mardi 4 août 2026

Gastronomie à Saint Jacques de Compostelle

Nous connaissons tous, au moins de réputation, le chemin de Compostelle et sa ville d’arrivée la plus fameuse : Saint Jacques de Compostelle.  Mais, s’il est une autre réputation que la cité peut largement revendiquée c’est celle de la gastronomie ! La Gastronomie à Saint Jacques de Compostelle dans son sens le plus large. Ici, on l’entend autant par la qualité des produits de base que par le talent des cuisiniers et des chefs qui les transforment en d’inoubliables délices culinaires. Nous avons rencontré la Cheffe Lucia Freitas, des petits producteurs paysans vendeurs sur le marché et fait une intéressante balade en bateau dans les domaines de productions des coques et des moules d’Espagne, une AOP à suivre.
Allez, nouez votre serviette à de votre cou et embarquez dans un voyage aux sublimes goûts !

Première étape : se rendre à St Jacques de Compostelle

La grande place à St Jacques de Compostelle

La grande place de St Jacques de Compostelle. ©JL

Comme tous les randonneurs/pèlerins du monde vous pourrez tenter l’expérience du « chemin ». Le saviez-vous ? Depuis qu’il est classé « Itinéraire Culturel Européen » (1987), le chemin de Compostelle connaît plusieurs points de départ au travers des pays d’Europe et globalement une seule grande ville d’arrivée : Santiago Do Compostella, Saint Jacques de Compostelle. Comme nous n’avions pas l’endurance de parcourir les presque 1500 kilomètres, nous avons pris la voie royale pour arriver ici, celle des airs, avec la ligne Paris/Compostelle opérée par la Compagnie Vueling. En moins de 2 heures, nous voilà installés dans la capitale galicienne, une ville fourmillante et effervescente au charme moyenâgeux et au charisme palpitant. Bien sûr il faut voir les bâtiments et leur architecture historique. A commencer par le Portique de la Gloire de la cathédrale de St Jacques de Compostela mais bien d’autres merveilles attendent les visiteurs. Dans le désordre L’hôtel des Rois catholiques, le Palais de l’Archevêché de Xelmirez, la Praza des Praterias, le musée des Pèlerinages et de Saint Jacques, le monastère de San Palo de Antealtares et des dizaines d’autres. Comme ils ne sont pas l’objet de notre reportage, nous ne pourrons vous en parler ici, mais pour les avoir entraperçus, nous vous conseillons ces visites.

À Saint Jacques de Compostelle, sous les arcades des ruelles d’un autre temps, classées au patrimoine mondial par l’Unesco en 1985 et tellement aimées par Ernest Hemingway, se suivent et ne se ressemblent pas les bars à tapas… le plus simple pour les papilles affamées de découvertes gastronomiques locales…

Manger à Saint Jacques de Compostelle : la route des tapas

Comme je le disais, ils se suivent et ne se ressemblent pas. La gastronomie à Saint Jacques de Compostelle prend des formes différentes. Seule, la manière (le plaisir) de les aborder est commune. Ici, pour le prix d’un verre, d’un jus de fruit, d’une bière locale (elles sont légion), on vous sert des tapas : tortillas, coques, couteau, moules d’Espagne géantes, poisson, risotto… Chaque bar à sa spécialité. Voilà qui fait le charme de ces balades gourmandes au cœur de la cité. Commençons par MOHA, spécialiste de la Tortilla. Il faut aller jusqu’au bar, choisir sa bière (20 cl à 1,50€ ou son jus de fruit 20cl à 2€), trouver une table si possible et on vous sert à table avec une tortilla absolument goûteuse par personne. Pour des tapas plus élaborés, que l’on appelle Raciones, on se rendra au Taberna a Fuega lento, un lieu incroyable avec une décoration kitch et chic, des miroirs partout et des portions de moules d’Espagne, de couteaux, de charcuterie à partager à réveiller les papilles les plus endormies. Ensuite direction O Gato Negro, le bar à tapas le plus vieux de la ville. Installée depuis des lustres, l’enfilade de salles n’a pas du voir un coup de pinceaux depuis sa création. Qu’importe ! Ce sont dans les vieux pots que l’on  fait les meilleurs soupes et l’adage n’a jamais aussi vrai qu’ici. Une adresse très surpeuplée, il faut souvent attendre, la maison ne fait aucune réservation. Tentez votre chance de manger du blanc de seiche en sauce… comme jamais ! On a choisi ces trois là, mais il y en a des dizaines d’autres, toutes du même acabit. Difficile déçu sauf si vous venez en espérant rencontrer la zénitude de l’âme espagnole… les bars à tapas, c’est notre café du commerce à nous, on y jacte fort et haut !

Gastronomie à Saint Jacques de Compostelle : le chemin des étoiles de Lucia Freitas

La jeune cheffe de 38 ans a tout pour elle : belle, aimable, passionnée, talentueuse, décoratrice, acheteuse exigeante… elle fait elle-même son marché. Voyez notre vidéo ci-dessous où nous la suivons dans ces achat sur le très « couru » mercato de Abastos de Santiago, édifié en 1950 et archi fréquenté depuis par les locaux, les touristes bien informés, les gourmands de tous poils ! Pour info, ce marché possède une vinothèque de vins locaux, un RDV incontournable pour les amateurs et les connaisseurs.

Avant de rejoindre la table dans son restaurant étoilé A Tafona*, on vous propose un arrêt (notre vidéo) Juste en face du marché dans le bar de Lucia Freitas où elle sert des plats gastronomiques à des prix riquiqui. Elle va cuisiner pour nous et devant nous l’une de ses recette emblématiques : sa fameuse Galician Pie à pâte ultra fine, connue en pâte plus épaisse sous le nom de empanada. Pour nous faire patienter Lucia va préparer en deux tours de main des huitres locales, choisies quelques minutes auparavant sur les étals des poissonniers, qu’elle travaille avec du Gin, un granité de citron, du Kéfir et une émulsion.

Mieux connaître la cheffe espagnole Lucia Freitas
Lucia travaille beaucoup la déshydratation et le « manger sain », pas uniquement des légumes mais aussi dans l’étape qui précède. Elle se pose la question « Qu’y avait-il avant, dedans avant ? » Dans la terre, dans les graines, dans l’eau ! Cette Cheffe qui œuvre ici à Saint Jacques de Compostelle, travaille aussi beaucoup aux USA, notamment à New York où elle possède un restaurant et en Inde où elle créé des recettes. Elle a cœur de transmettre partout dans le monde la conscience « santé » et la préservation de la planète. Au Japon, elle intervient auprès des femmes qu’elles qualifient d’encore plus « silencieuses » qu’en Espagne et préside The Japan Womens in Gastronomie ».
A la question : « Pourquoi devenir cheffe ? Lucia Freitas répond que, très introvertie jeune et adolescente, toujours avec ses parents, au potager et à la maison, elle exprimait son besoin d’évasion en cuisinant. Elle s’amusait à refaire à la maison les recettes vues à la télévision. Proche de son père, elle l’a vu dans son rôle d’homme typique de « Galicie » c’est-à-dire l’homme en charge du pain et la cuisine…
Le temps de lire, l’empanada à pâte ultra fine est prête à déguster et … devinez quoi ? C’est bien sûr un régal signé par Lucia Freitas.

Le 7ème ciel s’appelle A Tafona*

Plaisir des papilles commence par le plaisir des pupilles. Gros plan sur un joli espace tout de bois blond décoré. Dans cet ancien relais de poste, l’épaisseur des murs est une protection, un cocon, une mise en bouche zen et spirituelle, une invitation à la dégustation. Sur les murs, peu de décoration. Le style épuré convient bien au service de table très original. Une magnifique collection désignée par Lucia elle-même, dont l’élégance simple s’accorde à merveille aux pierres brutes des murs et à l’esprit éclairé de la cheffe.

Deux pains accompagnés de deux beurres aromatisés maison ouvrent la valse des mets. Le premier aux céréales, cacao et citrouille. Le second au maïs, bière, oignons et olives. Voilà un voyage en gastronomie qui démarre plus que bien. Suivront des accras de congre avec une réduction de vin Pedro Jimenez, un croquant de riz, un filet de sardine au fromage et tomate séchée, une empanada « liquide » de maïs et bonita de thon. Un régal absolu auquel s’ajoute le plaisir des yeux. Amoureuse des légumes, la cheffe propose des tomates du potager aux figues et crémeux de lait de figues, des carottes en escabèche. Pour continuer sur la viande, ce sera un porc ibérique avec sa roquette et son crémeux de poire.

Pour le dessert ce sera une rose glace Fraise et framboise à la vanille sur un lit de Litchi et de caramel. Un désert crée pour fêter les 1 an de son fils dans lequel elle ajoute un goutte de vinaigre pour qu’il dorme ! Un dessert rose pour dire au monde entier qu’avec la naissance de son fils elle a vu la vie en rose !

Pour information, le menu dégustation est proposé au prix de 98€ sans les vins. Réservation obligatoire, vous vous en doutez !

En conclusion…

Saint-Jacques de Compostelle, on y va avec Vueling, pour la ville historique et ses bâtiments, pour son environnement préservé et pour ses tables à commencer par celle de Lucia Freitas… de quoi s’organiser un joli week-end en amoureux. Plaisirs garantis !

 

La ria de Arousa, lieu d’élevage et de récolte des moules d’Espagne

 


INFORMATIONS PRATIQUES

Vueling

Accueil chaleureux de Vueling

Y allez ?

Avec Vueling, à partir de 27,99€ – https://www.vueling.com/fr/villes/vols-moins-chers-a-destination-de-saintjacquesdecompostelle

OFFICE DU TOURISME

Office du tourisme de st jacques de Compostelle – Rue do Vilar, 63 – Tél. +34 981 555 129 – info@santiagoturismo.comwww.santiagoturismo.com

DORMIR à St Jacques de Compostelle

L’hôtel Compostela**** situé en plein cœur de la ville profite d’une situation très pratique pour arpenter la ville et les fameuses ruelles. Même s’il donne sur la circulation, le double vitrage remplit son office, on n’y fait pas forcément la grasse matinée (mais nous ne sommes pas venus pour cela) et y dort bien dans une literie et une décoration agréables !
www.compostela.es

TAXI à St Jacques de Compostelle

Taxi Travel José Manuel – Tél. 659 26 22 88

GUIDE à St Jacques de Compostelle

Celui-ci parle français : Antonio Montenegro et appartient à l’organisation de l’Office du Tourisme de la Ville.


NOS LECTEURS ONT AIMÉ LIRE :

https://lavieestbellemag.com/rias-baixas-fefinanes-palacio-se-visite-se-deguste/

Brighton Palace Pier, le père de tous les piers !

De passage sur la côte Sud de l’Angleterre, nous étions tout près de Brighton. Trop près pour ne pas y aller, le temps de boire un thé au lait sur le Brighton Palace Pier toujours en activité. Et surprise, ce lieu est plein de surprises. Cette espèce de Luna Park sur mer est un « temps » ailleurs. L’ambiance sur le Pier, dans les salles de jeux comme dans les cafés/brasseries, nombreux vous projettent dans un autre monde. Sans doute le choix de la musique y est-il pour beaucoup ? Même les plus jeunes ressentiront une sorte de nostalgie. Comme si cette avancée sur la mer était un monde à part, un monde épargné par la rudesse de notre civilisation mondialisée. Bref, une parenthèse enchanteresse !

Le Brighton Palace Pier a influencé tous les piers du monde

Brighton Pier

Un jour pluvieux d’octobre sur le Brighton Palace Pier.

Du milieu du 19ème siècle à la fin du 20ème, des millions de touristes se sont baladés ici. Ils ont flirté, fait des demandes en mariage, eut de sensations fortes, joué et beaucoup perdu dans les attractions et jeux de Brigthon Pier. Tout au long de la côte, presque tous les piers ont fermé. Heureusement, de nos jours subsiste le très beau Pier de Brigthon. Archi fréquenté de jour comme de nuit, nous vous invitions dans la visite en images de ce haut-lieu païen. Il possédait, en autre mérite, d’éloigner des bonnes gens, le bruit et la fureur du peuple en liesse. Je me suis pourtant laissée dire que les gens de la « haute » laissaient régulièrement leurs pas les conduire, eux aussi, sur le Pier. Comme tous les autres, ils venaient chercher là et … trouvaient, de quoi alimenter leurs passions, leurs besoins d’évasion.

Rose aurait aimé s’encanailler ici et Jack ne l’aurait pas dédaigné ! Le Pier de Brighton a donné naissance à tous les Piers d’Amérique à commencer par Coney Island dont il reprend l’esprit en bien plus immense !

 

Le Brigthon Palace Pier pour vous mettre dans l’ambiance : https://www.youtube.com/watch?v=-laq1UnWy9o


Galerie d’images

 

Arundel Castle : ma vie de château !

Arundel Castle est une destination en soi. Le château organise de multiples évènements tout au long de l’année et ce sont autant d’invitations à venir flâner entre ses épais murs et sa riche histoire. De loin, on pense château fort. La bâtisse semble glaciale, triste, habitée par les courants d’air. De près et à l’intérieur, on pense Belle au bois dormant, princesse, histoire d’amour, fantômes… Arundel Castle est tout à la fois ! Toujours demeure de la famille Norfolk, personnellement j’adorerai passer quelques jours entre ses murs.

Arundel Castle fut une belle surprise

Il pleuvait dru ce jour-là et j’aurais préféré me blottir au coin d’un feu de cheminée, heureusement Arundel Castle fut une surprise. Situé dans de magnifiques jardins (même en automne), sur les rives de la placide Arun River dans le West Sussex, Arundel Castle fut une surprise. Une belle surprise. Il est toujours plaisant de visiter un château vivant, habité et de toute évidence aimé et entretenu par des propriétaires attentionnés. La visite est parfaitement organisée. De l’entrée aux salons de réceptions, des cuisines aux communs, des boudoirs aux chambres, il suffit de suivre le chemin balisé.

Arundel Castle, chambre

Arundel Castle, une des chambres tout confort du château.

Pas de question à se poser, on peut se laisser transporter par cette balade dans l’intimité d’une famille aristocratique et aisée, qui pendant des générations a habité le château. Les galeries de portraits, les meubles, les vaisselles et verre d’apparats, la table dressée dans la salle à manger dont les fauteuils vous tendent les bras sont autant d’invitations à se poser, à s’imaginer dans un autre temps, un autre univers social.

vaisselle précieuse du château d'Arundel

La vaisselle précieuse du château d’Arundel. ©Judith Lossmann

Qu’il devait être plaisant de vivre ici ! On imagine les jeunes enfants courir le long des couloirs, se cacher derrière des portes dérobées, réapparaitre après avoir suivi des corridors secrets. Là-haut, les chambres sont immenses. Un hymne au confort. Je vous rappelle que le château a toujours été habité, il est doté de tout le confort moderne mais dans l’esprit des lieux. Une réussite vraiment. J’imagine les jeunes filles en herbe rêver à leurs princes charmants, le regard perdu sur les campagnes environnantes. Et les jeunes hommes en devenir se projeter dans leurs responsabilités de demain. Ou le contraire !?

Un beau tableau d’Anne, épouse du Duc de Norfolk prouve la modernité de l’esprit qui règne entre ces murs. Dans Fitzalan Chapel, la petite chapelle privée, cette même femme repose depuis 2013 aux côtés de son époux, tout près de ce bel endroit où elle vécu.

Vous voyez, Arundel Castle prête à la rêverie, à l’imagination, au cinéma… Sentez vous sa puissance déjà vous attirer ?


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Pour tout savoir de la programmation et des évènements Arundel Castle et ses jardins – Arundel – West Sussex – www.arundelcastle.org

Manger à Arundel
On peut manger dans la cantine du château. C’est pratique et vraiment pas savoureux. Ça se mange quoi !
Nous nous sommes laissés dire qu’une table gastronomique valait le déplacement mais nous n’avons pas testé.

Envie de découvrir d’autres châteaux ? Celui de Bonnard en France, c’est ici !

Chichester : notre dernière étape de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne et Chichester lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Creative Coast cass sculpture fondation

« Head » de John Davies explore les idées et la perception des humains. ©Judith Lossmann

La Cass Sculpture fondation
Quelle belle et intéressante idée cette randonnée créative dans un parc de toute beauté où les arbres centenaires et les paysages servent d’écrins aux installations monumentales d’artistes. Une excursion unique dans son genre riche d’une cinquantaine d’œuvres reparties sur 10 hectares. Il suffit de suivre un chemin pour les voir toutes quoi que, certaines sont si bien intégrées qu’il est impossible de le détecter.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Creative Coast cass sculpture fondation

« Stairway », de Danny Lane interprète des concepts d’espace et de temps. ©Judith Lossmann

Venir sur la Creative Coast
Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

Infos culturelles
Cass Sculpture Fondation : www.sculpture.org.uk/visiting
Entrée : à partir de 8£

 

Eastbourne : troisième étape de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Façade de la Towner Gallery

Façade de la Towner Gallery. ©Judith Lossmann

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Eastbourne, la grande ville de la Creative Coast
Copie presque conforme, en plus modeste, de Brighton, Eastbourne comme sa grande sœur est une ville de villégiature hyper traditionnelle avec son Pier doté d’un dôme venu des palais des Maharadja. Il faut avouer son étonnement devant cette coupole or jaune sur le gris du ciel ! Aujourd’hui, les jeux du Pier sont fermés et le lieu ne joue plus son rôle de « lâcher prise païen » mais l’architecture demeure en place et agrémente le paysage de son étonnante beauté.

Towner Gallery
Ville participante de la Creative Coast, Eastbourne est doté d’un magnifique musée d’art contemporain tant dans le bâtiment que dans les collections. Le Towner Gallery initié en 2009 doit son nom à son créateur. Le fond d’art de plus de 5000 œuvres est axé sur axé sur la position d’Eastbourne et ses alentours sur la côte. À ce titre la démarche éditoriale de la Towner Gallery entre en cohésion avec la démarche créative Coast. Deux collections semi permanentes s’alternent sur les murs des trois grandes salles d’exposition. Mais ce musée a plus à offrir que cela. Il propose une rareté à savoir la visite de son stock œuvres. Une fois par mois, sur inscriptions, les visiteurs ont accès aux toiles, photographies et illustrations stockées derrière de lourdes portes. Un grand moment à saisir par les amateurs d’art. On découvre de nombreuses œuvres d’Eric Ravilius, un artiste local tué pendant la Seconde guerre Mondiale dont la Towner Gallery possède la plus importante collection d’Angleterre. Peintre nostalgique, sentimental et romantique il a aussi été l’un des tout premiers illustrateurs. A admirer également le travail abstrait et très controversé de Gear William Gear et celui plus accessible de Patrick Haron. Mon coup de cœur va à un artiste totalement inconnu Harold Molford dont j’ai adoré le « un train sous un ciel étoilé ».

Pour 2020, l’artiste mexicaine Marianne Castello de Bal s’inspirera de cet héritage culturel (comme le Long Man of Wellington de 72 mètres de haut) pour mettre en place ses installations sur le thème de la frontière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Beachy Head

Beachy Head entre Eastbourne et Brighton. ©Judith Lossmann

Beachy Heads
Entre Eastbourne et Brigthon, ce sont très classiquement les falaises de craie abruptes. Hautes de près de 160 mètres, elles sont les plus hautes falaises de calcaire de Grande-Bretagne ! Formée il y a 65 millions d’années, elles ne furent cependant pas foulées par les dinosaures du coin, puisqu’ici c’était la mer. Au fin des millinaires, la couche de craie se forma et de collisions en collisions, les plaques tectoniques expulsèrent ce paysage côtier d’aujourd’hui.

Au pied de Beachy Head, le phare Beachy Head Lighthouse
Quand on se gare et que l’on marche – lentement, il faut être très prudent – vers le bord de la falaise, se découvre au regard un phare qui malgré sa taille de 43m, semble bien modeste comparé à la falaise. La vue est sublime et représente sans doute le cliché le plus répandu de la côte Sud de l’Angleterre. Qu’importe ! Nous repartirons avec mais sans prendre de risque. De nombreuses personnes pour un simple selfie tombent de la falaise chaque année.

Avec cette très ventée balade à Beachy Head se termine notre joyeux et intéressant périple artistique Creative Coast. À l’heure où j’écris ces lignes (octobre 2019), le Brexit n’est toujours pas une affaire terminée. Les gens que nous avons rencontrés et interrogés regrettent tous cette rupture annoncée et savent bien qu’il s’agit d’une affaire politico-politique dont les citoyens sont désormais exclus. D’où la triste urgence de traiter des frontières qui réapparaissent dans la version 2020 de la Creative Coast. Personnellement, j’espère que nous n’aurons pas besoin de ressortir les passeports pour aller en Angleterre.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

 

  • Venir sur la Creative Coast
    Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
    Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk
  • Infos culturelles
    Towner Gallery : www.townereastbourne.org.uk
    Tour of collection Highlights : www.townerestbourne.org.uk/collection
  • Déjeuner à Esatbourne
    Lunch a la Towner Gallery Café, un lieu très fréquenté, très coloré et fort agréable.
    www.townereastbourne.org.uk/visit/towner-cafe/
  • Dormir à Eastbourne
    À l’Hydro Hôtel. Le 4*, sans aucun doute le plus traditionnels de la côte sud de l’Angleterre. Ici, tout respire les années 1870 : le bâtiment, la décoration, le service, la carte du restaurant. Les chambres sont vastes et cosy. La vue sur Beachy Head et les jardins superbes. Le petit-déjeuner comme l’offre culinaire sont typiquement britanniques. C’est bon et … très anglais. Mon conseil au chef : moderniser sa carte et ses saveurs pour aller vers plus de créativité. Mais sans doute, ce lieu fréquenté par des têtes blanches doit-il sa pérennité à la tradition. Vous voilà prévenus. Mount Road, Eastbourne – www.hydrohotel.com et www.hydrohotel.com/dining/

Hastings et Bexhill : deux univers différents et complémentaires de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Hastings : seconde étape de la Creative Coast

rey Harbour

Les bateaux du petit port de Rey Harbour, ville où vécu MacCartney.

 

En quittant Folkestone pour venir à Hasting on traverse le petit port de pêche traditionnel de Rye Harbour, une bourgade où vécu Paul McCartney, très célèbre aussi pour fournir les environs en produits de la mer de qualité !
Le plus frappant à Hasting est la largeur de la plage, l’une des plus large d’Angleterre. Si large qu’elle permet de mettre les bateaux sur cale à l’abri de assauts des vagues et du vent. Une promenade incontournable de la ville.
Posé sur la plage, en plein centre de la ville, le musée Hastings Contemporary.

Noir, cubique, aux lignes ultra simples comme les cabanes de pêcheurs alentours auxquelles il fait écho, c’est le plus récent musée britannique.

Hastings Contemporary

Facade du Hastings Contemporary,imitant à la perfection les cabanes des pêcheurs alentour. ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Les autres sont restaurés, aménagés, agrandis. Celui-ci, fondé en 2012 est un bâtiment eco-friendly doté de belles salles à taille humaine, pas trop imposantes pour créer de l’intimité avec les visiteurs et évolutives si nécessaire. Actuellement les murs du Hastings Contemporary accueillent Victor Willing, un artiste anglais très rare. La seule exposition de son vivant fut celle de la White Chapelle à Londres. Un immense succès à l’époque auquel son départ pour le Portugal, où il allait épouser sa femme Paula Rego, avait mis un stop irréparable avec son public britannique. Très inspiré par Picasso et Matisse, on lui attribue une centaine d’œuvres et au moins deux « époques ». La première classique et académique, où il disait « être préoccupé par ce que les gens pensaient de son travail » et la seconde entièrement libéré par la maladie chronique, la sclérose en plaque qui le tuera à 60 ans, où « il ne fera que comme ça lui plait, sans se soucier des commentateurs et des critical thoughts. » Les œuvres présentées ici viennent des galeristes et collectionneurs, des fonds privés de sa femme, elle-même peintre très connue, et de leurs enfants. On se plait à traverser le temps avec Willing. Une belle découverte d’un artiste pratiquement méconnu outre-Manche et qu’il faut découvrir avant que sa côte ne recommence à grimper. Personnellement, je préfère entre toutes, ses dernières œuvres peintes quelques mois avant sa mort. Elles sont dénuées de tout artifice et disent le dénuement volontaire de l’artiste prêt à céder sa place. Incandescent !

Les dernières oeuvres de Victor Willing

Les dernières oeuvres de Victor Willing photographiées au Musées Hastings Contemporary. ©Judith Lossmann

 

Ici comme à Folkestone, les maisons avec bow-windows alignent leurs façades souvent blanches avec de charmants jardinets devant, dont les Britanniques, allez savoir comment, réussissent toujours à transformer en Eden. C’est sûr, ils ont la main verte et le sens du végétal nos cousins anglais ! Ici plus qu’ailleurs, les magasins affichent des airs old Fashion. On se laisse transporter dans un autre siècle. Pas forcément le 20ème, peut-être même encore avant. J’ai repéré quelques belles boutiques de type « charity business », brocanteurs-antiquaires qui feront notre bonheur d’amateurs de vieux objets ayant une âme et un vendeur de vieilles affiches sur la thématique mer & villégiature tout à fait ravissantes. Le tout à des prix en pounds (£) bien plus intéressants qu’en France. Traversez donc le chanel avec un coffre vide, il y a des affaires à faire.

Bexhill : une autre ville étape de la Creative Coast
À quelques encablures de Hastings, le paysage côtier change radicalement de visage. Ici, finies les cabanes de pêcheurs. Sur la plage trône une longue enfilade de maisons bases, en pleine face mer, dont certaines incarnent à fond le jeu de l’originalité british. La promenade fait penser à nos planches de Deauville et conduit au bâtiment incontournable de la cité, le De La Warr Pavilion. Une sublime construction des années 1935, édifié dans la veine de l’architecture moderne et du mouvement Bahaus, celle de Le Corbusier et non pas Art Déco comme beaucoup le croient. Un bâtiment iconique présent au cœur de la vie de tous les habitants depuis et pour plusieurs générations. Chacun ici a, de près ou de loin, un lien avec le de La Warr Pavilion. Une fête, un mariage, un symposium, des balades, des découvertes artistiques, des moments conviviaux sur l’immense terrasse. Posé entre terre et mer, le De La Warr était tombé dans une triste désuétude dans le courant des années 1990. Et même s’il n’a jamais cessé de « fonctionner », son état nécessitait des rénovations d’urgence. Des fonds privés et une opération de Charity Founds de huit millions de livres ont permis sa quasi réhabilitation rendant au bâtiment les fonctions qui avaient présidé à sa construction : être accessibles à tous. À l’époque (pour rappel internet et la TV n’existaient pas) les gens venaient pour être éduqués, pour découvrir des « choses » inconnues via des conférences, des expositions, des rencontres. Si l’extérieur n’a pas changé, tout l’aménagement intérieur a bougé. Demeurent les très belles structures du bâtiment, les escaliers, l’enfilade de salles, les terrasses, les sols d’origine , le superbe lustre d’Erich Mendelssohn, une pièce unique et originale créée pour l’inauguration de 1935.

lustre, De La Warr Pavilion, Bexhill

lustre, De La Warr Pavilion, Bexhill. ©Judith Lossmann

Actuellement, le De La Warr Pavilion accueille deux expositions. Dans le cadre de la Creative Coast et du thème 2020 : Borders, plusieurs artistes exposeront leurs œuvres. Une jeune britannique de 30 ans, Holly Hendray, sculptrice, va travailler sur le sens de « l’intérieur et de l’extérieur », du « Inside et de l’outside » afin d’utiliser au mieux les espaces d’expositions ouverts sur la terrasse du rez-de-chaussée et la mer ! Dans cet esprit, l’artiste va travailler sur la métaphore du corps et de la terre à travers l’action des vers. Les vers mangent et digèrent comme les briques qu’elle adore sont le résultat des machines qui mangent la terre, la digère et la transforme. Elle va présenter des œuvres autour de ce contraste entre la machine qui creuse et les briques qui élèvent des édifices ! À l’heure où le monde s’emmure, Renée So, céramiste travaille quant à elle sur les murs. Mur du Mexique, mur du Brexit…


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Venir sur la Creative Coast
Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

 

Infos culturelles
Contemporary : www.hastingscontemporary.org
Victor Willing : #willingVisions
De la Warr Pavilion : www.dlwp.comwww.dlwp.com/exhibition/renee-so/www.dlwp.com/exhibition/mikhail-karikis

Déjeuner à Hasting
On prolonge sa visite du Contemporary avec un excellent lunch dans son Gallery Café avec vue sur la mer et les bateaux depuis les salle et terrasses.

L'arrièere du De La Warr Pavilion à Bexhill

L’arrière du De La Warr Pavilion à Bexhill. ©Judith Lossmann

 

Déjeuner à Bexhill
Ici aussi on prolonge agréablement les visites des expositions et du bâtiment dans le coffee shop, le Café-Bar Kitchen, lequel propose un afternoon menu, un assortiment irrésistible de sandwiches et des gâteaux. www.dlwp.com/cafe-bar-kitchen/afternoon-menu

Folkestone, première étape de l’England’s Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste The Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Folkestone, england, Creative Coast

Folkestone, ville de la Creative Coast présente l’oeuvre de Michael Craig-Martin intitulée Folkestone LightBulb. ©Judith Lossmann ©La Vie est Belle Voyages

Première étape de la Creative Coast : Folkestone
Folkestone, la ville la plus proche de la sortie du tunnel sous la Manche en voiture, est une sorte de pépinière d’art. Elle se veut et se vit comme un abri pour les artistes repoussés hors des frontières de Londres par des raisons économiques et offre -sur dossier géré par l’association Creative Building Folkstone- des accès à des locaux pour vivre, travailler, exposer et vendre. Six cent artistes de tous bords vivent et travaillent au cœur de Creative Quater au centre de la ville.
Mais ce n’est pas tout ! La ville expose en permanence 72 œuvres contemporaines dans ses rues, sans compter le jeu Géocatching pour découvrir en même temps, si le cœur vous en dit, le patrimoine culturel de la ville.
Envie d’expériences immersives ? Sachez que vous pouvez aussi dormir chez les artistes et les regarder travailler. Informations à l’Office du Tourisme.

En parlant, art… parfois il faut ouvrir l’œil… comme par exemple avec cette œuvre nommée Baby Things signée par la très célèbre performeure Tracey Emin (2008). Je lui préfère de loin Heaven Is A Place Where Nothing Ever Happens (2008) de Nathan Coley, une œuvre monumentale, un message livré à tous dès que le regard se lève. Ou encore, la beauté de ces façades colorées par Michael Craig-Martin intitulée Folkestone LightBulb (2017) devant lesquelles toute la ville déambule. La ville est ouverte sur un charmant petit port et une belle plage. L’un et l’autre abrite des œuvres notamment Holiday Home de Richard Woods, une petite maison Rose et orange en plein cœur des marées.

La Creative Coast sur le thème Borders commencera avec l’exposition au printemps prochain de l’œuvre de Mickael Rakowitz qui explore Hostilité et Hospitalité. Actuellement sur l’artiste expose sur la 4ème colonne de Trafagar et vient de gagner le prix Masher aux USA doté de 100.000 £. Ensuite, la ville donnera carte blanche à Marianna une artiste chilienne, prête à s’installer dans la ville pour s’inspirer de son espace et de son temps avant de produire des œuvres monumentales destinées à interpeller le public.

Dans la ville, les maisons aux façades victoriennes sont charmantes et l’on a envie de pousser les portes des petits commerces locaux. Il faut dire qu’un héritier, né ici, a dépensé beaucoup d’argent pour récréer un « centre ville » très attractif et réhabiliter les beaux espaces des boutiques d’antan en commerces design.

Conclusion… il est facile de passer un très agréable week-end à Folkestone capable au quotidien de mettre en place de remarquables pratiques de régénération du patrimoine, pour le plaisir de tous. Attention, vous n’êtes pas à l’abri de vous attacher à ces côtes pleines de charmes.

 

À suivre : les autres étapes de la Creative Coast. Cliquez sur les tags après les infos pratiques.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Venir sur l’England’s Creative Coast

Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

Infos culturelles
www.creativefolkestone.org.uk

Déjeuner à Folkestone
MarketSquare, un rdv en plein centre autour de plat bio, à base de productions issues des fermes locales. www.marketsquarefolkstone.co.uk

Diner à Folkestone
Restaurant en front de mer, contemporain et goûteux : Rocksalt. La maison sert des produits de la mer et des viandes locales. Très bien noté au Michelin, ce restaurant le soir où nous avons dîné avait eu la main lourde sur le sel. Globalement les produits du marché sont très bons mais dans l’assiette, il manque un petit je ne sais quoi pour faire la différence entre bon et excellent. Dommage. Dès qu’il fait beau le restaurant ouvre sur une superbe terrasse avec vue. À partir de 9£ l’entrée et 20£ le plat principal. Dessert autour de 7£. Réservation et informations ici : www.rocksaltfolkestone.co.uk

Dormir à Folkestone
The View Hotel – 30-32 Clifton Road. www.viewhotelfolkstone.co.uk -info@thevhf.co.uk – Tel. 01 303 252 102 –
Un bien joli hôtel avec une vue intéressante sur le waterfront. Petite chambre confortable et plutôt calme avec kettleset pour déguster une boisson chaude. Petit-déjeuner correct mais pas exceptionnel.
NB1 : On peut aller à pied de l’hôtel au centre ville par le front de mer, une bien jolie promenade au cœur d’un parc à faire de jour comme de nuit.
NB2 : pensez à prendre votre adaptateur de prise électrique, l’hôtel n’en a pas.

Clin d’œil immobilier si l’envie vous prend de vous installer
Folkestone est une ville relativement accessible sur le plan immobilier. Le square feet est établit peu ou prou autour de 2000 £ pour les achats. Les locations sont très abordables, encore plus quand on passe par l’association The Creative Quarter, bien décidée à apporter un confort et des solutions aux artistes « expulsés » de Londres par l’indécence des prix.

 

Plénitude en vallée de Stubai dans le Tyrol autrichien

La Vallée de Stubai dans le Tyrol Autrichien est un lieu réversible. On l’aime en hiver (lire notre article). On l’aime en été dans toute sa fraîche verdure. On s’y adonne en automne, une saison qui lui sied à merveille et la pare de toutes les couleurs de la nature ponctuées par le saut des cascades jaillissantes et des torrents expansifs. Du fond de la Vallée à ses sommets les plus hauts, Stubai offre une variété de sensations, d’émotions, de reliefs.

Posons nos valises avant de faire un tour d’horizon

Le plus important bourg de la vallée se nomme Neustift est LE centre de la Vallée de Stubai (dire Stubaï). À trente minutes d’Innsbruck, il affiche un charme à l’autrichienne entendez balcon de bois sculpté et énormes massifs de fleurs, le tout dans une propreté austro-suisse entendue. Les nombreux hôtels de Neustift proposent toute une palette d’hébergements, de la simple chambre aux suites en passant par des formules appartHotel. Globalement l’offre est familiale et correspond bien au profil des touristes de Stubai.

Un air des Dolomites italiennes. ©Judith Lossmann ©LaVieEStBelleVoyages

Depuis la terrasse de notre hôtel, Der Stubaierhof où il est fort agréable de consommer un Hugo, nom local du Spritz ou un jus de mûres, le regard part à l’assaut de tous les pics et sommets singuliers de la Vallée. Chacun porte un nom, possède des vertus et des charmes bien à lui. Aucun ne ressemble à l’autre. Ici, les photographes s’en donnent à cœur joie pour les photographier dans tous leurs états. À proximité immédiate, tout là-haut sur le Elfer, le spot le plus couru de la Vallée lâche des bordées de parapentistes dont les vols strient le ciel bleu sans nuage d’un flamboiement de couleurs. Voilà qui donne envie ! Tout au fond de la vallée, la masse grise imposante aux yeux se révèle être le glacier de Stubai. À droite, dans le couchant, Schlick 2000 les flancs des montagnes prennent une allure très différente. On se croirait dans les Dolomites.
On grimpe sur ces merveilles depuis des stations de télécabines, ici nommées gondola qui montent au pied des lacs et des chemins de randonnées. Il suffit de suivre la belle route qui serpente au fond de la Vallée pour passer d’un sommet à l’autre.

Stubai côté haut, le Glacier de Stubai

Envie de sensations fortes pour commencer votre séjour ? Rendez-vous à la station de télécabines d’Eisgrat pour monter sur le glacier, le Stubaier Gletscher en langage local. Et même au-dessus du glacier, sur The Top Of Tyrol, une plateforme à 3 210 mètres d’altitude d’où se dessine un panorama de cartes postales. À 360°, se laisse admirer une succession ininterrompue de sommets des Alpes. Magnifique, même si le lieu est très (voire trop) fréquenté. On déjeune, on boit, on prend le soleil dans l’un des multiples restaurants d’altitude installés dans ce paysage de roches grises sans aucune végétation. On est vraiment sur la lune ! © ABCfeminin.

Puisque vous êtes montés jusqu’ici, visitez donc Ice Grotto Stubai Glacier, ces étonnantes grottes de glace pour tout savoir de l’histoire de la glaciation et du réchauffement climatique. Présentées comme dans un musée (plutôt froid, prenez une polaire), vous découvrirez tout au long d’un rapide parcours souterrain, des mises en scènes naturelles des états des glaces : moraines, bulles d’air et d’insectes, coulées et fontes des glaces.

Au coeur du glacier de Stubaï se visite des grottes de glace… ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Stubai côté haut, un air des Dolomites

C’est normal me direz-vous ! Finalement les Dolomites italiennes sont justes derrière. Quand même, cet immense panorama minéral des « Sept Frères » est un incontournable de la Vallée de Stubai. On y accède en télécabine (2136m), puis on longe un beau sentier jusqu’à la plateforme de StubaiBlick. L’endroit est très fréquenté, l’idéal consiste à s’y rendre tôt le matin pour admirer la progression du soleil sur les roches semblant s’illuminer comme une rampe de spots !

Sutbaï, un air des Dolomites italiennes ? ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Stubai côté haut, « Elle descend de la montagne à cheval… sur le cul « 

L’Alpine Coaster de Mieders (Serlesblitz)

Comme le dit la chanson « Elle descend de la montagne à cheval sur le cul ou presque. Ici le cheval c’est une cabine individuelle de luge arrimée au sol entre deux rails. L’Alpine Coaster de Mieders (Serlesblitz) est le parcours est le plus « raide » d’Europe. Envie de sensations fortes, laissez-vous emporter sur 40 virages certains quasiment verticaux et 2800 mètres. Mon conseil : faire la descente une fois « tranquille » frein en main au cas où… pour repérer puis y retourner et… lâchez les lions à 42 km/heure ! Cette bombe sur rail est installée sur le versant de Serlesbahnen à Mieders. L’un des plus beaux spots de la Vallée avec une très belle promenade à pied, un lac artificiel sublime, tout beau, tout neuf à peine inauguré et une large terrasse naturelle plantée de végétation et d’un restaurant ou deux absolument délicieux. Je vous conseille le Koppeneck. Avant d’arriver vous aurez peut-être pris le petit train qui conduit jusqu’au plus haut monastère d’Europe,le « Kloster Maria Waldrast ».

Stubai côté eaux ! Pas de montagne sans lacs

À Stubai, ils sont nombreux, petits et absolument magnifiques. Sis dans une nature préservée, au cœur de prairies foisonnantes de fleurs et du vert éternel des résineux, les lacs affichent des variations de couleurs entre l’émeraude et la turquoise. En été, l’on y pêche et l’on s’y baigne. Mais attention à 2136 m l’eau est si fraîche que la plupart de touristes se contentent d’une promenade autour des lacs, rencontrant au passage des vaches avec sonnailles et savourant le calme d’une nature en altitude.

Pas de montagne sans lacs d’altitude. ©Judith Lossmann ©La Vie ESt Belle Voyages

À mi-hauteur quelques restaurants servent les spécialités locales : Knödel, boulette de pain et de lardons servie dans un bouillon de légumes, les Käsepätzle, pâtes tyroliennes au fromage et la délicieuse Kaiserschmarrn, crêpe aux œufs montés en neige accompagnée d’une compotée de quetsches ou d’airelles. Roboratives, elles vous permettront d’attaquer la descente à pied. Sinon, il vous reste les « gondalas ».

Stubai côté eaux ! La route des cascades et des torrents (WildWasserWeg)

La plus imposante cascade de la Vallée de Stubaï aménagée por profiter des bienfaits de l’eu. ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Envie de plonger (au moins le regard) dans les eaux cristallines de hautes montagnes ? Après les lacs, il vous reste le clou du spectacle, sans doute ce que j’ai préféré pendant mon voyage : les cascades magiques et imposantes et les torrents tumultueux. Quelques-une sont visibles depuis la route centrale de la Vallée comme la Cascade Grawa Alm, mais franchement, il serait dommage de ne pas s’en approcher. D’abord, elles sont plus belles, plus hautes, plus puissantes de près que de loin. Ensuite, parce que l’espace devant Grawa a été intelligemment organisé pour que les chutes soient un spectacle. Assis sur de confortables fauteuils de bois légèrement incliné en arrière, je ne connais pas de meilleure sensation pour profiter du spectacle. C’est absolument zen malgré le bruit de l’eau. On plonge en soi comme on plonge dans ces milliers de bulles d’eau. Au-delà du plaisir des yeux, il y a des vertus médicales à fréquenter les cascades de près. Comme le disait Sebastian Kneipp (1821-1897) – Prêtre, hydrothérapeute et naturopathe : L’eau est la source de santé la plus simple, la moins chère et – correctement appliquée – le remède le plus sûr. » À son époque déjà, Kneipp avait compris les effets salvateurs des micros gouttelettes d’eau naturelle sur les voies respiratoires. Des études de l’Université privée Paracelsus de Salzbourg en Autriche ont depuis, largement confirmé ces actions bienfaisantes. Respirer ces fines particules chargées en ions négatifs contribue donc à dynamiser le corps et à le charger énergie.

Respirer de l’énergie

D’autres cascades presque aussi impressionnantes mais moins connues et plus difficiles d’accès parsèment la « route des Eaux Sauvages ». Cette route de sentiers, ponts de bois, bancs est conçue pour passer au plus près des cascades et torrents. Elle commence à l’arrêt de bus Nürnberger Hütte à Neustift et passe par la cataracte de la Ruetz. Des citations inscrites sur l’élégants panneaux de bois de personnages célèbres sur la thématique de l’eau ponctuent la promenade.

Au bord des torrents on se plait à élever des cairns en hommage à la nature. ©Judith Lossmann ©LaVieEstBelleVoyages

La Vallée est riche aussi de programmes d’activités et de sentiers thématiques (routes culinaires, plantes et vie des alpages, fermes du XIIIème siècle à Kartnall…) Toute au long de l’année, les villages organisent moults animations, concerts, spectacles de chants et danses tyroliennes… Bref, une destination à découvrir à quelques heures de Paris.♦

 


INFORMATIONS PRATIQUES

Office du tourisme de la vallée de Stubai

Tél. +43 (0) 501 881 0
Info@stubai.at
https://www.stubai.at/fr/

Dormir en vallée de Stubaï

Hôtel/restaurant (pension et demi pension) Der Stubaierhof ****

Stubaitalstraße 64

6167 Neustift im Stubaital (Autriche)

+43 (0) 5226 2450

www.der-stubaierhof.com

sur FaceBook : facebook.com/stubaierhof

La Stubai Super Card

Indispensable pour visiter toute la Vallée de Stubai, la Stubai Super Card offre des accès à de nombreuses activités :

  • utilisation des télécabines du glacier de Stubai, de Schlick 2000, de Serles et d’Elfer (1 montée et 1 descente /jour)
  • descente par l’Alpine Coaster de Mieders (1 par semaine)
  • entrée libre à la piscine de Neustift et à celle de Mieders
  • 3 heures d’aventure StuBay
  • utilisation gratuite des transports en commun

et réductions dans les musées, les cinémas, le rafting, le mini-golf…

Tout savoir sur la Stubai super card : https://www.stubai.at/fr/activites/randonnees/stubai-super-card/

Les activités

Stubaier Glestcher (le glacier) – Tél. +43(0)5226 8141 – info@stubaier-gletscher.com / www.stubaier-gletscher.com

Rotterdam recycle ses rooftop en restaurants et bars branchés

C‘est atavique chez le Hollandais… il faut gagner de la place sur la place. Les inventeurs du « polder » ne cessent décidément pas de le réinventer. Nous vous avons déjà parlé du positionnement « ecofriendly » de Rotterdam dans un précédent article. Retrouvons ici, les initiatives de la ville concernant l’usage des rooftop, ces espaces au sommet des immeubles qui doivent leur existence à la Seconde Guerre Mondiale, quand tout ayant été détruit, il a fallu reconstruire. En 2019, la ville affiche 15km2 de toits terrasses. Un record ! Et des fonctions forcément !

Rotterdam, une ville à la pointe de l'innovation ©JL

Rotterdam, une ville à la pointe de l’innovation ©JL

Les Hollandais, comme les anglo-saxons d’ailleurs, ont un sens aigu de la nature. Ils aiment la préserver et investissent depuis des décennies leur temps et argent personnel dans l’entretien du moindre espace vert dans les villes sans en référer à une autorité quelconque. C’est un engagement citoyen. La ville de Rotterdam est un étonnant mélange de buildings hyper modernes et de maisons et immeubles plus anciens où tout le monde se préoccupe d’apporter de la verdure, au pied des arbres, dans les platebandes, avec des plantations dans des pots et autour des bancs devant les maisons… Alors, quand la ville de Rotterdam s’est penchée sur la place, potentiellement récupérable au sommet des buildings, très vite l’idée est née de transformer ces espaces en aire de détente. Depuis, chacun y va de son « invention » verte. Résultat, aujourd’hui à Rotterdam, on peut prendre son petit déjeuner au sommet d’un building, au dernier étage d’une tour de ministère, dans un jardin fabriqué de toutes pièces entre trois immeubles.

Photo ©JL

Photo ©JL

Chaque quartier possède ses particularités. C’est un bonheur sans nom que d’explorer ses espaces, publics ou privés, souvent faits de bric et de broc dans l’esprit vintage, mais pas que… Dans Post-War district, les espaces verts sont nombreux et souvent dotés d’une fonction « sauvegarde de l’énergie », via des installations importantes de panneaux solaires. Dans le cœur de la ville où les espaces manquent, les rooftops sont vécus comme des extensions publiques bien utiles pour pratiquer des activités autour d’un verre ou d’un repas. Les enfants adorent ! Idem dans le 19TH Century District, un arrondissement de la ville très « serré » où les toits terrasses servent à la récupération des eaux de pluies et au recyclage des eaux. Dans le quartier de Harbour (le port), en revanche, les espaces larges, aérés, immenses accueillent des plantations, des jardins d’herbes et de fleurs, d’aromatiques et de groseilles.

Op het Dak (en anglais : on the roof) est le nom d’un café que j’ai adoré. Situé au beau milieu d’un rooftop, l’un des plus grands d’Europe, dédié à la culture potagère, il est pris d’assaut chaque matin par des habitués du quartier qui savent trouver là, un excellent petit-déjeuner et une vue imprenable et sublime sur tout le quartier de briques rouges. Évidemment, ils servent des produits issus de leurs plantations et en accord avec la saisonnalité ! Tous les autres produits viennent de producteurs locaux des environs immédiats. A tester absolument !

Un plaisir pour les papilles ©JL

Un plaisir pour les papilles ©JL

Et en sortant à peine de la ville, on peut déjeuner ou dîner dans une ferme-restaurant. Fraîcheur garantie des fruits, légumes, herbes aromatiques, ail, oignons, échalote, œufs. Pour les viandes et les poissons, attendons encore un peu. Mais l’essentiel n’est pas seulement là. Pour Uit je Eigen Stad, il s’agit surtout de reconnecter les hommes et la Terre. La Terre et l’alimentation. Dans cette « ferme », les Rotterdammers peuvent voir comment « poussent » ces « choses » que l’on mange et croyez-le ou non, c’est une véritable révélation pour beaucoup.

Respirer vert à Rotterdam ©JL

Respirer vert à Rotterdam ©JL

Quittons les hauteurs pour nous attarder au raz de l’eau dans le « recycled Park », fabriqué des « briques » de plastiques recyclé. Il trône au beau milieu de Nieuwe Maas River juste avant l’embouchure de la mer du Nord. La plateforme accueille un bar-restaurant, une salle d’exposition ou de réunions. On boit et on mange bio. On profite du soleil sur la terrasse au bout de laquelle des espaces en partie immergés servent de pouponnières aux œufs de poissons et aux plantes !

 

 

INFOS PRATIQUES

Recycled Park => www.recycledpark.com

Dormir à Rotterdam

The James Hôtel. Parfaitement situé au cœur de la ville, au cœur des buildings, les chambres grandes, confortables et élégantes ont une vue éblouissante sur la ville. Un ravissement pour les yeux durant la nuit.
Aert van Nesstraat 25 – +31 (0)10 7605070 – info@thejames.nl– www.thejames.nl

Se restaurer à Rooterdam

Uit je Eigen Stad
Marconistraat 39 – Tél. 0031 10 820 8909

Op het Dak (prendre le PD au sommet d’un building)
Schiekade 189 – +31 (0)6 526 374 32 – rogier@ophetdak.com– www.ophetdak.com

Activités à Rotterdam

Le bateau taxi qui permet de visiter la ville au fil de l’eau. Une véritable expérience à faire sans hésiter. Plusieurs parcours possibles. À partir de 4,50€.
www.watertaxirotterdam.nl Tel. 010 40 30 303. Info@watertaxirotterdam.nl

Leiden, la ville de la tulipe, de l’argent et des beaux esprits

Si trop n’est jamais assez, alors Leiden (autre orthographe connue Leyde) s’inscrit dans le livre des records, tant son attractivité est immense. Monuments historiques, sublimes églises, château, université, marché aux fromages, moulins à vent, canaux sur lesquels voguer. Laissez-vous embarquer !

Leiden ©JL

À quelques kilomètres de la mer du Nord, Leiden est définitivement une ville de bateaux, de canaux, de marina. La vie s’organise autour de ces spots marins et toute la ville vibre au son des drisses. L’horizon encombré de mâts est une constante invitation au départ. Les cieux, balayés par les vents, oscillent sans cesse du bleu le plus pur au gris le plus sombre. Sans doute, l’une des raisons pour expliquer la peinture de Rembrandt, né ici à Leiden (1606-1669). Cette ville, importante, fourmille d’excellents motifs pour la visiter. Installée à une vingtaine de kilomètres du Keukenhof, l’immense jardin botanique de renommée internationale, Leiden, fut la porte d’entrée de la tulipe en Hollande. On retrouve donc cette influence partout dans les rues et les parcs. L’architecture de la ville, en elle-même vaut le déplacement, on appréciera ce flamboiement flamand austère et joyeux en même temps.

Leiden ©JL

Leiden brille par ses innombrables musées
Riche de ses monuments culturels et historiques, Leiden possède une gigantesque bibliothèque universitaire, nommée Universiteitsbibliotheek (bon courage pour la prononciation) où est conservé un traité de médecine du XVIIe siècle, le plus ancien document contenant des mots bretons.
Mondialement connue pour ses musées, la ville possède le Rijksmuseum van Natuurlijke (musée national d’histoire naturelle), le Rijksmuseum van Oudheden (musée national des Antiquités), le Stedelijk Museum de Lakenhal (musée municipal de Leyde), le Rijksmuseum voor de Geschiedenis van de Natuurwetenschappen en van de Geneeskunde (musée Boerhaave) et le Rijksmuseum voor Volkenkunde (musée d’ethnologie). Compter une bonne semaine pour tous les visiter tant les collections sont riches.
L’université d’Einstein et de Rembrandt
Lors de votre séjour à Leyde, une visite à l’université de Leyde est obligatoire. En effet, celle-ci est l’université la plus ancienne des Pays-Bas. Fondée en 1575 sous l’ordre du Prince Guillaume 1er d’Orange-Nassau, elle a instruit de très grandes personnalités telles que la famille royale fondatrice du monument, le Premier ministre britannique John Stuart Bute, le théologien islamique Nasr Hamid Abu Zayd et le président américain John Quincy Adams.
L’université de Leyde fut surtout fréquentée par des génies des sciences tels que Albert Einstein, Enrico Fermi, Hendrik Lorentz et Igor Tamm, ainsi que des artistes et penseurs comme Rembrandt ou des philosophes comme René Descartes et Thomas Browne. A savoir, l’université de Leiden est actuellement classée parmi les meilleures universités du monde !

Leiden ©JL

A la rencontre de Rembrandt
Impossible de dissocier Rembrandt de Leiden. Un parcours (In the footsteps of the Young Rembrandt) sur le thème Rembrandt jeune traverse la ville, du musée Lakenhal au Young Studio Rembrandt en passant par de nombreuses places identitaires liées au peintre et à son œuvre.
Quelques mots sur Rembrandt.
Né le 15 juillet 1606, il est considéré comme l’un des plus grands peintres baroque de l’histoire. Il a peint plus d’un millier de gravures, peintures et dessins. Praticien émérite des eaux fortes, il est donc l’un des plus grands aquafortistes de l’histoire de l’Art. S’inspirant du Caravage, Rembrandt utilise le clair-obscur à la perfection, jouant entre lumière et obscurité. Cela donne un effet de réalisme romantique. Un mélange de mélancolie et de douceur. Hormis le musée et le parcours dans la ville, une autre façon de découvrir Rembrandt consiste à visiter « Young Rembrandt Studio » au 89 rue Langebrug installé dans une bâtisse du 17è siècle. C’est là qu’il a appris à peindre à graver et à dessiner grâce à son Maitre Jacob Van Swanenburgh. Une vidéo de 7 minutes, cartographique on découvre les moments clefs de la vie de Rembrandt jeune, sa façon de peindre et les matériaux qu’il utilisait.

Leiden ©JL

Le ravissement à l’état pur !
Envie de découvrir la ville autrement !? On a ce qu’il faut. Montez donc à bord du Rederij Rembrandt, un long et charmant bateau touristique, chauffé et aménagé d’un toit transparent pour ne rien perdre du spectacle. Naviguant au rythme du moteur électrique, silencieux et bienveillant, vous serez transporté dans la végétation luxuriante et insoupçonnable qui habite le cœur de la cité et les rives. Cette balade au raz de l’eau est un pur moment de bonheur d’environ une heure.
Leiden a su conquérir nos cœurs et nous sommes sûres qu’elle va aimanter le vôtre ?

 

Retrouvez tous nos articles sur les Pays-Bas dans la rubrique RTT Europe !


INFOS PRATIQUES

Comment y aller ?
En train avec Oui SNCF : départ Gare du Nord, Arrivée Leiden (3H30 de trajet pour 240€ environ)

DORMIR
Hôtel Kasteel Oud-Poelgeest (à l’extérieur de la ville, environ 5 minutes en taxi) – Poelgeesterweg 1 – 2341 NM Oegstgeest – +31 (0) 7151 74224
www.kasteeloudpoelgeest.com

Rembrandt Hotel (en plein cœur de la ville) – nieuwe Beestenmarkt n° 10 – 2312 CH Leiden – Tél. +31 (0) 7151 44233 – www.rembrandthotel.nl

SE RESTAURER
Cet hôtel aux limites du centre ville propose chambres d’hôtes adorables et table d’hôtes. Attention, réservation obligatoire.
Hotel Huys van Leiden – Oude Singel 212 – 2312 RJ Leiden – +31 (0) 7126 00700

www.boutiquehotelsvanLeiden.nl

Lunch Bakery van Maanen
Nieuwe Rijn 39
2312 JG Leiden
+31 (0) 7175 05040
www.bakkervanvanmaanen.nl/winkels/nieuwe-rijn

ACTIVITES CULTURELLES
– Young Rembrandt Studio – Langebrug 89 – 2311 TJ Leiden – www.leiden.nl/youngrembrandt

– Rederij Rembrandt – Blauwpoortshaven 5 – 2312 EL Leiden – +31 (0) 7151 34938
info@rederijrembrandt.nlwww.rederijrembrandt.nl

Pour s’endormir, les Leydois n’ont qu’à compter le nombre de canaux et de ponts de leur ville. Situé entre Amsterdam et La Haye, à une dizaine de kilomètres de la Mer du Nord, Leiden est une charmante commune de 290 000 habitants, renommée pour ses monuments historiques tels que l’église et le château, l’université, le fameux marché aux fromages, les canaux et les moulins à vent… Leiden est précisément le carrefour des rencontres historiques et culturelles.