dimanche 9 août 2026

Arundel Castle : ma vie de château !

Arundel Castle est une destination en soi. Le château organise de multiples évènements tout au long de l’année et ce sont autant d’invitations à venir flâner entre ses épais murs et sa riche histoire. De loin, on pense château fort. La bâtisse semble glaciale, triste, habitée par les courants d’air. De près et à l’intérieur, on pense Belle au bois dormant, princesse, histoire d’amour, fantômes… Arundel Castle est tout à la fois ! Toujours demeure de la famille Norfolk, personnellement j’adorerai passer quelques jours entre ses murs.

Arundel Castle fut une belle surprise

Il pleuvait dru ce jour-là et j’aurais préféré me blottir au coin d’un feu de cheminée, heureusement Arundel Castle fut une surprise. Situé dans de magnifiques jardins (même en automne), sur les rives de la placide Arun River dans le West Sussex, Arundel Castle fut une surprise. Une belle surprise. Il est toujours plaisant de visiter un château vivant, habité et de toute évidence aimé et entretenu par des propriétaires attentionnés. La visite est parfaitement organisée. De l’entrée aux salons de réceptions, des cuisines aux communs, des boudoirs aux chambres, il suffit de suivre le chemin balisé.

Arundel Castle, chambre

Arundel Castle, une des chambres tout confort du château.

Pas de question à se poser, on peut se laisser transporter par cette balade dans l’intimité d’une famille aristocratique et aisée, qui pendant des générations a habité le château. Les galeries de portraits, les meubles, les vaisselles et verre d’apparats, la table dressée dans la salle à manger dont les fauteuils vous tendent les bras sont autant d’invitations à se poser, à s’imaginer dans un autre temps, un autre univers social.

vaisselle précieuse du château d'Arundel

La vaisselle précieuse du château d’Arundel. ©Judith Lossmann

Qu’il devait être plaisant de vivre ici ! On imagine les jeunes enfants courir le long des couloirs, se cacher derrière des portes dérobées, réapparaitre après avoir suivi des corridors secrets. Là-haut, les chambres sont immenses. Un hymne au confort. Je vous rappelle que le château a toujours été habité, il est doté de tout le confort moderne mais dans l’esprit des lieux. Une réussite vraiment. J’imagine les jeunes filles en herbe rêver à leurs princes charmants, le regard perdu sur les campagnes environnantes. Et les jeunes hommes en devenir se projeter dans leurs responsabilités de demain. Ou le contraire !?

Un beau tableau d’Anne, épouse du Duc de Norfolk prouve la modernité de l’esprit qui règne entre ces murs. Dans Fitzalan Chapel, la petite chapelle privée, cette même femme repose depuis 2013 aux côtés de son époux, tout près de ce bel endroit où elle vécu.

Vous voyez, Arundel Castle prête à la rêverie, à l’imagination, au cinéma… Sentez vous sa puissance déjà vous attirer ?


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Pour tout savoir de la programmation et des évènements Arundel Castle et ses jardins – Arundel – West Sussex – www.arundelcastle.org

Manger à Arundel
On peut manger dans la cantine du château. C’est pratique et vraiment pas savoureux. Ça se mange quoi !
Nous nous sommes laissés dire qu’une table gastronomique valait le déplacement mais nous n’avons pas testé.

Envie de découvrir d’autres châteaux ? Celui de Bonnard en France, c’est ici !

Chichester : notre dernière étape de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne et Chichester lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Creative Coast cass sculpture fondation

« Head » de John Davies explore les idées et la perception des humains. ©Judith Lossmann

La Cass Sculpture fondation
Quelle belle et intéressante idée cette randonnée créative dans un parc de toute beauté où les arbres centenaires et les paysages servent d’écrins aux installations monumentales d’artistes. Une excursion unique dans son genre riche d’une cinquantaine d’œuvres reparties sur 10 hectares. Il suffit de suivre un chemin pour les voir toutes quoi que, certaines sont si bien intégrées qu’il est impossible de le détecter.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Creative Coast cass sculpture fondation

« Stairway », de Danny Lane interprète des concepts d’espace et de temps. ©Judith Lossmann

Venir sur la Creative Coast
Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

Infos culturelles
Cass Sculpture Fondation : www.sculpture.org.uk/visiting
Entrée : à partir de 8£

 

Eastbourne : troisième étape de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Façade de la Towner Gallery

Façade de la Towner Gallery. ©Judith Lossmann

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Eastbourne, la grande ville de la Creative Coast
Copie presque conforme, en plus modeste, de Brighton, Eastbourne comme sa grande sœur est une ville de villégiature hyper traditionnelle avec son Pier doté d’un dôme venu des palais des Maharadja. Il faut avouer son étonnement devant cette coupole or jaune sur le gris du ciel ! Aujourd’hui, les jeux du Pier sont fermés et le lieu ne joue plus son rôle de « lâcher prise païen » mais l’architecture demeure en place et agrémente le paysage de son étonnante beauté.

Towner Gallery
Ville participante de la Creative Coast, Eastbourne est doté d’un magnifique musée d’art contemporain tant dans le bâtiment que dans les collections. Le Towner Gallery initié en 2009 doit son nom à son créateur. Le fond d’art de plus de 5000 œuvres est axé sur axé sur la position d’Eastbourne et ses alentours sur la côte. À ce titre la démarche éditoriale de la Towner Gallery entre en cohésion avec la démarche créative Coast. Deux collections semi permanentes s’alternent sur les murs des trois grandes salles d’exposition. Mais ce musée a plus à offrir que cela. Il propose une rareté à savoir la visite de son stock œuvres. Une fois par mois, sur inscriptions, les visiteurs ont accès aux toiles, photographies et illustrations stockées derrière de lourdes portes. Un grand moment à saisir par les amateurs d’art. On découvre de nombreuses œuvres d’Eric Ravilius, un artiste local tué pendant la Seconde guerre Mondiale dont la Towner Gallery possède la plus importante collection d’Angleterre. Peintre nostalgique, sentimental et romantique il a aussi été l’un des tout premiers illustrateurs. A admirer également le travail abstrait et très controversé de Gear William Gear et celui plus accessible de Patrick Haron. Mon coup de cœur va à un artiste totalement inconnu Harold Molford dont j’ai adoré le « un train sous un ciel étoilé ».

Pour 2020, l’artiste mexicaine Marianne Castello de Bal s’inspirera de cet héritage culturel (comme le Long Man of Wellington de 72 mètres de haut) pour mettre en place ses installations sur le thème de la frontière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Beachy Head

Beachy Head entre Eastbourne et Brighton. ©Judith Lossmann

Beachy Heads
Entre Eastbourne et Brigthon, ce sont très classiquement les falaises de craie abruptes. Hautes de près de 160 mètres, elles sont les plus hautes falaises de calcaire de Grande-Bretagne ! Formée il y a 65 millions d’années, elles ne furent cependant pas foulées par les dinosaures du coin, puisqu’ici c’était la mer. Au fin des millinaires, la couche de craie se forma et de collisions en collisions, les plaques tectoniques expulsèrent ce paysage côtier d’aujourd’hui.

Au pied de Beachy Head, le phare Beachy Head Lighthouse
Quand on se gare et que l’on marche – lentement, il faut être très prudent – vers le bord de la falaise, se découvre au regard un phare qui malgré sa taille de 43m, semble bien modeste comparé à la falaise. La vue est sublime et représente sans doute le cliché le plus répandu de la côte Sud de l’Angleterre. Qu’importe ! Nous repartirons avec mais sans prendre de risque. De nombreuses personnes pour un simple selfie tombent de la falaise chaque année.

Avec cette très ventée balade à Beachy Head se termine notre joyeux et intéressant périple artistique Creative Coast. À l’heure où j’écris ces lignes (octobre 2019), le Brexit n’est toujours pas une affaire terminée. Les gens que nous avons rencontrés et interrogés regrettent tous cette rupture annoncée et savent bien qu’il s’agit d’une affaire politico-politique dont les citoyens sont désormais exclus. D’où la triste urgence de traiter des frontières qui réapparaissent dans la version 2020 de la Creative Coast. Personnellement, j’espère que nous n’aurons pas besoin de ressortir les passeports pour aller en Angleterre.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

 

  • Venir sur la Creative Coast
    Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
    Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk
  • Infos culturelles
    Towner Gallery : www.townereastbourne.org.uk
    Tour of collection Highlights : www.townerestbourne.org.uk/collection
  • Déjeuner à Esatbourne
    Lunch a la Towner Gallery Café, un lieu très fréquenté, très coloré et fort agréable.
    www.townereastbourne.org.uk/visit/towner-cafe/
  • Dormir à Eastbourne
    À l’Hydro Hôtel. Le 4*, sans aucun doute le plus traditionnels de la côte sud de l’Angleterre. Ici, tout respire les années 1870 : le bâtiment, la décoration, le service, la carte du restaurant. Les chambres sont vastes et cosy. La vue sur Beachy Head et les jardins superbes. Le petit-déjeuner comme l’offre culinaire sont typiquement britanniques. C’est bon et … très anglais. Mon conseil au chef : moderniser sa carte et ses saveurs pour aller vers plus de créativité. Mais sans doute, ce lieu fréquenté par des têtes blanches doit-il sa pérennité à la tradition. Vous voilà prévenus. Mount Road, Eastbourne – www.hydrohotel.com et www.hydrohotel.com/dining/

Hastings et Bexhill : deux univers différents et complémentaires de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Hastings : seconde étape de la Creative Coast

rey Harbour

Les bateaux du petit port de Rey Harbour, ville où vécu MacCartney.

 

En quittant Folkestone pour venir à Hasting on traverse le petit port de pêche traditionnel de Rye Harbour, une bourgade où vécu Paul McCartney, très célèbre aussi pour fournir les environs en produits de la mer de qualité !
Le plus frappant à Hasting est la largeur de la plage, l’une des plus large d’Angleterre. Si large qu’elle permet de mettre les bateaux sur cale à l’abri de assauts des vagues et du vent. Une promenade incontournable de la ville.
Posé sur la plage, en plein centre de la ville, le musée Hastings Contemporary.

Noir, cubique, aux lignes ultra simples comme les cabanes de pêcheurs alentours auxquelles il fait écho, c’est le plus récent musée britannique.

Hastings Contemporary

Facade du Hastings Contemporary,imitant à la perfection les cabanes des pêcheurs alentour. ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Les autres sont restaurés, aménagés, agrandis. Celui-ci, fondé en 2012 est un bâtiment eco-friendly doté de belles salles à taille humaine, pas trop imposantes pour créer de l’intimité avec les visiteurs et évolutives si nécessaire. Actuellement les murs du Hastings Contemporary accueillent Victor Willing, un artiste anglais très rare. La seule exposition de son vivant fut celle de la White Chapelle à Londres. Un immense succès à l’époque auquel son départ pour le Portugal, où il allait épouser sa femme Paula Rego, avait mis un stop irréparable avec son public britannique. Très inspiré par Picasso et Matisse, on lui attribue une centaine d’œuvres et au moins deux « époques ». La première classique et académique, où il disait « être préoccupé par ce que les gens pensaient de son travail » et la seconde entièrement libéré par la maladie chronique, la sclérose en plaque qui le tuera à 60 ans, où « il ne fera que comme ça lui plait, sans se soucier des commentateurs et des critical thoughts. » Les œuvres présentées ici viennent des galeristes et collectionneurs, des fonds privés de sa femme, elle-même peintre très connue, et de leurs enfants. On se plait à traverser le temps avec Willing. Une belle découverte d’un artiste pratiquement méconnu outre-Manche et qu’il faut découvrir avant que sa côte ne recommence à grimper. Personnellement, je préfère entre toutes, ses dernières œuvres peintes quelques mois avant sa mort. Elles sont dénuées de tout artifice et disent le dénuement volontaire de l’artiste prêt à céder sa place. Incandescent !

Les dernières oeuvres de Victor Willing

Les dernières oeuvres de Victor Willing photographiées au Musées Hastings Contemporary. ©Judith Lossmann

 

Ici comme à Folkestone, les maisons avec bow-windows alignent leurs façades souvent blanches avec de charmants jardinets devant, dont les Britanniques, allez savoir comment, réussissent toujours à transformer en Eden. C’est sûr, ils ont la main verte et le sens du végétal nos cousins anglais ! Ici plus qu’ailleurs, les magasins affichent des airs old Fashion. On se laisse transporter dans un autre siècle. Pas forcément le 20ème, peut-être même encore avant. J’ai repéré quelques belles boutiques de type « charity business », brocanteurs-antiquaires qui feront notre bonheur d’amateurs de vieux objets ayant une âme et un vendeur de vieilles affiches sur la thématique mer & villégiature tout à fait ravissantes. Le tout à des prix en pounds (£) bien plus intéressants qu’en France. Traversez donc le chanel avec un coffre vide, il y a des affaires à faire.

Bexhill : une autre ville étape de la Creative Coast
À quelques encablures de Hastings, le paysage côtier change radicalement de visage. Ici, finies les cabanes de pêcheurs. Sur la plage trône une longue enfilade de maisons bases, en pleine face mer, dont certaines incarnent à fond le jeu de l’originalité british. La promenade fait penser à nos planches de Deauville et conduit au bâtiment incontournable de la cité, le De La Warr Pavilion. Une sublime construction des années 1935, édifié dans la veine de l’architecture moderne et du mouvement Bahaus, celle de Le Corbusier et non pas Art Déco comme beaucoup le croient. Un bâtiment iconique présent au cœur de la vie de tous les habitants depuis et pour plusieurs générations. Chacun ici a, de près ou de loin, un lien avec le de La Warr Pavilion. Une fête, un mariage, un symposium, des balades, des découvertes artistiques, des moments conviviaux sur l’immense terrasse. Posé entre terre et mer, le De La Warr était tombé dans une triste désuétude dans le courant des années 1990. Et même s’il n’a jamais cessé de « fonctionner », son état nécessitait des rénovations d’urgence. Des fonds privés et une opération de Charity Founds de huit millions de livres ont permis sa quasi réhabilitation rendant au bâtiment les fonctions qui avaient présidé à sa construction : être accessibles à tous. À l’époque (pour rappel internet et la TV n’existaient pas) les gens venaient pour être éduqués, pour découvrir des « choses » inconnues via des conférences, des expositions, des rencontres. Si l’extérieur n’a pas changé, tout l’aménagement intérieur a bougé. Demeurent les très belles structures du bâtiment, les escaliers, l’enfilade de salles, les terrasses, les sols d’origine , le superbe lustre d’Erich Mendelssohn, une pièce unique et originale créée pour l’inauguration de 1935.

lustre, De La Warr Pavilion, Bexhill

lustre, De La Warr Pavilion, Bexhill. ©Judith Lossmann

Actuellement, le De La Warr Pavilion accueille deux expositions. Dans le cadre de la Creative Coast et du thème 2020 : Borders, plusieurs artistes exposeront leurs œuvres. Une jeune britannique de 30 ans, Holly Hendray, sculptrice, va travailler sur le sens de « l’intérieur et de l’extérieur », du « Inside et de l’outside » afin d’utiliser au mieux les espaces d’expositions ouverts sur la terrasse du rez-de-chaussée et la mer ! Dans cet esprit, l’artiste va travailler sur la métaphore du corps et de la terre à travers l’action des vers. Les vers mangent et digèrent comme les briques qu’elle adore sont le résultat des machines qui mangent la terre, la digère et la transforme. Elle va présenter des œuvres autour de ce contraste entre la machine qui creuse et les briques qui élèvent des édifices ! À l’heure où le monde s’emmure, Renée So, céramiste travaille quant à elle sur les murs. Mur du Mexique, mur du Brexit…


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Venir sur la Creative Coast
Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

 

Infos culturelles
Contemporary : www.hastingscontemporary.org
Victor Willing : #willingVisions
De la Warr Pavilion : www.dlwp.comwww.dlwp.com/exhibition/renee-so/www.dlwp.com/exhibition/mikhail-karikis

Déjeuner à Hasting
On prolonge sa visite du Contemporary avec un excellent lunch dans son Gallery Café avec vue sur la mer et les bateaux depuis les salle et terrasses.

L'arrièere du De La Warr Pavilion à Bexhill

L’arrière du De La Warr Pavilion à Bexhill. ©Judith Lossmann

 

Déjeuner à Bexhill
Ici aussi on prolonge agréablement les visites des expositions et du bâtiment dans le coffee shop, le Café-Bar Kitchen, lequel propose un afternoon menu, un assortiment irrésistible de sandwiches et des gâteaux. www.dlwp.com/cafe-bar-kitchen/afternoon-menu

Folkestone, première étape de l’England’s Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste The Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Folkestone, england, Creative Coast

Folkestone, ville de la Creative Coast présente l’oeuvre de Michael Craig-Martin intitulée Folkestone LightBulb. ©Judith Lossmann ©La Vie est Belle Voyages

Première étape de la Creative Coast : Folkestone
Folkestone, la ville la plus proche de la sortie du tunnel sous la Manche en voiture, est une sorte de pépinière d’art. Elle se veut et se vit comme un abri pour les artistes repoussés hors des frontières de Londres par des raisons économiques et offre -sur dossier géré par l’association Creative Building Folkstone- des accès à des locaux pour vivre, travailler, exposer et vendre. Six cent artistes de tous bords vivent et travaillent au cœur de Creative Quater au centre de la ville.
Mais ce n’est pas tout ! La ville expose en permanence 72 œuvres contemporaines dans ses rues, sans compter le jeu Géocatching pour découvrir en même temps, si le cœur vous en dit, le patrimoine culturel de la ville.
Envie d’expériences immersives ? Sachez que vous pouvez aussi dormir chez les artistes et les regarder travailler. Informations à l’Office du Tourisme.

En parlant, art… parfois il faut ouvrir l’œil… comme par exemple avec cette œuvre nommée Baby Things signée par la très célèbre performeure Tracey Emin (2008). Je lui préfère de loin Heaven Is A Place Where Nothing Ever Happens (2008) de Nathan Coley, une œuvre monumentale, un message livré à tous dès que le regard se lève. Ou encore, la beauté de ces façades colorées par Michael Craig-Martin intitulée Folkestone LightBulb (2017) devant lesquelles toute la ville déambule. La ville est ouverte sur un charmant petit port et une belle plage. L’un et l’autre abrite des œuvres notamment Holiday Home de Richard Woods, une petite maison Rose et orange en plein cœur des marées.

La Creative Coast sur le thème Borders commencera avec l’exposition au printemps prochain de l’œuvre de Mickael Rakowitz qui explore Hostilité et Hospitalité. Actuellement sur l’artiste expose sur la 4ème colonne de Trafagar et vient de gagner le prix Masher aux USA doté de 100.000 £. Ensuite, la ville donnera carte blanche à Marianna une artiste chilienne, prête à s’installer dans la ville pour s’inspirer de son espace et de son temps avant de produire des œuvres monumentales destinées à interpeller le public.

Dans la ville, les maisons aux façades victoriennes sont charmantes et l’on a envie de pousser les portes des petits commerces locaux. Il faut dire qu’un héritier, né ici, a dépensé beaucoup d’argent pour récréer un « centre ville » très attractif et réhabiliter les beaux espaces des boutiques d’antan en commerces design.

Conclusion… il est facile de passer un très agréable week-end à Folkestone capable au quotidien de mettre en place de remarquables pratiques de régénération du patrimoine, pour le plaisir de tous. Attention, vous n’êtes pas à l’abri de vous attacher à ces côtes pleines de charmes.

 

À suivre : les autres étapes de la Creative Coast. Cliquez sur les tags après les infos pratiques.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Venir sur l’England’s Creative Coast

Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

Infos culturelles
www.creativefolkestone.org.uk

Déjeuner à Folkestone
MarketSquare, un rdv en plein centre autour de plat bio, à base de productions issues des fermes locales. www.marketsquarefolkstone.co.uk

Diner à Folkestone
Restaurant en front de mer, contemporain et goûteux : Rocksalt. La maison sert des produits de la mer et des viandes locales. Très bien noté au Michelin, ce restaurant le soir où nous avons dîné avait eu la main lourde sur le sel. Globalement les produits du marché sont très bons mais dans l’assiette, il manque un petit je ne sais quoi pour faire la différence entre bon et excellent. Dommage. Dès qu’il fait beau le restaurant ouvre sur une superbe terrasse avec vue. À partir de 9£ l’entrée et 20£ le plat principal. Dessert autour de 7£. Réservation et informations ici : www.rocksaltfolkestone.co.uk

Dormir à Folkestone
The View Hotel – 30-32 Clifton Road. www.viewhotelfolkstone.co.uk -info@thevhf.co.uk – Tel. 01 303 252 102 –
Un bien joli hôtel avec une vue intéressante sur le waterfront. Petite chambre confortable et plutôt calme avec kettleset pour déguster une boisson chaude. Petit-déjeuner correct mais pas exceptionnel.
NB1 : On peut aller à pied de l’hôtel au centre ville par le front de mer, une bien jolie promenade au cœur d’un parc à faire de jour comme de nuit.
NB2 : pensez à prendre votre adaptateur de prise électrique, l’hôtel n’en a pas.

Clin d’œil immobilier si l’envie vous prend de vous installer
Folkestone est une ville relativement accessible sur le plan immobilier. Le square feet est établit peu ou prou autour de 2000 £ pour les achats. Les locations sont très abordables, encore plus quand on passe par l’association The Creative Quarter, bien décidée à apporter un confort et des solutions aux artistes « expulsés » de Londres par l’indécence des prix.