mardi 4 août 2026

You and The Night and The Music

Lundi 16 décembre, la pluie fait des claquettes sur le boulevard St-Honoré et mes pas accélèrent pour mieux marquer le tempo sur le bitume en mode « chabada ». J’ai tellement hâte d’y être !

21 ans de bonheur !

D’abord accueillie par le New Morning, puis l’Opéra-Comique et enfin l’Olympia, la soirée qui « consacre » le meilleur du jazz pose depuis 2017 ses valises et ses instruments Salle Pleyel. Il est environ 19h05, quand je pénètre dans cette mythique salle de concert qui accueille la 21e édition de « You and The Night and The Music », l’événement jazz de l’année, organisé par TSF JAZZ qui retransmettra l’intégralité du concert en direct via ses studios, pour celles et ceux qui se retrouvent privés de ce moment tant attendu. Pour Sébastien Vidal, grand manitou de TSFJAZZ et co-animateur de la soirée avec Laure Albernhe, « le jazz c’est d’abord du kiff avant d’avoir du sens, c’est notre objectif, notre vocation. » Avec pour ligne directrice pour construire la soirée de choisir douze groupes pour douze mois. Oui, mais voilà, le cru 2024 est exceptionnel… Impossible de réduire à douze ! Ce seront donc dix-sept groupes qui se produiront avec pour mission de donner du plaisir et de partager des émotions.

Dans la salle, on retient son souffle !

19h30. Pleyel se remplit rapidement et une effervescence certaine bruisse devant et dernière le rideau…
19h55. Pleyel est pleine à craquer, plus une seule place de libre.
2036 aficionados installés dans leurs fauteuils en velours rouge trépignent d’impatience en attendant le lever de rideau.
20h00. La voix de Sébastien Vidal s’élève dans la nuit : “place à la musique et place au Jazz, bonne soirée.”
Lumière éteinte et rideau toujours baissé, un vibrant hommage est rendu à Martial Solal, véritable légende du jazz, pianiste, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre. Il vient de s’éteindre à l’âge magnifique de quatre-vingt-dix-sept ans.
Derrière ce rideau, qui, décidément n’en finit pas de se lever, retentit le son éclatant d’un big band ! Et me voilà projeté dans le passé, salle Pleyel il y a cinquante-deux ans, un certain 17 avril 1972 avec le Count Basie Orchestra, champion du monde du swing.
Ce soir sur cette même scène, les héritiers du Count Basie Orchestra s’appellent le Zoot Big-band, un collectif de seize jeunes musiciens inspirés, dont la moyenne d’âge n’excède pas vingt-sept ans. Ils rendent un hommage à leurs illustres aînés. Bonne nouvelle, le Zoot Big-band sera l’orchestre de cérémonie de la soirée avec un répertoire et des arrangements composés spécialement pour « You and The Night and The Music ».

Michel legrand afficheDe la scène à l’écran, le Jazz est là !

Cerise sur le gâteau… à chaque changement de groupe, pendant que les techniciens s’affèrent, telles les abeilles ouvrières dans la ruche, un grand écran diffusera des extraits de documentaires, films, interviews ou concerts. L’occasion pour nous durant cet intermède de découvrir un documentaire exceptionnel sur la vie de Michel Legrand. Suivi d’une interview de Quincy Jones qui, tout comme Martial, a eu la très mauvaise idée d’aller rejoindre ses petits copains près des étoiles, probablement pour faire une jam.

Tous en scène, que le spectacle commence !

Sur les planches, les coups de cœur, les soubresauts de l’âme s’enchaînent au rythme des groupes venus de toutes les latitudes et longitudes, ils ont toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, ils ont le voyage dans le sang et dans la musique. Et nous, on est là, on écoute, on savoure. Pourvu que ça dure, prie-t-on, pendant les rares notes blanches. Daoud, un trompettiste franco-marocain de trente quatre ans entre sur scène accompagné de son quartet. Je l’avais découvert l’an dernier à « Jammin’ Juan » et je retrouve avec bonheur ses influences musicales qui nous baladent du jazz au RnB, en passant par le hip-hop ou la musique électro. Son jeu est puissant et mélodieux. Loin des clichés, il communie sur scène avec ses musiciens dans une sorte de danse tribale fusionnelle. Daoud s’inscrit dans la mouvance de Theo Crocker et Christian Scott, mâtiné du charme oriental d’Ibrahim Maalouf. Je conseille son dernier album « Good Boy ».
Enchaînement parfait avec le superbe duo piano voix de la jazz-singer Charlotte Planchou, accompagnée de Marc Priore au piano. Dans son dernier album « Le Carillon », elle se balade avec allégresse du Jazz à la pop en passant par la Bossa.
Place ensuite au talentueux pianiste gallois, Joe Webb, véritable rock star de la scène londonienne, qui compose et joue en trio sa propre musique au piano ou à l’orgue Hammond. Après avoir collaboré avec des pointures comme Wynton Marsalis ou Jamie Cullum, Joe Webb s’est consacré à l’écriture de son premier album « Hamstings and Hurricanes ».
Brad Mehldau dit de lui « il sait swinguer, il est mélodique et laisse les idées se développer sans l’arbitraire »… beau compliment !
La magie du jazz s’exprime grâce à un brassage international qui permet à des musiciens du monde entier d’exprimer leur talent sur la même scène, avec pour unique langage « la musique », pour road book « les partitions » et pour source d’inspiration « l’improvisation ».
Poursuivons donc ce voyage musical au Canada, pays d’origine de l’éclectique multi-instrumentiste Jowee Homicil , qui nous embarque dans son dernier projet « Spiritual Healing » vers ses racines haïtiennes.
Puis, chaud devant avec le Jazz-Funk au féminin de la flûtiste Ludivine Issambourg. Dotée d’une superbe énergie et très inspirée dans son dernier album « Above The Laws » par son maître, Hubert Laws, elle nous enchante ici avec son groove explosif. J’ai même retrouvé ici et là au détour de ses chorus, des envolées lyriques dignes de mon flutiste de cœur…Jethro Tull ! Pour info, Ludivine Issambourg sera au New Morning le 31 janvier prochain.
Autre coup de cœur avec un des pianistes les plus doués du jazz français, grand admirateur de Kenny Barron, le pianiste  Fred Nardin et son « Nightcall » , devenu un tube planétaire après la reprise d’Angèle et Phoenix pour la cérémonie de clôture des JO. Ce qui caractérise Fred Nardin c’est avant tout la beauté de son jeu qui nous emporte et nous fait voyager…j’adore !
Poursuivons ce voyage musical en Italie avec l’album romantique du saxophoniste Stefano Di Battista « La Dolce Vita » avec pour fil rouge, les chansons italiennes populaires et les célèbres musiques de films de la Cinecittà.
Quittons Rome pour Tel-Aviv avec la star du Jazz israélien, le  contrebassiste Avishai Cohen qui bondit sur scène avec ses deux complices, la batteure Roni Kaspi et le pianiste Guy Moskovich, formant un trio de rêve à la tête du duquel Avishai Cohen nous régale, album après album ! « Brightlight », le dernier en date n’échappe pas à la règle. Perso j’ai adoré sa reprise de « Summertime » !
Gros coup de cœur aussi pour Edouard Pennes et son « Bird Lives » en hommage aux deux albums mythiques « Charlie Parker with Strings » (Mercury 1950) et l’album de compilation paru sur le label Verve en 1995. Il n’y aucune volonté de plagier chez Pennes, bien au contraire, il livre une très belle relecture de ces albums de légende, servis pour la circonstance par une petite section de cordes classiques et une section rythmique bebop.
Dans un registre différent, le bouillonnant Isaiah Collier, jeune saxophoniste de vingt-six ans, originaire de Chicago, illustre à sa façon la jeune garde Coltranienne et nous délivre un long monologue puissant et vibratoire dans un savoureux patchwork de gospel et de funk… fascinant !

 

Vamos…

affiche You and the Night and the music 2025Le pianiste espagnol Marco Mezquida qui nous illumine à chaque apparition en flirtant entre jazz et flamenco, nous dévoile son nouvel album plus intimiste « Letter to Milos », dans un format trio peu conventionnel mais qu’il adore avec Martín Meléndez au violoncelle et Alex Tobias au pandeiro, un large tambourin espagnol.
Dans cette quête de rencontres et de voyages, s’il y a bien un musicien de jazz en recherche permanente, c’est assurément Samy Thiebault ! Sa musique multicolore et son saxo sont de véritables remèdes contre la mélancolie…à savourer son album « In Waves ».
L’un des grands moments de la soirée fut la présence exceptionnelle, en sa qualité d’invité d’honneur, du légendaire pianiste jamaïcain Monty Alexander. Ce magnifique octogénaire sur sa fiche d’état civil demeure un éternel jeune homme dès lors que ses doigts effleurent l’ivoire de son piano. Il tombe amoureux du jazz à l’âge de treize ans, le jour où son père l’avait emmené voir Louis Armstrong en concert à Kingston. Monty est un pianiste au swing exceptionnel et à l’incroyable dextérité à l’instar d’Oscar Peterson, son maître à jouer. Petite anecdote…Il était prévu qu’il joue ce soir pendant six minutes, oui mais voilà ! il s’est senti tellement bien sur cette scène de Pleyel, qu’après avoir regardé sa montre, il nous a gratifié de huit minutes de bonheur supplémentaires… Merci Monsieur ! Comme le bonheur appelle le bonheur, la suite des festivités révèle d’autres talents, avec le trio du saxophoniste Dimitri Baevsky qui débarque à NYC à l’âge de dix-neuf ans pour ne jamais plus quitter « big apple ». II sera accompagné par le contrebassiste David Wong et un de mes chouchous, le formidable guitariste Peter Bernstein, dont la biographie donne le vertige…Brad Mehldau, Lee Konitz, Diana Krall, Joshua Redman Diana Krall, Joshua Redman… excusez du peu !

Un ange passe…

Sophye Soliveau, vingt-huit ans, prend place sur scène, avec au programme, « Initiation » un album sublime aux couleurs, R&B, soul, jazz, et gospel. Chanteuse et harpiste surdouée, biberonnée à la chanteuse néo-soul Erykah Badu et au vocaliste américain Bobby McFerrin, dont Sophye Soliveau s’est inspirée pour ses improvisations vocales.
The last but not the least avec le « teen ager » de cette 21e édition de « You and The Night and The Music », le jeune chanteur Tyreek McDole, vingt-quatre ans , étoile montante du jazz vocal, lauréat de nombreux prix, dont le concours international de Jazz Sarah Vaughan 2023 qu’il remporte avec trois morceaux  : September in the Rain ( Sarah Vaughan, Lush Life(Johnny Hartman ) et Every Day I Have the Blues (Joe Williams ). À suivre !

Vivement l’année prochaine…

23h15… le rideau se baisse, les lumières éclairent les visages réjouis de mes âmes sœurs d’un soir. Comme au cinéma où je pars toujours le dernier pour lire jusqu’à l’ultime ligne du générique, je reste lové dans mon fauteuil carmin, histoire de regarder les derniers quitter la salle et d’attraper, peut-être, au vol quelques notes bleues flottant encore dans l’air. Je ferme les yeux. Je revois tous les artistes de cette soirée exceptionnelle venus partager leur amour du Jazz et sa magie, qui a opéré une fois de plus. Je me félicite de ce passage de témoin tout en douceur. Et même si cette année a été attristée par le départ vers la Voie lactée du pianiste Martial Solal, du compositeur Quincy Jones, du batteur Roy Haynes, de l’arrangeur brésilien Sergio Mendes, du guitariste Sylvain Luc, du saxophoniste Lou Donaldson, du percussionniste indien Zakir Hussain… Nous aurons assisté ce soir au miracle que seule la musique en général et le jazz en particulier sont capables de produire, l’osmose entre quatre générations, du plus jeune Tyreek McDole, tout juste âgé de vingt-quatre ans au vieux sage Monty Alexander de quatre-vingts ans. Nous étions là pour communier dans ce brassage ethnique de musiciens venus des quatre coins du monde pour partager et transmettre leur message de paix et d’amour. « Le jazz est synonyme de liberté. Pour l’absence de préjugé et de discrimination, l’absence d’obligation et de convention. C’est ma définition du jazz que je veux transmettre à l’auditeur. Qu’il soit jeune ou vieux, traditionaliste ou moderne, fan de jazz ou pas », dit l’organiste Barbara Dennerlein.
Quant à moi, humble amoureux de cette musique qui me transporte, je n’ai qu’un seul désir à formuler… Que nous soyons tous au rendez-vous dans un an Salle Pleyel pour la 22e édition de You and The Night and The Music ! Jean-Loup Guest

L’agenda théâtre pour une année 2025 riche et intense !!!

Affiche theatre Par ici la sortiePar ici la sortie !
Trois collègues convoqués par leur patron pour un licenciement se retrouvent piégés dans un Escape Game improbable. Leur mission : résoudre des énigmes en une heure pour sauver leur emploi. Entre panique, tensions et révélations d’adultère, le suspense et l’humour s’entrechoquent. Un spectacle délirant où le public participe à leur survie professionnelle. Rire et rebondissements garantis…à aller voir entre amis ou encore mieux…entre collèges !
Jusqu’au samedi 1 février 2025 – Lieu : Théâtre Edgar, 58 boulevard Quinet 75014 Paris.

Affiche théatre le masque de ferLe Masque de Fer et le mousquetaire, ou le secret de Saint-Mars
Après le festival d’Avignon, Le Théâtre Diversion, avec le soutien de l’Adami, est heureux de vous convier à la reprise parisienne de sa nouvelle création : Le Masque de Fer et le mousquetaire, ou le secret de Saint-Mars Venez faire connaissance avec le créateur de cette supercherie qui, lors d’une confession étonnante, vous révélera tout de cette affaire. On est transporté dans le Paris de 1708, où l’histoire fascinante du mystérieux prisonnier au masque de fer est explorée. Ce seul en scène interprété par le talentueux Donat Guibert, se déroule sous la forme d’un monologue captivant qui mélange intrigue historique et drame personnel.
Du 21 février au 6 avril 2025, les vendredis et samedis à 20h30 et les dimanches à 16h30.  Lieu : Guichet-Montparnasse, 15, rue du Maine, 75014 Paris

Et si vous l’avez loupé, le spectacle reprend là : Le Masque de Fer sera à nouveau programmé du 5 au 26 juillet 2025 à 10h15 au Théâtre l’Autre Carnot, situé au 7 rue Carnot – 84000 Avignon, dans le cadre du Festival Avignon Off.

Affiche théatre, les hommes sont des femmes comme les autresLes Hommes sont des Femmes comme les autres
Les Hommes sont des Femmes comme les autres, écrite et mise en scène par Manuel Montero, est une comédie hilarante pleine de quiproquos. La pièce explore avec humour les relations à travers des dialogues pétillants et des situations loufoques. Pour vous faire rire, Fabrice Simon, Virginie Pothier et Isabelle Rocher apportent vie et couleurs aux personnages. On adore les hommes beaux comme des hommes et qui nous comprennent comme des femmes… Venez avec votre homme découvrir cette pièce, vous pourrez annuler toute potentielle thérapie congugale ou séance psy !
Le mardi 4 mars 2025 à 20h – Lieu : Théâtre Le Prisme, 78990 Elancourt

 

affiche théatreUna RobertaUna Roberta a Parigi
Inutile de vous confier son nom de famille…qui ne connaît pas encore Roberta ? Italienne débarquant à Paris, elle nous partage son expérience et conte les différences et similitudes entre la France et l’Italie, deux nations proches mais peu connues l’une de l’autre. Son récit aborde la langue et les coutumes, tout en prônant une alliance franco-italienne, hormis pour le football ! Avec son charmant accent italien, elle offre un regard authentique et plein d’anecdotes sur ces deux cultures. Roberta est adorée par nous Français depuis de longues années déjà, et en ce moment c’est au Théâtre La Boussole que vous aurez la joie de la rencontrer !
Jusqu’à mai 2025, un jeudi par mois à 20h – Lieu : Théâtre La Boussole, 29 rue de Dunkerque, 75010 Paris
Puis en tournée en France !

affiche theatre la photo de mon poteLa photo de mon pote
Prolongation pour cette pièce qui est à l’affiche depuis quelques mois déjà au Théâtre Edgar. Un succès bien mérité pour une histoire qu’on aurait peut-être bien envie de vivre dans la vraie vie… ou pas !?
Antoine, qui a utilisé la photo de son meilleur ami William sur un site de rencontres pour séduire Claire, demande à William de se faire passer pour lui lors du premier rendez-vous. Antoine prétendra être William, dans l’espoir que Claire tombe amoureuse de sa véritable personnalité malgré la supercherie initiale. Cette situation engendre une confusion d’identités, où William joue le rôle d’Antoine, et Antoine celui de William, créant ainsi un imbroglio comique autour de la rencontre avec Claire.
Jusqu’à fin mai 2025 – Lieu : Théâtre Edgar, 58 boulevard Quinet, 75014 Paris

Last action Hypnose : On rit beaucoup !

Envie de plonger dans vos films favoris ? Mieux… Envie d’être acteur dans des scènes inoubliables ? Suivez-moi… dans Conevol, Last Action Hypnose, un spectacle drôle et bienveillant qui transpose hypnotisés et spectateurs dans les moments clefs de films mythiques. Cocasse et parfois tout simplement extraordinaire…

Conevol : La sélection fait partie du spectacle

D’un film à l’autre dans Last Action Hypnose

Sur scène Jérôme n’est jamais seul. Il s’accompagne de spectateurs encouragés à le rejoindre et prêts à leur corps (presque) défendant à vous faire rire de bout en bout. Oh bien sûr, pour être sélectionnés par le grand manitou de l’hypnose (et je pèse mes mots, cet homme vous ferait faire ce qu’il veut ! ou presque), il y a un petit examen de passage…
Je sens votre inquiétude.
Faire ce qu’il veut de moi ?
Soyons sérieux… même sous hypnose vous agirez uniquement en conformité avec vos valeurs et désirs profonds, sachez-le. Il sera impossible à quiconque de vous imposer quoi que ce soit. En revanche, vous dire que vous vous sentirez, disons… désinhibés, là il y a quelques chances.
Rassurés !?
Poursuivons… Petit examen de passage sous la forme d’une rapide séance avec le public dont l’objectif affiché par Jérôme consiste à détecter les 5% du public ultrasensible à l’hypnose. Alors si vous ne pouvez plus décoller vos doigts, vous êtes bon pour monter sur scène.

 

Ça ne marche pas à tous les coups !

Le jour où à La Scène Parisienne, j’assistais au spectacle Last Action Hypnose, huit personnes ont été choisies. Vous avez tous déjà vu cela. Les gens montent, intimidés, l’hypnotiseur et son collaborateur parlent dans l’oreille des uns et des autres, et hop, ça tombe au sol. Nous, spectateurs, sommes déjà étonnés par ce moment de « chute ». Ce jour-là, la « pêche » est bonne. Du côté des hyper réceptifs, on a un grand gaillard, Elias. À l’autre bout, on a un petit blond, Franck. Nul besoin d’être grand vizir pour voir qu’Elias* est un parfait client quand Franck l’est de moins en moins au point de reprendre sa place dans la salle. Entre les deux, quatre jeunes femmes, une Mamy tellement dynamique et drôle, du genre à fond dedans. Une belle brochette sur la ligne de départ.

Last Action Hypnose… pas de problème pour vaincre Dark Vador !

Voyager et jouer dans des films

Voilà… Jérôme a créé son équipe du jour, il peut commencer le spectacle à savoir envoyer ses « acolytes » dans nos films préférés et les faire agir. Je ne vais rien vous dévoiler du rythme (effréné), de la diversité de réactions des hypnotisés, du naturel de leurs actions, on pourrait les croire acteurs, mais non, ils sont sous hypnose. C’est à qui gagnera au sabre contre Dark Vador, qui sera aux côtés d’Harry Potter, à cheval dans un western, à Saint-Tropez avec le gendarme… Il y en a pour tous les goûts et surtout, surtout, les hypnotisés font vraiment le spectacle (sans jamais être ridiculisés, la bienveillance est de mise).
Je les ai interrogés après. Ils rapportent tous que la sensation est incroyable, ils savent qu’ils sont sous hypnose, ils ne font que ce qui leur semble juste, mais ils obéissent aux injonctions de Jérôme. Au fond, ils s’amusent comme des fous, comme des enfants…
Pour les spectateurs, le divertissement est partout, autant dans le choix des films, une excellente idée de fil rouge que dans les accessoires distribués qui renforcent l’impression d’être dans LE film, dans la rapidité d’enchaînement et dans les réactions impossibles à anticiper des « acteurs ».

Il y a peu de dates avant le printemps. Précipitez-vous quand Conevol passe dans votre région. On rit beaucoup dans ce spectacle familial, une expérience immersive fort divertissante qui plaira aux grands comme aux petits. Je vous le conseille, vous l’aurez compris. Si en plus, vous avez la chance d’avoir Elias dans les sélectionnés, ce sera la cerise sur le gâteau !  Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Le 31/10/2024 à 20h30 et 22h00 – À la Comédie de Limoges.

 


Elias* est un jeune homme fou d’hypnose. Il « suit » Jérôme dans la plupart de ses spectacles. Comme ils se connaissent bien, ils pourraient vous sembler « complices », mais non, Elias est un sujet hyper sensible à l’hypnose, un état dans lequel il apprécie d’être. Comme, par ailleurs, il est comique, il se prête au jeu de Jérôme avec facilité et envie.

Jazz à Juan 2024, universel, chaud et multicolore !

Tous les ans à la même époque, mes papilles auditives sont en alerte ! Et pour cause, la saison des festivals de Jazz bat son plein. Celui d’Antibes Juan-les-Pins n’échappant pas à la règle, nous fêtons la 63e édition de ce festival de légende qui a vu passer sur la scène de la Pinède les plus prestigieux musiciens de la planète. Cette année encore, du 8 au 18 juillet une belle place a été faite à un Jazz éclectique multi-générationnel, où ont brillé une myriade de talents… Avec le temps mes goûts ont évolué, et tout comme je l’aurai fait dans un restaurant étoilé, après avoir dévoré des yeux le menu de ce Jazz à Juan, j’ai vite compris que faire un choix allait être difficile. Défi relevé !  Je vous révèle mon menu musical personnel

Manu Katché

Manu katché,  le plaisir avant tout !

Les premières notes n’étant pas dépourvues de saveur et de peps, puisque c’est à Manu Katché qui fut il y a quelques années le parrain de ce festival sous la Pinède, que revient le privilège d’ouvrir le festival. Casquette vissée sur la tête, le plus « exciting » des batteurs français est venu accompagné de ses musiciens studio. Ils ont livré un show pétillant et jubilatoire pour notre plus grand plaisir. Le batteur des stars entouré de Jérôme Regard à la basse, Patrick Manouguian à la guitare et Elvin Galland derrière les claviers nous ont régalés, et cerise sur le gâteau, un solo de batterie époustouflant du patron a fait se lever la salle sous les étoiles. La nuit est tombée, les cigales cymbalisent et rivalisent avec Manu Katché jusqu’à la fin du set.

Toto : phénoménal et pas une ride

Un plaisir ne venant jamais seul, place au groupe de légende Toto ! Au cours de la dernière décennie, Toto a connu une renaissance majeure de sa popularité. Aucune statistique ne l’illustre mieux que le nombre total d’écoutes, toutes plateformes confondues, proche des cinq milliards. Et malgré le temps qui passe, les années semblent glisser comme les doigts de Steve Lukather sur le manche de sa guitare. Lunettes rondes et chapeau à la Blues Brothers, le chanteur Joseph Williams a également assuré le spectacle avec « Africa », « Georgy Porgy » , ainsi qu’une reprise des Beatles «With a Little Help From my Friends ». Ils ont fait chavirer un Jazz à Juan qui ne demandait qu’à se laisser embarquer jusqu’au bout de la nuit !

La potion magique du jazz africain

J’ai ensuite concentré toute mon attention sur Tiken Jah Fakoly, qui foule la scène de la Pinède Gould pour la troisième soirée. Il nous embarque en voyage sur le continent africain en compagnie de ses musiciens et ses deux fabuleuses choristes. Piano, xylophone, batterie et guitare offrent une diversité musicale hors pair. Une belle fête estivale et en arrière-plan le public, spectateur du coucher de soleil sur le massif de l’Estérel. Une pinède en fête bercée aux ondes positives du chanteur reggae. Une invitation à la danse pour une grande fête populaire.

La star de Dakar…

Deux heures plus tard, Youssou N’Dour se présente à nous. Ovation de public ! Un beau moment vécu ensemble. Le natif de Dakar cultive une belle complicité avec la foule, il déroule sa « setlist » et nous emporte peu à peu au plus profond de son art. Jusqu’au moment où retentit son hit « 7 Seconds » qu’il a chanté en 1994 avec Neneh Cherry. La magie opère toujours même trente ans après…

Les frères Belmondo

Jazz & pop époustouflant !

Le Belmondo Dead Jazz nous fera vivre une soirée éclectique avec un superbe hommage au Grateful Dead par le sextet des frères Belmondo. Un démarrage en fanfare pour  le projet Belmondo Deadjazz qui entame son concert et s’empare sans complexe des morceaux du groupe mythique pour les réinterpréter, les réinventer. Une réussite totale pour Lionel Belmondo au saxophone et son frère Stéphane Belmondo à la trompette, avec, entourés des pointures Éric Legnini au Fender Rhodes, Thomas Bramerie à la contrebasse, Laurent Fickelson à l’orgue et au piano et Dré Pallemaerts à la batterie. Ça démarre fort avec « China Cat Sun Flower ». Les claviers vintages de Legnini et Fickelson font merveille pour distiller subtilement la ligne mélodique du morceau. Puis la trompette de Stéphane Belmondo réinvente la mélancolie et le blues dans le magnifique « Stella Blue », où l’on perçoit presque la voix de Jerry Garcia au travers des notes toutes douces de la contrebasse de Thomas Bramerie, du saxophone inspiré de Lionel Belmondo et du tempo magique du batteur.
La nuit tombe doucement, le trompettiste ému appelle sur scène Brad Mehldau pour un dernier morceau dédié à Grateful Dead, que le pianiste écoutait religieusement trente-cinq ans plus tôt… Impossible de se rappeler de cette époque sans avoir des étoiles plein les yeux.

Chris Potter… Le jazz dans les étoiles

Après l’entracte, Chris Potter a choisi des musiciens d’exception pour présenter son dernier album Eagle’s Point. Johnathan Blake à la batterie, John Patittucci à la contrebasse et Brad Mehldau au piano : un groupe qui va enthousiasmer le public pendant plus d’une heure. On est ébloui par le talent de chacun des interprètes mais peut-être encore plus par l’humilité de chacun d’entre eux tellement à l’écoute des autres. Impossible de louper la patte du contrebassiste, il débute deux des morceaux, avec une tonicité et une vivacité étonnantes. Comment ne pas s’étonner du toucher délicat des baguettes de Johnathan Blake aux cymbales curieusement assemblées, baguettes capables de s’envoler et se démultiplier avec éclat lors d’un solo remarquable. Quant aux mains de Brad Meldhau, elles racontent chacune une histoire pour mieux enchanter ses solos. Chris Potter au ténor, tout en retenue, accompagne, dirige, subtilise parfois la parole à ses amis virtuoses pour des solos chaleureux, quelques chorus inspirés. Un set aux sources du jazz, aux accents coltraniens mais aussi moderne et inspiré.

Truffaz… et votre serviteur

Truffaz… fait son cinéma !

Le 15 juillet, on se referait bien une toile… Après Rollin’, Erik Truffaz sort le Clap ! Deuxième volet de ses histoires de cinéma. Il réitère ce prodige de substituer ses propres images à celles suscitées par les bandes originales pour réécrire le script de nos vies, Truffaz rassemble une troupe d’acteurs nés dont le tellurique Marcello Giuliani co-producteur de l’album.
La contrebasse crépite, les pistons s’agitent, on dirait les dialogues d’un « buddy movie » au pays des frissons. Et puis, il y a la guitare western de Matthis Pascaud, la batterie dégingandée de Raphaël Chassin, les claviers en peau de léopard analogique d’Alexis Anérile… Cette jeune garde s’ébat en toute liberté, dans des espaces de jeu qui ont l’air illimités. Si Erik Truffaz réalisait des films, il le ferait sans doute comme un Cassavetes ou un Pialat, pour offrir à tous les rôles la surface d’improvisation la plus vaste et la plus intérieure. Dans ces musiques de cinéma, dans ce détournement de nos scènes et de nos sons, Truffaz révèle cet état de rêverie juste avant le sommeil et accouche des contes.
Truffaz revisite le thème du film  « Le Casse »,  permet au guitariste quelques envolées très rock que l’on retrouve dans leur magnifique version du «Requiem Pour un Con» avec ses claviers très free. Duo piano-voix pour débuter le « Camille » extrait du « Mépris » de Godard. Les autres reviennent pour enchaîner sur « The Persuaders », le générique impérissable de « Amicalement vôtre ». Emporté par un esprit Rock ou Jazz, Truffaz fait merveille. Quel dommage de les quitter si vite !

Joshua Redman au sax…

Joshua Redman, l’élégance à l’état pur

Depuis les trois dernières décennies, le saxophoniste, compositeur et leader Joshua Redman a démontré ses dons. Dans « Where are we » son premier enregistrement en tant qu’artiste Blue Note, il délivre, son album le plus exigeant et le plus captivant à ce jour, et, première pour lui, il construit avec la jeune chanteuse Gabrielle Cavassa une dynamique vocaliste. « Quand j’ai entendu Gabrielle, j’ai réalisé sa qualité expressive, son intimité et une vulnérabilité dans les sons qu’elle produisait qui étaient singulièrement captivants ». À ses côtés le batteur Brian Blade (leur relation date du début de leurs carrières respectives), le pianiste Aaron Parks (déjà partenaire du quartet collectif James Farm) et le bassiste Joe Sanders sont choisis avec soin pour répondre à un album de ballades. À ces musiciens triés sur le volet, pour donner encore plus de perspectives à cet album ciselé,  Redman invite quatre autres amis à contribuer aux portraits de leurs villes natales , les guitaristes Kurt Rosenwinkel (“Streets of Philadelphia”) et Peter Bernstein (“Manhattan”), le vibraphoniste Joel Ross (“Chicago Blues”) et le trompettiste Nicholas Payton (“Do You Know What It Means to Miss New Orleans?”).
« Where are we » offre aux auditeurs de choisir où ils se placent et d’où ils veulent écouter.

Le maître de la basse… MM !

En clôture apparaît MM… Marcus Miller ! 45 ans de carrière, 2 Grammy Awards, le Prix Edison pour l’ensemble de son œuvre, une Victoire du Jazz, nommé Artiste pour la Paix par l’UNESCO en 2013 et porte-parole du projet La Route de l’Esclave… Pour citer quelques-unes de ses distinctions. Marcus est un créateur, un producteur, un multi instrumentiste, un compositeur hors normes et prolifique, sans oublier ses collaborations avec les plus grands, Miles Davis, Eric Clapton, George Benson, Aretha Franklin, Brian Ferry, Wayne Shorter, Al Jarreau, Herbie Hancock et Carlos Santana… Excusez du peu !

Après ce festin musical, refermons les portes de cet exaltant Jazz à Juan 2024. Pour les plus impatients, destination « Le Nice Jazz Fest » du 20 au 23 août. Et vivement les nouvelles agapes Jazzy de Jazz à Juan 2025. Jean-Loup Guest

Trois comédies à ne pas manquer au Théâtre Edgar, Paris 14ème

Le si joli Théâtre Edgar

Situé en plein cœur du quartier animé des Théâtres de Montparnasse, le Théâtre Edgar est également connu sous le nom de Théâtre Bleu. Depuis sa création en 1975, le Théâtre Edgar a permis à de nombreux acteurs, aujourd’hui connus dans le monde du théâtre du cinéma, de se lancer.

En 2014, le comédien et metteur en scène Luq Hamett rachète le Théâtre Edgar. Le lieu est entièrement rénové pour mieux accueillir les spectateurs et les comédiens : construction d’une salle unique de 132 places, agrandissement de la scène, nouvelles loges aux équipements modernes… « Edgar » est un lieu de création et d’expérimentation avec une programmation complète et variée : pièces, duos et seuls en scène, spectacles jeune public, nouveaux talents, acteurs confirmés… Auteurs, comédiens et metteurs en scène y travaillent avec passion pour vous offrir la comédie dans tous ses états !

LE PLUS HEUREUX DES TROIS

De Eugène Labiche et Edmond Gondinet – Adaptation et mise en scène Luq Hamett – Avec Gwenola de Luze, Alexandre Pesle, David Martin, Olivier Denizet, Rosalie Hamet, Solenn de Catuelan, Julien Giustiniani.

lphonse Marjavel (David Martin) est le plus heureux des hommes. Pour la Saint Alphonse, sa femme Hermance, (Gwenola de Luze) a invité tous ses amis : Jobelin l’amant de sa première femme, sa nièce Berthe et Ernest (Alexandre Pesle), son amant. Arrivent de la Sarthe, Omer et Mariette, les nouveaux domestiques qui, par leur candeur et leur ignorance, vont faire imploser tous les arrangements et l’organisation de ce joli petit monde… Avec le concours d’un cerf de la forêt de Compiègne, de Cléo le poisson rouge et d’un hanneton de Pruillé le Chétif !

LE COUCOU

De Matthieu Burnel et Sacha Judaszko – Mise en scène Luq Hamett – Avec Emmanuelle BOIDRON, Gérard VIVÈS et Luq HAMETT

Maxime Depratte (Gérad Vivès), directeur charismatique d’une grande entreprise, invite à dîner son comptable, Corentin Michelot (Luq Hamett), pour « arranger » un bilan financier qui risque de le mener tout droit en prison. Ségolène (Emmanuelle Boidron), la femme de Maxime, est très contrariée d’être la complice de ce dîner de con… Maxime est habile et beau parleur, le comptable pointilleux et effacé, bref les deux hommes n’ont rien en commun. Et pourtant… L’orage gronde ce soir-là… Et ce qui paraissait inconcevable jusque-là, ne va plus l’être du tout ! Les emportant tous les trois dans un tourbillon de retournements de situation, de quiproquos et d’inversion des rôles, qui va les forcer malgré eux à se découvrir bien au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer ! Et vous, on vous a déjà confondu avec quelqu’un d’autre ?

LA FOLLE HISTOIRE DE FRANCE

De Nicolas Pierre et Farhat Kerkeny – Mise en scène Nicolas Pierre Avec Nicolas Pierre et Brice Borg ou Samuel Debure et Rémi Goutalier

Assistez au plus fou des cours d’Histoire avec le prof que l’on a tous rêvé d’avoir et le pire cancre du monde. Ici vous n’êtes pas au théâtre mais en classe et le prof accueille les spectateurs qui, le temps d’un cours d’histoire, redeviennent des élèves. Parmi eux, un cancre redoublant depuis 20 ans sa 5ème ! Le prof va devoir déployer tout son talent et son savoir pour faire revivre l’histoire et lui donner l’envie d’apprendre. Sauf que plus il détaille les faits, plus le cancre va enchaîner les pitreries et plus l’histoire bascule dans la folie. Le public n’est pas en reste, délégués, cancres ou fayots, chacun participe à sa manière. Et finalement, quand la cloche sonne la fin de la classe, on se rend compte qu’on a qu’une envie, continuer d’apprendre en s’amusant ! Toutes les anecdotes du spectacle correspondent à des faits réels. L’histoire de France est vraiment complètement folle !


Théâtre Edgar

58, boulevard Edgar Quinet – 75014 Paris – Tél.01 42 79 97 97 – https://www.theatre-edgar.com/

Le Noël de la cigale brésilienne aux Blancs Manteaux !

La Vie est Belle Voyages aime ce qui fait du bien et ce qui fait réfléchir… Vous avez peut-être eu le plaisir de découvrir Sibelle la cigale brésilienne en début de cette année à la Comédie Saint Michel.  Alors, voici Le Noël de la cigale brésilienne, qui parle toujours avec beaucoup de délicatesse et d’espoir du handicap et de la préservation de la planète. Un spectacle musical pour toute la famille, dès 3 ans.

Le pitch !?

La cigale est autiste, la coccinelle marche avec une béquille, l’abeille est aveugle à cause des pesticides. Le singe clou suggère à la Reine des fourmis que Sibelle la cigale fasse un concert de Noel au Royaume des fourmis. Le problème est que la cigale ne connaît pas beaucoup de chansons de Noel puisqu’elle met ses mains sur ses oreilles à la fin de l’année à cause des feux d’artifices, les autistes étant très sensibles au bruit. Et elle perd aussi sa voix. La grande mission de Sibelle est de trouver une abeille, qui est en voie de disparition dans le monde, pour avoir du miel pour guérir sa voix. Mais fort heureusement, elle va rencontrer une coccinelle qui est la meilleure couturière de la forêt amazonienne et qui lui apporte beaucoup de chance.

Sur ce spectacle, Anna Torres chante des grands classiques de Noël : Vive le Vent, We wish you a merry Christmas, Ave Maria, Petit Papa Noël, All I want for Christmas, Happy Xmas…

Un avant-goût de ce qui vous attend ici. Extraits du spectacle Sibelle la cigale brésilienne : https://www.youtube.com/watch?v=_4xT7yO7gVg&t=9s

Des moments savoureux, un petit aperçu de ce qui vous attend : beaucoup de joie et d’émotion, de la musique et de la danse, et de la bonne humeur malgré un message fort quant à l’autisme et à la préservation de notre chère planète.

Pour infos.  Anna Torres termine actuellement « Un Monde différent », une chanson pour les jeux Paralympiques de Paris de 2024. Elle vient de tourner les clips Afric’anna, Lençois et Se veja como diva, des titres qui traitent de sujets humains et fondamentaux, chers à Anna. Elle a participé en octobre à la Semaine du handicap à Antony.


INFORMATONS PRATIQUES LA VIE EST BELLE : LE NOEL DE LA CIGALE BRÉSILIENNE

Le Noël de la cigale brésilienne. Affiche.

Le Théâtre des Blancs Manteaux

15 rue des Blancs Manteaux 75004 – Paris

Tous les samedis à 15h, du 18 novembre au 30 décembre 2023

Quelle belle saison théâtrale ! Voici notre sélection de pièces atypiques à Paris.

Le Coucou
Comédie de Matthieu Burnel et Sacha Judaszko ; Avec Gérard Vives, Luq Hamett et Emmanuelle Boidron

Un directeur d’entreprise charismatique invite à dîner chez lui son comptable, pointilleux et effacé pour « arranger » un bilan financier compromettant à quelques heures d’un conseil d’administration. Tout commence comme un dîner de con mais de quiproquos en retournements de situation, de rebondissements en coups de théâtre, ils vont se découvrir tous les trois, bien au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer !
Jusqu’au 21 janvier 2024. Théâtre Edgar. 58 Bd Edgar Quinet, 75014 Paris / Dates & horaires : https://www.billetreduc.com/321794/evt.htm 

Una Roberta a Parigi
Seul-en-scène de Roberta Cecchin ; Avec Roberta Cecchin

Roberta raconte son histoire d’italienne qui débarque à Paris sans parler français et qui se retrouve d’emblée confrontée aux interminables discussions à propos de la langue, de la cuisine et des coutumes. Un regard authentique qui fourmille d’anecdotes savoureuses et qui permet d’en apprendre plus sur les deux pays… in fine, un incroyable voyage interculturel par la plus italienne des Parisiennes ! Spectacle en français avec accent italien.
A la Divine Comédie, jusqu’au 30 décembre, à 18h. 2 rue Saulnier, 75009 Paris / Dates & horaires – https://www.billetreduc.com/325317/evt.htm 

AlzheiMère
Seul-en-scène de Sophie Belvisi ; Avec Sophie Belvisi

Chercher la magie et le grain de folie pour s’évader, c’est le pari de Sophie qui utilise son imagination extravagante pour accepter la maladie de sa mère. Un hymne à la vie plutôt qu’une fatalité. Une évocation touchante de son propre vécu avec humour pétillant et quelques vocalises.
A la Divine Comédie, jusqu’au 6 janvier 2024, à 18h.  2 Rue Saulnier, 75009 Paris / Dates & horaires – https://www.billetreduc.com/325355/evt.htm 

Ceux qui restent
Comédie dramatique de Camille Prioul ; Avec Tatiana Djordjevic, Pablo Gallego, Muriel Michaux, Anne de Peufeihoux, Camille Prioul

Étienne, un trentenaire, accompagne sa mère malade en Suisse pour un suicide assisté. Dans le même temps, il tombe amoureux de Juliette. Tandis qu’il balance entre les premiers « je t’aime » d’un côté, et les derniers de l’autre, Annie, celle qui part, profite avec gourmandise de ses derniers moments de vie. Pétillant de tendresse, d’humour et d’émotions, Ceux qui restent est une ode à la vie, un spectacle qui parle d’amour, de tous les amours, ceux qui nous lient entre parents, amants, amis, humains.
Jusqu’au 31 octobre au Funambule, 53 Rue des Saules, 75018 Paris  / Dates & horaires :  https://www.billetreduc.com/325106/evt.htm 

Vraiment pas comme nous
Spectacle de Fanny Pocholle

Avec son allure de jeune femme des beaux quartiers, on lui donnerait le bon dieu sans confession. C’est aller un peu vite en besogne… Après avoir été vue en première partie de Marina Rollman, Waly Dia, Greg Romano… Fanny Pocholle vous propose son spectacle d’humour noir : « Vraiment pas comme nous ». Un spectacle « familial », qui parle d’euthanasie, de racisme et de viol ! Une heure de bouffée d’oxygène dans un monde où la réalité vous coupe le souffle. Pétillante et drôle, au travers de multiples anecdotes improbables, elle vous fera vous demander où s’arrête la vérité et où commence la fiction. Fanny aborde de nombreux sujets sérieux sans aucun tabou et toujours avec le sourire.
Le 6 novembre au Théâtre du Marais 37, rue Volta 75003 Paris  – https://www.billetreduc.com/299824/evt.htm

Un Rossignol chantait

La pièce qui donne des ailes où tout le monde jubile. L’amour en forêt se conduit étrangement, il est volatile. Une histoire à la belle étoile. Sous le regard croisé d’un mystérieux vagabond et d’un rossignol perturbateur, une voiture tombe en panne, dans une forêt de bouleaux. Qui du mari, de la femme ou de l’invité, lequel va se sacrifier pour aller chercher un bidon d’essence ? Sachant que Madame est l’objet de toutes les attentions.
Le 20 novembre à 21h au Théâtre Michel, 38 Rue des Mathurins, 75008 Paris – https://www.billetreduc.com/329605/evt.htm

 

Odyssée

Un mythe, un comédien, vingt-sept personnages, trois foules et un bélier. Redécouvrez l’Odyssée telle que vous ne l’avez jamais vue !

« Au fond, si on y pense, toute cette histoire a commencé à cause d’une pomme… » Ulysse rentre enfin chez lui, après dix ans de guerre et dix autres d’errances et de captivité chez des nymphomanes immortelles. Il a vécu des tempêtes, croisé des monstres, des géants, des cyclopes, s’est fait trimballer jusqu’aux enfers par les dieux et s’est cogné des compagnons tous plus débiles les uns que les autres. Et maintenant, il en a marre ! Sur le chemin du retour, il conte ses malheurs à ses hôtes qui, touchés, l’aideront à atteindre les côtes d’Ithaque la bien-aimée.

Mais Pénélope l’a-t-elle attendu ? Qu’est devenu son fiston Télémaque ? Et qui sont tous ces types qui squattent son palais ?

À travers vingt-sept personnages, trois foules et un bélier, Camille Prioul revisite à sa façon l’Odyssée en 1h25 dans une tempête de rires, de colères, de peurs et au fond de mélancolies… Seul compte l’amour d’Ulysse pour sa Pénélope, peu importent les années, « parce que nous sommes mortels, parce que je suis à elle et qu’elle est à moi, et nous, nous n’avons qu’une seule vie pour être réunis ».

En Aveyron, visitons les bastides autrement…

Cet été, plongez au cœur du Moyen Âge en arpentant de jour comme de nuit ces bastides du Rouergue en Aveyron. Suivez le guide pour découvrir lors d’expériences uniques, leurs trésors cachés. Imprégnez-vous de cette architecture, venez vous perdre dans les ruelles, admirez les maisons à pans de bois ou pierre de taille aux décors sculptés qui témoignent de la richesse de la ville.

Des visites nocturnes

À Villeneuve d’Aveyron, c’est à la lueur des flambeaux, dans le dédale des rues de la Sauveté que l’on découvre ce village médiéval sous les étoiles. À Najac, le parcours est ponctué de pauses musicales. Vous voilà transportés dans un voyage à travers les siècles. Tout au long de ce périple, la forteresse royale illuminée veille sur toutes et tous. Éblouissant !

Des expériences sensorielles

À Villefranche-de-Rouergue, la chapelle des Pénitents Noirs, joyau de l’art baroque, se dévoile lors d’une expérience unique… Après avoir observé la façade, on pénètre ses murs yeux bandés. Seule une légère odeur d’encens est perceptible puis, au son de la musique baroque on retire le bandeau… La magie opère, l’édifice somptueux est entièrement couvert de décors. L’expérience se poursuit, allongé sur un grand drap, contemplons la voûte en bois polychrome. Quelle émotion !

Petites histoires et grands secrets sont à découvrir lors de ces visites inédites organisées par l’Office de Tourisme Bastides & Gorges de l’Aveyron, tout l’été en juillet et août 2023.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

De 5 à 12 € par personne

Informations / Réservations : Office de Tourisme – T : 05 36 16 20 00

www.bastides-gorges-aveyron.fr

AVIGNON OFF 2023 : 6 pépites !!!

Vous aimez le théâtre et l’Histoire, le théâtre et les émotions fortes, le théâtre et la musique, alors voici les 6 pépites sélectionnées par la rédaction dans les backstages d’Avignon, où l’on répète intensément ! On vous en parle en off avant le OFF !

Du théâtre et de l’Histoire… Deux pièces à ne pas louper !

Avignon off 2023 : La folle histoire de FranceLa Folle Histoire de France. Assistez au plus fou des cours d’Histoire avec le prof que l’on a tous rêvé d’avoir et le pire cancre du monde. Ici vous n’êtes pas au théâtre mais en classe et le prof accueille les spectateurs qui, le temps d’un cours d’histoire, redeviennent des élèves. Parmi eux, un cancre redoublant depuis 20 ans sa 5e ! Le prof va devoir déployer tout son talent et son savoir pour faire revivre l’histoire et lui donner l’envie d’apprendre. Sauf que plus il détaille les faits, plus le cancre va enchaîner les pitreries et plus l’histoire bascule dans la folie. Créé en 2013, le spectacle se joue depuis 10 saisons pour plus de 1000 représentations et revient pour la 6ème année consécutive au Festival OFF d’Avignon.

Avignon off 2023 : La folle histoire de france

Battle Royale, La suite de La Folle Histoire de France. Prêts pour la leçon numéro 2 ? Retrouvez Terrence et Malik, le prof et le cancre, pour une nouvelle leçon d’histoire aussi délirante qu’hilarante. De Louis XIV à Napoléon III, ils revisitent à leur manière deux siècles chaotiques d’Histoire qui aboutiront à la naissance de la démocratie française. Sur un rythme effréné, un régime chasse l’autre, comme on chasse un souverain. Et nos deux compères ne sont pas en reste, car pour eux aussi l’enjeu reste de taille : qui aura finalement le cœur de leur chère prof d’Histoire… Cancres ou fayots, vous aussi participez à cette « Battle Royale », car sur le trône comme en amour, il ne peut en rester qu’un !

Du théâtre et des ÉMOTIONS FORTES… Deux pièces qui sauront vous remuer !

Avignon off 2023 : Deux frères

Deux Frères. Renaud et André sont deux frères proches en âge, ayant grandi sous le même toit. Pourtant, l’un des deux est maltraité par leur père et pas l’autre. Aujourd’hui, ils reviennent sur leur jeunesse en interprétant des scènes de leur enfance, dans les moments les plus joyeux comme dans les plus sombres… En racontant tout. Vraiment tout ! Un sujet sensible traité avec beaucoup de finesse. On en ressort grandi et plus serein.

Avignon off 2023 : Ceux qui restent

Ceux qui restent. Comment réagiriez-vous si votre mère malade vous demandait de l’accompagner en Suisse pour un voyage sans retour, un suicide assisté ? Comédie dramatique sur la fin de vie, Ceux qui restent raconte le voyage d’un homme qui accompagne sa mère en Suisse pour un suicide assisté, et en reviendra seul. Cette expérience est mise en parallèle avec une rencontre amoureuse qu’il fait ; les deux histoires se répondent discrètement. Ceux qui restent est un spectacle qui parle d’amour, de tous les amours, et aussi de la mort qui ne peut se contenter d’être un fardeau. Il parle de ce qui nous lie en tant que parents, en tant qu’amants, en tant qu’humains. Une pièce que nous avons ressentie comme essentielle.

Du théâtre et de la MUSIQUE… Fans de Gainsbourg et des Beatles ? Deux spectacles musicaux pour swinguer !

Avignon off 2023 : Lennon et McCartney

Lennon et Mc Cartney.Et si John Lennon et Paul McCartney, les deux légendes des Beatles s’étaient enfin retrouvées un matin de novembre 1980. Et si… New-York. 27 novembre 1980. Et si Paul était venu sonner chez John ? Voici ce qu’imagine pour vous Lennon et McCartney, la première pièce qui vous raconte les Beatles, le secret de leur succès mondial et surtout l’histoire d’une incroyable amitié qui a changé le monde… On adore, toutes générations confondues !

Avignon off 2023 : Je l'aime moi non plus

Je l’aime, moi non plus.JE L’AIME, moi non plus est un spectacle musical autour de l’univers amoureux et poétique de Serge Gainsbourg, réunissant six interprètes. Cette création transverse mêle la chanson, la polyphonie et le théâtre, et met en scène trois couples qui vont se rencontrer, se faire et se défaire autour d’un des thèmes majeurs de ce cher Serge : amour et anamour. Un spectacle musical tendre, poétique et joyeux, qui nous rappelle que Serge savait, lui, faire de la vraie et bonne musique !

Avec cette sélection, mitonnée avec soin, sûr que le Off d’Avignon 2023 vous « voyagera » le cœur, le corps et l’âme. À découvrir entre le 7 et le 29 juillet. réservez vos places.

 

Infos et réservations ici : https://www.festivaloffavignon.com/