mardi 4 août 2026

A Ciambra de Jonas Carpignano

Entre délinquance et dangerosité, Pio, quatorze ans, veut devenir un homme avant l’heure. A travers ce personnage attachant, Jonas Carpignano dévoile le quotidien qu’un jeune garçon issu d’une communauté de Roms, dans le sud de l’Italie.

Pio n’a que quatorze ans, mais sa vie diffère des autres adolescents de son âge, de ceux qui vont à l’école et mènent une vie paisible. Sa famille et lui vivent à Gioia Tauro dans le sud de l’Italie et son grand frère « modèle », Cosimo, est mêlé à des histoires de cambriolages et de trafics illégaux. Malgré les avertissements de sa famille, Pio s’initie volontairement à l’art des « petites » arnaques de la rue. Il fume. Boit. Découvre les femmes. Avec l’argent qu’il gagne de façon illégale, Pio veut subvenir aux besoins de sa famille. Dans cette ville d’Italie, la communauté noire et la communauté de Roms se confrontent, et pourtant, Pio se lie d’amitié avec Ayiva. Pio est ouvert à deux mondes distincts.
Jonas Carpignano raconte : « je crois fondamentalement qu’en dehors des contraintes politiques, économiques et nationales, le fait d’être confronté à des « éléments extérieurs » (que ce soit à travers les rencontres, une autre culture culinaire ou musicale) est la seule façon d’abattre les frontières artificielles qui nous séparent ». C’est à travers diverses expériences que Pio va se construire en tant qu’homme.
Angoisse, crainte, avenir incertain. Le réalisateur nous plonge dans le quotidien d’un adolescent qui se construit en tant qu’homme dans la misère et la délinquance.

Mediterranea, le premier long-métrage du réalisateur sorti en 2015, a été sélectionné au Festival de Cannes et a connu un vif succès. Il revient cette année avec une histoire encore plus poignante, encore plus touchante. A Ciambra, son deuxième long-métrage, est basé sur son court-métrage éponyme et fait sa première internationale à la Quinzaine des Réalisateurs 2017.

Éveil à la Permaculture…

S’opposant à tous points de vue à l’agriculture intensive, la permaculture fait ses preuves tous les jours ! Sera-t-elle la méthode de production des végétaux, légumes et fruits qui va sauver le monde ? Il semble bien que oui !

Eveil à la permaculture

KESAKO la permaculture ?

Une autre façon de penser la production de légumes et fruits, opposée à l’agriculture intensive, laquelle détruit notre planète. Là, où la permaculture non seulement la respecte, la protège et mieux encore lui procure des soins pro-actifs.

L’éthique de la permaculture s’appuie sur 3 valeurs fondamentales :
prendre soin de la Terre
prendre soin de l’homme
partager équitablement les ressources

La base de la permaculture est fondé sur un « design ». Ce que les professionnels et enseignants nomment DPC – Design Permaculture Courses – Par design, ici il faut entrendre le mot anglais qui, traduit en français, nécessite 4 mots explicatifs : conception, aménagement, planification, organisation.

À la base de ce DPC, les permaculturistes fabriquent une butte auto fertile. Ils creusent un vaste trou, en retire la terre par strates déposées de part et d’autre du trou. Puis, ils couchent des troncs d’arbres morts au fond du trou ( ce qui va générer gaz, azote, champignons, etc). Ils reposent par-dessus la terre la plus profonde, puis les graines des futurs légumes, puis la terre de surface. Ils ajoutent une protection de feuilles mortes et attendent. Avec ce système, tout simple, non seulement la production est augmentée dans des proportions de l’ordre de 1 à 10 mais la terre est régénérée. Comme la permaculture ne pratique – évidemment –  pas le labourage qui tue les micro-organismes, au fil des saisons la terre s’enrichie. Le contraire positif de l’agriculture intensive !

Les 5 zones au coeur du dispositif permaculture.

La permaculture se fabrique autour d’un design. Cinq zones concentriques ayant chacune sa spécificité réparties en fonction de l’intensité de son usage. Autrement dit, plus j’en ai besoin, plus la « production » doit être intensive, plus la zone est proche de la maison. Ce qui donne, au centre du tout : la maison, le jardin des condiments, la serre, le poulailler. Seconde zone : le potager en intensif avec la butte auto fertile. Troisième zone : les fruitiers en intensif. Quatrième zone : les fruitiers en extensif : noix, noisette et aussi n ourriture des grands animaux. Cinquième zone : le sauvage sans intervention de l’homme. Des interactions plus ciblées sont mises en place… Par exemple laissez aux poules l’accès au potager. Elles ne mangeront pas les légumes mais chasseront vers, limaces et escargots, qu eux se délectent des alades en pleine croissance. On pourrait multiplier les exemples basés sur l’observation et le pur bon sens au coeur de toute la philosophie permaculturiste. Le film en présente beaucoup.

La bonne nouvelle en permaculture !

Ce qui s’applique sur des espaces de quelques hectares à des centaines de milliers d’hectares s’applique aussi dans vore jardin. Pas besoin d’être au milieu de nulle part pour pratiquer la permaculture. La tendance est d’ailleurs très forte. De plus en plus de propriétaires urbains disposant de petites parcelles se mettent avec bonheur et surtout avec le sentiment tout à fait justifié de protéger la planète à produire un potager, abondant qui plus est, en permaculture. Pourquoi pas vous ?

Eveil à la permaculture. Andy et Jessie Darlington

 

Le film documentaire (85mn) d’Adrien Bellay regorge de belles et bonnes idées. Il explique tès bien comment la permaculture est née. De quels constats ancestraux confirmés par les analyses les plus récentes, l’usage de la permaculture est une excellente méthode, voire LA méthode pour nourrir une planète surpeuplée sans la tuer cette planète justement. 

Traces et traques à Boston

Ah ! ces films tirés de l’actualité dont on connait la fin et auxquels on ne peut résister !

Et pourtant, « Traque à Boston » remplit son rôle. Et puisque le diable est dans les détails dit-on, les producteurs ont décidé d’exploiter minutieusement le montage de cet attentat qui a marqué les esprits. L’impression du spectateur depuis son fauteuil sera véritablement d’entrer dans un film d’action. Mais ce qui frappe, c’est l’intelligence des scénaristes à nous transporter avec un réalisme dans les conditions digne du reportage.

Traques à Boston

Aucune distance sur les événements, sur les émotions, sur la violence de certaines scènes. Tout au contraire, une plongée dans l’univers des métiers de l’urgence. S’en suit une chasse à l’homme assez unique, qui témoigne au passage des moyens de filature numériques, des nombreuses traces que laissent nos états d’âmes sur les réseaux sociaux et nos déambulations dans les lieux publics. Ceci à aussi le mérite de relancer la réflexion autour de l’absence de confidentialité de notre vie privée. Le film peut d’ailleurs vous permettre, si vous étiez indécis, de répondre pour ou contre la surveillance à grande échelle ?

Traques à Boston

La menace oppressante dans ce film est en soi un personnage, qui réapparait quand on ne s’y attendait pas. Mark Wahlberg n’est pas surprenant dans sa parfaite maîtrise de jeu d’un personnage de la vie ordinaire confronter à l’extraordinaire. Le physique émacié de Kevin Bacon parfois capable de jouer un visage qui se fige à l’extrême derrière ses lunettes, incarne bien le climat de tension et la pesanteur des responsabilités. Plus loin, cette histoire, vraie fait la démonstration d’un déploiement et de l’appel à l’intelligence collective d’une ville.

Dans la sélection des films qui sortent en ce moment sur les écrans et qui portent parfois sur une certaine forme de contemplation. Traque à Boston » tranche radicalement, mais pas sans souligner la démonstration d’une ville dévolue totalement à se défendre.

Le Musée de la guerre torpillé dans l’oeuf ?!

A quelques jours de son ouverture au grand public, le MIIN, le Musée de la Seconde Guerre mondiale de Gdansk sera t-il torpillé dans l’œuf par M. Glinski, le ministre de la Culture Polonais, lequel au mépris du respect le plus élémentaire du droit constitutionnel refuse la décision du Tribunal régional de conserver ce Musée dans sa dimension locale ?

Si elle n’était pas si tristement stupide cette affaire pourrait faire rire aux éclats. Malheureusement ce n’est pas le cas. Il y a de quoi se demander comment fonctionnent les esprits des hauts fonctionnaires de l’État qui voient, depuis Varsovie, une occasion de piquer une intéressante initiative locale à leurs petits copains de province.

En effet, depuis 2008, les équipes, partenaires, collaborateurs et donateurs de la ville de Gdansk, sous la direction du Professeur Pawel Machecewicz, ont œuvré comme des forcenés pour ouvrir ce magnifique musée dédié à la Seconde Guerre mondiale, sur un terrain symbolique, qui fut pendant le conflit, un quartier populaire entièrement rasé par les bombes.

MIIN à Gdansk ©Judith Lossmann

Avec cette ouverture exceptionnelle, le 23 janvier 2017, aux pontes régionaux et aux journalistes, on a bien conscience d’être tous un poil … instrumentalisés. La preuve cet article ! C’est cependant avec un véritable intérêt que nous avons visité ce musée en avant-première, en présence des principaux intéressés : Monsieur Pawel Machecewicz, à qui l’on doit l’initiative et la mise en œuvre, son adjoint, les scénographes Belges de la société Tempora Designer (ftp://ftp.lavieestbellemag.com/www/isabelle-benoit-tempora.mp3) Kwadrat Architectural, les constructeurs, Élie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France…
Également présents, de nombreux donateurs qui se sont défaits de leurs souvenirs pour agrandir les collections du musée qui atteignent 2500 pièces.

Rappelons que la stupidité de cette petite guéguerre entre province et ministre de la culture polonais risque d’aboutir à la liquidation complète du musée tel qu’il a été conçu pour être réduit à une dimension purement militaire, officiellement légitimée selon M. Glinski, par la présence à quelques encablures de Gdansk de Westerplatte, l’endroit précis où le 1er septembre 1939 démarra la Seconde Guerre mondiale.
Au moment où je publie ce papier, personne ne sait encore ce qu’il adviendra de ce musée. Peut-être aurons-nous été quelques deux cent personnes à l’avoir vu dans le monde. Raison de plus pour en parler.

MIIN à Gdansk ©Judith Lossmann

Revenons sur le MIIN, tel qu’il se présente ce 23 janvier 2017. De nombreuses personnes à travers le monde on travaillé aussi bien sur la structure architecturale du musée qui rappelle Yad Vashem à Jérusalem et sur la scénographie que sur la volonté de présenter – enfin- la Seconde Guerre mondiale ni du point de vue Occidental, ni du point de vue Russe mais bel et bien du point de vue de la Pologne.

Une terre, un pays, une population catholique et juive, impactée comme aucune autre en Europe du fait de son histoire séculaire avec l’Allemagne dont l’occupation et la brutalité étaient de mise pendant toute l’histoire d’une part. D’autre part, rappelons que si 1945 marque la fin des conflits pour tous les pays, elle marque le début de la dictature communiste en Pologne, laquelle subit donc une double agression : celle du 3ème Reich puis celle des Russes.

Avec autant de souffrances chez les civils, la volonté au cœur du processus créatif résidait, certes, dans le désir de montrer la vie militaire, économique, politique pendant La Seconde Guerre mondiale et plus généralement pendant le 20e siècle mais aussi d’exprimer le point de vue de centaines de milliers de femmes, d’enfants, d’hommes persécutés d’une façon ou d’une autre.

On verra donc de nombreuses vitrines avec des objets du quotidien, devenus denrées rares durant la guerre, et aussi quelques merveilles sauvegardées comme par miracle tels ces petits carnets de dessin, où l’éclat du soleil et des fleurs provenaient des crayons de couleurs ! Seule façon d’illuminer le quotidien d’une vie à dominante grise et uniforme !!!
On verra aussi des photos qui glacent le sang. Comme cette fillette terrorisée, agenouillée dans l’herbe devant sa mère morte, le visage a demi arraché par les balles. Ou encore celle de ce petit garçon, égaré et hébété au milieu des gravas de son quartier entièrement détruit par les attaques aériennes.

MIIN à Gdansk ©Judith Lossmann

La visite commence avec la Guerre de 14/18, la montée des extrémismes dans tous les pays d’Europe et se termine avec le conflit en Syrie dans un quartier de la ville d’Alep et l’élection de Donald Trump (qui a signé – j’en profite pour le dire, dès hier, premier jour de son mandat présidentiel la loi anti-avortement… Au cœur de toute cette douloureuse anti-démocratie que fut le 3ème reich et de ces heures liberticides… ça fait réfléchir).

Beaucoup de belles trouvailles scénographiques comme ces immenses lettre du mot TERROR. Une riche iconographie qui nous projette en pleine face le salut nazi*et le visage d’hitler*. Des vidéos d’époque, issues des informations et aussi de la propagande. Un exceptionnel montage projeté sur un mur dans l’une des dernières salles de l’exposition permanente, présente côte à côte mais séparé par des barbelés symboliques, l’évolution du monde libre versus le monde non libre, du début du conflit à l’élection du 45e Président des USA.
Deux chars d’assaut ont pris place dans le Musée, des reconstitutions des décors réels où le gris domine, des vitrines, des casiers, des armes, des photos. Des milliers de photos de disparus ! Et aussi 1500 pages accessibles sur les écrans multimédias.

Un très beau musée dont l’ouverture officielle (si tout va bien) est prévue aux premiers jours de Mars 2017, avec des audio-guides en français.
Souhaitons au MIIN, si vite obligé de se battre pour sa liberté d’exister, d’être confirmé dans son essence première par le tribunal Administratif National.

25 janvier 2017 – 9h00 : la décision du Tribunal à Varsovie donne au Ministre de la Culture le pouvoir de refaire ce musée à sa façon… Lien vers le communiqué officiel daté du 24 janvier 2017 publié par le site du Musée :

http://www.muzeum1939.pl/en/aktualnosci/act/news-info#article-1cad47b4262f5908b8c70b1a705e78b2 

Museum of The Second World War
52 Walowa St.
80-858 Gdansk
www.muzeum1939.pl

Besoin d’une guide ?
Arleta Domowicz
Tél. +48- 604 900 939
arletadom@op.pl

Venez à Gdansk visitez ce musée de la Seconde Guerre Mondiale et ne ratez pas un autre musée, absolument exceptionnel, très émouvant consacré à Solidarnosc. Lire notre article :

Alliés pour la guerre ou pour la vie ?!

C’est la question que pose cette nouvelle production bien ficelée signée Robert Zemeckis.

Dans le dernier film de Robert Zemeckis on rend sa superbe à tout ce qui fait un bon film. Les choses sont maîtrisées. La photo est digne des grosses productions de films historiques. La réalisation et les scènes d’action sont esthétisées, chorégraphiées et pourtant réalistes. Les deux acteurs servent le film du haut de leur talent. Et le tout s’appuie sur une histoire bien écrite. On pourrait croire que tout est dit après cela. Ça ramènerait cette production à l’application d’une simple recette. ce qui serait réducteur.

Si on rentre dans le film instantanément, saisi par la beauté de la première image, on a aussi la sensation paradoxale qu’il démarre à la 40ème minute. Il est agréable de constater qu’il s’agit en fait d’une facétie du réalisateur qui nous dirait de façon subliminale :  » attendez, ouvrez tous vos sens. » Cette lenteur volontaire se justifie parfaitement par son génie à nous distiller tous les ressors dramatiques subtils et indispensables à la construction narrative et au suspense qui va suivre. Et ça fonctionne, on a envie de dire, merci d’avoir pris le temps.

Brad Pitt se burine et campe son personnage, en imprimant une tension avec toute la virilité élégante d’un héros de la guerre. Guerre qui en définitive ne sera que le théâtre de fond où se joue un amour contrarié par l’époque. Marion Cotillard est intense, sublimée par les effets de couture sans rien gâter ni de sa fresh, ni de sa french touch !

D’Abu Dahbi à la fondation Maeght : des barils

Du mastaba d’Abu Dahbi aux collines de Saint-Paul de Vence, les barils, chers à Christo et à Jeanne-Claude, s’exposent à la Fondation Maeght.

Christo à la Fondation Maeght

Christo et Jeanne-Claude en rêvaient … Enfin, ils sont exposés à la fondation Maeght dont la Cour Giacometti, désertée par les sculptures de l’artiste, sert d’écrin à un Mastaba monumental de 9 mètres de haut, 17m de long et 9 m de large. Cette idée d’un Mastaba exposé à la Fondation Maeght date des années 1960. Époque où ils ont commencé à travailler avec des barils de pétrole avec leur œuvre Wall of Oil Barrels en situation dans différents environnements urbains jusqu’au Mastaba Monumental édifié de façon permanente (la seule œuvre de Christo dans cas) dans l’oasis de Liwa dans le désert d’Abu Dhabi, qui comprend 410.000 barils !

Jusqu’au 27 novembre 2016, on pourra admirer l’installation mais aussi tous les dessins, maquettes, photographies, films et travaux préparatoires des premières œuvres de Christo et Jeanne-Claude.

Une exposition à voir, qui interpelle sur la réalité du monde industriel, son emprise dans le quotidien des Hommes, finalement bien petits face à cette immensité !

Le Teckel, un film de Todd Solondz

Pouah ! J’ai détesté ce film et je vous dis pourquoi…

Pour être vendeur, le synopsis présente ce film comme cela : C’est le portrait d’un teckel et tous ceux auxquels il apportera un bref instant de bonheur. Que voilà un gros mensonge ! Ho, bien sûr, le Teckel passant de cages en bras et de bras en laisse, est le témoin de la vie de ses maîtres furtifs.
Des maîtres sombres, méchants, cynisme, cruels, dépourvus d’amour qui le nomment « Saucisse », « P’tite crotte » ou encore « Cancer » !

Je pose la question : pourquoi Todd Solontz avait-il besoin de ce pauvre chien ? Quels comptes avait-il à régler avec les chiens ? Il y avait bien d’autres manières scénaristiques pour lier entre elles les saynètes de ce film à sketches. Julie Delpy, fidèle à ses choix de rôles, véhicule des sentiments profondément malsains et durs. Danny DeVito est pathétique dans ce personnage de looser. Seule, Greta Gerwing montre de la compassion.

Todd Solondz dit « Je n’avais jamais fait de film sur les chiens ». Je le rassure : il n’en a toujours pas fait !

Affiche du film "Le Teckel" de Todd Solondz… À réserver pour ceux qui n'aiment pas les chiens !

Ma conviction profonde est que le réalisateur n’aime pas les animaux, les chiens. Et quand bien même, il les aimerait, à coup sûr, il ne les connaît pas, ne s’intéresse pas à eux, les prends pour des objets.
Il lui aura sans doute échappé, que de nombreux pays dont la France (après bien des combats) ont adopté une loi qui reconnait aux animaux sensibilité et sentiments. (j’invite Todd Solontz à aller sur ma page Facebook pour voir tout ce que je publie à ce sujet, mais je le prendrais pas comme ami, le voilà prévenu).
Dans ce film, ce pauvre teckel n’est qu’un faire-valoir muet et sans âme des vilaines personnes qui croisent son chemin. Pauvre de lui !

En fait dans ce film, personne ne l’aime ce teckel. Quand on aime, on prend soin. Dans ces images personne ne prend soin de lui. On est typiquement sur un USAGE de l’animal, sans compassion (sauf peut-être l’assistante vétérinaire), sans échange. Ici, tout le monde s’en fout et ne trouve de l’intérêt à partager du temps avec lui, que pour son bénéfice personnel.

Non seulement je n’ai pas aimé ce film mais je l’ai détesté, pour le message inconscient qu’il véhicule à l’heure où beaucoup se mobilisent pour la défense des animaux.

Encore, si cela avait été drôle mais, même pas !

Autre voie, si l’on se fie au verbatim du réalisateur, on pourrait imaginer qu’il règle ses comptes d’enfant. Si oui, il prouve que décidément on reproduit toujours les mêmes schémas.

 

 

 

« J’adore les chiens et j’aimerais vraiment en avoir un.
Le seul problème est que je n’aime pas les sortir ou les nourrir,
les laver ou devoir rester à la maison à cause d’eux.
Quand j’étais enfant, ma famille a eu plusieurs chiens,
mais ils n’ont jamais vécu très longtemps. »
Todd Solondz

Pour ce réalisateur, un chien semble être une chose vivante que l’on met en cage, que l’on stérilise (là je suis d’accord), qui chie (ce plan de 2 minutes – montre en main – sur la chiasse de ce pauvre teckel est insupportable de bêtise et de non-intérêt), qui se fait écraser (Ok je vous le dis. De toute façon c’est sans surprise) et sur lequel des camions et des voitures ne cessent de rouler jusqu’au générique de fin.

Fin ! La seule bonne nouvelle de ce film.

Beurk ! Ce réalisateur est urticant… et son film ne vaut pas d’y aller ! Certains de mes confrères exultent. Sensible à l’intention sous-jacente pour laquelle les choses sont faites… perso, ça me dégoûte !

Ne vous fiez pas à cette jolie image du film Le Teckel de Todd Solondz, c'est la seule !

 

Le monde s’expose en photos en Sarthe

À l’approche de l’été, venez découvrir les expositions photos de l’Abbaye de l’Épau. Haut lieu patrimonial, l’abbaye cistercienne invite cette année encore neuf photographes à exposer leur vision du voyage.

©Alexandre Sattler, Le monde s'expose en photos en Sarthe

Des plaines de l’Arctique au désert malien, des sommets népalais aux grandes métropoles occidentales, les expositions de l’abbaye de l’Épau invitent le visiteur à un véritable voyage autour du monde. Pour la quatrième année consécutive, le parcours photographique à ciel ouvert prend place dans le parc arboré de l’abbaye cistercienne jusqu’au 2 novembre 2016, réunissant le travail de neuf photographes : 
Jean-Marie Ghislain / Nicolas Krief / Slinkachu / Jean-François Mollière / Ferrante Ferranti / Alexandre Sattler / Pascal Barnier / Georges Pacheco / Vincent Munier


Bouba Portrait dans le désert, Le monde s'expose en photos en Sarthe

En savoir plus sur l’Abbaye de l’Épau

Située aux portes de la ville du Mans, l’abbaye de l’Épau est une ancienne abbaye cistercienne fondée par la reine Bérengère en 1229 et rachetée par le Conseil général de la Sarthe en 1958. Classée monument historique, elle constitue l’un des plus beaux exemples de l’architecture cistercienne en France. En 1204, Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion, s’installe au Mans, qui appartient alors au royaume Plantagenêt. En 1229, elle décide de fonder une abbaye où elle sera enterrée l’année suivante. La construction débute en 1230 pour s’achever en 1365. Durant la guerre de Cent Ans, l’édifi ce est brûlé par les Manceaux euxmêmes, de peur que les troupes ennemies ne s’en fassent un siège de garnison. Un chantier de rénovation est mené par Guillaume de Bonneville entre 1400 et 1444. Plusieurs fois endommagé et transformé durant la Révolution et la Seconde guerre mondiale notamment, l’édifi ce est fi nalement acquis par le Conseil général de la Sarthe en 1958. Débute alors un grand chantier de restauration qui durera 50 ans au terme desquels le site retrouvera son aspect originel du XVIIIe siècle. L’abbaye est classée en 1973 mais dès 1965, elle devient un lieu culturel. Elle accueille, outre les séances de l’Assemblée départementale dont elle est le siège, bon nombre d’événements culturels de dimension départementale : des concerts, des conférences, des expositions, un cycle de cinéma de plein air, des siestes électro à la fi n du mois d’août ou encore les 24 heures cuisine au mois de septembre. Au total, 200 rendezvous culturels, sportifs ou citoyens réunissant près de 50 000 personnes ont lieu chaque année à l’abbaye de l’Épau. Depuis 1982, le Festival de l’Épau investit l’abbaye pour y faire raisonner la musique classique.  


Informations pratiques : 

ABBAYE DE L’ÉPAU Route de Changé – 
72530 YVRÉ L’ÉVÊQUE (G.P.S. 47.99065 – 0.240546)
Plus d’informations sur www.epau.sarthe.com

Comme un Air De Printemps avec Paroles de Jardiniers !

Faire le tour du monde en 80 jours vous a toujours séduit, mais le temps vous manque ? Yvelines Tourisme a trouvé la solution en vous proposant de devenir le globe-trotter d’une journée.

La 5ème édition de Paroles de Jardiniers fait son grand retour du 28 mai au 12 juin.

A l’honneur cette saison : « Jardins de Voyageurs ». Les jardiniers en herbe sont invités à découvrir des paysages enchanteurs, des rives lointaines, des plantes féériques et tout cela en restant dans les Yvelines ! Paroles de jardiniers c’est plus d’une cinquantaine de jardiniers qui viennent d’horizons lointains ; pratiquant des techniques orientales qui nous sont méconnues ou troquant les techniques modernes au profit des méthodes ancestrales.

À vos carrosses, le tour du monde commence le 29 mai au Domaine de Marie-Antoinette. Alain Baraton le parrain de l’évènement et le responsable des lieux ouvrira le bal floral par la lecture de textes évocateurs, espérons les olé-olé ! N’oublions pas qu’il est le jardinier qui encanaille Versailles. Votre voyage se terminera le 12 juin au Domaine Nationale de Saint-Germain-en-Laye autour d’ateliers créatifs, de dégustations florales et de spectacles de voltige.

Le temps des plantes

Jardin de M. Gronoff © R. Gronoff, Comme un Air De Printemps avec Paroles de Jardiniers !

Entre-temps, vous aurez franchi les portes du temps en découvrant le travail de l’explorateur/botaniste André Michaux au Domaine de Rambouillet. Il vous fera découvrir les majestueuses plantes de Perse, Syrie et Amérique du Nord. Par la suite vous effectuerez une halte dans le jardin japonais de Madame Baton à Maurecourt, poursuivrez sur les territoires ancestraux chinois au jardin Yili en passant par les terres du Levant aux Mureaux, pour revenir sur l’Hexagone où l’arboretum de Chèvreloup vous contera l’histoire des plantes et arbres au siècle des Lumières.


Et la spiritualité

Cerisiers du japon – Château de Breteuil © Fabrice Milochau, Comme un Air De Printemps avec Paroles de Jardiniers !

Votre voyage peut également prendre une forme spirituelle, pour ceux qui recherchent le calme, la quiétude et la détente. Le désert de Retz à Chambourcy est l’endroit idéal. François Racine de Monville a succombé aux multiples charmes des jardins anglo-français dès 1774, date à laquelle il érigea un parc paysagé isolé afin d’y accueillir « son désert ». Loin de la cour et de l’étiquette, encore aujourd’hui nous pouvons nous y sentir protégés au milieu des 4000 plantes.

Alors à vos pelles et râteaux, gants et chapeaux, Madame, Monsieur : Prêt ? JARDINEZ !


Informations pratiques : 

Infos & Réservations : http://www.paroles-de-jardiniers.fr/programme-inscription-paroles-jardiniers
Pour plus d’informations : 01. 39. 07. 85. 02 ou parolesdejardiniers@gmail.com

KEUKENHOF ROMANTIQUE les 7 mai et 8 mai

Des personnages féériques en costumes du XIXe siècle. La Diva Flottante qui chante des arias de Mozart en planant sur l’étang de Keukenhof. Des orchestres classiques, des ensembles et groupes de danse qui donnent leur représentation au milieu de la splendeur des fleurs. Pendant Keukenhof Romantique le 7 et 8 mai, les visiteurs s’imaginent au XIXe siècle.

Keukenhof romantique 2016, KEUKENHOF ROMANTIQUE les 7 mai et 8 mai

Keukenhof surprend les visiteurs avec des activités et événements classiques variés répartis sur tout le week-end. Des musiciens professionnels néerlandais de haut niveau jouent en direct à différents endroits dans le jardin printanier. Le Quartet Alma, une combinaison de deux membres de deux orchestres néerlandais l’Orchestre Royal Concertgebouw et l’orchestre philarmonique des Pays-Bas, Konstantyn Napolov (percussions) et Mathieu van Bellen (violon), l’Ensemble Alchemy, Luz y Sombra (trio tango) et Duo Scholtens – Janssen figurent tous au programme musical. Les représentations ont lieu sur différentes scènes et podiums.

Les visiteurs trouveront encore plus de romantisme dans la performance de l’école de ballet russe Russian School of Arts, ainsi que dans les personnages en costumes qui déambulent au milieu

Concerts au Keukenhof 2016, KEUKENHOF ROMANTIQUE les 7 mai et 8 mai

des visiteurs pendant que ceux-ci profitent de la musique ou d’un pique-nique sur l’herbe. Sur l’étang de Keukenhof, deux valets poussent La Diva Flottante, une soprano avec une robe de bal incroyablement volumineuse faite à partir de parapluies et qui

chante des arias de Mozart et Puccini. 

Ballet, Diva Flottante et musique classique au milieu des parterres de fleurs à Keukenhof ; marcher le long des superbes fleurs à Keukenhof et se laisser soudain surprendre par une quatuor à cordes, une soprano ou un violoniste ; Keukenhof vous offre tout cela lors de l’événement Keukenhof Romantique.

 

 

 

 


Informations pratiques : 

Pour en savoir plus sur le KeuKenhof, son histoire, ses secrets, lire notre article dans le n° 49 de La Vie Est Belle VOYAGES.

Infos, réservations, billets, comment y aller sur : www.keukenhof.nl