mardi 4 août 2026

Madère exploration : en 12 kilomètres, on passe des tropiques aux Alpes…

L’île de Madère est si exceptionnelle qu’elle mérite une grande balade d’exploration. Nous avons retenu le 4X4, qui permet d’aller partout et à Madère, « aller partout » signifie essentiellement « grimper partout ». D’ailleurs, notre guide francophone, Cristiano, n’a pas manqué de commencer le périple madeiran par une hallucinante grimpette dans Funchal où l’étroitesse de la ruelle le disputait à son dénivelé !

Après le point de vue « Miranda », nous avons traversé des forêts primaires d’eucalyptus, de châtaigniers, de pins et de mimosas aux pieds desquels poussent des tapis d’hortensias, des myrtilles et autres merveilles telles les frangipaniers roses ou blancs. Dès la sortie de la forêt, la végétation s’est raréfiée et le climat a changé. On supporte bien un lainage. Depuis les sommets, la vue sur l’île et l’océan est superbe. De là, on voit quelques levadas qui descendent vers le rivage. Tout à l’heure nous en suivrons un pour voir.

Des moutons noirs et blancs paissent tranquillement. Ici, on mange du porc et du poisson, plus rarement du mouton ou de l’agneau, apanage de la ville. Plus à gauche du panoramique, se dessinent les Iles Désertes, un paradis ornithologique partagé avec des phoques. Avec 4X4, nous traversons de minuscules villages, tous ornés de fleurs d’agapanthe, d’hortensia, d’arbres à muguet qu’il est interdit de cueillir. On comprend bien pourquoi. Cristiano nous montre d’autres plantes et des fleurs qualifiés de « chiendent ». Il est beau le « chiendent » à Madère et ferait le bonheur de nombre de parisien !

Promenade tous sens ouverts le long des Levadas. ©jal

À pied, nous nous dirigeons vers une masse uniforme de verdure. Un petit chemin large comme une feuille de papier se dégage petit à petit. Il longe un minuscule canal de pierres de 30 centimètres de large dans lequel circule un fond d’eau. Voilà un levada. Madère possède 1400 kilomètres de levadas… ces petits canaux construits par les hommes depuis les sommets du nord de l’île jusqu’au sud et aux cultures. En fait, le constat est simple, au nord sont implantées des forêts de lauriers dont les feuilles accrochent le brouillard donc l’eau… Il suffit ensuite de récupérer « l’eau du brouillard » et de la conduire là on a en le plus besoin. Astucieux non ? Certains levadas mesurent jusqu’à 100 kilomètres de long. Ils sont nettoyés régulièrement par les villageois et empruntés par des marcheurs de tous poils, du plus facile au plus difficile, car pas un seul levada n’est semblable à l’autre. Au long du nôtre se succèdent figues, cerises, fruits de la passion que nous cueillons délicatement pour les déguster.

En 4X4, nous rejoignons la pointe est de l’île jusqu’à Porto da Cruz. Plus loin en hauteur, nous avons une vue sur les deux mondes géologiques de l’île : le côté plat et le côté escarpé ! Étonnant. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Avant de partir : visitmadeira.pt

Lire =>https://lavieestbellemag.com/voyages/madere-lile-madere-les-vins-en-lile/

Réservez votre journée en 4×4 : Cristiano Andrade pour www.mex.pt – Tél. (351) 969 677 679 – mountain.expeditions@hotmail.com

 

Zagreb et la Croatie « simplissime » avec le guide hachette !

Le théâtre de Zagreb en Croatie. ©jal

Au moins deux fois millénaire, Zagreb a changé de nom et souvent de nationalité dans sa longue histoire. La grand-mère de notre guide, née en 1910, a été citoyenne de 7 pays différents pendant sa vie ! Indépendante depuis 1991, membre de l’UE depuis quelques mois, la République de Croatie (Republika Hrvatska ) affiche désormais ses racines et ses couleurs à la face du monde avec charme, chaleur et bonne humeur. Découvrons-la avec le Guide Simplissime Croatie édité par Hachette.

Les places et LA place

Qu’importe d’où l’on vient, la place Ban Jelačić, rendez-vous incontournable de la vielle ville basse, sera sur notre chemin. Les premiers frémissements de vie s’entendront sur la place. Les derniers aussi. Facilement reconnaissable avec ses façades colorées de style Sécession, la statue équestre de Ban Jelačić, acteur abolitionniste du servage en  Croatie et la fontaine Mandusevac, LA place est le repère principal et une sorte de kilomètre zéro. L’origine de Zagreb en quelque sorte. LA place sert de point de ralliement aux manifestations culturelles, aux rassemblements, à tous les rendez-vous.
Détail amusant : en fonction de l’âge et des activités, le lieu de rendez-vous change sur la place. Les intellos et les artistes sont près des Kavanas, des cafés très prisés. Les plus jeunes s’agrègent aux pieds de Jelačić. Les plus âgés s’installent sur le bas de la place. C’est inscrit dans les us et coutumes des Zagrebois. Le temps passe… leurs places sur LA place aussi !
Autre attraction de LA place : le ballet incessant des tramways et de la foule. Il y a de quoi scruter pendant des heures cette espèce de corrida entre la foule et les bêtes de métal. Chacune frôlant l’autre, jouant au jeu « je te fonce dessus » et réciproquement. De quoi s’adonner au second passe-temps favori, après le foot, 100% zagrebois et partagé par toutes les générations consistant à boire un café, regarder les gens passer, commenter en bien ou en mal (le zagrebois est moqueur) et refaire le monde !
Pendant l’Avent de Noël, en hiver, au printemps, en été, en automne, il se passe toujours quelque chose sur LA place. S’y dressent patinoires, structures temporaires pour accueillir les marchés, grand écran, chaises pour les concerts gratuits… Bref, ça n’arrête jamais et cette agitation est l’un des charmes très agréables de la ville.

Un peu d’histoire

Les Croates des origines sont issus de sept tribus, gouvernées par des Ducs. En 925, l’unification de ces tribus conduit à la création du premier royaume indépendant de Croatie. En 1102, le royaume s’unit avec les Hongrois pour lutter contre des ennemis communs. En 1526, le dernier roi hongrois croate décède laissant une porte entrouverte aux Hassbourgs qui s’infiltrent et offrent de financer la guerre contre les Ottpomans, régulièrement aux portes des territoires.
En 1848, naît l’Empire austro-hongrois. Il perdure jusqu’en 1918 et périclite pour les raisons que l’on sait. La même année, Slovènes, Croates, Serbes Bosnie Herzégovine, Monténegro, Macédonie signent leur union. Désormais, Zagreb est au cœur du royaume Yougoslave (littéralement « royaume des salves du sud »).
Dès le début de la seconde guerre mondiale, le régime nazi prend le gouvernement en main, faisant naître l’un des plus fervents régimes anti-fascistes, tenu de main de maître par Tito. Pourtant communiste, il dira non à Staline en 1950 et la Croatie sera l’une des têtes de pont des pays non alignés. De fait, pendant toute la période où l’URSS imposa son régime en Europe de l’Est, les Croates ont toujours eu des passeports, des propriétés privées, le droit de voyager…
Pour la petite histoire, à l’époque, les jeans Levis étaient fabriqués à quelques kilomètres de Zagreb. Pour pouvoir les acheter, les Croates devaient aller en Italie.
En 1991, La Croatie et la Slovénie imposent leur indépendance. Elle sera reconnue à l’international seulement en juillet 1992 et pas reconnu par la Yougoslavie. Entre 1992 et 1995, se joue une guerre extrêmement meurtrière entre les Serbes et les Croates, principalement à Dubrovnic. Zagreb sera touchée plus modestement. C’est seulement en 1998, que la définition du territoire croate est entérinée. Le 1er juillet, la Croatie entre dans l’Union Européenne sans toutefois changer son système monétaire. Ce petit pays est à 92% catholique, 2% musulman, 2% orthodoxe. La communauté juive n’atteint pas les 200 personnes.

 

La ville haute de Zagreb accessible par un amusant funiculaire.©jal

La ville haute

On y accède par le funiculaire ou par la rue piétonne la plus fréquentée de la ville derrière la place. Bordée de boutiques, de restaurants, de bars, elle est pleine d’une foule compacte. À son sommet, trône Saint-Stéphane, une belle cathédrale blanche située au cœur du quartier Kaptol. Sa construction démarre en 1093, puis partiellement détruite en 1242 par les Tatars et les Mongols, elle gravement endommagée par un violent tremblement de terre en 1880. La nef centrale et le clocher, en ruines, furent reconstruits par l’architecte autrichien Hermann Bollé. Il ajouta deux flèches encadrant la façade, devenue depuis l’un des repères urbains les plus représentatifs de la capitale croate.
À la belle saison, ou le soir quand toute la ville est illuminée, profitez d’une belle balade sur la Promenade Strossmayer, à côté du funiculaire. Elle offre le plus beau point de vue sur les toits de la ville. Poursuivez une montée de quelques marches pour entrer dans la Tour Lotrscak. À midi, bouchez-vous les oreilles car le canon Gric tire sa salve quotidienne ! Un rappel de la victoire contre les Ottomans.
Kamenita vrata est l’entée principale de la ville haute. Cette ruelle minuscule est un étrange lieu de culte dédié à la Vierge depuis l’incendie ravageur de 1731 qui, miraculeusement, épargna une peinture. On l’admire au travers d’une imposante grille métallique. Rester quelques minutes en observation, vous en apprendra beaucoup sur la ferveur des personnes venues se recueillir dans cette atmosphère étonnante.

Kavana…  parlons cafés

Il est, – sur LA place -, une institution fréquentée par tout ce que la ville compte de « stars ». Un show de tenues affriolantes en été, de manteaux de fourrure en hiver, se tient au Malakavana, le Café de la Ville. Entièrement rénové, l’établissement sert toutes sortes de cafés, thés et chocolats chauds. Après plus d’un an de travaux, il a rouvert fin 2013, pour le plus grand bonheur des Zagrebois privés de la terrasse la plus courue de la ville. Bref, the place to be. Facile à trouver, à droite toute !
Si le star système local ne vous passionne pas, descendez (face à la statue équestre) la rues des cafés entre la place et la place des fleurs. Ce quartier piéton, tout proche d’une jolie petite église orthodoxe, fait le plein de bars, de restaurants et de boutiques. Autour de cette placette sont implantés, face à face, le plus vieux et le plus récent centre commercial. De quoi faire le grand écart entre les générations architecturales de ces temples de la consommation !

Dress-code : les inventeurs de la cravate aiment le design

On raconte que les Hussards croates du XVIIe siècle portaient une écharpe blanche qu’ils s’appliquaient à nouer pour être élégants… la tradition de la cravate (déformation de cro-ate) était née. De ce goût du bien paraître, les Croates actuels tirent toujours un dress-code quasi institutionnel : on s’habille pour aller se promener, déjeuner, sortir au spectacle ! De fait, les designers, muselés par des années de communiste s’en donnent à cœur joie. Certaines boutiques sont incontournables. Pas facile à trouver tout seul, Prostor, l’antre des créateurs croates mérite une visite que vous ne regretterez pas (www.prostorshop.com). Lega-lega, où des briques de lait servent de packaging aux seuls et uniques t-shirt tagués qui font fureur auprès des jeunes. (http://lega-lega.com). Belles fringues chez Xenia Desing (www.xenia-design.hr). Très en vogue vêtements orignaux chez I-gle (http://i-gle.com). Belles pièces en cuir dans la micro boutique de Roba (www.roba.com.hr).  Parfait pour rapporter un souvenir de Croatie, Modus, temple du design (www.modusdesginshop.hr). Bijoux fantaisie exclusivement croates chez Oblak (www.nakit-ovali.hr) et Lapidarium (10, Radiceva à Zagreb).
Envie de rentrer avec un vestige du communisme aux pieds ? C’est possible avec les Startas, sorte de Converse de l’Est qui firent fureur pendant les années soviétiques. Tombées en désuétude et relookées de couleurs, on s’arrache ces chaussures entre 150 et 250 kunas. (http://borovo.hr).  Autre emblème à rapporter, le cœur de Zagreb. Vous le verrez partout. Autrefois biscuit, aujourd’hui objet de décoration, petit ou gros, ce cœur rouge décoré d’inscriptions écrites avec du sucre blanc, sert à déclarer sa flamme, à faire passer des messages. N’hésitez pas à dire je t’aime à votre dulcinée !

Les marches ? Un fondamental de la culture croate. ©jal

Les marchés, fondement de la culture zagreboise

Autre habitude locale : les marchés. Ils sont présents partout. La ville en compte seize, ouverts tous les jours ! Il est dans les habitudes zagreboises d’acheter des produits frais au quotidien. Cependant, le samedi matin est consacré aux courses alimentaires importantes. Celles du week-end : on fait la fête, on organise des barbecues dans les parcs, on se ravitaille.
Le plus central, le plus grand, le plus facilement identifiable avec ses grands parasols rouges est le marché Dolac (il donne sur la place, ceci vous étonne ?) Ce lieu typique et pittoresque, ouvert tous les jours, est animé par des producteurs-vendeurs descendus de leurs fermes à 40 km autour de Zagreb avec leurs produits… un gage de qualité perceptible dans la saveur naturellement bio (ils ne sont pas encore envahis par les industries chimiques) des victuailles et une bonne nouvelle pour les gourmands. Sous la partie aérienne, se tient le marché aux poissons et aux viandes, descendez donc les marches pour découvrir un autre univers visuel et olfactif. En haut, en bas, vous serez séduits par la variété étonnante de la production locale et les prix.
La Croatie compte de nombreux producteurs de fromages de brebis. Il faut goûter l’Otok Krk. Fabriqué au lait salé, vendu uniquement sur l’île de Krk, au nord de l’Adriatique, qui donne lui donne son mon et pendant les marchés de Noël, il coûte environ 170 Kuna le kilo.
Pays éleveur de porcs de qualité, la Croatie produit une excellente viande et une charcuterie fine, influencée par l’Italie et les coutumes méditerranéennes et l’Allemagne et les usages de l’Est. Cru ou cuit, fumé ou non, il faut déguster quelques merveilles gastronomiques comme ce jambon séché au vent de Büra (la Bora) un vent catabatique violent. Le Kulen, un gros « Jésus », un genre de chorizo de bord de mer, très épicé. Les vins rouges Plavac Mili, Postup, Babie. Le Teran de l’île d’Istrie. Les vins blancs Zlatand de l’île de Krk, le Posip. Celui d’Istrie : le Malvalija. À consommer avec modération mais ça vous le savez déjà. Quant aux produits de la mer, ils sont prisés. Surtout les fameuses Crevettes du golfe du Kvarner, une région de criques et de mer.

Manger à Zagreb

Outre le Kavana Restoran Muzej, l’excellent restaurant sis sous le musée des Arts Décoratifs où se dégustent des spécialités locales comme le Zapeceni Zagorski Strukli, le house made gnocchi in truffle, on mangera une excellente viande de porc ou de bœuf élevée à moins de 100 km de Zagreb. Les restaurants sont nombreux à Zagreb. Il est facile et tentant de tous les essayer. Attention, les portions sont gargantuesques !
Le Vinodol, au fond d’une galerie propose deux salles, une fumeur (vraiment il faut aimer fumer) et une non fumeur (ouf !) dans une sorte de cave voûtée toute en briques roses où une décoration contemporaine décline les gris et les blanc. On y mange une excellent soupe de bolets dans un pain surprise, une salade d’octopus et la spécialité de la maison, l’Odrezak, une tranche de veau fourrée aux épinards  et au parmesan. Très copieux ! Le tout pour environ 20 euros.
Dans la ville haute, le Cuvée vient d’ouvrir. Facile à repérer après une enseigne en forme de grosse tomate rouge, on sert des plats de qualité et du vin au verre. L’accueil en anglais est sympathique. Pâtes aux truffes, tartare de bœuf, filet mignon mais aussi poisson. La soupe de poissons et le saumon en papillote avec légumes, pommes de terre et thym sont parmi les meilleurs que j’ai dégustés.
L’incontournable Stari Fijaker (Le Fiacre) ! On entre dans un monde croate d’une autre époque : salle basse de plafond, nappes tissées rouge avec le cœur de Zagreb, l’accueil est particulièrement aimable même avec trois mots d’anglais. La maison ne sert que des produits croates de tradition ! C’est donc L’adresse pour découvrir, déguster et choisir ce que vous rapporterez. À titre d’exemple… Charcuterie : Slavonski Kulen et Seka, une traditionnelle spicy papika saucsse de Slavonie. Un jambon type « Procuitto venu de Dalmatie. Une soupe de bœuf avec des noodles faits maison. Un plat de choux et de viande hachée de porc cuit à l’étouffée dans une feuille de chou blanc : le Sarma.

Bref, on ne meurt pas de faim à Zagreb. Sans parler des desserts et des multiples salons de thés où l’on sert un excellent chocolat chaud et des pâtisseries à tendance « viennoises ». Quand tout semble fermé dans la ville, il restera toujours une guitoune, un foodtruck pour acheter le hot-dog local : le Ko Basice. Présenté en plusieurs variantes, saucisse de Frankfurt, porc, bœuf, épices et paprika ou encore avec du fromage, c’est une institution gourmande à laquelle se livrent les affamés locaux (de 15 à 25 kunas).

Faire comme les Zagrebois

Le samedi est consacré au marché. Pas de shopping le samedi après-midi ( attention, les boutiques ferment tôt, à15 H) ce temps est consacré à la détente entre amis et avec la famille. Ce rendez-vous hebdomadaire est un art de vivre. À tel point qu’il porte un nom : Spica. On se promène dans les rues du centre-ville, sur le fer-à-cheval vert (voir une carte de la ville), on visite des musées, des galeries et on prend un… café ! Le Zagrebois reçoit peu chez lui, il préfère aller dans les restaurants.

Dimanche matin, une visite s’impose aux Puces de Hrelic. Cet amoncellement de vestiges du passé cache forcément des pépites et l’on se plait à arpenter les allées forts fréquentées (prendre le bus 295 depuis la gare routière).
Plus près, accessible en tramway, le marché Britanski, aisément reconnaissable avec ses parasols rouges, est l’un des spots de la ville le dimanche matin. On y chine, on y papote, on s’y balade et l’on trouve quelques merveilles venues d’une autre époque.

A Zagreb en Croatie les murs parlent… ©jal

Encore un peu de temps ?

Offrez-vous une balade en tramway. La ligne 6 (Sopot-Crnomerec) de bout en bout par exemple. Vous y ferez non seulement un voyage dans l’espace mais aussi dans le temps car à peine sorti des murs de la vieille ville, vous serez projeté dans l’ambiance soviétique des années 60-70. Au retour, un peu de Street Art à découvrir du côté de la gare routière – descendez donc du tram à cet endroit – pour revenir tranquillement à pied en longeant les belles allées vertes du Fer-à-cheval de verdure, passer devant la façade jaune de l’Opéra, admirer « Les sources de vies », les statues d’Ivan Mestrovic, le « Rodin » croate.

En résumé, Zagreb est sans aucun doute le plus simple moyen de faire connaissance avec la Croatie. Bien sûr trois jours n’y suffisent pas. Il faudra revenir… évidemment ! Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

 

AVANT DE PARTIR :

Acheter, feuilleter et annoter le Guide Simplissime Croatie, Éd. Hachette, ISBN : 9782017021476, 9,95€ – Parution le 15 mai

« Zagreb l’essentiel » d’Emmanuelle Bluman aux éditions nomades, qui nous a bien rendu service. www.editionsnomades.com

OFFICE DU TOURISME CROATE EN FRANCE
37 rue des Mathurins – 75008 Paris – Tél. +33(0)1 45 00 99 55 – www.croatie.hr

Y ALLER : 

La Compagnie aérienne nationale Air Croatia assure les vols quotidiens Paris/Zagreb à partir de 157 € (hors promotion et trafic intense) – www.croatiaairlines.com/fr – Un bémol : renseignez-vous sur le nombres de rangs de l’avion. Question de rentabilité certes, mais sur notre vol aller nous étions tellement serrés que le plateau-repas tenait à peine dans l’espace avec le siège devant. Heureusement, le vol dure 2H !

TAXIS & TRANSFERTS

Transfert aéroport-hôtel-aéroport : Assurés par la jeune compagnie CNTB pour quelques euros, les transferts sont efficaces, ponctuels. On parle anglais. Certains chauffeurs parlent même français. Infos : josibenajun@gmail.com

GUIDE

Ms Hela Markanovic tél. +385915325072
Ms Martina Cernogoraz – Tél. +385 9 8451 315 –

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE :

Office du Tourisme de Zagreb : sur LA place à droite – 5 Kaptol, Zagreb – www.zagreb-touristinfo.heinfo@zagreb-touristinfo.hr – Prendre le Pas à Pas Zagreb, en français, très bien documenté et pratique.

DORMIR À ZAGREB

Un nouvel Hôtel inauguré en décembre 2018 dans un bâtiment historique. Amadria Park Hotel Capital – www.amadripark.com/hotel/amadira-park-hotel-capital-zagreg-heritage-hotel

Palace Hôtel Zagreb : Trg Josipa Jurja Strossmayera 10 –  Zagreb – Tél. +385 1 4899 600 – www.palace.hr/en/
Cet ancien RDV de la Nomenklatura Communiste (que l’on image aisément bardé de micros) est situé en plein centre de la ville, face à la promenade verte en forme de U où, pendant l’été et lors de l’Avent, des concerts et un village de Noël attirent des foules. L’hôtel de confort 4* (un palace selon les codes croates) a été rénové dans le style Empire et meublé avec une décoration bourgeoise confortable mais sans grand d’intérêt. Bémol : l’isolation des chambres laisse à désirer, on entend ce qu’il se passe chez les « voisins ». Ni bouilloire, ni miroir grossissant… pas tout a fait un palace !

MANGER À ZAGREB

Restaurant Apetit City restaurant & Bar – www.apetit.hr/index.php?lang=EN
Malibar Zagreb – www.malibar-zagreb
Restaurant Cuvée : Tkalciceva 65 | Zagreb – Tél. +385 (0)1 4880 228 – http://restaurant-cuvee.hr/
Restaurant Stari Fijaker (Le Fiacre)… Mesnička ulica 6, Zagreb – Tél. +385 1 4833 829 – www.starifijaker.hr
Restaurant Vinodol : Ulica Nikole Tesle 10, Zagreb – Tél. +385 1 4811 427 – www.vinodol-zg.hr
Marché aux Puces de Hrelic – Sajmisna cesta 8, Jakuslevac.
Marché Britanski, près de la rue Ilica.  Prendre le tram sur la place, ligne 6, descendre à la 3ème station.

ACTIVITÉS À ZAGREG

Le Musée des illusions – www.muzejiluzija.com – Tél. +385 1 7999 609
Amusant à faire ce musée présente les « illusions » dernier cri, issues des dernières trouvailles en optique notamment.

Le Musée des cœurs brisés – Musée des Cœurs Brisés : Ćirilometodska 2, Zagreb – Tel. +385 1 4851021 – www.brokenships.com
Comme le chantaient les Rita Mitsouko, « les histoires d’amour finissent mal en général ». C’est exactement de ce concept qu’est né le Musée des Cœurs Brisés en 2010. Niché dans la ville haute, on y arrive soit à pied (pour les courageux) soit en funiculaire (pour les autres). Dans une enfilade de salles basses de plafond, sont exposés des objets offerts par d’illustres inconnus symbolisant pour eux une rupture douloureuse : hache, menottes, nain de jardin… Un texte, écrit des donateurs, explique les circonstances de la rupture. De véritables perles souvent ! Français, demandez le leaflet « français » pour mieux comprendre les histoires des objets et des gens. C’est souvent émouvant, parfois drôle. En tout cas tellement humain. Un musée-concept à ne pas rater. Notez que vous pouvez envoyer vos objets pour augmenter la collection.

Musée d’art naïf – Musée d’art naïf : Sv. Ćirila i Metoda 3, Gornji grad Zagreb, Tel. +385.1.4851911 – www.hmnu.org
Presqu’en face des Cœurs Brisés, le petit musée d’art naïf est installé dans le palais Ratkay du XVIIIe siècle. Rapide à visiter, il mérite le détour car on y découvre une œuvre rare dite de l’école de Hlebine, où les artistes peignaient sur des plaques de verre. Ravissant et lumineux.

Le Musée Mimara – Musée Mimara : Rooseveltov trg 5, Zagreb –Tel. +385 1 4828 100 – www.mimara.hr
Du nom de son donateur Ante Topić Mimara, abrite une énorme collection d’objets d’art et de peintures de l’Antiquité au XIXe siècle. Raphaël, Poussin, Rembrandt, des collections d’ivoires, art de la table. Bref, un bric-à-brac d’œuvres. Deux bémols : la controverse sur la façon dont cette immense collection fut assemblée, la tristesse de ce musée qui souffre d’une scénographie et d’un éclairage minimum.

 Le Musée des Arts Décoratifs – MUO : Trg maršala Tita 10, Zagreb – Tel. +385 1 4882 111 – www.muo.hr
Le MUO installé dans un beau bâtiment signé Herman Bollé en 1890 couvrent trois étages et présente une large rétrospective des de styles : art gothique de Biedermeier à la Sécession Viennoise, artisanat croate, objets design, céramique, verre, fer forgé… tous les corps de métiers sont représentés. Signalons la présence d’un excellent restaurant (testé et approuvé) au sous-sol du musée.

BON À SAVOIR

Attention, si les restaurants et les bars de plus de 50m2 sont toujours non fumeurs, les petits bars de moins de 50m2 sont fumeurs !

SHOPPING

Epicerie KONZUM, ouvert de 8 à 21H – Il y en a plusieurs dans la ville, vous y trouverez une sélection de spécialités croates (gastronomie et vins) et aussi des produits internationaux moins intéressants.

 

 

Un délire architectural, créatif et poétique : le musée Robert Tatin

La Mayenne abrite bien des joyaux. Pas show off pour deux ronds, cette terre discrète ne s’étale pas. Alors, on a tendance à la traverser sans s’arrêter. Bigre, quelle erreur !  La prochaine fois, stop obligatoire au musée Robert Tatin : une aire de découvertes et d’émotions pour les enfants, grands et petits. On vous emmène ?

La voiture garée, oublions le monde extérieur pour flâner sur un petit chemin serpentant sous le couvert d’arbres bienveillants, surtout en pleine chaleur. Le ruisseau fait entendre son léger chuintement et les oiseaux s’ébattent dans une fontaine. Question bain, ils sont servis. Nous aussi, on en prend plein les yeux. Ça commence bien. Et étrangement. Sachez-le, sauf si vous avez spoilé avant de venir ce que je vous déconseille, le monde selon Robert Tatin n’a rien du monde connu.

Une tête de géant dans le bleu des cieux en Mayenne. Musée Robert Tatin en Mayenne. ©jal

A peine les larges grilles de fer forgé dépassées, vous entrez dans une « œuvre« . Une large allée bordée de créatures s’ouvre à vos pas hésitants et à vos yeux étonnés. Vous êtes dans l’allée des Géants, la bien-nommée. Conçue comme un chemin de vie, elle vous projette dans un univers de géants en ciment peint représentant les personnages marquants de la vie de Robert Tatin. Plus loin, la Porte des géants, une porte fictive, est estampillée des maitres d’art selon Tatin. Références à Rembrandt, Van Gogh, Da Vinci, Goya et Delacroix. Tous sont accompagnées de leurs muses sous la surveillance de deux serpents et de la Roue du Destin.

Gardien du musée et de la Connaissance, le dragon veille à quelques pas de la Maison, point de départ de l’œuvre, achetée en ruines et restaurée par Lise et Robert Tatin. Il y vécut 21 ans, jusqu’à sa mort en 1983.

Encore quelques enjambées pour atteindre le déconcertant Jardin des Méditations. Véritable cœur du musée et de l’œuvre de Tatin, tout y est millimétré. Dans le « foutoir » apparent, rien, absolument rien, n’a été laissé au hasard ! Végétal, animal, humain tous les états d’Êtres ont leur place au centre de la course folle des mois de l’année représentés par 12 sculptures érigées autour du bassin où folâtrent  grenouilles, têtards et nénuphars.

Un géant vu par Robert Tatin, musée robert Tatin en mayenne. ©jal

Entre les jardins qui entourent l’œuvre (Le Labyrinthe, Le jardin des Pierres, le Bois, la mare, le verger pomologique,…) et l’examen attentif des détails des œuvres, prévoir trois bonnes heures à consacrer à cet espace à nul autre pareil. Une exception artistique à visiter sans hésiter. Vraiment !


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Musée Robert Tatin, la fontaine aux oiseaux. ©jal

Le musée est ouvert tous les jours. Dans le respect des mesures sanitaires (pass sanitaire obligatoire), le musée Robert Tatin vous accueille. En juillet et août, le musée est accessible tous les jours de 10h à 19 h sans interruption. Nous vous invitons à réserver votre créneau de visite, animation ou atelier via la billetterie.
Préparer votre venue : https://www.musee-robert-tatin.fr/infos-pratiques/horaires-et-tarifs/

Un rêve de gosse devenu réalité : Parrot World

Les jolis coatis de Parrot World. ©Jal

Parrot World. À une bonne heure du centre de Paris, un gosse a réalisé son rêve 50 ans après l’avoir imaginé. Il voulait sauver les animaux. Ce vœu pieu propre à bien des enfants au monde, Éric Vignot a su lui donner vie. Il a vendu ses laboratoires parapharmaceutiques et a construit Parrot World pour apporter sa pierre à l’immense grand-œuvre à accomplir : protéger la nature, la biodiversité, la planète, bref… en un mot, notre maison !

Dans cet enjeu mondial, dont il a pleine conscience, Eric Vignot pose ses briques en commençant par la protection des perroquets. La légende veut que sa femme lui en ait offert un. Découvrant la richesse, l’attachement et l’intelligence de ces jolis oiseaux tant convoités, il décide de créer une volière d’un hectare sur quinze mètres de haut pour protéger les psittacidés en difficulté dans la nature. Mais aussi les blessés et les maltraités aux ailes coupées ou collées par les humains. Il récupère des perroquets partout où on les « collectionne », où on les expose. En France comme en Afrique ou en République Dominicaine par exemple où les oiseaux multicolores sont parqués dans de minuscules cages devant les maisons. Tels des gages de prospérité et de bonheur ! (Chers amis tellement accueillants et si gentils de République Dominicaine : s’il vous plait, arrêtez-cela !)

Parrot World : voir plus grand !

À 15 minutes de la porte de Bercy, le parc animalier ouvre le 15 août 2020 sous l’égide de la Fondation du même nom : PWLF (Parrot Wild Life Foundation) créée en 2016.  À ses débuts, seule l’imposante et pourtant invisible volière aux 350 oiseaux dont 200 grands perroquets concentre les regards. Malgré la pandémie, le succès est au rendez-vous. Puis très vite, en quelques bordées de pas dans une nature toute en détours et en surprises, les explorateurs d’un jour s’aventurent à la rencontre d’espèces originaires d’Amazonie, d’Amérique du Sur, de Patagonie. Les actuelles zones du parc. Il faut compter avec la soif de protection de son fondateur et bien vite le parc conduira ses visiteurs aussi en Océanie et en Asie. On a hâte !

Quand la loutre sort de l’eau, elle rit. Parrot World. ©Jal

Partout où portent les yeux…

Les yeux se laissent surprendre au fil de la balade par les loutres géantes chahuteuses et espiègles. Là-bas des manchots de Humboldt. Ici, les jolis Coatis aux dents acérées, amateurs de noisettes. Plus loin c’est l’empire des gros chats, des trèèès gros chats avec deux jaguars dont une, – à la robe si sombre que l’on croirait voir une panthère noire,- qui envahissent de leurs pas chaloupés les jardins des lodges des Jaguars. Tout près des tortues, le nuage rose mouvant en contrebas de la rivière… ce sont les flamants roses. À côté du petit pont, les timides hérons striés osent s’avancer sur leurs pattes fines. Plus haut ce sont les guanacos, cousins des lamas qui ne crachent pas pour un oui ou un non. Oublions cette légende créée par l’ami Hergé, père de Tintin. En redescendant vers des terres plus européennes voici une colonie de chèvres en attente de câlins et de bisous.
Pris au jeu du sauvetage des espèces, le fondateur agrandit notre aire de découvertes et prévoit déjà de nouveaux territoires, bientôt un troisième et le quatrième est déjà en cours. Que de surprises en perspectives ! On n’a pas fini d’en faire le tour. Bien sûr, comme tous les « zoos » responsables, le Parrot World joue un rôle important dans les échanges, les naissances et la réintroduction des animaux en milieu naturel. La fondation joue aussi la carte de la sensibilisation auprès des jeunes publics, toujours gourmands d’apprendre.

Les manchots Humboldt se prélassent à Parrot World. ©Jal

La nature sauvegardée à portée de main

Facile d’accès, Parrot World se visite en famille ou seul.e avec un appareil photo tant les clichés d’exception sont à bout de clic ! Tout est prévu. Sur place, on déjeune dans les restaurants du parc, on pique-nique sur les aires aménagées. Voire on dort dans l’un de ces fameux lodges dont celui dit  » aux Jaguars ». Dans ce cas, quand le public quitte les lieux, le parc devient l’espace d’une soirée et d’une nuit, une réserve privée rien que pour soi. Le matin : cérémonie de la nourriture des animaux avec les soigneurs. Un moment vraiment privilégié ! Nous n’avons pas testé. Si vous le faites, n’oubliez pas de nous raconter !

Quand l’alpaga (tout juste tondu)  te regarde droit dans les yeux… Parrot World. ©Jal

 

 

 

 

 

 

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES


Parrot World ©JAL

Parrot World, route de Guérard – 77580 Crécy la Chapelle – Tél. 01 86 70 06 84 – email : commercial@parrotworld.fr – Accès PMR : oui.

Plus d’infos : www.parrotworld.fr

Y aller :
En voiture : Autouroute A4 – Sortie Crécy la Chapelle puis suivre les panneaux.
En train : Gare TGV Marne la Vallée ou gare de Crécy la Chapelle depuis gare de l’Est.

Manger
Camp de base et Carbet-manger : snacking
Le Panoramic : terrasse, vue sur le golf, cuisine raffinée.

Dormir
Cinq lodges perchées à 5 mètres de hauteur conçues pour avoir une vue panoramique à partir de 118€/personne pour 4 personnes comprenant nuit + entrée + diner + pd + animation VIP)

Le jaguar de Parrot World se laisse observer durant ses longues siestes. ©ParrotWorld

Tarifs
À partir de 12 ans : 18€.
Pass annuel avec accès illimité : 36€

Bon plan vacances à Isola 2000 avec le Club MMV

Jamais le slogan « la montagne ça vous gagne » n’a été aussi vrai. Dans la famille des stations à (re)découvrir, je vous propose une virée à Isola 2000 à 1h30 de Nice, aux portes du Parc National du Mercantour. Les plus anciens, se rappelle les publicités des années 1980/90. En conséquence, on a associé Isola à des barres d’immeubles. Certes, il y en a ! C’est le principe de la construction verticale propre à la montagne. Et heureusement, sinon, il n’y aurait plus de pistes. (sujet ski à venir). Mais Isola c’est tellement plus que ça…

Isola2000, vue sur les sommets franco-italiens. ©JAL

Isola, un horizon baigné de sommets

Hiver comme été, Isola 2000 qu’on se le dise, est une petite station particulièrement appréciée pour ses immenses espaces. Là-haut, on est bien. Là-haut, on est au milieu de kilomètres de pistes ski, rando, raquettes. Là-haut, on est à trois kilomètres du col de La Lombarde et de l’Italie. Là-haut sans prétention mais avec une authenticité toute montagnarde, on s’éclate.

Barbecue géant et observation de la voie lactée à Isola 2000

La station accueille ses visiteurs, une fois par semaine, avec un barbecue géant qui se tient dans les alpages, à l’écart du centre. Le feu et l’ambiance sont fournis, on apporte ce que l’on grille. Quand la nuit tombe, dans ces cieux classés parmi les plus purs d’Europe, s’ajoutent parfois des soirées télescopes, baptisées « Spot Astro Tinée ». C’est parti pour une nuit d’observation de la voie lactée. Face à cette immensité en expansion, que nous sommes petits ! Pour l’observer d’un œil intéressé, les gosses s’arrêtent un instant de courir et de faire griller les chamallows. Les parents adorent. Au fond, résonnent les sonnailles des troupeaux venus brouter. Nous sommes à 2000 mètres, le fond de l’air est frais, on respire. On oublie qu’en bas, les autres crèvent de chaud.

Isola2000, Onil présente les ressources locales lors d’une rando bien-être, santé, découvertes. ©Judith Lossmann

Parcours guidé découvertes et bien-être

Le lendemain, on suit d’une enjambée alerte ou modérée, celles de la belle Onil qui s’adapte à ses randonneurs. Quand l’ami Thierry part arpenter d’une foulée géante les flancs caillouteux d’un chemin de grande randonnée pour atteindre les lacs d’altitude dont celui de Terre Rouge ; nous, moins férus, nous contentons au cœur de la matinée de cheminer d’un pas peu saccadé entre cascades et champs de fleurs alpines, observant au passage des arbres totémiques de la région. Comme ces merveilleux mélèzes. A propos quelle est la différence entre mélèzes et sapins ? L’un regarde en haut, l’autre en bas mais pour plus d’explications voyez avec Onil.  Non seulement grimpeuse hors pair mais puits de sciences, elle connait le moindre caillou, la moindre fleur, vous fait déguster des herbes bizarres qui vous transforme une banale en salade en mets de princesse. Avec elle c’est sûr, même le sac vide, on mange le soir en montagne : quinoa et carottes sauvage, fenouil ; autres plantes aromatiques, sauge, mélisse, prêle et baies colorées. Pas besoin de la pousser longtemps pour qu’elle vous parle d’alchimie, vous apprenne à respirer comme un yogiste ou vous fasse avancer au rythme d’une marche afghane. Avec elle, on ferme les yeux, on entend. Que dis-je… on écoute ! Et la biodiversité d’Isola 2000 vous saute aux sens.

A chaque jour son activité

ISOLA2000 – shopping chataigne. ©JAL

Lionel Fernandez, le responsable du Bureau d’Information d’Isola2000 se donne corps et âme pour faire vivre sa station. Marché des producteurs locaux tous les samedis avec des acteurs d’ici : safranier, brasseur, fromager, savonnier. Fêtes pour les enfants et les familles. Télécabines et télésièges gratuits tout l’été et innombrables activités outdoor font passer le temps vite. Très vite vite. Trop vite ! Sans compter que le village d’Isola, le bourg, quinze kilomètres plus bas, compte quelques merveilles dont la fabrique de crème de marrons de la maison « Terre de Châtaignes » de Raymond Gibert. Les châtaignes sont présentes depuis 1600 sur le territoire d’Isola. C’était le fruit à tout faire des pauvres : dessert, farine, nourriture pour les animaux. Avec la modernité, on l’a abandonné. En 1999, Raymond reprend les terrains de ses parents, ne peut se résoudre à abattre les arbres fruitiers et au lieu de profiter d’une retraite bien méritée (ce n’est pas le genre de cet homme-là), imagine un atelier, achète du matériel, se rapproche des Italiens et de leur savoir-faire et lance une production authentique et savoureuse qui ne cesse d’augmenter.

Les Terrasses d’Isola2000 – isola2000©Manu.Reyboz

Les Terrasses d’Isola 2000 de MMV : un bon plan !

Après des journées aussi bien remplies, quand les mollets citadins crient stooop, c’est le moment de rentrer dans un cocon, un appartement comme à la maison, sans oublier de passer par l’espace bien-être avec piscine, hammams et jacuzzi. Massages et soins sont prodigués par des intervenants extérieurs sur commande.
Les Clubs vacances de montagne sont nombreux. Historiquement, MMV est l’offre la plus ancienne et la plus connue des comités d’entreprises. Désormais, MMV s’ouvre à tous à des tarifs très attractifs. Voilà une occasion de réaliser un séjour réussi, confortable et décontracté en montagne d’été, d’autant que MMV soigne ses propositions activités et animations avec beaucoup de propositions irrésistibles. (lire informations pratiques)
Les Terrasses d’Isola2000, dirigées par la douce et efficace Simona Cucos sont dotées d’appartements de quatre couchages minimum (deux en lits, deux en canapé) plus cuisine équipée avec petit salon, salle de bains, toilettes séparées, entrée et terrasse avec une belle vue sur les sommets franco-italiens et le massif des Écrins. Tout est prévu pour y être en grande famille – jusqu’à 10 couchages – et Club enfants pour profiter de ses journées entre adultes.
Mon conseil : louer un espace pour quatre et y aller à deux, histoire d’y être au large. Avec une copine, un copain, pour se faire une virée avec un ado. Et pourquoi pas seul.e pour écrire, se ressourcer, se reposer, se faire de nouveaux amis ? S’offrir quelques services hôteliers pour faire bonne mesure et se chouchouter avec le service boulangerie avec livraison de pain et de viennoiserie à prendre à la réception de la résidence tous les jours de la semaine. Les tarifs MMV le permettent encore plus avec ces offres : en Résidence, 10% de réduction pour tout séjour de 14 jours consécutifs et plus, et 25% pour les séjours au-delà de 21 jours.

ISOLA2000- La Socca chaude servie à 2400m au col de la Lombarde. ©JAL

The place to be

L’apéritif au col de la Lombarde. Inoubliable lieu pile poil à la frontière italienne. Là, Sam et Dylan accueillent les habitués et les visiteurs en quête de grand kiffe. Boire un verre, déguster de la charcuterie et un Socca chaude au couchant quand les nuages de brume se forment, on ne connait pas plus cool et relaxant. Petit plus : les yeux avisés verront le ballet de l’animal emblématique des Alpes, dans le lieu-dit « le hlm des marmottes ». À vos téléobjectifs !

En conclusion, Isola 2000…

On oublie tout ce que l’on croit savoir et on y va les yeux fermés (enfin presque la route est en lacet mais tout à fait praticable). On peut même faire un arrêt découverte à Auron, la station à mi-chemin entre la mer et Isola 2000. Une fois là-haut, on pose ses bagages, ses soucis et on fonce se ressourcer au gré de balades, de dégustations, de temps de pause contemplatif et de sensations fortes à flanc et au sommet des belles montagnes des Alpes du Sud. Judith Lossmann.

 

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES

Air France, vol Paris/Nice – 1h20.

Y ALLER

En avion => Air France Paris Orly => Nice. 1h20 de vol. À partir de 85€ l’aller. www.airfrance.fr
En train => Paris Gare de Lyon/Nice gare. 6H00 de trajet. À partir de 150€ A/R – www.sncf.com
TAXI pour le transfert : Sunny Days – Demander Sauveur 06 09 96 23 76

PETIT PLUS

Envie de séjourner à Nice ? Pensez au French Riviera Pass pour visiter plus et dépensez moins : www.frenchrivierapass.com – www.nicetourisme.com/hebergements – www.nicetourisme.com/restaurants-groupes

Les terrasses d’Isola2000. MMV
©ManuReyboz.jpeg

DORMIR À ISOLA 2000

Résidences MMV – Les terrasses d’Isola (Résidence***) – du 3 juillet au 28 Août. À partir de 385€/semaine. https://www.mmv.fr/ Tél. +33(0) 4 93 02 76 14
La Résidence se réinvente pour accueillir les vacanciers cet été. Les familles en quête de grands espaces et de soleil méditerranéen seront les bienvenues et profiteront pour la toute première fois cette année des services d’un Club Enfants ainsi que de la rénovation des espaces communs et de la plupart des hébergements avec des appartements « Supérieurs ». Pour la première fois cet été, la Résidence Club Les Terrasses d’Isola offrira aux familles les services d’un Club Enfants pour les kids de 4 à 10 ans. C’est dans une ambiance festive et décontractée qu’ils pourront se retrouver entre copains, encadrés par les Anim’mmv pour un programme d’activités 100% montagne : le trampoline, le tir à l’arc, le tennis de table, etc. mais surtout des découvertes plus originales comme le parcours aventure, l’accrobungee, les parcours accro-roc ou bien encore le bumper ball…
Les appartements Classique ou Gamme supérieure (de 35 à 81 m2) offrent tout le confort. Services hôteliers pour moins de 4 nuits. Linge de toilette fourni. Ménage quotidien. Wi-fi gratuit. Cuisine équipée avec aussi grille-pain, cafetière). Les animaux de compagnie sont acceptés. Voir les conditions.

MANGER À ISOLA 2000

Supers bon plats robaratifs au vieux chalet à Isola2000. ©Judith Lossmann

Le Vieux Chalet : Hameau Isola 2000 – Tél pour résa : +33(0) 4 93 02 69 45
LE restaurant à ne louper sous aucun prétexte, lieu de toutes les rencontres entre potes du coin et inconnus en visite : Le Vieux Chalet. Comme partout ici, le propriétaire se donne du mal. Son restaurant est ouvert toute l’année. Alors un conseil : on s’y arrête même si on ne fait que passer pour monter au col de la Lombarde 3 km plus haut. L’ambiance et les plats valent le coup !

ACTIVITÉS

  • Chiens de traineau. Traineau des loups blancs – Olivier Le Breton – Tél. 06 29 46 29 46 – traineaudesloupsblancs@gmail.com
  • Photographies montagne et ciel – Ne ratez pas ce passionné => Anthony Turpaud – Tél. +33(0)6 12 09 12 39 –  tonio06fr@yahoo.com
  • Guides : Guides Tinée Mercantour : www.guidestineemercantour.com – Tél. 07 82 02 46 71 – Toutes informations sur escalades, via Ferrata, rando à thèmes en solo, en tribu, entre amis. On vous a parlé d’Onil Bosco (20€/adulte, 10€/enfant). Ils sont plusieurs chacun avec leur spécificité : observation, géologie, photographie, lecture de paysage, bien-être… Renseignez-vous.
  • Guide de haute montagne : yannick.ponson@gmail.com – Tél. +33(0)6 87 33 46 53

ISOLA2000 – l’Isolien, le fromage local très couru de La Vacherie, la fromagerie d’Isola2000. ©Judith Lossmann

SHOPPING

  • Au-dessus du Sherpa, une galerie marchande à l’abri de la météo (en hiver) vous attend à Isola2000.
  • Terre de Châtaignes (à Isola Le village) – Crème de marrons. Pas de site internet mais on peut envoyer un mail et « s’arranger » pour commander. Sur place visite possible de l’atelier de production et de la châtaigneraie. raymond.gibert.iso@gmail.com – 5euros le pot de 350grs.
  • Fromagerie La Vacherie – +33 (0)4 93 23 12 48 – +33 (0)6 13 41 50 62 – vacherie.isola2000@orange.fr – Implantée dans le bas de la station, c’est la fromagerie du lieu, connu bien au-delà d’Isola. Propriétaire récoltante de lait, la famille de père et mère en fils poursuit son action avec la farouche volonté de produire local. Résultat : d’excellents fromages à rapporter (on peut les congeler une fois sous vide, surtout les pâtes dures). Coup de cœur pour l’Isolien, le petit Jack, un genre de reblochon bien gras, bien goûteux, une version locale du parmesan et autres merveilles. Ventes sur site mais voyez avec Monique via la page Facebook de La Vacherie. Peut-être un envoi sera-t-il possible. Bonne chance !

ISOLA2000-apero à 2400 m, au col de la Lombarde, à 200m de l’Italie. ©JAL

THE PLACE TO BE

Le Snack l’Isolien, au col de la Lombarde –  +33(0)6 22 75 19 43 – Tous les jours de 8h30 à 19H –  Son chalet bistrot/snack/terrasse, sa vue sur les marmottes, ses risque-tout de skateurs extrêmes.

Remerciements

À l’Office du Tourisme Isola 2000 pour son accueil chaleureux. Aux aéroports de Paris  (ADP) pour leur indéfectible soutien à notre rédaction.

 

T’es qui toi ? Moi, je suis la cancoillotte !

Il y a presque autant de versions de la cancoillotte qu’il y a de familles qui la fabriquent et de prononciations possibles. On dit bien des bêtises à propos de cette spécialité fromagère. Notamment une idée reçue qui veut qu’elle soit un mélange de fromages fondus, voire de croûtes de fromages. Non, non, non ! La cancoillotte est issue du Metton. Mais kesako le Metton ? Un véritable produit laitier à la base de la cancoillotte. Faisons le point sur cette merveille méconnue, légère et goûteuse.

En cours d’attribution d’une Indication Géographique Protégée (IGP), la cancoillotte est présente en Franche-Comté depuis fort longtemps. On en trouve des traces chez ces gourmands de Romains, c’est dire. On connaît Besançon, fleuron de l’horlogerie, pour son Comté et sa citadelle. Plus rarement pour sa cancoillotte. Pourtant, c’est bien dans ce coin de France qu’elle est la plus consommée. Un grand quart Nord-Est en fait.

Mais commençons par le début. Comment ça se prononce ?

Kan-ko-yote ! En pur patois franc-comtois – d’où la savoureuse matière tire son nom, – coillotte se traduit par caillé. A moins de 150 kilomètres de là, à Dijon, on dit Kan-koi-yote et partout ailleurs en France on dit comme on peut.

Tout savoir du Metton

La fabrication de la cancoillotte.

Alors oui, la cancoillotte se fabrique à partir du Metton. Dans cette région, on réserve le lait pour des fromages nobles de terroir comme le Comté ou la crème et le beurre. Ce qui reste, le lactosérum plus connu sous le nom de petit-lait, est donné aux animaux pour les nourrir, par exemple les porcs de la filière IGP Porcs de Franche-Comté. On le garde également pour en faire du Metton.
La technique est ancestrale. C’est toujours la même pour les modestes artisans fromagers comme Chansereaux ou Mauron comme pour la version industrielle Raguin ou La Belle Étoile appartenant,  désormais propriété du groupe Lactalis. La procédure ? On fait chauffer le petit-lait à 40 degrés en lui ajoutant un ferment pour le cailler. On brasse. On sépare « l’eau » de la matière. Aggloméré en petits grumeaux, on le presse, on l’émiette, on le fait sécher/maturer/affiner plus ou moins longtemps en fonction du profil produit souhaité à savoir un goût très, moyen ou peu prononcé.

Du Metton à la cancoillotte…

En terre Kan-Ko-Yotaises, chaque ménage possède sa propre recette et fabrique pour la semaine sa cancoillotte maison. C’est facile sur le papier. (Perso je la loupe à chaque fois. Je ne mets pas assez d’eau m’a-t-on dit !) Donc, on fait tremper le Metton entre 24 et 12H avant de le cuisiner. Ensuite direction la casserole à fond épais, on lui additionne de l’eau et on obtient une pâte filante, onctueuse, dont l’odeur – rien de violent – rappelle le foin et l’étable. En fin de préparation on lui ajoute du beurre. Prudence, le Metton n’est pas gras, c’est l’un de ses atouts majeurs, donc c’est la quantité de gras ajoutée qui fera la différence. Aux origines de la cancoillotte, c’était 4% de matières grasses. Désormais la « norme » monte jusqu’à 15%. La plupart du temps 8%. Encore un truc à vérifier avant d’acheter. Cette cancoillotte onctueuse est un véritable produit légèreté ce serait dommage de l’acheter trop gras. Ceci dit, même à 15% c’est nettement moins gras que tous les fromages !

La cancoillotte ? Plein de variantes à déguster !

Plus de 40 ans séparent ces deux femmes nourries par une même passion : le bon, le terroir, la vérité d’un produit. ©Judith Lossmann

« Maison » ou bien du commerce la cancoillotte se consomme nature, à l’ail, au vin jaune, à l’échalote, à la noix, aux herbes… Bref, vous avez compris, un arc-en-ciel !
Dans l’Est, on nous habitue dès le biberon à manger du fromage avec tout. La cancoillotte se prête génialement au jeu du petit déjeuner en lieu et place de la confiture, pour le goûter sur des tranches de pain ou des biscottes. A tous les repas sur les pâtes, le riz, les pommes de terre. Rien de telle que la cancoillotte pour faire passer épinards, brocolis et haricots verts pour des friandises aux enfants.
Le chef Fabrice Piguet fait voyager la région Bourgogne Franche Comté avec la cancoillotte au travers des recettes inventives, créatives, sorties des sentiers battus comme ces Sablé de Cancoillotte à l’ail rose, Navette de truite fumé à la Cancoillotte fumée, Bouchée de pommes de terre, saucisse de Montbéliard et Cancoillotte… et même en dessert avec un étonnant Cheesecake à la Cancoillotte et griotines sur sablé de Montbozon.

Bref, la cancoillotte, plus on la connaît plus on l’aime et plus on lui trouve d’usages gourmands et légers. Hors de sa zone de consommation la plus courante, les cancoillottes proposées en grande surface ressemblent plutôt à un ersatz (une mauvaise copie) qu’à un bon produit de terroir reconnue par une IGP. C’est dire ! Un conseil : exigez la meilleure. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES très pratiques …

Bon à savoir, le Metton se conserve plusieurs mois au congélateur. Une virée en Franche-Comté ? Une belle occasion de faire le plein et d ‘en rapporter.

Quelles marques ?

Ma préférence ira toujours aux artisans producteurs, hyper ancrés dans leur produit et jugés sur la qualité depuis des générations par des « locaux » qui savent de quoi ils parlent. Donc Chansereaux ou Mauron, en pots plastique recyclables. Renseignez-vous et mettez-vous à plusieurs car ils livrent à partir de 5 kilos.  Sachant qu’un pot de 250 gr dure le temps de le regarder, ce n’est pas énorme non plus. Dans les grandes villes, on trouve plus facilement (en fromagerie et GMS) la marque Raguin. Marque emblématique elle propose de la cancoillotte depuis plusieurs générations. On aime les pots en verre.

Comme nous le disions, méfiance avec les premiers prix et les marques distributeurs bien en-deçà de la vraie bonne cancoillotte. Si vous démarrez, offrez-vous la meilleure. Promis, vous le méritez !

Il y en a pour tous les goûts. © Judith Lossmann

Cancoillotte de Chansereaux : dhumbert@earl-chasereaux.fr – Tél. 03 84 91 56 05 / 07 71 03 39 99

Cancoillotte Mauron : boutique.fromagerie-mauron.fr – Tél. 03 84 65 04 24

Cancoillotte Raguin et La Belle Étoile en fromageries et GMS.

Prix : le pot de 250gr entre 2 et 4 euros. Certaines spécialités sont plus chères.

L’art de vivre à la française ou l’élégance de Jean La Fontaine

L’événement est de taille. La ville de Château-Thierry et toute institution ou entité ayant de près ou de loin des liens avec le sieur Jean de La Fontaine, fabuliste de renommée mondiale, ont pris dès à présent diverses mesures afin de célébrer comme il se doit l’anniversaire des 400 ans de la naissance du poète. L’occasion pour les passionnés d’art de vivre à la française de (re)prendre le chemin des Portes de la Champagne pour renouer avec les élégances et raffinements de la région qui vit naître le grand homme.

Le bureau de travail de La Fontaine. ©Reza Naderi

C’était un 8 juillet 1621 à Château-Thierry aux Portes de la Champagne, là où commence la culture du vin pétillant le plus célèbre du monde. Bientôt 400 ans. Comme le temps passe ! Jean de La Fontaine aurait été baptisé en ce jour dans l’église Saint-Crépin, le bénitier se trouvant à l’entrée de l’église ayant servi de cuve baptismale pour le baptême du nouveau-né. La maison qui l’a vu naître, située au 12 rue Jean de La Fontaine, a été convertie en musée, là où certaines pièces d’architecture Renaissance gardent un parfum de l’existence intellectuelle et intime du fabuliste.
Personne n’ignore les fameuses fables ayant contribué à sa célébrité planétaire tels « Le corbeau et le renard », « Le loup et l’agneau », « La cigale et la fourmi »… Mais que sait-on de ses contes galants, pour ne pas dire… licencieux ? Le musée apporte déjà un début de connaissance de ces productions que l’époque pudibonde et bigote ne savait trop tolérer. « Cachez-moi ces contes… ! »

Une balade dans la cité permet aussi de nous imprégner du quotidien de l’auteur prolifique, vif d’esprit et ne manquant pas de piquant dans le propos. Lors de la promenade on relèvera le pari de faire le tour des sept ronds-points qui lui sont dédiés et de vérifier si l’on a encore en mémoire les fables qui leur sont rattachées. Après ce road-trip intimiste on mettra le cap vers un incontournable du circuit dédié à La Fontaine : le château de Condé. Majestueux, trônant au milieu d’un vaste espace vert, il réserve au visiteur de passage des surprises aussi somptueuses qu’insoupçonnées. Ainsi la chambre d’Olympe, du nom de la belle-fille de la princesse Marie de Bourbon, dame de Condé. Au-dessus de la cheminée, dans le style de Watteau, on y trouve une peinture illustrant le récit du « Villageois ayant perdu son veau », conte coquin (osons le mot) de La Fontaine.

 

Apollon servi par les nymphes, œuvre de Servandoni. ©Reza Naderi

Dans le salon Servandoni c’est une débauche flamboyante de scènes sur le thème des amours des divinités. L’artiste éponyme y a peint également une scène du roman poétique « Les amours de Psyché et Cupidon » du fabuliste dont on découvre de mieux en mieux le visage libertin. Il s’agit d’un trompe-l’œil reprenant à l’identique un groupe sculpté du château de Versailles « Apollon servi par les nymphes ». On y découvre la grâce de ce dieu de la lumière et des arts auquel s’identifiait le roi Louis XIV. Excusez du peu !

Dessus de cheminée encore mais cette fois selon un subtile jeu de cache-cache, le salon des Oudry donne à découvrir, derrière un miroir, bien dissimulée, une superbe peinture demeurée intacte illustrant un autre conte licencieux de La Fontaine intitulé « La fiancée du roi de Garbe ». On en sort tout étourdi de ces découvertes en se demandant comment on a pu, durant des années, demeurer à l’écart des facettes – discrètes il faut bien le dire – de l’œuvre du poète aux talents multiples.

C’est le moment où jamais de réparer ces lacunes et de redécouvrir un art de vivre à la française que le monde entier nous envie. Texte et photos : Reza Naderi.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Le musée Jean de La Fontaine à Château-Thierry. ©Reza Naderi

Pour préparer votre voyage : Musée de La Fontaine : www.museejeandelafontaine.fr – Château de Condé : www.chateaudeconde.fr

Pour les gourmands, de lecture d’abord. Les fables, bien-sûr, richement illustrées par de grands noms de la gravure, de la peinture et du dessin. Mais aussi un recueil de contes galants de La Fontaine.

Pour les gourmets notez que vous êtes sur la route touristique du champagne et que les amateurs de ce vin royal n’auront que l’embarras du choix. L’œnotourisme est un summum des loisirs de la région. Les gastronomes pourront aussi rapporter chez eux du chocolat mais également des recettes à base de canard, du foie gras, du saumon fumé… Les bonnes tables ne manquent pas et de belles halles attendent votre passage pour remplir vos paniers de délices du terroir.

Côté hébergement tous les goûts et portefeuilles seront comblés en s’adressant ou se connectant à la Maison du tourisme des Portes de la Champagne. http://www.lesportesdelachampagne.com

Le Pakistan en 125 images…

Actuellement des vagues « anti-France » se propagent au Pakistan. Toujours la même histoire qui mêle politique et religion.

Suite à un superbe voyage réalisé fin 2018, j’ai voulu partager avec vous une infime sélection de mes photos pour vous montrer ce pays qui a tant à offrir.

Les paysages du Nord sont des coups de poing émotionnels et aucune photo ne leur rendra hommage car il manque le silence et le souffle du vent sur ces hauteurs hallucinantes (jusqu’à plus de 7000 mètres). Suivant la Route de la Soie, nous avons mis 12 heures pour franchir à peine une centaine de kilomètres sur l’une des routes de l’impossible les plus dangereuses au monde (pas sûr que je le referai). À cette occasion, nous avons traversé deux frontières, dont une avec le Cachemire (la tension était palpable et les appareils photos interdits).

Les policiers que vous verrez nous ont accompagné tout au long de notre périple, de notre arrivée à Islamabad jusqu’à notre départ de Karachi en passant par Lahore et les plaines du Penjab en direction de Peshawar. Ils nous ont fait traverser les villes hyper denses à une vitesse folle d’où les photos parfois floues (pardon), prises au travers des vitres sales et poussiéreuses de notre bus (pardon again).

Il reste peu de traces du passé « bouddhiste » de ces terres. Vous les reconnaitrez aisément.

De sublimes mausolées et mosquées, véritables lieux de rencontres où j’ai énormément été sollicitée pour des selfies (moi qui déteste) avec des familles entières trop heureuses de voir une rousse mal couverte sous un voile ! Pour eux, il s’agissait de rencontrer une étrangère. Tous étaient très curieux de cet ailleurs d’où je venais.

Une étrange cérémonie défie la haine qui sépare l’Inde et le Pakistan. Une fête païenne de parades et de cris se tient au quotidien pour l’abaissement des drapeaux. D’un côté les Pakistanais en noir, de l’autre les Indiens. Au centre, des grilles massives marquent la frontière. Là, dans une mise en scène théâtrale, on s’apostrophe, on se défie, on se cherche, on s’invective. Dans les gradins, on reconnait la foule indienne. En face, la pakistanaise. Tout un protocole qui a pour vertu principale de libérer les énergies et la rage. Et ça marche plutôt bien.

Là-bas, j’ai rencontré des gens adorables. Des amis du Nord, nés de cette terre himalayenne où les pressions sont moins fortes mais où leurs douces coutumes sont, malgré tout, en danger d’absorption par la masse.

Alors le Pakistan !? Qu’en dire ? Je ne me lancerai pas dans une analyse. Les faits parlent d’eux-mêmes et chacun à sa propre idée. Je regrette qu’une certaine idéologie nous prive d’un beau pays pour les baroudeuses et voyageurs de tous poils.

Aussi, je vous invite à vous plonger dans le regard de quelques-unes, femmes, rares dans les rues. Et dans les visages et expressions de ces hommes qui n’aiment rien tant que poser devant un appareil photo.

Merci à celles et ceux qui ont bien voulu s’ouvrir à cet échange sans mot.

 

 

 

 

The book of Citrus Fruits : une oeuvre botanique

Chez Taschen, on fait les choses en grand. En très grand. En lourd. En très lourd ! La preuve avec cet exceptionnel ouvrage de 4,500 kg, une somme encyclopédique entièrement dédiée aux agrumes.

The book of Citrus Fruits. Les planches mêlent agrumes, villas, art de vivre…

The book of Citrus Fruits. Les planches mêlent agrumes, villas, art de vivre…

La couverture de The Book of Citrus Fruits, en tissu imprimé brille de mille éclats. Elle donne à ce livre, édité en série limitée, l’écrin indispensable à un contenu de qualité pour qui aime l’Histoire, l’architecture, la botanique, le jardinage et les beaux jardins, les planches détaillées aux sublimes couleurs et les agrumes.
Ouvrir ce livre des 400 pages, format X-XL, c’est plonger dans un monde de couleurs, de formes, de feuilles, de fleurs, de belles villas italiennes et d’immenses châteaux. Des lieux, qui au 18ème siècle, étaient les seuls à posséder les jardins et les serres aptes à assurer la croissance des citronniers, orangers et autres bergamote, cédrat, combava et citron caviar, kumquat, lime, limette, mandarine, orange douce et bigarade, pamplemousse, pomelo, yuzu…
Ouvrir ce livre c’est déambuler au fil des pages dans un univers visuel et olfactif. Jamais, nous n’avons eu autant envie de publication en odorama !

Ce livre est un objet littéraire déjà culte. Il rend hommage à l’immense travail d’iconographie réalisé par l’auteur J.C. Volkamer. Au fil des 384 pages présentées telle une ode magistrale aux agrumes, une rare série de gravures dissèque les mystères de 170 agrumes. Quand ces fruits étaient encore exotiques et invitaient au voyage… Nous l’adorons ! ♥
Judith Lossmann

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES


Des fleurs aux plantes , les planches décrivent avec une minutie soignée la beauté de agrumes.

The book of Citrus Fruits – 125€

Une pittoresque édition multilingue (Allemand, Anglais, Français)
Edition limitée à 5000 exemplaires numérotés, signé par un esthète : J.C. Volkamer chez Taschen
Format imposant de  27,6 x 39,5 cm – ISBN : 9783836535250

Enigma de Lelo ! Parlons plaisir au féminin !

Voilà le portrait. Début 2020, fin février, je rentre d’un fabuleux voyage dans le Nevada, thème : le Nevada sans passer à Vegas (article à suivre) et je m’apprête à repartir à Taïwan. Et patatrac…

Le Covid pointe sa menaçante gueule couronnée. Le Covid devenu LA Covid par la toute-puissance des scientifiques qui préfèrent féminiser cette maladie. Que l’on m’explique pourquoi LA grippe mais LE sida ; LA rougeole mais LE cancer et encore dans les cancers on a UNE leucémie ou UN sarcome ? Il doit forcément y avoir une bonne raison à cette énigme, comme il y en a une à celle qui a déterminé notre sort depuis le début de cette pandémie. Mais là, je m’éloigne de mon sujet : Enigma de Lelo. Bref…

Les effets collatéraux de la pandémie

Février 2020. Pandémie. Oups ça fout les boules ! Mars 2020 en France : confinement ! Confinement mondial ! Ben ouais, vaut mieux ! Femmes, hommes, nous sommes désormais les véhicules de choix, les Rolls-Royce du coronavirus. On se ne touche plus, on ne se respire plus, on ne se voit plus en vrai. Les rues du monde entier sont dépossédées de toute vie. Bars, restaurants, clubs de sport, boîtes de nuit sont désertées. Je fais comment, moi, pour rencontrer un mec ?
Ben, je fais comme tout le monde, je patiente. Ça ne va pas durer. Ben si, ça dure ! Quelques portes s’entrouvrent pour se refermer aussi vite. Moralité : la Covid et sa kyrielle de conséquences désastreuses sont très néfastes pour les jeunes, les étudiants, les entreprises, les hôpitaux, le PNB et… les femmes célibataires.
Déjà en temps normal, c’est compliqué de rencontrer un mec bien, célibataire, qui a envie de s’engager dans une aventure qui pourrait devenir une vraie relation. Il est forcément veuf, sinon ça veut dire qu’il trompe sa femme, le mec bien je veux dire. Ou alors, c’est un « jamais marié » et là, ma fille prends tes jambes à ton cou et cours loin car c’est un consommateur, un indécis, un K à problèmes avec un S à problèmes. Comme à chagrins. Ceux qu’il te fera.

Mec ou sextoy ?

Enigma-lelo

Je me pose la question. J’aurais envie d’un mec dans ma vie. Mais pourquoi ? Pourquoi faire ? Coucher ? Au fond, quelle est la différence entre un mec et un sextoy ? L’amour ! C’est parce qu’on l’aime qu’on le trouve beau, gentil, doux, avec une belle voix, protecteur, qu’on lui pardonne son petit bidon – mais petit – parce qu’au-delà c’est anti-sexe. C’est parce qu’on l’aime que parfois – pas toujours – certaines simulent. Le débat est ouvert, j’ai des copines qui ne le font jamais. Contreproductif disent-elles. Je les rejoins.
Attention, si ton mec vient chez toi – parce qu’à force l’hôtel ça coûte cher et que tu ne le mérites plus – juste entre 5 et 7, pour sa séance de gym horizontale quotidienne qui lui permet de rentrer peinard chez sa femme, décontracté du gland, et de ce fait apte à la supporter, la connasse c’est toi ma fille ! Ça sent le vécu là vous ne trouvez pas !?

Donc la différence entre un mec et un sextoy c’est l’amour. Sans l’amour, qui fait tout accepter, les choses reviennent à l’essentiel d’une relation entre femmes et hommes : le plaisir ! Oui, mais voilà, depuis des millénaires, les hommes – toujours eux – ont imposé aux femmes leur modèle de sexualité : la pénétration ! C’est simple à comprendre, né avec un truc qui pointe, le mâle ressent une impulsion sauvage et irrépressible : le mettre dans des trous. En oubliant souvent de demander l’autorisation, le consentement, comme on dit en 2021. Depuis toujours, le plaisir se conjugue à masculin, selon des normes et des protocoles masculins. Le plaisir féminin est un détail. Pire ! Le plaisir féminin solitaire est interdit. Au Moyen-âge on le cadenassait avec une ceinture de chasteté. Le gus partait faire le guignol aux Croisades pour deux ou trois ans. Il bouclait la « culotte » en fer de sa copine et jetait la clef dans les douves. Sympa non ? Le vagin était la propriété des hommes. Ne parlons pas du clitoris, source de plaisir, il est toujours amputé chez les petites filles dans bien des pays du monde, encore aujourd’hui. Parlez-moi du consentement. Une notion très occidentale. Il existe même une amputation « morale ». Bien des femmes, jeunes et moins jeunes, n’y touchent pas, à ce petit bouton délicat. Ce serait honteux. Oulàlàaaa, la masturbation ce n’est pas bien, c’est sale, ce n’est pas joli, ce n’est pas chrétien, ce n’est pas juste vis-à-vis des hommes si bien outillés, qu’il est interdit de les frustrer.

Pardon mes potos de cet aparté, – forcément à charge – mais vous me connaissez, je n’ai pas la langue dans ma poche -, et il fallait bien en parler un peu quand même…

Allez. Retour en temps de Covid

On se ne touche plus, on ne se respire plus. Si par bonheur on réussit en septembre 2020 à être plusieurs autour d’un déjeuner, on ne partage pas nos verres, on ne termine pas le plat de l’autre, on ne suce pas la cuillère de ce presque inconnu qui pourrait vous plaire. En temps de Covid, seuls nos yeux parlent derrière un masque. Déjà qu’avec tous nos atouts visibles, nous les ménopausées on perd plus de points que la bourse, ça ne va pas être facile d’en rencontrer … des bourses. Et si, pas de mec pour at least servir de vibro-glandeur vivant, j’en fais quoi moi, hein, de ma libido en temps de Covid ?

Je commande en ligne les bouquins d’Esparbec, un pornographe de talent. Derrière ce pseudonyme – qui dans la real life peut s’appeler Esparbec ? – se cache un génie de la description. Il ne recule devant rien. Il a zéro état d’âme. Il ose tout. Il aborde tous les fantasmes qui, je l’avoue, doivent le rester tant certains sont trash. Il crée avec talent des situations ubuesques. Mais il reste un mec. Sa cible : la pénétration ! Heureusement, il dose savamment ses recettes et nous emmène là où l’on voulait aller. Youpi ! Mais une fois que tout le bouquin est là avec les pages les plus frétillantes toutes écornées, j’en fais quoi moi, hein, de ma libido pas tout à fait satisfaite.

Je sais ! Il me faut un sextoy

Enigma-lelo

Problème ? Mes connaissances sont limitées. J’en suis restée à ma dernière visite d’un sexshop il y a dix ans où les révolutionnaires rabbit, étaient au top mais finalement à l’usage, pas très convaincants. Et ce bruit ! Et cette matière ! Et cette transparence visqueuse qui laisse voir les secrets de la mécanique ! Non, décidément, j’ai passé l’âge de la médiocrité. Ou je ne fais rien ou c’est au top !

Il me faut un sextoy. Un vrai. Une bête de scène. Au contact quand je le touche, je dois penser peau ! Rigide mais souple. Élégant. Surtout élégant, on n’est pas obligé d’avoir des trucs rose bonbon ou vert pomme pour jouir non plus. Ces engins-là gagnent à être sobres. Bref, je cherche sur internet quelles nouveautés pourraient combler ma demande de plaisir à défaut de ma demande d’amour. Je tombe sur Lelo et je pénètre dans un autre monde, loin des sexshops vulgaires. Le site est tout simplement beau, design, sobre. Il parle de plaisir. De masturbation. C’est raffiné, intelligent, doux, plein de conseils. Tellement féminin. C’est feutré, ça glisse, c’est fluide. J’ignorais complètement qu’une gamme dédiée au plaisir féminin, clitoridien, vaginal (c’est le même en réalité), point G, existait. Un jouet en particulier attire mon attention. Son design, sans queue ni tête si j’ose dire, porte un nom qui lui va bien tant il est difficile de savoir dans quel sens l’utiliser : Enigma. Il est superbe et mystérieux. Mieux vaut posséder le mode d’emploi, on peut s’y perdre. Mais quand on a compris comment ça marche, la promesse est au rendez-vous. Le plaisir aussi. Et il reste encore beaucoup à explorer. Hum…

Voilà. Voilà…

Voilà comment LA Covid m’a conduite sur les chemins d’un plaisir féminin, tout à fait légitime, sain et naturel. Certes un sextoy n’est pas l’amour, ne remplace pas l’amour mais au moins il donne du plaisir. Et qui sait peut-être un jour, quand le Covid nous foutra la paix, au hasard d’une rencontre où l’on aura à nouveau le droit de s’approcher, de se toucher, naîtra une véritable histoire d’amour. Et alors nous serons deux à nous en servir.

En attendant, indécrottable romantique, je sais bien que l’usage d’Enigma ne change rien aux sentiments, ni aux désirs. L’utiliser ne fait pas de nous des pêcheresses (mais qui utilise encore ces mots ?) mais donne corps au plaisir. Voici venu le temps de laisser aux femmes l’accès à celui-ci et Enigma le fait si bien. ♦ Judith Lossmann

 

Toute ressemblance avec une personne vivante ou ayant existé serait purement fortuite. Comme vous vous en doutez !


INFORMATIONS PRATIQUES


Doté de la technologie SenSonic™, qui submerge votre corps tout en stimulant votre clitoris, il vous offre un orgasme complet à chaque fois.
Les ondes soniques d’ENIGMA™ offrent une stimulation clitoridienne délicate pour des sensations intenses sans contact direct. Le silicone a été conçu pour absorber les ondes soniques et les transmettre à votre clitoris pour des sensations plus délicates et plus profondes. La partie interne vibre au rythme des ondes soniques, stimulant ainsi votre point G.

8 modes de plaisir. Plusieurs intensités. 100% étanche. Silicone extra-doux. Pas bruyant.

  • ENIGMA™
  • USB-Chargeur
  • Pochette de rangement en satin
  • Carte d’enregistrement de la garantie
  • Manuels d’utilisation
  • 189 euros

https://www.lelo.com/fr/enigma