mardi 4 août 2026

Série de l’été : les destinations naturalistes – La Vienne terre d’accueil des animaux…

À 2 heures de Paris, au cœur du département de la Vienne, l’aventurier urbain trouvera quelques beaux endroits où la nature a conservé tous ses droits et les amoureux des animaux tomberont sous le charme des parcs naturels privés tels que La vallée des singes, DéfiPlanet, le parc de la Belle…

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Depuis 1998, la vallée des Singes, lieu de divertissement, de connaissance du monde sauvage et de l’éveil de la conscience écologique, a accueilli plus de 3 millions de visiteurs. Parlons du lieu… un sublime parc qui semble s’être téléporté en dehors du temps. Ici, le calme règne en maître. Les cris des femelles Bonobos ou des Orangs-Outangs n’en résonnent que plus fort. Parfois au point de faire taire les oiseaux ! 400 primates (singes et lémuriens) vivent en liberté – à peine contrôlée – sur le territoire de la Vallée. Des Chimpanzés, rescapés d’un laboratoire coulent de jours heureux sous le regard placide et – tellement plein d’humanité – du plus important groupe de Gorilles de France. Ils sont 11 dont deux tout petits et merveilleux bébés cajolés par leur maman.

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Il n’y a pas de barrière. Et s’il y en a, elles sont « naturelles ». Au cours de la balade, on ne s’en pas compte, mais le parc est organisé en territoires. Ceux des petits singes et ceux des grands singes. Isolées par ces canaux (les singes détestent l’eau), ces terres forment des îles dont chacune est dédiée à une espèce. Cet isolement relatif, le manque de danger, la nourriture, les jeux… bref tout est mis en œuvre au quotidien par les équipes de la Vallée des Singes pour offrir à ses pensionnaires le maximum de bien-être.

vienne vallee des singes gorille femelle plus bebe

 

Le visiteur aura plaisir à parcourir les allées et les espaces pour découvrir les spécificités des Bonobos, des singes hurleurs, des minuscules Tamarins à mains rousses, des Gibbons à bonnet et autre lémuriens si attachants. Sans compter celui d’assister au « déjeuner » des singes. Un grand moment révélateur de toute l’organisation sociale de ces belles tribus.

vienne vallee des singes gorille
En complément avec sa mission « sensibiliser pour protéger », la Vallée des Singes s’impose un objectif. Celui de contribuer à la protection de la nature et de l’environnement. Quand on voit les résultats de cette implication au cœur de la Vallée, on s’incline devant le respect des espèces qui prévaut à chaque décision.

À La Vie Est Belle Voyages, nous avons adoré cette visite et nous vous conseillons de la tester dès que possible. Vous en sortirez tout ébaubis ! C’est garanti !

Et comme une journée de visite peut ne pas suffire, profitez des hébergements à proximité de la Vallée des Singes. Cabanes dans les arbres ou Lodges tout confort à partir de 99€; www.cabanesdelabelle.com – info au 05 49 87 80 86.

Dans un tout autre genre : La ferme aux crocodiles

vienne ferme aux crocodiles

Sous une large coupole de 5.000m² au climat subtropical, des colonies de crocodiles se dorent doucement, vraiment doucement… la pilule ! Ces grands animaux aux mâchoires d’acier se meuvent lentement et dorment beaucoup sauf quand on leur jette un poisson. Soudain, ils font preuve d’une vélocité surprenante. La Planète des Crocodile propose des rencontres avec une grande diversité d’espèces originaires de la plupart des biotopes existants. Alligator de Chine, alligator du Mississippi, caïman à lunettes et même un crocodile albinos !

Les Orangeries

Situé dans une maison de campagne du XVIIIe siècle, cet hôtel pittoresque propose des chambres confortables et un restaurant rustique chic avec terrasse. Le parking est gratuit et le jardin regorge de hamacs pour se détendre. Une piscine extérieure est aussi à votre disposition. Autre avantage écologique : vous avez la possibilité de recharger votre voiture électrique le temps d’un déjeuner
Bon appétit !

Laissez-vous emporter par le charme et l’ambiance des logis en bois.

Les cabanes en bois continuent de faire rêver. Que ce soit en famille ou entre amis, DéfiPlanet’ est LE leader national en séjours insolites et atypiques.
Retour en enfance ! 50 hectares de bonheur : Château et Manoir dans les branches, Maisons des farfadets, Yourtes, Roulottes, Maison Escargot et Champignon etc. On ne sait plus où donner de la tête ! En tout cas, l’aventure commence dès maintenant. A découvrir absolument le nouveau restaurant « La Plancha des Farfadets » ouvert depuis 2016 !
Cap ou pas cap de dormir sans eau, ni électricité dans une cabane en bois ? Au Parc de la Belle, si vous levez les yeux, vous découvrirez de chaleureuses cabanes suspendues dans les arbres. Surprenant ! Et si vous traversez le pont en singe, vous y trouverez une magnifique cabane. Nous avons adoré !
Charme, élégance, confort et modernité, telles sont les valeurs des Lodges sont accessibles à tous. Leur magnifique terrasse donne sur une vue resplendissante de la rivière, la Belle.

Village Flottant

Dormir dans une cabane c’est bien mais dormir dans une cabane sur l’eau, c’est mieux ! Une expérience unique, un rêve aventurier, une aventure à couper le souffle au Village Flottant. Une minuscule île de sérénité qui, le temps d’une nuit, nous éloigne du monde.
Et ce n’est pas fini… le Domaine du Bois aux Daims de Center Parc propose 264 hectares d’espaces naturels pour toute la famille. Si vous cherchez bien dans les arbres, vous pourrez trouver neufs maisons suspendues. Un concept unique au contact de la faune et de la flore. Oubliez les téléphones portables et autres écrans et abandonnez-vous aux délices de la nature, ou des activités ludiques du parc aquatique Aqua Mundo.

Lire aussi :
Se ressourcer en Vienne et dormir dans les arbres : https://lavieestbellemag.com/voyages/rtt-france/302-serie-de-l-ete-les-destinations-naturalistes-vienne-se-ressourcer-en-pleine-nature-et-dormir-dans-des-cabanes
La Vienne, terre d’attractions : https://lavieestbellemag.com/art-de-vivre/parc-d-attraction/298-la-vienne-terre-attractions-futuroscope-odyssee

Série de l’été – Destinations naturalistes – Camargue : La vie en rose au Parc ornithologique de Pont de Gau

Miraculeusement préservée entre les deux bras du Rhône, la Camargue est une frange maritime de 60 km de long. Un site unique en France où se nichent étangs, marais, rizières, salines, chevaux, taureaux, oiseaux migrateurs, faune et flore d’exception.

Quand Goldman chantait « Envole-moi ! »…

Profitez des 60 hectares d’espaces naturels consacrés à la préservation de la faune et la faune ! Le Parc Ornithologique de Pont de Gau vous fera découvrir de merveilleuses espèces animales : flamands roses, hérons, cigognes, aigrettes, rapaces et tant d’autres espèces. Vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer. Lors de votre visite, vous découvrirez 600 espèces d’oiseaux, tous aussi impressionnants les uns que les autres. Entre les marais, les étangs et les roselières, il y a tant de paysages et d’espèces à découvrir ! Le parc est un lieu de vie où tout le monde trouve sa place. Mais attention, les visiteurs sont priés de bien vouloir respecter l’environnement. Non chassés et protégés, les animaux sont libres de circuler. Il est possible de suivre trois circuits différents pour découvrir les lieux : trois marais sont accessibles aux visiteurs afin d’admirer de plus près les flamands roses, les rapaces, les passereaux etc. La proximité entre les hommes et les oiseaux est le plus grand atout du parc.

Paysage de la Camargue ©Judith Lossmann

Aujourd’hui, ce sont 6 km de balades dans un environnement protégé. Au bonheur des amoureux de la nature et animaux.

L’histoire familiale d’une passion ornithologique

Le Parc ornithologique de Pont de Gau est d’abord une histoire d’amour entre André Lamouroux et ces bêtes à becs et à plumes. L’histoire commence en 1949 lorsque ce passionné des volatiles aménage ce qu’on a l’habitude de dire « un parc zoologique ». Son fils reprend la relève en 1974 et agrandit le parc. La famille Lamouroux donne tout son cœur à l’ouvrage afin de créer un espace libre de droit pour les oiseaux. Passion, enthousiasme, amitié sont les valeurs fondamentales de ce parc.
Dans le respect de ces espèces, la famille Lamouroux fait partager leur passion et le parc ouvre ses portes au grand public. Des tours d’observations sont à dispositions pour admirer la vue et toutes la faune et la flore sans perturber l’environnement.
Et ce n’est pas tout ! Le Centre de Soins de Pont de Gau voit le jour grâce à René Lamouroux : une équipe de bénévoles s’assure des soins et du bien-être des animaux. Brushing, manucure… Nos amis les bêtes sont bien chouchoutés !

Profitez-en pour visiter la Camargue !

Chevaux ©Judith Lossmann

Vous reste-il encore un peu d’énergie ? On a fait le tour des oiseaux. Laissons place aux chevaux, lesquels avec les taureaux sont les figures emblématiques d’une des régions les plus naturelles de France.
Etho & Co propose diverses séances pour rencontrer et développer un lien unique avec les chevaux. Découverte, confiance, liberté et complicité. C’est un réel bonheur de se retrouver au contact de la nature. Dans la manade de Monsieur Baulles, on peut approcher les taureaux grâce à un camion plateforme fort astucieux et prendre conscience de la délicatesse de ces magnifiques animaux… Avec un regret encore plus intense qu’ils soient destinés à mourir dans l’arène.

Enfilez vos chaussures et partez sur les divers circuits pédestres disponibles. C’est le moment de refaire le plein d’air frais à travers différents sentiers. La Camargue regorge de magnifiques paysages à admirer. Et pour ceux qui préfèrent enfourcher leur vélo, l’office de tourisme propose les circuits « Dromar », autour des Saintes Maries de la Mer, « Astouin » ou encore le tour du Vaccarès. Alors, un peu de patience ! Prenez le temps de vous arrêter lorsque vous rencontrez des hérons, des ragondins, des aigrettes, des sangliers ou des flamands roses. Le spectacle vous laissera sans voix. Procurez-vous un catalogue de toutes les espèces volatiles. Impossible de tous les retenir.

Taureaux ©Judith Lossmann


Se la couler douce à l’hôtel…

Au cœur de la Camargue, de magnifiques hôtels ont de quoi faire rêver ! Les Arnelles pense à votre bien-être. Après une longue journée de découverte, prélassez-vous dans la piscine de l’hôtel 4* et détendez-vous sur les terrasses privatisées un verre à la main. Un environnement exception, un lieu unique et atypique.

Lire aussi: Hugo Kajdas, fondateur de HorseCom, invente le casque audio Bluetooth pour les chevaux !

La montagne à portée de main au Pays des Écrins

Vous pensiez que la haute montagne était réservée aux alpinistes de renom ? Détrompez-vous, il est dorénavant possible d’admirer marmottes et chamois en étant un parfait novice en matière de randonnées. Pour cela une destination exceptionnelle : le Pays des Écrins !

Les Écrins, le village de Vallouise ©Jan Novak/Destination Écrins

Sable fin ou aventure ?

Vous êtes lassés des longues plages de sables fins ou vous souhaitez simplement vivre une aventure différente ? Alors vous serez séduits par la destination nature du Pays des Écrins dans les Hautes Alpes où il est possible de vivre la montagne autrement qu’avec des skis et des raquettes. Petite précision, le Pays des Écrins regroupe neuf communes : Pelvoux, Vallouise, Puy Saint Vincent, Les Vigneaux, Saint Martin de Queyrières, l’Argentière, Freissinières, Campcella, la Roche de Rame.
En effet, c’est une destination tout à fait accessible pour petits et grands où chacun peut trouver une activité qui correspond à ses envies et à ses attentes. Enfin, vous serez séduit par le charme fou de la petite ville de Vallouise. En bordure d’eau, entre ciel et terre la destination vaut le détour ne serait-ce que pour admirer la petite église de la ville.

Les Écrins : Station trail et randonnées

Les sportifs seront séduits par les longues pistes de trail puisque le Pays des Écrins est labellisé « station de trail » depuis 2013. Soyez rassurés, certains parcours sont accessibles aux enfants dès l’âge de 7 ans : de quoi passer un bon moment en famille tout en brulant les calories des bonnes glaces estivales. En plus de la course à pied, le Pays des Écrins se situe entre ciel et terre. Il est donc possible de jouir tout autant des activités d’escalade et de randonnées que des sports d’eaux vives.
A l’exemple de la randonnée du glacier blanc traversant le hameau d’Ailefroide (deuxième site d’alpinisme français) où il est possible de contempler le mont Pelvoux tout en tenant compagnie aux marmottes. Après deux bonnes heures de marche à pied au milieu des sentiers, des rochers et des cascades se dresse devant vous le fameux glacier. Comme tout bon sportif après cette longue promenade, rendez-vous au refuge du glacier blanc (2542 mètre d’altitude) où non seulement il est possible de se restaurer mais vous y découvrirez également la vie en refuge. Bien que la marche soit relativement longue, il est possible à tout type de public d’accéder à cette randonnée ; à condition d’être bien équipé. Pour rendre l’expérience unique, demandez à Christophe Lebreton de vous accompagner, entre sourire et bonne humeur, anecdotes et botanique il fera de votre randonnée un moment d’évasion hors du temps.

Les Écrins, grand trail… ©Jan Novak/Destination Écrins

Sensations fortes garanties !

Pour finir de convaincre les amateurs de sensations fortes, qui dit montagne, dit sport d’eaux vives et donc rafting ! Et là, il y en a pour tous les goûts et pour tous les niveaux. La société Diabolo Gyr, se chargera de répondre à toutes vos questions et saura choisir avec vous le parcours qui correspond à vos attentes.

Les Écrins façon « Bella Vita »

Toutefois, pour ceux qui souhaitent vivre la montagne façon « Bella Vita », vous ne serez pas en reste. En effet, le Pays des Écrins dispose de véritables bijoux patrimoniaux et gastronomiques. A l’Argentière se trouve la mine d’argent du Fournel – qui date du Moyen-Age – où parés des casques et de lanternes le visiteur est invité à déambuler dans les longues galeries tout en écoutant l’histoire des lieux. Emilie Vernier, une jeune femme passionnée par le site conte non seulement à merveille son histoire, mais elle sait faire revivre la mine tout au long de la visite. Entre anecdotes, vie des miniers et faits contemporains, elle n’hésite pas à utiliser les techniques d’antan pour illustrer ses propos.
Après cette visite passionnante, quoi de mieux qu’un bon déjeuner au restaurant Autour du Four à quelques minutes de la mine. Votre hôte une ancienne institutrice, vous convie dans son jardin pour déjeuner autour des saveurs locales. Le plaisir des papilles est garanti ! Pour ceux et celles qui préfèrent déjeuner dans un endroit isolé en plein cœur d’une vallée secrète, le gîte des 5 saisons à Freissinières est fait pour vous. Peu importe où vous vous trouvez, c’est une vue imprenable sur la vallée et la montagne qui vous fera face. Comble de la perfection, non seulement les propriétaires sont d’une gentillesse hors pair mais la cuisine est tout simplement exceptionnelle.

Les Écrins, les nocturnes de la mine argent ! ©Jan Novak/Destination Écrins

Ainsi, que vous soyez sportif ou non, le Pays des Écrins n’attend plus que vous ! Alors on prend sa valise, ses tennis et sa crème solaire (et oui, à la montagne on bronze aussi) et rendez-vous à Vallouise !

Vacances en France en Haute-Marne : Transhumance aérienne au lac du Der, Festival animalier de Montier

Le département de la Haute-Marne est émaillé de petits bourgs et jolies villes, terre de naissance de figures emblématiques de la philosophie, des Arts et des Lettres. La Haute-Marne regorge de sites naturels, de vignobles, de vallées abritées, de traditions gastronomiques. S’il fallait en sélectionner quelques-unes seulement, voici 5 excellentes raisons d’aller faire un « Haute-Marne break ».

Le lac du Der, lieu de villégiature du plus gros rassemblement de grues cendrées d’Europe

Les naturalistes sont aux anges. Ici, ça glapit, trompette, craquette, vol, s’envole… et les photographies, levés aux aurores pour assister à des mouvements de groupes spectaculaires au lever du soleil, s’en donnent à cœur joie avec leurs très longs téléobjectifs, sans lesquels il est inimaginable d’obtenir de bonnes photos.

Au matin, sur le lac du Der, le ciel se remplit de grues cendrées et de leurs cris. © Judith Lossmann

Tous les ans, à partir d’octobre et jusqu’a fin novembre, les grues cendrées envahissent les cieux d’Europe, descendent du Nord, direction l’Afrique. Sur leur route, le lac du Der, sanctuaire ornithologique, une immensité d’eau, de roseraie, de plages sablonneuses offrant des possibilités de pause de 2/3 jours et de nourriture à des colonies d’oiseaux. Certaines années, on bat des records. On décompte jusqu’à 220.000 individus et certaines journées voient arriver 50.000 individus ! Et le magnifique ballet de leur vol, sur la musique de leurs cris, envahit les cieux tout autour du lac du Der. Les champs aussi deviennent terre d’élection de ces beaux oiseaux au plumage gris ardoisé. Le bec est long et gris. Les yeux rouges. Les pattes sont longues et les doigts sont noirs. Pendant plusieurs semaines, toute la région résonne du « krooh » perçant et nasillard de la Grue cendrée. Son cri porte loin. On les entend des maisons et il est fréquent lors d’une sortie d’observer à portée de la main, des formations de Grues passer au-dessus des têtes.

Au lac du Der, voilà un photographe parfaitement outillé ! ©Judith Lossmann

Active à l’aube, elles glanent dans les champs et les zones cultivées jusqu’au crépuscule. Ensuite, elles retournent au dortoir, toujours en criant, et restent en groupes la nuit.
La Grue cendrée est monogame et le couple est uni pour la vie.
Après quelques jours de repos, les grues reprennent leur vol vers des territoires plus chauds. Cou et pattes tendus, elles adoptent le V de leur vol migratoire de groupe, guidé par un individu qui, fatigué, prend place à l’arrière. Les Grues Cendrées ont un sens magnétique hyper développé, le soleil est leur boussole mais elles font énormément confiance à leurs yeux pour arriver à bon port. Les éléments du relief et les constructions, un château par exemple, est mémorisé sur la route et ne sera jamais oublié !
Si les Grues Cendrées leur volent (si j’ose dire) la vedette, quelques autres oiseaux migrateurs élisent domicile au lac du Der : flamands roses de Camargue (20.000 couples), oies de neiges en halte migratoire vers le continent Nord-Américain, bernaches. Quant aux étourneaux, avant de partir, ils répètent leur plan de vol et se livrent à de spectaculaires acrobaties, un ballet aérien ! Pas migrateur mais majestueux, des Pygargues à tête jaune, survolent le lac du Der, attirés par une abondante nourriture.

Plénitude crépusculaire au lac du Der en Haute-Marne. ©Judith Lossmann


Le Festival de Montier-en-Der : l’unique festival international de photos animalières et nature

Il fête ses 20 ans cette année et se tiendra du 17 au 20 novembre 2016, aux abords du lac du Der. Pour ce 20ème anniversaire, animations, souvenirs, actions sur les réseaux sociaux seront au rendez-vous en plus des expositions inédites organisées dans toute la ville en plein air et sous les chapiteaux du Festival. Entre projection, conférences, forum et soirée festive, les passionnés, amateurs et professionnels auront de quoi satisfaire leur quête.

À Montier, le festival animalier affiche les belles photographies en "grand" dans les rues. Ici, celle de la lauréate 2014, Evelyne Mary Pllenstein 3023

En 2016, deux thématiques principales : la Nature et l’ethnologie. De grandes personnalités, photographes, scientifiques, naturalistes seront présents : Dr Pathak et Xavier Zimbardo, Vincent Munier, Jim Brandenburg, Christine et Michel Denis-Huot, Hans Silvester, Matthieu Ricard, Staffan Widstrand-Wild Wonders, Gilles Boeuf, Roland et Sabrina Michaud, Fabrice Nicolino, Pierre Gleizes, Tiziana et Gianni Baldizzone, Wild-Touch, Sergio Pitamitz, Tony Crocetta, Louis Espinassous et de nombreux autres photographes prestigieux…


Langres vue du ciel ©Eurocial ©gerad corret ©ot pays de langres

Langres

La ville…
Avec ses hauts remparts ses 12 tours et 7 portes, Langres campe sur sa forteresse aux portes de la Champagne et de la Bourgogne. Ville gallo-romaine, ville médiévale, ville de naissance de Diderot, on aime à se promener sur les 3,5km des chemins de ronde, surplombant une végétation verdoyante dans les éclats du lac de Liez. La citadelle du 19ème siècle offre à la ville 8 km de fortifications ce qui fait de Langres la plus grande ville fortifiée complète d’Europe. C’est dire si on est à l’abri pour admirer les traces de l’Histoire dans l’enceinte de la ville.

Le fromage…
AOC, parmi les plus anciennes attribuées, le Langres est produit sur un zone géographique très restreinte, un petit cercle sur la Côte-d’Or, la Haute-Marne et les Vosges. Fabriqué en respectant les anciennes traditions avec de lait de vache entier c’est un fromage à pâte molle et croûte lavée. Il contient au moins 50% de matière grasse. Il est rond, avec une « cuvette » su r le dessus. Les amateurs l’affinent avec du Marc de Bourgogne ! Son odeur peut faire fuir. On dit volontiers que c’est un fromage qui pue mais en bouche, il reste doux avec du caractère. Sûr qu’on peut le laisser « couler ». Il devient alors délicieux avec des pommes de terre à la vapeur. Mais ce ne sont pas les recettes qui manquent.

Plateau de fromages de Langres de Jean Francois Feutriez ©OT Pays de Langres

Le Musée de la Coutellerie

La ville de Nogent fut jusque dans les années 1970, mondialement connue pour sa coutellerie. On savait qu’une paire de ciseaux ou des couteaux avec la marque « Nogent » dureraient une vie entière. Cette renommée, acquise au fil des 200 dernières années, est la récompense des efforts de centaines d’ouvriers spécialisés, fiers de leur artisanat.
Le Musée de la coutellerie raconte ces savoir-faire dans une scénographie agréable, fort bien documentée. Les reconstitutions d’ateliers, patrimoine matériel et immatériel du XVIIIème siècle à nos jours et les vitrines où des centaines de pièces des plus minuscules – le plus petit couteau ou coupe-ongles au monde – aux plus imposantes, illustrent la passion de la coutellerie. Le musée valorise également la coutellerie moderne, réalisée avec de technologies nouvelles : implants prothétiques en titanes, instruments de chirurgie en acier…

 

Les artisans vanniers de la Confrérie de Façonneur du Noble Osier

Un maître vannier à l'oeuvre. ©Judith Lossmann

À Fayl-Billot se tient le siège de l’unique École Nationale d’Osiériculture et de Vannerie. Ce n’est pas un hasard. La culture et le travail de l’osier sont depuis 300 ans ancrés sur la commune. Née avec l’homme, la vannerie a été utilisée par les peuples pour tous les aspects de la vie : conserve, transport, construction de demeures, habillement… Autour de Fayl-Billot l’osier pousse facilement, l’activité prend un essor spectaculaire au 19ème siècle. Végétal utilisé en vannerie, l’osier est aujourd’hui encore utilisé par les nouvelles générations de designers qui lui donnent un aspect contemporain. La Maison de la Vannerie propose une fort intéressante approche historique, culturelle, technique… Vous serez agréablement surpris, l’osier n’est pas que du rotin et des paniers et la beauté des gestes des vanniers saura vous séduire.

Quelques bonnes choses de la Haute-Marne

Les groseilles et les cassis, cultivés en ligne comme la vigne sur des coteaux ensoleillés sont cueillis, pressés pour libérer un jus fruité puis vinifié en cuve pour donner de belles bouteilles : les Rubis. www.domainedesrubis.fr
Les cassis d’Alice. Crème et liqueurs, sirops, confiture, biscuits, confiserie et jus de fruits… Que des douceurs produites et transformés par un couple de passionnés : Cécile et Philippe Apert. www.les-cassis-alice.fr

Coup d'oeil sur les vignes de Florence Pelletier © Judith Lossmann

Vins IGP des Coteaux de Coiffy mais aussi et surtout des vins de fleurs, de l’hypocras et une étonnante liqueur Preslix… le tout cultivé, produit, présenté par une passionnée : Florence Pelletier. Laquelle se fera un plaisir de vous organiser une dégustation dans ses sublimes caves voûtées et fraiches… en plein cagnard, sûr que vous allez apprécier. En plus, cette Florence est un personnage qui vaut le détour ! www.florence-pelletier-coiffy.com
Elle vend sur les marchés et foire ou à domicile sur rendez-vous. Son produit : la truffe… de l’assiette aux bijoux ! Truffes fraîches et produits dérivés… christellecolas52@gmail.com
Un stop s’impose dans cette crémerie, généreuse en goûts, généreuse en sélections, généreuse en conseils… que d’excellents produits. Crémerie du Saulon, 17, rue Jean Brugnon à Fayl-Billot – Tél.03 25 88 60 62 – coopérative.laitiere52@orange.fr

 

Vacances en France – L’Hérault secret entre Canal du Midi, vignobles, traditions et mémoire

Entre Poilhes et Capestang sur une « vedette fluviale », bateau de Hapimag : une mini croisière sur le Canal du Midi : un bonheur de naturaliste !

Et hop, une croisière sur le Canal du Midi

Rien de mieux pour bien appréhender l’atmosphère de l’Hérault, qu’une croisière sur le Canal du Midi. Après une visite de Vinauberge, une agréable et intéressante vitrine de présentation des vins du Languedoc-Roussillon installé à l’emplacement de l’ancienne Cave Coopérative de Poilhes, on prend son bateau de location, à choisir en fonction de la durée de son séjour sur l’eau. Là, on peut louer de minuscules bateaux électriques (j’adore cette idée et le silence de cette traversée), histoire de naviguer à 4km/h sur le canal du Midi. Au plaisir de la navigation silencieuse, s’ajoute le plaisir des yeux. Les petits animaux terrestres (ratons laveurs, écureuils), d’eau douce (canards et poules d’eau) et les oiseaux, pas ou peu perturbés par le bruit se laissent observer naturellement. Un bonheur de naturaliste !

herault collegiale saint etienne à capestang

Visite de Capestang et la Collégiale Saint-Etienne

Après un amusant et lent passage d’écluse – une véritable expérience de XXX – on stoppe le bateau pour visiter à quelques pas de là Capestang et la Collégiale Saint-Etienne. D’un parfait style gothique, la collégiale Saint-Etienne de Capestang fut élevée au 13ème siècle sur les bases d’une ancienne église romane. On suppose que l’architecte fut le même qui construisit la cathédrale de Narbonne. En effet, les deux monuments se ressemblent étrangement. Découverte de son chœur magnifiquement ajouré et de son clocher, au sommet duquel on contemple d’un magnifique panorama des Pyrénées au Caroux en passant par La Clape et la Méditerranée.

Les trésors de Capestang : les images oubliées du Moyen Age !

herault plafond des archeveques de narbonne 1884
herault plafond des archeveques de narbonne 1887
herault plafond des archeveques de narbonne cigogne 1877

Visite de Puisserguier et d’un lieu de mémoire insolite

L’association « Les Mémoires de Puisserguier » a rassemblé des objets de la vie au siècle dernier, dans l’ancienne école publique du village. Dans la salle de classe reconstituée, retour à l’école d’autrefois, exposition et historique des outils d’écriture, présentation de tous les objets de l’écolier et du maître… Balades dans un intérieur d’autrefois, courses dans les commerces d’antan (épicerie, mercerie, coiffeur, café…). Découverte du métier, de la culture et des coutumes de la viticulture grâce à des objets divers, allant de la charrette au pressoir, en passant par une exposition de bouteilles de l’ancienne cave coopérative.
Au programme écriture à la plume et passage du certificat d’études ! Révisez bien en attendant !

herault village de puissergier 1890

Une nuit au musée

Perdu au milieu de nulle part, un étonnant musée sorti tout droit d’un film documentaire des années 1950 ! Le musée de Cruzy présente une collection importante de poteries du 18ème siècle, des bannières de la révolte des vignerons du 1907 classées Monument Historique, ainsi que des fossiles de dinosaures, découvertes grâce aux fouilles organisées deux fois par an, sous la responsabilité d’Eric Buffetaut, Directeur de Recherche au CNRS de Paris.

http://musee-cruzy-acap.fr/index.php/divers/fouilles

Vacances en France : près des coteaux de Saint-Chinian

Entre vignobles et canal du Midi, le pays de Saint-Chinian paresse sous le soleil de l’Hérault. Un arrière-pays au patrimoine toujours présent.

Passage de l'écluse

Le canal du Midi, créé par l’ingénieur Paul Riquet au XVIIème siècle est number one du tourisme fluvial en France. Reliant l’Atlantique à la Méditerranée, il est classé au patrimoine mondial de l’Humanité. Hollandais, Anglais et… Français, parmi d’autres, aiment à s’y prélasser pour un week-end ou plus, même sans permis, au rythme lent des différents bateaux de la navigation fluviale. Si les platanes de ses rives sont en cours de remplacement, les haltes dans les petits ports et les écluses sont autant d’occasions de flâner à quelques kilomètres des plages de Béziers et de l’Hérault.

Les vignobles de Saint Chinian©am.minvielle

Les vignobles de Saint-Chinian recouvrent des coteaux à dominante de schiste et de grès. Rouge, rosé ou blanc, cet AOC vous accompagne tout au long de ce circuit inédit en voiture.

Au sud, l’oppidum gaulois d’Ensérune domine l’étang asséché de Montady. À ses pieds, la voie Domitienne passant par le Malpas, retentit encore du pas des légionnaires romains. Depuis Poilhes, rejoignez le port de Capestang. L’impressionnante tour-clocher de la collégiale Saint-Etienne (XIII° s), inachevée, côtoie l’ancien château des puissants archevêques de Narbonne. Le plafond peint force l’admiration dans la pénombre des solives où blasons et animaux fantastiques étonnent par leurs coloris. Un âne près d’un moulin, un chien chassant un lièvre ou des danseurs et des musiciens, voire quelques coquineries… attention au torticolis !

Capestang, les plafonds oubliés ©am.minvielle

Au nord, le village fortifié de Puisserguier maintient la mémoire des habitants. L’encre et la craie se respirent encore en visitant l’ancienne école publique du village. Ne manquez pas de pique-niquer sous la pinède de la chapelle de Saint-Christophe, un véritable coin de paradis… Quelques pèlerins empruntent la bretelle compostellanne de l’abbaye prémontrée de Fontcaude (XII° s). Cachée dans la garrigue, elle tient debout grâce à un croyant passionné, le professeur Jacques Michaud. Concerts et chants grégoriens, réunions jacquaires, archéologie et jardinage, rythment ce lieu épanoui sous le soleil. Le circuit se poursuit par Cazedarnes où l’originalité des fresques de l’Esthonien Nicolas Greschny (1912-1985) s’exprime avec force autour du thème de l’Apocalypse. Des pigeonniers-tours jalonnent la campagne de Murviel-Lès-Béziers, non loin du prieuré roman de Veyran.

Fresques Cazedarnes Greschny ©am.minvielle

 

 

 

Le retour se fait par Saint-Chinian et une dégustation à la Maison des Vins, avant de se reposer à l’ombre de l’église fortifiée de Cruzy et son petit musée. Profitez-en, car une émotion vous attend à l’abbatiale romane de Quarante. Que le sarcophage en marbre du III° s ne vous arrête pas pour monter à l’étage. Trésor incontesté de la région, le chef de Saint-Jean-Baptiste en argent, œuvre de l’orfèvre Jacques Maurel (XV°s), vous fixe sauvagement. Il dégage « un visage souffrant ou apaisé, mort ou vivant », suivant sa face ou son profil. Ce chef-d’œuvre méconnu est réputé guérir des maux de tête, lorsqu’il est porté pour la saint Jean…

Vacances en France : sur les traces de l’homme, 5 sites en Périgord Noir !

Avec cette appellation, il pourrait presque faire peur mais dans la réalité ce Périgord est lumineux et magnifique… Il fut choisi, et le hasard n’y est pour rien, par les premiers Hommes !

Le Périgord Noir fut de tous temps un lieu de passage, de transhumance, de marchés et d’échanges. De l’aube de l’humanité jusqu’aux derniers paysans, en passant par les citadelles médiévales, la convoitise des Anglais et des Seigneurs, ces terres autour de la Vézère (Dordogne) furent explorées, envahies, cultivées… Les traces des hommes y sont nombreuses. Commençons par celles, fascinantes d’humanité, des peuplades de la préhistoire…

La Roque Saint Christophe©sarlat info

La Roque Saint-Christophe, l’histoire fabuleuse d’un site troglodytique unique au monde

Située à Peyzac-le-Moustier près d’Eyzies en Dordogne, La Roque Saint-Christophe, remarquable par ses formes puissantes, est une falaise calcaire longue d’un kilomètre et haute de quatre vingt mètres. et fut depuis l’aube des temps, un refuge pour les premiers hommes livrés à la violence de la nature. son nombre d’habitats et son ancienneté d’occupation par l’homme, ce site constitue un cadre d’une rare et sauvage beauté. Cet immense mur de calcaire sans cesse érodé par la rivière et le gel, s’est naturellement creusé d’abris sous-roche et de longues terrasses aériennes. Ces cavités naturelles furent occupées par l’homme dès la Préhistoire puis ensuite modifiées pour devenir un fort et une cité du Moyen Âge, avec son organisation civile et marchande. De nombreuses traces des aménagements « communaux » sont toujours visibles. L’exploitation de cette « ville » sous abri dura jusqu’au début de la Renaissance. Très intéressant : le mécanisme de levage qui permettait de monter là-haut personnes, animaux, victuailles et matériel. Toujours efficient, il s’agit d’un véritable hommage au génie bâtisseur des architectes du Moyen Âge.

En savoir plus, réservations, horaires : http://www.roque-st-christophe.com/

Maison forte de Reignac ©maison forte de reignac

La Maison forte de Reignac : un château-falaise unique en France !

Classée monument historique pour sa façade du 14ème siècle et l’ouverture des fenêtres du 16ème siècle, la maison forte de Reignac est un fabuleux et puissant abri de roches accroché à flan de falaise où vivaient d’un seigneur, de sa famille et de ses gens de maison. Reignac est le dernier exemple intact de château-falaise en France. Sa situation si particulière en hauteur et abritée sous falaise lui assure avec ses 12 bouches à feu, sa bretèche et ses assommoirs, sa redoutable puissance de tir, protégeaient des coups de main de bandes de brigands, pillards, preneurs d’otages et autres écorcheurs ! En revanche, malgré sa solidité affichée, le repaire n’aurait pu résister à une attaque en règle mais ce ne fut jamais le cas. Au début du 16ème siècle, les premières armes à feu ont fait leur apparition sans toutefois remplacer l’arc, l’arbalète et les pierres de jet qui sont toujours très utilisés. L’arquebuse, le mousquet et l’escopette ont fait progressivement et timidement leur apparition dans la panoplie guerrière. En cas d’attaque, chaque homme, femme, enfant, habitant Reignac connaît le poste qui lui est attribué ; muni de son arme, il doit défendre sa position. Des centaines de siècles auparavant, des hommes appelés « Cro-magnons » s’étaient déjà établis sous ces abris en y laissant de nombreuses traces.

En savoir plus, réservations, horaires : http://www.maison-forte-reignac.com

Grotte du Roc de Cazelle ©sarlat info

Les grottes du roc de Cazelle : deux molosses trogodytiques dos à dos

Un saisissant parc préhistorique doté de superbes reconstitutions de la vie de nos lointains ancêtres dans les lieux mêmes où ils ont vécu. Plus d’une centaine de personnages et animaux parfaitement reconstitués, prennent vie dans des scènes de la vie quotidienne. La visite est entièrement sonorisée. Les parcours sont faciles, ludiques et sans effort. C’est ici à Cazelle que la célèbre statuette « Vénus de Sireuil » fut retrouvée. Tout au long de falaises escarpées, vous longerez des grottes excavées, des refuges, des souterrains et des habitats où furent découverts d’innombrables outils et armes taillés par les hommes préhistoriques, il y a 12 000 ans… Cet ensemble fut peuplé de tout temps : de la Préhistoire au Moyen Âge où le lieu fut creusé et aménagé en château fort. Réhabilité en maison civile au début du XXème siècle, il fut occupé jusqu’en 1966 par un couple d’agriculteurs qui logeait dans une maison monolithique entièrement taillée dans le roc. Notez des animations intéressantes à faire en famille : Taille de silex, peinture, feu, tir au propulseur ; gratuites et sans réservation, du 4 juillet au 26 août de 13h30 à 19h, sauf samedi. Exposition permanente à taille réelle sur le thème des mammouths, composée d’un grand mâle, d’une femelle et d’un mammoutheau.

En savoir plus, réservations, horaires : http://www.rocdecazelle.com

Groote du sorcier ©grotte du sorcier

La grotte du sorcier : une galerie d’art ouverte depuis 17 000 ans !

Un sanctuaire exceptionnel. La Groote du Sorcier également appelée Grotte de Saint-Cirq est classée au patrimoine mondial par l’Unesco parmi les sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère. Les vestiges (de la salle d’entrée) sont très intéressants, car hormis le Roc-de-Sers et Bourdeilles, ce sont les seuls bas-reliefs de style III qui soient connus : Solutréen final et Magdalénien ancien, époque de Lascaux, il y a environ 17000ans.
Les gravures qui décorent le plafond de l’arrière salle sont d’un style différent, le style IV : Magdalénien moyen, époque des Combarelles, il y a environ 15.000 ans.
Les gravures de la grotte ont été découvertes en 1952 et 1953. Elles ont été étudiées notamment par les abbés H. Breuil et Glory et par le PR.A.Leroi-Gourhan. Elles forment deux ensembles. Le premier, aujourd’hui très haut, le long du mur droit de la salle d’entrée, groupe des animaux gravés profondément et même sculptés (1 bison et 4 chevaux sont bien visibles). Le second ensemble orne le plafond de l’arrière grotte : ce sont, entre autres, les représentations, finement gravées, de trois personnages humains, dont le fameux « sorcier », un cheval et des signes. Les gravures de la partie profonde sont intelligemment présentées au visiteur à l’aide de miroirs. Situé entre Les Eyzies de Tayac et Le Bugue dans un magnifique cadre troglodytique au sein des falaises, la Grotte du Sorcier renferme des trésors d’art préhistorique.

http://www.grottedusorcier.com

Le manoir de Gisson

Classé Monument Historique et situé dans le secteur sauvegardé de la vieille ville, le Manoir de Gisson est l’un des plus remarquables édifices de la cité médiévale de Sarlat. Composé de deux bâtiments d’architecture distinctes reliés l’un à l’autre par une tour escalier hexagonale, les origines de ce monument remontent au XIIIe siècle : sa tour de noblesse, ses fenêtres à meneaux, ses toits de lauze, sa très singulière baie à colonettes surmontée d’oculus et ses façades flanquées de portails décorés anoblissent cette bâtisse. Le cabinet de curiosités. Les caves voûtées du Manoir abritent un étrange Cabinet de Curiosités. Très à la mode chez les notables à la fin de la Renaissance on y accumule et expose des objets collectionnés avec un certain goût pour l’hétéroclisme et l’inédit. Ce lieu présente tout ce que les navigateurs et explorateurs du XVIIe et XVIIIe siècles revenants des limites du monde inconnu, de ces lieux absents des cartes ont pu rapporter de leurs périples ; ils exaltaient ainsi l’imaginaire et la curiosité. Les cabinets de curiosités sont l’ancêtre des musées. Ils ont joué un rôle fondamental dans l’essor de la science moderne même s’ils gardaient les traces des croyances populaires de l’époque.

http://www.manoirdegisson.com

Sarlat, centre ville ©sarlat info

Sarlat : une intacte capitale médiévale

Aux confins des causses du Quercy, Sarlat-la-Canéda, dite Sarlat, est une cité historique renommée pour la qualité de préservation de ses bâtiments du Moyen Âge et du tout début de la Rennaissance. Composée d’un entremêlement de petites ruelles pittoresques, de charmantes venelles pavées, de places protégées… Sarlat est en elle-même une plongée dans un passé intact. S’y promener reveint à se promener dans le passé !
On remarque les hôtels particuliers aux toits de lauze dont les plus célèbres sont la maison de La Boétie, l’hôtel du Barry, l’hôtel de Savignac ou encore le présidial. Et bien sûr le Manoir de Gisson, l’un des 5 sites « sur les traces de l’homme en Périgord Noir. (lire ci-dessous). Tout près la cathédrale Saint-Sacerdos et le palais des évêques, qui rappellent que Sarlat a été cité épiscopale pendant plusieurs siècles.
Notez que l’église Sainte-marie possède un imposant ascenseur panoramique qui monte au sommet de la tour et domine les toits de la ville. Superbe. La place de la Liberté – où tout se passe – est bordée de terrasses. C’est aussi le lieu d’un marché réputé où s’achètent les spécialités de la région : foie gras, truffes, figues et noix.

www.sarlat-tourisme.com

 

Vacances en France – Beaucaire en Terre d’Argence

Terre d’Argence… Un beau mot ! On pense à un reflet argenté sur des vagues. À une perle sur un collier. Une terre précieuse ! En fait, un minuscule morceau de Provence, méconnu, que l’on traverse sans le savoir. Une part de Camargue aussi où le « sauvage » talonne « la tradition ». Terre d’Argence entre Provence et Camargue.

 

La marina de Beaucaire © Judith Lossmann

Terre d’Argence, capitale : Beaucaire !

Quelle jolie et charmante ville que Beaucaire, labellisée Ville d’Art et d’Histoire. À 60 km du Grau du roi et de port Camargue, les plus importants ports de plaisance d’Europe, Beaucaire accueille 220 anneaux aménagés sur le canal du Rhône à Sète (230 km) avec une sortie sur le Rhône, ce qui le fait particulièrement apprécié de navigateurs fluviaux, notamment des touristes d’Europe du Nord. Tous ces mâts et les bruits de drisses donnent un air de fête et des allures maritimes à la ville dans les terres.
Tout au long du canal, se pressent boutiques et restaurants dominés par les remparts de la forteresse de Beaucaire qui comprend château féodal, un musée d’Histoire et d’Archéologie et un superbe parc arboré classé, très apprécié des habitants et des touristes.

Les venelles provençales de Beaucaire © Judith Lossmann

Prenez le temps de parcourir les ruelles et les venelles ombragées pour découvrir la Maison Gothique, une vaste demeure du XVème siècle (la plus ancienne de la ville), la chapelle Saint-Jacques de Saujan de style Roman Provençal, datée du XIIIème siècle, l’hôtel de ville (commandé par le Roi Soleil Louis XIV, d’où le fronton de l’édifice tout en calcaire blanc éclatant en pierre de Beaucaire. Si vous pouvez le visiter (à voir avec l’Office du Tourisme de Beaucaire qui vous arrangera peut-être la visite), franchissez les portes de l’Hôtel particulier de Fermineau (ancien couvent des Ursulines).
Enfin, allez donc admirer la Collégiale Notre-Dame-des-Pommiers, dotée d’un incroyable buffet d’orgue, des vitraux éclatants. L’ensemble est démesurée par rapport à la population mais s’explique par la présence de nombreux nobles et aristocrates de l’Histoire.

Déjeuner provençal !

Sur la très jolie place de la république, dite place Vieille, arrêtez vous pour prendre un verre ou déguster quelques bonnes spécialités de l’Épicerie de Cécile (l’Assiette). Cette Beaucairoise, très impliquée dans la vie locale, aime sa ville et se fera un plaisir de vous indiquer de bonnes adresses. En attendant, laissez-là vous conter l’origine des spécialités beaucairoises : Bœuf au vin à l’anchois, Crespeou, un gâteau d’omelette fine comme des crêpes avec oignons, tomates, courgettes que l’on empile pour les déguster chaudes ou froides avec de la sauce tomate au basilic, Brandade de morue de Nîmes. Avec modération buvez de la clairette de Bellegarde, un Costières de Nîmes ou l’in des vins romains antiques du Mas des Tourelles (lire ci-dessous).

L’Abbaye troglodytique de Saint-Roman

À quelques kilomètres de Beaucaire, rendez-vous sur l’Abbaye troglodytique de Saint-Roman. En surplomb du Rhône, dans le crissement des cigales, ce lieu étonnant, unique en Europe, fut creusé dans la roche. Il abrite des ruines majestueuses et des tombes. Tout a commencé ici pour des ermites du Vème siècle qui s’installèrent avant de devenir de plus en plus nombreux. Ils mènent une vie monastique, inspirée certainement par les Pères du Désert d’Égypte et adopte la règle de Saint Benoit. Au fil des siècles, l’Abbaye passe d’une domination à une autre. Il demeure nombre de traces de ces siècles : arches et voûtes sur croisée d’ogives, tombeau rupestre, tombes familiales, siège abbatiale, cellules monastiques,…
www.abbaye-saint-roman.com

Au milieu d'une végétation luxuriante, l'Abbaye troglodytique de Saint Roman - ©Judith Lossmann

Le Mas des Tourelles… le vin comme à l’époque des Romains

À peine plus loin, le Mas des Tourelles, présente au public un pressoir romain en taille réelle, fabriqué à partir des plans d’origine. La méthode employée pour la fabrication des vins archéologiques romains est conforme à celle des Romains du 1er siècle. Les textes des auteurs latins sont précis sur ces points de la vinification et de l’aromatisation. Passionnées de vins, simples amateurs, curieux… cette immense maison consacrée aux vins qu’est le Mas de Tourelles vous séduira à plus d’un titre.
www.tourelles.com

Des couleurs bienfaisantes à respirer chez Altearah

Tout à fait différent mais puisque vous êtes là, profitez-en pour faire un tour chez Altearah. Une petite et dynamique maison locale d’aromathérapie et de cosmétologie, basées sur des complexes d’huiles essentielles travaillées comme des parfums pour créer une harmonie. On aime ce concept de chromothérapie, de parfums bienfaisants, de couleurs qui se respirent. Chaque couleur/parfum est un remède qui « soigne » un problème physique ou psychique. Il y en a 14 en tout !
Vraiment magique… vous serez étonné(e)s et ravi(e)s de trouver votre couleur !

Les raisons de séjourner à Beaucaire quelques heures ou le temps d’un week-end prolongé ne manquent pas. S’il en fallait une supplémentaire, ce serait la fête de la Figue à Vezenobres fin septembre/début octobre.

 


INFORMATIONS PRATIQUES

https://www.provence-camargue-tourisme.com/

 

Un week-end de « conte de fée » à Laval, en terre lavaloise

A 1 heure et demie de Paris se trouve la charmante petite ville de Laval en Mayenne. Entre verdure et châteaux, cours d’eau et plateaux laissez-vous séduire par le charme d’une ville historique !

Laval : la nouvelle « place to be »

Nul besoin de parcourir le globe pour trouver « the place to be ». Et oui, à Laval les passionnés d’art et d’histoire peuvent déambuler dans les ruelles médiévales ou admirer le vieux château et tenté de percer ses secrets ! Pour ceux qui préfèrent le grand air et les longues randonnées, pas de panique la Vélo Francette fait halte à Laval et vous permet ainsi de récupérer les 630 km de voies cyclables : à vous la découverte de 7 départements et 25 villes ! Enfin pour les amateurs des week-ends cocooning, soyez rassurés : la maison d’hôtes l’Antregens vous accueille non seulement dans un cadre resplendissant mais en plus vous y serez reçus comme des princes. En effet, piscine, télévisions, wifi sont présents mais c’est surtout la gentillesse et l’amour des propriétaires qui finiront de vous séduire. Pour résumer, une bonne cuillère de passion, quelques litres de délicatesse le tout saupoudrés d’amour. Pari gagné pour l’Antregens que nous vous conseillons vivement !

Les quais de Laval ®laval tourisme

Mrs Cookitch au Tea for Two

Enfin, pour les plus gourmands, il existe un lieu tout droit sorti du conte Alice au Pays des Merveilles ou, oui il est possible de fêter tous les jours son non-anniversaire tant les biscuits, gâteaux et autres délicatesses raviront vos palais. Chez Mrs Cookitch au Tea for Two on retrouve les senteurs de la madeleine de Proust et du quatre-quarts de mamie quelque peu revisité. Vous pourrez y déguster le cookie M&M’S, le cookie guimauve ou encore le cookie kinder… Alors laissez-vous tenter !

Gourmandises lavaloises ©jn4695

Romantisme quand tu nous tiens !

Laval c’est aussi une ville où règne un romantisme perpétuel grâce à ses longs quais longeant la rivière la Mayenne. A la nuit tombée, la luminosité rappelant celle des chandelles, transforment ces « minis bords de Seine » en un lieu exalté. Mais prenez garde, à Laval tous les ans un évènement un peu particulier se déroule : La Vélo Agglo Retro.
Ce ne sont pas moins d’une centaine de vélos qui s’élance sur les routes de la Mayenne mais ces derniers arborent une tenue vintage ! Et oui, comme son nom l’indique la Vélo Agglo Retro ressort chaque année les vieux vélos de nos greniers. Ces deux roues d’antan – 1950- parcourent le temps d’une journée, différentes étapes permettant à leurs fiers destriers la rencontre de lieux cachés.

Faites le plein d’activités ludiques à Laval

Au programme cette année : une course de garçons de café accompagnant les cyclistes de l’office du tourisme jusqu’au petit port de Laval. Ensuite départ sur les routes de la campagne lavalloise accompagnée au son de l’accordéon de Guy. Ce retour dans le temps, nous a conduit sur le chemin des lavoirs, pour poursuivre à la halte fluviale de Saint Jean sur Mayenne où avait lieu une démonstration ainsi qu’une initiation au Lindy Hop ! Le tout dans un décor enchanteur au milieu des champs de blé, des coquelicots et des prairies.
Ce retour dans les années 1920 atteint son paroxysme à Fourmondière, où un village fut entièrement reconstitué dans les ambiances de ces années. Pour les amoureux des motos de collections Jean-Luc Gaignard nous a ouvert les portes de sa collection de Harley Davidson (la deuxième plus grande collection mondiale) et pour ceux qui préfèrent les scoops people… Sachez que Brad Pitt lui-même a visité la collection cette année ! A coup de pédales direction Montflours et son four de meunier où règne une odeur de bon pains chauds. Les quelques kilomètres de collines valaient bien le déplacement.

Belle brochette de sourires ©vin rouschausse

Pour finir cette journée en dehors du temps, tous les cyclistes « retro » se retrouvent au port de Laval pour un bal des plus champêtres. C’est donc une ambiance irréelle qui s’installe sur les terres lavalloises le temps d’un week-end, entre robes à poids, chapeaux de pailles et chignons banane. Pas de panique, pour ceux et celles qui ne possèdent pas d’un deux roues vintage, la société Bicyclem met à votre disposition contre quelques deniers l’un de ses fidèles coursiers.

Alors n’hésitez plus, réserver dès à présent votre week-end en juin 2017 pour partir à l’aventure sur les terres mystérieuses de la Mayenne.


Infos pratiques

Office de Tourisme de Laval
84 avenue Robert Buron
CS 70614
53 006 LAVAL Cedex
Tél : 02.43.49.46.46
office.tourisme@agglo-laval.fr

L’Antregens
10 Avenue Messager
53 000 Laval
antregens@gmail.com
http://antregens.fr/
A Partir de 60€ la nuit

Mrs Cookitch au Tea for Two
70 rue de Rennes
53 000 Laval
02 43 90 73 66

Bicyclem
6 Quai François Mitterand
53 000 Laval
Bicyclem.contact@yahoo.fr
06 28 07 24 28

Vacances en France : Les cités maritimes du Finistère

Selon la formule de l’Office Départemental du Tourisme : « Tout commence en Finistère ». Étymologiquement, Finistère… là où finit la terre ! Bien sûr, ce point le plus à l’Ouest de notre hexagone s’ouvre sur des horizons lointains. Après la grande marre, comme se plaisent à nommer l’océan atlantique les marins du cru, c’est l’Amérique, le Canada, le Labrador ! Mais avant de partir, visitons ensemble ces côtes escarpées et ces villes maritimes du Finistère…

Finistère : les couleurs bretonnes…

Passons rapidement sur Brest qui fera l’objet d’un prochain reportage à elle toute seule, tant cette ville recèle des bonnes surprises.

Roscoff, la cité corsaire

Un saut à Roscoff, la petite cité corsaire, une ville de carte postale avec ses façades de granit rose, baignées de vert et de bleu … comme tout le Finistère, où croissent des mimosas et des palmiers grâce au Gulf Stream, qui également tempère le climat. Ici, on enregistre la plus basse amplitude de température à l’année.
De Roscoff, on embarque pour l’Irlande sur les beaux bateaux de la Compagnie Brittany Ferries, dont on aperçoit dans le port, le navire amiral le splendide Pont-Aven (mais je vous raconte cela dans un autre reportage à venir sur l’Irlande de l’Ouest. À suivre).

Finistère, la petite maison domine l'océan

L’île de Batz

Avant d’embarquer pour l’Irlande, partons pour l’île de Batz – prononcez Baz – accueille moins de 300 résidents permanents. Île dévouée au tourisme, elle double sa population en été mais rassurez-vous, il n’y a pas foule pour autant. Son surnom pourrait être l’île aux jardins… ici le jardin est de « culture » locale. Les maisons sont basses, toutes de granit et d’ardoise et valent une fortune tant l’authenticité de Batz – Bretonne corps et âme, – est recherchée. Le vent conduit le moindre murmure et apporte jusqu’au centre de l’île les sons de la marée et l’horizon s’orne de vagues et d’écume.
Le vieux phare de Batz se visite. Il ne présente aucune particularité architecturale, en revanche une fois grimpé son escalier en colimaçon, on bénéficie d’une vue à 360° sur un panorama de côtes dentelées d’une grande beauté.

Les inconditionnels des jardins seront aux anges. Le Jardin exotique Georges Delaselle, créé par un amoureux de la botanique est classé Jardin Remarquable, N°1 ex-equo avec Monaco. Ce parc offre au bonheur des sens 200 arbres, arbustes, fleurs hyper protégées. Ainsi qu’une nécropole de l’âge de Bronze et un calvaire du XVIIe siècle.
Sur 3604 hectares de surface, 180 sont réservés à la culture maraîchère. Choux-fleurs, fenouils, persil, carottes, échalotes, pommes de terre récoltées à la main méritent votre visite au marché des primeurs du dimanche matin.

Finistère. L'île de Batz…Finistère. Quand l'île de Batz regarde vers le continent !

La petite histoire des Johnnies intimement liée à celle l’oignon AOC Rose de Roscoff !

La région de Roscoff produit un délicieux oignon rose, tendre, fruité, labélisé AOC depuis octobre 2009. Doux, sucré, sans soufre, avec l’oignon rose de Roscoff « on ne pleure pas ». « La tige est nattée pour empêcher l’oxygène de rentrer. Une fois natté, il ne bouge pas et se conserve longtemps. Il contient de la kératine et prévient de l’asthme et des maladies cardio-vasculaires. Les marins l’adoptent pour sa richesse naturelle en vitamine C. Idéale quand on navigue de longs mois sans escale. Près de 85% des producteurs font du « Rosé » de Bretagne et de l’oignon Rose de Roscoff. On l’achète frais de septembre à décembre. Vendu très cher à Paris, on vous a trouvé une adresse conseillée par la coopérative (voir le carnet d’adresses).

L’oignon Rose de Roscoff est tellement goûteux que nos cousins britanniques en étaient fous ! Une addiction qui a créée un métier à part entière, pourtant jamais reconnu en France : les Johnnies. La première équipée des Johnnies remonte à 1929. À pied puis à vélo, les français aux bons mollets partaient vendre leurs oignons à Bristol avant d’arpenter les rues anglaises, galloises et écossaises. Chaque Johnnies avait son territoire. Chaque anglais avait son Johnnies ! Une équipée comprenait un vendeur, un botteleur et le patron. La vente s’effectuait en porte à porte. On vendait à l’unité, en filet mais surtout en tresse Johnnies d’un kilo.
Pourquoi Johnnies ? Pour Petit Jean (pour les anglais tous les français s’appellent Jean), déformé en John puis en un affectueux Johnnies.
François, un « véritable » Johnnies, continue le métier. Il a 76 ans et a commencé l’été de ses 14 ans ! De 3000 Johnnies à la belle époque, ils ne sont plus que 15 ! Ne manquez pas le petit musée de l’oignon Rose et des Johnnies !

Finistère, les Johnnies à la belle époque de ce commerce entre Roscoff et l'Angleterre, l'Écosse et l'IrlandeFinistère, Musée de l'OIgnon Rose de Roscoff, une belle AOC.

Douarnenez, l’une des plus vastes baies du Finistère

On pourrait vous parler du quartier du vieux port (le Rosmeur) avec ses venelles, ses ruelles, ses escaliers débouchant sur la mer. Du quartier de Tréboul avec son chemin sur la baie et ses petites plages. Des édifices religieux ou du site archéologique remarquable, l’un des plus importants sites industriels gallo-romain du Nord de l’Europe où les Romains fabriquaient le « garum », un condiment à base de poissons. Mais, on a choisi de vous parler du port-musée. Le seul port-musée à ciel ouvert de France. Une belle découverte des sociétés et des cultures maritimes à travers le monde. Les bateaux, les objets, racontent la pêche, la plaisance, le cabotage des Bretons.

En plein air, dans un cadre exceptionnel, 4 grands navires visitables à flot vous invitent à monter à bord.
En intérieur, une scénographie fouillée vous conduira des Vikings de Groix au XXème siècle en passant par les barques des âmes, des objets du monde venus d’Égypte et d’Océanie.
En baie de Douarnenez se pratique d’innombrables activités nautiques : voile, surf, aviron de mer, kite-surf, char à voile. Évidemment, on loue aussi toute l’année des bateaux.

Finistère, le musée maritime en plein air ouvre les portes des coursives.

Une île légendaire : l’île Tristan

Ce site naturel classé, propriété du Conservatoire du Littoral, est accessible à pied à marée basse. L’île doit son nom à la présence de la tombe de Tristan et Yseult cachée aux pieds de deux arbres enlacés. Tristan, neveu du Roi de Cornouaille est tombé fou amoureux d’Yseult… vous connaissez la suite.
L’île Tristan, minuscule, est absolument ravissante. Elle possède un charme secret, un je-ne-sais quoi d’indéfinissable, renforcé encore par les vergers, les chemins escarpés au-dessus de la mer et surtout un étonnant jardin exotique avec bambouseraie, camélia, magnolias, myrtes du Chili et fushias de Nouvelle Zélande.

Finistère : l'ïle Tristan, minuscule et magique, pleine de recoins de nature !

Concarneau

Cette « ville d’Art de d’Histoire » est aussi le 7ème port de pêche français. Les visiteurs aiment arpenter les ruelles de sa ville close. C’est l’un de sites les plus fréquentés de Bretagne. À juste titre. Protégé par d’épais remparts de granit, cet îlot relié à la terre par deux ponts de pierres, abrite de splendide demeures anciennes et beaucoup de magasins typiques de la région. En haute saison, s’y presse une foule bigarrée qui ajoute au charme de cette ville sur l’eau.

À Concarneau, on visitera le Marinarium le plus ancien du monde à proposer une découverte de la biologie marine.
Pour terminer, la vente à la criée de Concarneau est bien sûr un incontournable !

Des tables exceptionnelles

Les « étoilés » sont légion en terre bretonne. Pas moins de 8 tables proposent une cuisine délicate, iodée, inventive. Restaurant Patrick Jeffroy** à Carantec, l’Auberge des Glazicks** à Plomodiern, l’Armen* à Brest, Le M* à Brest, Le Moulin du Rosmadec à Pont-Aven, Le Brittany* à Roscoff, L’Ambroisie* à Quimper, L’Ar Men Du* à Névez. Nous avons testé l’Ar Men Du*. De la salle, vue panoramique face mer qui domine l’océan du haut des falaises. Service impeccable sans être guindé et une cuisine très iodée (mais pas que !) pilotée par Patrick Le Guen et son fils Jean Marie.

Leur passion de la cuisine est présente dans la moindre bouchée de chacun de leurs plats. Côté poisson : barbue de petit bateau ou grosses langoustine en robe de Nori, un tartare de bar tranché minute, agape de poissons marinés à l’instant. Côté viande : ris de veau doré, pigeon au thé vert, « black Angus » aux raisins confits. Pour les desserts : fraises du pays en infusion florale et son croustillant de crêpes dentelles… Une cave de 300 vins pour arroser tout cela…
Plus d’infos sur les hébergements et les tables de luxe : www.finisteredexception.com

Finistère, plat de l'Ar Men Du… à tester. Forcément !

Dégustations d’huître Belon

À Kerduc, sur la commune de Nevez, dans un endroit absolument insoupçonnable, se cache la petite maison de dégustation des établissements Ostréicoles de Laurent Publier. Terrasse chauffée, vue imprenable du l’embouchure de l’aven, une petite cabane dérobée idéale pour une dégustation de Belon, de Creuses de Bretagne un plateau de fruits de mer (selon arrivage) et des desserts maison… Topissime. La Bretagne secrète et délicieuse que l’on aime !

Finistère : en toute discrétion, ce petit lieu de dégustation est l'un des trésors cachés du Finistère.

 

 


Informations pratiques : 

Agence de développement touristique, 4, rue du 19 mars 1962 à Quimper 29018 cedex.
Tél. 02 98 76 24 77 – contact@finisteretourisme.com www.finisteretourisme.com

Aller dans le Finistère

En avion
240 liaisons hebdomadaires vers la Bretagne opérées par Air France et HOP dans 5 aéroports locaux : Brest (3 vols quotidiens), Lorient, Quimper, Rennes et Lannion.
Nous remercions l’Office de Tourisme, les attachées de presse et l’ADP pour leur soutien dans la réalisation de ce reportage. @parisaeroport @aeroportdeparis

En voiture : voie express gratuites

En train : liaison TGV en provenance de Paris, Lyon,Lille www.voyages-sncf.com

En bateau
Brittany Ferries : liaisons vers Plymouth et Cork au dépoart de Roscoff www.brittany-ferries.fr

Roscoff
Déjeuner à Roscoff
Les Alizées. D’extérieur, le restaurant ne paie pas de mine mais la fraîcheur du céleri au tourteau frais, le Farz de lieu jaune et le délice de fraises aux agrumes pour 21 euros devraient vous attirer par là ! Joli restaurant, belle vue et service impeccable.

La maison des Johnnies
48, rue Brizeux – Tél. 02 98 61 25 48 – maisondesjohnnies@wanadoo.fr

Acheter des oignons Rose de Roscoff à Paris
91 rue de Cambronne – 75015 Paris, environ 6€ la tresse d’1 kg (comparé aux 12 voire 15 € des épiceries fines).

Navette pour Batz : Traversée régulière (15mn) tous les jours de l’année depuis le vieux port de Roscoff.

Taxi sur Batz (Fabrice) : Tax’ile 06 09 45 23 64 –www.taxi-ile-de-batz.fr

Visite du phare de Batz : Tél. 02 98 61 77 76

Finistère. Vue depuis le phare de l'ïle de Batz.

Jardin Georges Delaselle : Tél. 02 98 61 75 65

Hôtel sur l’île de Batz : Les herbes folles (Hôtel Restaurant), Le Bigorneau Langoureux (Bar – bar à vin), ouvert toute l’année.
Le débarcadère – 29253 Ile de Batz
Tél. 02 98 61 78 28 – www.hotel-iledebatz.com

Douarnenez
Le port-Musée, place del’Enfer 29100 Douarnenez
www.port-musee.org – port.musee@mairie-douarnenez.fr

L’Île Tristan
Horaires de passage : www.conservatoire-du-littoral.fr
Services Environnement et espaces naturels de l’Île Tristan : Thierry Chauvin, Tél. 02 98 74 46 38 – Thierry.chauvin@mairie-douarnenez.fr

Biscuiterie de Douarnenez
93, avenue de la Gare, 29100 Douarnenez Treboul Tél. 02 98 74 39 44
www.biscuiterie-dournenez.cm

Conserverie Artisanale et familiale de Douarnenez
32, rue Jean Kervolan
Parc d’activité Lannugat NORD ESPACES 2900 Douarnenez Tel. 02 98 70 54 44
www.kerbriant.fr

Voile Horizons : Sortie découverte, croisière, stages en voiliers. À l’heure, la journée, la demi-journée.

Réservations et tarifs sur : www.voilehorizons.com

ConcarneauFinistère. La vie tranquille au fil des marées dans les fleuves côtiers (abers) de la Bretagne.www.tourismeconcarneau.fr

Déjeuner/Dîner
Entre Pont Aven et Concarneau, sur la presqu’île de Raguenez (face à l’archipel des Glénans), l’Ar Men Du.
47, rue des Îles, Ragunez Plage, 29920 Nevez – Tél. 02 98 06 84 22 contact@men-du.com – www.men-du.com

Dégustations d’huîtres et plateaux de fruits de mer
Établissements Laurent Publier
Port de Kerduc en Nevez (Prendre à droite à 150m avant le port)
Tél. 02 98 06 62 60 – Cell. 06 82 90 99 09