En surfant sur la pratique du City Break qui fait de nombreux émules en France, pourquoi ne pas marier l’utile à l’agréable, le culturel avec la fête, les visites de lieux historiques et les arrêts dans un bar ou un pub ?
Oui la Saint-Patrick arrive en cette fin de semaine
Oui la Saint-Patrick arrive en cette fin de semaine, et c’est l’occasion de faire un petit focus sur Dublin dans le cadre par exemple d’un weekend de trois jours, décidé à la dernière minute ! (Paris-Dublin à partir de 289€ pour un voyage du 17 au 19 mars 2017 sur momondo.fr, prix en date du 16/03/2017)
3 jours pour visiter Dublin, c’est parfait ! Son centre-ville est assez petit pour être parcouru à pied, et ses attraits touristiques se concentrent essentiellement autour de ses deux rues principales, O’Connell Street et Grafton Street. Cette dernière est animée en permanence, avec des musiciens et artistes de rue, à visiter en soirée pour profiter de son ambiance particulière.
Avec une histoire qui remonte à plus de 1 000 ans en arrière, il est difficile de ne pas tomber sous les charmes de la ville. Les amateurs de littérature pourront participer à l’une des visites guidées qui les emmèneront à travers ruelles escarpées et sentiers pavés pour passer ensuite devant les maisons géorgiennes où vécurent jadis des poids lourds tels qu’Oscar Wilde, James Joyce ou encore Bram Stocker. En finissant par une balade reposante, à Phoenix Park par exemple, il sera possible de croiser quelques-uns des cerfs sauvages qui vivent là.
Ville festive par essence, avec une population accueillante et joyeuse, il suffit d’entrer dans n’importe quel pub victorien pour le vérifier : il ne faudra pas longtemps avant de se retrouver attablé à boire des bières avec les locaux ! Ici, pas la peine de chercher comment prendre du bon temps, c’est le bon temps qui vient à nous !
Les rues historiques de Dublin
Après un tour obligatoire au Trinity College, la plus ancienne université d’Irlande dont le hall de 65 mètres de long transportera le voyageur dans un décor tout droit sorti de l’univers Harry Potter, on pourra continuer vers la Old Library, une bibliothèque magistrale qui abrite le Livre de Kells. Un arrêt s’impose alors au Guinness Storehouse, une ancienne brasserie convertie en musée dédié à l’histoire de la marque, puis c’est reparti pour le quartier des Docklands où se trouve le très poignant Famine Memorial. En soirée, on se rendra dans le centre historique où se trouvent la plupart des restaurants et des pubs, tel que le Temple Bar.
Et pourquoi ne pas terminer cette escapade par une virée hors de la ville pour rejoindre la presqu’île de Howth, un petit port de pêche très animé où se trouvent également de nombreux bistros et brasseries très sympathiques.
Éveil et émerveillement à Völklinger Hütte en Sarrland : une aventure dans les anciens hauts-fourneaux !
Dans la catégorie friches industrielles d’exception, le site de Völklinger Hütte en Saar (Allemagne) vaut tous les déplacements. Il émane de ce lieu gigantesque, une poésie et une beauté industrielles à couper le souffle.
Première impression : l’immensité des lieux où jusqu’à 70.000 ouvriers travaillèrent jour et nuit pendant des décennies au rythme de la soufflerie, dans un fracas métallique permanent, la face et les mains brûlées par le feu des fourneaux et le « cul gelé » par le froid sibérien qui régnait sur la plate-forme au sommet des bâtiments. Aujourd’hui ce site sidérurgique se visite et l’on est ébaubi par sa majesté. Il reste sur les sols et les murs beaucoup des hommes qui ont sué sang et eau entre ses immenses murs.
Et quand le lieu devient une gigantesque galerie où s’exposent les photos 4x3m du philadelphien Steve McCurry de l’agence Magnum, sur le thème « Bouddhisme » et une exposition de statues de « Bouddhas » tous venus du monde entier, la magie est au rendez-vous.
Dépêchez-vous, cette majesté bouddhiste s’arrête le 5 mars. Une prolongation bienvenue mais encore trop brève.
Devant Völklinger Hütte, ses hauts-fourneaux, son Paradis, sa salle des soufflantes ou celle du mélange expositions incluses, mon coeur s’est emballé ! !!!
Une aventure dans les anciens hauts-fourneaux !
Jadis fleuron de l’âge d’or de l’industrie sidérurgique, classé en 1994 au patrimoine culturel mondial de l’Unesco, cet ensemble de hauts-fourneaux sarrois qu’est Volklingen, en grande banlieue de Sarrbruck, vaut tous les déplacements. La visite du Patrimoine Culturel Mondial Völklinger Hütte est une véritable aventure qui passionnera tout le monde. Des hauteurs vertigineuses de la plateforme panoramique des hauts-fourneaux, exposée aux quatre vents aux profondeurs sombres de la salle des mélanges, les bâtiments, sombres, noirs, restés exactement dans leur jus, après le départ des derniers ouvriers, en 1986, disent beaucoup de la grandeur et de la décadence des industries.
Une expérience impressionnante
Depuis 2007 la plateforme de gueulard, à 27m de hauteur, est pour la première fois accessible dans toute sa longueur de plus de 200 mètres. C’est ici que les matières premières étaient versées dans les hauts-fourneaux. Ceux qui voudront continuer l’ascension pourront monter à la plateforme panoramique. Ils y seront récompensés par une vue panoramique inoubliable. En passant par les rails à charbon et son nouveau toboggan à colimaçon de 20 mètres de longueur et la passerelle des soufflantes, on accède à la salle des soufflantes. C’est là que les machines soufflantes, des colosses de fer et d’acier, produisaient le vent qui était insufflé aux hauts-fourneaux.
En tout, le parcours est constitué de plus de 7000 mètres de chemins passionnants bien balisés à travers le Patrimoine Culturel Mondial. Il faut prévoir 2 à 3 heures de visite pour ce lei, parmi les plus passionnants du monde.
Le Paradis
On l’a trouvé entre la cokerie de l’usine sidérurgique de Völklingen et la Sarre : pendant presque 25 ans, aucun homme n’est venu fouler son sol. Après l’arrêt de la production de fonte brute en 1986 s’est développé en toute tranquillité un cosmos peuplé d’une faune et d’une flore incomparable dans la grande région. Des variétés rares de mousses et de fougères, chénopode australien ou grisâtre, solidago du Canada appelé aussi verge d’or, vivent en parfaite symbiose avec les bâtiments industriels historiques situés à proximité de la Sarre. Avec un peu de chance, on peut y rencontrer le pinson des arbres, l’accenteur mouchet, le martin-pêcheur ou autres oiseaux rares, qui peuvent ici nicher et chasser en toute tranquillité. Une culture industrielle qui se montre sous une toute nouvelle dimension.
Nos visiteurs y auront le loisir de goûter au caractère incomparable de l’ancien site industriel et d’apprécier les vues imprenables sur les hauts-fourneaux. Le jardin du Paradis est réalisé en coopération avec l’architecte paysagiste de l’île de Mainau / Lac de Constance, la comtesse Catherina Bernadotte.
Exposition « Bouddha »
Placée sous le patronage de sa Sainteté le 14è Dalaï Lama, une grande exposition intitulée « Bouddha ». Celle-ci fait revivre jusqu’en février 2017 l’univers de Bouddha ainsi que sa philosophie à travers deux millénaires grâce à des chefs-d’oeuvre provenant de la région antique du Gandhara, d’Inde, de Chine, Corée, Japon, Cambodge, Thaïlande et du Toit du monde.. Les 232 chefs-d’œuvre permettent un aperçu approfondi de cet art religieux grandiose de l’univers bouddhique. Ils sont le témoignage d’empires d’Asie cosmopolites et très avancés, et montrent l’apparition et l’approfondissement des relations artistiques et culturelles entre les différents pays grâce au bouddhisme.Parmi les pièces sélectionnées, un grand nombre seront présentées au public pour la première fois.
La Sarre (Sarrland en Allemand) ou l’Allemagne (presque française) à portée de main ! Difficile de faire plus près. Au coeur de l’Europe : La Sarre. Capitale Sarrebruck à moins de 2h de train de Paris et 69 km de Metz. Il y a même un tramway qui relie Sarrebruck à l’Alsace ! Sarreland… le plus petit « länder » allemand, qui a changé 8 fois de nationalité ces derniers 200 ans, abrite néanmoins bien des richesses : Villeroy & Boch, la plus belle boucle de la Sarre, une quantité impressionnante de chemins de randonnées et pistes cyclables, de belles tables…
Ouverture du chemin des Cimes
Depuis mi-juillet, le « Chemin des cimes » (Baumwipfelpfad) a été inauguré. Ce chemin entièrement réalisé en bois et accessible à tous, part en douceur du niveau du sol jusqu’à une tour de bois de 40 mètres de haut. De là, on a une vue éblouissante sur l’une des plus belles boucles de la Sarre. Ce parcours dans les arbres – appelé à devenir mythique – autorise en toute sécurité une balade de près de 2 km au-dessus des arbres.
Éternel Villeroy et Boch
Dans la petite bourgade de Mettlach, on visite un agréable musée de la céramique, une industrie qui a également fait la richesse de la région. Aux manettes, la célèbre Maison Villeroy et Boch (prononcez Boorr). Le musée retrace toute l’histoire de cette industrie et de cette famille aux talents multiples. Profitez-en pour faire un tour dans le parc qui abrite le musée, les ateliers de la famille. Sur réservation et avec un guide, la partie « habitation » se visite en partie. J’ai adoré la chapelle de la famille, un peu plus loin. Enfin, des magasins d’usine proposent de vraies bonnes affaires !
A cheval dans le cirque de Gredos
C’est en randonnant qu’il faut aller à la rencontre de l’Espagne médiévale, dans les parfums de genêts et de lavandes, entre les murets de pierres sèches et les petits villages endormis.
Avant-goût des découvertes culturelles qui jalonnent le parcours et marque de la ferveur religieuse locale, la ville de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus (1515-1582) est le point de rendez-vous des cavaliers. Ville espagnole du patrimoine mondial, Ávila se dresse aux pieds de la Sierra de Gredos, 100km au nord-ouest de Madrid. Derrière les remparts, formidable enceinte fortifiée du XIème siècle quasi intacte, se sont réfugiés églises et palais Renaissance, témoins de la splendeur révolue d’un ancien centre de production textile.
10h du matin à Navarredonda de Gredos. Deux énormes bottes de genêts annoncent le portail du centre équestre de Maria Elena Dendaluce. Derrière, le Saint-Bernard Cartucho monte affectueusement la garde tandis que tinte la clarine d’un cheval de trait hispano-breton. Ici, toutes les juments en pâture portent ce gros collier de cuir fermé par une boucle dorée, nécessaire à la localisation des troupeaux e nsemi-liberté. La dénommée Polaca y retournera quand son poulain sera sevré.
Elégance oblige
Une allée de pins ombragée mène aux écuries. Les chevaux attendent dans leur box, impeccablement brossées, peignées –merci au shampoing et soin démêlant !- les sabots graissés, sellés à l’anglaise et bridés. Dans les petites sacoches avant, une bouteille d’eau, de quoi caser un appareil photo et un licol.
Dans la carrière, de jeunes apprenties approchent le marchepied des montures. Les neuf cavaliers dont 3 récidivistes viennent de Belgique, de France, de Californie, du Vermont ou de Chicago. Quelle élégance chez les Américaines! Bottes ou jambières de cuir et boots à lacets, chemise ajustée, vêtements techniques assortis, large visière ajustée sur la bombe, ongles peints et rouge à lèvres rafraîchi à mi-journée. Mais sans chichi.
Discrètement élégants, sans doute les guides donnent-ils le ton. En vérité, tout le monde tient à faire honneur aux splendides chevaux, andalous et hispano-arabes.
Spectaculaire et sauvage
La première journée s’annonce plutôt relax et trois accompagnateurs s’assurent de l’aisance des cavaliers. Confirmée. Leur monture leur a été consciencieusement attribuée en fonction de leur expérience et de leur gabarit.
A plus de 1200 mètres d’altitude, le regard porte au loin sur les neiges de l’Almanzor. Le pic le plus haut de Gredos (1592m) a été nommé d’après un chef militaire et religieux arabe (X°), Al-Mansûr ou « Le victorieux » qui s’était extasié devant ce paysage lors de l’une de ses campagnes.
On oublie que l’Espagne est un pays de montagnes. A 1500 mètres d’altitude au Nord-Ouest de la péninsule, nous sommes dans l’une des régions les plus rustiques du pays, la plus étendue et la moins peuplée. Entre les fleuves Douro et Tage, la spectaculaire Sierra de Gredos se distingue par de fortes dénivellations et des versants aux orientations très différentes. Forcément, les paysages changent à peu de distance d’écart et la flore –endémique- est un véritable festival : orchidées sauvages mauves et blanches, camomille, genêts, lavandes, bruyères pourpre, fleurs de colza jaune éclatant, joubardes -mi cactus mi artichauts- et autres pédiculaires des bois à drôles de corolles roses. Un festival.
Machos en liberté
Escortés par Cartucho, la petite troupe traverse un herbage où broutent vaches et chevaux. Faute d’industrie en Castille et Léon, la pauvreté oblige au partage des terres. Propriété du gouvernement, elles sont divisées par province et subdivisées par commune. Autrement dit, selon le nombre de têtes de bétail, les fermiers louent à l’année quelques dizaines d’hectares à la mairie ; terres à partager avec leurs voisins, chacun prenant soin de fermer les clôtures après son passage. Il faut juste éviter de réunir les machos, étalons ou taureaux. Curieux et joueurs, des poulains tentent de distraire le petit convoi, chassés d’un geste de badine. Large chapeau vissé sur la tête et gilet de daim assorti, noter guide -la dirigeante d’Equiberia herself- Maria Elena Dendaluce garde un œil sur le taureau avachi sous un châtaignier. Moyennement rassurés par cette proximité quand nous ignorons encore tout du caractère de notre monture, nous ne la lâchons pas d’un sabot.
Incontournable apéro
Après deux bonnes heures de monte, impensable de déroger à la trêve du sacro-saint apéritif. Les chevaux sont pris en charge par les très consciencieuses apprenties. Surprise : sur une table dressée à l’ombre sont joliment présentés jambons et fromages ibériques, olives, fruits et rafraîchissements. A côté, de quoi se laver les mains. Grand luxe. Nous repartons pour deux heures de balade avant de déjeuner d’une paella sous la tonnelle. Inutile de préciser que les amis Américains épluchent le contenu du plat et roulent des yeux horrifiés devant le bol de consommé de boudin noir. Mais sans lésiner sur le vin blanc local. La sieste s’impose, couchés dans l’herbe. Grâce au van qui suit les cavaliers avec leur petites affaires de la journée, les bottes ont été troquées pour des tongs, les californiennes se sont repoudrées et l’unique homme de la bande soulage son dos sur un coussin massant. Trop dure la vie.
La plus grosse population de loups d’Europe occidentale
La nature est si vaste et le soleil de printemps donne tant que les rencontres sauvages son rares : un aigle royal, des mélans, une biche, un renard… Les chèvres hispaniques –chassées à l’automne à prix d’or- et les sangliers ne se montrent pas. Le loup non plus. Pourtant il n’a jamais disparu du nord de l’Espagne. En témoignent le nombre et la violence des aboiements des chiens qui surveillent les moutons. En attendant l’heure de la traite, celui-ci est enfermé dans un enclos entièrement grillagé jusque par-dessus leur tête.
Des ânes noirs à poil longs nous regardent passer, l’air hébété. Ici, on les élève pour le plaisir, voire pour le portage et les travaux des champs. L’élevage n’est plus rentable et les villages, quasi désertés, ne reprennent vie que l’été quand les citadins envoient leurs enfants chez leurs grands-parents. Les sabots résonnent entre les maisons de pierres. Quelques têtes curieuses se montrent tandis que, impassibles du haut de leur clocher, les cigognes regardent passer l’étrange caravane. De petits bourgs ont vu leurs maisons restaurées par des Madrilènes qui en avaient fait leur résidence d’été. Parfois trop léchés, trop propres, ces petits bijoux médiévaux ravissent le visiteur mais ont perdu un peu de leur âme.
Sur les chemins de transhumance
Depuis le Moyen-Age, les terres Nord de la Sierra de Gredos sont dédiées à l’élevage des moutons puis de bovins. Entièrement noires, rustiques, fécondes et très prisées pour leur viande, les vaches Avilenas sont en plus d’excellentes marcheuses, qualité indispensable à la transhumance et à la recherche de leur subsistance. Car, même en perte de vitesse, la tradition perdure depuis le XIVème siècle. Les cavaliers foulent ces larges voies ancestrales mais ce n’est qu’au début de l’été que les éleveurs regroupent leurs bêtes et les mènent à cheval à 1600 mètres d’altitude, secondés par des 4×4 pour traverser les routes et se relayant pour dormir. Elles finiront seules leur ascension au cours de l’été au gré de leur gourmandise jusqu’à 2000 mètres.
Déjeuner de chef sous la tonnelle
Après plusieurs heures de monte, la surprise est de taille : aménagé en bordure d’une mer de genêts, un velum a été tendu au-dessus d’une table magnifiquement dressée. A côté officient Roberto Garcia Jimenez et deux assistants. Ce disciple des plus grands maîtres coqs espagnols aménage des plats typiques de la région de Gredos en mariant avec inventivité des produits de saison d’ici et d’ailleurs. La cuisine sophistiquée de ses deux restaurants à Hoyos del Espino ravit les gourmets madrilènes. Pour l’heure, interloqués par tant de raffinement et de succulence, les cavaliers se délectent en silence.
C’est une gageure que réunir toutes ces qualités : beaux et bons chevaux, paysages sublimes, perles d’architecture médiévale, intendance sans faille, véritable gastronomie et d’Avila à Ségovie, un hébergement de luxe.
Pendant cinq jours et cent-cinquante kilomètres, l’ouverture et la fermeture de barrières rythment journées et galops. Les cavaliers chevauchent entre genêts et lavandes sauvages, galopent sur un doux tapis d’épines de pins ou au bord d’un lac, ballotent du buste dans les descentes abruptes et pierreuses, pataugent dans les cours d’eau, gravissent des vallons fleuris en slalomant entre les blocs de granit et se rafraîchissent aux rivières glacées ou aux fontaines des villages… Le soir, halte dans les Paradores nationaux, fleuron de l’hôtellerie espagnole.
Informations pratiques :
Y aller :
Partir avec Cheval d’Aventure et Equiberia : Randonnée Sierra de Gredos et Ségovie, départ de Navarredonda de Gredos à 2h à l’ouest de Madrid. 2 400€ hors vol, pension complète, transferts intérieurs inclus. Nombreux départ tout au long de l’année pour différentes régions d’Espagne (ex: Sierra de Gredos seulement à partir de 1 850€). www.cheval-daventure.com – www.equiberia.com
Alcala de Henares, ville natale de Crevantes et refuge des cigognes !
À une heure de route de la capitale, on aime se balader à Alcala de Henares dotée de cieux, apparemment toujours bleus, striés des lourds vols des cigognes établies depuis des lustres. Classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998, au titre de « ville unique », Alcala de Henares, ville natale de Cervantes, impressionne par la fascinante beauté de son patrimoine architectural.
L’université d’Alcala
Zone historique de la ville et des anciens quartiers extra-muros, c’est surtout le quartier qui abrite la fameuse Université d’Alcala de Henares. Un bijou architectural avec salles, bibliothèque magistrale, archives, salle de réception…Cet ensemble de collèges majeurs et mineurs datant de la Renaissance est fondé par le Cardinal Cisneros en 1499. L’université d’Alcala revendique « mais pas trop fort » le statut de première université d’Europe. C’est probablement faux car à l’époque toutes les grandes villes culturelles construisirent leur « université » dans le même laps de temps. Admirez les façades et entrez par la gigantesque porte. Dans la cour interne, on découvre une petite place carrée avec une vue vertigineuse sur les façades intérieures. Les jardins se succèdent ornementés de constructions rigoristes. Voir absolument l’un des collèges, celui de San Ildefonso. Il affiche une beauté bluffante avec ses galeries coursives et ses arcades.
La Plaza Cervantes
Au centre du centre… une sublime place rectangulaire, la Plaza Cervantes, bordée d’arcades avec au milieu un jardin arboré rayonnant de milles couleurs. À l’extrémité de cette place, on se dirige dans ce qu’il reste du quartier juif aux maisons dotées d’une trappe ! Une visite guidée s’impose… Toujours dans l’esprit Cervantes, ne ratez pas le Théâtre Cervantes : un théâtre « bonbonnière » directement importé du passé ! Un guide vous fera découvrir les coulisses fort intéressantes. Le temps d’une courte balade, il faut évidemment voir les murailles de la ville… sublimes et en parfait état. Et tranquillement, prendre un verre ou déguster une spécialité locale sur cette place ou à ses abords. Détente assurée !
La maison-musée de Cervantès
Dans cette ancienne rue aux Juifs se trouve la maison natale de Cervantes. Ce qui fait supposer qu’il était juif, bien que revendiqué par la communauté des Catholiques ! Cette maison bourgeoise, bâtie autour d’un patio arboré, appartenait à la famille Cervantes dont le père était médecin/chirurgien. Une partie du mobilier d’époque est exposé. Également des gravures et des tableaux. Sur les murs subsistent des traces des fresques murales. L’intérieur de la maison conduit les visiteurs dans un voyage aux XVIe et XVIIe siècles. On découvre l’art de vivre de l’époque avec organisation quotidienne partagée entre le rez-de-chaussée, dans la salle de couture, la cuisine, la salle à manger, le boudoir et le bureau du chirurgien – profession qu’exerçait le père de Cervantes. L’étage était occupé par des salons et des chambres à coucher.
En sortant dans cette rue très commerçante (moins qu’autrefois nous dit-on), on trouve quelques belles boutiques et d’intéressantes boulangeries/pâtisseries où se vendent les spécialités locales à base d’amandes et les pralines d’Alcala.
Le musée archéologique régional
À peine excentré, mieux vaut venir à pied, le musée occupe l’ancien bâtiment du couvent des dominicains de la Mère de Dieu. Un site de facture exceptionnelle, tout en briques roses. Les couleurs sont magnifiques. Un décor de carte postale avec le ciel bleu et les arbres d’un vert tendre ! À l’intérieur, fondée sur un parcours chronologique et didactique, une exposition permanente présente des collections des fossiles paléontologiques aux outils du Paléolithique et du Néolithique, des vestiges de l’Âge du bronze et de l’Âge du fer, une collection importante de l’époque romaine (notamment des mosaïques) et des éléments de la culture antique, médiévale et moderne, jusqu’à l’archéologie de l’époque industrielle.
Le musée réalise des expositions temporaires sur des thématiques archéologiques et historiques. En effet, le musée possède une dépendance : la Bibliothèque Emeterio Cuadrado, d’usage restreint, spécialisée en archéologie.
Les trésors d’Alcala
Nous vous avons présenté le « minimum syndical » à visiter à Alcala. La ville recèle bien d’autres trésors. Pour découvrir l’un d’entre eux, il suffit de levez les yeux au ciel pour découvrir… non vous ne rêvez pas, des nids de cigognes partout ! Ces « objets » gigantesques d’où dépassent cordes, matière plastique et étranges composants envahissent les monuments, les toits, les tours. Ces magnifiques oiseaux, symboles vivants de la ville, ont élu domicile à Alcala et, bien que migrateurs, n’en sont jamais repartis. Loin du bruit, de la circulation et de l’agitation de Madrid, les cigognes se plaisent à Alcala. Été comme hiver, elles sont présentes et la ville, fière de leur installation permanente, garantit leur bien-être. Toute une communauté se charge de leur protection et de leur alimentation. Les saisir au vol au-dessus de monuments si bien préservés est un challenge pour les photographes !
Fidèle à son patrimoine architectural certes, la ville est aussi un fief de la gastronomie Espagne. Les « petits » restaurants sont légions. Tous accueillants et fort gourmands, ils sont une raison supplémentaire de séjourner au moins deux jours dans cette petite ville au si joli visage !
Pas de Madrid sans Miguel de Cervantes et inversement…
Mort en avril 1616, Cervantes, figure énigmatique de Madrid voit célébrer les 400 ans de sa disparition en grandes pompes ! Il y a de quoi ! Miguel de Cervantes est considéré comme le premier romancier du monde ! Cervantes… dont les pas explorèrent la Madrid de l’époque et particulièrement le très historique quartier de Las Letras. Comme nous aujourd’hui ! Suivons ce classique fil rouge pour découvrir cette magnifique capitale espagnole…
» Embarquement immédiat pour…
Madrid, la plus grande ville de l’Espagne. Madames et Monsieurs, bienvenue à bord du vol Vueling VY 8201. Nous vous souhaitons un agréable voyage et de bonnes vacances… Avez-vous pensé à glisser dans vos valises les indispensables lunettes, chapeau et autres accessoires indispensables pour cet itinéraire culturel sans oublier la crème solaire ? La température annoncée à notre arrivée est de 40°C ! » Si une telle température vous effraie, pensez à Madrid en automne voire même en hiver. Votre voyage n’en sera que plus agréable et les activités culturelles proposées dans cet article restent valables. Déjà 2 heures de vol. Vue resplendissante sur la ville. Madrid nous attend !
Madrid, une ville de lettres
A Madrid, on peut, à la façon de Cervantes, se la couler douce sur les terrasses de cafés ou bien partir à la découverte des secrets de cette formidable ville espagnole. Parmi les lieux fréquentés par l’auteur de Don Quichotte, le Couvent de las Trinitarias avec son incroyable façade en briques apparentes et ses trois gigantesques portiques en fer forgé. Ce monastère du XVIIe-XVIIIe siècle se situe en plein cœur du quartier de Las Letras de Madrid. L’intérieur est très lumineux. Le Couvent de las Trinitarias abrite le tombeau de Miguel de Cervantes, célèbre romancier, poète et dramaturge espagnol, l’auteur de L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ? Son œuvre est le premier roman moderne de la littérature mondiale et la plus grande œuvre de fiction de l’histoire de l’humanité.
Quartier de Las Letras
Après quelques minutes de recueillement devant le génie littéraire de Cervantes, sortez prendre l’air. Le quartier des Lettres est situé au cœur de Madrid. Véritable dédale de petites rues piétonnes et d’agréables places comme celle de Santa Ana, le quartier fut le lieu de résidence et de travail de certains des plus grands écrivains d’Espagne : Lope de Vega, Quevedo, Gongora… dont les anciennes maisons se visitent. Il est temps d’y jeter un coup d’œil. C’est LE lieu emblématique des plus grands écrivains espagnols. Des rues reproduisent même, sur leurs pavés, des inscriptions et des extraits de l’œuvre de certains d’entre eux. Cette partie de Madrid associe aujourd’hui littérature, vie bohème, boutiques et gastronomie. Voilà qui ajoute encore au charme de ce quartier.
Visite de l’atelier où fut imprimé le premier exemplaire de Don Quichotte
Au cœur de l’emblématique Barrio de las Letras à Madrid on visite l’atelier, réplique exacte de l’imprimerie à caractères mobiles, qui réalisa en 1605 la première édition du premier roman mondial : Don Quichotte ! À l’œuvre immortelle de Cervantes s’ajoutent nombres d’autres œuvres toues aussi spectaculaires comme celles de : Lope de Vega, de Tirso de Molina et de Calderón de la Barca, également imprimées dans ces lieux. La visite est didactique. On en ressort enrichi d’informations essentielles sur l’art de l’imprimerie de l’époque et sur le travail des ouvriers/artisans de l’époque. Le guide – indispensable – explique pourquoi et comment l’œuvre de Cervantès bénéficia de particularités exceptionnelles.
La Bibliothèque nationale de Madrid expose Cervantes
A l’occasion des 400 ans de la mort du célèbre romancier espagnol, la Bibliothèque nationale d’Espagne expose Miguel de Cervantes : de la vida al mito (1616-2016) afin de lui rendre hommage et de faire perdurer le mythe de Don Quichotte.
Les raisons de venir à Madrid sont multiples et variées. Cervantes en est une parmi d’autres. Si je devais vous conseiller une visite incontournable ce serait celle d’un gigantesque marché de victuailles, le mercado San Miguel, un marché sis au même emplacement depuis le Moyen Âge. Sûr que Cervantes y a posé les pieds et fait ses courses.
Le Mercado de San Miguel…
Les gastronomes et les gourmands vont en faire leur rendez-vous cultissime ! Ce marché déborde littéralement de victuailles de toutes sortes. Un hommage, que dis-je un hymne, à la gastronomie espagnole. Sous cette ancienne halle modernisée, les marchands côtoient les restaurants dans l’esprit d’un Food Court où la beauté des produits n’a d’équivalence que leur appétence. Impossible de résister. Est-ce ici que la l’homme à la longue figure a puisé ses idées de plats pour en farcir son roman !? Peut-être ! En tous cas, le restaurant la Rotonde du Westin Hôtel a osé s’attaquer à ce monument culinaire…
… et tenté une expérience inédite en créant un menu issu d’un livre !
Manger donc à la façon de Cervantes… Ou plutôt déguster les repas tels qu’ils sont décrits dans Don Quichotte ! Seul un chef a osé relever ce défi : José Luque, chef exécutif du Westin Palace avec l’aide d’Eva Celada, a choisi et créé les éléments d’un menu « Cervantes ». Tout commence par un apéritif Sanchopancesco inspiré par le pot pourri sur pestiño avec de la crème de haricots et pringá. Puis, on continue avec le cocktail de Duels et Quebrantos, une crème de pommes de terre, le chorizo, le bacon et l’œuf. Au tour de la morue d’Ajoarriero de venta et des perdrix marinés des Mariages de Camacho (chapitre II de la deuxième partie du livre). Salade du vendredi avec des lentilles, crème glacée aux châtaignes et émulsion de fromage. Suivent deux desserts. Le premier à base de fromage et de coing en mémoire du bassin du barbier que dans le chapitre XXI Alonso Quijano, Don Quijote. Puis un second dessert pour honorer la belle Ducinée : des manchego fudge, une pâte très légère étalée dans un moule en forme de fleur, frite dans beaucoup d’huile d’olive vierge chaude saupoudrée de sucre glace.On termine ce repas historique avec les Fiorabrás Gominolas, une «potion magique» à base de thym, de vin rouge, d’huile et de sel qui, selon Don Quichotte, «guérit les blessés mais ne fait que frapper ceux qui avaient été armés « . Rassurez-vous les portions sont petites et l’on peut profiter de tout le repas sans problème.
Quitter Madrid pour mieux y revenir !
Montez à bord d’un bus touristique pour une visite panoramique de la ville. Entre la Grand Via et la rue de la princesse se trouve la Plaza de Espana, connue pour son monument dédié à Miguel de Cervantes. Un paysage impressionnant : l’édifice Espagnol et la tour de Madrid forment deux gratte-ciel autour de ce monument. Au pied de celui-ci s’étend un magnifique jardin public fleuri. Mettez le pied à terre et profitez-en pour vous prélasser sur l’herbe fraîche.
Madrid n’aura révélé qu’une infime partie de ses secrets… autant de raison de revenir la découvrir à d’autres saisons.
Algarve : Faro la destination phare et ses alentours !
Il ne gèle jamais en Algarve ! Quelle que soit la saison, la température y est agréable. Pas si chaud que cela en été car ventée par l’Atlantique, printemps, automne et même l’hiver sont des saisons de choix pour s’y rendre. Sur ce ruban côtier de 200 km s’étendent d’immenses plages de sable mordoré et miracle l’océan y est « baignable » bien moins froid ici qu’ailleurs.
Le charme de la région réside aussi dans la diversité de sa géographie. Les plages cèdent régulièrement le pas à de très jolies criques protégées. Un sentiment de « seul au monde » fort agréable. L’arrière des plages s’enorgueillit de marais (Ria de Alvor et Ria Formosa), d’une généreuse zone humide (l’estuaire du fleuve Guadiana), royaume d’une biodiversité intense et d’une richesse écologique de premier plan. Les naturalistes seront au paradis tant il y a à observer !Quant à l’arrière-pays, Barrocal en portugais, c’est une mosaïque de jardins, de vergers, de petits villages et petits hameaux tranquilles aux maisons colorées, discrètes, ornées parfois d’incroyables œuvres d’art : sculpture, azulejos…
Faro, capitale de l’Algarve
Très marquée par l’occupation Arabe, Faro affiche de nombreuses traces de leur séjour prolongé. Ici les clochers des églises jouxtent les minarets et tous les objets d’art anciens sont sous influence. Le centre de Faro est fort agréable et plein de jolies boutiques « pur Portugal » si j’ose dire. On n’a pas forcément envie de tout rapporter chez soi. Côté « bâtiments incontournables » notons la cathédrale Santa maria, la Villa Adentro (dans le vieux quartier), le musée Andréo (derrière la statue du roi), l’église des carmes du 18ème siècle avec sa chapelle des Ossements. Partout dans la ville, des Jacarandas, ces magnifiques arbres mauves fleurissent les rues mais c’est sur la place Francisco Gomes qu’ils sont les plus beaux.
Cette place est au cœur du quartier fortifié nommé Vila Adentro. Ceint de murailles, il a conservé une grande partie de sa splendeur d’antan (malgré le tremblement de terre de 1755). Allons-y par l’Arc de da Vila. Lui fait face, la célèbre statue Saint Thomas de Aquino. À quelques mètres, la Rue do Municipio qui traverse la Place de Sé où sont érigés la cathédrale, le Conseil Municipal, le Séminaire et le Palais Épiscopal. À droite de la cathédrale, la rue do Raposuso, conduit à l’église de Notre-Dame de Rapouso et à la statue d’Alphonse III. Plus bas, on trouve l’Arc de Raposuo et la Tour d’Albarrás. Dans ce quartier, une boutique vaut absolument le détour. Sise à côté de la place Da Sé, dans une ruelle qui rejoint la mer cette antique boutique (r. da porta Nova) elle présente dans une ambiance authentiquement vintage des pièce d’Azulejos » et autres merveilles. Demandez gentiment à visiter l’annexe, vous en serez pantois ! Bon à savoir : pendant tout l’été et même à l’arrière-saison, des navettes pour les îles sont accessibles depuis le centre ville. Une belle occasion à saisir pour profiter de ces incroyables étendues de sable.
Décidément cet Algarve recèle de trésors. Parmi lesquels cette petite ville sur l’océan, premier port de pêche de l’Algarve et de fait… son exceptionnel marché aux poissons très achalandé et pas cher. On a vu de l’espadon. De la Daurade Royale à 2,50€/kg. Ne pas déambuler au cœur de ses allées noires de monde serait un manquement ! Ce marché est tout simplement hallucinant. Assailli par les acheteurs, bourré de victuailles de toutes sortes, formes et couleurs, rempli d’odeurs mélangées en un étrange parfum, sis dans une longue bâtisse de brique rouges au charme fou, avec vue sur la mer et les bateau à 10 mètres… ce marché est une véritable invitation au voyage. Il impose une visite, des achats, une balade… Mais attention, on a envie de tout acheter. Prévoyez large !
Le Parc Naturel de la Ria Formosa
Avec sur la route, un arrêt dans le petit village de Cacela Velha, entièrement rénové dans l’esprit des village traditionnels de la région et de l’époque. Une sublime petite église toute blanche, toute simple et une vue sur la mer et les marécages typiques de l’Algarve qu’il serait dommage de louper.
Sur 60 kilomètres au Sud de l’Algarve, s’étend la Ria Formosa, l’une des zones humides les plus reconnues à l’international. Entre Atlantique et l’influence de la Méditerranée, le Parc Naturel (fondé en 1987) est une réserve ouverte au tourisme qui possède une diversité de paysages et une richesse écologique à nulle autre pareille. Réseau labyrinthique d’îles, de marécages, de canaux… on trouve ici quelque chose de l’origine du monde. Les plages sont immenses et calmes et peu fréquentées. Celles des îles qui font face au parc naturel encore moins. N’hésitez pas à vous y rendre. Faro, Barreta, Culatra, Armona et Tavira n’attendent que vous. Hors saison c’est encore mieux.
Barril, l’une des plus belles plages portugaise avec ses collines de sable
Et, aussi forcément la plage la plus fréquentée. Immense, magnifique, on y accède à pied ou gratuitement par le petit train qui traverse suffisamment silencieusement les marais et canaux pour y observer les animaux.
Ceux qui vont tomber en amour de ce lieu pourront séjourner dans les petites maisons de la résidence de vacances Pedras Del Rei. Sinon, visitez donc cet intéressant « musée » en plein air dédié à la pêche au thon, aux curiosités de la mer, de la pêche et des pêcheurs. Ici les activités traditionnelles des habitants sont tournées vers la mer : pêche, l’extraction du sel et le ramassage de mollusques.
Et surtout ne loupez pas le cimetière en plein air des ancres marines !
Cabanes de pêcheurs à Santa Luzia
À l’Est du parc naturel de la Ria Formosa, Santa Luzia ville au charme indéniable est connue comme la « Capitale du poulpe » tant cette pêche y pratiquée. Quantité de restaurants et de bars locaux proposent de délicieuses recettes de « polpo ». A Santa Luzia, la vie typique des familles de pêcheurs est à l’honneur et l’on retrouve sur la route principale parallèle avec la rivière Ria Formosa des vues magnifiques sur les bateaux et les cabanes de pêcheurs colorés. Un train, baptisé « tchou-tchou » conduit les gens sur une immense place. Un peu plus loin, se trouve la belle plage de l’endroit, fréquentée par des sportifs, des cerfs-volantistes et quelques baigneurs !
L’élégante Tavira
À deux kilomètres de Santa Luzia, l’élégante Tavira blanche et bleue, jolie, propre. Une superbe collection de portes gothiques d’entrées de maison (au point d’en faire des posters) et un joli patrimoine, un parc dont l’enceinte a été détruit par un tremblement de terre, deux ponts que l’on emprunte régulièrement dont l’un est provisoire depuis …30 ans ! Une halle de marché rénovée et transformée en restaurants et boutiques.
Des gradins pour des spectacles, une église de la Misericordia pleine de surprises, des jardins, un château et l’ancien couvent devenu hôtel. Bref, une ville sans prétention, absolument charmante et authentique. Peu connue des grandes transhumances estivales, elle offre un havre de paix précieux. A proximité, dans le village de Guia, on trouve l’un des restaurant le plus célèbres de l’Algarve : chez Ramirez. Une institution avec son plat unique et très copieux : le poulet « piri-piri », de très petits morceaux de poulet grillés et épicé selon les goûts. Croustillant, goûteux, tendre, un régal. L’un des meilleurs poulets que j’ai jamais mangé !
Le grand large du côté de Lagos…
Encore une petite ville étonnante. Sous domination espagnole de 1580 à 1640, sous occupation Arabe pendant une longue période, catholique, esclavagiste… la ville possède une personnalité attachante. A la fois longue et large sans être grande, Lagos se parcourt dans les allées de son parc, en bord de falaise qui domine l’océan et dans ses ruelles ombragées. Fief du Roi Sébastien (~1578), Lagos est fière derrière ces murs d’enceinte. Entre les statuts de Sébastien, de l’Infante, du prédicateur Gançalo, c’est peu dire que la ville possède son iconographie personnelle. Les rues et ruelles accueillent boutiques variées et restaurants de toutes sortes dont certains proposent des pousse-pieds !
Ce que je préfère à Lagos c’est la balade sur les falaises de roches rouges magnifiques en direction de la Côte Saint Vincent et la playa do Amado. Du point de vue sur l’ancre, spot de surf, et aussi le point de vue sur l’angle du Portugal (sa pointe extrême ouest) avec le phare Saint-Vincent jusqu’à Carrapateira. Dans ces étendues entre terres et mer à parcourir en 4X4, on traverse une lande végétale protégée qui abrite des cactus Hotentot.
Quand on quitte ces landes en direction de la montagne de Caldeirão (et oui… quelques dizaines de kilomètres et le paysage change radicalement)…on arrive dans la sublime région de Monchique, qui fait penser à la Californie ou au Nevada. Tout le monde roule en 4X4 et ce n’est pas un luxe. Au rendez-vous brouillard et pluie. Quel changement ! Du coup Tasca do Petrol, le restaurant « presque de montagne » n’est pas un luxe. Tout le monde se presse dans cet endroit extrêmement fréquenté et archi-gourmand. Une autre institution de l’Algarve.
Véritable coup de cœur pour ce Portugal Sud. Avec ses paysages naturels époustouflants, une grande étendue de réserves naturelles et de zones protégées, la splendeur des falaises et de l’océan couleur azur, il y a tant à contempler.
Carnaval à Tel-Aviv… prenez vos billets et en route pour la fête !
Comme nulle part ailleurs, l’esprit de la «fête» est présent à Tel Aviv. Encore plus pour Pourim, où il se retrouve sur les déguisements, dans les rues, sur les murs !
Le 24 mars prochain, Israël fêtera Pourim, un jour férié, équivalent de notre carnaval mais en GRAND. Tout le pays se déguise. Dans la journée, enfants et parents jouent le jeu dans les rues. Le soir, les jeunes adultes envahissent Tel-Aviv. Et l’on rencontre des cohortes de zombies, Princesses, Jedi… À Tel-Aviv, le temps suspendu contraint à vivre le moment présent avec force. Moralité : on se lâche, on se prête au jeu, on en fait des caisses. Du coup, pour nous Français, toujours un peu frileux, gênés, couards, ayant peur du ridicule, Tel-Aviv pendant Pourim est l’occasion d’une fête et d’un lâcher-prise généralisé comme on n’en voit jamais à Paris à moins de gagner la coupe du monde (de foot, off course ! ).
Dans la journée, avec les enfants, l’idéal consiste à jouer des coudes pour obtenir la meilleure place possible sur le défilé de Holon (à 10mn de Tel-Aviv). Là, les associations font le show. Comme à Rio, on a répété pendant des semaines, fabriqué des costumes, des chars, des accessoires. Genre de Pourim Pride inratable, les gosses adorent. Papas… préparez vos épaules pour percher vos bambins sinon, ils ne verront pas grand chose. Dans une ambiance un tantinet hystérique, baignée par les odeurs de chichis, merguez, pralines et autres trucs gras et sucrés sans lesquels la fête ne serait pas la fête, certains – les rusés- ont apporté tabouret, échelle et escabeau. Chacun y va de son bras articulé greffé à son smartphone pour photographier, filmer, immortaliser les transes des acteurs, venus célébrer la diversité et le bien vivre ensemble. Pas franchement le spectacle de l’année sur le plan artistique mais mais pour ce qui concerne les émotions partagés, on ne fait pas mieux !
Dans la journée à Tel-Aviv, on croise des créatures venus d’une autre planète, certains aux cheveux jaunes filasse, verts ou bleu pétrole. Même les chiens de transforment en lions ! Mais la démesure ne se mesure qu’à la nuit tombée. Surgissent alors des êtres du passé et du futur. Devant les restaurants et les night-club, il y a des files d’attente composées d’une profusion de personnages bigarrés. Vieux lords londoniens, vampires, fées, Harry Potter et autres pirates, flibustiers, chercheurs d’or, voyageurs du temps ! Initiée par les contes, enrichie par les films et les séries TV, l’imagination est au rendez-vous. Et avec elle, la fête. Au sens premier du terme : partager ensemble les mêmes valeurs ! Autant vous dire que les restaurants, bars, terrasses, boîtes sont pris d’assaut. Mieux vaut réserver.
Si la journée «carnavalesque» dure le jour de Pourim, cette joyeuse ambiance perdure quelques jours. Voilà donc une bonne raison d’aller à Tel-Aviv.
Informations pratiques :
Informations sur le pays : Office National Israélien du Tourisme Tel. ()1 42 61 01 97 infos@otisrael.com www.otisrael.com Informations sur Tel-Aviv www.tel-aviv.gov.il Facebook Tel-Aviv : www.facebook.com/TelAvivGlobalCity/
Remerciements à l’Office de tourisme d’Israël, Aéroports de Paris pour leur soutien dans la réalisation de ce reportage.
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Swarovski et Innsbruck, lumières du Tyrol
Talons aiguilles ou chaussures de randonnées ? Swarovski ouvre son jardin rutilant de cristal au cœur des Alpes autrichiennes. Un Tyrol éblouissant, été comme hiver, autour de sa capitale à la fois baroque et sportive, Innsbruck.
Les 10.000 cristaux de Swarovski
Rendez-vous à Wattens, deuxième site le plus visité d’Autriche, à 15 km d’Innsbruck. Rien de plus facile que de prendre la navette directe depuis la gare centrale, avec votre Innsbruck pass, en se renseignant sur les horaires.
Mais pourquoi Wattens ? C’est une histoire de famille comme on les aime…. Futur vedette des temps modernes, Daniel Swarovsky installe ici son premier ateliers en 1895. Les eaux pures des Alpes y sont particulièrement favorables pour la fabrication de son invention, le verre-cristal riche en plomb. Une formule toujours restée secrète…
Cette bijouterie « scintillante à des prix abordables » et d’autres objets industriels et d’optique débouchent de nos jours sur une multinationale à grand succès.
N’oublions pas l’apparition éblouissante de Marylin Monroe en 1962, dans un très moulant fourreau brodé de 10 000 pierreries Swarovsky devant le président des Etats-Unis…. Sa robe craqua, et si le Président ne s’en remit pas, Swarovsky, oui.
En 1995, cent ans plus tard, l’entreprise Swarovski, toujours dans la famille, créée Les Mondes de Cristal, à Wattens.
Une sorte d’hommage dédiée à ses ancêtres, à sa réussite et au mécénat d’art. Le verre et l’eau éblouissent les millions de visiteurs qui pénètrent la colline, sous les yeux brillants d’un géant de verdure surréaliste et crachant de l’eau. Une quinzaine de salles obscures présentent des créations artistiques cristallines.
À l’extérieur, l’enchantement du jardin à l’imaginaire rutilant se pare du Nuage de Cristal composé de plus de 600 000 cristaux fixés à la main sur des supports, au-dessus d’un Miroir d’Eau qui les reflète même de jour. La Tour de Jeu, haute de 20 mètres, s’adresse aux enfants. Le Labyrinthe et Le Jardin botanique occupent ce parc des merveilles, planté de statues avant-gardistes de toute beauté sur le thème du cristal.
À la fin de la visite, le magasin Swarovsky sera la source de toutes les tentations avec des prix très attractifs et un restaurant haut de gamme où reprendre son souffle…
Innsbruck, perle du Tyrol
Été comme hiver, Innsbruck bourdonne d’activités. Environnées de montagnes dépassant les 2000 mètres, les façades colorées du centre rayonnent sous le soleil. Derrière chaque ruelle, une montagne se profile. Musées raffinés ou balades alpines, tout est conçu pour vivre joyeusement dans cette ville de 120 000 habitants, étudiante et touristique, qui sait pousser la tyrolienne. Côté shopping, malgré des prix assez élevés, si le chocolat et le jambon fumé titillent les papilles, les magasins de vêtements de sport attirent. Les Autrichiens sont imbattables pour trouver les dernières polaires, les chaussures confortables, les skis et l’anorak à la mode ou les lunettes de soleil montées sur bois.
Les Tyroliens(es) arborent souvent le costume traditionnel les jours de fêtes et lors des concerts et cérémonies. Très tentant pour ses broderies et ses culottes de peau, il est plus difficile à porter en France, et très cher. Tant pis !
Ne loupez pas les marchés de Noël en saison, fréquents sur les places. Rien à voir avec nos marchés français sans imagination, ils restent dans l’authentique tradition saxonne avec pâtisseries et décorations faites maison.
Accès et transports
. Accès recommandé par avion.
. Navette directe aéroport-gare centrale.
. Innsbruck Card (1-2 ou 3 jours de 31 à 45 €), le pass magique pour bus, tramways, sightseer, funiculaire, téléphériques et musées (auprès de l’Office de Tourisme).
. Sightseer, bus touristique gratuit avec l’Innsbruck Card, recommandé pour avoir un aperçu de la ville et de ses environs.
. Château d’Ambras : khm.at/ambras. Tram 6 ou sighseer bus TS, depuis la gare centrale
Remerciements à l’Office de tourisme d’Autriche, Aéroports de Paris pour leur soutien dans la réalisation de ce reportage.
Swarovski
. Kristallwelten Swarovski à Wattens : kristallwelten.swarovski.com.
Shopping
Attention au week-end, tous les magasins sont fermés le dimanche et souvent le samedi après-midi sauf les échoppe de souvenirs de la Herzog-Friedrich Strasse et certains magasins d’alimentation de la gare centrale.
. Marchés : alimentaire sous les halles, le long de l’Inn (tous les jours sauf dim). Marché paysan sur la Sparkassenplatz (vendredi matin). Marchés de Noël dans la vieille ville, (fin novembre à fin décembre).
. Charcuterie Speckschwemme, Stiftgasse 4, dans une sympathique et minuscule échoppe en plein centre, pour des saucisses pimentées, du lard et des jambons.
. Alcools Spezialtäten aus der Stiftgasse, au n° 2 voisin.
. Chocolats Rajsigl, Maria-Theresien Str.18
. Vêtements tyroliens traditionnels :
– Heu und Stroh, Leopold Str. 28. Bon rapport qualité-prix. Heuundstroh.com.
– Tiroler Heimatwerk. Meraner Str. 2. Intéressant pour la déco. Tiroler.heimatwerk.at
Hôtels-restaurants
Beaucoup de soupes et de salades à déjeuner. Les sportifs mangent léger… mais se rattrapent le soir.
. Grand Hôtel Europa, face à la gare, un peu cher mais très confortable. Restaurant recommandé. Grandhoteleuropa.at
. Hôtel Central et brasserie à l’ancienne, rendez-vous classique des Innsbruckois. Central.co.at
. Restaurant du tremplin au Bergisel. Bergisel.info
. Café im Hof, Salon de thé du Palais Trapp dans un cadre délicieux. Maria-Theresien-Str. 38. Cafeimhof.at
Bruxelles Bienvenue chez nous !
La facilité d’un Paris-Bruxelles en Thalys ferait rougir de honte bien des déplacements franciliens. Seulement 1h22 pour rejoindre un www.beerproject.be et descendre une BabyLove brassée avec du pain, ce n’est pas négociable. Et comme ce n’est pas non plus au Parking 58 que vous laisserez votre voiture, l’été, le lieu se transforme en www.jardinssuspendus.be, autant y aller en Thalys, avec en poche Un Grand Week-end à Bruxelles paru chez Hachette.
Guide en main, le temps vous paraîtra trop court pour tout voir de ce Bruxelles insolite… Signalons, hôtels à thèmes et église anglicane désacralisée convertie en club, si le Champagne du www.piritobrussels.com vous gagne, c’est l’une des rares maisons pudiquement dite, à la belle époque « de rendez-vous » où vous pourrez regagner www.lebergerhotel.be et jouer les prolongations avec votre âme-soeur dans une atmosphère de boudoir feutré et unique. L’établissement est désormais parfaitement respectable !
Sans transition aucune, et l’on comprend pourquoi les eurocrates y ont élu domicile… Bruxelles, capitale du vieux continent, donne le sentiment tout à fait justifié, que tout existe. Boutiques de marques, quartiers populaires, monuments. La www.bellone.be déjà porteuse d’histoire, accueille aujourd’hui la maison du spectacle. Attention ce joyaux baroque pourrait vous faire tomber en béatitude autant par son architecture que par sa programmation. Retour au calme et à la contemplation, dans le quartier de Saint-Boniface et ses devantures Art Nouveau, qui devraient vous faire marquer un stop assez inspiré en dehors du temps et sublime.
Le mot qui s’invite à l’esprit pour définir Bruxelles, c’est : Maison.. de l’Europe, des grandes enseignes, des grands de ce monde, du spectacle, maison de naissance d’Audrey Hepburn
…On comprend pourquoi les belges nous lancent ce Bienvenue chez nous en arrivant en gare du Midi.
Informations pratiques :
Un grand week-end à Bruxelles (2016) chez Hachette. 8,75€
Vis ma vie de James Bond à Londres
Envie d’une petite virée londonienne qui sort de l’ordinaire ?
Nous avons exactement ce qu’il vous faut. Loin des standards, suivez les traces de Bond. Vivez, mangez, bougez comme James et … 007 oblige, rejoignez la capitale de sa Très Gracieuse Majesté à bord du Mont Saint-Michel, histoire de mettre un peu de glamour et d’art de vivre dans ce monde d’urbains stressés…
On vous laisse faire Paris-Caen à votre façon, l’essentiel étant d’être prêt à embarquer en gare maritime de Ouistreham sur le Mont Saint-Michel, l’un des plus gros bateaux de la Compagnie Brittany Ferries, laquelle – comme son nom ne l’indique pas – est 100% française. Cocorico ! Depuis 40 ans, 2500 salariés dont 1700 marins ont transporté 2.500.000 de passagers par an. British People en tête, suivis par les Espagnols puis par 15% de Français, les connaisseurs apprécient les généreux espaces publics du Mont St Michel, les prestations de qualité données à bord et ses lieux de vie : bar, salon de thé, salle de jeux vidéo pour les adolescents, cinémas…
Célibataire, couple, famille, chacun y trouve son bonheur
Les cabines se déclinent de la familiale 4 couchettes avec ou sans hublot, aux 2 couchettes avec baie vitrée sur le pont sans oublier les spacieuses cabines Commodores. Des suites avec terrasses extérieures, financièrement accessibles (voir tarif dans les infos pratiques). Les voyageurs sans cabines apprécieront le confort des fauteuils relax.
Les habitués le savent, les autres le découvriront, Brittany Ferries est à la fois transporteur et voyagiste. De fait, le catalogue des propositions de séjours est vaste et à la portée de chaque bourse ! On vient en famille ou en couple, seul avec sa voiture ou pas… Tout est permis. Tout est possible. Un coup d’œil sur ces multiples possibilités d’évasions s’impose.
Un peu de glamour en attendant Londres
Dès le départ du bateau, on se cale sur l’heure anglaise. C’est toujours 60 minutes gagnées ! Après un dîner à bord au restaurant gastronomique (menu Saveurs & tradition à 29,90€), en buffet ou à la carte, à la brasserie ou au self-service (à partir de 8€), retour en cabine pour une traversée de 8 heures environ. Le bateau tourne au ralenti pour permettre aux passagers de se reposer et d’arriver frais et dispo au cœur de la City. Le bruit lointain des machines, un doux ronronnement et le roulis bercent et plongent dans un sommeil plein de rêves. Les hommes, tout là-haut, en cabine de pilotage, sont des professionnels hors pair. On peut dormir tranquille, la sécurité est assurée.
Une petite musique, la signature sonore de la Compagnie Brittany Ferries, nous sort de notre sommeil. Petit déjeuner généreux au restaurant
« Les romantiques » pendant l’entrée du Mont Saint-Michel en port de Portsmouth, débarquement et départ en autocar pour Londres avec une joyeuse bande de turbulents… James Bond n’a qu’à bien se tenir.
Bouger comme James Bond
Tous les passionnés vous le diront, Londres est depuis longtemps dans l’histoire de cinéma, la capitale des agents secrets… On apprécie de (re)découvrir Londres, au travers les icônes mondialement connues que sont Bond mais aussi Austin Power, John Steed, Simon Templar, Brett Sinclair, Dany Wilde, Numéro 6 (quand il réussit à s’échapper).
Le BritMovie Tours, spécialisé dans le tourisme cinématographique, propose des visites guidées – dont les studios Pinewood – sur les lieux de tournages.
Notre guide, Anne Mark, connaît sur le bout des doigts la saga de l’Agent 007. Sur tous les films, à toutes les époques, elle donne des détails, raconte des anecdotes, trahi quelques secrets de tournage. Les décors des films permettent de relire la saga Bond d’un œil neuf et d’en reconstruire l’historique, de l’originel Military Intelligence à l’actuel MI6, baptisé Legoland par ses voisins pas vraiment heureux de sa présence dans les parages.
On les comprend, s’il finit comme dans Skyfall ! Le MI6 est invisitable – franchement on se demande pourquoi – mais on peut en voir la rampe d’accès « cinématographique » à côté du plus grand marché à viandes de Grande-Bretagne, le majestueux Smithfield Market. Une fois là, ne ratez pas à quelques pas, un charmant trésor architectural caché au fond d’une ruelle quasiment inaccessible, la St Bartholomew-the-Great, une église romane datée de 1123.
Dans cet « espion-tour bondien » on verra entre autres, Old Vic Tunnels (sous la gare de Waterloo) qui sert de camp d’entrainement de tir du MI6, Vauxhall Bridge : explosion aux quartiers généraux du MI6, le Department for Energy & Climate Change (DECC) avec la fameuse scène sur les toits. Petit temps de pause pour 007 au Four Season Canary Wharf dans la salle de sports Virgin Active, scène où Bond se baigne dans une piscine à Shanghai. C’est à la National Gallery (Pièce 34) que Bond est assis dans une galerie pour rencontrer secrètement Ben Whishaw. Enfin, la station de métro de Charing Cross accueille la course poursuite entre James Bond et Silva dans le métro. La scène se poursuit à travers Parliament Square, remonte Whitehall et s’achève à Trinity Square où la séquence atteint son apogée. Ce ne sont que quelques exemples. La ville tout entière pullule de références et les « spy-tour » ne sont pas avares, extrapolant autour de Bond, pour « visiter » d’autres hauts lieux de l’espionnage.
Si vous êtes en mal de sensations, après avoir vu tous les exploits de Messire Bond, il est temps de réaliser le vôtre.
Moteuuuur… Action !
Direction les bolides de la Thames RIB Experience. On vous embarque, harnachés comme pour partir dans les tranchées, sur un bateau jaune, une espèce d’énorme bourdon frétillant qui, l’hypocrite, démarre en douceur jusqu’au London Bridge, puis s’élance à une vitesse incroyable réalisant des 8 d’une rive à l’autre en se couchant sur l’eau.
De véritables James pas encore des Bond… en tout cas des 00… On a peur et on adore !
Le retour, plus calme, permet d’admirer Londres tout en réinitialisant son rythme cardiaque.
Les fous tenteront l’ascension de l’O2 Arena. On nous dit que de là-haut, la vue est saisissante et on les croit sur parole. Plus calme, la traditionnelle London Eye offre ses nacelles et à 125 mètres de hauteur propose une vue à 30 km à la ronde.
L’art de vivre à la James Bond : cocktails traditionnels et dîners raffinés
Londres regorge de beaux hôtels et de palaces. Des endroits hypes, chics, traditionnels comme peut les aimer James. Restant dans les traces de Bond, Brittany Ferries en a sélectionné quelques-uns. Le Millenium Copthorne Hotels dans Chelsea, le London Waterloo sur Waterloo Road, Park Plaza County Hall à côte de Big Ben, London Marriott Hotel Regents Park au centre de Londres et l’un des derniers nés londoniens, le Park Plaza Westminster Bridge. Situé au sud de la Tamise, pile face au Pont de Westminster, ce temple du luxe et du standing est tout en verre et en transparence. Doté de nombreux restaurants et bars, d’un service haut de gamme, d’une piscine avec salle de fitness et spa, il a tout pour plaire aux chanceux dont les vastes chambres sont livrées avec vue sur Big Ben et la Tamise.
Avant un dîner, qu’il soit traditionnel ou carrément exotique (nous y reviendrons), James Bond prend l’apéritif. Et dans le genre, Londres possède les meilleurs ‘Gentlemen’s Clubs où ces messieurs adorent siroter un Martini entre eux, même s’il faut bien l’avouer, aujourd’hui quelques filles s’installent au milieu de ces Sirs en goguette. Il est dans Londres, un lieu qui associe définitivement et depuis toujours son nom au cocktail Martini : The Dukes. Depuis 1908, planqué au fond d’une petite rue étroite, le Dukes accueille tout ce qui fait le Londres de nos fantasmes.
D’après le Maître es Cocktails, Alessandro Palazzi, c’est dans ces murs que la fameuse référence du Martini à cuillère aurait été « inventée ». Inventée ? Non ! Référencée. On raconte que Ian Flemming fréquentait assidument les lieux et que Casino Royal, son premier roman, serait né autour de ces tables basses et de ces fauteuils clubs. De fait, s’il est un endroit dédié aux
« Bondaddicts » pour déguster le Vesper Martini, créé par Ian Flemming c’est bien chez Dukes.
Quand Alessandro Palazzi en personne se lance devant vous à la confection d’un Martini, ce n’est pas du tout ce que vous imaginez. Dans cette institution, le Martini est un cocktail à base de Gin
et de Vodka… Il arrive poussant une mythique servante à roulettes chargée de vermouth, Gin, Vodka, olive. Tout est dosé, mesuré… Pas de shaker. Il fait tout … à la cuillère. Tout en œuvrant
à la confection de votre cocktail, le maître vous expliquera les arcanes des bons mélanges avant
de vous servir une « boisson » forte et goûteuse qui demande mesure et modération dans sa consommation.
L’heure du dîner ayant largement sonnée, on se dirige vers The Galvin at Windows. Installé sur
tout le 28ème étage du London Hilton Hotel, il offre une vue à 360° sur Londres et surtout sur
les jardins de Buckingham Palace ! André Garret, le chef, orchestre une cuisine française traditionnelle. Service, plat, style sont impeccables.
Bien différent, le fameux Nobu, une étoile au Guide Michelin propose une cuisine japonaise métissée, créée par le Chef japonais Nobu Matsuhisa. Son art exceptionnel : mixer la présentation japonaise avec des épices et des viandes, notamment le fabuleux bœuf japonais de Kobé (lire à ce sujet un sujet sur notre blog : Yummyscope) aujourd’hui élevé au Chili. Son inspiration : ses voyages partout dans le monde et surtout en Amérique du Sud. Dans une salle pleine à craquer, où une faune urbaine caquète avec forces, l’étrange ballet commence. Autour d’une table ronde, notre groupe voit arriver à chaque minute une myriade de petits plats posés au centre de la table. Chacun se sert. La délicatesse des mets est une invitation permanente à la découverte. S’enchaînent makis, légumes, tempuras, bœuf, poissons, sushis. On ne sait jamais quand cette débauche culinaire va s’arrêter. On ne choisit rien, on attend, on déguste et on attend la suite, jamais déçus. À ce rythme, l’addition peut très vite atteindre des sommets. Le minimum étant 150£ par personne. Les deux adresses londoniennes affichent complet très souvent. Il faut réserver longtemps à l’avance.
Les attributs James Bondiens ! De la classe… en toutes circonstances
L’agent se vêt chez Turnbull And Asser, la maison du sur-mesure depuis 1885, au 71/72 Jermyn Street, affiche ses clients célèbres sur les murs. James Bond en tête. Il se parfume au 89, chez Floris le parfumeur également sur-mesure. L’illustre Maison fournit les fragrances de la Reine Elizabeth. Les connaisseurs pénètrent chez Fortnum and Mason par la petite porte de Jermyn Street.
Comment imaginer James Bond sans ses bolides ?
Impossible ! Nous sommes bien d’accord. Rendez-vous obligatoire donc au Musée National de l’Automobile de Beaulieu, à New Forest dans le Hampshire. Jusqu’à fin 2014, le Musée présente une exceptionnelle exposition intitulée Bond in Motion ! Terriens, marins, amphibies, scaphandres… de la Rolls à la Lotus sous-marine, on y admire les 50 véhicules, reflets des belles heures de Bond. Certaines voitures ont servi au tournage et portent les stigmates de la conduite, disons un brin énergique de Bond. Il est vrai que tous les moyens sont bons pour se tirer de certains guêpiers. L’exposition est généreuse et fort bien mise en scène. Des écrans diffusent les extraits de films où chaque véhicule exposé est utilisé. Une bien agréable façon de revoir tous ces James Bond charmeurs et sexy en diable !
Une fois sur place, accordez-vous le temps d’une visite complète du musée. Hors l’exposition temporaire, il présente tout, mais absolument tout, de l’histoire de l’automobile. Fascinant, attachant, un rien nostalgique. De la Mercedes Benz 1928 à l’Audi Quattro A2 Rally Car de 1983, de la BlueBird, détentrice du record du monde de vitesse sur terre en 1964 aux premières caravanes, et autres « stands publicitaires » mobiles, stations essence de l’autre siècle, vélos et motos Duccati 999RS, bienvenue au pays des rêves réalisés. Le Palace House, la maison de Maîtres de la famille Beaulieu, se visite. Dans son jus et fort bien conservée, elle passionnera parents et enfants, d’autant plus que l’on y accède en petit train.
Quittons cette oasis de fraicheur pour reprendre la route de Portsmouth, attendu par le Mont Saint-Michel paré à quitter la verte Albion. Des exploits pleins les yeux, des envies plein la tête, sûr que l’on reviendra. Les motifs sont nombreux. Simple croisière d’une journée vers l’Angleterre, soldes à Londres peut-être ? C’est au catalogue de Brittany Ferries… ?
– Quelques exemples de prix à destination de Londres.
L’offre packagée Brittany Ferries sur Londres est conséquente. Il y en a bien d’autres :
Package Plaza Westminster Bridge**** : 313€/personne comprenant 5J/4N dont traversées maritimes de nuit avec un véhicule au déprt de Caen/Ouistreham ou St Malo, 2 nuits au Plaza Westiminster Bridge, PD inclus. Supplément cabine par traversée. À 2 : 47€, à 4 : 72€
Happy-ferry : 64,50 € l’aller-retour par personne, tarif sur la base de 2 personnes soit 129€ pour 2 personnes, voiture incluse.?10 € à partir
de la 3ème personne.
Journée croisière vers l’Angleterre pour…39 € TTC / adulte – 19 € TTC / enfant* enfant : de 4 à 12 ans. Gratuit pour les enfants de moins de 4 ans.
Discover London en couple : à partir de 199 € / adulte, 2 jours, 1 nuit à Londres, 1 nuit en hôtel, buffet petit déjeuner continental inclus. 2 visites : la Tour de Londres & le Tour panoramique avec croisière sur la Tamise – La traversée maritime A/R, siège en salon inclus, le transfert A/R en autocar privé de Portsmouth à l’hôtel.
Traversée Caen-Portsmouth en cabine Commodore en haute saison : 80€ A/R/personne + location cabine Commodore 215€ A/R (possible 3 couchettes + 1 enfant).
Carnets d’adresses (par ordre d’apparition dans notre article) :
Park Plaza Westminster Bridge****
– 200 Westminster Bridge Road – London SE1 7UT – Tél. +44 844 415 6790
Cet hôtel ultra moderne et idéalement situé au coeur de Londres, s’élève sur la rive sud de la Tamise, à 500 mètres du London Eye et de la gare de Waterloo. www.parkplaza.com
Les James bond Girls, un magnifique livre de photos des belles actrices à la droite de 007 !
Éditions Du Chêne. 35€
Un guide, format de poche, à emporter pour découvrir des endroits « vraiment » insolites.
Guide Points 2 – 10,90€