mardi 4 août 2026

Bagnole de l’Orne : nouveau refuge green proche de Paris

On profite de la forêt des Andaines qui enlace Bagnoles de l’Orne pour partir, accompagnés d’un expert, ramasser cèpes, chanterelles et trompettes de la mort qui bordent les chemins creux…

LA FORÊT RÊVE…

On se laisse guider, on découvre en s’amusant, on s’imprègne de cette nature à l’âme tendre qui a enfilé son long manteau de cuivre aux reflets d’or. On s’enivre des terpènes naturels secrétés par les arbres, on enlace comme le veut le rituel millénaire, Hippolyte le doyen des chênes. On croise en chemin des arbres remarquables, on se ressource en puisant dans leur énergie. Près de trois heures plus tard, il est temps de retrouver notre élégant refuge, le Manoir du Lys, un ancien relais de chasse blotti dans la forêt où le maître des lieux, Franck Quinton, sert une cuisine simple et réjouissante.

Après un apéritif animé pour reconnaître les différentes espèces recueillies, on déguste la fameuse tartine ou le macaron de champignons des bois, sorbet trompette de notre chef étoilé.


INFOS PRATIQUES LA VIE EST BELLE VOYAGES BAGNOLE DE L’ORNE

Bagnoles de l’Orne, 1ère destination française labellisée Green Destinations :

www.bagnolesdelorne.com

Week-end Champignons pour 2 personnes : à partir de 640 €

Du 6 octobre au 6 novembre 2023

Sortie en forêt samedi après-midi, apéritif, dîner menu dégustation, nuit au Manoir du Lys,

petit-déjeuner et déjeuner

Plus d’infos encore : manoir-du-lys.fr

 

 

 

L’aventure à Tignes 2384 m

A Tignes, dormir à 2 384 m d’altitude au cœur du Parc national de la Vanoise, ça se mérite ! L’expédition débute par une randonnée d’une heure à raquettes ou à peaux de phoque. À l’arrivée, les aventuriers d’un soir découvrent le Wild Nest, dôme translucide de 35 m² posé aux abords du lac gelé du Chardonnet pour un dîner savoyard et une nuit magique sous la Voie lactée. On n’en oublie pas le confort : couette douillette en plumes de canard, poêle à bois, éclairage à la bougie et batteries alimentées par des panneaux solaires.
En savoir plus sur la région Savoie Mont-Blanc : www.savoie-mont-blanc.com
Tarif : À partir de 750 €/nuit pour 2 pers. en demi-pension evolution2.com/tignes/wild-nest-hebergement-insolite-montee-autonome

Légendaires lumières de l’hiver en Finistère

À un rien du solstice d’hiver, autrement dit du jour le plus court de l’année, je vous invite à profiter des lumières du Finistère. A l’extrême Ouest, au Nord et au Sud, le Finistère ferme la France et ouvre sur l’aventure. Au départ de Plougonvelin, juste à côté du Conquet jusqu’à la Baie de Morlaix en passant par l’île de Batz, ce sont quelques-uns des 1200 kilomètres de plages, criques, falaises que nous allons sillonner ensemble !

La Pointe de Corsen, « the westy Point » est le point le plus à l’ouest de la France continentale. Au large, on voit passer les grands dauphins et autres cétacés. À la même latitude, 3510 kilomètres droit devant, c’est St-John à Terre-Neuve au Canada, destination privilégiée des immenses campagnes de pêche à la morue, armées, dès le milieu du 16è siècle, au départ de Morlaix, Saint Pol de Léon et Roscoff. De cette période faste pour les armateurs, productrice d’emplois pour les marins et les matelots, l’inconscient collectif retient le Finistère comme un pays de vent et de vagues. Un pays de pluie avec bottes et cirés. Un pays de tempêtes et de cieux cendrés. Un pays où domineraient le gris du granit des maisons et celui des nuages. Quelle erreur ! Le Finistère est lumière, le Finistère est couleurs…

mer vers l'ile Vierge

Vers l’île Vierge. ©Judith Lossmann

Au lever du soleil, la lumière réveille les murs anciens d’un orange sacré

Léger mais bien réel décalage horaire oblige, près d’une heure de jour sépare Nice de Brest… À huit heure du matin, il fait encore noir en décembre à Plougonvelin, à l’extrême limite, à la pointe de l’Europe. A l’horizon, le soleil naissant teinte les nuages de rose et d’orangé. La lumière crée des ombres longues et lance ses étincelantes flèches sur les murailles de l’ancienne abbaye bénédictine du Conquet et les hauts murs du phare Saint Mathieu. Ce damier lumineux de noir et d’orange vif redonne vie aux espaces entre les arches gothiques de l’une et les rondeurs protectrices de l’autre. L’abbaye fut pillée, désossée, dépourvue de sa toiture. Heureusement, quelques bonnes âmes réussirent à sauver les murs !

Le phare Saint-Mathieu lui, bénéficie d’une architecture épurée, un fût blanc et lisse terminé par une corniche peinte en rouge. Cent-soixante-trois marches pour atteindre sa balustrade en pierre et se régaler les yeux de l’un des plus somptueux panoramas qui soit. Une étendue entre la Pointe de l’Île d’Ouessant, la Chaussée des Pierres Noires et l’Archipel de Molène. Construit en 1835, on le visite avec un jeune guide au bonnet rouge. Un gaillard moyen format au bagou grand format. Il narre comme personne l’histoire du phare et celle de son gardien. Il convainc en un instant qu’il était préférable d’être gardien au paradis qu’en enfer ou au purgatoire. Une façon de parler des îles Finistériennes selon leur degré d’hostilité ! Il termine son grand oral par la citation d’un poème de Michelet après avoir expliqué plouc, baragouin, – pain et vin en breton, – et baragouiner ! Ce que précisément il ne fait pas, tant son récit est captivant. Chaque phare possède son code lumineux personnel. Celui de St Mathieu pulse à un éclat blanc toutes les quinze secondes. Il répond à celui de Kermorvan, créant ainsi dans la nuit un passage protégé entre les roches affleurant dans cette mer d’Iroise au tempérament très déchainé.

phare kermorvan

Le phare carré de Kermorvan en Finistère. ©Judith Lossmann

Dans la matinée, les lumières effilochent les bleus et les blancs

Balade à pied dans le village du Conquet. Une petite merveille celtique, des boutiques attirantes, une crêperie d’exception, un Gimber jus de pomme devant la cheminée de la Vinotière et des envies de faire un stop prolongé dans cette jolie maison d’hôtes pleine de charme au cœur du bourg. Plus loin, sur la falaise et sous le bleu éclatant du ciel ponctué de laiteux et lumineux nuages évanescents (Ah ! Ce Finistère jamais comme on l’attend), dominent le granit des roches alentours, les pierres du petit chemin des gardiens de phare, et au bout du bout, planté comme un roc au-dessus du ressac, le phare de la presqu’île de Kermorvan. Gris et blanc, carré, fort, capable de résister à des vagues de vingt mètres, Kermorvan est une ode à la résistance, un poème jeté à la rudesse des éléments. On grimpe quelques soixante-dix-sept marches pour, de là-haut, posséder une vue éblouissante sur les îles, le rail d’Ouessant. Au fond du ciel, en ce milieu de matinée, le soleil peine à se lever complètement et une dominante rouge, orangé réenchante les lieux.

L’après-midi, la lumière peint les vagues

Remontons la côte pour l’embarcadère de Castel Ac’h à Plougueneau, direction l’île Vierge, avec son ancien phare, devenu l’un des gîtes le plus réservés de Bretagne et le nouveau phare, le plus haut du monde. Certes, trois-cent-soixante-cinq marches mais, au sommet, un panorama sur tous les Abers ! L’ancien phare se visite aussi. Devenu depuis le printemps 2021 un éco-gite d’exception, il se réserve un an à l’avance mais, parole d’experte, deux ou trois nuits ici, vous change une femme/un homme pour la vie. Question couleurs nous sommes gâtés. Tout n’est que nuance de bleu, rose, vert. En cet fin d’après-midi, le couchant sort déjà ses palettes et arrose les cieux de ses poudres colorées.

Meneham, corps des gardes

Corps de garde des douaniers côtiers à Meneham. ©Judith Lossmann

Le crépuscule, la lumière s’estompe et naît le bleu gris de Meneham à Kerlouan

Tours de roues (de voiture ou de vélo) après tours de roues, rapprochons-nous du pays Pagan, de quelques douces falaises herbues, celle de la Côte des Légendes, ponctuées d’un chemin des douaniers. Les premiers du Finistère, là où l’espace entre la France et l’Angleterre était le plus étroit. L’histoire explique que le nom vient de cet endroit en mer d’Iroise où avaient lieu les plus étonnants naufrages et où étaient censées advenir les plus grandes batailles. Ces batailles, grâce au poste de guet caché entre deux énormes roches, n’ont jamais eu lieu. En revanche, des légendes de farfadets, de fées, de petit peuple et autres Korrigans pourraient bien être nées là, tant l’ambiance crépusculaire, les phénoménaux rochers ronds et le calme sont des éléments propices à toutes les rencontres… Est-ce pour cette raison que le village de Meneham, littéralement le hameau sur le mont, fut définitivement abandonné par son dernier habitant fin des années 1990 ? Je ne saurais vous le dire. Le site, lui, existe toujours. Il présente de bien jolies maisons d’antan devenues ateliers d’artistes d’aujourd’hui. Un marché permanent de l’art et de l’artisanat s’y tient tous les week-ends. Et pendant les fêtes de fin d’année, un « feu permanent » se partagera entre tous au fil d’un relais. Alors, si vous vous sentez l’âme d’un veilleur de feu, c’est l’occasion. Meneham c’est aussi le souvenir, celui de la récolte du goémon, de la fabrication de la teinture d’iode. Toute une filière historique qui nourrira des centaines de familles des décennies durant.

La mer sous la lune à Brigognan

La mer s’est éloignée, la lune éclaire une scène comme en plein jour. ©Judith Lossmann

La nuit, lumière spectrale à Brigognan

Arrivée de nuit dans une chambre avec vue mer, je ne sens de la mer que sa présence immédiate et son reflux, là, à dix mètres. Le vent souffle et s’engouffre dans les deux fenêtres ouvertes de la chambre. C’est l’heure de dîner. Un dîner dans la tradition créée par Marie, propriétaire et âme de lieux, à base de produits hyper locaux dans le respect des animaux, de la nature et du « durable ». Les saveurs sont au rendez-vous.
De retour dans la chambre, je cherche la mer. Elle a disparu. Avec elle le bruit des vagues et le vent. Tout cela s’est éteint. Plus un bruit. Toute vie semble s’être volatilisée le temps d’une marée. La mer devenue invisible, a découvert une plage, des cailloux, des roches, tout un relief. On y voit comme en plein jour ou presque. Sous la pleine lune de ce début décembre, c’est un voyage sur une autre planète que Dame Nature nous offre.

Autre jour, autre matin, la lumière de l’or à Roscoff

Dix heures. Le soleil rase les toits et les bateaux à fond de cale. Sur le sable illuminé d’or courent des crabes assaillis de lumière, prêts à s’enfoncer dans la première cachette venue. Sur la longue passerelle d’embarquement, les ombres allongées s’étendent jusqu’à la surface de l’eau en contre-bas. Cap sur l’île de Batz. Ce matin-là, les voyageurs et les îliens se pressent dans la morsure du vent. Il fait froid mais beau. Le ciel d’un blanc bleuté étincelant invite à une longue promenade entre port et plage sur l’île. En temps normal on visite son jardin exotique, fermé aujourd’hui, mais qui vaut le détour m’a-t-on dit tant tout pousse ici, même les espèces des pays chauds. Allez comprendre ? À coup sûr, il y a de la magie en terres finistériennes.

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L’or du lever de soleil à RToscoff. ©Judith Lossmann

Au bleu, à l’or, au blanc, au rose, à l’orangé, au gris spectaculaire, j’ajoute le vert

Vert comme la campagne finistérienne. Riche, grasse, humide, parfumée par les vents salés, elle nourrit un bétail et fournit un lait autour d’une filière de plus en plus préservée, exigeante et capable de proposer aux consommateurs des produits de qualité. La Bretagne, le Finistère, pionniers de la permaculture et des productions raisonnées donnent naissance ces dernières années à des projets et réalisations d’exception. Citons Grain de Sail, un chocolatier créateur à Morlaix dont le chocolat arrive sur nos côtes en voilier cargo transatlantique. Yoann Couéry de Graine de Breton, spécialiste de l’orgé, du sobatcha. Les algues. Les sablés de la Maison Le Goff. La liste serait trop longue. Ce sera l’objet d’un autre article. Il est encourageant et fondamental de savoir que de plus en plus d’hôtels et de restaurants sont « locavores ». Les Chefs proposent des cartes variées et succulentes avec uniquement des ressources locales. Maximum trente-cinq kilomètres pour Nicolas Carro à Carantec ou Anne Robart de l’hôtel de la Mer à Brigognan, une militante écolo (tout à fait fréquentable je vous rassure) qui prouve que l’on peut gérer un tel établissement avec des valeurs écologistes et renouvelables.

Tournant le dos à l’océan, lumières d’automne indien à Morlaix

Arrêt demandé dans la belle cité de Carantec. De sublimes maisons de granit jouxtent d’autres très belles maisons de granit. Ambiance bretonne par excellence et façades de villas dignes de certains contes de fées. Le bourg est chic et discret. Il s’étale en pleine baie de Morlaix avec en point d’orgue le restaurant de Nicolas Carro. Un jeune chef très expérimenté. On s’éprend en deux bouchées de sa cuisine raffinée et distrayante aux saveurs d’ailleurs. Un mélange signature fort agréable. Lui aussi, comme tous les maîtres des fourneaux conscients de l’état de la planète, conditionne son travail avec des valeurs portant pour noms : locavore, durable, protection, bien-être animal, revalorisation, créativité. Il est de ces jeunes qui refont le monde avec le bon de l’ancien et le meilleur du futur à venir. On repart de son restaurant avec une boîte d’écorce de bois remplie d’un nouveau trésor : des semences paysannes dans un substrat de déchets alimentaires. Une démarche qui permet au restaurant et à l’hôtel de recycler 90% des rebuts. Belle victoire !

arbre blanc, baie de Morlaix

Arbre blanc en baie de Morlaix. ©Judith Lossmann

L’heure du train, celle du départ, sublimée par la Corniche de Morlaix

Hélas, pas forcément la meilleure heure de ce voyage en Finistère. Je ne suis pas encore partie que me manquent déjà les lumières de ce département. Heureusement, il faut rentrer dans Morlaix et, partant de Carantec, longer la Corniche éponyme. Un luxe. Une volupté. Une téléportation. Je cligne des yeux et à 15h30 je me retrouve dans les lumières du Canada en plein été indien. À droite une forêt. À gauche la baie, la mer, la rivière de Morlaix, en forme de lac large et bleu dont les eaux profondes reflètent les feuillus tout de roux, rouge et brun vêtus. Un décor de carte postale, où pourrait peut-être se cacher un animal mythique, une baleine, un cachalot, un serpent de mer. Que sais-je ?  (réponse dans un article à suivre).
Le slogan dit : Le Finistère, là où tout commence. » J’ajoute… là où tout est couleurs même en hiver. Il est grand temps de visiter et de découvrir le Finistère en hiver. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES FINISTRE

 

LIENS UTILES

Toutcommenceenfinistere.com

Cinq itinéraires lumière en Finistère
– Plein phare sur l’Iroise et les Abers
– Magie des lumières de la baie de Morlaix à Landerneau
– Secret de lumières, de Crozon vers le pays Bigouden
– Jeux de lumières de l’Odet à la Laïta.
– Lumières légendaires, les Monts d’Arrée et les Montagnes Noires

AVANT DE PARTIRLE ROUTARD FINISTÈRE

Lire Le Routard Baie de Morlaix, édition Hachette. 4,90€. ISBN. 30100000754479

 

 

 

ACTIVITÉS

  • Guide Iroise, Escales Maritimes – Franck Gicquiaud. Tel. 0699413925 – contact@escales-maritimes.com -www.escales-maritimes.com
  • Phare Kermorvan : Route de la presqu’île de Kermorvan – Le Conquet – Tél. : 06 86 31 03 47 – phare.kermorvan@ccpi.bzh
  • Phares de l’île Vierge : Aujourd’hui, le phare se visite entre avril et octobre. On y accède par bateau ou à pied (mais uniquement lors des grandes marées). Pour tout renseignement ou pour une réservation contactez les Vedettes des Abers au : 02 98 04 74 94 ou à la billetterie située sur le Port de l’Aber Wrac’h.
  • Musée Mémoires 39-45 : www.museememoires39-45.fr
  • Mémoriel national des marins morts pour la France (le plus ancien cénotaphe de France). Visite gratuite de ce site implanté sur des falaises de 20m de haut. Impossible de louper la stèle du « souvenir français » de 17m de haut.

 

DORMIR EN FINISTÈRE

Hostellerie de la Pointe Saint Mathieu à Plougonvelin – 7 Pl. Saint-Tanguy, 29217 Plougonvelin – TEL. 02 98 89 00 19 – https://www.pointe-saint-mathieu.com/
Hôtel de la Mer à Brigognan – Côte des Légendes, Prom. des Chardons Bleus, 29890 Plounéour-Brignogan-plages – Tel. 02 98 43 18 47 – https://www.hoteldelamer.bzh/fr/

Chambres d’hôtes Le Conquet – La Vinotière, salon de thé, boutiques et chambres. info@lavinotiere.fr

Eco-lodge au le phare de l’ile Vierge – https://www.abers-tourisme.com/se-loger/hebergements-insolites/la-maison-des-gardiens-de-phare-ecogite-dexception-55197

MANGER EN FINISTÈRE

Crêperie La Route des Phares à Plougerneau

SHOPPING

L’îlette au Conquet. www.lilette.fr

 

 

LES MOTS DU COIN

Aber (synonyme espagnol : ria et scandinaves : Fjord) : entrée de la mer dans la terre. Avec un mouvement de marée net.

Les promesses de l’Aude. La preuve par 9 !

Ce matin, sublime mer de nuages dans les cieux de l’Aude ! On se croirait à San Francisco. Quand le soleil perce ce fog narbonnais, quand la lumière donne des reflets aux reliefs se dessinent alors la douceur des courbes des étangs, l’horizon des montagnes, les déclinaisons des vignes, les chemins serpentants. Un panorama à 180° tout entier de nature. Nature comme nature, nature comme authentique. Ainsi pourrait-on rapidement résumer l’Aude. Un département aux confins de la Méditerranée. À un bout, le 06, les Alpes Maritimes, la Côte d’Azur. À l’autre bout, le 11, l’Aude, la Côte du Midi*. Pour parler de ce territoire aux multiples facettes, il faudrait un thésaurus. Concentrons-nous sur ces promesses à découvrir d’urgence**. La preuve par 9.

1 – Le Somail

Ancien important port de commerce et de voyageurs, Le Somail est désormais un très joli port de plaisance d’où l’on part en randonnée. Un beau village typique doté de nombreux bâtiments. Un ancien domaine vigneron devenu l’office du tourisme où l’on visionne, avec l’inénarrable Madame Cradock, les étapes de la construction du canal du Midi. Une librairie ancienne (cf. ci-dessus), une Glacière pour conserver de la fraîcheur jusqu’à la fin de l’été, une chapelle, un pont en dos d’âne, la plaque Jefferson, oui, oui, le 3eme président des États-Unis, seulement ambassadeur en 1787, l’ancienne auberge devenue maison d’hôtes, la Maison du Garde canal et la Noria où l’on attachait un animal qui tournait en rond. Sans oublie, face à la librairie cette amusante et pratique épicerie dans une pénichette à quai.

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La « fameuse » librairie de Somail. ©Judith Lossmann

2 – L’antre de mots

La librairie ancienne de Somail, baptisée Le Trouve Tout du Livre installée dans ce petit port du Canal du Midi, est une étape IN-CON-TOUR-NABLE. Que l’on aime les livres ou pas ! La superficie de l’espace, son aménagement et ses colonnes de livres grimpant aux firmaments des introuvables ou des « dépassés de mode » vaut le coup d’œil. Une anthologie. Ni plus ni moins. Rangée, numérotée, classée par thèmes, par auteurs, par genre, cette librairie dirigée par Nelly Gourges est unique en son genre ! Il faut la visiter. Je vous lance un défi : repartir les mains vides face à une offre de 70.000 livres !

3 – Le Canal du Midi, la Robine, le canal de Jonction

Ce grand ouvrage, inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis le 7 décembre 1996, reliant Toulouse à la Méditerranée doit son existence à Pierre-Paul Riquet, un génial entrepreneur. Deux cent quarante kilomètres de voies navigables limitées à huit km/h afin de protéger les berges des remous ; trois cents ouvrages, ponts, écluses, tunnels, aqueducs composent cette extraordinaire réalisation de génie civil. Il ouvre lors de son inauguration, le 24 mai 1681, la voie à la révolution industrielle.
On le découvre en bateau de plaisance, à vélo, à pied. Ses rives douces, boisées, herbues avec un petit chemin de halage se prêtent à toutes les explorations. On navigue deux heures, deux jours, deux semaines au fil de l’eau passant d’écluses en écluses. À chaque arrêt, des visites, des découvertes sans cesse renouvelées avant de repartir apaisé par les images des pins parasols reflétés par l’eau plane et le silence embelli par les chants d’oiseaux.
Plus envie de rouler que de flotter ? À vous les balades le long du canal, en pays minervois avec un guide nature, des dégustations chez des viticulteurs, trufficulteurs et restaurateurs du « coin ». Et là, promis, vous atteindrez de belles vitesses avec des vélos ou des trottinettes électriques tout terrain. Ne tombez pas dans le canal ! Quoi que…

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Découvrir la saveur des Lucques vertes ou noires du Lanquedoc. ©judith Lossmann

4 – Le Mas d’Antonin

Éléna Anton-Marty, rayonnante, solaire parce qu’alignée avec ses passions (je n’ai aucun doute là-dessus) aime les arbres, les cabanes dans les arbres, les arbres fruitiers, les chiens, les truffes, le cavage, les vieux vergers qu’elle rénove ! De là au mas d’Antonin, transformé en gîte classé, de la production d’huiles d’olive (Lucques et Olivière) aux ateliers truffe avec cavage s’il vous plaît, il y avait des milliers d’heures de travail. Une frontière aisément franchie par cette « enflammée » qui revient sur les Terres de son arrière-grand-père Antonin dans le village de ses jours d’enfance. Aujourd’hui, le mas d’Antonin c’est… c’est quoi au juste ? Une oliveraie, une truffière, un gîte… Un lieu de partage chaleureux et gourmand. On peut selon l’humeur s’y reposer, cuisiner, apprendre, déguster des huiles « maison ». Quoi que l’on choisisse on en sort plus riche qu’en arrivant.

5 – Du fruit à l’huile : l’odyssée de l’huile d’olive à l’Oulibo

Au travers de cette odyssée, une visite guidée et un parcours ludique à travers les oliviers, vous apprendrez tout sur les olives de tables et la production traditionnelle de l’huile d’olive. Quel usage pour des bouteilles en verre clair ou verre foncé ? Avec quelle catégorie d’aliments les huiles se marient-elles le mieux. Ce qu’est un Catador. Comment ce moulin coopératif a évolué, passant de 4 à 850 producteurs depuis 1942. Quelles variétés la Coopérative l’Oulibo labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant (2017) utilise-t-elle pour ses olives de table (ses olives « confisées ») et ses huiles d’olive.
Le moulin de l’Oulibo presse de 500 à 800 tonnes d’olives selon les années. Elles produisent de 75.000 à 120.000 litres d’huile d’olive. Un véritable nectar 100% pur jus de fruit, sans conservateur, ni additif, garanti « origine France », « vierge extra » et « extrait à froid » qui se retrouve sur les plus belles tables de France : Robuchon, Goujon, Bocuse ou encore Ducasse. N’oubliez pas de passer par la boutique, histoire de rapporter vos saveurs de vacances chez vous.

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L’abbaye de Fontfroide sous la pleine lune d’octobre. ©Judith Lossmann

6 – L’abbaye de Fontfroide

Abbaye cistercienne, elle relève de l’Ordre de Saint Benoît, plus connu sous l’ordre des Bénédictins dont Bernard de Clairvaux est le maître spirituel. L’histoire de ces bâtiments commence en 1093, c’est dire si les visites guidées qui en révèlent les étapes et les secrets sont indispensables. Cependant, une visite libre est possible. Guidée ou pas, l’Abbaye de Fontfroide offre toute sa richesse architecturale, culturelle, monastique. On chuchote dans le cloître, on s’extasie dans la Cour d’Honneur, on ralentit le pas dans les Jardins à l’italienne, on se recueille dans la Nef, on inhale l’odeur douce de la Roseraie…
Aujourd’hui, l’abbaye de Fontfroide est membre de la Charte des abbayes et sites cisterciens d’Europe. Elle est actuellement un monument privé détenu par les descendants de Gustave Fayet, lequel restaura en son temps ce monument prestigieux et sut l’élever au rang d’écrin de la création artistique.

7 – Narbonne, la visite théâtralisée

La Basilique Saint Paul. Les maisons de style Renaissance. Les Halles. Les vestiges de la Via Domitia. Le cloître. La cathédrale Saint Just et Saint Pasteur. Le Jardin des Archevêques, et tant d’autres. Narbonne est riche d’un beau patrimoine. Animée par une troupe de comédiens, – excellents et à fond dans le jeu du « temps »,- la visite théâtralisée du cœur de la ville est très plaisante à suivre.

8 – Narbo Via, le tout jeune musée de l’Antiquité

Né au printemps 2021, ce bijou d’architecture contemporaine signé Foster + Partners est la voie royale, heu pardon Romaine… pour comprendre l’importance de Narbonne, Narbo Martius, pendant l’Antiquité. Dès le hall d’entrée, on en prend plein les yeux avec la galerie lapidaire de 70 mètres de long qui aligne sur 20 mètres de hauteur quelque 720 pièces essentiellement venues des monuments funéraires.

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Détail d’un sarcophage au Musée Narbo Via. ©Judith Lossmann

Cet alignement de pierres calcaires sculptées de visages humains, d’animaux, de gorgones, d’amours et de faunes est tout simplement exceptionnel. Il donne à voir ce qui était important à l’époque, il y a 2000 ans, et finalement, l’on se dit que rien n’a changé même si tout semble différent. Toute la visite est orientée sur un mode chrono thématique. On part de 118 av. J. C. pour parvenir jusqu’en 462 quand Narbonne passe sous domination Wisigoths.

9 – Château Capitoul et son village de villas luxe

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La piscine privée de la villa privée du Village Chateau Capitoul. ©Judith Lossmann

La majestueuse silhouette de Château Capitoul domine depuis des siècles un paisible lagon méditerranéen. Au choix, l’on dort dans les chambres du château, version classique et luxe. Ou l’on préfère s’approprier, le temps d’un séjour, l’une des 44 villas contemporaines privées à la décoration raffinée avec piscine, jacuzzi et jardin.
Le village de villas, tout récent, grimpe le long d’une colline dans un entrelacs de chemins gravillonnés, de volées de marches et de végétation en devenir. Une piscine à débordement chauffée incite aux plaisirs du bain. Un SPA et un country club à l’ambiance décontracté complètent l’ensemble.
Ma préférence va à la vue somptueuse sur le lagon, depuis la piscine privée de la 25B. Sous le soleil ou sous la pleine lune, on plonge dans la contemplation de la beauté de la nature. Des dizaines d’hectares de paysages sauvages comme le Languedoc en a le secret, s’offrent au regard.

Si j’avais eu la place, je vous aurais parlé de l’Aude pays cathare. De l’Aude des plages. Du parc naturel Régional de la Narbonnaise. De Gruissan, Port-La-Nouvelle, Sigean. Des vignobles de Corbières, Fitou et du Minervois. De la gastronomie, les truffes, l’huile d’olive, les huîtres, les vinaigres de Granhota, le sel, la bière. Des cabanes à huîtres, des sports de montagne, d’eaux vives… Bon, Ok. OK. OK ! Stop, on a compris, on y va dans l’Aude, un concentré de Méditerranée composé de milles et une merveilles. Judith Lossmann

 


*La Côte du Midi : La marque commerciale touristique Grand Narbonne Méditerranée est abandonnée et devient, après que 20.000 habitants se sont exprimés pour désigner leur territoire, La Côte du Midi ! Pour Jacques Séguéla c’était une évidence ! La destination touristique couvre le littoral de l’Aude, entre Montpellier, Carcassonne et Perpignan. De Saint-Pierre-la-Mer à Port-Leucate en passant par Narbonne, Ville d’Art et d’Histoire, et le canal du Midi, classé patrimoine mondial de l’Unesco.
** Vous l’avez compris la liste n’est pas exhaustive !


INFORMATIONS PRATIQUES AUDE

AVANT DE PARTIR
Petit futé, Côte du Midi – 4,95€

Y ALLER
SNCF Narbonne (depuis Paris, il faut compter 4h30 sans les retards habituels et quotidiens – Pour nous, aller + 30 minutes de retard, retour plus 2h10 !!!)
AVION (je conseille) Paris Orly pour Perpignan, (1h de vol).

Narbonne

Narbonne

SITES UTILES

  • Office du tourisme de la Côte du Midi – Tel. 04 68 481 481 – lesomail@cotedumidi.com
  • La Narbonnaise : www.visitelanarbonnaise.fr
  • Côte du Midi : www.cotedumidi.com
  • Aude Tourisme : www.audetourisme.com
  • Pays Cathares : www.payscathare.org

 

 

 

 

 

Aude- Balade fluviale sur le canal du Midi

Balade fluviale sur le canal du Midi. ©Judith Lossmann

Visite théatralisée de narbonne

Visite théâtralisée de Narbonne. ©Judith Lossmann

ACTIVITES

  • Le Trouve Tout du Livre. 8 All. de la Glacière, 11120 Saint-Nazaire-d’Aude – Tel. 04 68 46 21 64. Presque ouverte non-stop, vérifier sur leur site les quelques jours de fermeture annuelle.
  • Location vélos, trottinette électriques tous terrains – www.bigupcycling.com – Tel. 06 31 80 41 33 – 06 14 02 04 83 –
  • Le mas d’Antonin, 22 Rue Alfred Delpy, 11120 Argeliers – Tel. 06 14 28 11 42 – www.le-mas-d-antonin.com
  • L’abbaye de Fontfroide. Route Départementale 613, 11100 Narbonne – Tel. 04 68 45 11 08. www.fontfroide.com
  • Louer un bateau sans permis : Nicols.com
  • L’odyssée de l’huile d’olive : Coopérative Oléïcole L’OULIBO – Hameau de Cabezac – 11120 BIZE MINERVOIS – Tel. 04 68 41 88 84 – contact@loulibo.com – www.oulibo.com – E-shop : www.loulibo.com/shop

DORMIR DANS L’AUDE
Château Capitoul – Route de Gruissan – 11100 NarbonnE – Tel. + 33 (0) 4 48 22 07 24 – resa@chateaucapitoul.com – www.chateaucapitoul.com – Tarifs ici –

SHOPPING GASTRONOMIQUE

Vinaigre Granhota

L’atelier du vinaigre Granhota produit des produits des vinaigres à l’arôme gustative unique.

  • L’espadon, poissonnerie et fruits de mer – aux halles de Narbonne – www.l-espadon.fr – contact@l-espadon.fr – Tel. 0603462092
  • Laurent FAURE, vinaigrier – 16 rue Béranger – 11100 Coursan – Tel. 0632926220 – www.granhota.com

 

 

 

 

Voyages en groupe : pourquoi privilégier la location de voiture pour votre transport ?

Vous projetez un voyage en groupe et envisagez la location d’une voiture avec chauffeur pour assurer votre transport ? Que ce soit pour un voyage d’entreprise, un week-end d’intégration, une sortie scolaire, pour le tourisme ou une occasion particulière, la location d’une voiture pour transport de groupe offre de nombreux avantages auxquels vous ne pourrez prétendre avec les autres modes de transports en commun. 

Alors plutôt que de partir séparément à plusieurs voitures, vous aurez certainement plus à gagner en réservant simplement un car ou un bus avec chauffeur pour vous conduire tous ensembles en toute sérénité jusqu’à votre destination ! Découvrez ici quelques bénéfices liés à cette solution de transport.

Voyagez tous ensemble dans la convivialité et de manière écologique

Voyager en groupe dans un bus avec chauffeur, un minibus ou un van a l’avantage de la convivialité. Partager le même véhicule tout au long du trajet avec vos collaborateurs ou membres d’équipes pour vous rendre à un séminaire, un week-end d’intégration ou une sortie scolaire, génèrera une ambiance conviviale propice à la cohésion du groupe. Réserver un véhicule unique pour votre projet de voyage sera aussi l’occasion de créer et renforcer les liens entre les membres de votre équipe. 

Outre la convivialité, la location d’un bus ou la réservation d’un chauffeur VTC pour groupe a le mérite d’être plus écologique. En effet, embarquer tous ensemble dans le même véhicule permettra assurément de réduire votre empreinte carbone bien plus que si vous deviez faire rouler plusieurs véhicules sur le même trajet.

En bus, minibus, autocar ou avec un chauffeur privé : choisissez le type de véhicule idéal pour votre groupe

Un avantage majeur en louant un véhicule avec chauffeur pour votre voyage en groupe est de pouvoir choisir le type de voiture dans laquelle vous souhaitez voyager. Les services de location de voiture pour voyage de groupe répondent à vos besoins avec une différentes classes de véhicules modernes et spacieux en fonction de votre budget et de votre effectif.

Un groupe avec un effectif de douze personnes optera idéalement pour une location minibus 12 places pour leur transport. Bien sûr, des véhicules existent pour les groupes pouvant compter jusqu’à 500 personnes. Du van 5 places au car grand tourisme de 35 à 70 places, en passant par les minibus de 9, 10, 15, 20 à 25 places, vous trouverez forcément le véhicule de location adapté à votre groupe de toute taille.

Dans tous les cas, votre confort et votre sécurité sont garantis ! Des chauffeurs professionnels vous conduisent en toute sérénité jusqu’à votre destination et vous réservent un traitement et des soins spéciaux tout au long du voyage. Alors profitez d’un voyage entre amis pour tester ce nouveau service sur-mesure parfaitement adapté aux besoins des voyageurs en groupe. A bientôt sur la route des vacances ! 

Pourquoi partir sur le bassin d’Arcachon pour ses vacances ?

Délimité par 85 km de côtes et de dunes, le bassin d’Arcachon est situé à 50 km à l’ouest de la ville de Bordeaux dans les Landes de Gascogne. C’est un lieu parfait de nature, de pêche, d’ostréiculture et de navigation de plaisance. Pour vos vacances en famille ou entre amis, le bassin d’Arcachon demeure l’endroit idéal. Si vous en doutez toujours, voici quelques raisons pour lesquelles vous devez partir sur le bassin d’Arcachon pour passer vos vacances.

Découvrir de merveilleux logements

Vous désirez vous détendre avec votre famille ou vos amis. Au cas où vous effectuez un camping à Arcachon, vous y trouverez un large panel d’offre d’hébergement. En fonction de vos préférences, vous allez dénicher des hôtels, des locations de type Airbnb, des appartements ou studios à des tarifs abordables. Par ailleurs, afin d’éviter certains disconvenus, il est important d’effectuer au préalable une réservation. En outre, vous avez aussi la possibilité de loger autour du bassin d’Arcachon.

En effet, Cap Ferret demeure l’un des endroits les plus convoités du secteur. Vous y retrouverez un cadre charmant avec sa proximité à la plage du côté ouest et celle de la lagune du côté Est. Rassurez-vous, c’est un endroit très prisé par de nombreux visiteurs. Cependant, vous devez prévoir un budget considérable. Les hôtels se font assez rares, mais il existe assez de locations de types Airnb dont de très belles villas qui demeurent un bon choix pour loger en famille ou avec des amis.

Un climat agréable pour profiter pleinement de vos vacances

Pendant la période estivale, les températures à Arcachon oscillent entre 19 et 26° Celsius. Ces données sont idéales pour vous procurer un parfait confort thermique. Quoi de mieux pour vous vêtir de vos plus belles tenues d’été afin de pratiquer vos différentes activités de tourisme. Vous aurez toutefois l’occasion de fréquenter de belles plages avec des journées ensoleillées qui durent encore plus longtemps. Avec la complicité de la météo, vous êtes certains de passer de merveilleuses vacances avec vos proches sans être embarrassés par la chaleur.

Grimper au sommet de la Dune du Pilat

De ses 106.6 m² de haut et de 3 km de long, la Dune du Pilat est la plus haute dune de toute l’Europe. Avec ses millions de mètres cubes de sable, elle ne se visite pas seulement en été. En effet, quelle que soit la période de l’année, les couleurs et les balades restent incroyables. Au sommet de cette dune, vous disposez d’un panorama rarissime qui se dessine et vous fait découvrir les merveilles du bassin. Escaladez la pente à 30-40° afin de surmonter la forêt des Landes de Gascogne puis redescendez sur son côté ouest pour admirer la mer. Presque tous les ans en mouvement entre le sable, les marées, ainsi que le vent, la dune du Pilat possède la particularité d’avancer de 1 à 5 maximum.

Une belle promenade sur l’eau

Dans l’éventualité où vous visitez le bassin d’Arcachon, une balade en bateau demeure inévitable. Vous avez la possibilité de privatiser un véhicule flottant entre amis. Une multitude de choix s’offrent à vous en vue de vivre de merveilleuses périodes de repos. À l’aide de votre bateau loué, vous avez la possibilité de sillonner les villages ostréicoles de Lège-Cap Ferret et de faire une halte sur le Banc d’Arguin. Vous aurez aussi l’occasion de voir de plus près les cabanes tchanquées sur l’île aux oiseaux. Pour ceux qui aiment le sport, il est possible de regagner l’île aux oiseaux en kayak de mer. C’est l’une des meilleures alternatives pour observer de manière rapprochée les cabanes tchanquées.

Cauterets Pont d’Espagne

Pour atteindre les crêtes, les balades, les randos, tous les panoramas, et ils sont nombreux, tout commence par la gare des télécabines et/ou télésiège de Cauterets, à côte du parking. Quelle que soit votre direction, le site plonge les visiteurs dans un écrin de nature sauvage. Il est fréquent de rencontrer bouquetins et isards. Une faune, une flore riches et typiques bordent les chemins de randonnées agrémentés de tables d’interprétation pour comprendre le paysage. Le Lac de Gaube avec en fond Le Grand Vignemale (3298m) propose une halte pause-café ou pique-nique de toute beauté. Avec un peu de patience, dans le silence bien respecté de la plupart de visiteurs, on observe et entend quelque marmotte bien disposée. Il faut avoir l’œil. En repartant, il faut absolument rendre une visite humide à la cascade du Pont d’Espagne et cheminer le long du torrent vif et puissant. « Un vrai bon moment ».
Au retour dans la petite bourgade, on finit ce séjour détente par une balnéothérapie aux Bains du Rocher.
On aime le réseau WIFI privé accessible partout dans la station grâce au pocket wifi, disponible à l’OT à partir de 7 euros par jour pour connecter 10 appareils en très haut débit.
Office du Tourisme – Tel. 05 62 92 50 50 – https://www.cauterets.com/

Le Cirque de Gavarnie

On nous l’apprend à l’école, on croit le connaitre mais l’école ne remplacera jamais l’expérience. Gavarnie c’est majestueux, grandiose, stupéfiant ! Rongé par les glaces il y a 50 millions d’années, cette roche taillée « naturellement » en amphithéâtre élève ses parois à 1500m de haut sur 6 km de circonférence. Le plus étonnant, la symétrie créée par la nature. On la croirait dessinée par un architecte tatillon. Patrimoine mondial de l’Unesco, le Cirque de Gavarnie est le cœur emblématique du Parc national des Pyrénées et, si nos informations sont bonnes bientôt labélisé Grand Site de France.

En savoir plus : https://www.valleesdegavarnie.com/ete/ma-destination/gavarnie-gedre

Le Pic du Midi de Bigorre

Incontournable « grand site des Pyrénées », le Pic du Midi peut se laisser désirer. Le jour où nous y étions, nous ne voyions pas plus loin que le bout de notre nez. En conséquence de quoi, difficile de vous en parler. Au travers quelques rares trouées, on voit la sublimité de la chaine montagneuse à 2877 m. Sans la pollution, les éléments du relief, la montagne, les arbres, les roches semblent dessinés à la plume par un artiste de génie. Quoi qu’il en soit, monter et descendre du Pic du Midi via le téléphérique est déjà une expérience majestueuse. Qu’il fasse beau ou pas, le Pic du Midi, on le fait ! D’autant que là-haut, les espaces arrachés à la montagne s’étagent en larges terrasses. On peut y déjeuner, y diner et y dormir dans les « chambres cellules » des alpinistes de l’époque. ATTENTION : réservation au moins deux ans à l’avance. Si la météo vous contraint à rester à l’intérieur des murs, le Pic du Midi vous réserve d’autres surprises : un spectacle immersif qui relate sa construction. Épique ! Une géode qui s’ouvre sur le télescope de l’époque et quelques autres jolis étonnements.

En savoir plus : picdumidi.com

Un jour à Lourdes

Quelle étonnante ville ! Lourdes résonne avec vœux, Bernadette, procession, grotte, pèlerinage, sanctuaire, bougie, lumière. Lourdes est connue de tous les Chrétiens de la planète. Non ! Elle est connue de tous les croyants du monde. Non ! A la réflexion, elle est connue de tous. Après les confinements dus à la pandémie, Lourdes a rouvert ses portes et voilà arrivé son premier véritable printemps. Lourdes, interdite de visiteurs trop longtemps aux dires des touristes croisés durant ce reportage, revient plus indispensable que jamais.

Et que l’on croie en ce Dieu ou en autre ou en aucun, Lourdes impacte tous les promeneurs venus arpenter ses ruelles. Comme la météo dans ce coin des Pyrénées, gris puis éclatant d’un soleil chaud et humide avant de lâcher de rudes bordées de pluie, Lourde est contrastée.

Lourdes, c’est une ambiance, une mixité, un microcosme bigarré composé d’éléments disparates : les murs de granit gris, le château là-haut et son musée Pyrénéen, grand oublié des touristes (quel dommage !), l’imposant sanctuaire, la haute et belle basilique avec sa façade colorée, la verdure. Un microcosme avec des gens qui affichent des attitudes paradoxales. Certains sont comme électriques, sous tension… Le reflet sans doute des miracles attendus. D’autres sont généreux, charitables. On le voit via les sourires et les éclats de rire, ils ont toute confiance dans leurs prières.

Les soignants bénévoles de Lourdes.

Les soignants bénévoles de Lourdes. ©Judith Lossmann/3168

Il y a aussi les visages bienveillants des aidants, des soignantes et soignants de 10 à 99 ans…Parfois, ils sont plusieurs à entourer un brancard pour conduire une personne au sein du sanctuaire. Ils accompagnent aussi les handicapés dont les fauteuils, collés les uns aux autres, sont dirigés de main de maître par ces bénévoles reconnaissables à leur tenue, blouse blanche et foulard.

De jour comme de nuit, le Sanctuaire vit et bouge. On s’émerveille de tous ses trésors architecturaux et de son incroyable statuaire. La basilique St Pie X a été entièrement construite sous terre et accueille jusqu’à 25.000 personnes. La Basilique Notre Dame du Rosaire et ses mosaïques vénitiennes plongent dans une autre époque quiconque les regarde. La Grotte, quant à elle, voit ses files d’attente diminuer d’intensité seulement avec la nuit venue.

En pleine nuit justement, ce sont les bougies allumées par des milliers de mains qui flambent. Ces bougies n’ont le droit de s’éteindre qu’arrivées à la fin de leur mèche. Jusqu’à ce moment-là, elles seront rallumées aussi souvent que nécessaire, quel que soit le temps, le vent, la foudre par des feutiers, les seuls au monde ! (voir la vidéo) qui prennent très au sérieux la surveillance des flammes, lesquelles sont dans cette enceinte, toujours des voeux et des prières lancés aux cieux.

Et tous les soirs, c’est la procession aux flambeaux – souhaitée par Marie-, et les illuminations qui attirent des centaines de pèlerins dans les jardins du sanctuaire. Lourdes est l’un des rares endroits au monde où une telle réunion est possible. Dans le recueillement et la joie, dans les chants et dans un océan de lumière, ici on prie dans toutes les langues avec ferveur. Encore plus quand on porte la statue de Notre-Dame de Lourdes. Une expérience difficile à transcrire et qui foudroie de joie ceux qui la tentent. Il faut en faire soi-même l’expérience.

À l’entrée du sanctuaire, dans la grande salle baptisée Salle Robert Hossein, des milliers de gens frappent dans leurs mains et battent le rythme de la comédie musicale de tous les records « Bernadette de Lourdes ». Une fois encore, croyants ou pas, difficile de résister à l’émotion quand les voix pures et cristallines racontent l’histoire de cette gamine propulsée malgré elle dans les fourches caudines des manipulateurs de l’époque. Avec ce spectacle (sous-titré), on découvre la rigueur des faits et ce qu’il s’est vraiment passé.

Jusqu’au milieu de la nuit, les « marchands du temple » offrent aux badauds des milliers d’objets. De la plus insignifiante croix en plastique à (rarement) l’œuvre d’un artiste inspiré par la Grotte et par Bernadette, il y en a à tous les prix mais, le gros du marché est surtout consacré à des bondieuseries à deux balles et sans âme. Les vitrines et les étalages débordent de Vierges luminescentes, de bracelets en pierres pas précieuses, de gourdes à remplir à la fontaine bénie. Le tout « made in China » ! Pas vraiment l’esprit éclairé mais disons-le, les commerçants restent des commerçants et s’il reste un endroit où les voir à l’œuvre comme à l’époque du Christ, ce doit être ici.

Heureusement, quelques entreprises locales surfent sur ce marché des souvenirs en créant dans la tradition et dans l’esprit de Marie des médailles et des statues de qualité. (lire l’encadré Frappeur de Médailles à Lourdes).

LOURDES, HÔTEL DE L'UKRAINE-3216

Lourdes, autel de l’Ukraine. Comme un signe quelques mois avant. ©Judith Lossmann

Timbre collector Col du Tourmalet 2022

Timbre collector Col du Tourmalet 2022

Lourdes enfin est au centre d’une végétation incroyable, d’un site montagneux de toute beauté. À moins d’une heure du centre-ville, on s’immerge au milieu de la puissance des lieux. Grands sites des Pyrénées, certains comptent parmi les Grands Sites de France. Pic du Midi de Bigorre, Cirque de Gavarnie, Cauterets et le Pont d’Espagne, le Col du Tourmalet cher aux cyclistes (que la Poste honore avec un timbre à collectionner début juillet 2022)… autant d’ambiances où l’on profite de Dame Nature, encore bien préservée. Dieu merci, si j’ose dire ! Judith Lossmann


FICHE PRATIQUE LA VIE EST BELLE VOYAGES À IMPRIMER

Y ALLER
En voiture : A65 – A64 –
En bus : Flixbus – OuiBus –
En train : gare SNCF Lourdes
En avion : Aéroport de Tarbes Lourdes – Aéroport de Toulouse Blagnac – Aéroport Pau Pyrénées, puis taxi, bus ou navettes.

PREMIERE ADRESSE SUR PLACE
Office du tourisme de Lourdes – place du Champ Commun – Tel.+33(0)5 62 42 77 40 – www.lourdes-infotourisme.com

RÉSEAUX SOCIAUX :
#tourismeLourdes #LourdesAutrement #DestinationPyrenees @TourismeLourdes

Programmes complet des Estivales de Lourdes 2022 sur : www.lesestivalesdelourdes.com

Visitez plus, dépensez moins avec la City Card Lourdes Pyrénées. En vente à l’Office du tourisme. www.lourdes-pyrenes-citycard.com

DORMIR À LOURDES

Belfry à Lourdes

Hôtel Belfry et Spa à Lourdes ©Belfry

  • Dans un superbe hôtel, un 5 étoiles, sis en plein centre de la ville. Cet hôtel, entièrement restauré par les nouveaux propriétaires allie la grâce à l’élégance, la contemporanéité à la tradition. On aime les grandes chambres, surtout celles qui donnent sur le Gaves de Pau, ce torrent descendu en tumulte des montagnes et dont le son remplit l’air. Un torrent au caractère pyrénéen qui fait ce qui lui plait, y compris inonder le sanctuaire quand cela lui chante.
    Hôtel Belfry & Spa By Ligne St Barth -66, rue de la Grotte – 65100 Lourdes – Tel.05 62 94 58 87 – belfry.fr
  • Atmosphère douce et design raffiné au Grand Hôtel Gallia & Londres Spa Nuxe – 26, avenue Bernadette Soubirous – 65000 Lourdes – Tel. 05 62 94 35 44 –

MANGER À LOURDES

  • Cadre somptueux et plats subtils et gourmands au restaurant de l’hôtel Gallia-Londres. Grand Hôtel Gallia & Londres Spa Nuxe – 26, avenue Bernadette Soubirous – 65000 Lourdes – Tel. 05 62 94 35 44 – hotelgallialondres.comwww.hotelsvinuales.com
  • Les 100 Culottes – 20 place du Champ Commun – 65100 Lourdes – Tel. 05 67 45 53 56
  • Alexandra by le Bon sens – 3 rue du Fort – Tel. 09 54 30 26 91 –

MANGER DANS LES ENVIRONS DE LOURDES

  • Le Bistrot à Barèges (en descendant du Pic du Midi) – 45, rue Raymond – 65120 Barèges – Tel. 05 62 91 54 78

ACTIVITÉS

  • Le château fort de Lourdes, pièce maitresse du Piémont pyrénéen, classé Monument historique, est l’un des témoins majeurs de l‘histoire de Lourdes du 11e au 19e siècle. Depuis 1921, il abrite un musée fort intéressant qui retrace l’histoire des Pyrénées ; On y admire des costumes d’époques, des maisons et leur décoration très pragmatique, des ustensiles, des outils, des rites funéraires. Tout un univers issu de la vie quotidienne des populations françaises et espagnoles qui peuplaient ces versants de la montagne. En savoir plus : chateaufort-lourdes.fr
    Mon conseil : À visiter avec une guide spécialisée qui vous fera voir des choses invisibles => Madame Cathy Boyrie de Pyrenesprit : www.pyrenesprit.com
  • Visite du sanctuaire – lourdes-france.org
  • Le Pic du Midi de Bigorre
  • Le Cirque de Gavarnie.
  • Comédie Musicale « Bernadette de Lourdes » – durée 1h15 – Sous-titrée. Tous les soirs en Juillet-Août – nuitsdelourdes.com
  • Cauterets Pont d’Espagne, Grands Site Occitanie. Et aussi le Pic du Jer.

UN JOUR À LOURDES –  LES EXTRAS
Quel lieu plus adapté que Lourdes pour des livres qui participent à l’élargissement de la conscience ?

FLAMMES JUMELLES

Flammes jumelles DE JULIEN MADÉROU

Sous-titré : aller au bout du parcours, ce livre « parle » à ceux qui ont, en apparence, une relation chaotique dont il leur est impossible de se défaire. Ni par des moyens habituels : séparation, divorce. Ni par d’autres moyens. Un lien indéfectible qui les unit dans la détresse comme dans l’amour, dans la maladie comme dans la tromperie ; certains au point qu’ils se sentent victimes d’un sortilège. Cette relation très particulière porte désormais un nom : flammes jumelles. Une belle appellation poétique pour un apprentissage rude, parfois violent qui nous oblige, nous explique l’auteure, à nous connecter avec nous-même dans cette vie-là pour en finir avec les promesses karmiques. Ajoutons que cette analyse vaut pour les relations amoureuses auxquelles on pense en premier mais c’est la même chose en amitié ou dans les rapports professionnels… A lire et à méditer.

Flammes Jumelles de Julien Madérou chez Exergue Éditions – ISBN : 9782361884987 – 16€

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REQUIEM

Requiem DE GYDIR ELIASSON

Jönas entend de la musique en toute chose. Du sifflement d’une bouilloire au ronronnement du congélateur, il entend une symphonie, une sérénade. Les sources d’inspiration sont partout. Il n’en rate aucune et note tout dans son inséparable carnet en moleskine noir. Oui mais voilà, fuyant Reykjavik pour l’Est de l’Islande et sa solitude bienvenue pour enfin composer son œuvre, il perd le carnet… Forcé de tout réécouter pour écrire sa partition, il plonge dans un monde subtil et mélancolique. L’auteur Gyrdir Eliasson possède une plume légère, fine, poétique. Il transforme les mots en musique (on n’en sort pas !). Avec lui on savoure à longues et divines bouchées, un chant intérieur dont les traces nous tatouent l’esprit de leur beauté… comme « Cette claire soirée d’été (où) les montagnes ont la tête en bas dans le miroir des eaux de l’anse. Ou bien : « Le matin, j’essaie encore de rester assis dans la cuisine pour noter dans mon carnet les sons qui flottent dans l’air dans l’attente que je les saisisse. Ils ont tendance à suspendre leur vol un instant, comme les colibris, ainsi on peut les attraper. » Les amoureux de la musique y trouveront leur compte. Les autres aussi.

Requiem de Gydur Eliasson chez La Peuplade. ISBN : 9782925141112 – 18€

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JOURNAL DE L’INVISIBLE

JOURNAL DE L'INVISIBLE DE BRIGITTE PIETRZAK

Elle est musicienne et artiste plasticienne. Sans doute une sensibilité qui lui permet de se laisser porter par les évènements et d’échapper à l’auto-censure. En effet, Brigitte Pietrzak reçoit des messages de guides et d’esprits avec lesquelles elle est en compagnie régulière.  Ce qu’ils lui transmettent, finalement, tient en peu de mots : joie, amour, bonheur d’être vivant. Ils disent vouloir nous indiquer notre place dans l’’interface entre le visible et l’invisible. Autrement dit, peut-être répondre à notre question existentielle banale : quelle est ma place dans l’univers, que suis-je venu.e y faire ? Ce livre lumineux ouvre des portes et invite à (re)penser à la forme que nous souhaitons donner à notre vie, ce si bref passage ici.

Journal de l’invisible de Brigitte Pietrzak chez MaMa Editions – ISBN : 9782845943971 -20€