mardi 4 août 2026

Chichester : notre dernière étape de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne et Chichester lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Creative Coast cass sculpture fondation

« Head » de John Davies explore les idées et la perception des humains. ©Judith Lossmann

La Cass Sculpture fondation
Quelle belle et intéressante idée cette randonnée créative dans un parc de toute beauté où les arbres centenaires et les paysages servent d’écrins aux installations monumentales d’artistes. Une excursion unique dans son genre riche d’une cinquantaine d’œuvres reparties sur 10 hectares. Il suffit de suivre un chemin pour les voir toutes quoi que, certaines sont si bien intégrées qu’il est impossible de le détecter.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Creative Coast cass sculpture fondation

« Stairway », de Danny Lane interprète des concepts d’espace et de temps. ©Judith Lossmann

Venir sur la Creative Coast
Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

Infos culturelles
Cass Sculpture Fondation : www.sculpture.org.uk/visiting
Entrée : à partir de 8£

 

Eastbourne : troisième étape de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Façade de la Towner Gallery

Façade de la Towner Gallery. ©Judith Lossmann

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Eastbourne, la grande ville de la Creative Coast
Copie presque conforme, en plus modeste, de Brighton, Eastbourne comme sa grande sœur est une ville de villégiature hyper traditionnelle avec son Pier doté d’un dôme venu des palais des Maharadja. Il faut avouer son étonnement devant cette coupole or jaune sur le gris du ciel ! Aujourd’hui, les jeux du Pier sont fermés et le lieu ne joue plus son rôle de « lâcher prise païen » mais l’architecture demeure en place et agrémente le paysage de son étonnante beauté.

Towner Gallery
Ville participante de la Creative Coast, Eastbourne est doté d’un magnifique musée d’art contemporain tant dans le bâtiment que dans les collections. Le Towner Gallery initié en 2009 doit son nom à son créateur. Le fond d’art de plus de 5000 œuvres est axé sur axé sur la position d’Eastbourne et ses alentours sur la côte. À ce titre la démarche éditoriale de la Towner Gallery entre en cohésion avec la démarche créative Coast. Deux collections semi permanentes s’alternent sur les murs des trois grandes salles d’exposition. Mais ce musée a plus à offrir que cela. Il propose une rareté à savoir la visite de son stock œuvres. Une fois par mois, sur inscriptions, les visiteurs ont accès aux toiles, photographies et illustrations stockées derrière de lourdes portes. Un grand moment à saisir par les amateurs d’art. On découvre de nombreuses œuvres d’Eric Ravilius, un artiste local tué pendant la Seconde guerre Mondiale dont la Towner Gallery possède la plus importante collection d’Angleterre. Peintre nostalgique, sentimental et romantique il a aussi été l’un des tout premiers illustrateurs. A admirer également le travail abstrait et très controversé de Gear William Gear et celui plus accessible de Patrick Haron. Mon coup de cœur va à un artiste totalement inconnu Harold Molford dont j’ai adoré le « un train sous un ciel étoilé ».

Pour 2020, l’artiste mexicaine Marianne Castello de Bal s’inspirera de cet héritage culturel (comme le Long Man of Wellington de 72 mètres de haut) pour mettre en place ses installations sur le thème de la frontière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Beachy Head

Beachy Head entre Eastbourne et Brighton. ©Judith Lossmann

Beachy Heads
Entre Eastbourne et Brigthon, ce sont très classiquement les falaises de craie abruptes. Hautes de près de 160 mètres, elles sont les plus hautes falaises de calcaire de Grande-Bretagne ! Formée il y a 65 millions d’années, elles ne furent cependant pas foulées par les dinosaures du coin, puisqu’ici c’était la mer. Au fin des millinaires, la couche de craie se forma et de collisions en collisions, les plaques tectoniques expulsèrent ce paysage côtier d’aujourd’hui.

Au pied de Beachy Head, le phare Beachy Head Lighthouse
Quand on se gare et que l’on marche – lentement, il faut être très prudent – vers le bord de la falaise, se découvre au regard un phare qui malgré sa taille de 43m, semble bien modeste comparé à la falaise. La vue est sublime et représente sans doute le cliché le plus répandu de la côte Sud de l’Angleterre. Qu’importe ! Nous repartirons avec mais sans prendre de risque. De nombreuses personnes pour un simple selfie tombent de la falaise chaque année.

Avec cette très ventée balade à Beachy Head se termine notre joyeux et intéressant périple artistique Creative Coast. À l’heure où j’écris ces lignes (octobre 2019), le Brexit n’est toujours pas une affaire terminée. Les gens que nous avons rencontrés et interrogés regrettent tous cette rupture annoncée et savent bien qu’il s’agit d’une affaire politico-politique dont les citoyens sont désormais exclus. D’où la triste urgence de traiter des frontières qui réapparaissent dans la version 2020 de la Creative Coast. Personnellement, j’espère que nous n’aurons pas besoin de ressortir les passeports pour aller en Angleterre.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

 

  • Venir sur la Creative Coast
    Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
    Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk
  • Infos culturelles
    Towner Gallery : www.townereastbourne.org.uk
    Tour of collection Highlights : www.townerestbourne.org.uk/collection
  • Déjeuner à Esatbourne
    Lunch a la Towner Gallery Café, un lieu très fréquenté, très coloré et fort agréable.
    www.townereastbourne.org.uk/visit/towner-cafe/
  • Dormir à Eastbourne
    À l’Hydro Hôtel. Le 4*, sans aucun doute le plus traditionnels de la côte sud de l’Angleterre. Ici, tout respire les années 1870 : le bâtiment, la décoration, le service, la carte du restaurant. Les chambres sont vastes et cosy. La vue sur Beachy Head et les jardins superbes. Le petit-déjeuner comme l’offre culinaire sont typiquement britanniques. C’est bon et … très anglais. Mon conseil au chef : moderniser sa carte et ses saveurs pour aller vers plus de créativité. Mais sans doute, ce lieu fréquenté par des têtes blanches doit-il sa pérennité à la tradition. Vous voilà prévenus. Mount Road, Eastbourne – www.hydrohotel.com et www.hydrohotel.com/dining/

Hastings et Bexhill : deux univers différents et complémentaires de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Hastings : seconde étape de la Creative Coast

rey Harbour

Les bateaux du petit port de Rey Harbour, ville où vécu MacCartney.

 

En quittant Folkestone pour venir à Hasting on traverse le petit port de pêche traditionnel de Rye Harbour, une bourgade où vécu Paul McCartney, très célèbre aussi pour fournir les environs en produits de la mer de qualité !
Le plus frappant à Hasting est la largeur de la plage, l’une des plus large d’Angleterre. Si large qu’elle permet de mettre les bateaux sur cale à l’abri de assauts des vagues et du vent. Une promenade incontournable de la ville.
Posé sur la plage, en plein centre de la ville, le musée Hastings Contemporary.

Noir, cubique, aux lignes ultra simples comme les cabanes de pêcheurs alentours auxquelles il fait écho, c’est le plus récent musée britannique.

Hastings Contemporary

Facade du Hastings Contemporary,imitant à la perfection les cabanes des pêcheurs alentour. ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Les autres sont restaurés, aménagés, agrandis. Celui-ci, fondé en 2012 est un bâtiment eco-friendly doté de belles salles à taille humaine, pas trop imposantes pour créer de l’intimité avec les visiteurs et évolutives si nécessaire. Actuellement les murs du Hastings Contemporary accueillent Victor Willing, un artiste anglais très rare. La seule exposition de son vivant fut celle de la White Chapelle à Londres. Un immense succès à l’époque auquel son départ pour le Portugal, où il allait épouser sa femme Paula Rego, avait mis un stop irréparable avec son public britannique. Très inspiré par Picasso et Matisse, on lui attribue une centaine d’œuvres et au moins deux « époques ». La première classique et académique, où il disait « être préoccupé par ce que les gens pensaient de son travail » et la seconde entièrement libéré par la maladie chronique, la sclérose en plaque qui le tuera à 60 ans, où « il ne fera que comme ça lui plait, sans se soucier des commentateurs et des critical thoughts. » Les œuvres présentées ici viennent des galeristes et collectionneurs, des fonds privés de sa femme, elle-même peintre très connue, et de leurs enfants. On se plait à traverser le temps avec Willing. Une belle découverte d’un artiste pratiquement méconnu outre-Manche et qu’il faut découvrir avant que sa côte ne recommence à grimper. Personnellement, je préfère entre toutes, ses dernières œuvres peintes quelques mois avant sa mort. Elles sont dénuées de tout artifice et disent le dénuement volontaire de l’artiste prêt à céder sa place. Incandescent !

Les dernières oeuvres de Victor Willing

Les dernières oeuvres de Victor Willing photographiées au Musées Hastings Contemporary. ©Judith Lossmann

 

Ici comme à Folkestone, les maisons avec bow-windows alignent leurs façades souvent blanches avec de charmants jardinets devant, dont les Britanniques, allez savoir comment, réussissent toujours à transformer en Eden. C’est sûr, ils ont la main verte et le sens du végétal nos cousins anglais ! Ici plus qu’ailleurs, les magasins affichent des airs old Fashion. On se laisse transporter dans un autre siècle. Pas forcément le 20ème, peut-être même encore avant. J’ai repéré quelques belles boutiques de type « charity business », brocanteurs-antiquaires qui feront notre bonheur d’amateurs de vieux objets ayant une âme et un vendeur de vieilles affiches sur la thématique mer & villégiature tout à fait ravissantes. Le tout à des prix en pounds (£) bien plus intéressants qu’en France. Traversez donc le chanel avec un coffre vide, il y a des affaires à faire.

Bexhill : une autre ville étape de la Creative Coast
À quelques encablures de Hastings, le paysage côtier change radicalement de visage. Ici, finies les cabanes de pêcheurs. Sur la plage trône une longue enfilade de maisons bases, en pleine face mer, dont certaines incarnent à fond le jeu de l’originalité british. La promenade fait penser à nos planches de Deauville et conduit au bâtiment incontournable de la cité, le De La Warr Pavilion. Une sublime construction des années 1935, édifié dans la veine de l’architecture moderne et du mouvement Bahaus, celle de Le Corbusier et non pas Art Déco comme beaucoup le croient. Un bâtiment iconique présent au cœur de la vie de tous les habitants depuis et pour plusieurs générations. Chacun ici a, de près ou de loin, un lien avec le de La Warr Pavilion. Une fête, un mariage, un symposium, des balades, des découvertes artistiques, des moments conviviaux sur l’immense terrasse. Posé entre terre et mer, le De La Warr était tombé dans une triste désuétude dans le courant des années 1990. Et même s’il n’a jamais cessé de « fonctionner », son état nécessitait des rénovations d’urgence. Des fonds privés et une opération de Charity Founds de huit millions de livres ont permis sa quasi réhabilitation rendant au bâtiment les fonctions qui avaient présidé à sa construction : être accessibles à tous. À l’époque (pour rappel internet et la TV n’existaient pas) les gens venaient pour être éduqués, pour découvrir des « choses » inconnues via des conférences, des expositions, des rencontres. Si l’extérieur n’a pas changé, tout l’aménagement intérieur a bougé. Demeurent les très belles structures du bâtiment, les escaliers, l’enfilade de salles, les terrasses, les sols d’origine , le superbe lustre d’Erich Mendelssohn, une pièce unique et originale créée pour l’inauguration de 1935.

lustre, De La Warr Pavilion, Bexhill

lustre, De La Warr Pavilion, Bexhill. ©Judith Lossmann

Actuellement, le De La Warr Pavilion accueille deux expositions. Dans le cadre de la Creative Coast et du thème 2020 : Borders, plusieurs artistes exposeront leurs œuvres. Une jeune britannique de 30 ans, Holly Hendray, sculptrice, va travailler sur le sens de « l’intérieur et de l’extérieur », du « Inside et de l’outside » afin d’utiliser au mieux les espaces d’expositions ouverts sur la terrasse du rez-de-chaussée et la mer ! Dans cet esprit, l’artiste va travailler sur la métaphore du corps et de la terre à travers l’action des vers. Les vers mangent et digèrent comme les briques qu’elle adore sont le résultat des machines qui mangent la terre, la digère et la transforme. Elle va présenter des œuvres autour de ce contraste entre la machine qui creuse et les briques qui élèvent des édifices ! À l’heure où le monde s’emmure, Renée So, céramiste travaille quant à elle sur les murs. Mur du Mexique, mur du Brexit…


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Venir sur la Creative Coast
Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

 

Infos culturelles
Contemporary : www.hastingscontemporary.org
Victor Willing : #willingVisions
De la Warr Pavilion : www.dlwp.comwww.dlwp.com/exhibition/renee-so/www.dlwp.com/exhibition/mikhail-karikis

Déjeuner à Hasting
On prolonge sa visite du Contemporary avec un excellent lunch dans son Gallery Café avec vue sur la mer et les bateaux depuis les salle et terrasses.

L'arrièere du De La Warr Pavilion à Bexhill

L’arrière du De La Warr Pavilion à Bexhill. ©Judith Lossmann

 

Déjeuner à Bexhill
Ici aussi on prolonge agréablement les visites des expositions et du bâtiment dans le coffee shop, le Café-Bar Kitchen, lequel propose un afternoon menu, un assortiment irrésistible de sandwiches et des gâteaux. www.dlwp.com/cafe-bar-kitchen/afternoon-menu

Folkestone, première étape de l’England’s Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste The Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Folkestone, england, Creative Coast

Folkestone, ville de la Creative Coast présente l’oeuvre de Michael Craig-Martin intitulée Folkestone LightBulb. ©Judith Lossmann ©La Vie est Belle Voyages

Première étape de la Creative Coast : Folkestone
Folkestone, la ville la plus proche de la sortie du tunnel sous la Manche en voiture, est une sorte de pépinière d’art. Elle se veut et se vit comme un abri pour les artistes repoussés hors des frontières de Londres par des raisons économiques et offre -sur dossier géré par l’association Creative Building Folkstone- des accès à des locaux pour vivre, travailler, exposer et vendre. Six cent artistes de tous bords vivent et travaillent au cœur de Creative Quater au centre de la ville.
Mais ce n’est pas tout ! La ville expose en permanence 72 œuvres contemporaines dans ses rues, sans compter le jeu Géocatching pour découvrir en même temps, si le cœur vous en dit, le patrimoine culturel de la ville.
Envie d’expériences immersives ? Sachez que vous pouvez aussi dormir chez les artistes et les regarder travailler. Informations à l’Office du Tourisme.

En parlant, art… parfois il faut ouvrir l’œil… comme par exemple avec cette œuvre nommée Baby Things signée par la très célèbre performeure Tracey Emin (2008). Je lui préfère de loin Heaven Is A Place Where Nothing Ever Happens (2008) de Nathan Coley, une œuvre monumentale, un message livré à tous dès que le regard se lève. Ou encore, la beauté de ces façades colorées par Michael Craig-Martin intitulée Folkestone LightBulb (2017) devant lesquelles toute la ville déambule. La ville est ouverte sur un charmant petit port et une belle plage. L’un et l’autre abrite des œuvres notamment Holiday Home de Richard Woods, une petite maison Rose et orange en plein cœur des marées.

La Creative Coast sur le thème Borders commencera avec l’exposition au printemps prochain de l’œuvre de Mickael Rakowitz qui explore Hostilité et Hospitalité. Actuellement sur l’artiste expose sur la 4ème colonne de Trafagar et vient de gagner le prix Masher aux USA doté de 100.000 £. Ensuite, la ville donnera carte blanche à Marianna une artiste chilienne, prête à s’installer dans la ville pour s’inspirer de son espace et de son temps avant de produire des œuvres monumentales destinées à interpeller le public.

Dans la ville, les maisons aux façades victoriennes sont charmantes et l’on a envie de pousser les portes des petits commerces locaux. Il faut dire qu’un héritier, né ici, a dépensé beaucoup d’argent pour récréer un « centre ville » très attractif et réhabiliter les beaux espaces des boutiques d’antan en commerces design.

Conclusion… il est facile de passer un très agréable week-end à Folkestone capable au quotidien de mettre en place de remarquables pratiques de régénération du patrimoine, pour le plaisir de tous. Attention, vous n’êtes pas à l’abri de vous attacher à ces côtes pleines de charmes.

 

À suivre : les autres étapes de la Creative Coast. Cliquez sur les tags après les infos pratiques.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Venir sur l’England’s Creative Coast

Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

Infos culturelles
www.creativefolkestone.org.uk

Déjeuner à Folkestone
MarketSquare, un rdv en plein centre autour de plat bio, à base de productions issues des fermes locales. www.marketsquarefolkstone.co.uk

Diner à Folkestone
Restaurant en front de mer, contemporain et goûteux : Rocksalt. La maison sert des produits de la mer et des viandes locales. Très bien noté au Michelin, ce restaurant le soir où nous avons dîné avait eu la main lourde sur le sel. Globalement les produits du marché sont très bons mais dans l’assiette, il manque un petit je ne sais quoi pour faire la différence entre bon et excellent. Dommage. Dès qu’il fait beau le restaurant ouvre sur une superbe terrasse avec vue. À partir de 9£ l’entrée et 20£ le plat principal. Dessert autour de 7£. Réservation et informations ici : www.rocksaltfolkestone.co.uk

Dormir à Folkestone
The View Hotel – 30-32 Clifton Road. www.viewhotelfolkstone.co.uk -info@thevhf.co.uk – Tel. 01 303 252 102 –
Un bien joli hôtel avec une vue intéressante sur le waterfront. Petite chambre confortable et plutôt calme avec kettleset pour déguster une boisson chaude. Petit-déjeuner correct mais pas exceptionnel.
NB1 : On peut aller à pied de l’hôtel au centre ville par le front de mer, une bien jolie promenade au cœur d’un parc à faire de jour comme de nuit.
NB2 : pensez à prendre votre adaptateur de prise électrique, l’hôtel n’en a pas.

Clin d’œil immobilier si l’envie vous prend de vous installer
Folkestone est une ville relativement accessible sur le plan immobilier. Le square feet est établit peu ou prou autour de 2000 £ pour les achats. Les locations sont très abordables, encore plus quand on passe par l’association The Creative Quarter, bien décidée à apporter un confort et des solutions aux artistes « expulsés » de Londres par l’indécence des prix.

 

Plénitude en vallée de Stubai dans le Tyrol autrichien

La Vallée de Stubai dans le Tyrol Autrichien est un lieu réversible. On l’aime en hiver (lire notre article). On l’aime en été dans toute sa fraîche verdure. On s’y adonne en automne, une saison qui lui sied à merveille et la pare de toutes les couleurs de la nature ponctuées par le saut des cascades jaillissantes et des torrents expansifs. Du fond de la Vallée à ses sommets les plus hauts, Stubai offre une variété de sensations, d’émotions, de reliefs.

Posons nos valises avant de faire un tour d’horizon

Le plus important bourg de la vallée se nomme Neustift est LE centre de la Vallée de Stubai (dire Stubaï). À trente minutes d’Innsbruck, il affiche un charme à l’autrichienne entendez balcon de bois sculpté et énormes massifs de fleurs, le tout dans une propreté austro-suisse entendue. Les nombreux hôtels de Neustift proposent toute une palette d’hébergements, de la simple chambre aux suites en passant par des formules appartHotel. Globalement l’offre est familiale et correspond bien au profil des touristes de Stubai.

Un air des Dolomites italiennes. ©Judith Lossmann ©LaVieEStBelleVoyages

Depuis la terrasse de notre hôtel, Der Stubaierhof où il est fort agréable de consommer un Hugo, nom local du Spritz ou un jus de mûres, le regard part à l’assaut de tous les pics et sommets singuliers de la Vallée. Chacun porte un nom, possède des vertus et des charmes bien à lui. Aucun ne ressemble à l’autre. Ici, les photographes s’en donnent à cœur joie pour les photographier dans tous leurs états. À proximité immédiate, tout là-haut sur le Elfer, le spot le plus couru de la Vallée lâche des bordées de parapentistes dont les vols strient le ciel bleu sans nuage d’un flamboiement de couleurs. Voilà qui donne envie ! Tout au fond de la vallée, la masse grise imposante aux yeux se révèle être le glacier de Stubai. À droite, dans le couchant, Schlick 2000 les flancs des montagnes prennent une allure très différente. On se croirait dans les Dolomites.
On grimpe sur ces merveilles depuis des stations de télécabines, ici nommées gondola qui montent au pied des lacs et des chemins de randonnées. Il suffit de suivre la belle route qui serpente au fond de la Vallée pour passer d’un sommet à l’autre.

Stubai côté haut, le Glacier de Stubai

Envie de sensations fortes pour commencer votre séjour ? Rendez-vous à la station de télécabines d’Eisgrat pour monter sur le glacier, le Stubaier Gletscher en langage local. Et même au-dessus du glacier, sur The Top Of Tyrol, une plateforme à 3 210 mètres d’altitude d’où se dessine un panorama de cartes postales. À 360°, se laisse admirer une succession ininterrompue de sommets des Alpes. Magnifique, même si le lieu est très (voire trop) fréquenté. On déjeune, on boit, on prend le soleil dans l’un des multiples restaurants d’altitude installés dans ce paysage de roches grises sans aucune végétation. On est vraiment sur la lune ! © ABCfeminin.

Puisque vous êtes montés jusqu’ici, visitez donc Ice Grotto Stubai Glacier, ces étonnantes grottes de glace pour tout savoir de l’histoire de la glaciation et du réchauffement climatique. Présentées comme dans un musée (plutôt froid, prenez une polaire), vous découvrirez tout au long d’un rapide parcours souterrain, des mises en scènes naturelles des états des glaces : moraines, bulles d’air et d’insectes, coulées et fontes des glaces.

Au coeur du glacier de Stubaï se visite des grottes de glace… ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Stubai côté haut, un air des Dolomites

C’est normal me direz-vous ! Finalement les Dolomites italiennes sont justes derrière. Quand même, cet immense panorama minéral des « Sept Frères » est un incontournable de la Vallée de Stubai. On y accède en télécabine (2136m), puis on longe un beau sentier jusqu’à la plateforme de StubaiBlick. L’endroit est très fréquenté, l’idéal consiste à s’y rendre tôt le matin pour admirer la progression du soleil sur les roches semblant s’illuminer comme une rampe de spots !

Sutbaï, un air des Dolomites italiennes ? ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Stubai côté haut, « Elle descend de la montagne à cheval… sur le cul « 

L’Alpine Coaster de Mieders (Serlesblitz)

Comme le dit la chanson « Elle descend de la montagne à cheval sur le cul ou presque. Ici le cheval c’est une cabine individuelle de luge arrimée au sol entre deux rails. L’Alpine Coaster de Mieders (Serlesblitz) est le parcours est le plus « raide » d’Europe. Envie de sensations fortes, laissez-vous emporter sur 40 virages certains quasiment verticaux et 2800 mètres. Mon conseil : faire la descente une fois « tranquille » frein en main au cas où… pour repérer puis y retourner et… lâchez les lions à 42 km/heure ! Cette bombe sur rail est installée sur le versant de Serlesbahnen à Mieders. L’un des plus beaux spots de la Vallée avec une très belle promenade à pied, un lac artificiel sublime, tout beau, tout neuf à peine inauguré et une large terrasse naturelle plantée de végétation et d’un restaurant ou deux absolument délicieux. Je vous conseille le Koppeneck. Avant d’arriver vous aurez peut-être pris le petit train qui conduit jusqu’au plus haut monastère d’Europe,le « Kloster Maria Waldrast ».

Stubai côté eaux ! Pas de montagne sans lacs

À Stubai, ils sont nombreux, petits et absolument magnifiques. Sis dans une nature préservée, au cœur de prairies foisonnantes de fleurs et du vert éternel des résineux, les lacs affichent des variations de couleurs entre l’émeraude et la turquoise. En été, l’on y pêche et l’on s’y baigne. Mais attention à 2136 m l’eau est si fraîche que la plupart de touristes se contentent d’une promenade autour des lacs, rencontrant au passage des vaches avec sonnailles et savourant le calme d’une nature en altitude.

Pas de montagne sans lacs d’altitude. ©Judith Lossmann ©La Vie ESt Belle Voyages

À mi-hauteur quelques restaurants servent les spécialités locales : Knödel, boulette de pain et de lardons servie dans un bouillon de légumes, les Käsepätzle, pâtes tyroliennes au fromage et la délicieuse Kaiserschmarrn, crêpe aux œufs montés en neige accompagnée d’une compotée de quetsches ou d’airelles. Roboratives, elles vous permettront d’attaquer la descente à pied. Sinon, il vous reste les « gondalas ».

Stubai côté eaux ! La route des cascades et des torrents (WildWasserWeg)

La plus imposante cascade de la Vallée de Stubaï aménagée por profiter des bienfaits de l’eu. ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Envie de plonger (au moins le regard) dans les eaux cristallines de hautes montagnes ? Après les lacs, il vous reste le clou du spectacle, sans doute ce que j’ai préféré pendant mon voyage : les cascades magiques et imposantes et les torrents tumultueux. Quelques-une sont visibles depuis la route centrale de la Vallée comme la Cascade Grawa Alm, mais franchement, il serait dommage de ne pas s’en approcher. D’abord, elles sont plus belles, plus hautes, plus puissantes de près que de loin. Ensuite, parce que l’espace devant Grawa a été intelligemment organisé pour que les chutes soient un spectacle. Assis sur de confortables fauteuils de bois légèrement incliné en arrière, je ne connais pas de meilleure sensation pour profiter du spectacle. C’est absolument zen malgré le bruit de l’eau. On plonge en soi comme on plonge dans ces milliers de bulles d’eau. Au-delà du plaisir des yeux, il y a des vertus médicales à fréquenter les cascades de près. Comme le disait Sebastian Kneipp (1821-1897) – Prêtre, hydrothérapeute et naturopathe : L’eau est la source de santé la plus simple, la moins chère et – correctement appliquée – le remède le plus sûr. » À son époque déjà, Kneipp avait compris les effets salvateurs des micros gouttelettes d’eau naturelle sur les voies respiratoires. Des études de l’Université privée Paracelsus de Salzbourg en Autriche ont depuis, largement confirmé ces actions bienfaisantes. Respirer ces fines particules chargées en ions négatifs contribue donc à dynamiser le corps et à le charger énergie.

Respirer de l’énergie

D’autres cascades presque aussi impressionnantes mais moins connues et plus difficiles d’accès parsèment la « route des Eaux Sauvages ». Cette route de sentiers, ponts de bois, bancs est conçue pour passer au plus près des cascades et torrents. Elle commence à l’arrêt de bus Nürnberger Hütte à Neustift et passe par la cataracte de la Ruetz. Des citations inscrites sur l’élégants panneaux de bois de personnages célèbres sur la thématique de l’eau ponctuent la promenade.

Au bord des torrents on se plait à élever des cairns en hommage à la nature. ©Judith Lossmann ©LaVieEstBelleVoyages

La Vallée est riche aussi de programmes d’activités et de sentiers thématiques (routes culinaires, plantes et vie des alpages, fermes du XIIIème siècle à Kartnall…) Toute au long de l’année, les villages organisent moults animations, concerts, spectacles de chants et danses tyroliennes… Bref, une destination à découvrir à quelques heures de Paris.♦

 


INFORMATIONS PRATIQUES

Office du tourisme de la vallée de Stubai

Tél. +43 (0) 501 881 0
Info@stubai.at
https://www.stubai.at/fr/

Dormir en vallée de Stubaï

Hôtel/restaurant (pension et demi pension) Der Stubaierhof ****

Stubaitalstraße 64

6167 Neustift im Stubaital (Autriche)

+43 (0) 5226 2450

www.der-stubaierhof.com

sur FaceBook : facebook.com/stubaierhof

La Stubai Super Card

Indispensable pour visiter toute la Vallée de Stubai, la Stubai Super Card offre des accès à de nombreuses activités :

  • utilisation des télécabines du glacier de Stubai, de Schlick 2000, de Serles et d’Elfer (1 montée et 1 descente /jour)
  • descente par l’Alpine Coaster de Mieders (1 par semaine)
  • entrée libre à la piscine de Neustift et à celle de Mieders
  • 3 heures d’aventure StuBay
  • utilisation gratuite des transports en commun

et réductions dans les musées, les cinémas, le rafting, le mini-golf…

Tout savoir sur la Stubai super card : https://www.stubai.at/fr/activites/randonnees/stubai-super-card/

Les activités

Stubaier Glestcher (le glacier) – Tél. +43(0)5226 8141 – info@stubaier-gletscher.com / www.stubaier-gletscher.com

14 juillet 2019, tous au pique-nique de la fraternité en Mayenne !

Comme chaque année la Mayenne organise un gigantesque pique-nique à Laval. Cet événement, dont le succès grandit années après années, rassemble les Mayennais et tous ceux qui veulent venir pour célébrer la fête nationale en mode « green » et conviviale !

Comme le dit le dicton, « plus on est de fous, plus on rit », alors soyez les bienvenus à Laval et autour de la capitale mayennaise pour ce pique-nique géant organisé depuis le centre ville et tout au long de la Mayenne. Au cœur de la ville de nombreuses activités culturelles, sportives, scientifiques et ateliers seront proposées aux visiteurs.

En 2016, ils étaient 20 000 à participer à cet événement annuel et convivial, où on partage rire et gourmandises. Cette année, La Mayenne à Table place les communes au cœur de ce grand rendez-vous, les associations, écoles, bénévoles et habitants s’impliquent pour exploser les scores. Spectacles, démonstration de métiers et de savoir-faire pour les entreprises, artistes de rue… Ça promet…

Vous avez carte blanche pour vous amuser. L’objectif : être le plus nombreux possible pour se réunir autour de la solidarité. Tout le monde y trouve son compte. Petits et grands s’éclatent en Mayenne pour le 14 juillet !


INFOS PRATIQUES

Pour toute(s) autre(s) information(s), contacter par mail : lamayenneatable@radiofrance.com ou par téléphone le standard France Bleu Mayenne au 02 43 49 50 50

Rotterdam recycle ses rooftop en restaurants et bars branchés

C‘est atavique chez le Hollandais… il faut gagner de la place sur la place. Les inventeurs du « polder » ne cessent décidément pas de le réinventer. Nous vous avons déjà parlé du positionnement « ecofriendly » de Rotterdam dans un précédent article. Retrouvons ici, les initiatives de la ville concernant l’usage des rooftop, ces espaces au sommet des immeubles qui doivent leur existence à la Seconde Guerre Mondiale, quand tout ayant été détruit, il a fallu reconstruire. En 2019, la ville affiche 15km2 de toits terrasses. Un record ! Et des fonctions forcément !

Rotterdam, une ville à la pointe de l'innovation ©JL

Rotterdam, une ville à la pointe de l’innovation ©JL

Les Hollandais, comme les anglo-saxons d’ailleurs, ont un sens aigu de la nature. Ils aiment la préserver et investissent depuis des décennies leur temps et argent personnel dans l’entretien du moindre espace vert dans les villes sans en référer à une autorité quelconque. C’est un engagement citoyen. La ville de Rotterdam est un étonnant mélange de buildings hyper modernes et de maisons et immeubles plus anciens où tout le monde se préoccupe d’apporter de la verdure, au pied des arbres, dans les platebandes, avec des plantations dans des pots et autour des bancs devant les maisons… Alors, quand la ville de Rotterdam s’est penchée sur la place, potentiellement récupérable au sommet des buildings, très vite l’idée est née de transformer ces espaces en aire de détente. Depuis, chacun y va de son « invention » verte. Résultat, aujourd’hui à Rotterdam, on peut prendre son petit déjeuner au sommet d’un building, au dernier étage d’une tour de ministère, dans un jardin fabriqué de toutes pièces entre trois immeubles.

Photo ©JL

Photo ©JL

Chaque quartier possède ses particularités. C’est un bonheur sans nom que d’explorer ses espaces, publics ou privés, souvent faits de bric et de broc dans l’esprit vintage, mais pas que… Dans Post-War district, les espaces verts sont nombreux et souvent dotés d’une fonction « sauvegarde de l’énergie », via des installations importantes de panneaux solaires. Dans le cœur de la ville où les espaces manquent, les rooftops sont vécus comme des extensions publiques bien utiles pour pratiquer des activités autour d’un verre ou d’un repas. Les enfants adorent ! Idem dans le 19TH Century District, un arrondissement de la ville très « serré » où les toits terrasses servent à la récupération des eaux de pluies et au recyclage des eaux. Dans le quartier de Harbour (le port), en revanche, les espaces larges, aérés, immenses accueillent des plantations, des jardins d’herbes et de fleurs, d’aromatiques et de groseilles.

Op het Dak (en anglais : on the roof) est le nom d’un café que j’ai adoré. Situé au beau milieu d’un rooftop, l’un des plus grands d’Europe, dédié à la culture potagère, il est pris d’assaut chaque matin par des habitués du quartier qui savent trouver là, un excellent petit-déjeuner et une vue imprenable et sublime sur tout le quartier de briques rouges. Évidemment, ils servent des produits issus de leurs plantations et en accord avec la saisonnalité ! Tous les autres produits viennent de producteurs locaux des environs immédiats. A tester absolument !

Un plaisir pour les papilles ©JL

Un plaisir pour les papilles ©JL

Et en sortant à peine de la ville, on peut déjeuner ou dîner dans une ferme-restaurant. Fraîcheur garantie des fruits, légumes, herbes aromatiques, ail, oignons, échalote, œufs. Pour les viandes et les poissons, attendons encore un peu. Mais l’essentiel n’est pas seulement là. Pour Uit je Eigen Stad, il s’agit surtout de reconnecter les hommes et la Terre. La Terre et l’alimentation. Dans cette « ferme », les Rotterdammers peuvent voir comment « poussent » ces « choses » que l’on mange et croyez-le ou non, c’est une véritable révélation pour beaucoup.

Respirer vert à Rotterdam ©JL

Respirer vert à Rotterdam ©JL

Quittons les hauteurs pour nous attarder au raz de l’eau dans le « recycled Park », fabriqué des « briques » de plastiques recyclé. Il trône au beau milieu de Nieuwe Maas River juste avant l’embouchure de la mer du Nord. La plateforme accueille un bar-restaurant, une salle d’exposition ou de réunions. On boit et on mange bio. On profite du soleil sur la terrasse au bout de laquelle des espaces en partie immergés servent de pouponnières aux œufs de poissons et aux plantes !

 

 

INFOS PRATIQUES

Recycled Park => www.recycledpark.com

Dormir à Rotterdam

The James Hôtel. Parfaitement situé au cœur de la ville, au cœur des buildings, les chambres grandes, confortables et élégantes ont une vue éblouissante sur la ville. Un ravissement pour les yeux durant la nuit.
Aert van Nesstraat 25 – +31 (0)10 7605070 – info@thejames.nl– www.thejames.nl

Se restaurer à Rooterdam

Uit je Eigen Stad
Marconistraat 39 – Tél. 0031 10 820 8909

Op het Dak (prendre le PD au sommet d’un building)
Schiekade 189 – +31 (0)6 526 374 32 – rogier@ophetdak.com– www.ophetdak.com

Activités à Rotterdam

Le bateau taxi qui permet de visiter la ville au fil de l’eau. Une véritable expérience à faire sans hésiter. Plusieurs parcours possibles. À partir de 4,50€.
www.watertaxirotterdam.nl Tel. 010 40 30 303. Info@watertaxirotterdam.nl

Leiden, la ville de la tulipe, de l’argent et des beaux esprits

Si trop n’est jamais assez, alors Leiden (autre orthographe connue Leyde) s’inscrit dans le livre des records, tant son attractivité est immense. Monuments historiques, sublimes églises, château, université, marché aux fromages, moulins à vent, canaux sur lesquels voguer. Laissez-vous embarquer !

Leiden ©JL

À quelques kilomètres de la mer du Nord, Leiden est définitivement une ville de bateaux, de canaux, de marina. La vie s’organise autour de ces spots marins et toute la ville vibre au son des drisses. L’horizon encombré de mâts est une constante invitation au départ. Les cieux, balayés par les vents, oscillent sans cesse du bleu le plus pur au gris le plus sombre. Sans doute, l’une des raisons pour expliquer la peinture de Rembrandt, né ici à Leiden (1606-1669). Cette ville, importante, fourmille d’excellents motifs pour la visiter. Installée à une vingtaine de kilomètres du Keukenhof, l’immense jardin botanique de renommée internationale, Leiden, fut la porte d’entrée de la tulipe en Hollande. On retrouve donc cette influence partout dans les rues et les parcs. L’architecture de la ville, en elle-même vaut le déplacement, on appréciera ce flamboiement flamand austère et joyeux en même temps.

Leiden ©JL

Leiden brille par ses innombrables musées
Riche de ses monuments culturels et historiques, Leiden possède une gigantesque bibliothèque universitaire, nommée Universiteitsbibliotheek (bon courage pour la prononciation) où est conservé un traité de médecine du XVIIe siècle, le plus ancien document contenant des mots bretons.
Mondialement connue pour ses musées, la ville possède le Rijksmuseum van Natuurlijke (musée national d’histoire naturelle), le Rijksmuseum van Oudheden (musée national des Antiquités), le Stedelijk Museum de Lakenhal (musée municipal de Leyde), le Rijksmuseum voor de Geschiedenis van de Natuurwetenschappen en van de Geneeskunde (musée Boerhaave) et le Rijksmuseum voor Volkenkunde (musée d’ethnologie). Compter une bonne semaine pour tous les visiter tant les collections sont riches.
L’université d’Einstein et de Rembrandt
Lors de votre séjour à Leyde, une visite à l’université de Leyde est obligatoire. En effet, celle-ci est l’université la plus ancienne des Pays-Bas. Fondée en 1575 sous l’ordre du Prince Guillaume 1er d’Orange-Nassau, elle a instruit de très grandes personnalités telles que la famille royale fondatrice du monument, le Premier ministre britannique John Stuart Bute, le théologien islamique Nasr Hamid Abu Zayd et le président américain John Quincy Adams.
L’université de Leyde fut surtout fréquentée par des génies des sciences tels que Albert Einstein, Enrico Fermi, Hendrik Lorentz et Igor Tamm, ainsi que des artistes et penseurs comme Rembrandt ou des philosophes comme René Descartes et Thomas Browne. A savoir, l’université de Leiden est actuellement classée parmi les meilleures universités du monde !

Leiden ©JL

A la rencontre de Rembrandt
Impossible de dissocier Rembrandt de Leiden. Un parcours (In the footsteps of the Young Rembrandt) sur le thème Rembrandt jeune traverse la ville, du musée Lakenhal au Young Studio Rembrandt en passant par de nombreuses places identitaires liées au peintre et à son œuvre.
Quelques mots sur Rembrandt.
Né le 15 juillet 1606, il est considéré comme l’un des plus grands peintres baroque de l’histoire. Il a peint plus d’un millier de gravures, peintures et dessins. Praticien émérite des eaux fortes, il est donc l’un des plus grands aquafortistes de l’histoire de l’Art. S’inspirant du Caravage, Rembrandt utilise le clair-obscur à la perfection, jouant entre lumière et obscurité. Cela donne un effet de réalisme romantique. Un mélange de mélancolie et de douceur. Hormis le musée et le parcours dans la ville, une autre façon de découvrir Rembrandt consiste à visiter « Young Rembrandt Studio » au 89 rue Langebrug installé dans une bâtisse du 17è siècle. C’est là qu’il a appris à peindre à graver et à dessiner grâce à son Maitre Jacob Van Swanenburgh. Une vidéo de 7 minutes, cartographique on découvre les moments clefs de la vie de Rembrandt jeune, sa façon de peindre et les matériaux qu’il utilisait.

Leiden ©JL

Le ravissement à l’état pur !
Envie de découvrir la ville autrement !? On a ce qu’il faut. Montez donc à bord du Rederij Rembrandt, un long et charmant bateau touristique, chauffé et aménagé d’un toit transparent pour ne rien perdre du spectacle. Naviguant au rythme du moteur électrique, silencieux et bienveillant, vous serez transporté dans la végétation luxuriante et insoupçonnable qui habite le cœur de la cité et les rives. Cette balade au raz de l’eau est un pur moment de bonheur d’environ une heure.
Leiden a su conquérir nos cœurs et nous sommes sûres qu’elle va aimanter le vôtre ?

 

Retrouvez tous nos articles sur les Pays-Bas dans la rubrique RTT Europe !


INFOS PRATIQUES

Comment y aller ?
En train avec Oui SNCF : départ Gare du Nord, Arrivée Leiden (3H30 de trajet pour 240€ environ)

DORMIR
Hôtel Kasteel Oud-Poelgeest (à l’extérieur de la ville, environ 5 minutes en taxi) – Poelgeesterweg 1 – 2341 NM Oegstgeest – +31 (0) 7151 74224
www.kasteeloudpoelgeest.com

Rembrandt Hotel (en plein cœur de la ville) – nieuwe Beestenmarkt n° 10 – 2312 CH Leiden – Tél. +31 (0) 7151 44233 – www.rembrandthotel.nl

SE RESTAURER
Cet hôtel aux limites du centre ville propose chambres d’hôtes adorables et table d’hôtes. Attention, réservation obligatoire.
Hotel Huys van Leiden – Oude Singel 212 – 2312 RJ Leiden – +31 (0) 7126 00700

www.boutiquehotelsvanLeiden.nl

Lunch Bakery van Maanen
Nieuwe Rijn 39
2312 JG Leiden
+31 (0) 7175 05040
www.bakkervanvanmaanen.nl/winkels/nieuwe-rijn

ACTIVITES CULTURELLES
– Young Rembrandt Studio – Langebrug 89 – 2311 TJ Leiden – www.leiden.nl/youngrembrandt

– Rederij Rembrandt – Blauwpoortshaven 5 – 2312 EL Leiden – +31 (0) 7151 34938
info@rederijrembrandt.nlwww.rederijrembrandt.nl

Pour s’endormir, les Leydois n’ont qu’à compter le nombre de canaux et de ponts de leur ville. Situé entre Amsterdam et La Haye, à une dizaine de kilomètres de la Mer du Nord, Leiden est une charmante commune de 290 000 habitants, renommée pour ses monuments historiques tels que l’église et le château, l’université, le fameux marché aux fromages, les canaux et les moulins à vent… Leiden est précisément le carrefour des rencontres historiques et culturelles.

Une collection lumineuse servie sur un plateau d’argent !

Dutch Silver Museum ©JL

Dans la petite ville de Schoonhoven, à côté de Gouda se visite un fabuleux trésor, tout en argent … Le Dutch Silver Museum. Une collection inestimable et conséquente dont on ne lasse pas de découvrir les joyaux.

Au cours de cette visite aussi attrayante qu’érudite, les visiteurs découvrent tout de l’argent, ce métal précieux, le plus polyvalent au monde, capable de prendre toutes les formes !

Dutch Silver Museum ©JL

L’exposition se divise en trois thèmes : la vie et la mort, les fanfarons et la renommée éternelle. Mais la pièce la plus impressionnante du musée est la plus longue table d’argent du monde. Au travers ce musée, on découvre l’histoire de l’argent de 1600 à nos jours. La collection est essentiellement constituée d’ustensiles néerlandais et leur évolution à travers le temps. Cuillères à soupe de pomme de terre, trancheuses à fromage, cuillères pour la naissance et paniers à pain…

Vous aimerez à coup sûr toute la beauté exposée dans ce musée. Une beauté brillant de mille feux ! Passionnant autant pour les petits que les grands.

Retrouvez tous nos articles sur les Pays-Bas dans la rubrique RTT Europe !


INFOS PRATIQUES

Dutch Silver Museum – Kazerneplein 4 – 2871 CZ Schoonhoven – Tél.+31 (0) 182-385612

info@zilvermuseum.nlwww.zilvermuseum.nl

Gouda, une ville fondante

Gouda ©JL

Si on vous dit Gouda, vous pensez gros fromage rond jaune, Hollande (l’autre pays du fromage), siroopwafel et vous avez raison. Gouda, c’est aussi une architecture flamande, des briques, des canaux et un art de vivre.
Quelques heures de train et vous voilà projetés dans une ville rouge grenat, sertie de pavés, dotée de toits en escalier… Vous voilà arrivés à Gouda, une ville néerlandaise située à seulement 50 minutes en voiture de Rotterdam. Gouda brille autant pour son architecture typique que pour la richesse de son savoir-faire culinaire local, à savoir, le fabuleux fromage évidemment mais aussi la fabrication de siroopwafel, de bougies, de pipes.

 

Gouda ©JL

Le centre-ville de Gouda : un lieu de rencontres historiques
Vous allez adorer le centre ville de Gouda. Une balade dans le temps et l’espace en bordure de canaux envahis de nénuphars, parfois éclos. Un ravissement. De très jolies boutiques, des impasses riches de surprises, des espaces verts et des jardins presque secrets… tel est le charme absolu de cette ville « so province » des Pays Bas. Proche de la place principale, les vendeurs de Gouda en plein air ou en boutiques vous en feront voir de toutes les couleurs. Cette place, traditionnellement animée tout au long de la journée offre un spectacle vivant animé par les habitants de la ville. Bien plus qu’un centre-ville, le marché de Gouda, dit Markt, est un lieu de rencontres, de découvertes, d’enrichissement et d’échanges.

Maison communale ©JL

De cette place, on peut admirer la Maison Communale de 1448, riche de cette architecture néerlandaise toute encarré et en escaliers. A seulement cinq minutes, allez donc visiter la célèbre et grandiose église Sint-Janskerk. Une occasion unique d’admirer les 72 splendides vitraux représentant la Bible et l’histoire de la nation. Construite en 1280, cette église a été offerte par la ville de Haarlem pour commémorer la croisade de 1219. A ce jour, elle est la plus longue église des Pays-Bas avec ses 123 mètres. En plus d’être mondialement connue, Sint-Janskerk attire les touristes qui viennent des quatre coins du globe pour admirer cette œuvre architecturale romaine !

Goudse waag ©JL

La gastronomie à l’honneur des Pays-Bas
Cachée derrière la Maison Communale, la Goudse waag, aussi nommée « La Maison du Poids », le Musée des fromages et des artisanats est un véritable bijou de l’histoire… du fromage ! Autrefois, ce bâtiment était utilisé pour la fabrication de fromage, le fameux Gouda, qui a donné son nom à la ville. Conçu par l’architecte Pieter Post en 1668, le monument possède des sculptures en bas relief représentant des artisans en train de peser leurs fromages (au moins, vous êtes sûrs de ne pas vous êtes trompés de musée !). Un musée à faire fondre les cœurs… Et à ouvrir l’appétit !

Et cela tombe bien, vous ne manquerez pas de déguster une autre spécialité culinaire de Gouda : la pâtisserie Van Vliet, qu’on appelle aussi Goudse siroopwafel (en français, ça donne gaufres au sirop de Gouda). Pour cela, on se donne rendez-vous au Smaakmakers. Ce lieu est un véritable paradis gustatif où on fabrique, déguste et achète de délicieuses gaufres. On ne résiste pas au caramel sirupeux généreusement étalé entre deux gaufrettes croquantes cuites de chaque côté. Et on ne vous parle de l’odeur délicieuse qui s’échappe des lieux et parfume les alentours. Irrésistible.

Krimpenerwaard ©JL

La faune et la flore, à quelques kilomètres de Gouda
Au sud de Gouda se trouve une ville au nom de Krimpenerwaard, ou devrions-nous dire un village ! Avec ses 160ha, c’est une sorte d’oasis végétale où il est agréable de respirer le grand air frais. Ici, la nature est seule maîtresse. Bordé par trois rivières, Krimpenerwaard accueille chaleureusement les visiteurs dans une green land accompagné d’animaux domestiques. Ici, les vaches trottent et dansent dans les prairies. Quel bonheur de voir de spectacle où les animaux et les humains ne forment qu’un ! C’est dans ces lieux que l’on découvre la Cheese Valley, dite la Vallée du Fromage, où sont traites les vaches afin de produire le fameux fromage de Gouda… C’est ici aussi que l’on déguste la succulente fondue au gouda à la ferme De Twee Hoeven. Enfin, c ‘est ici aussi que l’on « grimpe » (et vous verrez à quel point le mot est juste tant ça monte !) dans le grenier d’un moulin. La charpente, en parfait état, vaut la l’escalade et puis, pas d’inquiétude, les bras du monsieur sont là pour vous attraper au cas où… De là-haut, la vue sur tout Krimpenerwaard est éblouissante.

Fromage et gaufres, briques rouges et pavés blancs, histoire et patrimoine… Gouda fera fondre vos cœurs !

Retrouvez tous nos articles sur les Pays-Bas dans la rubrique RTT Europe !


INFOS PRATIQUES

Comment y aller ?

En train avec Thalys : www.thalys.com
Aller Paris-Gouda avec correspondance à Rotterdam : 200
Retour Leiden-Paris avec correspondance à Schiphol : 150

Office de tourisme VVV Gouda
Markt 35, 2801 JK Gouda, info@welkomingouda.nl, +31 (0) 182589110, www.welkomingouda.nl

Visiter

Sint-Janskerk
Achter de Kerk 2, 2801 JW Gouda, +31 (0) 182-512 684,www.sintjan.com

Le Markt
M. B. Serrure, +31 (0) 182-582530, +31 (0) 6-48135432, www.marktvangouda.nl

Cheese Valley
info@cheesevalleyholland.com, www.cheesevalleyholland.com

De Twee Hoeven
Steinsedijk 37, 2851 LB Haastrecht, info@detweehoeven.nl, www.detweehoeven.nl

Dutch Silver Museum
Kazerneplein 4, 2871 CZ Schoonhoven, +31 (0) 182-385612, info@zilvermuseum.nl, www.zilvermuseum.nl

Blomatelier

Blomatelier
Molenwerf 22, 2801 PP Gouda, +31 (0) 6 53 93 96 99, diny@blomatelier.nl, www.blomatelier.nl

Se restaurer

Restaurant Lichtfabriek
Hoge Gouwe 189, 2801 JW Gouda, +31 (0) 182 231 251, info@lfgouda.nl, www.lfgouda.nl

Smaakmakers
Lange Groenendaal 32, 2801 LT Gouda, +31 (0) 182 529975, info@vd-berg.nl, www.vd-berg.nl, www.siroopwafel.nl

Se loger

Best Western City Hotel
Profitez d’un séjour agréable et confortable au Best Western City Hotel. Situé au bord du canal Kattensingel, cet hôtel en briques rouges typique des Pays-Bas cache en fait à l’intérieur une architecture sobre et moderne, à la fois élégante et design. Les 50 chambres que dispose l’hôtel sont confortables et joliment illuminées par la lumière du soleil qui s’infiltre par les grandes fenêtres. Une douce nuit, féerique et enchanteresse rien que pour vous !
Hoge Gouwe 201, 2801 JW Gouda, +31 (0) 182 860 086, info@bestwesterngouda.nl, www.bestwesterngouda.nl