mercredi 5 août 2026

Púca, le festival des origines d’Halloween

La planète entière s’est emparée d’Halloween. Très souvent réduite à sa version consumériste, elle est présente selon des codes orange, noir, citrouille, déguisement qui font le bonheur de tous les enfants, petits et grands, au soir du 31 octobre quand les esprits envahissent pour une nuit les rues de nos villes… Halloween, la véritable c’est autre chose… Halloween c’est l’Irlande païenne, l’Irlande de l’Est ancien dont les terres ancestrales sont mères, filles et sœurs de la légende fondatrice.

Finvarra, Púca, Boann, Morigan, les quatres visages de la transformation de Samhain.

Naissance d’un festival et renaissance des cultes païens celtiques
Pour la première fois, le 31 octobre prochain (2019), la Boyne Valley édite un festival exceptionnel nommé Púca pour fêter Halloween au plus près de l’esprit de l’époque. Les origines de cette fête, parmi les plus païennes du monde, se perdent presque dans la nuit des temps. On remonte à plus de 2000 ans. Toutes les fouilles archéologiques attestent de ce lieu comme de celui de la naissance d’Halloween. Mais quel était le rôle de ce rassemblement ? Mythe, légende, rite paysan, croyance ?

Avant d’être une fête du déguisement, des sorts ou des bonbons revue et corrigée par une Amérique bon ton, Halloween était, selon le folklore celtique, la fête de la fin de l’été, « Samhain », la saison des récoltes et le début de la nouvelle année. Une célébration importante du calendrier celte qui consistait à se rassembler autour de feux gigantesques, à se régaler des récoltes en écoutant de la musique, en chantant et en se racontant des histoires à faire peur quand l’obscurité envahissait les collines alentour…

Alors… Púca, le temps d’une seule nuit par an prenait vie !
Alors… Púca, changeait le destin de ceux qui la croisaient !
Mais qui est Púca ?
Qui sont Morrigan, Finvarra, Boann et les Hommes rouges ?

Le feu original embrassait en quelques minutes l’Irlande toute entière pendant la nuit de la Samhain, Halloween aujourd’hui.

Un peu d’histoire ancienne
Il semble que la ville d’Athboy ait été un centre important de cette tradition. Des manuscrits anciens disent que Tlachtga ou The Hill of Ward, était un site de grand rassemblement de Samhain. C’est là que l’on allumait le premier feu de l’année, le feu originel. Les autres villages à l’affût de la fumée, embrasaient un feu à leur tour et ainsi de suite. En quelques heures, d’Est en Ouest, toute l’île d’Irlande était gagnée par l’esprit de la fête, des moissons et des histoires.
Dans cette ambiance, – finalement la même qu’aujourd’hui, une tradition très vivante et durable en Irlande. -, il était aisé d’inviter les esprits des morts à se joindre aux monumentales réjouissances. Parmi les contes et légendes toujours en vogue, on raconte qu’à chaque Samhain, une foule d’êtres venus d’un autre monde, émergeait des ténèbres et se mêlait à la foule. Pour éviter d’être embarqué définitivement par les morts, on se déguisait comme eux pour ne pas être repéré.
Le festival de Púca propose, tout au long de trois nuits spectaculaires, une plongée dans l’esprit d’Halloween au travers des folklores, food, mythes, concerts, processions, promenades immersives, visites dans d’étonnants antres, performances artistiques.

Trois sites se prêtent à l’expérience…

Athboy : La colline de Ward (Tlachtga), enceinte cérémonielle majeure et l’un des premiers sites à accueillir Samhain, le lieu d’où émane la lumière de la nouvelle année. Ici, les traditions de Samhain se poursuivent sur l’ancienne colline.

Drogheda : Lorsque Púca reviendra, Drogheda accueillera Farewell to the Spirits, un immense défilé, un feu et un festin spectaculaires sur et autour de la rivière Boyne. Des lieux à travers la ville se joignent aux célébrations d’Halloween à Púca avec leurs propres concerts, pièces de théâtre et événements. Le 1er novembre, jour de la Toussaint, les esprits retourneront dans l’Autre Monde, laissant les habitants et les visiteurs en sécurité pour une autre année.

Château de Trim : Écrin s’il en est pour accueillir des illuminations spectaculaires, des plats locaux, des boissons et de l’artisanat, de la musique produites par certains des meilleurs musiciens d’Irlande. Sans oublier la procession enflammée et colorée qui accompagnent l’arrivée des esprits. Les esprits de Samhain justement. Revenons-y ? Qui sont-ils ?

Dès le jour tombé, ils pénètrent les lieux et les âmes de toute la profondeur de leur monde. Êtes-vous prêts à rencontrer de curieuses créatures, toutes révélatrices des différents aspects de Samhain à savoir la Lumière, l’Obscurité, le Mal (le méfait) et le Changement. Autant d’aspects montrés et célébrés durant le festival Púca. Quelles sont leurs histoires ? A quoi ressemblent-ils ? Comment se comportent-ils ? Existe-t-il des signes de leur arrivée dans notre monde ?

Finvarra, Púca, Boann, Morigan, les quatre visages de la transformation de Samhain.

Finvarra (la Lumière)1
Quand les dieux d’autrefois diminuèrent en puissance et en taille et se retirèrent dans le monde sous les monts d’Ireland, ils devinrent, ce qu’on appelle maintenant les fées. Pour survivre dans cette nouvelle forme ils avaient besoin d’un Dieu. Chaque tribu a élu un leader. Ce fut suffisant longtemps, mais les fées savaient qu’elles avaient besoin d’un grand roi, un roi pour tous les autres. Ne sachant qui choisir, elles se tournèrent vers le Dagdha, Dieu de la sagesse et de la force et dernier des anciens dieux à disparaître dans la boue. Il choisit Finvarra, qui jusque-là avait régné sur les morts dans le monde intérieur. Finvara a accepté, et est devenu le Grand Roi des Fées et des morts. Il était craint de tous. Roi grand et imposant, la tête ornée de bois et de cornes, le visage stoïque et solide comme taillé dans du bois, Finvarra avait le corps couvert des peaux de bêtes vivant dans les collines et les forêts. Pour la nuit de Samhain, il sort, accompagné d’un son de cloches obsédant qui appelle tout le monde à le suivre. Finvarra est lent et fort. Il contrôle les sujets les plus indisciplinés, en exultant un puissant hurlement de colère guttural capable de tuer quiconque se conduirait mal. Évitez donc de vous faire remarquer !

Púca (le Changement) 1
Méfiez-vous des cheveux noirs et des yeux dorés. C’est le meilleur conseil à entendre. Si vous êtes désorienté par le feu follet, affamé et désespéré dans le noir, réfléchissez à deux fois avant de monter sur le dos de ce cheval ! Si vous entendez des grondements dans la forêt et les grognements d’un chien, ne vous arrêtez pas pour vérifier s’il est amical ! Si vous apercevez un chat plus grand que la plupart, traversez la route, faites demi-tour, rentrez chez vous et cachez-vous ! Si vous êtes aidé dans vos travaux quotidiens, n’offrez pas en retour de fils fins. Acceptez l’aide avec courtoisie et ne dites rien, jamais des cheveux noirs et des yeux d’or. Car c’est la Púca et elle change sa forme selon son bon vouloir ! Elle apporte la chance ou la maladie à quiconque de son choix et n’a pas à se justifier !
La Púca est couverte de longs cheveux, la matière dont elle est faite. Elle peut avoir plusieurs têtes et membres, des cornes et des griffes. Elle peut être grande, elle peut être petite. C’est elle le changeur de forme ! Elle se déplace dans une foulée rythmique et hypnotique. Ses mouvements changent en permanence. Elle passe d’un saut très énergique à un mouvement bas et oscillant. Légère et rebondissant, elle traverse le paysage. Ses cheveux bruissaient constamment. Elle est difficile à cerner, c’est une énigme et vous ne pourrez pas quitter des yeux ! Attention, vous ne saurez jamais quelle forme Puca pourrait prendre, alors quand une collection de créatures surdimensionnées aux cheveux noirs et aux yeux dorés commence à marcher vers vous, supposez qu’elle pourrait être l’une d’entre elles. Bonne chance !

Boann (l’Obscurité) 1
Autour du puits au cœur de l’Irlande se trouvaient neuf noisetiers desquels sont tombées neuf noisettes, directement au fond du puits, là où vivait un saumon. Aucune noisette n’a flotté. Elles sont tombées au fond et le saumon s’est dit qu’il devait les manger. Ce qu’il a fait ! Or, à l’intérieur des noisettes se trouvait l’intégralité de toutes les connaissances du monde. Et cette Connaissance était maintenant dans le cœur du Salmon. C’est comme cela qu’il s’est rendu compte qu’il vivait dans un puits, sans aucune possibilité d’en sortir un jour. Il se trouve que s’occuper du puits relevait des fonctions de la divinité Boann. Elle s’ennuyait et a donc commencé à taquiner le puits. Le puits offensé a répondu en augmentant ses eaux, emportant Boann dans un torrent d’eau bouillonnante et …libérant le saumon de la Connaissance dans le monde. Ainsi Boann est devenu la rivière Boyne.
Boann a la tête d’une vache blanche, apparemment tissée à partir du saule poussant le long de ses rives. Son corps est composé des roseaux de ses bas-fonds et son cou serré dans une bande d’écorce de noisetier. Il émane d’elle une douce lumière rougeoyante.
Boann était autrefois une divinité et elle se tient avec la grâce de son rang. Elle agit avec royauté. Ses mouvements sont ceux d’une rivière large et douce, coulant d’un côté à l’autre. De temps en temps, elle se lance dans une spirale ondulante, comme si l’une des neuf noisettes tombait dans ses eaux.
Boann est représenté par le feu de Samhain. Elle brille avec le feu et le saumon brille avec Boann. Ensemble, ils bondissent quand elle bouge, signalant à tous que la déesse de la Boyne est arrivée !

Finvarra, Púca, Boann, Morigan, les quatres visages de la transformation de Samhain.

The Morrigan (le Mal) 1
Morrigan est la seule qui peut influencer le cours de la bataille. C’est elle qui peut choisir un favori, sortir et se battre sur son cheval noir pour vaincre l’ennemi de son favori. C’est aussi elle qui déclare la mort. Sous sa forme de corbeau, elle se reposera sur un mur, un toit ou une pierre de jardin pour proclamer la disparition de ses habitants. Elle dirige une armée d’âmes spectrales défigurées et désordonnées. Elle est leur commandant et les chevauche la nuit pour hanter et terrifier. Sa horde sauvage et hurlante déchire le ciel nocturne. Mais que recherchent-ils ? Des individus imprudents qui ne réalisent pas qu’ils sont chassés hors de leur parcours et une fois attrapés, qui sont conduits dans l’autre monde, celui de Morrigan, pour y être tourmentés et torturés.
On reconnaît Morrigan à son bec coriace, à son visage sombre orné de plumes noires irisées. Autour de son cou, de sa taille et de ses poignets sonnent des bracelets composés d’un assortiment d’os. Des plumes noires dépassent de ses épaules et de son dos tandis que ses mains endurcies se terminent par des doigts tordus comme des brindilles.
Morrigan se meut à une vitesse irrégulière. Elle est remplie d’une énergie brûlante, prête à se recharger à tout moment. Ses actions sont comme des oiseaux – courtes et nettes. Quand elle ralentit pour un mouvement, ses pas sont déchiquetés et brisés. Morrigan est aussi une créature sournoise. Elle offre ses faveurs d’une main pour les reprendre de l’autre. Pour le plaisir du jeu !
On sait que Morrigan arrive quand les silhouettes des corbeaux envahissent les lieux. Avec sa horde d’ombres et de créatures déformées, Morrigan est difficile à manquer ! Tous aux abris !

The Red Men (la Sottise) 1
Quant aux Hommes rouges comme le dit le poème « My dear god, not the Red Men ! » Leurs corps gras et trapus sont recouverts d’un tissu rouge viril. Leurs visages cochons, ressemblant à des rats, sont couverts de cheveux longs et rebelles. Leurs queues minces et méchantes leur servent de fouets. Leurs têtes sont amovibles ! Avec leurs langues trop longues, ils sont terriblement dérangeants ! Au début, les hommes rouges semblent idiots, se déplaçant frénétiquement, mettant en valeur leurs talents acrobatiques. Mais ensuite viennent les farces et les sauts, les coups de pied, les poussées et vous réalisez que vous ne les voulez pas près de vous. Mais malheureusement, Samhain est la nuit où ils donnent leur spectacle. Les hommes rouges aiment le feu, aussi imprévisible qu’eux. Ils aiment la musique, surtout celle qui devient de plus en plus folle. Ainsi, lorsque les torches sont allumées et que la musique est jouée, vous reconnaissez les hommes rouges sur leur chemin.

1- Source : The symbolic beings of Samhain by Dr.O.Bishop

_____________________________________________________________________________________________________ INFORMATIONS PRATIQUES

L’Irlande de l’Est, terre ancestrale d’Halloween.

L’an dernier, nous avions été conviés à une conférence de presse du Festival naissant sans pouvoir le tester. Cette année, pour des raisons sanitaires, il est annulé et reporté à sa version 2021. Toutes informations, réservations sur www.pucafestival.com

L’année dernière, lors du premier festival de Púca, des milliers de personnes se sont rassemblées dans des endroits à travers Meath et Louth pour célébrer l’Irlande comme le berceau original de l’Halloween avec un programme d’événements comprenant de la musique live et des performances, des installations lumineuses et une reconstitution de l’éclairage symbolique le Samhain tire sur la colline de Ward. Cette année, en raison de restrictions, les célébrations seront virtuelles avec la diffusion d’un enregistrement de l’allumage des incendies de Samhain le 31 octobre et une campagne de médias sociaux axée sur le contenu pour raconter l’histoire des origines d’Halloween dans les traditions irlandaises et celtiques.

Samedi 31 octobre 2020  à 21H, suivez l’évènement sur la page : https://www.facebook.com/events/354395725980712/

Château Stelsia****, une pépite originale du Lot-et-Garonne !

Au premier abord il laisse perplexe ! Ce beau château, plutôt une ancienne ferme fortifiée à laquelle les décennies ont rajouté des ailes et des étages pour devenir cette grosse bâtisse pleine de charme, a tout de la tradition architecturale propre à la région. Rien ne le prédispose à devenir une œuvre d’art ! Et pourtant « arty » il l’est avec ses couleurs criardes un tantinet loufoques, qui possèdent de quoi choquer les amoureux des murs anciens standards. On pourrait s’arrêter là et se gausser discrètement d’un mauvais goût affiché. Quelle erreur ce serait ! Quel raccourci aussi !

La nuit, le château Stelsia prend toutes ses dimensions arty. ©JL

Ce château transformé il y a cinq ans en un hôtel 4 étoiles et un restaurant étoilé est le résultat d’une belle histoire d’amitié, d’hommes, de rencontres et de rêves devenus réalité. Derrière les couleurs affichées du Stelsia se révèle l’esprit avant-gardiste et généreux d’un homme hors du commun couplé à la créativité illimitée et osée d’un autre. De qui parle t-on ?

Rêve et amitié sont aux commandes
De deux enfants du pays, amoureux de leurs terres. Philippe Ginestet le fondateur de la chaîne de magasin Gifi et de Jacques Bru, un architecte capable de monter dans les tours ! Quand, le hasard faisant toujours si bien les choses, le château est à vendre, un château bien connu de Jacques Bru qui l’avait déjà décoré de façon plus traditionnelle vingt cinq ans auparavant, les deux hommes décident de jouer une carte audacieuse.
Et, pour les vieilles pierres trop endormies la belle aventure commence.  Les deux hommes fascinés par ce rêve en marche, celui du « tout est possible » décident de lâcher les lions. Ils pensent grand. Ils pensent différent. Ils n’ont qu’un objectif : donner le sourire à leurs futurs clients et leur dire : « le luxe n’est pas forcément un standard attendu. Le luxe peut-être accessible. Vous pouvez y prétendre. »
Dans une union de l’esprit et de l’entreprise, les deux hommes s’attellent à la tâche. Immédiatement Philippe Ginestet décide le peindre le château en rouge. Beurk! LA banque suit. Les maquettes suivent. Pas les Bâtiments de France… Grosse bagarre en perspective. Pas mince de les convaincre du bien fondé de la teinte extérieure choisie. Sauf… si on transforme le projet en la réalisation d’une œuvre d’art ! Sauf…si on peint les murs ancestraux avec une peinture à la chaux apte à disparaître au fil des ans lessivée par la pluie. Un prisme inédit. Les BDF décident de lâcher du lest et acceptent la proposition des deux hommes, conscients que la force dégagée par cette « originalité colorimétrique  » va les faire bénéficier d’une notoriété immédiate. Conscients aussi de l’averse de critiques négatives qu’il leur faudra encaisser avant de récolter quelques éloges. Et oui, au fur et à mesure de l’avancée des travaux les mauvaises langues se sont taries. Entre le temps des maquettes et la réalisation, l’acceptation est venue, les choses se sont arrangées. Le mélange de couleurs des façades, celles de l’arc-en-ciel, a fini par convaincre même les plus dubitatifs.

Au détour d’un escalier se cachent des personnages échappés de la fresque. ©JL

Rien comme tout le monde
A l’intérieur, même parti pris. Celui du sourire, de la bonne humeur, de la chaleur et de la simplicité. On a du recul sur nous quand même ! Un peu d’autodérision a toujours fait le plus grand bien à tous. Ainsi, au hasard des étages et des couloirs de la belle bâtisse, peut-on admirer ici, une fresque immense de cent personnages dessinés. Réalisation de jeunes toulousains, c’est une référence unique au monde de la BD. Là, des personnages évadés de la fresque, cachés et tapis dans les escaliers et les détours, artistiquement mis en scène comme Jo mis en prison derrière les barreaux de la rampe. Ailleurs, la pièce aux prénoms et là-bas, celle du bonjour écrit sur les murs dans toutes les langues ou presque. Il faut demander à voir la salle de réunion dédiée aux séminaires. Toute de noir vêtue, il fallait oser, elle est tellement élégante ! Quant à la suite royale, kitchisime chic avec son immense baignoire, sa piscine privative, ses hauts plafonds et son lit gigantesque où pourraient dormir sous un dais princier Blanche Neige et ses sept nains… On l’adore !

La lumineuse chambre jaune (n°30) du Château Stelsia.©JL

Les suites supérieures et autres chambres répondent toutes à un code couleur diffèrent. J’ai dormi dans la chambre numéro 30. Jaune flamboyant avec des touches noires. Sublime. Il y a aussi des rouges, des bleues, des vertes, des oranges. Une couleur par jour de la semaine ! Toutes confortables, silencieuses. Des cocons douillets loin du fracas du monde.

 

Un arbre à voeux…

L’antique cèdre du Liban décapité devient un sublime arbre à voeux qui conduit vos désirs jusqu’aux esprits. ©JL

Le château est planté au cœur de plusieurs hectares de végétation. Un grand parc, généreusement ouvert au public de la ville, où s’admirent de beaux arbres, des étendues d’eau, un statuaire, des pièces d’art en ferronnerie et aussi un arbre à souhaits… Un ancien et majestueux cèdre du Liban, décapité par la foudre. Ne pouvant se résigner à l’abattre, il a été décidé de lui donner une autre vie. Sculpté, poli, agrémenté d’un rail lumineux, il envoie désormais vos vœux directement vers les hauteurs des esprits.

 

Parlons du mini golf de 18 trous. C’est rarement un sujet de conversation mais ici, il est exceptionnel. C’est le plus grand d’Europe et sans doute aussi l’un des plus beaux avec ses taupières animales (amusez vous à cherchez la queue du dinosaure) et son parcours atypique perdu dans un labyrinthe végétal.
Concernant les extérieurs, on nous glissé au creux de l’oreille qu’une seconde phase prenait naissance et que les alentours du château seraient fabuleux à la fin de cette nouvelle session de travaux. Nous avons hâte !

Les assiettes sont des oeuvres d’art et des pièges à papilles. ©JL.

La restauration goûteuse et originale
Avec Le Bistrot, un bistro gastronomique et Le Jasmin, la table étoilée*, la restauration occupe une place de choix, dans tous les sens du terme et propose des mets de qualité exceptionnelle tant dans les saveurs que dans la présentation. Certaines assiettes sont de véritables œuvres d’art et des pièges à papilles. En cuisine, sous la houlette créative du Chef Jean-Baptiste Fabre, un autre enfant du pays, il n’y a aucun temps mort. Avec son sourire désarmant, sa belle énergie et son management doux et efficace, le Chef assure en moyenne deux cents couverts jour en haute saison. Il renouvelle les menus et les cartes quotidiennement avec ses pièces du marché.
 » Je suis curieux de tout et je vis mon métier comme le moyen de sublimer les produits dit-il. La cuisine est un apprentissage permanent, il faut savoir en explorer tous les possibles pour traduire dans l’assiette la magie des lieux. » ajoute-t-il.
Une façon de vous dire que vous pouvez venir plusieurs jours de suite sans déguster deux fois le même plat !

Ne manque que le dernier des sens : le toucher !
Les chambres, la gastronomie, les activités… s’il vous manque du sensoriel, c’est le moment de vous parler de la piscine extérieure, du spa avec un grand bassin à trente degrés, des douches tropicales et des soins. L’institut propose des protocoles visage et corps avec la gamme green friendly et bio de Messegue. Une ancienne marque entrée dans le giron de JPG il y a dix ans déjà, dont les produits tiennent leurs promesses, notamment cette incroyable crème de jour au lait d’ânesse, absolument délicieuse pour la peau.

En conclusion
Voilà je vous ai tout dit. Sauf peut-être mes sensations personnelles. J’ai aimé cet endroit chic et chaleureux niché au cœur du Lot-et-Garonne. Il règne ici un état d’esprit suffisamment rare pour que je vous invite à l’expérimenter le plus vite possible. Venez, je vous dis, vous m’en direz des nouvelles !

 

* L’étoile appartient autant au chef qu’au restaurant. Dans le cadre du changement de chef, l’étoile est en attente de décision pour cette année.

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INFORMATIONS PRATIQUES

 

Le Stelsia**** – Hôtel – Restaurants – Spa
47140 Saint-Sylvestre-sur-Lot
Tél. 05 53 01 14 86
www.lestelsia.com – mail : lestelsia@lestelsia.com
Tarifs chambre : voir le site.
Tarifs restauration : Le Bistrot autour de 30€ – Le Jasmin (restaurant gastronomique étoilé) à partir de 55 € + 35 € accord mets et vins.

Y ALLER ?
La région n’est pas particulièrement bien desservie en train. Depuis Paris, porte à porte, il faut compter plus de cinq heures. Une bonne raison pour rester au moins deux nuits.

En train : Paris Montparnasse – Gare Agen : 3h15 entre 45e à 125e – TVG INOUI.

En avion : Avion Paris Orly – aéroport Agen La Garenne – Compagnie HOP : Aéroport Bordeaux ou Toulouse à 1h30 plus temps de route en voiture en plus. (vérifier la validité des vols pendant cette période sanitaire).

 

Penne d’Agenais, l’un des plus villages de France…

ACTIVITÉS
La visite de l’un des plus beaux villages de France, – bien qu’il ne soit pas titulaire de l’appellation -, à savoir, le petit bourg plein de charmes de Penne-d’Agenais. Vous apprécierez tout dans ce village, son histoire, son patrimoine, son verrier en activité avec son four qui fascine les enfants de tous âges.
Demander à Maria, une habitante, guide locale.
Pour faire appel à ses services : 06 11 59 33 90 – m.garrouste@wanadoo.fr

SHOPPING
Les pruneaux sous toutes leurs formes.
Des charcuteries et des fromages locaux.
Vins de pays et appellation.
Un excellentissime fromage de chèvre « fait à la ferme » par un couple de passionnés. Nous ne les avons pas rencontrés… dommage. Mais leurs produits sur la table du restaurant valent vraiment le détour. Ils vendent sur le marché.

 

 

 

Le +
– l’esprit du lieu et l’accueil

Le –
– Très loin de Paris en train ou en voiture. Il faut venir pour au moins 3 jours et deux nuits.
– Le WIFI pas au point, fonctionne mal. Ce n’est pas grave mais si vous n’êtes pas prêts à vous vous « déconnecter », ça peut être compliqué !

Choisir l’esprit de Gaïa ! Avertissement à nos lecteurs…

Choisir l’esprit de Gaïa et clore un débat que nous refusons d’avoir et qui ne manquera pas de se profiler en rediffusant notre reportage sur les îles Féroé ou tout autre destination potentiellement « critiquable ».

Vous allez nous écrire « Comment osez-vous parler d’une destination où se pratique annuellement un rituel barbare qui massacre les dauphins ? »

Et nous vous répondrons qu’en partant de ce principe, nous ne vous parlerons jamais du Pakistan qui prône les vertus de la charia, ni des Maldives d’ailleurs pour les mêmes raisons. Nous ne vous parlerons jamais non plus de l’Allemagne qui recrute du personnel à partir de zéro euros de l’heure. Pas non plus de la Pologne qui interdit l’avortement, pas de l’Irlande qui obligeait les filles mères à abandonner leurs enfants, pas de la Chine qui bouffe avec avidité des animaux sauvages protégés chez nous se cachant derrière sa médecine » millénaire, pas du Japon qui réhabilite la pêche à la baleine tout comme l’Islande, pas de la Russie résolument homophobe et qui déclare la guerre à l’Ukraine, pas de la Turquie qui déteste les Kurdes et les Arméniens, pas de Chypre, pas de la Syrie et de sa guerre de religion, pas d’Israël parce que tout le monde déteste les Juifs, pas de l’Indonésie et tout le Sud-Ouest asiatique qui massacre les derniers grands singes de la planète en détruisant les forêts primordiales au profit de l’huile de palme et de la finance.
Pas un seul pays ne peut se regarder en face !
Alors, arrêtons-là cette liste sans fin !
Elle ferait plusieurs kilomètres de long et prouverait une évidence : l’homme est un loup pour l’homme, l’homme est un loup pour la Terre et nous injurions les loups avec ce proverbe idiot !

Nous ne validons aucune forme ou action de violence, de force, de coercition ou d’usage pernicieux à l’égard des Femmes et des Hommes, des Animaux, des Plantes, des Mers et des Océans, des Glaces et de l’Air…
Malheureusement, cette Terre est devenue la planète des hommes animés par une seule considération : le profit immédiat. Avec lui, son lot de lois, dictats religieux, règlementations politiques, délires paranoïaques, actions liberticides et décisions arbitraires édictées pour museler la créativité et maintenir les « gens » sous le joug de leurs peurs.

A la rédaction, nous rêvons d’un univers libre et d’une planète respectée dans son entièreté.
Nous rêvons d’une humanité qui porterait bien son nom et ferait, un jour, sa révolution de conscience.
En attendant, à notre échelle, nous observons notre petite Terre avec les yeux de l’Amour.
Nous refusons de considérer ses panoramas et sa beauté par le petit bout de la lorgnette, celui du manque de vision à long terme des hommes.
Nous souhaitons partager avec vous nos découvertes des richesses et des reliefs de ses habitants dans toute leur diversité : Êtres Végétaux, Êtres Animaux, Êtres Humains le tout l’esprit de Gaïa.

Nous ne retenons pas celles et ceux qui ne pensent pas comme nous.
Tant pis pour eux.
A bon entendeur, salut !
La rédaction.

« Nature in first » sur les îles Féroé

Les îles Féroé*… à moins de trois heures de vol de Paris avec la liaison Atlantic Airways !? À vous, la beauté majestueuse de cet archipel vierge dont le style de nature est à mi-chemin entre le continent et l’Islande. Je ne prétends pas que vous saurez tout des Féroé en quelques heures mais vous en saurez assez pour avoir envie d’y revenir. Cascades, immenses étendues vertes, cieux lumineux, maisons aux façades peintes, gens charmants… Cette destination a tout d’une grande ! Exploration…

Les façades de Torshavn, la capitale des Féroé. ©Judith Lossmann

Mystérieuses îles Féroé
Un saut de puce en avion… Apparaissent à l’horizon les côtes escarpées et les immenses falaises chapeautées de vert en été et de blanc en hiver des îles Féroé. Les îles Féroé c’est un peu comme un dessin animé ou un conte de Noël. Dès la première seconde vous entrez dans un autre monde, feutré, doux, différent, coloré. Un lieu ? Des lieux magiques où ne résonnent que le souffle du vent, le chant des oiseaux, les cris des goélands et autres « huitrier pie » aux pattes roses et au long bec rouge (des pies de mer mangeuses d’huîtres). Parfois un moteur de voiture ou le sillage d’un avion rappelle que ces terres sont habitées par d’autres bipèdes que soi-même mais c’est rare. Il est si facile de se croire seule, seul au monde dans ces territoires à la végétation basse, voire absente – pas autant qu’en Islande cependant -. La majesté des îles vient de leur emplacement entre ciel et mer, entre vert et bleu, entre terre et nuages. Des espaces suspendus, souvent vertigineux ponctués par des cascades immenses sorties de nulle part entre deux mastodontes rocheux, là-haut… tout là-haut.
Les îles de l’archipel sont reliées entre elle par des successions de tunnels. Rien de visible. Rien n’est abîmé. La nature est reine et règne en maîtresse absolue. Son omniprésence en fait une sorte de déesse magistrale. Qu’il est bon de se plonger dans les sentiers à flanc de falaises pour se perdre dans ses méandres. Ça vous fait des papillons dans le ventre comme si vous alliez à un rendez-vous amoureux.

Aux Féroé, la cascade de Mulafossur est la plus photographiée. Elle plonge dans l’océan 612m plus bas ! ©Judith Lossmann

Des ogres, des lilliputiens et une cascade
À peine descendu de l’avion, on saute dans une voiture de location et l’on part visiter Gásadalur (La Vallée des Oies dans le texte), un village férogien typique. Vous aimerez les toits végétalisés, les constructions enfouies sous des tonnes de terre, les belles couleurs des façades, les nobles matières des matériaux de construction et… l’extrême propreté. En passant à proximité de ces maisons basses vous vous sentiez comme des ogres face à l’étroitesse des portes. Une interrogation s’imposera à votre esprit : comment entrer à l’intérieur ?
Le charmant village de Gásadalur, proche de l’aéroport sur l’île de Vagar est l’endroit idéal pour s’immerger dans l’esprit des îles. Une courte randonnée vous conduira au sommet – c’est rare – de la plus haute et impressionnante cascade de l’archipel. Attachée à Gásadalur, c’est sans aucun doute la plus photographiée des îles. Son nom : Mulafossur waterfalls. Avec en fond d’image, les montagnes d’arrière plan, elle se déverse de toute sa hauteur (612m) dans l’océan. Un endroit hallucinant de beauté quand l’herbe est verte et le soleil au couchant. Vous aurez bien du mal à quitter cet Éden nordique et votre minuscule état de lilliputien ! Plus loin, vos sens émoustillés par tant de beauté vous stopperont net devant le village de Bøur au cœur d’un magnifique fjord présent sur la route pour Tórshavn, la capitale.

Le quartier alternatif et chic de Tinganes affiche ses étonnantes couleur charbon et carmin. ©Judith Lossmann

Au début était Tinganes…
Les villes ressemblent plus à ces villages des contes de fées et de lutins qu’à des métropoles polluées et polluantes. C’est tout le charme des petites bourgades des Féroé… Même la capitale, Tórshavn, n’échappe pas à la règle. Bien sûr, elle est un peu plus peuplée (20.000 habitants tout de même) mais il faut absolument voir les ruelles et petites rues de son cœur historique nommé Tinganes, habité dès le 4ème siècle. Dans ce quartier résidentiel, on verra Munikastovan, la très belle « résidence des évêques ». Datée du 15ème siècle, il s’agit de la plus veille maison des Féroé. Ce quartier de Tinganes est devenu le lieu branché de la ville. Habité surtout par des artistes locaux : cinéaste, musicien, peintre, architecte qui ont su, ensemble, redonner toute sa beauté à ces anciennes maisons de bardeaux noir geais !
Autres caractéristiques des îles Féroé et de la capitale : la propreté. Rien ne dépasse. Il ne viendrait à l’esprit de personne de jeter ses papiers dans les rues. Le silence et le respect sont de véritables invitations à la déambulation et aux découvertes architecturales.

 

Trois mots d’histoire et de géographie
L’origine de la population, des marins rudes à la tâche, des femmes courageuses et souvent seules, a obligé la population à l’adaptation permanente dans un climat rude (il fait 10°C en juillet), avec des ressources limitées.
Les îles Féroé sont un archipel indépendant appartenant à la Couronne Danoise. Sous domination danoise depuis des lustres, la population devra attendre la fin de seconde guerre mondiale pour avoir, enfin, le droit de parler sa langue ! Aux îles Féroé, le style de vie est résolument celui des pays du Nord. Discret, chacun chez soi mais volets et rideaux ouverts pour être visibles de tous et prouver que l’on ne fait rien de répréhensible. Un tout petit pays qui survit avec la pêche, le saumon et le tourisme naissant.

Les anciennes maisons de Koltur en cours de restauration. Les Féroé possèdent beaucoup d’exemples de ce type d’architecture. ©Judith Lossmann

Excursion à Koltur
Quinze minutes de vol en hélicoptère, survol de Koltur inclus et l’on pose le pied sur cette île posée à trois jets de lance de Tórshavn. Une île d’une beauté farouche mais qu’est ce qui ne l’est pas ici, dites-moi !? Une île qui se visite à pied, seulement habitée par deux personnes, un fermier et sa femme qui vivent seuls ici au milieu d’une végétation battue par les vents et les embruns. Là, une minuscule plage de sable blanc borde une eau de mer dont la couleur vous transporte aux Fidji. Là-bas, les restes d’un ancien village férogien en cours de rénovation. Trois quatre bâtisses ancestrales, exemples de la vie spartiate vécue par les familles dans cette lande pendant des siècles. Des maisons à louer pour une expérience de « tourisme » loin des codes. Ruisseaux, petits ponts de bois, collines, moutons et chèvres, quelques toits bas, noyés au milieu du vert et autour une mer moutonnante sous les assauts des vents du Nord. Objectif de la randonnée, gravir les 477 mètres de l’unique colline. Au bout d’une heure de marche, on est récompensé par le spectacle grandiose des falaises tombant à pic de l’autre versant.

 

Un plat traditionnel, qui nous demande une certaine tolérance culturelle : la baleine séchée. ©Judith Lossmann

En réponse à ma question, Bjorn Patursson et sa femme, un couple au cœur grand comme ça, me répond ne jamais vouloir vivre ailleurs qu’ici. Même si un jour, ils le savent, il faudra laisser sa place ! C’est chez eux que nous déjeunons. Dans l’absolue sérénité d’une maison confortable, bien chauffée, dotée de toute la modernité. Sur la longue table, une kyrielle de petits plats. Des légumes, des fruits. Des pommes de terre. De la viande. Celle des chèvres de l’île. En ragoût. Des produits laitiers dont un fromage au lait des mêmes chèvres. Délicieux frais ou plus sec. Une viande noire comme du charbon. De la baleine ! J’ose. La tradition veut qu’on la déguste sur un morceau de pomme de terre cuit à l’eau avec sa propre graisse. Que dire ? C’est vraiment bon. En fait, c’est la graisse qui a du goût. Évidemment, il y a le saumon. Élevé ou pêché au large, il ne supporte pas les transports. Inutile d’en chercher ailleurs que sur les Féroé vous n’en trouverez pas. En revanche, sur les îles, le saumon est à toutes les sauces. En boisson du vin, de la bière et des infusions de plantes. Beaucoup de baies polaires et du sureau. Un délice. Nous quittons à regret nos hôtes pour partir tenter une expérience en haute mer.

 

 

 

Depuis la mer…
Immergés dans des combinaisons total look orange, casqués, lunettés, nous voilà agrippés aux cordes de sécurité d’un bateau de compétition. Le soleil brille. Le temps est radieux. Le ciel est bleu. Nous sommes début juillet et à seize heures, il fait un bon 13°C. Quand le bateau va prendre de la vitesse, ça va cailler… et mouiller. Après une course folle sur le sommet des vagues, à rebondir comme des pantins sur des blocs de béton, nous touchons un long ponton cheveux et visage douchés, le sel sur les lèvres. Nous ne marchons plus trop droit mais nous trouvons tout de même le chemin de cet adorable café niché dans un coin du port. Et là, moment de délice, à l’abri des éléments, dégustation d’une boisson bien méritée avant de repartir à l’assaut de l’océan, découvrir des falaises, des grottes, des nichoirs de macareux escarpés. Des criques et autres trésors visibles depuis la mer uniquement.

Souper à minuit à la lumière du jour
Je ne vous décrirais pas par le menu le menu justement. Celui servi par d’autres fermiers/récoltants/éleveurs, lesquels, comme nos amis du déjeuner, nous reçoivent à leur table d’hôtes en grande pompe. Sachez qu’ils ont gagné le Nordic Food Destination en 2017. La vaisselle est belle, le service est parfait. Anna et Oli n’en sont pas à leur coup d’essai et leur mécanique est parfaitement rôdée. Elle en cuisine. Lui assure le show, sert et ouvre les bouteilles. On mange délicieusement, copieusement des plats traditionnels et des viandes élevées sur leurs terres.

Le soleil de minuit illumine la table. ©Judith Lossmann

Mais, ce que l’on retiendra surtout de cette expérience c’est l’emplacement de leur maison. En face de l’île de Koltur, séparée par un bras de mer assez large, la maison est accrochée au flanc d’une falaise escarpée. La vue depuis la terrasse est époustouflante, elle peut même donner le vertige. Il est près de minuit quand nous attaquons les fromages et le dessert. Le soleil n’est toujours pas couché. Il ne se couchera pas, bien décidé à nous accompagner non stop dans notre expérience de nuit sans noir. Bien sûr, il décline et pare tout alentour de ses couleurs jaunes orangées. Parfois des traits vert amande ou jaune acide font penser à des aurores boréales mais, dommage, nous sommes bien trop au Sud. Le spectacle est somptueux. Assise en bout de table, je ris d’être gênée par ce soleil qui continue à m’éblouir à minuit passé !

Avant de tirer ma révérence
Qu’il est surprenant et peu naturel de rentrer à 1h30 du matin dans sa chambre d’hôtel quasiment aussi lumineuse qu’en plein jour. Installée au rez-de-chaussée, j’ouvre la fenêtre en grand. Qu’est ce que je risque à part le bonheur de voir la nuit le plus courte de ma vie. Il va faire presque nuit noire pendant …20 minutes. Loupé ! Je m’endormirais avant envahie par les images de toutes ces beautés. Décidément, aux îles Féroé, on vit sur un autre rythme. Celui imposé par la présence omniprésente d’une nature qui a encore voix au chapitre. Coup de cœur ! Judith Lossmann

 

* Note à lire à l’attention de ceux qui nous accuserons de chroniquer une destination où l’on massacre les dauphins.

INFORMATIONS PRATIQUES

ALLEZ AUX ÎLES FÉROÉ

Atlantic Airways, l’une des flottes les plus jeunes d’Europe.

Avec Atlantic Airways. Trois vols directs par semaine Paris CDG/Vagar. Lire notre article pour tout savoir sur cette compagnie aérienne, l’une des plus jeunes flottes d’Europe. www.atlantivairways.com

 

 

 

 

VOUS PRENDREZ BIEN UN KAAFÉ AUX FÉROÉ ?

Café Paname, le café/restaurant/librairie branché de la capitale

Bien sûr, au café Paname, ouvert depuis deux ans par Karina et Niels, lequel a travaillé à Paris, en a rapporté des souvenirs et l’envie de prolonger ses souvenirs en le nommant Paname et aussi pour importer un peu de l’esprit « français » dans les rues de Tórshavn. A la fois librairie, café, bar à vins, restaurant, vous aimerez la déco très « récup ». L’endroit idéal pour prendre la température intérieure et s’adapter au style de vie locale en se régalant d’un cheese cake maison à se rouler sous la table. Depuis la petite et très discrète terrasse, vous aurez un point de vue sur la ville et le ciel.

 

 

 

 

MANGER AUX ILES FÉROÉ
La gastronomie est très copieuse et le rythme naturel d’un repas s’organise autour de 8/9 plats comprenant viandes et boissons fermentées.

  • Restaurant KOKS** au Michelin – Je ne l’ai pas testé mais la tradition culinaire semble y être porté à ses plus hauts sommets. Si vous y aller, dites-nous ce que vous en pensez… Frammi við Gjónna, Leynavatn, Îles Féroé – Téléphone : +298 333999 – Réservations : koks.fo
  • Restaurant BARBARA FISH HOUSECelui-ci, installé dans une minuscule ruelle de Tórshavn, vaut le détour tant sa décoration très roots que par son excellente et copieuse carte. Absolument irrésistible et abordable vous y trouverez des noms de plats aussi étranges que Royktur Laksur, Surromi (saumon fumé et crème aigre) ou Jomfrùhummari (langoustine). Des plats parfaitement maîtrisés en cuisine où on les prépare depuis 1865 ! www.barbara.fo
  • Déjeuner sur l’île de KOLTUR
    Nos amis de Koltur Bjorn Patursson et son épouse reçoivent sur réservation. Voir avec l’Office du Tourisme avant votre départ, c’est plus prudent ! A fortiori si vous souhaitez déjeuner.
  • Un dîner chez l’habitant
    Anna et Oli Rubeksen – anna-r@olivant.fo – Tel. +298 216026 – Facebook : Heimablindni hja Onnnu & Ola Rubeksen

DORMIR AUX ÎLES FÉROE

Près d’une heure du matin aux Féroé… ©Judith Lossmann

Les hôtels ne sont pas légion. L’archipel des Féroé s’ouvre tout juste au tourisme.

  • Nous avons testé avec bonheur un hôtel sis un peu en dehors de la ville. Hyper clame, il bénéficie d’une vue sur mer sublime, tout en arc de ciel et imprenable. Le petit déjeuner est tout à fait correct et ils ont des laits végétaux. Hôtel Foroyar**** wwww.hotelforoyar.fo
  • En construction au moment de notre reportage (juillet 2019), un Hilton Garden Inn devrait ouvrir en juin 2020 et proposer ses 130 nouvelles chambres.
  • Hôtel Planta (en construction également). Vérifier sur internet, nous n’avons pas eu plus d’informations sur les capacités de cette chaîne danoise d’hôtellerie.

ACTIVITÉS
Visite de Koltur en hélicoptère. S’adresser à l’Office du Tourisme avant votre départ.

Partir visiter Koltur en bateau ou en hélicoptère. ©Judith Lossmann

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ET L’IMMOBILIER ALORS ?
Si vous avez envie de vous installer ici sachez que l’immobilier est très – très – très cher. Autant qu’à Paris ou presque. Dans le très recherché quartier de Inganes, les petites maisons valent de 3 à 5 millions de DKK. Dans les petits villages alentours il faut compter 1,5 à 2 millions. Même pour un salaire moyen mensuel de 25000 DKK ça fait lourd à investir. Pas de location, ce n’est pas dans l’usage des traditions férogiennes.

À PROPOS DES ÎLES FÉROE
Lire Barbara (d’où le restaurant conseillé plus haut tire son nom)
Voir : Le fils de l’attrapeur d’oiseaux / Birds Catcher, un film tourné aux Féroe.

Un pays dans notre assiette : la Grèce !

On ne peut plus voyager ? Qu’à cela ne tienne, importons un pays dans notre assiette. Aujourd’hui la Grèce !

La moussaka est la recette grecque par excellence. Typique et savoureuse, la version moderne de ce plat date de 1910 et consiste traditionnellement en des couches de viande de mouton hachée, des tranches d’aubergines et de tomate, recouvertes d’une sauce blanche et mises au four. A défaut de pouvoir décoller tout de suite avec Aegean Airlines, voici un avant-goût des saveurs que le service Gastronomics de la compagnie grecque vous fera découvrir à bord. La compagnie offre en effet à ses passagers en Classe Affaires la possibilité de déguster des mets aux arômes typiquement grecs élaborés par un trio de chefs grecs étoilés. Un œnologue renommé a par ailleurs sélectionné les meilleurs vins afin de mettre en valeur l’identité gastronomique unique de la Grèce.

Rendez-vous derrière les fourneaux pour se délecter de la cuisine grecque, avant de réserver son billet sur Aegean Airlines pour comparer sa moussaka à la moussaka locale !

Kalí órexi !

La recette de la moussaka

Sarlat capitale de la truffe réjouissante en hors saison !

Again ! Le célèbre réalisateur Ridley Scott a choisi à nouveau Sarlat, la ville la plus moyenâgeuse de France, connue pour être la capitale de la truffe, pour cadre de son prochain long métrage. Après « les Duellistes » (1976), le cinéaste revient sur ses premières amours avec le Périgord Noir et la Dordogne. Sans doute pour ses richesses patrimoniale et gastronomique. On pressent aussi des lieux comme Beynac et Castelnau… une bonne raison pour y faire un tour. Mais, voulez-vous savoir pourquoi Sarlat est le meilleur qui soit…

Sarlat ? Un joyau médiéval !

Dans nos colonnes, nous parlons souvent du voyage comme d’un déplacement dans le temps et l’espace. Il est vrai qu’un voyage possède bien des vertus. La principale, l’avez-vous remarqué, est qu’il modifie notre rapport au temps. Il le rend plus long, plus intense, plus rempli. En voyage, le temps se concentre. C’est la sensation ressentie à Sarlat. Cette ville magnifique, petite, facile à parcourir, recèle de trésors venus du fond des âges. Parfois, l’on croise une affiche très ancienne collée sur le mur d’une librairie, elle représente la ville exactement semblable à aujourd’hui ! C’est assez fascinant de voir comment bâtiments, ruelles, sculptures et cheminement dans la ville ont été préservés du « modernisme » voire de la contemporalité. Moralité : à Sarlat, vous êtes au Moyen-Âge et dans les terres de La Boétie.

Nous ne sommes pas seulement né en possession de notre liberté mais avec le devoir de la défendre. » La Boétie, âgé de 17 ans !

Riche de ses traditions Sarlat s’explore sous toutes ses facettes. Architecture, arts, animations, commerce, histoire, gastronomie avec la truffe, culture, art de vivre s’entremêlent pour livrer aux visiteurs des charmes en toutes saisons. Et l’hiver à Sarlat c’est la Fête de la Truffe.

Sarlat, fête de la truffe

La truffe envahit les rues de Sarlat en Périgord noir.

Sarlat fête la truffe

Chaque année, à la mi-janvier, une fête odorante et gustative attire les foules alentours et lointaines dans le canevas des ruelles de la ville, toutes dédiées à la truffe noire du Périgord. Ici, brouillade. Là, truffade. À deux pas, on l’insère dans un fromage coulant à souhait. Plus loin dans des cromesquis. Chez ce récoltant truffier, on la trouve nature, prête à rendre somptueux les œufs les plus ordinaires. On décide alors de la trancher finement, de la hacher. Dans le gras, les lipides la truffe donne le meilleur d’elle-même. Alors, sur cet étal, on la déguste dans une mayonnaise, à tomber à la renverse ! Encore plus gastronomique, ce chef l’introduit dans un potage foie gras et truffe… Vous voyez l’ambiance.
Les rues de Sarlat se laissent envahir par les mange-debout où s’entassent des milliers d’assiettes de dégustations. Tous ces « tapas périgourdins » portent un nom propre à la région : les Croustous. Ça crie, ça chante, ça interpelle, ça déguste à tout va, ça sent bon, c’est païen et bon enfant. D’un côté des stands, c’est à qui saura le mieux transcender cette étonnante boule noire. De l’autre côté, on entre en religion et l’on fait honneur à ce champignon à nul autre pareil.

Parallèlement à la fête dans les rues, se tient le trophée Jean Rougié, important et incontournable producteur de foie gras de la région. Chaque année le Trophée met à l’honneur la truffe et le foie gras. En présence du public, huit jeunes talents cuisiniers (en formation Bac pro, BTS, CFA ) réalisent deux plats, un froid, un chaud et soumettent leurs créations gastronomiques à un jury composé des plus grands noms de la profession. Uniquement des hommes. Pas une seule femme. Elles manquaient ! Dans les ateliers, les jeunes et leurs professeurs sont tendus. Plus encore l’équipe de Paul Bocuse, qui apprenait quelques heures plus tôt, via une fuite du Michelin, la perte d’une étoile.À l’issue de 3h30 de match et d’une longue délibération, Nicolas Adam, très jeune (20 ans) et très ému, est annoncé grand gagnant du Trophée 2020. Cet étudiant en 3ème année de Bachelor en Art Culinaire à l’Institut Paul Bocuse à Ecully prouve, heureusement, qu’il y a des raisons d’être au talent ! Une étoile s’est éteinte, une autre s’allume.

La truffe : le diamant noir du Périgord

D’ailleurs savez-vous comment il se « récolte »? Ouh infamie ! Comment il se découvre, cet énigmatique Tuber melanosporum. Un nom savant pour une truffe, un champignon unique aux arômes et à la saveur incomparable, prisé par les chefs étoilés et les gourmets de la planète entière… Si la truffe noire du Périgord se laisse juger avant d’être prise en main, se laisse humer avant d’être dégustée, encore faut-il la trouver.

La recherche à la mouche de la truffe noire du Périgord

Attirée par l’odeur de la truffe à laquelle elle est inféodée, une minuscule mouche aux ailes dorées, obéit à un seul instinct : pondre ses œufs dans le champignon. Les observateurs de la nature que sont les truffiers, on dit les caveurs, ici Francis de Carlos, un petit producteur passionné à Peyzac le Moustier, comme vous allez le voir, guettent donc, dès les premières gelées, le comportement de la mouche rabassière (du genre Suillia), impossible à saisir sur la vidéo. Les caveurs utilisent une tige de bois souple pour effectuer un geste tout en douceur destiné à faire s’envoler la mouche truffière prête à pondre. Cette mouche indique la position approximative d’une truffe. Reste à gratter. Voyez notre film.

La gastronomie est généreuse à Sarlat et dans la région

Vous l’avez compris, dans ce coin de France, on mange particulièrement goûteux. La qualité des produits est irréprochable. La richesse de la nature y est pour beaucoup, elle fournit des vergers de noyers et de châtaigniers, des fraises et des asperges, du lait de brebis, des oies et des canards et tellement plus…

Aujourd’hui Sarlat est le centre du monde de la gourmandise. » Le Chef Christian Têtedoie à propos du Trophée Jean Rougié.

On se transmet exigences et savoir-faire de générations en générations, tels de précieux héritages. En Périgord Noir, on ne rigole pas avec l’art culinaire. C’est une affaire de famille. De la production rigoureuse aux fourneaux des restaurants étoilés ou non, l’impérieuse qualité, le respect de la tradition et la conservation des secrets permettent de pousser au devant de la scène des produits de terroir aux saveurs authentiques. Ici, dans ce coin de nature blotti entre les falaises, marchés gourmands et marchés de producteurs de pays, fermes auberges et restaurants, sont des rendez-vous gourmands à partager sans modération.

Pas de truffe sans vins !

À toutes les occasions on nous dit, on nous répète. La nature ne fait rien au hasard, et elle fait bien les choses. Là où grandissent les truffes, là où s’élèvent les canards et les oies, grandissent aussi les grappes de raisin parfaitement adaptées à leur terre, leur relief, leurs influences climatiques bref, leur terroir. Et s’il est une matière où le terroir joue un rôle prépondérant c’est bien celui de l’élevage du vin. Ici, en Dordogne, ce sont essentiellement des terres de blancs, même si le rouge se fait une place remarquable et étonnante dans l’appellation Vins de Bergerac et Duras.

Appellation Bergerac & Duras

D’où tout démarre !

Multi primée, la région se compose d’une aire d’appellation de 7 terroirs dont les noms chantent aux papilles des amateurs : Bergerac, Duras off course et de terroirs spécifiques : Montravel , Saussignac, Monbazillac, Pécharmant, Rosette qui donnent 10 AOP.
La route des vins Bergerac & Duras vous conduira dans des contrées particulières où règnent en maîtres de chais absolus quelques énergumènes vignerons au tempérament doux dingue ou franchement rock’n’roll ! Ceux-là aiment à casser les codes du liquoreux et proposent des accords décalés. C’est un jeu et vous aimerez en découvrir les subtilités en cave. L’appellation compte aussi les couleurs blanc sec, moelleux, rosé, rouge. Largement de quoi poursuivre une route truffée (haha !) d’excellentes surprises. Ne buvons pas le vin avant de l’avoir tiré… et venez donc expérimenter les initiatives de ce vignoble toujours avec une idée d’avance !

Patrimoine d’art et d’histoire

Quand vos pas vous auront conduit dans la riche histoire du patrimoine de Sarlat… Quand, avec l’ascenseur panoramique, vous serez monté dans les nuages pour admirer les toits de la ville féodale… Quand porches, murailles, pavés et arcades aux pierres d’ocre auront excité votre imagination… Quand vous aurez appris des guides conférenciers tous les secrets abrités derrière ces façades séculaires… Il vous restera à sortir de la ville, pour explorer les châteaux alentour, les abris sous grotte des hommes préhistoriques, les maisons fortes – des maisons troglodytiques – spécificités de la région. Tout un bâti, de 2602 châteaux, manoirs et maisons fortes, érigé au fil de la Dordogne dont seulement 3 sont publiques.

Les châteaux en Vallée de Veyzère

Sur 25 kilomètres au long de la Veyzère, sur chaque promontoire et de chaque côté de la rivière, ils sont là. En projetant les silhouettes de leurs donjons, de leurs murailles et de leurs mâchicoulis dans le ciel du Périgord noir, les forteresses semblent veiller sur la paix qui règne en ces lieux. Les châteaux et points de vue d’exception se succèdent à très peu de distance.

  • Le fort troglodytique médiéval de La Roque-Gageac, sublime, à photographier un jour ensoleillé vers 18 h pour en saisir toute la beauté or.
  • Sur son éperon rocheux, Beynac – le plus vieux château du Périgord à avoir conservé une telle intégrité. Il n’aura au fil de son histoire rendu les armes que devant Richard Cœur de Lion ! Aujourd’hui toujours, il impose fièrement ses murs protecteurs à la vue. Dans l’enfilade de minuscules ruelles, surgit la rue Paul Eluard, du nom du poète qui vécu et écrivit à l’abri des pierres.
Château de Castelnaud

Château de Castelnaud ©Sandrine et Jean-Baptiste Rabouan

  • Le château de Castelnaud-La-Chapelle se mérite. Dans cette forteresse médiévale, les rues sont si étroites. Impossible d’y accéder en voiture. Il faut monter. Et ça grimpe. On prend son temps et on parvient à l’intérieur de l’enceinte sur une esplanade avec vue sur un horizon à 180 degrés. Au fond coule la rivière, au loin se profile des constructions. Sûr, d’ici on voyait l’ennemi arriver. Superbe patrimoine pour ce château ! Il accueille en pleine saison 5000 visiteurs jour. Raison de plus pour le visiter hors les cohortes de touristes histoire de profiter aussi de son musée des Arts de la Guerre.
  • La Maison Forte de Reignac. Un édifice exceptionnel pour bien des raisons. Sa construction dès le Moyen-âge, mi troglodytique, mi en suspension accrochée à la falaise. Son point de vue. Rien ne pouvait échapper aux observateurs. Son imprenabilité. Beaucoup ont tenté, tous ont cassé leurs fers sur ce système défensif ingénieux. Son musée de la torture… Il prouve, malheureusement, à quel point l’inventivité et l’attractivité de l’homme pour le mal sont indissociables de son existence même. Sachez que cette très sculpture d’un taureau quasi à taille réelle, servait à enfermer les condamnés à l’intérieur. Puis, on allumait un feu sous le taureau ! L’histoire ne dit pas si l’on mangeait le coupable après. Ses collections d’objets usuels enfin, de la préhistoire à la fin du 19ème siècle, de pièces en pièce on vit le quotidien de cette maison habitée depuis 1000 ans !

Ma rédactrice en chef ne m’a pas donné assez de place pour vous parler plus de Sarlat et de son environnement. Un conseil, n’hésitez plus. Sarlat l’hiver vaut largement Sarlat l’été. La foule en moins. Le plaisir en plus. Et l’on plonge avec délices dans les traditions, les gourmandises, les trésors vivants et les légendes d’un temps qui dure…


INFORMATIONS PRATIQUES

 

OFFICE DU TOURISME : www.sarlat-tourisme.com

TAXI A SARLAT : Bruno 06 89 07 47 55

DORMIR À SARLAT
Hôtel Ibis*** – Sans commentaire – Accueil sympathique pour un hôtel de chaîne. Pour infos et réservations directement ici : www.ibis.com

Château de Sauveboeuf à Aubas. Ce château magnifiquement restauré se loue pour des soirées, des fêtes. On peut aussi dormir dans quelques suites princières avec feux de cheminée. Le tout sur réservation – en flux tendu- tant le lieu est prisé. – Tél. +41 79 304 02 05 ou +33(0)6 31 48 46 78 –

RESTAURANTS À SARLAT

La Table de Monrecour par Éric Jung à St Vincent de Cosse – Tél. +33(0)5 53 28 33 59 – Pour infos et réservations directement ici : www.monrecours.com

Les Glycines à Les Eyzies de Tayac – Tél. +33(0)5 53 06 97 07 – www.les-glycines-dordogne.com

ACTIVITÉS
Maison Forte de Reignac à Tursac – Tél. +33(0)5 53 50 69 54 – Pour infos, c’est ici : www.maison-forte-reignac.cominfo@maison-forte-reignac.com

Château de Beygnac – Route du château, 24220 Beynac-et-Cazenac – Tél. +33(0)5 53 29 50 40 – www.chateau-beynac.com

Château de Castelnaud – 24250 Castelnaud-la-Chapelle – Tél. +33 (0)5 53 31 30 00 – chateau@castelnaud.com – Pour infos et réservations directement ici : www.castelnaud.com

La Roque Gageac, Classé aux plus beaux villages de France – www.laroquegageac.fr/

SHOPPING

La Boutique des Pruneaux – Ils fabriquent et vendent un délicieux pruneau mi-cuit enrobé de chocolat « Les enrobés de Roucadil ». À se damner ! Pour infos et achats directement ici www.laboutiquedespruneaux.fr

LES VINS BERGERAC & DURAS

www.vins-bergeracduras.fr

Maisons des vins de Bergerac – www.vins-bergerac.fr – Tél. +33(0)5 53 63 57 55 à Bergerac.

Maisons des vins de Duras – www.cotesdeduras.com – Tél. +33(0)5 53 94 13 48 à Duras.

A consommer avec modération et à goûter impérativement : Château Poulvère – Des vins issus d’une famille de passionnés de l’appellation Monbazillac. Pour infos et achats directement ici www.poulvere.com

Sarlat, tournage film

Ça tourne à Sarlat !

JOUER DANS UN FILM À SARLAT
Pour finir, vous voulez jouer, faire une silhouette ou une figuration dans le prochain film de Ridley Scott, postulez ici : Dorgone.tournage@gmail.com mais on vous prévient, il faut 800 figurants donc les habitants les plus proches seront privilégiés. Sauf erreur de notre part, pas de rémunération prévue.

Dakar et Cap Skirring : 2 vols hedbos avec Air Sénégal

Paris, le 22 janvier 2020 – La compagnie aérienne Air Sénégal, leader sur la route entre Paris et Dakar, lance une nouvelle ligne domestique entre Dakar et Cap Skirring.

Les deux vols hebdomadaires sont opérés les vendredis et dimanches entre l’Aéroport International Blaise Diagne de Dakar et l’aéroport international de Cap Skirring. C’est un ATR72

configuré en bi-classes, économique et premium, qui opère les rotations. Les passagers au départ de Paris CDG bénéficient ainsi d’une correspondance idéale de 2h30

entre les deux vols.

Cap Skirring, dans la région de la Casamance, est une station balnéaire au sud-ouest du Sénégal,sur l’océan atlantique. C’est une destination touristique avec des infrastructures hôtelières

s’étalant sur de superbes plages ponctuées d’anses.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Site internet : https://flyairsenegal.com/

Réservation : airsenegalFrance.res@aviareps.com / Tel. : 01 53 43 33 99

En bateau pour la Ria de Arousa en Galice

Naviguer sur l’un des plus grands bancs de fruits de mer au monde, ça vous tente ?! J’ai ce qu’il vous faut !  En Galice, rendez-vous à O Grove pour vivre une intéressante aventure marine. Vous aurez le choix : catamaran à fond transparent, voilier, bateau à moteur privatisé… Laissez vous embarquer sur la Ria de Arousa.

La Ria de Arousa, trois lignes pour situer les choses

Les pêcheurs de palourde et de coques dans la Ria de Arousa en Galice. ©JL

A une heure de route de Saint Jacques de Compostelle, la Ria est un estuaire marin et salin qui forme un bras de mer immense en Galice. C’est l’un des cinq Rías Baixas qui donne également son nom à l’appellation vinicole. Cet estuaire possède de nombreux îlots et îles, dont l’une dotée d’une magnifique plage de sable blond est visitée parfois par des phoques marins. Au sud de la Ria, dans la province de Pontevedra, à proximité de la ville de Cambados, on trouve un côte peu profonde, fournie en bancs de sable. Cette configuration physique permet une production importante de phytoplancton et assure une vie marine diversifié et riche. Des espaces naturels parfaits pour la culture des bivalves. C’est ici, au plus près de la côte que sont élevées et cueillies les fameuses coques et palourdes, objet d’une AOP. C’est un spectacle pour les touristes de voir les récoltants cueillir les coquillages en grattant le sable, armé de leurs immenses bottes montantes jusqu’à la taille.

On les voit arriver sur nos étals avec leur belle grosseur et leur étonnante couleur orangé. Souvent, Nationalisme gourmand oblige ! on leur préfère souvent nos moules de Bouchot. Mais, il faut apprendre à les connaitre, faire connaissance avec leur chair et surtout toutes les belles recettes qu’elles permettent. A commencer par les tapas. Elles ? Les moules d’Espagne. Avant de les déguster comme il se doit, je vous emmène sur le lieu de leur naissance et de leur récolte.

La plus importante ferme à moule du monde

fermes à moules, ria de arousa

Le bateau de récoltes des moules d’Espagne accostent aux fermes à moules de la Ria de Arousa en Galice. ©JL

Plus loin dans la Ria de Arousa, ce sont les plateformes des moules d’Espagne qui attire le regard et l’intérêt. Ici, 3000 radeaux, à l’origine des structures flottantes parfois construites de bric et de broc, aujourd’hui remplacé par de l’eucalyptus, accueillent chacune 500 cordes à moules d’une longueur de 15m maximum. Tout ceci est très paramétré par le règlement d’une coopérative qui veillent à ce que la production de 300 kilos par cordes soit également respectée. Il faut une année entière pour produire des moules adultes. Toutes les familles de la région travaillent pour et autour de la moule. De la naissance à la vente.
Imaginez seulement la force qu’il fallait aux hommes pour lever quotidiennement des cordes chargés de 300 kilos de coquillages avant l’arrivée de méthodes de levage mécaniques intégrées aux bateaux. Et encore, toutes les familles ne possèdent pas cette modernité et certaines travaillent toujours à l’ancienne. Durant la traversée de la Ria de Arousa, vous verrez les hommes au travail. Ils accostent en bateau à la plateforme. Ils lèvent les cordes, retirent les mollusques, nettoient les algues. Un monde à part, à découvrir absolument. Vous apprécierez ces pêcheurs qui parlent volontiers et se prêtent aisément aux photographies !

Dégustation dans un restaurant local

Finissons la balade en mer et faufilons-nous entre les fermes à moules qui ponctuent l’horizon comme autant de cailloux semés par des géants. C’est parti pour un coup d’oeil sur les îles et îlots de la Ria. Autant de trésors à visiter avant de mettre le cap sur Cambados, pour s’adonner à l’autre trésor de la région : les vins de Rias Baixas.

Enfin, on ne quitte pas la petite ville historique sans un passage obligatoire dans l’un des restaurants du coin qui servent la production de la Ria de Arousa. C’est ultra frais, ultra gouteux en version tapas comme en version cuisinée. Notre préféré est présent dans les infos pratiques…

Alors, la Ria de Arousa, un espace de production intense mais préservé au point que l’on voit réapparaitre phoques, dauphins et baleines !


INFORMATIONS PRATIQUES

Vueling

Accueil chaleureux de Vueling

Y allez ?

Avec Vueling, à partir de 27,99€ – https://www.vueling.com/fr/villes/vols-moins-chers-a-destination-de-saintjacquesdecompostelle

OFFICE DU TOURISME

Office du tourisme de st jacques de Compostelle – Rue do Vilar, 63 – Tél. +34 981 555 129 – info@santiagoturismo.comwww.santiagoturismo.com

TAXI à St Jacques de Compostelle

Taxi Travel José Manuel – Tél. 659 26 22 88

BALADE EN MER DANS LA RIA DE AROUSA
Alvamer – pilote : Madamen Bibiana Alvarez Seone – Tél. 683 580 364 / 653 516 969 -www.alvamarnautica.com – www.visitcortegada.com – info@visitcortegada.com

 

 

DEJEUNER (EXCELLEMMENT BIEN) À CAMBADOS
Nous vous conseillons un excellent restaurant au coeur de la petite ville, à 3 minutes à pied en sortant du Palacio. Il s’agit du Restaurant A FONTE DO VINO. Ils servent de copieux et ab-so-lu-ment délicieux tapas. Terrasse ombragée. Servic eun peu lent ça tombe bien, il faut prendre son temps. tout ce que l’on mange est ultra frais et ultra bon.  Nous n’avons pas pu venir à bout et les aurions volontiers emporté avec nous si nous n’avions pas pris l’avion pour rentrer… Rien que pour ce restaurant je reviendrai…

A Fonte Do Vino, www.pepaaloba.com – pepaaloba13@gmail.com – Tél. 693 610 181 – Le patron s’appelle Alvaro Fernandez et il est au top !

 

tapas, aquelarre, cambados

Exemples des tapas du restaurant : A Fonte do Vino à Cambados. ©JL

 


NOS LECTEURS ONT AIMÉ LIRE

 

Rias Baixas, le Fefiñanes Palacio se visite et se déguste !

Rias Baixas, le Fefiñanes Palacio se visite et se déguste !

Fondée en 1904, la Bogeda Fefiñanes Palacio à Cambados est l’une des plus anciennes de l’appellation Rias Baixas. Érigés par Gonzalo Sarmiento Valladares, vicomte de Fefiñanes en 1647, les bâtiments d’inspiration Renaissance italienne sont, depuis le XVIIe siècle, associés à la production de vin.

Rias Baixas, Cambados

Les vignes hautes de Fefinanes Palacio. Appelation Rias Baixas à Cambados. ©JL

Ce sont les actuels propriétaires, Joaquina Armada et Miguel Gil qui fondèrent la cave dans les années 1910/1920 avant de créer la marque en 1928. Ici, les vignes centenaires, deux hectares à peine sont adossées au domaine. À cause de l’humidité ambiante et de l’influence de l’Atlantique si proche, les raisins sont élevés en hauteur comme à Madère ou aux Açores. Bien entendu, toute la quantité de raisins nécessaire à la production de 150.000 bouteilles est achetée aux viticulteurs de la région de Cambados. Un coin de terre où environ 6500 viticulteurs exploitent de toutes petites parcelles traditionnelles. 23386 au total ! C’est dire si les 4000 hectares du vignoble Rias Baixas sont très morcelés.
On raconte que certaines récoltes entrent toutes entières dans le coffre d’un seul véhicule. Chaque viticulteur apporte lui-même ses précieux grains au domaine au jour et à l’heure dite.

Appellation Rias Baixas

Petit à petit, le domaine devient une référence tant en termes de patrimoine que d’appellation Rias Baixas. les spécialistes la décrivent comme des vins au style pur et austère dotés d’une certaine acidité en bouche. Fefiñanes aime diversifié sa production et a récemment introduit des élevages longs sur lie, en cuve d’acier et en fûts. Résultat, la gamme s’agrandit et se diversifie.

Albarino, 1583, Fefiñanes III Ano, Armas de Lanzos

En entrée de prix on trouve un Albarino de Fefiñanes (autour de 12€), une valeur sûre, un blanc des Rías Baixas sur lequel on peut compter. Suit, en montée de gamme, le célèbre 1583, un vin fermenté en barriques de chêne français (seulement 7000 bouteilles à 22€ pièce environ). Pour un vin de garde, on choisira un Armas de Lanzos ou un Fefiñanes III Ano autour de 35€ la bouteille.

Le Palacio de Fefiñanes est l’un des domaines très représentatifs de D.O. Rias Baixas. Les amateurs de vins comme les amateurs d’architecture, de belles et bonnes choses, de savoir-faire sauront apprécier une visite avec ou sans dégustation.

 


 

INFORMATIONS PRATIQUES

Plaza de Fefiñanes, s/n 36630
Cambados
Teléfono: 986 54 22 04
fefinanes@fefinanes.com
www.fefinanes.com

 

 

 

 

 

 

Vueling

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Puis voiture de location ou taxi jusqu’à Cambados.

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Taxi Travel José Manuel – Tél. 659 26 22 88

 

 

 

 

DEJEUNER (EXCELLEMMENT BIEN) À CAMBADOS
Nous vous conseillons un excellent restaurant au coeur de la petite ville, à 3 minutes à pied en sortant du Palacio. Il s’agit du Restaurant A FONTE DO VINO. Ils servent de copieux et ab-so-lu-ment délicieux tapas. Terrasse ombragée. Servic eun peu lent ça tombe bien, il faut prendre son temps. tout ce que l’on mange est ultra frais et ultra bon.  Nous n’avons pas pu venir à bout et les aurions volontiers emporté avec nous si nous n’avions pas pris l’avion pour rentrer… Rien que pour ce restaurant je reviendrai…

A Fonte Do Vino, www.pepaaloba.com – pepaaloba13@gmail.com – Tél. 693 610 181 – Le patron s’appelle Alvaro Fernandez et il est au top !

 

tapas, aquelarre, cambados

Exemples des tapas du restaurant : A Fonte do Vino à Cambados. ©JL

 


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https://lavieestbellemag.com/gastronomie-a-saint-jacques-de-compostelle/

Gastronomie à Saint Jacques de Compostelle

Nous connaissons tous, au moins de réputation, le chemin de Compostelle et sa ville d’arrivée la plus fameuse : Saint Jacques de Compostelle.  Mais, s’il est une autre réputation que la cité peut largement revendiquée c’est celle de la gastronomie ! La Gastronomie à Saint Jacques de Compostelle dans son sens le plus large. Ici, on l’entend autant par la qualité des produits de base que par le talent des cuisiniers et des chefs qui les transforment en d’inoubliables délices culinaires. Nous avons rencontré la Cheffe Lucia Freitas, des petits producteurs paysans vendeurs sur le marché et fait une intéressante balade en bateau dans les domaines de productions des coques et des moules d’Espagne, une AOP à suivre.
Allez, nouez votre serviette à de votre cou et embarquez dans un voyage aux sublimes goûts !

Première étape : se rendre à St Jacques de Compostelle

La grande place à St Jacques de Compostelle

La grande place de St Jacques de Compostelle. ©JL

Comme tous les randonneurs/pèlerins du monde vous pourrez tenter l’expérience du « chemin ». Le saviez-vous ? Depuis qu’il est classé « Itinéraire Culturel Européen » (1987), le chemin de Compostelle connaît plusieurs points de départ au travers des pays d’Europe et globalement une seule grande ville d’arrivée : Santiago Do Compostella, Saint Jacques de Compostelle. Comme nous n’avions pas l’endurance de parcourir les presque 1500 kilomètres, nous avons pris la voie royale pour arriver ici, celle des airs, avec la ligne Paris/Compostelle opérée par la Compagnie Vueling. En moins de 2 heures, nous voilà installés dans la capitale galicienne, une ville fourmillante et effervescente au charme moyenâgeux et au charisme palpitant. Bien sûr il faut voir les bâtiments et leur architecture historique. A commencer par le Portique de la Gloire de la cathédrale de St Jacques de Compostela mais bien d’autres merveilles attendent les visiteurs. Dans le désordre L’hôtel des Rois catholiques, le Palais de l’Archevêché de Xelmirez, la Praza des Praterias, le musée des Pèlerinages et de Saint Jacques, le monastère de San Palo de Antealtares et des dizaines d’autres. Comme ils ne sont pas l’objet de notre reportage, nous ne pourrons vous en parler ici, mais pour les avoir entraperçus, nous vous conseillons ces visites.

À Saint Jacques de Compostelle, sous les arcades des ruelles d’un autre temps, classées au patrimoine mondial par l’Unesco en 1985 et tellement aimées par Ernest Hemingway, se suivent et ne se ressemblent pas les bars à tapas… le plus simple pour les papilles affamées de découvertes gastronomiques locales…

Manger à Saint Jacques de Compostelle : la route des tapas

Comme je le disais, ils se suivent et ne se ressemblent pas. La gastronomie à Saint Jacques de Compostelle prend des formes différentes. Seule, la manière (le plaisir) de les aborder est commune. Ici, pour le prix d’un verre, d’un jus de fruit, d’une bière locale (elles sont légion), on vous sert des tapas : tortillas, coques, couteau, moules d’Espagne géantes, poisson, risotto… Chaque bar à sa spécialité. Voilà qui fait le charme de ces balades gourmandes au cœur de la cité. Commençons par MOHA, spécialiste de la Tortilla. Il faut aller jusqu’au bar, choisir sa bière (20 cl à 1,50€ ou son jus de fruit 20cl à 2€), trouver une table si possible et on vous sert à table avec une tortilla absolument goûteuse par personne. Pour des tapas plus élaborés, que l’on appelle Raciones, on se rendra au Taberna a Fuega lento, un lieu incroyable avec une décoration kitch et chic, des miroirs partout et des portions de moules d’Espagne, de couteaux, de charcuterie à partager à réveiller les papilles les plus endormies. Ensuite direction O Gato Negro, le bar à tapas le plus vieux de la ville. Installée depuis des lustres, l’enfilade de salles n’a pas du voir un coup de pinceaux depuis sa création. Qu’importe ! Ce sont dans les vieux pots que l’on  fait les meilleurs soupes et l’adage n’a jamais aussi vrai qu’ici. Une adresse très surpeuplée, il faut souvent attendre, la maison ne fait aucune réservation. Tentez votre chance de manger du blanc de seiche en sauce… comme jamais ! On a choisi ces trois là, mais il y en a des dizaines d’autres, toutes du même acabit. Difficile déçu sauf si vous venez en espérant rencontrer la zénitude de l’âme espagnole… les bars à tapas, c’est notre café du commerce à nous, on y jacte fort et haut !

Gastronomie à Saint Jacques de Compostelle : le chemin des étoiles de Lucia Freitas

La jeune cheffe de 38 ans a tout pour elle : belle, aimable, passionnée, talentueuse, décoratrice, acheteuse exigeante… elle fait elle-même son marché. Voyez notre vidéo ci-dessous où nous la suivons dans ces achat sur le très « couru » mercato de Abastos de Santiago, édifié en 1950 et archi fréquenté depuis par les locaux, les touristes bien informés, les gourmands de tous poils ! Pour info, ce marché possède une vinothèque de vins locaux, un RDV incontournable pour les amateurs et les connaisseurs.

Avant de rejoindre la table dans son restaurant étoilé A Tafona*, on vous propose un arrêt (notre vidéo) Juste en face du marché dans le bar de Lucia Freitas où elle sert des plats gastronomiques à des prix riquiqui. Elle va cuisiner pour nous et devant nous l’une de ses recette emblématiques : sa fameuse Galician Pie à pâte ultra fine, connue en pâte plus épaisse sous le nom de empanada. Pour nous faire patienter Lucia va préparer en deux tours de main des huitres locales, choisies quelques minutes auparavant sur les étals des poissonniers, qu’elle travaille avec du Gin, un granité de citron, du Kéfir et une émulsion.

Mieux connaître la cheffe espagnole Lucia Freitas
Lucia travaille beaucoup la déshydratation et le « manger sain », pas uniquement des légumes mais aussi dans l’étape qui précède. Elle se pose la question « Qu’y avait-il avant, dedans avant ? » Dans la terre, dans les graines, dans l’eau ! Cette Cheffe qui œuvre ici à Saint Jacques de Compostelle, travaille aussi beaucoup aux USA, notamment à New York où elle possède un restaurant et en Inde où elle créé des recettes. Elle a cœur de transmettre partout dans le monde la conscience « santé » et la préservation de la planète. Au Japon, elle intervient auprès des femmes qu’elles qualifient d’encore plus « silencieuses » qu’en Espagne et préside The Japan Womens in Gastronomie ».
A la question : « Pourquoi devenir cheffe ? Lucia Freitas répond que, très introvertie jeune et adolescente, toujours avec ses parents, au potager et à la maison, elle exprimait son besoin d’évasion en cuisinant. Elle s’amusait à refaire à la maison les recettes vues à la télévision. Proche de son père, elle l’a vu dans son rôle d’homme typique de « Galicie » c’est-à-dire l’homme en charge du pain et la cuisine…
Le temps de lire, l’empanada à pâte ultra fine est prête à déguster et … devinez quoi ? C’est bien sûr un régal signé par Lucia Freitas.

Le 7ème ciel s’appelle A Tafona*

Plaisir des papilles commence par le plaisir des pupilles. Gros plan sur un joli espace tout de bois blond décoré. Dans cet ancien relais de poste, l’épaisseur des murs est une protection, un cocon, une mise en bouche zen et spirituelle, une invitation à la dégustation. Sur les murs, peu de décoration. Le style épuré convient bien au service de table très original. Une magnifique collection désignée par Lucia elle-même, dont l’élégance simple s’accorde à merveille aux pierres brutes des murs et à l’esprit éclairé de la cheffe.

Deux pains accompagnés de deux beurres aromatisés maison ouvrent la valse des mets. Le premier aux céréales, cacao et citrouille. Le second au maïs, bière, oignons et olives. Voilà un voyage en gastronomie qui démarre plus que bien. Suivront des accras de congre avec une réduction de vin Pedro Jimenez, un croquant de riz, un filet de sardine au fromage et tomate séchée, une empanada « liquide » de maïs et bonita de thon. Un régal absolu auquel s’ajoute le plaisir des yeux. Amoureuse des légumes, la cheffe propose des tomates du potager aux figues et crémeux de lait de figues, des carottes en escabèche. Pour continuer sur la viande, ce sera un porc ibérique avec sa roquette et son crémeux de poire.

Pour le dessert ce sera une rose glace Fraise et framboise à la vanille sur un lit de Litchi et de caramel. Un désert crée pour fêter les 1 an de son fils dans lequel elle ajoute un goutte de vinaigre pour qu’il dorme ! Un dessert rose pour dire au monde entier qu’avec la naissance de son fils elle a vu la vie en rose !

Pour information, le menu dégustation est proposé au prix de 98€ sans les vins. Réservation obligatoire, vous vous en doutez !

En conclusion…

Saint-Jacques de Compostelle, on y va avec Vueling, pour la ville historique et ses bâtiments, pour son environnement préservé et pour ses tables à commencer par celle de Lucia Freitas… de quoi s’organiser un joli week-end en amoureux. Plaisirs garantis !

 

La ria de Arousa, lieu d’élevage et de récolte des moules d’Espagne

 


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DORMIR à St Jacques de Compostelle

L’hôtel Compostela**** situé en plein cœur de la ville profite d’une situation très pratique pour arpenter la ville et les fameuses ruelles. Même s’il donne sur la circulation, le double vitrage remplit son office, on n’y fait pas forcément la grasse matinée (mais nous ne sommes pas venus pour cela) et y dort bien dans une literie et une décoration agréables !
www.compostela.es

TAXI à St Jacques de Compostelle

Taxi Travel José Manuel – Tél. 659 26 22 88

GUIDE à St Jacques de Compostelle

Celui-ci parle français : Antonio Montenegro et appartient à l’organisation de l’Office du Tourisme de la Ville.


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