de l’eau en quantité. Quant aux vitesses elles sont limitées et mieux vaut les respecter, sinon gare au Patrol caché !

 

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nevada-death valley-mer de sel-©Judith Lossmann/6754

Randonner, escalader, rouler, pédaler, marcher. À vélo, en roller, en camping-car, en voiture… Avec un appareil photo, une caméra, une Go-pro… Entre adultes ou avec des enfants… The Death Valley est une expérience intime et personnelle à faire selon ses goûts, en prenant son temps, en observant. Dans ce grand rien naissent des sensations et des émotions inoubliables… Une magnifique opportunité de s’éduquer à la beauté de la Terre et à la résilience de ses habitants. Bon désert à vous ! Judith Lossmann

*Rassurez-vous un article sur Las Vegas conclue cette série 

La suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

NEVADA ! Road trip juste avant le Strip

NEVADA… And finally, Las Vegas irrésistible avec ses paillettes et ses contrastes !

 


LA VIE EST BELLES VOYAGES
FICHE PRATIQUE NEVADA DEATH VALLEY À IMPRIMER

Informations sur le parc : www.ohranger.com

VISITOR SERVICE : (tarif, resa, renseignements) :  www.nps.gov/deva

Le meilleur moment pour y aller : entre octobre et janvier.

THE PLACE TO BE
Le parc au printemps juste après la pluie ! Météo à surveiller puis improvisation…

MANGER ET DORMIR DANS LA VALLÉE DE LA MORT
The Oasis at Death Valley (restaurants, boutiques, hôtel) – www.oasisatdeathvalley.com  Highway 190 – Death Valley, Ca 92328.
The Ranch – (dans Oasis at Death Valley) – Buffet copieux dans une ambiance rafraîchissante –
Furnace Creek Inn
Stovipe Wells Village
Panamint Springs Resort…
Également une dizaine de terrains de camping

ACTIVITÉS
Ash Meadows National Wildlife refuge – 610 Spring Meadow Raod – Amargosa Valley, NV 89020. www.fws.gouv/refuge/ash-meadow – Tel. 775-372-5435

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Nevada, Death Valley, Zabriskie Point. ©Judith Lossmann/6769

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

Pour plusieurs milliards de personnes sur Terre, Le Nevada c’est Las Vegas et son «  »strip » ! Moralité, vous convaincre d’éviter* l’une des villes les plus populaires du monde va être difficile. Peu importe, je relève le défi et jour 2, je vous invite à explorer Beatty et Rhyolite, des espaces peuplés de fantômes et d’œuvres tout en dansant avec des cow-boys plus vrais que nature…

Deux stops hors du commun avant la Vallée de la mort…

Ce n’est jamais tellement rassurant de savoir que l’on se dirige vers la Death Valley, la Vallée de la Mort. Alors, autant profiter de chaque étape pour continuer à vivre. Ne sait-on jamais avec ces grandes étendues sauvages et brûlantes. (I am kidding !)

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Nevada, aux portes de la Vallée de la mort, la ville fantôme de Beatty.©Judith Lossmann/6661

Beatty

Bifurquer légèrement à droite et quitter la route principale pour aller se perdre dans les grises et sableuses campagnes environnantes devient ici une aventure. La ville de Beatty respire le film de western « déjà vintage » à l’époque, l’isolement et un autre temps. Il règne une ambiance chargée de regrets et une pauvreté apparente qui rappellent certaines villes du Mississippi. Là-bas comme ici, ça ne manque pas de charme. Certaines maisons de bois sont totalement décrépies et les nouvelles n’ont pas été créées par des architectes design. On a envie de marcher sur la pointe des pieds de peur de réveiller d’anciens secrets qui pourraient vous sauter au visage… C’est très exactement cette étrangeté dans l’air que l’on vient chercher, ici, à Beatty. La ville tout entière se prête à ce jeu. En fait, on pénètre dans une attraction grandeur nature.

Ça commence avec le Godwell Open Air Museum

En plein milieu du désert, à quelques minutes de down-town, des silhouettes blanchâtres et spectrales s’élèvent au-dessus des sables. Tel un phalène attiré par la lumière, impossible de résister à l’attraction des fantômes des sables ou de leur voisine, the Lady Desert, une Pink Painted Lady. Bienvenue dans un musée à ciel ouvert fondé par Albert Szukalski sur la thématique : lâchez-vous en l’honneur de tous ces mineurs venus ici pour y vivre et y travailler. Le collectif d’artistes n’y est pas allé avec le dos de cuillère. Résultat ! Des œuvres édifiantes et marquantes à ciel ouvert à voir absolument. D’autant qu’elles vous mettent dans l’ambiance de Rhyolite Town, la ville-fantôme.

Nevada. Open Air Museum Beatty

Nevada. Open Air Museum Beatty-©Judith Lossmann/3298

Mais comment la totalité de Rhyolite town a-t-elle pu disparaitre ?

Difficile d’imaginer qu’une véritable ville de plus de 10.000 habitants se dressait ici, il y a moins de 100 ans. Fondée en 1905, à l’époque troisième plus grosse ville du Nevada, elle accueillait tout un commerce autour des extractions minières et était assimilée au « point culminant de la ruée vers l’or. Écoles, banque, commerces, opéra, églises, immeubles de trois étages, gare ferroviaire, routes…  Il y avait tout ! Rhyolite, implantée en plein désert à l’entrée de la Vallée de la Mort était un centre actif et se voyait devenir la métropole du Nevada.
Abandonnée depuis 1911, (vous vous lisez bien, la vielle a été bâtie, a vécu un temps de splendeur et a été abandonnée en moins de 6 ans ), elle est aujourd’hui rongée par le temps, les intempéries et le soleil. C’est hallucinant et quasi incompréhensible d’imaginer cette ville réduite en ombre d’elle-même. L’ambiance étrange et singulière mérite largement un détour. Encore plus si vous êtes photographe. Il règne dans ces ruines une poésie dramatique à capturer. Les artistes du coin, les passionnés d’histoire et les explorateurs aiment ces lieux surprenants. Rendez-vous à la gare, seul édifice encore totalement débout et quasi fonctionnel, où l’on s’attend à voir arriver un train à vapeur. Ne loupez pas la maison en bouteille de Tom Kelly.

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Quelques pans de murs subsistent et une gare. Sinon rien d’une ville entièrement remangée par le désert. ©Aimable autorisation.

Finir cette escapade avec les cow-boys de Beatty

La ville très inspirée « Old West » possède sa station-service mal abritée par l’ombre incertaine d’un trio de palmiers à longs troncs et toutes petites houppettes feuillues. My Gosh que c’est photogénique. À cent mètres devant, dans le prolongement du Motel où dormir, le Stage Coach Casino éclaire la nuit tombante de ses enseignes lumineuses. On pousse une porte, le bruit de machines à sous envahit un immense espace à peine peuplé de quelques âmes esseulées, chapeau cloué sur la crâne, accoudées le long d’un zinc long comme un jour sans eau.
À droite, dans une grande salle de restaurant, une cohorte de cow-boys : Cimarron Kid, Whiskey Jack Cain, Colorado Krug « Preacher », Cactus Jim et des Floozies : Miss May, Wild Irish Rose, en authentiques tenues d’époques lancent de stridents « Hiiiihaaaaa » en guise de bienvenue. Voilà, il ne manque que John Waine et les 8 Salopards !
Pendant un dîner très « couleur locale », cette joyeuse bande de farfelus amoureux du Far-West narre des histoires d’avant, quand on se talait les fesses à cheval et que l’on dormait d’un seul avec sa carabine ou son Colt. D’ailleurs, ils vont pétarader… je ne vous en dis pas plus.

Candy or nuts on the cake…

Sur le retour au motel, passez donc par l’intérieur du bâtiment. Le gourmand caché en vous en sera satisfait et vous remerciera. Sous la lumière crue des néons et sur des hauteurs improbables, le long de dizaines de mètres linéaires, des candies de toutes sortes se côtoient dans d’énormes sachets. Pour mémoire, vous êtes en Amérique ! Si vous pensez que les nounours à la guimauve goût Cinnamome ne sont pas pour vous, passez votre chemin si vous le pouvez. Dans le cas contraire, je vous conseille vivement de ne pas mégoter avec les quantités tant ceux-ci sont addictifs. Et si ce sont eux, ce seront leurs frères, tant il y en a pour tout le monde.

Bonne nuit dans un Motel, si conforme à toutes les séries américaines qu’il en nait presque une nostalgie, quand derrière la fenêtre, on regarde le clignotement de l’enseigne éclairer les vans et autres pick-up. On s’endort dans un film… Demain, c’est la Vallée de la Mort. Mieux vaut dormir. Judith Lossmann

* rassurez-vous, un article sur Las Vegas conclue cette série 😂

La suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

NEVADA… And finally, Las Vegas irrésistible avec ses paillettes et ses contrastes !


ACTIVITÉS

  • Goldwell Open Air Museum – 1 Golden St, Beatty, NV 89003, États-Unis – Horaires : Ouvert 24h/24 – Tél. +1 702-870-9946 – www.golwellmuseum.org
  • Rhyolite Gosht City – Beatty, NV 89003, États-Unis – www.rhyolitesite.com
  • Beatty cow-Boys – P.O. Box 493 – Beatty Nevada 89003 – www.beattycowboys.com

 

SHOPPING
Death Valley nut & candy Co. – PO Box 846 – 800 E US Hwy 95N – Beatty – Nevada 89003 – Tel. 775-553-2100

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

https://lavieestbellemag.com/voyages/longs-courrier/nevada-road-trip-sans-le-strip-a-death-valley/Pour plusieurs milliards de personnes sur Terre, Le Nevada c’est Las Vegas et son « strip » ! Moralité, vous convaincre d’éviter* l’une des villes les plus populaires du monde va être difficile. Peu importe, je relève le défi et vous invite à boire un chocolat chaud devant la cheminée d’un lodge à Lee Canyon…

Terre de contrastes !

Nevada- L'entrée du domaine skiable de Lee Canyon

Nevada- L’entrée du domaine skiable de Lee Canyon. ©Judith Lossmann/6458

Voilà bien la meilleure expression qui soit pour décrire l’étonnant chemin entre Las Vegas et Lee Canyon. Quittons donc Las Vegas, à peine sortie des limbes brumeux des jeux et des paillettes pour emprunter une route sinuant sur sept zones climatiques spectaculaires. Entre désert de Las Vegas, Spring Mountains National Park et Mont Charleston via la Mount Charleston Scenic ByWay, traversons un désert peuplé de Joshua trees, tous plus photogéniques les uns que les autres. Arrivons à 2600 m de hauteur dans cet îlot neigeux en plein désert. Une oasis à l’envers en quelque sorte. En hiver, ouverte de fin novembre à fin avril comme en été, elle permet d’échapper à l’agitation urbaine et aux dômes de chaleur sur la ville.
Toute l’année il y a de quoi faire à Lee Canyon :  randonnées pédestres et équestres, VTT, raquettes, restaurants et bars sur des terrasses ensoleillées. Au cœur d’un massif montagneux remarquable à toutes les saisons, les balades sont belles et les surprises nombreuses. Notamment des rencontres avec la faune et la flore. Beaucoup d’activités de plein air attirent le public d’amateurs à Lee Canyon.
La saison hivernale accueille skieurs et snow-boarders venus rider le long des 7,5 kilomètres de pistes de la station accessibles avec les remontées mécaniques. En fin d’hiver, on jette la combi pour choisir le short, c’est plaisant et sexy.
Le plus amusant est sans doute de quitter Las Vegas pour, en un claquement de doigt, se retrouver projeter dans un autre monde, si différent et pourtant si près des néons de la ville. Donc, si vous passez par Vegas, hiver comme été, n’oubliez pas de vous accorder une journée de découvertes et d’excursions à Lee Canyon !

Shinning en plein désert

Et pour finir cette journée en beauté, pourquoi ne pas dormir dans l’un de ces lodges à la « Shinning » typiquement américain. Celui de Charleston Peak, au coeur du parc national de Springs Mountains ajoutera des émotions à votre escapade loin de Vegas. Après un dîner dans la fraîcheur du désert, une fois la nuit tombée, ouvrez vos yeux sur l’un des cieux les plus purs du monde et endormez-vous la tête dans la voie lactée car les étoiles, ici, sont dans le ciel et bien réelles par comme à Vegas au fronton des casinos !
Puisque vous y êtres, accordez-vous un temps culturel pour visiter le conservatoire du Mont Charleston. A regarder ces vastes étendues sauvages inanimées, on pourrait penser qu’elles sont inaptes à la vie. Quelle erreur ! Sous les sables, les pierres, au pied du moindre arbre, grouille une vie trépidante adaptée aux conditions climatiques. Les femmes et hommes des Première Nations vivaient ici en symbiose avec les éléments et considéraient les lieux comme la place de création du monde ! Voilà qui mérite le déplacement et le respect.

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Nevada… La zone 51 joue le jeu des ET ! ©Judith Lossmann/6590

La zone 51 !

Parlons de la fameuse Zone 51, mystérieuse base où les ufologistes du monde entier s’accordent à dire qu’elle fut le lieu d’un crash d’ovnis. Pas sûr ! Ce qui est certain en revanche, c’est que le mémorial national des Héros Silencieux de la Guerre Froide rappelle le tragique accident d’avion qui eut lieu ici même, – sans qu’aucune défaillance technique ou humaine soit invoquée, – tuant 14 hommes restés inconnus et sans nom pendant plus de quarante ans ! L’avion de transport militaire s’était écrasé alors qu’il se rendait de Burbank en Californie à Watertown Groom Lake, Nevada – mieux connu sous le nom de zone 51. Le vol s’est déroulé dans une zone montagneuse isolée du Mont Charleston, où des morceaux de l’épave non marqués et non identifiés ont reposé pendant 43 ans. En 1998 seulement, une déclassification militaire et une super-fouille par un randonneur local et un chef scout de la ville voisine de Las Vegas, ont révélé l’identité des personnes à bord. Un sinistre accident qui fit beaucoup monter la « côte » de la zone 51.

Fin prête et prêt pour poursuivre ? OK Dokkies, alors en route pour Rhyolite Ghost Town. Une ville tellement fantôme, que l’on voit bien qu’il n’y a plus rien. C’est cela qui est intéressant. Et pour sa voisine, Beatty, une ville presque fantôme, peuplée de vieux cow-boys qui seront ravis de vous faire danser pour le prix d’un bol de soupe. Judith Lossmann

* rassurez-vous, un article sur Las Vegas conclue cette série 😂

La suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

NEVADA ! Road trip juste avant le Strip

NEVADA… And finally, Las Vegas irrésistible avec ses paillettes et ses contrastes !

 

 

 

 

 


LA VIE EST BELLES VOYAGES
FICHE PRATIQUE ANNAPOLIS À IMPRIMER

 

Y ALLEZ ?
https://travelnevada.com/road-trip/mt-charleston-scenic-byway/
LEE CANYON SKI RESORT : 6725 Lee Canyon, Las Vegas, NV 89124.

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE
Office du tourisme – Lee Canyon – 7501 Tule Springs Rd., #110 – 89124 Las Vegas, NV 89131 – Tél. 702-385-2754 – info@leecanyonlv.com

LOUER DU MATÉRIEL
Toutes les boutiques sont ouvertes sur place.

DEJEUNER À LEE CANYON
Hillside Lodge – Repas sur place – 6725 Lee Canyon Rd, Las Vegas, NV 89124, États-Unis –
https://www.leecanyonlv.com/things-to-do/dining-shopping/dining/bighorn-grill

NEVADA-PETIT-DEJEUNER-MONT-CHARLESTON

Nevada. Breakfast à Mount Charleston. ©Judith Lossmann/6505

DORMIR A PROXIMITÉ DE LEE CANYON
Situé à moins de 5 miles (8 km) du mont Charleston, dans le parc de loisirs Spring Mountains National et de la réserve naturelle de Red Rock Canyon, cet hôtel à l’ambiance détendue se trouve à 40 miles (64,4 km) du Las Vegas Strip. Chambres veillottes et spartiates. L’hôtel n’a pas énormément d’intérêt en dehors de sa situation géographique dominant Spring Mountains.
THE RETREAT ON CHARLESTON PEAK – 2755 Kyle Canyon Rd, Mt Charleston, NV 89124, États-Unis – TÉL. +1 702-872-5500https://retreatoncharlestonpeak.com/

Guide pour un séjour en Polynésie réussi

Le monde propose de nombreuses destinations qui ne veulent qu’être découvertes en famille, entre amis ou en couple. La Polynésie française, située dans le Pacifique Sud, se confirme être une excellente terre d’accueil pour un séjour inoubliable. Formée de 118 îles, cette destination paradisiaque regorge de richesses historiques et culturelles inestimables qui viennent compléter ses vahinés, ses magnifiques plages et sa mer azur. Toutefois, quelques préparations et précautions sont à prendre en compte pour vous garantir un séjour réussi en Polynésie.

La période idéale pour visiter la Polynésie

Pour préparer séjour polynésie, vous devez définir la période propice pour aller visiter l’archipel. En été, entre novembre et avril, la Polynésie propose un climat humide caractérisé par de nombreuses averses. Si vous songez à partir pour la Polynésie en période estivale, il est préférable de passer vos vacances dans les îles marquises. 

De fin avril à octobre, l’archipel est plongé dans un climat hivernal. Au cours de cette période, l’humidité est supportable, car le climat est plus ou moins sec. Si vous voulez découvrir toute la beauté de la Polynésie à cette saison, il vaut mieux séjourner à Tahiti ou sur les Îles les Sous-le-Vent.  

La Polynésie peut donc se visiter tout au long de l’année en fonction des îles que vous souhaitez découvrir.

Le type d’hébergement à choisir

Pour un séjour rempli et réussi, vous ne devez pas négliger votre hébergement sur place. Cet ensemble d’archipels met à la disposition de ses visiteurs un large choix de logements en fonction des goûts et du pouvoir d’achat de chacun. 

Si vous avez un budget plus ou moins serré, vous pouvez vous tourner vers les offres de camping. Celles-ci sont disponibles aussi à Tahiti, à Bora Bora ou encore à Raiatea. Pour réaliser davantage d’économie sur votre budget de vacances, vous pouvez également vous orienter vers une location chez un particulier. 

Par contre, si vous en avez les moyens, laissez-vous tenter par un séjour sur-mesure dans les hôtels de luxe. Ce ne sont pas les offres qui manquent en Polynésie !

Les sites et activités à ne pas manquer

À moins que vous ayez pris une année sabbatique, il vous est impossible de visiter les 118 îles qui constituent l’archipel de la Polynésie. Par conséquent, vous devez sélectionner quelques destinations incontournables à découvrir durant votre passage.

Regorgeant d’inestimables trésors, Tahiti est une étape à ne pas manquer pour un séjour en Polynésie. La meilleure saison pour la visiter est entre avril et octobre. À cette période de l’année, vous avez l’occasion de vous imprégner de la vie locale en flânant notamment au marché de Papeete. Tahiti abrite également quelques sites historiques pour ne citer que le tombeau du Roi Pomaré V et le Jardin botanique de H. Smith.

À côté de Tahiti, vous avez sa sœur, Moorea. Cette dernière se distingue par la fusion d’un paysage verdoyant, de mer turquoise et des plages époustouflantes. Il s’agit d’une destination recommandée aux passionnés de faune et flore. En plus des plongées sous-marines et autres activités nautiques, Moorea dispose d’autres richesses au cœur des terres comme le célèbre Belvédère. 

Partez aussi pour Raiatea pour aller à la découverte de son marae sacré de Taputapuatea. Répertorié au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce site est considéré par les locaux comme étant le berceau des dieux. D’autres activités peuvent être au programme lors de la visite de Raiatea comme une balade en kayak sur la rivière Faaroa. Si vous êtes amateur de randonnées, vous pouvez arpenter le mont Temehani pour admirer sa flore endémique.

Enfin, n’oubliez pas de faire un tour dans l’une des îles qui fait la réputation internationale de la Polynésie : Bora Bora. Entre ses plages de sable, ses richesses aquatiques et ses monuments historiques, l’île est une halte obligatoire.

Outre la connaissance du climat, la recherche d’hébergement et le choix des activités à faire, vous devez prévoir un budget pour votre séjour. En Polynésie française, le coût de la vie est plus ou moins élevé. De ce fait, vous devez disposer d’un budget conséquent.

Cauterets Pont d’Espagne

Pour atteindre les crêtes, les balades, les randos, tous les panoramas, et ils sont nombreux, tout commence par la gare des télécabines et/ou télésiège de Cauterets, à côte du parking. Quelle que soit votre direction, le site plonge les visiteurs dans un écrin de nature sauvage. Il est fréquent de rencontrer bouquetins et isards. Une faune, une flore riches et typiques bordent les chemins de randonnées agrémentés de tables d’interprétation pour comprendre le paysage. Le Lac de Gaube avec en fond Le Grand Vignemale (3298m) propose une halte pause-café ou pique-nique de toute beauté. Avec un peu de patience, dans le silence bien respecté de la plupart de visiteurs, on observe et entend quelque marmotte bien disposée. Il faut avoir l’œil. En repartant, il faut absolument rendre une visite humide à la cascade du Pont d’Espagne et cheminer le long du torrent vif et puissant. « Un vrai bon moment ».
Au retour dans la petite bourgade, on finit ce séjour détente par une balnéothérapie aux Bains du Rocher.
On aime le réseau WIFI privé accessible partout dans la station grâce au pocket wifi, disponible à l’OT à partir de 7 euros par jour pour connecter 10 appareils en très haut débit.
Office du Tourisme – Tel. 05 62 92 50 50 – https://www.cauterets.com/

Le Cirque de Gavarnie

On nous l’apprend à l’école, on croit le connaitre mais l’école ne remplacera jamais l’expérience. Gavarnie c’est majestueux, grandiose, stupéfiant ! Rongé par les glaces il y a 50 millions d’années, cette roche taillée « naturellement » en amphithéâtre élève ses parois à 1500m de haut sur 6 km de circonférence. Le plus étonnant, la symétrie créée par la nature. On la croirait dessinée par un architecte tatillon. Patrimoine mondial de l’Unesco, le Cirque de Gavarnie est le cœur emblématique du Parc national des Pyrénées et, si nos informations sont bonnes bientôt labélisé Grand Site de France.

En savoir plus : https://www.valleesdegavarnie.com/ete/ma-destination/gavarnie-gedre

Le Pic du Midi de Bigorre

Incontournable « grand site des Pyrénées », le Pic du Midi peut se laisser désirer. Le jour où nous y étions, nous ne voyions pas plus loin que le bout de notre nez. En conséquence de quoi, difficile de vous en parler. Au travers quelques rares trouées, on voit la sublimité de la chaine montagneuse à 2877 m. Sans la pollution, les éléments du relief, la montagne, les arbres, les roches semblent dessinés à la plume par un artiste de génie. Quoi qu’il en soit, monter et descendre du Pic du Midi via le téléphérique est déjà une expérience majestueuse. Qu’il fasse beau ou pas, le Pic du Midi, on le fait ! D’autant que là-haut, les espaces arrachés à la montagne s’étagent en larges terrasses. On peut y déjeuner, y diner et y dormir dans les « chambres cellules » des alpinistes de l’époque. ATTENTION : réservation au moins deux ans à l’avance. Si la météo vous contraint à rester à l’intérieur des murs, le Pic du Midi vous réserve d’autres surprises : un spectacle immersif qui relate sa construction. Épique ! Une géode qui s’ouvre sur le télescope de l’époque et quelques autres jolis étonnements.

En savoir plus : picdumidi.com

Un jour à Lourdes

Quelle étonnante ville ! Lourdes résonne avec vœux, Bernadette, procession, grotte, pèlerinage, sanctuaire, bougie, lumière. Lourdes est connue de tous les Chrétiens de la planète. Non ! Elle est connue de tous les croyants du monde. Non ! A la réflexion, elle est connue de tous. Après les confinements dus à la pandémie, Lourdes a rouvert ses portes et voilà arrivé son premier véritable printemps. Lourdes, interdite de visiteurs trop longtemps aux dires des touristes croisés durant ce reportage, revient plus indispensable que jamais.

Et que l’on croie en ce Dieu ou en autre ou en aucun, Lourdes impacte tous les promeneurs venus arpenter ses ruelles. Comme la météo dans ce coin des Pyrénées, gris puis éclatant d’un soleil chaud et humide avant de lâcher de rudes bordées de pluie, Lourde est contrastée.

Lourdes, c’est une ambiance, une mixité, un microcosme bigarré composé d’éléments disparates : les murs de granit gris, le château là-haut et son musée Pyrénéen, grand oublié des touristes (quel dommage !), l’imposant sanctuaire, la haute et belle basilique avec sa façade colorée, la verdure. Un microcosme avec des gens qui affichent des attitudes paradoxales. Certains sont comme électriques, sous tension… Le reflet sans doute des miracles attendus. D’autres sont généreux, charitables. On le voit via les sourires et les éclats de rire, ils ont toute confiance dans leurs prières.

Les soignants bénévoles de Lourdes.

Les soignants bénévoles de Lourdes. ©Judith Lossmann/3168

Il y a aussi les visages bienveillants des aidants, des soignantes et soignants de 10 à 99 ans…Parfois, ils sont plusieurs à entourer un brancard pour conduire une personne au sein du sanctuaire. Ils accompagnent aussi les handicapés dont les fauteuils, collés les uns aux autres, sont dirigés de main de maître par ces bénévoles reconnaissables à leur tenue, blouse blanche et foulard.

De jour comme de nuit, le Sanctuaire vit et bouge. On s’émerveille de tous ses trésors architecturaux et de son incroyable statuaire. La basilique St Pie X a été entièrement construite sous terre et accueille jusqu’à 25.000 personnes. La Basilique Notre Dame du Rosaire et ses mosaïques vénitiennes plongent dans une autre époque quiconque les regarde. La Grotte, quant à elle, voit ses files d’attente diminuer d’intensité seulement avec la nuit venue.

En pleine nuit justement, ce sont les bougies allumées par des milliers de mains qui flambent. Ces bougies n’ont le droit de s’éteindre qu’arrivées à la fin de leur mèche. Jusqu’à ce moment-là, elles seront rallumées aussi souvent que nécessaire, quel que soit le temps, le vent, la foudre par des feutiers, les seuls au monde ! (voir la vidéo) qui prennent très au sérieux la surveillance des flammes, lesquelles sont dans cette enceinte, toujours des voeux et des prières lancés aux cieux.

Et tous les soirs, c’est la procession aux flambeaux – souhaitée par Marie-, et les illuminations qui attirent des centaines de pèlerins dans les jardins du sanctuaire. Lourdes est l’un des rares endroits au monde où une telle réunion est possible. Dans le recueillement et la joie, dans les chants et dans un océan de lumière, ici on prie dans toutes les langues avec ferveur. Encore plus quand on porte la statue de Notre-Dame de Lourdes. Une expérience difficile à transcrire et qui foudroie de joie ceux qui la tentent. Il faut en faire soi-même l’expérience.

À l’entrée du sanctuaire, dans la grande salle baptisée Salle Robert Hossein, des milliers de gens frappent dans leurs mains et battent le rythme de la comédie musicale de tous les records « Bernadette de Lourdes ». Une fois encore, croyants ou pas, difficile de résister à l’émotion quand les voix pures et cristallines racontent l’histoire de cette gamine propulsée malgré elle dans les fourches caudines des manipulateurs de l’époque. Avec ce spectacle (sous-titré), on découvre la rigueur des faits et ce qu’il s’est vraiment passé.

Jusqu’au milieu de la nuit, les « marchands du temple » offrent aux badauds des milliers d’objets. De la plus insignifiante croix en plastique à (rarement) l’œuvre d’un artiste inspiré par la Grotte et par Bernadette, il y en a à tous les prix mais, le gros du marché est surtout consacré à des bondieuseries à deux balles et sans âme. Les vitrines et les étalages débordent de Vierges luminescentes, de bracelets en pierres pas précieuses, de gourdes à remplir à la fontaine bénie. Le tout « made in China » ! Pas vraiment l’esprit éclairé mais disons-le, les commerçants restent des commerçants et s’il reste un endroit où les voir à l’œuvre comme à l’époque du Christ, ce doit être ici.

Heureusement, quelques entreprises locales surfent sur ce marché des souvenirs en créant dans la tradition et dans l’esprit de Marie des médailles et des statues de qualité. (lire l’encadré Frappeur de Médailles à Lourdes).

LOURDES, HÔTEL DE L'UKRAINE-3216

Lourdes, autel de l’Ukraine. Comme un signe quelques mois avant. ©Judith Lossmann

Timbre collector Col du Tourmalet 2022

Timbre collector Col du Tourmalet 2022

Lourdes enfin est au centre d’une végétation incroyable, d’un site montagneux de toute beauté. À moins d’une heure du centre-ville, on s’immerge au milieu de la puissance des lieux. Grands sites des Pyrénées, certains comptent parmi les Grands Sites de France. Pic du Midi de Bigorre, Cirque de Gavarnie, Cauterets et le Pont d’Espagne, le Col du Tourmalet cher aux cyclistes (que la Poste honore avec un timbre à collectionner début juillet 2022)… autant d’ambiances où l’on profite de Dame Nature, encore bien préservée. Dieu merci, si j’ose dire ! Judith Lossmann


FICHE PRATIQUE LA VIE EST BELLE VOYAGES À IMPRIMER

Y ALLER
En voiture : A65 – A64 –
En bus : Flixbus – OuiBus –
En train : gare SNCF Lourdes
En avion : Aéroport de Tarbes Lourdes – Aéroport de Toulouse Blagnac – Aéroport Pau Pyrénées, puis taxi, bus ou navettes.

PREMIERE ADRESSE SUR PLACE
Office du tourisme de Lourdes – place du Champ Commun – Tel.+33(0)5 62 42 77 40 – www.lourdes-infotourisme.com

RÉSEAUX SOCIAUX :
#tourismeLourdes #LourdesAutrement #DestinationPyrenees @TourismeLourdes

Programmes complet des Estivales de Lourdes 2022 sur : www.lesestivalesdelourdes.com

Visitez plus, dépensez moins avec la City Card Lourdes Pyrénées. En vente à l’Office du tourisme. www.lourdes-pyrenes-citycard.com

DORMIR À LOURDES

Belfry à Lourdes

Hôtel Belfry et Spa à Lourdes ©Belfry

  • Dans un superbe hôtel, un 5 étoiles, sis en plein centre de la ville. Cet hôtel, entièrement restauré par les nouveaux propriétaires allie la grâce à l’élégance, la contemporanéité à la tradition. On aime les grandes chambres, surtout celles qui donnent sur le Gaves de Pau, ce torrent descendu en tumulte des montagnes et dont le son remplit l’air. Un torrent au caractère pyrénéen qui fait ce qui lui plait, y compris inonder le sanctuaire quand cela lui chante.
    Hôtel Belfry & Spa By Ligne St Barth -66, rue de la Grotte – 65100 Lourdes – Tel.05 62 94 58 87 – belfry.fr
  • Atmosphère douce et design raffiné au Grand Hôtel Gallia & Londres Spa Nuxe – 26, avenue Bernadette Soubirous – 65000 Lourdes – Tel. 05 62 94 35 44 –

MANGER À LOURDES

  • Cadre somptueux et plats subtils et gourmands au restaurant de l’hôtel Gallia-Londres. Grand Hôtel Gallia & Londres Spa Nuxe – 26, avenue Bernadette Soubirous – 65000 Lourdes – Tel. 05 62 94 35 44 – hotelgallialondres.comwww.hotelsvinuales.com
  • Les 100 Culottes – 20 place du Champ Commun – 65100 Lourdes – Tel. 05 67 45 53 56
  • Alexandra by le Bon sens – 3 rue du Fort – Tel. 09 54 30 26 91 –

MANGER DANS LES ENVIRONS DE LOURDES

  • Le Bistrot à Barèges (en descendant du Pic du Midi) – 45, rue Raymond – 65120 Barèges – Tel. 05 62 91 54 78

ACTIVITÉS

  • Le château fort de Lourdes, pièce maitresse du Piémont pyrénéen, classé Monument historique, est l’un des témoins majeurs de l‘histoire de Lourdes du 11e au 19e siècle. Depuis 1921, il abrite un musée fort intéressant qui retrace l’histoire des Pyrénées ; On y admire des costumes d’époques, des maisons et leur décoration très pragmatique, des ustensiles, des outils, des rites funéraires. Tout un univers issu de la vie quotidienne des populations françaises et espagnoles qui peuplaient ces versants de la montagne. En savoir plus : chateaufort-lourdes.fr
    Mon conseil : À visiter avec une guide spécialisée qui vous fera voir des choses invisibles => Madame Cathy Boyrie de Pyrenesprit : www.pyrenesprit.com
  • Visite du sanctuaire – lourdes-france.org
  • Le Pic du Midi de Bigorre
  • Le Cirque de Gavarnie.
  • Comédie Musicale « Bernadette de Lourdes » – durée 1h15 – Sous-titrée. Tous les soirs en Juillet-Août – nuitsdelourdes.com
  • Cauterets Pont d’Espagne, Grands Site Occitanie. Et aussi le Pic du Jer.

UN JOUR À LOURDES –  LES EXTRAS
Quel lieu plus adapté que Lourdes pour des livres qui participent à l’élargissement de la conscience ?

FLAMMES JUMELLES

Flammes jumelles DE JULIEN MADÉROU

Sous-titré : aller au bout du parcours, ce livre « parle » à ceux qui ont, en apparence, une relation chaotique dont il leur est impossible de se défaire. Ni par des moyens habituels : séparation, divorce. Ni par d’autres moyens. Un lien indéfectible qui les unit dans la détresse comme dans l’amour, dans la maladie comme dans la tromperie ; certains au point qu’ils se sentent victimes d’un sortilège. Cette relation très particulière porte désormais un nom : flammes jumelles. Une belle appellation poétique pour un apprentissage rude, parfois violent qui nous oblige, nous explique l’auteure, à nous connecter avec nous-même dans cette vie-là pour en finir avec les promesses karmiques. Ajoutons que cette analyse vaut pour les relations amoureuses auxquelles on pense en premier mais c’est la même chose en amitié ou dans les rapports professionnels… A lire et à méditer.

Flammes Jumelles de Julien Madérou chez Exergue Éditions – ISBN : 9782361884987 – 16€

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REQUIEM

Requiem DE GYDIR ELIASSON

Jönas entend de la musique en toute chose. Du sifflement d’une bouilloire au ronronnement du congélateur, il entend une symphonie, une sérénade. Les sources d’inspiration sont partout. Il n’en rate aucune et note tout dans son inséparable carnet en moleskine noir. Oui mais voilà, fuyant Reykjavik pour l’Est de l’Islande et sa solitude bienvenue pour enfin composer son œuvre, il perd le carnet… Forcé de tout réécouter pour écrire sa partition, il plonge dans un monde subtil et mélancolique. L’auteur Gyrdir Eliasson possède une plume légère, fine, poétique. Il transforme les mots en musique (on n’en sort pas !). Avec lui on savoure à longues et divines bouchées, un chant intérieur dont les traces nous tatouent l’esprit de leur beauté… comme « Cette claire soirée d’été (où) les montagnes ont la tête en bas dans le miroir des eaux de l’anse. Ou bien : « Le matin, j’essaie encore de rester assis dans la cuisine pour noter dans mon carnet les sons qui flottent dans l’air dans l’attente que je les saisisse. Ils ont tendance à suspendre leur vol un instant, comme les colibris, ainsi on peut les attraper. » Les amoureux de la musique y trouveront leur compte. Les autres aussi.

Requiem de Gydur Eliasson chez La Peuplade. ISBN : 9782925141112 – 18€

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JOURNAL DE L’INVISIBLE

JOURNAL DE L'INVISIBLE DE BRIGITTE PIETRZAK

Elle est musicienne et artiste plasticienne. Sans doute une sensibilité qui lui permet de se laisser porter par les évènements et d’échapper à l’auto-censure. En effet, Brigitte Pietrzak reçoit des messages de guides et d’esprits avec lesquelles elle est en compagnie régulière.  Ce qu’ils lui transmettent, finalement, tient en peu de mots : joie, amour, bonheur d’être vivant. Ils disent vouloir nous indiquer notre place dans l’’interface entre le visible et l’invisible. Autrement dit, peut-être répondre à notre question existentielle banale : quelle est ma place dans l’univers, que suis-je venu.e y faire ? Ce livre lumineux ouvre des portes et invite à (re)penser à la forme que nous souhaitons donner à notre vie, ce si bref passage ici.

Journal de l’invisible de Brigitte Pietrzak chez MaMa Editions – ISBN : 9782845943971 -20€

À Lourdes, l’atelier Seral est un authentique frappeur de médailles

On peut regretter que les commerçants de Lourdes fassent le choix d’une piètre qualité made in China. Heureusement un frappeur de médailles, authentique et engagé, continue à produire des objets de piété dans la tradition de l’Art marial. Visite des ateliers Serral à Lourdes. A quelques centaines de mètres des rues commerçantes de Lourdes, les pélerins curieux pourront – sur rendez-vous uniquement-, visiter les ateliers Seral dirigés par Jean Aimé Boutelier. 

Atelier Seral à Lourdes, frappeur de médailles.

Atelier Seral à Lourdes, frappeur de médailles. ©Judith Lossmann/3241

Depuis 1946 les médailles et les statues de Notre Dame de Lourdes sont fabriquées à la main dans ces ateliers. Malgré les aléas de la vie économiques et les catastrophes tel cet incendie de 2012 qui ravagea tous les bâtiments, la volonté des créateurs de cette PME classée Patrimoine Vivant de France et de son personnel a démontré un engagement infaillible. L’objectif principal est de permettre aux pèlerins de rapporter avec eux un objet symbole de leur dévotion. A partir de l’imposante collection privée de matrices les médailles et statues sont produites traditionnellement et artisanalement. Emboutissage, découpage, limage, peinture, pose de l’émail bleu la fameuse « goutte d’eau », séchage… de très nombreuses étapes conduisent à la création des médailles miraculeuses sur or ou sur argent.
Chaque édition est confectionnée et décorée à la main, par de petites mains expertes, douces, patientes qui travaillent à la loupe, avec une pince à épiler dans une main et un pinceau dans l’autre. Chapeau bas ! La Maison Seral fabrique aussi les médailles de profil de Marie, des statues, des chapelets, des croix et aussi de très jolis bracelets. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Pour réaliser un achat engagé surveillez la mention « Fabriqué à Lourdes. France ». 

SERAL
38 chemin de Lannedaré. BP 90 – 65103 Lourdes Cédex- Tél. 33(0)5 62 94 04 07 – www.seral-Lourdes.com

Atelier Seral à Lourdes, frappeur de médailles.

Atelier Seral à Lourdes, frappeur de médailles. ©Judith Lossmann/3255

Et bonne nouvelle, si vous voulez commander une pièce chez Seral sans pouvoir venir à Lourdes, l’atelier est sur amazon => https://www.amazon.fr/stores/SERAL%2C+Made+In+Lourdes/page/E0A26EC6-9AEC-41FE-A723-A0BF73C9C284?ref_=ast_bln