mardi 4 août 2026

NEVADA ! Road trip juste avant le Strip

Pour plusieurs milliards de personnes sur Terre, Le Nevada c’est Las Vegas et son «  »strip » ! Moralité, vous convaincre d’éviter* l’une des villes les plus populaires du monde va être difficile. Peu importe, je relève le défi et jour 4, je vous invite à déguster du vin à Pahrump, à photographier des rochers peints et à vous balader dans une zone pleine de serpents à sonnettes.

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L’entrée du domaine vinicole de la famille Sanders à Parhump. ©Judith Lossmann/6807

Des vignes et du vin à Pahrump

À 90 minutes de la sortie du parc national de Death Valley, surgit Pahrump, présentée comme : seulement à 60 miles à l’ouest de Las Vegas mais à 180° différente ! Pahrump, un nom imprononçable pour une ville qui a tout d’une grande mais au milieu de nulle part. Avant ? Rien ! Sur les côtes ? Rien !  Devant ? Rien ! Autour, une oasis verte de vignes plantées là par la Sanders Familly toujours en place dans ses chais directement importés de Bourgogne ou du Bordelais. Aux manettes un personnage hors du commun, fils ou fondateur lui-même (je n’ai jamais réussi à savoir), il a importé des vignes de France et avec ses cépages de Merlot, Cabernet, Bourgogne propose un assortiment de vins rouges, rosés et de Champagne très au goût des Américains. Il faut le voir officier les dégustations et narrer l’épopée familiale. Un spectacle !

Sloan Canyon National Conservation, le paradis des pétroglyphes

Le Sloan Canyon National Conservation Area est depuis 1978 une zone protégée de 19.000 ha située dans l’État du Nevada, au sud de Las Vegas. On peut y randonner, monter à cheval et faire des trails dans un magnifique canyon. Le site qualifié de chapelle Sixtine d’art rupestre amérindien vaut le détour pour ses impressionnants pétroglypes précolombiens qui ornent les montagnes. Attention, la chaleur peut vite être pénible. Bonnes chaussures, crème solaire, eau en quantité et appareil photo (drone interdit) sont des indispensables mais ça vaut le coup !

Seven Magic Mountains

Œuvre artistique signée Ugo Rondinone, Seven Magic Mountains consiste en un empilement d’énorme roches peints visibles à travers tout le désert le long de l’Interstate 15 en direction de Vegas. Expression d’un mélange entre le naturel et l’artificiel, cette création originale attire un monde fou qui fait naturellement un long stop pour des selfies en famille ou en solitaire. Autour, on verra encore de très beaux exemplaires de Joshuas Trees. La dernière occasion de photographier ces arbres emblématiques du désert avant d’entrer dans la cité électrique de Las Vegas… Là !

Et voilà, on a fait un joli tour. depuis les Seven Magic Mountains, on devine la grande ville pleine d’exubérance. On est d’accord !? Le Nevada existe largement sans Las Vegas mais si près… la tentation est grande, on va aller prendre un rapide bain de lumières. Judith Lossmann

La suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

NEVADA… And finally, Las Vegas irrésistible avec ses paillettes et ses contrastes !


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Nevada-seven magic mountains. ©Judith Lossmann/6867

INFORMATIONS PRATIQUES PARHUMP À IMPRIMER

OFFICE DU TOURISME
400 N. HWY 160 – Parhump – Nevada. Tel. 1-8666-722-5800 – www.visitpahrump.com

DORMIR À PAHRUMP
Pahrump Nugget Hôtel & CASINO – Pahrump Nugget – 681 NV-160, Pahrump, NV 89048 – Tel.+1 775-751-6500 – https://pahrumpnugget.com

MANGER À PAHRUMP
Grand restaurant et excellent accueil pour cette belle table de la ville.
Pahrump Valley Winery & Symphony’s 3810 Winery Road, Pahrump NV 89048 – Tel. 775-751-7800 / 800-368-9463 – INFORMATION@PAHRUMPWINERY.NET

ACTIVITÉS

  • Pahrump Valley Winery – 3810 Winery Road – Pahrump – Nevada – Tél. 1-775-751-78010 – Visite, dégustation et boutique sur RDV : sanderswinery.com – Tél. 1-775-727-1776 – Réservations: opentable.com – Rendez-vous: pahrumpwinery.com – information@pahrumpwinery.net
  • Sloan Canyon National Conservation – Nawghaw Poa Rd, Henderson, NV 89052, États-Unis – Tél. +1 702-515-5000

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

Les dunes Death Valley

Les dunes de de la Vallée de la Mort abritent une vie adaptée aux écarts de températures. ©Judith Lossmann

Pour plusieurs milliards de personnes sur Terre, Le Nevada c’est Las Vegas et son «  »strip » ! Moralité, vous convaincre d’éviter* l’une des villes les plus populaires du monde va être difficile. Peu importe, je relève le défi et jour 3, je vous invite à traverser la Death Valley, à sauter sur des dunes infinies, à crever de chaud sur des terres asséchées…

Mieux vaut partir aux aurores

Malgré le bus climatisé et le confort moderne, mieux vaut se lever à potron-minet pour prendre la route vers la Vallée de la Mort. Dès la sortie de Beatty, les premiers contreforts trônant au cœur de cet océan de rien attirent l’œil comme des aimants. Ils sont au bout de la route. Une route éternellement droite. Si droite que l’on se prend à fixer ces éperons rocheux comme un but à atteindre. Il semble que l’on pourrait presque les toucher du doigt. À chaque instant, on se dit « ça y est, j’y suis ! » Et puis non. Un petit lacet, un léger virage, un contournement insignifiant dans cette bande grise rectiligne sont autant de mirages, de mensonges. Kilomètre après kilomètre, ils se rapprochent autant qu’ils s’éloignent.  Ceci est du à la qualité exceptionnelle de l’air qui raccourcit les distances. Ça dure des heures pour descendre à moins 85m en-dessous du niveau de la mer dans une vallée vieille de 5 millions d’années. Une jeunette comparée à certaines régions du monde !
La fenêtre du bus entrouverte laisse un vent chaud fouetter le visage. Plus la matinée avance, plus la chaleur de la vitre brûle les joues. Enfiiiin… on passe les pancartes !!! Celles de bienvenue en Vallée de la Mort. On y est. C’est officiel ! A partir de cet instant, je suis un colon, que dis-je une « colonne » (et oui ce mot se féminise). Je me dessine mentalement le chemin parcouru mais en chariote tirée par des chevaux fous lancés à l’assaut de l’Ouest. J’imagine tout ce qu’il reste à parcourir, même s’il est vrai que désormais je vois les détails des éperons rocheux. Au début de la Death Valley, on entre dans des terres, qui deviennent sable, puis dunes, puis terres blanches de sel pleines de craquelures et enfin roches, strates et sédiments. Ultimes traces d’un lac définitivement absorbé. Il est à peine 9 heures du matin et le thermomètre frise les 42°C. Et encore nous sommes en février. Ici, ça peut monter à plus 50°C.

Premier stop sur les dunes de Mesquite

Rien ne décrit la sensation ressentie dans un désert de sable. La solitude. L’illimité. Les arbres morts tel des bois flottés parvenus jusqu’ici au hasard de quelles tempêtes ? Quels étranges pouvoirs possède la nature pour créer des décors naturels aussi grandioses ? Je laisse un groupe trop bavard à mon goût partir à gauche. Je prends à droite toute. Je possède en tout et pour tout quelques trente minutes pour m’immerger dans cet univers si impropre à la vie que l’homme le fuit tout en étant absolument fasciné par lui. Sur des branches mortes quelques pousses fraîches et vertes refont surface. Ici une famille lézard court sur la crête de dunes. Là, des traces de fennecs et de loups ! Voilà qui est plaisant. Je les imagine courir et vivre à la nuit tombée loin du risque des hommes et faire une « nouba » de Kangourou-Rat et autres victuailles sous la lune flamboyante. Béni soit le désert qui autorise au moins cela. Un instant, je suis prise de l’envie – idiote – de rapporter du sable. Serais-je devenue une touriste irrespectueuse ?  Heureusement non, parfois mon cerveau est traversé par de drôles d’idées. Je laisse cette immensité composée de minuscules grains de sable à ceux qui la méritent intacte. Et, soudain j’aurais presque envie de balayer mes traces pour rendre cette beauté à ceux qui la peuplent au prix d’efforts insensés.

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Un faux vide

On pourrait se croire unique en monde et pourtant plus de 900 espèces de plantes poussent dans le parc, malgré la rudesse du climat et le manque de précipitations annuelles (environ 5 centimètres). Pour aller chercher un peu d’humidité certaines plantes descendent leurs racines jusqu’à 15m de profondeur. Admirable ! D’autres espèces se sont « fabriquées » une peau épaisse qui retient la moindre goutte d’eau.
Les animaux aussi se sont adaptés. Parmi les plus petits, certains ne boivent pas mais mangent de la nourriture hydratante. Les plus gros vivent en altitude, là où l’humidité est plus élevée et où poussent quelques forêts de pins. Au printemps le désert se transforme en un vaste jardin plein de couleurs. Mieux vaut être à proximité, cet Eden dure peu. Quelques jours à peine.

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La terre desséchée de la Vallée de la Mort. ©Judith Lossmann/6743

Que voir et faire ?

Suivre la route la plus basse de la région (-86m) entre Ashford Mill et Furnace Creek en passant par Badwater, les Mauvaises Eaux. Cette étonnante étendue blanchâtre n’est autre que les traces salées d’une mer disparue. Au nord de Badwater, on peut jouer au golf à Devil’s Golf Course dans un endroit où le sol est couvert de blocs de sel déchiqueté. Plus loin, la fameuse Artist’s Drive (la palette des artistes) traverse une zone sauvage multicolore, naturellement ! A Furnace Creek, près du centre des visiteurs (manger, boire, se reposer, visiter des expositions) on a une vue panoramique sur la vallée depuis Dante’s View. Évidemment, on ira jusqu’à Zabriskie Point et Golden Canyon à 5 km de là pour rêver au coeur de ces roches multicolores pittoresques.
Au Nord Ubehebe Crater et Scotty’s Castle. À l’Ouest Father Crowley Point et plus loin les spectaculaires Joshuas Tress.

Star Wars and more…

Ici les étoiles sont celles du mythique film Star Wars tourné dans diverses locations de la Death Valley (un plan au centre d’information vous indiquer quelle route suivre). Ce sont aussi les véritables étoiles, celles de la Voie lactée qui brillent au-dessus de nos têtes dans l’un ciel les purs du monde ! Et si vous n’en avez pas encore assez : Ash Meadows ! Ce parc est un refuge national pour la vie sauvage. L’une des plus importantes aires du Nord de l’Amérique. Localisé à trente minutes de la Vallée de la Mort dans le désert du Mojave il abrite 26 espèces d’animaux et de plantes inconnues sur le reste de la planète ! Avec ses places de pic-nic, ses larges vues et les Kings Springs, le refuge est une occasion de découvertes à ne pas rater.

La Vallée de la Mort pour tous

À condition de respecter les consignes de sécurité car on peut mourir dans la Death Valley. Le parc est spectaculaire et peut être dangereux. Attention aux migraines, ce sont des alertes de coups de chaud sérieux. Comme le disent les agents de sécurité ici : « Car broken, not enough water ! » Il est interdit de garer sa voiture hors les zones de parking. A cause de l’amende dissuasive ? Non, à cause de l’étendue incroyable du territoire. Où cherchez un individu ou deux perdus sur telle superficie ? Avant de pénétrer dans le parc, vous devez faire le plein et acheter de l’eau en quantité. Quant aux vitesses elles sont limitées et mieux vaut les respecter, sinon gare au Patrol caché !

 

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nevada-death valley-mer de sel-©Judith Lossmann/6754

Randonner, escalader, rouler, pédaler, marcher. À vélo, en roller, en camping-car, en voiture… Avec un appareil photo, une caméra, une Go-pro… Entre adultes ou avec des enfants… The Death Valley est une expérience intime et personnelle à faire selon ses goûts, en prenant son temps, en observant. Dans ce grand rien naissent des sensations et des émotions inoubliables… Une magnifique opportunité de s’éduquer à la beauté de la Terre et à la résilience de ses habitants. Bon désert à vous ! Judith Lossmann

*Rassurez-vous un article sur Las Vegas conclue cette série 

La suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

NEVADA ! Road trip juste avant le Strip

NEVADA… And finally, Las Vegas irrésistible avec ses paillettes et ses contrastes !

 


LA VIE EST BELLES VOYAGES
FICHE PRATIQUE NEVADA DEATH VALLEY À IMPRIMER

Informations sur le parc : www.ohranger.com

VISITOR SERVICE : (tarif, resa, renseignements) :  www.nps.gov/deva

Le meilleur moment pour y aller : entre octobre et janvier.

THE PLACE TO BE
Le parc au printemps juste après la pluie ! Météo à surveiller puis improvisation…

MANGER ET DORMIR DANS LA VALLÉE DE LA MORT
The Oasis at Death Valley (restaurants, boutiques, hôtel) – www.oasisatdeathvalley.com  Highway 190 – Death Valley, Ca 92328.
The Ranch – (dans Oasis at Death Valley) – Buffet copieux dans une ambiance rafraîchissante –
Furnace Creek Inn
Stovipe Wells Village
Panamint Springs Resort…
Également une dizaine de terrains de camping

ACTIVITÉS
Ash Meadows National Wildlife refuge – 610 Spring Meadow Raod – Amargosa Valley, NV 89020. www.fws.gouv/refuge/ash-meadow – Tel. 775-372-5435

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Nevada, Death Valley, Zabriskie Point. ©Judith Lossmann/6769

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

Pour plusieurs milliards de personnes sur Terre, Le Nevada c’est Las Vegas et son «  »strip » ! Moralité, vous convaincre d’éviter* l’une des villes les plus populaires du monde va être difficile. Peu importe, je relève le défi et jour 2, je vous invite à explorer Beatty et Rhyolite, des espaces peuplés de fantômes et d’œuvres tout en dansant avec des cow-boys plus vrais que nature…

Deux stops hors du commun avant la Vallée de la mort…

Ce n’est jamais tellement rassurant de savoir que l’on se dirige vers la Death Valley, la Vallée de la Mort. Alors, autant profiter de chaque étape pour continuer à vivre. Ne sait-on jamais avec ces grandes étendues sauvages et brûlantes. (I am kidding !)

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Nevada, aux portes de la Vallée de la mort, la ville fantôme de Beatty.©Judith Lossmann/6661

Beatty

Bifurquer légèrement à droite et quitter la route principale pour aller se perdre dans les grises et sableuses campagnes environnantes devient ici une aventure. La ville de Beatty respire le film de western « déjà vintage » à l’époque, l’isolement et un autre temps. Il règne une ambiance chargée de regrets et une pauvreté apparente qui rappellent certaines villes du Mississippi. Là-bas comme ici, ça ne manque pas de charme. Certaines maisons de bois sont totalement décrépies et les nouvelles n’ont pas été créées par des architectes design. On a envie de marcher sur la pointe des pieds de peur de réveiller d’anciens secrets qui pourraient vous sauter au visage… C’est très exactement cette étrangeté dans l’air que l’on vient chercher, ici, à Beatty. La ville tout entière se prête à ce jeu. En fait, on pénètre dans une attraction grandeur nature.

Ça commence avec le Godwell Open Air Museum

En plein milieu du désert, à quelques minutes de down-town, des silhouettes blanchâtres et spectrales s’élèvent au-dessus des sables. Tel un phalène attiré par la lumière, impossible de résister à l’attraction des fantômes des sables ou de leur voisine, the Lady Desert, une Pink Painted Lady. Bienvenue dans un musée à ciel ouvert fondé par Albert Szukalski sur la thématique : lâchez-vous en l’honneur de tous ces mineurs venus ici pour y vivre et y travailler. Le collectif d’artistes n’y est pas allé avec le dos de cuillère. Résultat ! Des œuvres édifiantes et marquantes à ciel ouvert à voir absolument. D’autant qu’elles vous mettent dans l’ambiance de Rhyolite Town, la ville-fantôme.

Nevada. Open Air Museum Beatty

Nevada. Open Air Museum Beatty-©Judith Lossmann/3298

Mais comment la totalité de Rhyolite town a-t-elle pu disparaitre ?

Difficile d’imaginer qu’une véritable ville de plus de 10.000 habitants se dressait ici, il y a moins de 100 ans. Fondée en 1905, à l’époque troisième plus grosse ville du Nevada, elle accueillait tout un commerce autour des extractions minières et était assimilée au « point culminant de la ruée vers l’or. Écoles, banque, commerces, opéra, églises, immeubles de trois étages, gare ferroviaire, routes…  Il y avait tout ! Rhyolite, implantée en plein désert à l’entrée de la Vallée de la Mort était un centre actif et se voyait devenir la métropole du Nevada.
Abandonnée depuis 1911, (vous vous lisez bien, la vielle a été bâtie, a vécu un temps de splendeur et a été abandonnée en moins de 6 ans ), elle est aujourd’hui rongée par le temps, les intempéries et le soleil. C’est hallucinant et quasi incompréhensible d’imaginer cette ville réduite en ombre d’elle-même. L’ambiance étrange et singulière mérite largement un détour. Encore plus si vous êtes photographe. Il règne dans ces ruines une poésie dramatique à capturer. Les artistes du coin, les passionnés d’histoire et les explorateurs aiment ces lieux surprenants. Rendez-vous à la gare, seul édifice encore totalement débout et quasi fonctionnel, où l’on s’attend à voir arriver un train à vapeur. Ne loupez pas la maison en bouteille de Tom Kelly.

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Quelques pans de murs subsistent et une gare. Sinon rien d’une ville entièrement remangée par le désert. ©Aimable autorisation.

Finir cette escapade avec les cow-boys de Beatty

La ville très inspirée « Old West » possède sa station-service mal abritée par l’ombre incertaine d’un trio de palmiers à longs troncs et toutes petites houppettes feuillues. My Gosh que c’est photogénique. À cent mètres devant, dans le prolongement du Motel où dormir, le Stage Coach Casino éclaire la nuit tombante de ses enseignes lumineuses. On pousse une porte, le bruit de machines à sous envahit un immense espace à peine peuplé de quelques âmes esseulées, chapeau cloué sur la crâne, accoudées le long d’un zinc long comme un jour sans eau.
À droite, dans une grande salle de restaurant, une cohorte de cow-boys : Cimarron Kid, Whiskey Jack Cain, Colorado Krug « Preacher », Cactus Jim et des Floozies : Miss May, Wild Irish Rose, en authentiques tenues d’époques lancent de stridents « Hiiiihaaaaa » en guise de bienvenue. Voilà, il ne manque que John Waine et les 8 Salopards !
Pendant un dîner très « couleur locale », cette joyeuse bande de farfelus amoureux du Far-West narre des histoires d’avant, quand on se talait les fesses à cheval et que l’on dormait d’un seul avec sa carabine ou son Colt. D’ailleurs, ils vont pétarader… je ne vous en dis pas plus.

Candy or nuts on the cake…

Sur le retour au motel, passez donc par l’intérieur du bâtiment. Le gourmand caché en vous en sera satisfait et vous remerciera. Sous la lumière crue des néons et sur des hauteurs improbables, le long de dizaines de mètres linéaires, des candies de toutes sortes se côtoient dans d’énormes sachets. Pour mémoire, vous êtes en Amérique ! Si vous pensez que les nounours à la guimauve goût Cinnamome ne sont pas pour vous, passez votre chemin si vous le pouvez. Dans le cas contraire, je vous conseille vivement de ne pas mégoter avec les quantités tant ceux-ci sont addictifs. Et si ce sont eux, ce seront leurs frères, tant il y en a pour tout le monde.

Bonne nuit dans un Motel, si conforme à toutes les séries américaines qu’il en nait presque une nostalgie, quand derrière la fenêtre, on regarde le clignotement de l’enseigne éclairer les vans et autres pick-up. On s’endort dans un film… Demain, c’est la Vallée de la Mort. Mieux vaut dormir. Judith Lossmann

* rassurez-vous, un article sur Las Vegas conclue cette série 😂

La suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

NEVADA… And finally, Las Vegas irrésistible avec ses paillettes et ses contrastes !


ACTIVITÉS

  • Goldwell Open Air Museum – 1 Golden St, Beatty, NV 89003, États-Unis – Horaires : Ouvert 24h/24 – Tél. +1 702-870-9946 – www.golwellmuseum.org
  • Rhyolite Gosht City – Beatty, NV 89003, États-Unis – www.rhyolitesite.com
  • Beatty cow-Boys – P.O. Box 493 – Beatty Nevada 89003 – www.beattycowboys.com

 

SHOPPING
Death Valley nut & candy Co. – PO Box 846 – 800 E US Hwy 95N – Beatty – Nevada 89003 – Tel. 775-553-2100

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Lee Canyon, Charleston Peak, Zone 51

https://lavieestbellemag.com/voyages/longs-courrier/nevada-road-trip-sans-le-strip-a-death-valley/Pour plusieurs milliards de personnes sur Terre, Le Nevada c’est Las Vegas et son « strip » ! Moralité, vous convaincre d’éviter* l’une des villes les plus populaires du monde va être difficile. Peu importe, je relève le défi et vous invite à boire un chocolat chaud devant la cheminée d’un lodge à Lee Canyon…

Terre de contrastes !

Nevada- L'entrée du domaine skiable de Lee Canyon

Nevada- L’entrée du domaine skiable de Lee Canyon. ©Judith Lossmann/6458

Voilà bien la meilleure expression qui soit pour décrire l’étonnant chemin entre Las Vegas et Lee Canyon. Quittons donc Las Vegas, à peine sortie des limbes brumeux des jeux et des paillettes pour emprunter une route sinuant sur sept zones climatiques spectaculaires. Entre désert de Las Vegas, Spring Mountains National Park et Mont Charleston via la Mount Charleston Scenic ByWay, traversons un désert peuplé de Joshua trees, tous plus photogéniques les uns que les autres. Arrivons à 2600 m de hauteur dans cet îlot neigeux en plein désert. Une oasis à l’envers en quelque sorte. En hiver, ouverte de fin novembre à fin avril comme en été, elle permet d’échapper à l’agitation urbaine et aux dômes de chaleur sur la ville.
Toute l’année il y a de quoi faire à Lee Canyon :  randonnées pédestres et équestres, VTT, raquettes, restaurants et bars sur des terrasses ensoleillées. Au cœur d’un massif montagneux remarquable à toutes les saisons, les balades sont belles et les surprises nombreuses. Notamment des rencontres avec la faune et la flore. Beaucoup d’activités de plein air attirent le public d’amateurs à Lee Canyon.
La saison hivernale accueille skieurs et snow-boarders venus rider le long des 7,5 kilomètres de pistes de la station accessibles avec les remontées mécaniques. En fin d’hiver, on jette la combi pour choisir le short, c’est plaisant et sexy.
Le plus amusant est sans doute de quitter Las Vegas pour, en un claquement de doigt, se retrouver projeter dans un autre monde, si différent et pourtant si près des néons de la ville. Donc, si vous passez par Vegas, hiver comme été, n’oubliez pas de vous accorder une journée de découvertes et d’excursions à Lee Canyon !

Shinning en plein désert

Et pour finir cette journée en beauté, pourquoi ne pas dormir dans l’un de ces lodges à la « Shinning » typiquement américain. Celui de Charleston Peak, au coeur du parc national de Springs Mountains ajoutera des émotions à votre escapade loin de Vegas. Après un dîner dans la fraîcheur du désert, une fois la nuit tombée, ouvrez vos yeux sur l’un des cieux les plus purs du monde et endormez-vous la tête dans la voie lactée car les étoiles, ici, sont dans le ciel et bien réelles par comme à Vegas au fronton des casinos !
Puisque vous y êtres, accordez-vous un temps culturel pour visiter le conservatoire du Mont Charleston. A regarder ces vastes étendues sauvages inanimées, on pourrait penser qu’elles sont inaptes à la vie. Quelle erreur ! Sous les sables, les pierres, au pied du moindre arbre, grouille une vie trépidante adaptée aux conditions climatiques. Les femmes et hommes des Première Nations vivaient ici en symbiose avec les éléments et considéraient les lieux comme la place de création du monde ! Voilà qui mérite le déplacement et le respect.

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Nevada… La zone 51 joue le jeu des ET ! ©Judith Lossmann/6590

La zone 51 !

Parlons de la fameuse Zone 51, mystérieuse base où les ufologistes du monde entier s’accordent à dire qu’elle fut le lieu d’un crash d’ovnis. Pas sûr ! Ce qui est certain en revanche, c’est que le mémorial national des Héros Silencieux de la Guerre Froide rappelle le tragique accident d’avion qui eut lieu ici même, – sans qu’aucune défaillance technique ou humaine soit invoquée, – tuant 14 hommes restés inconnus et sans nom pendant plus de quarante ans ! L’avion de transport militaire s’était écrasé alors qu’il se rendait de Burbank en Californie à Watertown Groom Lake, Nevada – mieux connu sous le nom de zone 51. Le vol s’est déroulé dans une zone montagneuse isolée du Mont Charleston, où des morceaux de l’épave non marqués et non identifiés ont reposé pendant 43 ans. En 1998 seulement, une déclassification militaire et une super-fouille par un randonneur local et un chef scout de la ville voisine de Las Vegas, ont révélé l’identité des personnes à bord. Un sinistre accident qui fit beaucoup monter la « côte » de la zone 51.

Fin prête et prêt pour poursuivre ? OK Dokkies, alors en route pour Rhyolite Ghost Town. Une ville tellement fantôme, que l’on voit bien qu’il n’y a plus rien. C’est cela qui est intéressant. Et pour sa voisine, Beatty, une ville presque fantôme, peuplée de vieux cow-boys qui seront ravis de vous faire danser pour le prix d’un bol de soupe. Judith Lossmann

* rassurez-vous, un article sur Las Vegas conclue cette série 😂

La suite de notre road trip :

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Rhyolite Ghost Town et  Old Beatty Town

NEVADA ! Road trip sans le Strip à Death Valley

NEVADA ! Road trip juste avant le Strip

NEVADA… And finally, Las Vegas irrésistible avec ses paillettes et ses contrastes !

 

 

 

 

 


LA VIE EST BELLES VOYAGES
FICHE PRATIQUE ANNAPOLIS À IMPRIMER

 

Y ALLEZ ?
https://travelnevada.com/road-trip/mt-charleston-scenic-byway/
LEE CANYON SKI RESORT : 6725 Lee Canyon, Las Vegas, NV 89124.

PREMIÈRE ADRESSE SUR PLACE
Office du tourisme – Lee Canyon – 7501 Tule Springs Rd., #110 – 89124 Las Vegas, NV 89131 – Tél. 702-385-2754 – info@leecanyonlv.com

LOUER DU MATÉRIEL
Toutes les boutiques sont ouvertes sur place.

DEJEUNER À LEE CANYON
Hillside Lodge – Repas sur place – 6725 Lee Canyon Rd, Las Vegas, NV 89124, États-Unis –
https://www.leecanyonlv.com/things-to-do/dining-shopping/dining/bighorn-grill

NEVADA-PETIT-DEJEUNER-MONT-CHARLESTON

Nevada. Breakfast à Mount Charleston. ©Judith Lossmann/6505

DORMIR A PROXIMITÉ DE LEE CANYON
Situé à moins de 5 miles (8 km) du mont Charleston, dans le parc de loisirs Spring Mountains National et de la réserve naturelle de Red Rock Canyon, cet hôtel à l’ambiance détendue se trouve à 40 miles (64,4 km) du Las Vegas Strip. Chambres veillottes et spartiates. L’hôtel n’a pas énormément d’intérêt en dehors de sa situation géographique dominant Spring Mountains.
THE RETREAT ON CHARLESTON PEAK – 2755 Kyle Canyon Rd, Mt Charleston, NV 89124, États-Unis – TÉL. +1 702-872-5500https://retreatoncharlestonpeak.com/

Cauterets Pont d’Espagne

Pour atteindre les crêtes, les balades, les randos, tous les panoramas, et ils sont nombreux, tout commence par la gare des télécabines et/ou télésiège de Cauterets, à côte du parking. Quelle que soit votre direction, le site plonge les visiteurs dans un écrin de nature sauvage. Il est fréquent de rencontrer bouquetins et isards. Une faune, une flore riches et typiques bordent les chemins de randonnées agrémentés de tables d’interprétation pour comprendre le paysage. Le Lac de Gaube avec en fond Le Grand Vignemale (3298m) propose une halte pause-café ou pique-nique de toute beauté. Avec un peu de patience, dans le silence bien respecté de la plupart de visiteurs, on observe et entend quelque marmotte bien disposée. Il faut avoir l’œil. En repartant, il faut absolument rendre une visite humide à la cascade du Pont d’Espagne et cheminer le long du torrent vif et puissant. « Un vrai bon moment ».
Au retour dans la petite bourgade, on finit ce séjour détente par une balnéothérapie aux Bains du Rocher.
On aime le réseau WIFI privé accessible partout dans la station grâce au pocket wifi, disponible à l’OT à partir de 7 euros par jour pour connecter 10 appareils en très haut débit.
Office du Tourisme – Tel. 05 62 92 50 50 – https://www.cauterets.com/

Le Pic du Midi de Bigorre

Incontournable « grand site des Pyrénées », le Pic du Midi peut se laisser désirer. Le jour où nous y étions, nous ne voyions pas plus loin que le bout de notre nez. En conséquence de quoi, difficile de vous en parler. Au travers quelques rares trouées, on voit la sublimité de la chaine montagneuse à 2877 m. Sans la pollution, les éléments du relief, la montagne, les arbres, les roches semblent dessinés à la plume par un artiste de génie. Quoi qu’il en soit, monter et descendre du Pic du Midi via le téléphérique est déjà une expérience majestueuse. Qu’il fasse beau ou pas, le Pic du Midi, on le fait ! D’autant que là-haut, les espaces arrachés à la montagne s’étagent en larges terrasses. On peut y déjeuner, y diner et y dormir dans les « chambres cellules » des alpinistes de l’époque. ATTENTION : réservation au moins deux ans à l’avance. Si la météo vous contraint à rester à l’intérieur des murs, le Pic du Midi vous réserve d’autres surprises : un spectacle immersif qui relate sa construction. Épique ! Une géode qui s’ouvre sur le télescope de l’époque et quelques autres jolis étonnements.

En savoir plus : picdumidi.com

Un jour à Lourdes

Quelle étonnante ville ! Lourdes résonne avec vœux, Bernadette, procession, grotte, pèlerinage, sanctuaire, bougie, lumière. Lourdes est connue de tous les Chrétiens de la planète. Non ! Elle est connue de tous les croyants du monde. Non ! A la réflexion, elle est connue de tous. Après les confinements dus à la pandémie, Lourdes a rouvert ses portes et voilà arrivé son premier véritable printemps. Lourdes, interdite de visiteurs trop longtemps aux dires des touristes croisés durant ce reportage, revient plus indispensable que jamais.

Et que l’on croie en ce Dieu ou en autre ou en aucun, Lourdes impacte tous les promeneurs venus arpenter ses ruelles. Comme la météo dans ce coin des Pyrénées, gris puis éclatant d’un soleil chaud et humide avant de lâcher de rudes bordées de pluie, Lourde est contrastée.

Lourdes, c’est une ambiance, une mixité, un microcosme bigarré composé d’éléments disparates : les murs de granit gris, le château là-haut et son musée Pyrénéen, grand oublié des touristes (quel dommage !), l’imposant sanctuaire, la haute et belle basilique avec sa façade colorée, la verdure. Un microcosme avec des gens qui affichent des attitudes paradoxales. Certains sont comme électriques, sous tension… Le reflet sans doute des miracles attendus. D’autres sont généreux, charitables. On le voit via les sourires et les éclats de rire, ils ont toute confiance dans leurs prières.

Les soignants bénévoles de Lourdes.

Les soignants bénévoles de Lourdes. ©Judith Lossmann/3168

Il y a aussi les visages bienveillants des aidants, des soignantes et soignants de 10 à 99 ans…Parfois, ils sont plusieurs à entourer un brancard pour conduire une personne au sein du sanctuaire. Ils accompagnent aussi les handicapés dont les fauteuils, collés les uns aux autres, sont dirigés de main de maître par ces bénévoles reconnaissables à leur tenue, blouse blanche et foulard.

De jour comme de nuit, le Sanctuaire vit et bouge. On s’émerveille de tous ses trésors architecturaux et de son incroyable statuaire. La basilique St Pie X a été entièrement construite sous terre et accueille jusqu’à 25.000 personnes. La Basilique Notre Dame du Rosaire et ses mosaïques vénitiennes plongent dans une autre époque quiconque les regarde. La Grotte, quant à elle, voit ses files d’attente diminuer d’intensité seulement avec la nuit venue.

En pleine nuit justement, ce sont les bougies allumées par des milliers de mains qui flambent. Ces bougies n’ont le droit de s’éteindre qu’arrivées à la fin de leur mèche. Jusqu’à ce moment-là, elles seront rallumées aussi souvent que nécessaire, quel que soit le temps, le vent, la foudre par des feutiers, les seuls au monde ! (voir la vidéo) qui prennent très au sérieux la surveillance des flammes, lesquelles sont dans cette enceinte, toujours des voeux et des prières lancés aux cieux.

Et tous les soirs, c’est la procession aux flambeaux – souhaitée par Marie-, et les illuminations qui attirent des centaines de pèlerins dans les jardins du sanctuaire. Lourdes est l’un des rares endroits au monde où une telle réunion est possible. Dans le recueillement et la joie, dans les chants et dans un océan de lumière, ici on prie dans toutes les langues avec ferveur. Encore plus quand on porte la statue de Notre-Dame de Lourdes. Une expérience difficile à transcrire et qui foudroie de joie ceux qui la tentent. Il faut en faire soi-même l’expérience.

À l’entrée du sanctuaire, dans la grande salle baptisée Salle Robert Hossein, des milliers de gens frappent dans leurs mains et battent le rythme de la comédie musicale de tous les records « Bernadette de Lourdes ». Une fois encore, croyants ou pas, difficile de résister à l’émotion quand les voix pures et cristallines racontent l’histoire de cette gamine propulsée malgré elle dans les fourches caudines des manipulateurs de l’époque. Avec ce spectacle (sous-titré), on découvre la rigueur des faits et ce qu’il s’est vraiment passé.

Jusqu’au milieu de la nuit, les « marchands du temple » offrent aux badauds des milliers d’objets. De la plus insignifiante croix en plastique à (rarement) l’œuvre d’un artiste inspiré par la Grotte et par Bernadette, il y en a à tous les prix mais, le gros du marché est surtout consacré à des bondieuseries à deux balles et sans âme. Les vitrines et les étalages débordent de Vierges luminescentes, de bracelets en pierres pas précieuses, de gourdes à remplir à la fontaine bénie. Le tout « made in China » ! Pas vraiment l’esprit éclairé mais disons-le, les commerçants restent des commerçants et s’il reste un endroit où les voir à l’œuvre comme à l’époque du Christ, ce doit être ici.

Heureusement, quelques entreprises locales surfent sur ce marché des souvenirs en créant dans la tradition et dans l’esprit de Marie des médailles et des statues de qualité. (lire l’encadré Frappeur de Médailles à Lourdes).

LOURDES, HÔTEL DE L'UKRAINE-3216

Lourdes, autel de l’Ukraine. Comme un signe quelques mois avant. ©Judith Lossmann

Timbre collector Col du Tourmalet 2022

Timbre collector Col du Tourmalet 2022

Lourdes enfin est au centre d’une végétation incroyable, d’un site montagneux de toute beauté. À moins d’une heure du centre-ville, on s’immerge au milieu de la puissance des lieux. Grands sites des Pyrénées, certains comptent parmi les Grands Sites de France. Pic du Midi de Bigorre, Cirque de Gavarnie, Cauterets et le Pont d’Espagne, le Col du Tourmalet cher aux cyclistes (que la Poste honore avec un timbre à collectionner début juillet 2022)… autant d’ambiances où l’on profite de Dame Nature, encore bien préservée. Dieu merci, si j’ose dire ! Judith Lossmann


FICHE PRATIQUE LA VIE EST BELLE VOYAGES À IMPRIMER

Y ALLER
En voiture : A65 – A64 –
En bus : Flixbus – OuiBus –
En train : gare SNCF Lourdes
En avion : Aéroport de Tarbes Lourdes – Aéroport de Toulouse Blagnac – Aéroport Pau Pyrénées, puis taxi, bus ou navettes.

PREMIERE ADRESSE SUR PLACE
Office du tourisme de Lourdes – place du Champ Commun – Tel.+33(0)5 62 42 77 40 – www.lourdes-infotourisme.com

RÉSEAUX SOCIAUX :
#tourismeLourdes #LourdesAutrement #DestinationPyrenees @TourismeLourdes

Programmes complet des Estivales de Lourdes 2022 sur : www.lesestivalesdelourdes.com

Visitez plus, dépensez moins avec la City Card Lourdes Pyrénées. En vente à l’Office du tourisme. www.lourdes-pyrenes-citycard.com

DORMIR À LOURDES

Belfry à Lourdes

Hôtel Belfry et Spa à Lourdes ©Belfry

  • Dans un superbe hôtel, un 5 étoiles, sis en plein centre de la ville. Cet hôtel, entièrement restauré par les nouveaux propriétaires allie la grâce à l’élégance, la contemporanéité à la tradition. On aime les grandes chambres, surtout celles qui donnent sur le Gaves de Pau, ce torrent descendu en tumulte des montagnes et dont le son remplit l’air. Un torrent au caractère pyrénéen qui fait ce qui lui plait, y compris inonder le sanctuaire quand cela lui chante.
    Hôtel Belfry & Spa By Ligne St Barth -66, rue de la Grotte – 65100 Lourdes – Tel.05 62 94 58 87 – belfry.fr
  • Atmosphère douce et design raffiné au Grand Hôtel Gallia & Londres Spa Nuxe – 26, avenue Bernadette Soubirous – 65000 Lourdes – Tel. 05 62 94 35 44 –

MANGER À LOURDES

  • Cadre somptueux et plats subtils et gourmands au restaurant de l’hôtel Gallia-Londres. Grand Hôtel Gallia & Londres Spa Nuxe – 26, avenue Bernadette Soubirous – 65000 Lourdes – Tel. 05 62 94 35 44 – hotelgallialondres.comwww.hotelsvinuales.com
  • Les 100 Culottes – 20 place du Champ Commun – 65100 Lourdes – Tel. 05 67 45 53 56
  • Alexandra by le Bon sens – 3 rue du Fort – Tel. 09 54 30 26 91 –

MANGER DANS LES ENVIRONS DE LOURDES

  • Le Bistrot à Barèges (en descendant du Pic du Midi) – 45, rue Raymond – 65120 Barèges – Tel. 05 62 91 54 78

ACTIVITÉS

  • Le château fort de Lourdes, pièce maitresse du Piémont pyrénéen, classé Monument historique, est l’un des témoins majeurs de l‘histoire de Lourdes du 11e au 19e siècle. Depuis 1921, il abrite un musée fort intéressant qui retrace l’histoire des Pyrénées ; On y admire des costumes d’époques, des maisons et leur décoration très pragmatique, des ustensiles, des outils, des rites funéraires. Tout un univers issu de la vie quotidienne des populations françaises et espagnoles qui peuplaient ces versants de la montagne. En savoir plus : chateaufort-lourdes.fr
    Mon conseil : À visiter avec une guide spécialisée qui vous fera voir des choses invisibles => Madame Cathy Boyrie de Pyrenesprit : www.pyrenesprit.com
  • Visite du sanctuaire – lourdes-france.org
  • Le Pic du Midi de Bigorre
  • Le Cirque de Gavarnie.
  • Comédie Musicale « Bernadette de Lourdes » – durée 1h15 – Sous-titrée. Tous les soirs en Juillet-Août – nuitsdelourdes.com
  • Cauterets Pont d’Espagne, Grands Site Occitanie. Et aussi le Pic du Jer.

UN JOUR À LOURDES –  LES EXTRAS
Quel lieu plus adapté que Lourdes pour des livres qui participent à l’élargissement de la conscience ?

FLAMMES JUMELLES

Flammes jumelles DE JULIEN MADÉROU

Sous-titré : aller au bout du parcours, ce livre « parle » à ceux qui ont, en apparence, une relation chaotique dont il leur est impossible de se défaire. Ni par des moyens habituels : séparation, divorce. Ni par d’autres moyens. Un lien indéfectible qui les unit dans la détresse comme dans l’amour, dans la maladie comme dans la tromperie ; certains au point qu’ils se sentent victimes d’un sortilège. Cette relation très particulière porte désormais un nom : flammes jumelles. Une belle appellation poétique pour un apprentissage rude, parfois violent qui nous oblige, nous explique l’auteure, à nous connecter avec nous-même dans cette vie-là pour en finir avec les promesses karmiques. Ajoutons que cette analyse vaut pour les relations amoureuses auxquelles on pense en premier mais c’est la même chose en amitié ou dans les rapports professionnels… A lire et à méditer.

Flammes Jumelles de Julien Madérou chez Exergue Éditions – ISBN : 9782361884987 – 16€

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REQUIEM

Requiem DE GYDIR ELIASSON

Jönas entend de la musique en toute chose. Du sifflement d’une bouilloire au ronronnement du congélateur, il entend une symphonie, une sérénade. Les sources d’inspiration sont partout. Il n’en rate aucune et note tout dans son inséparable carnet en moleskine noir. Oui mais voilà, fuyant Reykjavik pour l’Est de l’Islande et sa solitude bienvenue pour enfin composer son œuvre, il perd le carnet… Forcé de tout réécouter pour écrire sa partition, il plonge dans un monde subtil et mélancolique. L’auteur Gyrdir Eliasson possède une plume légère, fine, poétique. Il transforme les mots en musique (on n’en sort pas !). Avec lui on savoure à longues et divines bouchées, un chant intérieur dont les traces nous tatouent l’esprit de leur beauté… comme « Cette claire soirée d’été (où) les montagnes ont la tête en bas dans le miroir des eaux de l’anse. Ou bien : « Le matin, j’essaie encore de rester assis dans la cuisine pour noter dans mon carnet les sons qui flottent dans l’air dans l’attente que je les saisisse. Ils ont tendance à suspendre leur vol un instant, comme les colibris, ainsi on peut les attraper. » Les amoureux de la musique y trouveront leur compte. Les autres aussi.

Requiem de Gydur Eliasson chez La Peuplade. ISBN : 9782925141112 – 18€

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JOURNAL DE L’INVISIBLE

JOURNAL DE L'INVISIBLE DE BRIGITTE PIETRZAK

Elle est musicienne et artiste plasticienne. Sans doute une sensibilité qui lui permet de se laisser porter par les évènements et d’échapper à l’auto-censure. En effet, Brigitte Pietrzak reçoit des messages de guides et d’esprits avec lesquelles elle est en compagnie régulière.  Ce qu’ils lui transmettent, finalement, tient en peu de mots : joie, amour, bonheur d’être vivant. Ils disent vouloir nous indiquer notre place dans l’’interface entre le visible et l’invisible. Autrement dit, peut-être répondre à notre question existentielle banale : quelle est ma place dans l’univers, que suis-je venu.e y faire ? Ce livre lumineux ouvre des portes et invite à (re)penser à la forme que nous souhaitons donner à notre vie, ce si bref passage ici.

Journal de l’invisible de Brigitte Pietrzak chez MaMa Editions – ISBN : 9782845943971 -20€

À Lourdes, l’atelier Seral est un authentique frappeur de médailles

On peut regretter que les commerçants de Lourdes fassent le choix d’une piètre qualité made in China. Heureusement un frappeur de médailles, authentique et engagé, continue à produire des objets de piété dans la tradition de l’Art marial. Visite des ateliers Serral à Lourdes. A quelques centaines de mètres des rues commerçantes de Lourdes, les pélerins curieux pourront – sur rendez-vous uniquement-, visiter les ateliers Seral dirigés par Jean Aimé Boutelier. 

Atelier Seral à Lourdes, frappeur de médailles.

Atelier Seral à Lourdes, frappeur de médailles. ©Judith Lossmann/3241

Depuis 1946 les médailles et les statues de Notre Dame de Lourdes sont fabriquées à la main dans ces ateliers. Malgré les aléas de la vie économiques et les catastrophes tel cet incendie de 2012 qui ravagea tous les bâtiments, la volonté des créateurs de cette PME classée Patrimoine Vivant de France et de son personnel a démontré un engagement infaillible. L’objectif principal est de permettre aux pèlerins de rapporter avec eux un objet symbole de leur dévotion. A partir de l’imposante collection privée de matrices les médailles et statues sont produites traditionnellement et artisanalement. Emboutissage, découpage, limage, peinture, pose de l’émail bleu la fameuse « goutte d’eau », séchage… de très nombreuses étapes conduisent à la création des médailles miraculeuses sur or ou sur argent.
Chaque édition est confectionnée et décorée à la main, par de petites mains expertes, douces, patientes qui travaillent à la loupe, avec une pince à épiler dans une main et un pinceau dans l’autre. Chapeau bas ! La Maison Seral fabrique aussi les médailles de profil de Marie, des statues, des chapelets, des croix et aussi de très jolis bracelets. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Pour réaliser un achat engagé surveillez la mention « Fabriqué à Lourdes. France ». 

SERAL
38 chemin de Lannedaré. BP 90 – 65103 Lourdes Cédex- Tél. 33(0)5 62 94 04 07 – www.seral-Lourdes.com

Atelier Seral à Lourdes, frappeur de médailles.

Atelier Seral à Lourdes, frappeur de médailles. ©Judith Lossmann/3255

Et bonne nouvelle, si vous voulez commander une pièce chez Seral sans pouvoir venir à Lourdes, l’atelier est sur amazon => https://www.amazon.fr/stores/SERAL%2C+Made+In+Lourdes/page/E0A26EC6-9AEC-41FE-A723-A0BF73C9C284?ref_=ast_bln

 

La fête de la Nature 2022

Pendant l’entre-deux tours, Emmanuel Macron qui revendique un positionnement écologique dont on se réjouit, imagine une Fête de la Nature … qui existe depuis 16 ans déjà ! Rien de grave, c’est plutôt amusant. Il n’en demeure pas moins que la Fête de la Nature 2022 se tiendra du 18 au 22 mai partout en France. Nous aurions pu nous rendre n’importe où pour décrypter les rendez-vous, mais c’est en Bretagne que nous avons posé nos questions et nos regards.

En savoir plus sur La Fête de la Nature

Elle est créée grâce à l’association du comité français de l’UICN – Union Internationale de Conservation de la Nature, – l’ONG la plus importante au monde dans ce domaine, représentée par François Letourneau et la revue Terre Sauvage. L’idée étant de faire travailler ensemble tous les acteurs en charge de la Nature en France, c’était un pari osé car chacun était « accroché » à l’identité de ses propres événements. Mais, finalement l’égo de chacun s’est tu au profit du projet et une charte fut signée en mars 2007, quelques semaines à peine avant la première édition nationale de mai 2007. Cette année-là, près de 400 animations seront proposées au public.

La Fête de la Nature : valeurs et principes de développement

Année après année, la Fête de la Nature se développe en France, avec une progression constante du nombre d’organisateurs, d’animations et de participants pour atteindre en 2022, 1300 sites et 8000 évènements gratuits. Les partenaires privilégiés de. Cette grande fête sont les Grands sites de France, les Conservatoires du littoral, l’Office national des forêts, les Parc nationaux et régionaux, la Ligue des opposants à la chasse, la ligue pour l’Humanité et la biodiversité, évidemment les municipalités, les associations locales et aussi les particuliers qui ouvrent leur jardin. Pour être sélectionné, il faut impérativement adhérer à la Charte de l’Association Fête de la Nature, à ses principes et valeurs. Entre autres : proposer des événement gratuits, forcément dans la Nature, offrir un temps d’expérience au contact de la nature, conduire les visiteurs à découvrir, à comprendre, à transmettre et, si possible à s’engager.

La Fête de la Nature en Bretagne

Les pimprenelles en pleine éclosion sur les dunes sauvages de Quiberon. ©Judith Lossmann

Une demande grandissante de nature

Avec la pandémie et ses effets délétères, le public est en demande. « On sent qu’il y a vrai besoin de nos concitoyens à être au contact de la nature » explique Fabien Chenel, le directeur de l’association. « La fête de la nature est adossée à la Journée internationale de la biodiversité et l’axe développé pour cette édition est le rendez-vous au jardin. Cette année, ajoute Fabien Chenel, on a imaginé inclure 150 propriétaires de jardins privés à « inviter » le public dans leur jardin et ça a fonctionné. »

D’autres axes d’intérêt prédominent dans l’édition 2022

Une invitation à s’imprégner de la vie nocturne notamment avec la découverte du monde de la nuit, l’observation des papillons nocturnes, l’écoute des bruits de la nature de nuit (oiseaux et insectes). Et aussi, l’anniversaire des réserves naturelles de France dont on fête les quarante ans. Les inventaires des espèces présentes sur le territoire des communes avec la création d’un Atlas de la Biodiversité Communale baptisé ABC. La jeune génération est largement sollicitée au travers 50.000 invitations lancées via l’édition spéciale Mon Quotidien (pour les 8 à 12 ans) afin de les sensibiliser à la nature. Le numérique entre dans la danse avec le jeu de piste Explorama de la société Eneo. Une application qui organise des itinéraires, jeux, quizz, éléments d’observations. Habituellement payante, elle sera gratuite pendant les 5 jours de la Fête de la Nature.

Les coups de cœurs 2022

Les coups de cœur distinguent des animations à encourager, des projets créatifs, des approches digitales. Cette année le jardin (en Bretagne dans le Morbihan) de Germaine Tillion, ethnologue, grande résistante et déportée dans les camps, qui n’avait jamais été ouvert au public, le sera dans son état actuel, c’est-à-dire largement avant sa rénovation, ainsi que celle de sa maison, appelée à devenir une résidence d’artistes à partir de 2024.
En Corse, on pourra participer aux 24H de la biodiversité avec observation de chauve-souris, papillons, fleurs et autres pièges-photos pour les naturalistes.
La ville de Plaisir (78) en région parisienne a développé une programmation de 17 manifestations.
A Dijon, tous les partenaires locaux seront réunis dans les jardins de l’Arquebuse soit environ 40 structures locales impliquées dans la nature. Idem au Jardin des Plantes à Paris.

En Bretagne, exemple de parcours Fête de la Nature

Comme dans de nombreux Grands Site de France, le Grand Site Dunes Sauvages de Gâvres à Quiberon accueillera la Fête de la Nature. Au programme, la découverte accompagnée par des guides professionnels des dunes sauvages de Quiberon, de jour comme de nuit.

La Fête de la Nature en Bretagne

Les minuscules Obione s’accrochent à la vie sur les rives de la petite mer de Gâvres. ©Judith Lossmann/

Des dunes !

Embryonnaire, mobile, blanche ou grise, perchée ou fixée, la dune ou plutôt le massif dunaire est le lieu par excellence d’une biodiversité remarquable. On y découvre une vie intense. Une végétation dont les plus grands spécimens culminent à 30 centimètres de haut. Cependant, si l’on observe au ras du sol, on comprend bien, que c’est une « jungle », une « mosaïque » de plantes qui poussent là et font leur œuvre de protection de la dune en premier lieu. Mousse et lichen, fleurs telles que bourraches du littoral, pimprenelles, euphorbes ou orpin accueillent des papillons, des insectes… lesquels deviennent un menu de choix pour les choucas, les traquet motteux, les passereaux, les tourterelles des bois. La dune comme la zone humide est une halte migratoire de premier plan soit comme son nom l’indique pour y prendre du repos, soit pour s’y reproduire.
La visite du jardin abandonné de Germaine Tillion à Plouhinec au bord de la petite mer de Gâvres. Une petite mer qui révèle bien des secrets lorsqu’on l’observe avec les yeux du scientifique. Ainsi les plantes, pas bien hautes ici non plus, s’implantent-elles par catégories, en fonction du degré de salinité qu’elles sont capables de tolérer.

Pour tout savoir des programmes près de chez vous, rendez-vous sur le site internet de l’association : www.fetedelanature.com.

Profitez de ces 5 jours gratuits pour conduire les enfants, les grands-parents et vous-même au cœur d’un Nature qu’il faut connaitre pour avoir envie de la protéger. Et en conclusion, afin de « coller » au dessein de Monsieur Macron, peut-être que le Ministère de l’Écologie pourrait supporter la fête de la nature et lui offrir des moyens de communication qui la transformeraient en un événement national bien plus connu du grand public. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES FETE DE LA NATURE 2022

 

LA FÊTE DE LA NATURE : www.fetedelanature.com

Grand site de France en Bretagne : Syndicat Mixte du Grand Site Gâvres Quiberon -Dunes sauvages de Gâvres à Quiberon – Parc de Keravéon- 56410 Erdeven – Tel. 02 97 55 50 89 – www.gavres-quiberon.fr

Grands Sites de France – www.grandsitedefrance.com
Au nombre de 21, ces paysages remarquables ont obtenu le Label Grand Site de France du fait de leur engagement dans des démarches exigeantes. Lieu d’échanges et de partage, le réseau Grand Site de France fédère et permet la transmission d’un patrimoine exceptionnel, afin que tous puisse en jouir aujourd’hui comme demain.

 

 

 


FÊTE DE LA NATURE 2022 – LES EXTRAS

Le livre à mettre dans sa valise
RETOUR EN BRETAGNE

Retour en Bretagne

Retour en Bretagne, le livre qui aime et fait aimer la Bretagne véritable !

Bien dans le ton des guides qui nous ont permis de découvrir une Bretagne secrète et intime, de celle qu’il faut ralentir, se pencher, s’agenouiller, s’armer de patience pour mieux la saisir dans son entièreté, le livre Retour en Bretagne, conte une région où se mêlent histoire et légendes. Hanté par la disparition de ce qui fut, de ce fut la Bretagne, la grande Bretagne, l’auteur n’a de cesse de saisir le souvenir de ce qui fut et qui, pourtant, demeure ! De l’attachement à des terres, des souffles de vents, des forêts et des dunes, des murets et des cimetières… Loin des pièges à touristes, l’auteur narre la Bretagne que l’on aime.

Retour en Bretagne de Guillaume de Dieuleveult chez Buchet Chastel. ISBN 9782283034958

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Le second livre à mettre dans sa valise
LES FLEURS SAUVAGES

le guide nature des fleurs sauvages

Une bible à emporter partout !

On adore cette édition augmentée de 50 nouvelles espèces et de 140 dessins inédits. Idéal à emporter pour La Fête de la Nature… ce livre, facile à caser dans un sac, « range » les fleurs sauvages par milieu botanique : haute montagne, dunes, étangs, milieux salés… Au total 500 espèces et 1000 dessins originaux composent cette bible à laisser dans la voiture ou dans la sacoche des vélos pour l’avoir sous la main à chaque instant. Parents comme enfants adorent jouer les détectives en herbe.

Le guide nature des fleurs sauvages chez Salamandre. ISBN 9782889584871

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L’autre livre à mettre dans sa valise
LES OISEAUX

On adore cette édition augmentée de 50 nouvelles espèces et de 115 dessins inédits. Idéal à emporter pour La Fête de la Nature… ce livre, facile à caser dans un sac, « range » les oiseaux selon leur lieu de nichage : rivières, roseaux, haute montagne… Au total 500 espèces et 1000 dessins originaux composent cette bible à laisser dans la voiture ou dans la sacoche des vélos pour l’avoir sous la main à chaque instant. Parents comme enfants adorent jouer les détectives d’oiseaux chanteurs, migrateurs, voleurs…

Le guide nature des oiseaux chez Salamandre. ISBN 9782889584857

 

Tremezzo, le palace du lac de Côme

Sis à Tremezzina sur la rive ouest du lac de Côme, le Grand Hôtel Tremezzo est LE palace du milieu du lac. Idéalement situé face au très beau village de Bellagio, dit « la perle du lac » et lieu de tous les shoppings chics et branchés, le Tremezzo offre tous les attraits. Partons pour trois nuits de rêve dans un hôtel paré de toutes les vertus pour une villégiature à l’ancienne.

Vue sur le lac de Côme. ©GHT

Mais d’abord, parlons du lac de Côme…

Destination du nord de l’Italie depuis fort longtemps, il est devenu ces dernières années de plus en plus glamour de le fréquenter. Il est du dernier cri d’y posséder l’une de ces villas italiennes parmi le plus chères du pays. Georges Clooney himself a pris racine dans ces lieux et avec lui, bien d’autres peoples trouvent ici, un calme et un anonymat bienvenus. Il est donc temps de (re)voir sa copie sur Côme et de (re)partir à sa découverte. Étroit, le lac de Côme est long. Très long. 44 kilomètres. En forme de Y, on se plaît à longer ses rives jusqu’à son « milieu » : Tremezzina, littéralement à équidistance entre le début et la fin du lac. Sa profondeur atteint parfois plus de 400 m et ses eaux bleu-vert sombre reflètent la beauté des pré-Alpes, la chaîne des Grignes, chapeautées de sapins, d’ifs et autres arbres de moyenne montagne. Au fond, les sommets enneigés tard dans la saison ajoutent au charme infini du site. Sur l’eau, c’est la valse des bateaux. Des Rivas Aquarama aux ferries, des voiliers aux paddles, des kayaks à l’aviron et autres barques de pêcheurs, nous sommes ici dans un univers particulier qui conjugue la montagne et l’eau.

La sublime salle de relaxation où l’on boit de bonnes tisanes. GHT

Le Grand Hôtel Tremezzo, un chef-d’œuvre de l’Art Nouveau

Une vie lacustre dont on se nourrit avec bonheur depuis les fenêtres du Grand Hôtel Tremezzo. Des fenêtres des chambres, des restaurants, bars, terrasses et jusqu’aux baies vitrées du sauna suédois, le bâtiment tout entier est tourné vers le lac et les montagnes qui ferment l’horizon. C’est au cœur de cette omniprésence de l’eau et de la minéralité divinement ensorcelantes qu’est édifié le Tremezzo en 1910. Passer ses portes, monter ses envolées de marches, utiliser le vieil ascenseur caché dans la végétation, c’est plonger dans la Belle Époque.
Dès l’entrée, le grand escalier d’honneur transporte les visiteurs dans un monde de couleurs, de matières et de fleurs. La décoration pensée et validée par Valentina, la jeune « héritière » des lieux et Silvio Vettorello, son talentueux et fort sympathique directeur, embarque dans de magnifiques salons, d’élégants restaurants. La Dolce Vita dans toute sa splendeur, comme seule l’Italie sait la mettre en scène. Trois piscines, une plage privée, un spa, une boutique, un parc privé arboré, un tennis, salle de fitness, une mascotte Bobo l’ourson, agrémentent le séjour. Et, si les lieux sont beaux, si le personnel est à l’écoute et disponible, ici, on vit en « famille », on est comme à la maison, rien n’est guindé, ni solennel, ni prétentieux, chaque chose et chaque geste sont à leur place.

Chambre luxe double vue sur le lac. ©GHT

Suites historiques et chambres de rêve

Sans doute, est-ce la raison qui conduisait Greta Garbo à investir les lieux pour de longues villégiatures. Une suite lui est dédiée, dotée d’une spectaculaire terrasse et de deux salles de bains. D’autres suites « historiques » aux dimensions et à l’éclat d’une autre époque complètent une offre riche de junior suites, chambres et rooftop très luxes. On aime l’ameublement sophistiqué, les salles de bains grand format, les baignoires à remous, les produits d’accueil dans des versions généreuses, le marbre, les peignoirs et le linge de qualité. La vue aussi bien sûr…sur le lac, sur le jardin botanique, encore plus agréable quand les chambres et suites possèdent des terrasses et balcons.

Une signature glamour dans les moindres détails

Détail décoration Grand Hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie-7842

Détail décoration Grand Hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie

Comme l’eau, la soie est omniprésente. Dans les tenues des hôtesses, sur les murs, dans la décoration. Elle confère aux lieux une fluidité et des couleurs uniques qui ancrent l’hôtel dans ses plus intimes détails au cœur de la mémoire sensorielle. Les odeurs sont aussi des éléments d’attachement « travaillés » dans les moindres détails. Tout l’hôtel respire le parfum Aqua Como. Parfum d’ambiance, parfum pour la peau, parfum dans les produits d’accueil. Aqua Como est décliné sous toutes les formes possibles et singularise encore un peu plus Le Grand Hôtel Tremezzo dans ses particularités uniques. Le soir des copies de lettres d’amour secrètes retrouvées cachées derrière une cheminée sont déposées sur le lit accompagnées d’une petite newsletter aux couleurs orange dynamique de l’hôtel qui propose adresses, idées et découvertes.

La cuisine italienne dans tous ses états

On se délecte de l’impressionnant buffet de petit-déjeuner italien dans l’ancienne salle de bal. Le soir, le lieu se transforme en un restaurant gastronomique, La Terrazza Gualtiero Marchesi, qui perpétue l’héritage de ce grand chef aux trois étoiles Michelin, créateur du concept de Cuisine Totale qui a transformé la cuisine italienne moderne. Depuis 25 ans, le Chef Exécutif, Osvaldo Presazzi, prolonge l’influence du Maître au sein des cuisines.
L’Escale célèbre quant à elle, la trattoria italienne dans toute sa simplicité informelle. La carte propose une sélection de plats locaux traditionnels. Le Chef sommelier saura conseiller les bons choix parmi les 1300 étiquettes de vins présentes dans cette ancienne cave à vin avec, encore une fois, une terrasse sur le lac.
Dans les jardins du Palace, sur les bords de la Piscine aux Fleurs, le T Pizza offre une sélective carte de pizzas feu de bois telle la Don Leone ou une totale inconnue : la pizza frita, à goûter sans attendre.

Grand hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie- 7742

Restaurant Giacomo de lago. Grand hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie- 7742

Pour déjeuner ou diner léger, on retiendra surtout le tout nouveau restaurant Giacomo al Lago, parfait pour se prélasser au bord de la piscine WOW (Water On the Water) flottant sur le lac. À ces tables, le poisson cru est à l’honneur dans des présentations identiques à celles du célèbre Giacomo Milano. La carte propose aussi une sélection de spécialités classiques signées par Giacomo Bulleri, le maestro.

La sublime salle de relaxation où l’on boit de bonnes tisanes. GHT

Le T Spa pour gagner en zenitude

Plusieurs fois primé, le T Spa est installé à part l’hôtel, dans la villa Emilia qui le jouxte et le relie par la piscine Infinity Pool avec vue « superbe » sur lac depuis le couloir de nage et la tisannerie. On apprécie les discrètes salles de soins avec un large choix de protocoles visages et corps. On aime l’harmonie de la T Spa Suite avec bain à remous, sauna, hammam avec douche de contraste en cascade et lits de massage pour deux ! Aussi un bar à ongles remarquable par son sol en mosaïque d’origine du 18e siècle. Dans les entresols de la villa, on trouve les pièces de heat expérience avec bain turc, hammam méditerranéen, sauna avec vue sur le lac, douches émotionnelles, fontaine de glace…

Une boutique chic et luxe : T Shop

Entre Spa et piscine des Fleurs, une charmante boutique recèle des merveilles. Uniquement des collections de niche et des marques de créateurs. Brics pour les bagages et valises, foulards de soie Mantero1902, Sac à mains Steli. Les chaussures Papusse, faites à la main. Les parfums et diffuseurs d’ambiance Aqua di Como. Collections de carafes et verres de Murano. Tote Bag, cabs, porte-monnaie signés Le Ninè, Chez Dédé, Babush, bijoux Pellini Sublimes pyjamas en soie, FRS Ade pour les dormeurs agités…

Agrémenter cette villégiature d’un peu de culture

Tout est pensé pour vous amarrer longtemps à ce paquebot. Si toutefois, des envies d’extra surgissaient, de nombreux atelier de cuisine adultes et enfants, promenade botanique à la Villa Carlotto, yoga class, sortie en bateaux, visite de la villa sont à réaliser à un jet de pierre du Tremazzo. Il suffit de se rapprocher de la conciergerie où tous les vœux sont pris en charge.

Allez, toutes les excellentes choses ont une fin. Il est temps de terminer ce séjour dans une autre dimension. Nous quittons à regret ces lieux remplis de beauté, de sérénité et de calme, espérant vous avoir donné envie de les découvrir à votre tour. Ce serait dommage de louper un séjour au paradis ! Judith Lossmann

Vous aimez les lacs ? Nous aussi. Lire ici…


INFORMATIONS PRATIQUES A IMPRIMER
Grand Hôtel Tremezzo Lac de Côme

Tête de lit grand Hotel Tremezzo , lac de Côme, Italie-7836

Tête de lit grand Hotel Tremezzo , lac de Côme, Italie

Grand Hotel Tremezzo – Via Regina, 8 – 22016 – Tremezzina, Lago di Como – Italia
Tel. +39 0344 42491 – www.grandhoteltremezzo.com – info@grandhoteltremezzo.com – Sur les réseaux sociaux : @GHTlakecomo

Y ALLER :
En avion => aéroport de Milan Malpensa à 80 kms. => aéroport de Lugano Agno à 38 km (plus service de transfert assuré)
En train => gare de Como S. Giovanni à 29 km (plus service de transfert assuré)
En voiture => A9 highway, sortie Lago di Como à 35 km (plus service de transfert assuré)

ON A TESTÉ POUR VOUS :
Au Spa de l’hôtel, on a testé pour vous un body treatment Lymphatic ( 50 min. 150 €) au top et un soin visage Rebalancing facial (50 min. 140€) qui obéit à un protocole agréable avec peeling léger et masque.

Le sublime Batt fend les eaux du lac de Côme. ©GHT

THE PLACE TO BE :
À bord du Ruy, une véritable limousine nautique. Cette vedette à moteur d’époque (1961), toute en bois vernis, inspirée de bateaux-taxi vénitiens, est mise à la disposition de ses résidents par le Grand Hôtel Tremezzo pour des balades nautiques dans les endroits secrets du lac de Côme. Environ 300€/H

ON AIME/ON AIME MOINS :
On aime : les tenues du personnel. Fluide Pantalon de soie fleuri pour les femmes. Élégant pantalon gris pour les hommes. Blazer gris clair cintré pour les deux.
On aime : la situation d’immédiat bord du lac du grand Hôtel Tremezzo.
On aime moins : la situation d’immédiat bord de route du grand hôtel Tremezzo qui fait monter le bruit de la circulation dans les chambre impossibles à « double vitrer ». Nos lecteurs « light-sleepers » préfèreront réserver une chambre côté Jardin. Ils ne seront pas en manque tant de la vue sur le lac est omniprésente partout dans l’hôtel.

ACTIVITÉS :

  • Visite de la Villa Carlotta et de son très beau jardin botanique. Comptez 90 min. www.villacarlotta.it – Via Regina, 2 à Tremezzina.

    Villa Balbianello, lac de Côme, Italie-7768

    Villa Balbianello, lac de Côme, Italie-7768

  • Visite de la Villa Balbianello, un sublime palais de la Renaissance, entouré de toutes parts par le lac. Elle fut maison du cardinal Angelo Marie Durini, propriété des Visconti, fermée de longues années avant d’appartenir à un américain qui finalement la vendit au Comte explorateur Guido Monzino, fils d’une famille très connue pour ses supermarchés, qui dirigea la première expédition italienne en 1973. Ce perfectionniste vécu une petite quinzaine d’années dans la villa. Loin des tumultes du monde, il rapporta de ses aventures une grande quantité d’objets présentés en plusieurs collections dans la Villa devenue musée depuis, qu’il a léguée au Fondo Ambiante Italiano qui gère les visites et l’entretien.

SHOPPING À BELLAGIOOn y va en ferry. 12 minutes de traversée. Le ponton d’accès est à minutes à pied de l’hôtel.

  • Bellagio, lac de Côme, Italie-7813

    Silvia Saraceno à Bellagio

    Bijoux de créatrice, essentiellement en résine de toutes les couleurs. Silvia Saraceno a développé un savoir-faire remarquable. Ses résines accrochent la lumière et sont très lumineux. A partir de 30 euros le bracelet. Silvia Saraceno via Garilbaldi, 39. 22021 Bellagio. Tél. 031950317 – saracenobellagio@libero.it

  • Boire un cappuccino – Chez Seta un bar contemporain à la déco très minérale. Également restaurant et hôtel (on n’a pas testé) – Via Roma, 23 – Tél. +39 031950471 – www.setahotel.com – info@setahotel.com
  • Faire quelques courses d’épicerie sèche chez Da Casia. Risotto, pâtes, huiles d’olive dont une locale ( pas si expressive que cela ), vinaigre balsamique, gâteaux…  Via Garibaldi, 44 – Tél. 348 2830616 – www.alimentaribellagio.com

 


LES EXTRAS

LE LIVRE A EMPORTER DANS SA VALISE

Manifeste-paradisiaque de Laurent Huguelit

Manifeste paradisiaque de Laurent Huguelit. Dans ce cadre enchanteur et enchanté du Grand Hôtel Tremezzo, ou dans la Villa Carlotta et son parc botanique…où chaque chose est à sa place et protégée, il est un livre qui donne envie d’en faire autant. Sous-titré : Jardinage, permaculture et spiritualité, le manifeste de Laurent Huguelit donne trente-six propositions pour nous inviter à considérer le jardin comme un espace à préserver dans lequel intégrité, respect et écoute sont cultivés au même titre que le bons légumes, des fruits juteux et un univers de biodiversité. ISBN : 9782845944152 – 24€ chez Mama Éditions.Les saisons d'après de Christian Carayon

 

Comme dans ces murs, le temps passe autrement et qu’il est un loisir de cultiver le farniente au bord de la piscine, dans les tisanneries, voluptueusement étendue sur des chaises longues confortables, je rajoute un autre conseil de lecture. Un roman cette fois. Judicieusement intitulé « Les saisons d’après ».  Ce livre de Christian Carayon, édité chez HC, Hervé Chopin Éditions raconte l’enquête qu’une auteure conduit depuis sa résidence d’artiste quelque part en Bretagne sur un romancier à succès nommé WXM. Entre fiction dans la fiction et vérités dans la vraie vie, ce roman à suspense, conduit dans des lieux et des vies hantés par le passé. ISBN : 9782357206342 – 19€

ray ban stories

Ray Ban Stories

LES LUNETTES DE SOLEIL À EMPORTER
Quelles autres que les Ray Ban Stories !? Parfaitement adaptées à la tradition des lieux, leur forme inchangée continue à looker n’importe quelle tenue et leur modernité est parfaitement adaptée à la Dolce Vita des lieux à immortaliser sans le moindre effort. En effet, le double objectif de caméra 5 MP donne au contenu une nouvelle profondeur. Photos haute résolution (2592 x 1944 px) et des vidéos de qualité (1184 x 1184 px à 30 fps). La caméra s’adapte automatiquement à la lumière qui vous entoure. La LED d’enregistrement orientée vers l’extérieur signale aux autres personnes que vous prenez une photo ou une vidéo. www.rayban.com – 329 € )- Plusieurs coloris. Disponibilité sur le site Ray Ban France.

LE PRODUIT DE BEAUTÉ À EMPORTER DANS SON VANITY
pas de produit de beauté cette fois-ci. Si vous souhaitez que des produits de votre marque apparaissent ici, contactez nous.