jeudi 6 août 2026

Vacances en France : sur les traces de l’homme, 5 sites en Périgord Noir !

Avec cette appellation, il pourrait presque faire peur mais dans la réalité ce Périgord est lumineux et magnifique… Il fut choisi, et le hasard n’y est pour rien, par les premiers Hommes !

Le Périgord Noir fut de tous temps un lieu de passage, de transhumance, de marchés et d’échanges. De l’aube de l’humanité jusqu’aux derniers paysans, en passant par les citadelles médiévales, la convoitise des Anglais et des Seigneurs, ces terres autour de la Vézère (Dordogne) furent explorées, envahies, cultivées… Les traces des hommes y sont nombreuses. Commençons par celles, fascinantes d’humanité, des peuplades de la préhistoire…

La Roque Saint Christophe©sarlat info

La Roque Saint-Christophe, l’histoire fabuleuse d’un site troglodytique unique au monde

Située à Peyzac-le-Moustier près d’Eyzies en Dordogne, La Roque Saint-Christophe, remarquable par ses formes puissantes, est une falaise calcaire longue d’un kilomètre et haute de quatre vingt mètres. et fut depuis l’aube des temps, un refuge pour les premiers hommes livrés à la violence de la nature. son nombre d’habitats et son ancienneté d’occupation par l’homme, ce site constitue un cadre d’une rare et sauvage beauté. Cet immense mur de calcaire sans cesse érodé par la rivière et le gel, s’est naturellement creusé d’abris sous-roche et de longues terrasses aériennes. Ces cavités naturelles furent occupées par l’homme dès la Préhistoire puis ensuite modifiées pour devenir un fort et une cité du Moyen Âge, avec son organisation civile et marchande. De nombreuses traces des aménagements « communaux » sont toujours visibles. L’exploitation de cette « ville » sous abri dura jusqu’au début de la Renaissance. Très intéressant : le mécanisme de levage qui permettait de monter là-haut personnes, animaux, victuailles et matériel. Toujours efficient, il s’agit d’un véritable hommage au génie bâtisseur des architectes du Moyen Âge.

En savoir plus, réservations, horaires : http://www.roque-st-christophe.com/

Maison forte de Reignac ©maison forte de reignac

La Maison forte de Reignac : un château-falaise unique en France !

Classée monument historique pour sa façade du 14ème siècle et l’ouverture des fenêtres du 16ème siècle, la maison forte de Reignac est un fabuleux et puissant abri de roches accroché à flan de falaise où vivaient d’un seigneur, de sa famille et de ses gens de maison. Reignac est le dernier exemple intact de château-falaise en France. Sa situation si particulière en hauteur et abritée sous falaise lui assure avec ses 12 bouches à feu, sa bretèche et ses assommoirs, sa redoutable puissance de tir, protégeaient des coups de main de bandes de brigands, pillards, preneurs d’otages et autres écorcheurs ! En revanche, malgré sa solidité affichée, le repaire n’aurait pu résister à une attaque en règle mais ce ne fut jamais le cas. Au début du 16ème siècle, les premières armes à feu ont fait leur apparition sans toutefois remplacer l’arc, l’arbalète et les pierres de jet qui sont toujours très utilisés. L’arquebuse, le mousquet et l’escopette ont fait progressivement et timidement leur apparition dans la panoplie guerrière. En cas d’attaque, chaque homme, femme, enfant, habitant Reignac connaît le poste qui lui est attribué ; muni de son arme, il doit défendre sa position. Des centaines de siècles auparavant, des hommes appelés « Cro-magnons » s’étaient déjà établis sous ces abris en y laissant de nombreuses traces.

En savoir plus, réservations, horaires : http://www.maison-forte-reignac.com

Grotte du Roc de Cazelle ©sarlat info

Les grottes du roc de Cazelle : deux molosses trogodytiques dos à dos

Un saisissant parc préhistorique doté de superbes reconstitutions de la vie de nos lointains ancêtres dans les lieux mêmes où ils ont vécu. Plus d’une centaine de personnages et animaux parfaitement reconstitués, prennent vie dans des scènes de la vie quotidienne. La visite est entièrement sonorisée. Les parcours sont faciles, ludiques et sans effort. C’est ici à Cazelle que la célèbre statuette « Vénus de Sireuil » fut retrouvée. Tout au long de falaises escarpées, vous longerez des grottes excavées, des refuges, des souterrains et des habitats où furent découverts d’innombrables outils et armes taillés par les hommes préhistoriques, il y a 12 000 ans… Cet ensemble fut peuplé de tout temps : de la Préhistoire au Moyen Âge où le lieu fut creusé et aménagé en château fort. Réhabilité en maison civile au début du XXème siècle, il fut occupé jusqu’en 1966 par un couple d’agriculteurs qui logeait dans une maison monolithique entièrement taillée dans le roc. Notez des animations intéressantes à faire en famille : Taille de silex, peinture, feu, tir au propulseur ; gratuites et sans réservation, du 4 juillet au 26 août de 13h30 à 19h, sauf samedi. Exposition permanente à taille réelle sur le thème des mammouths, composée d’un grand mâle, d’une femelle et d’un mammoutheau.

En savoir plus, réservations, horaires : http://www.rocdecazelle.com

Groote du sorcier ©grotte du sorcier

La grotte du sorcier : une galerie d’art ouverte depuis 17 000 ans !

Un sanctuaire exceptionnel. La Groote du Sorcier également appelée Grotte de Saint-Cirq est classée au patrimoine mondial par l’Unesco parmi les sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère. Les vestiges (de la salle d’entrée) sont très intéressants, car hormis le Roc-de-Sers et Bourdeilles, ce sont les seuls bas-reliefs de style III qui soient connus : Solutréen final et Magdalénien ancien, époque de Lascaux, il y a environ 17000ans.
Les gravures qui décorent le plafond de l’arrière salle sont d’un style différent, le style IV : Magdalénien moyen, époque des Combarelles, il y a environ 15.000 ans.
Les gravures de la grotte ont été découvertes en 1952 et 1953. Elles ont été étudiées notamment par les abbés H. Breuil et Glory et par le PR.A.Leroi-Gourhan. Elles forment deux ensembles. Le premier, aujourd’hui très haut, le long du mur droit de la salle d’entrée, groupe des animaux gravés profondément et même sculptés (1 bison et 4 chevaux sont bien visibles). Le second ensemble orne le plafond de l’arrière grotte : ce sont, entre autres, les représentations, finement gravées, de trois personnages humains, dont le fameux « sorcier », un cheval et des signes. Les gravures de la partie profonde sont intelligemment présentées au visiteur à l’aide de miroirs. Situé entre Les Eyzies de Tayac et Le Bugue dans un magnifique cadre troglodytique au sein des falaises, la Grotte du Sorcier renferme des trésors d’art préhistorique.

http://www.grottedusorcier.com

Le manoir de Gisson

Classé Monument Historique et situé dans le secteur sauvegardé de la vieille ville, le Manoir de Gisson est l’un des plus remarquables édifices de la cité médiévale de Sarlat. Composé de deux bâtiments d’architecture distinctes reliés l’un à l’autre par une tour escalier hexagonale, les origines de ce monument remontent au XIIIe siècle : sa tour de noblesse, ses fenêtres à meneaux, ses toits de lauze, sa très singulière baie à colonettes surmontée d’oculus et ses façades flanquées de portails décorés anoblissent cette bâtisse. Le cabinet de curiosités. Les caves voûtées du Manoir abritent un étrange Cabinet de Curiosités. Très à la mode chez les notables à la fin de la Renaissance on y accumule et expose des objets collectionnés avec un certain goût pour l’hétéroclisme et l’inédit. Ce lieu présente tout ce que les navigateurs et explorateurs du XVIIe et XVIIIe siècles revenants des limites du monde inconnu, de ces lieux absents des cartes ont pu rapporter de leurs périples ; ils exaltaient ainsi l’imaginaire et la curiosité. Les cabinets de curiosités sont l’ancêtre des musées. Ils ont joué un rôle fondamental dans l’essor de la science moderne même s’ils gardaient les traces des croyances populaires de l’époque.

http://www.manoirdegisson.com

Sarlat, centre ville ©sarlat info

Sarlat : une intacte capitale médiévale

Aux confins des causses du Quercy, Sarlat-la-Canéda, dite Sarlat, est une cité historique renommée pour la qualité de préservation de ses bâtiments du Moyen Âge et du tout début de la Rennaissance. Composée d’un entremêlement de petites ruelles pittoresques, de charmantes venelles pavées, de places protégées… Sarlat est en elle-même une plongée dans un passé intact. S’y promener reveint à se promener dans le passé !
On remarque les hôtels particuliers aux toits de lauze dont les plus célèbres sont la maison de La Boétie, l’hôtel du Barry, l’hôtel de Savignac ou encore le présidial. Et bien sûr le Manoir de Gisson, l’un des 5 sites « sur les traces de l’homme en Périgord Noir. (lire ci-dessous). Tout près la cathédrale Saint-Sacerdos et le palais des évêques, qui rappellent que Sarlat a été cité épiscopale pendant plusieurs siècles.
Notez que l’église Sainte-marie possède un imposant ascenseur panoramique qui monte au sommet de la tour et domine les toits de la ville. Superbe. La place de la Liberté – où tout se passe – est bordée de terrasses. C’est aussi le lieu d’un marché réputé où s’achètent les spécialités de la région : foie gras, truffes, figues et noix.

www.sarlat-tourisme.com

 

Vacances en France – Beaucaire en Terre d’Argence

Terre d’Argence… Un beau mot ! On pense à un reflet argenté sur des vagues. À une perle sur un collier. Une terre précieuse ! En fait, un minuscule morceau de Provence, méconnu, que l’on traverse sans le savoir. Une part de Camargue aussi où le « sauvage » talonne « la tradition ». Terre d’Argence entre Provence et Camargue.

 

La marina de Beaucaire © Judith Lossmann

Terre d’Argence, capitale : Beaucaire !

Quelle jolie et charmante ville que Beaucaire, labellisée Ville d’Art et d’Histoire. À 60 km du Grau du roi et de port Camargue, les plus importants ports de plaisance d’Europe, Beaucaire accueille 220 anneaux aménagés sur le canal du Rhône à Sète (230 km) avec une sortie sur le Rhône, ce qui le fait particulièrement apprécié de navigateurs fluviaux, notamment des touristes d’Europe du Nord. Tous ces mâts et les bruits de drisses donnent un air de fête et des allures maritimes à la ville dans les terres.
Tout au long du canal, se pressent boutiques et restaurants dominés par les remparts de la forteresse de Beaucaire qui comprend château féodal, un musée d’Histoire et d’Archéologie et un superbe parc arboré classé, très apprécié des habitants et des touristes.

Les venelles provençales de Beaucaire © Judith Lossmann

Prenez le temps de parcourir les ruelles et les venelles ombragées pour découvrir la Maison Gothique, une vaste demeure du XVème siècle (la plus ancienne de la ville), la chapelle Saint-Jacques de Saujan de style Roman Provençal, datée du XIIIème siècle, l’hôtel de ville (commandé par le Roi Soleil Louis XIV, d’où le fronton de l’édifice tout en calcaire blanc éclatant en pierre de Beaucaire. Si vous pouvez le visiter (à voir avec l’Office du Tourisme de Beaucaire qui vous arrangera peut-être la visite), franchissez les portes de l’Hôtel particulier de Fermineau (ancien couvent des Ursulines).
Enfin, allez donc admirer la Collégiale Notre-Dame-des-Pommiers, dotée d’un incroyable buffet d’orgue, des vitraux éclatants. L’ensemble est démesurée par rapport à la population mais s’explique par la présence de nombreux nobles et aristocrates de l’Histoire.

Déjeuner provençal !

Sur la très jolie place de la république, dite place Vieille, arrêtez vous pour prendre un verre ou déguster quelques bonnes spécialités de l’Épicerie de Cécile (l’Assiette). Cette Beaucairoise, très impliquée dans la vie locale, aime sa ville et se fera un plaisir de vous indiquer de bonnes adresses. En attendant, laissez-là vous conter l’origine des spécialités beaucairoises : Bœuf au vin à l’anchois, Crespeou, un gâteau d’omelette fine comme des crêpes avec oignons, tomates, courgettes que l’on empile pour les déguster chaudes ou froides avec de la sauce tomate au basilic, Brandade de morue de Nîmes. Avec modération buvez de la clairette de Bellegarde, un Costières de Nîmes ou l’in des vins romains antiques du Mas des Tourelles (lire ci-dessous).

L’Abbaye troglodytique de Saint-Roman

À quelques kilomètres de Beaucaire, rendez-vous sur l’Abbaye troglodytique de Saint-Roman. En surplomb du Rhône, dans le crissement des cigales, ce lieu étonnant, unique en Europe, fut creusé dans la roche. Il abrite des ruines majestueuses et des tombes. Tout a commencé ici pour des ermites du Vème siècle qui s’installèrent avant de devenir de plus en plus nombreux. Ils mènent une vie monastique, inspirée certainement par les Pères du Désert d’Égypte et adopte la règle de Saint Benoit. Au fil des siècles, l’Abbaye passe d’une domination à une autre. Il demeure nombre de traces de ces siècles : arches et voûtes sur croisée d’ogives, tombeau rupestre, tombes familiales, siège abbatiale, cellules monastiques,…
www.abbaye-saint-roman.com

Au milieu d'une végétation luxuriante, l'Abbaye troglodytique de Saint Roman - ©Judith Lossmann

Le Mas des Tourelles… le vin comme à l’époque des Romains

À peine plus loin, le Mas des Tourelles, présente au public un pressoir romain en taille réelle, fabriqué à partir des plans d’origine. La méthode employée pour la fabrication des vins archéologiques romains est conforme à celle des Romains du 1er siècle. Les textes des auteurs latins sont précis sur ces points de la vinification et de l’aromatisation. Passionnées de vins, simples amateurs, curieux… cette immense maison consacrée aux vins qu’est le Mas de Tourelles vous séduira à plus d’un titre.
www.tourelles.com

Des couleurs bienfaisantes à respirer chez Altearah

Tout à fait différent mais puisque vous êtes là, profitez-en pour faire un tour chez Altearah. Une petite et dynamique maison locale d’aromathérapie et de cosmétologie, basées sur des complexes d’huiles essentielles travaillées comme des parfums pour créer une harmonie. On aime ce concept de chromothérapie, de parfums bienfaisants, de couleurs qui se respirent. Chaque couleur/parfum est un remède qui « soigne » un problème physique ou psychique. Il y en a 14 en tout !
Vraiment magique… vous serez étonné(e)s et ravi(e)s de trouver votre couleur !

Les raisons de séjourner à Beaucaire quelques heures ou le temps d’un week-end prolongé ne manquent pas. S’il en fallait une supplémentaire, ce serait la fête de la Figue à Vezenobres fin septembre/début octobre.

 


INFORMATIONS PRATIQUES

https://www.provence-camargue-tourisme.com/

 

Un week-end de « conte de fée » à Laval, en terre lavaloise

A 1 heure et demie de Paris se trouve la charmante petite ville de Laval en Mayenne. Entre verdure et châteaux, cours d’eau et plateaux laissez-vous séduire par le charme d’une ville historique !

Laval : la nouvelle « place to be »

Nul besoin de parcourir le globe pour trouver « the place to be ». Et oui, à Laval les passionnés d’art et d’histoire peuvent déambuler dans les ruelles médiévales ou admirer le vieux château et tenté de percer ses secrets ! Pour ceux qui préfèrent le grand air et les longues randonnées, pas de panique la Vélo Francette fait halte à Laval et vous permet ainsi de récupérer les 630 km de voies cyclables : à vous la découverte de 7 départements et 25 villes ! Enfin pour les amateurs des week-ends cocooning, soyez rassurés : la maison d’hôtes l’Antregens vous accueille non seulement dans un cadre resplendissant mais en plus vous y serez reçus comme des princes. En effet, piscine, télévisions, wifi sont présents mais c’est surtout la gentillesse et l’amour des propriétaires qui finiront de vous séduire. Pour résumer, une bonne cuillère de passion, quelques litres de délicatesse le tout saupoudrés d’amour. Pari gagné pour l’Antregens que nous vous conseillons vivement !

Les quais de Laval ®laval tourisme

Mrs Cookitch au Tea for Two

Enfin, pour les plus gourmands, il existe un lieu tout droit sorti du conte Alice au Pays des Merveilles ou, oui il est possible de fêter tous les jours son non-anniversaire tant les biscuits, gâteaux et autres délicatesses raviront vos palais. Chez Mrs Cookitch au Tea for Two on retrouve les senteurs de la madeleine de Proust et du quatre-quarts de mamie quelque peu revisité. Vous pourrez y déguster le cookie M&M’S, le cookie guimauve ou encore le cookie kinder… Alors laissez-vous tenter !

Gourmandises lavaloises ©jn4695

Romantisme quand tu nous tiens !

Laval c’est aussi une ville où règne un romantisme perpétuel grâce à ses longs quais longeant la rivière la Mayenne. A la nuit tombée, la luminosité rappelant celle des chandelles, transforment ces « minis bords de Seine » en un lieu exalté. Mais prenez garde, à Laval tous les ans un évènement un peu particulier se déroule : La Vélo Agglo Retro.
Ce ne sont pas moins d’une centaine de vélos qui s’élance sur les routes de la Mayenne mais ces derniers arborent une tenue vintage ! Et oui, comme son nom l’indique la Vélo Agglo Retro ressort chaque année les vieux vélos de nos greniers. Ces deux roues d’antan – 1950- parcourent le temps d’une journée, différentes étapes permettant à leurs fiers destriers la rencontre de lieux cachés.

Faites le plein d’activités ludiques à Laval

Au programme cette année : une course de garçons de café accompagnant les cyclistes de l’office du tourisme jusqu’au petit port de Laval. Ensuite départ sur les routes de la campagne lavalloise accompagnée au son de l’accordéon de Guy. Ce retour dans le temps, nous a conduit sur le chemin des lavoirs, pour poursuivre à la halte fluviale de Saint Jean sur Mayenne où avait lieu une démonstration ainsi qu’une initiation au Lindy Hop ! Le tout dans un décor enchanteur au milieu des champs de blé, des coquelicots et des prairies.
Ce retour dans les années 1920 atteint son paroxysme à Fourmondière, où un village fut entièrement reconstitué dans les ambiances de ces années. Pour les amoureux des motos de collections Jean-Luc Gaignard nous a ouvert les portes de sa collection de Harley Davidson (la deuxième plus grande collection mondiale) et pour ceux qui préfèrent les scoops people… Sachez que Brad Pitt lui-même a visité la collection cette année ! A coup de pédales direction Montflours et son four de meunier où règne une odeur de bon pains chauds. Les quelques kilomètres de collines valaient bien le déplacement.

Belle brochette de sourires ©vin rouschausse

Pour finir cette journée en dehors du temps, tous les cyclistes « retro » se retrouvent au port de Laval pour un bal des plus champêtres. C’est donc une ambiance irréelle qui s’installe sur les terres lavalloises le temps d’un week-end, entre robes à poids, chapeaux de pailles et chignons banane. Pas de panique, pour ceux et celles qui ne possèdent pas d’un deux roues vintage, la société Bicyclem met à votre disposition contre quelques deniers l’un de ses fidèles coursiers.

Alors n’hésitez plus, réserver dès à présent votre week-end en juin 2017 pour partir à l’aventure sur les terres mystérieuses de la Mayenne.


Infos pratiques

Office de Tourisme de Laval
84 avenue Robert Buron
CS 70614
53 006 LAVAL Cedex
Tél : 02.43.49.46.46
office.tourisme@agglo-laval.fr

L’Antregens
10 Avenue Messager
53 000 Laval
antregens@gmail.com
http://antregens.fr/
A Partir de 60€ la nuit

Mrs Cookitch au Tea for Two
70 rue de Rennes
53 000 Laval
02 43 90 73 66

Bicyclem
6 Quai François Mitterand
53 000 Laval
Bicyclem.contact@yahoo.fr
06 28 07 24 28

Vacances en France : Les cités maritimes du Finistère

Selon la formule de l’Office Départemental du Tourisme : « Tout commence en Finistère ». Étymologiquement, Finistère… là où finit la terre ! Bien sûr, ce point le plus à l’Ouest de notre hexagone s’ouvre sur des horizons lointains. Après la grande marre, comme se plaisent à nommer l’océan atlantique les marins du cru, c’est l’Amérique, le Canada, le Labrador ! Mais avant de partir, visitons ensemble ces côtes escarpées et ces villes maritimes du Finistère…

Finistère : les couleurs bretonnes…

Passons rapidement sur Brest qui fera l’objet d’un prochain reportage à elle toute seule, tant cette ville recèle des bonnes surprises.

Roscoff, la cité corsaire

Un saut à Roscoff, la petite cité corsaire, une ville de carte postale avec ses façades de granit rose, baignées de vert et de bleu … comme tout le Finistère, où croissent des mimosas et des palmiers grâce au Gulf Stream, qui également tempère le climat. Ici, on enregistre la plus basse amplitude de température à l’année.
De Roscoff, on embarque pour l’Irlande sur les beaux bateaux de la Compagnie Brittany Ferries, dont on aperçoit dans le port, le navire amiral le splendide Pont-Aven (mais je vous raconte cela dans un autre reportage à venir sur l’Irlande de l’Ouest. À suivre).

Finistère, la petite maison domine l'océan

L’île de Batz

Avant d’embarquer pour l’Irlande, partons pour l’île de Batz – prononcez Baz – accueille moins de 300 résidents permanents. Île dévouée au tourisme, elle double sa population en été mais rassurez-vous, il n’y a pas foule pour autant. Son surnom pourrait être l’île aux jardins… ici le jardin est de « culture » locale. Les maisons sont basses, toutes de granit et d’ardoise et valent une fortune tant l’authenticité de Batz – Bretonne corps et âme, – est recherchée. Le vent conduit le moindre murmure et apporte jusqu’au centre de l’île les sons de la marée et l’horizon s’orne de vagues et d’écume.
Le vieux phare de Batz se visite. Il ne présente aucune particularité architecturale, en revanche une fois grimpé son escalier en colimaçon, on bénéficie d’une vue à 360° sur un panorama de côtes dentelées d’une grande beauté.

Les inconditionnels des jardins seront aux anges. Le Jardin exotique Georges Delaselle, créé par un amoureux de la botanique est classé Jardin Remarquable, N°1 ex-equo avec Monaco. Ce parc offre au bonheur des sens 200 arbres, arbustes, fleurs hyper protégées. Ainsi qu’une nécropole de l’âge de Bronze et un calvaire du XVIIe siècle.
Sur 3604 hectares de surface, 180 sont réservés à la culture maraîchère. Choux-fleurs, fenouils, persil, carottes, échalotes, pommes de terre récoltées à la main méritent votre visite au marché des primeurs du dimanche matin.

Finistère. L'île de Batz…Finistère. Quand l'île de Batz regarde vers le continent !

La petite histoire des Johnnies intimement liée à celle l’oignon AOC Rose de Roscoff !

La région de Roscoff produit un délicieux oignon rose, tendre, fruité, labélisé AOC depuis octobre 2009. Doux, sucré, sans soufre, avec l’oignon rose de Roscoff « on ne pleure pas ». « La tige est nattée pour empêcher l’oxygène de rentrer. Une fois natté, il ne bouge pas et se conserve longtemps. Il contient de la kératine et prévient de l’asthme et des maladies cardio-vasculaires. Les marins l’adoptent pour sa richesse naturelle en vitamine C. Idéale quand on navigue de longs mois sans escale. Près de 85% des producteurs font du « Rosé » de Bretagne et de l’oignon Rose de Roscoff. On l’achète frais de septembre à décembre. Vendu très cher à Paris, on vous a trouvé une adresse conseillée par la coopérative (voir le carnet d’adresses).

L’oignon Rose de Roscoff est tellement goûteux que nos cousins britanniques en étaient fous ! Une addiction qui a créée un métier à part entière, pourtant jamais reconnu en France : les Johnnies. La première équipée des Johnnies remonte à 1929. À pied puis à vélo, les français aux bons mollets partaient vendre leurs oignons à Bristol avant d’arpenter les rues anglaises, galloises et écossaises. Chaque Johnnies avait son territoire. Chaque anglais avait son Johnnies ! Une équipée comprenait un vendeur, un botteleur et le patron. La vente s’effectuait en porte à porte. On vendait à l’unité, en filet mais surtout en tresse Johnnies d’un kilo.
Pourquoi Johnnies ? Pour Petit Jean (pour les anglais tous les français s’appellent Jean), déformé en John puis en un affectueux Johnnies.
François, un « véritable » Johnnies, continue le métier. Il a 76 ans et a commencé l’été de ses 14 ans ! De 3000 Johnnies à la belle époque, ils ne sont plus que 15 ! Ne manquez pas le petit musée de l’oignon Rose et des Johnnies !

Finistère, les Johnnies à la belle époque de ce commerce entre Roscoff et l'Angleterre, l'Écosse et l'IrlandeFinistère, Musée de l'OIgnon Rose de Roscoff, une belle AOC.

Douarnenez, l’une des plus vastes baies du Finistère

On pourrait vous parler du quartier du vieux port (le Rosmeur) avec ses venelles, ses ruelles, ses escaliers débouchant sur la mer. Du quartier de Tréboul avec son chemin sur la baie et ses petites plages. Des édifices religieux ou du site archéologique remarquable, l’un des plus importants sites industriels gallo-romain du Nord de l’Europe où les Romains fabriquaient le « garum », un condiment à base de poissons. Mais, on a choisi de vous parler du port-musée. Le seul port-musée à ciel ouvert de France. Une belle découverte des sociétés et des cultures maritimes à travers le monde. Les bateaux, les objets, racontent la pêche, la plaisance, le cabotage des Bretons.

En plein air, dans un cadre exceptionnel, 4 grands navires visitables à flot vous invitent à monter à bord.
En intérieur, une scénographie fouillée vous conduira des Vikings de Groix au XXème siècle en passant par les barques des âmes, des objets du monde venus d’Égypte et d’Océanie.
En baie de Douarnenez se pratique d’innombrables activités nautiques : voile, surf, aviron de mer, kite-surf, char à voile. Évidemment, on loue aussi toute l’année des bateaux.

Finistère, le musée maritime en plein air ouvre les portes des coursives.

Une île légendaire : l’île Tristan

Ce site naturel classé, propriété du Conservatoire du Littoral, est accessible à pied à marée basse. L’île doit son nom à la présence de la tombe de Tristan et Yseult cachée aux pieds de deux arbres enlacés. Tristan, neveu du Roi de Cornouaille est tombé fou amoureux d’Yseult… vous connaissez la suite.
L’île Tristan, minuscule, est absolument ravissante. Elle possède un charme secret, un je-ne-sais quoi d’indéfinissable, renforcé encore par les vergers, les chemins escarpés au-dessus de la mer et surtout un étonnant jardin exotique avec bambouseraie, camélia, magnolias, myrtes du Chili et fushias de Nouvelle Zélande.

Finistère : l'ïle Tristan, minuscule et magique, pleine de recoins de nature !

Concarneau

Cette « ville d’Art de d’Histoire » est aussi le 7ème port de pêche français. Les visiteurs aiment arpenter les ruelles de sa ville close. C’est l’un de sites les plus fréquentés de Bretagne. À juste titre. Protégé par d’épais remparts de granit, cet îlot relié à la terre par deux ponts de pierres, abrite de splendide demeures anciennes et beaucoup de magasins typiques de la région. En haute saison, s’y presse une foule bigarrée qui ajoute au charme de cette ville sur l’eau.

À Concarneau, on visitera le Marinarium le plus ancien du monde à proposer une découverte de la biologie marine.
Pour terminer, la vente à la criée de Concarneau est bien sûr un incontournable !

Des tables exceptionnelles

Les « étoilés » sont légion en terre bretonne. Pas moins de 8 tables proposent une cuisine délicate, iodée, inventive. Restaurant Patrick Jeffroy** à Carantec, l’Auberge des Glazicks** à Plomodiern, l’Armen* à Brest, Le M* à Brest, Le Moulin du Rosmadec à Pont-Aven, Le Brittany* à Roscoff, L’Ambroisie* à Quimper, L’Ar Men Du* à Névez. Nous avons testé l’Ar Men Du*. De la salle, vue panoramique face mer qui domine l’océan du haut des falaises. Service impeccable sans être guindé et une cuisine très iodée (mais pas que !) pilotée par Patrick Le Guen et son fils Jean Marie.

Leur passion de la cuisine est présente dans la moindre bouchée de chacun de leurs plats. Côté poisson : barbue de petit bateau ou grosses langoustine en robe de Nori, un tartare de bar tranché minute, agape de poissons marinés à l’instant. Côté viande : ris de veau doré, pigeon au thé vert, « black Angus » aux raisins confits. Pour les desserts : fraises du pays en infusion florale et son croustillant de crêpes dentelles… Une cave de 300 vins pour arroser tout cela…
Plus d’infos sur les hébergements et les tables de luxe : www.finisteredexception.com

Finistère, plat de l'Ar Men Du… à tester. Forcément !

Dégustations d’huître Belon

À Kerduc, sur la commune de Nevez, dans un endroit absolument insoupçonnable, se cache la petite maison de dégustation des établissements Ostréicoles de Laurent Publier. Terrasse chauffée, vue imprenable du l’embouchure de l’aven, une petite cabane dérobée idéale pour une dégustation de Belon, de Creuses de Bretagne un plateau de fruits de mer (selon arrivage) et des desserts maison… Topissime. La Bretagne secrète et délicieuse que l’on aime !

Finistère : en toute discrétion, ce petit lieu de dégustation est l'un des trésors cachés du Finistère.

 

 


Informations pratiques : 

Agence de développement touristique, 4, rue du 19 mars 1962 à Quimper 29018 cedex.
Tél. 02 98 76 24 77 – contact@finisteretourisme.com www.finisteretourisme.com

Aller dans le Finistère

En avion
240 liaisons hebdomadaires vers la Bretagne opérées par Air France et HOP dans 5 aéroports locaux : Brest (3 vols quotidiens), Lorient, Quimper, Rennes et Lannion.
Nous remercions l’Office de Tourisme, les attachées de presse et l’ADP pour leur soutien dans la réalisation de ce reportage. @parisaeroport @aeroportdeparis

En voiture : voie express gratuites

En train : liaison TGV en provenance de Paris, Lyon,Lille www.voyages-sncf.com

En bateau
Brittany Ferries : liaisons vers Plymouth et Cork au dépoart de Roscoff www.brittany-ferries.fr

Roscoff
Déjeuner à Roscoff
Les Alizées. D’extérieur, le restaurant ne paie pas de mine mais la fraîcheur du céleri au tourteau frais, le Farz de lieu jaune et le délice de fraises aux agrumes pour 21 euros devraient vous attirer par là ! Joli restaurant, belle vue et service impeccable.

La maison des Johnnies
48, rue Brizeux – Tél. 02 98 61 25 48 – maisondesjohnnies@wanadoo.fr

Acheter des oignons Rose de Roscoff à Paris
91 rue de Cambronne – 75015 Paris, environ 6€ la tresse d’1 kg (comparé aux 12 voire 15 € des épiceries fines).

Navette pour Batz : Traversée régulière (15mn) tous les jours de l’année depuis le vieux port de Roscoff.

Taxi sur Batz (Fabrice) : Tax’ile 06 09 45 23 64 –www.taxi-ile-de-batz.fr

Visite du phare de Batz : Tél. 02 98 61 77 76

Finistère. Vue depuis le phare de l'ïle de Batz.

Jardin Georges Delaselle : Tél. 02 98 61 75 65

Hôtel sur l’île de Batz : Les herbes folles (Hôtel Restaurant), Le Bigorneau Langoureux (Bar – bar à vin), ouvert toute l’année.
Le débarcadère – 29253 Ile de Batz
Tél. 02 98 61 78 28 – www.hotel-iledebatz.com

Douarnenez
Le port-Musée, place del’Enfer 29100 Douarnenez
www.port-musee.org – port.musee@mairie-douarnenez.fr

L’Île Tristan
Horaires de passage : www.conservatoire-du-littoral.fr
Services Environnement et espaces naturels de l’Île Tristan : Thierry Chauvin, Tél. 02 98 74 46 38 – Thierry.chauvin@mairie-douarnenez.fr

Biscuiterie de Douarnenez
93, avenue de la Gare, 29100 Douarnenez Treboul Tél. 02 98 74 39 44
www.biscuiterie-dournenez.cm

Conserverie Artisanale et familiale de Douarnenez
32, rue Jean Kervolan
Parc d’activité Lannugat NORD ESPACES 2900 Douarnenez Tel. 02 98 70 54 44
www.kerbriant.fr

Voile Horizons : Sortie découverte, croisière, stages en voiliers. À l’heure, la journée, la demi-journée.

Réservations et tarifs sur : www.voilehorizons.com

ConcarneauFinistère. La vie tranquille au fil des marées dans les fleuves côtiers (abers) de la Bretagne.www.tourismeconcarneau.fr

Déjeuner/Dîner
Entre Pont Aven et Concarneau, sur la presqu’île de Raguenez (face à l’archipel des Glénans), l’Ar Men Du.
47, rue des Îles, Ragunez Plage, 29920 Nevez – Tél. 02 98 06 84 22 contact@men-du.com – www.men-du.com

Dégustations d’huîtres et plateaux de fruits de mer
Établissements Laurent Publier
Port de Kerduc en Nevez (Prendre à droite à 150m avant le port)
Tél. 02 98 06 62 60 – Cell. 06 82 90 99 09

A cheval dans le cirque de Gredos

C’est en randonnant qu’il faut aller à la rencontre de l’Espagne médiévale, dans les parfums de genêts et de lavandes, entre les murets de pierres sèches et les petits villages endormis.

Rando dans les genêts de la sierra de Gredos@maria elena dendaluce

Avant-goût des découvertes culturelles qui jalonnent le parcours et marque de la ferveur religieuse locale, la ville de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus (1515-1582) est le point de rendez-vous des cavaliers. Ville espagnole du patrimoine mondial, Ávila se dresse aux pieds de la Sierra de Gredos, 100km au nord-ouest de Madrid. Derrière les remparts, formidable enceinte fortifiée du XIème siècle quasi intacte, se sont réfugiés églises et palais Renaissance, témoins de la splendeur révolue d’un ancien centre de production textile.
10h du matin à Navarredonda de Gredos. Deux énormes bottes de genêts annoncent le portail du centre équestre de Maria Elena Dendaluce. Derrière, le Saint-Bernard Cartucho monte affectueusement la garde tandis que tinte la clarine d’un cheval de trait hispano-breton. Ici, toutes les juments en pâture portent ce gros collier de cuir fermé par une boucle dorée, nécessaire à la localisation des troupeaux e nsemi-liberté. La dénommée Polaca y retournera quand son poulain sera sevré.

Marie Elena Dendaluce sur Cubano @gabrielle larew

Elégance oblige

 

Une allée de pins ombragée mène aux écuries. Les chevaux attendent dans leur box, impeccablement brossées, peignées –merci au shampoing et soin démêlant !- les sabots graissés, sellés à l’anglaise et bridés. Dans les petites sacoches avant, une bouteille d’eau, de quoi caser un appareil photo et un licol.

Dans la carrière, de jeunes apprenties approchent le marchepied des montures. Les neuf cavaliers dont 3 récidivistes viennent de Belgique, de France, de Californie, du Vermont ou de Chicago. Quelle élégance chez les Américaines! Bottes ou jambières de cuir et boots à lacets, chemise ajustée, vêtements techniques assortis, large visière ajustée sur la bombe, ongles peints et rouge à lèvres rafraîchi à mi-journée. Mais sans chichi.

Discrètement élégants, sans doute les guides donnent-ils le ton. En vérité, tout le monde tient à faire honneur aux splendides chevaux, andalous et hispano-arabes.

Les cavalieres dans la laguna Canada el Gallo Hoyos del Espino∏biggi hayes

Spectaculaire et sauvage

La première journée s’annonce plutôt relax et trois accompagnateurs s’assurent de l’aisance des cavaliers. Confirmée. Leur monture leur a été consciencieusement attribuée en fonction de leur expérience et de leur gabarit.
A plus de 1200 mètres d’altitude, le regard porte au loin sur les neiges de l’Almanzor. Le pic le plus haut de Gredos (1592m) a été nommé d’après un chef militaire et religieux arabe (X°), Al-Mansûr ou « Le victorieux » qui s’était extasié devant ce paysage lors de l’une de ses campagnes.
On oublie que l’Espagne est un pays de montagnes. A 1500 mètres d’altitude au Nord-Ouest de la péninsule, nous sommes dans l’une des régions les plus rustiques du pays, la plus étendue et la moins peuplée. Entre les fleuves Douro et Tage, la spectaculaire Sierra de Gredos se distingue par de fortes dénivellations et des versants aux orientations très différentes. Forcément, les paysages changent à peu de distance d’écart et la flore –endémique- est un véritable festival : orchidées sauvages mauves et blanches, camomille, genêts, lavandes, bruyères pourpre, fleurs de colza jaune éclatant, joubardes -mi cactus mi artichauts- et autres pédiculaires des bois à drôles de corolles roses. Un festival.

Paradis pour la flore la sierra de Gredos abrite une végétation endémique exceptionnelle@beatrice leproux

Machos en liberté

Escortés par Cartucho, la petite troupe traverse un herbage où broutent vaches et chevaux. Faute d’industrie en Castille et Léon, la pauvreté oblige au partage des terres. Propriété du gouvernement, elles sont divisées par province et subdivisées par commune. Autrement dit, selon le nombre de têtes de bétail, les fermiers louent à l’année quelques dizaines d’hectares à la mairie ; terres à partager avec leurs voisins, chacun prenant soin de fermer les clôtures après son passage. Il faut juste éviter de réunir les machos, étalons ou taureaux. Curieux et joueurs, des poulains tentent de distraire le petit convoi, chassés d’un geste de badine. Large chapeau vissé sur la tête et gilet de daim assorti, noter guide -la dirigeante d’Equiberia herself- Maria Elena Dendaluce garde un œil sur le taureau avachi sous un châtaignier. Moyennement rassurés par cette proximité quand nous ignorons encore tout du caractère de notre monture, nous ne la lâchons pas d’un sabot.

Dès le xveme les paysans dépierraient leurs champs pour les exploiter et bâtir mûrets et maisons @beatrice leproux

Incontournable apéro

Après deux bonnes heures de monte, impensable de déroger à la trêve du sacro-saint apéritif. Les chevaux sont pris en charge par les très consciencieuses apprenties. Surprise : sur une table dressée à l’ombre sont joliment présentés jambons et fromages ibériques, olives, fruits et rafraîchissements. A côté, de quoi se laver les mains. Grand luxe. Nous repartons pour deux heures de balade avant de déjeuner d’une paella sous la tonnelle. Inutile de préciser que les amis Américains épluchent le contenu du plat et roulent des yeux horrifiés devant le bol de consommé de boudin noir. Mais sans lésiner sur le vin blanc local. La sieste s’impose, couchés dans l’herbe. Grâce au van qui suit les cavaliers avec leur petites affaires de la journée, les bottes ont été troquées pour des tongs, les californiennes se sont repoudrées et l’unique homme de la bande soulage son dos sur un coussin massant. Trop dure la vie.

Chaque jour vers 12h30 arrêt aperitivo@biggi hayes

La plus grosse population de loups d’Europe occidentale

La nature est si vaste et le soleil de printemps donne tant que les rencontres sauvages son rares : un aigle royal, des mélans, une biche, un renard… Les chèvres hispaniques –chassées à l’automne à prix d’or- et les sangliers ne se montrent pas. Le loup non plus. Pourtant il n’a jamais disparu du nord de l’Espagne. En témoignent le nombre et la violence des aboiements des chiens qui surveillent les moutons. En attendant l’heure de la traite, celui-ci est enfermé dans un enclos entièrement grillagé jusque par-dessus leur tête.
Des ânes noirs à poil longs nous regardent passer, l’air hébété. Ici, on les élève pour le plaisir, voire pour le portage et les travaux des champs. L’élevage n’est plus rentable et les villages, quasi désertés, ne reprennent vie que l’été quand les citadins envoient leurs enfants chez leurs grands-parents. Les sabots résonnent entre les maisons de pierres. Quelques têtes curieuses se montrent tandis que, impassibles du haut de leur clocher, les cigognes regardent passer l’étrange caravane. De petits bourgs ont vu leurs maisons restaurées par des Madrilènes qui en avaient fait leur résidence d’été. Parfois trop léchés, trop propres, ces petits bijoux médiévaux ravissent le visiteur mais ont perdu un peu de leur âme.

Pozo de las Paredes xveme Navacepeda de Tormes@beatrice leproux

 

Sur les chemins de transhumance

Depuis le Moyen-Age, les terres Nord de la Sierra de Gredos sont dédiées à l’élevage des moutons puis de bovins. Entièrement noires, rustiques, fécondes et très prisées pour leur viande, les vaches Avilenas sont en plus d’excellentes marcheuses, qualité indispensable à la transhumance et à la recherche de leur subsistance. Car, même en perte de vitesse, la tradition perdure depuis le XIVème siècle. Les cavaliers foulent ces larges voies ancestrales mais ce n’est qu’au début de l’été que les éleveurs regroupent leurs bêtes et les mènent à cheval à 1600 mètres d’altitude, secondés par des 4×4 pour traverser les routes et se relayant pour dormir. Elles finiront seules leur ascension au cours de l’été au gré de leur gourmandise jusqu’à 2000 mètres.

Dans la canada Real, chemin de transhumance@beatrice leproux

Déjeuner de chef sous la tonnelle

Après plusieurs heures de monte, la surprise est de taille : aménagé en bordure d’une mer de genêts, un velum a été tendu au-dessus d’une table magnifiquement dressée. A côté officient Roberto Garcia Jimenez et deux assistants. Ce disciple des plus grands maîtres coqs espagnols aménage des plats typiques de la région de Gredos en mariant avec inventivité des produits de saison d’ici et d’ailleurs. La cuisine sophistiquée de ses deux restaurants à Hoyos del Espino ravit les gourmets madrilènes. Pour l’heure, interloqués par tant de raffinement et de succulence, les cavaliers se délectent en silence.
C’est une gageure que réunir toutes ces qualités : beaux et bons chevaux, paysages sublimes, perles d’architecture médiévale, intendance sans faille, véritable gastronomie et d’Avila à Ségovie, un hébergement de luxe.
Pendant cinq jours et cent-cinquante kilomètres, l’ouverture et la fermeture de barrières rythment journées et galops. Les cavaliers chevauchent entre genêts et lavandes sauvages, galopent sur un doux tapis d’épines de pins ou au bord d’un lac, ballotent du buste dans les descentes abruptes et pierreuses, pataugent dans les cours d’eau, gravissent des vallons fleuris en slalomant entre les blocs de granit et se rafraîchissent aux rivières glacées ou aux fontaines des villages… Le soir, halte dans les Paradores nationaux, fleuron de l’hôtellerie espagnole.

Au menu de Roberto Garcia Jimenez@beatrice leproux


Informations pratiques : 

Y aller :
Partir avec Cheval d’Aventure et Equiberia : Randonnée Sierra de Gredos et Ségovie, départ de Navarredonda de Gredos à 2h à l’ouest de Madrid. 2 400€ hors vol, pension complète, transferts intérieurs inclus. Nombreux départ tout au long de l’année pour différentes régions d’Espagne (ex: Sierra de Gredos seulement à partir de 1 850€). www.cheval-daventure.com –  www.equiberia.com

Après la douche les chevaux filent au pré à Navarredonda de Gredos@biggi hayes

Bonnes adresses
Hôtels Parador http://www.parador.es/fr
Restaurant de Roberto García Jiménez à Hoyos del Espino : http://cafeteriadrakar.es/

Alcala de Henares, ville natale de Crevantes et refuge des cigognes !

À une heure de route de la capitale, on aime se balader à Alcala de Henares dotée de cieux, apparemment toujours bleus, striés des lourds vols des cigognes établies depuis des lustres. Classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998, au titre de « ville unique », Alcala de Henares, ville natale de Cervantes, impressionne par la fascinante beauté de son patrimoine architectural.

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L’université d’Alcala

Zone historique de la ville et des anciens quartiers extra-muros, c’est surtout le quartier qui abrite la fameuse Université d’Alcala de Henares. Un bijou architectural avec salles, bibliothèque magistrale, archives, salle de réception…Cet ensemble de collèges majeurs et mineurs datant de la Renaissance est fondé par le Cardinal Cisneros en 1499. L’université d’Alcala revendique « mais pas trop fort » le statut de première université d’Europe. C’est probablement faux car à l’époque toutes les grandes villes culturelles construisirent leur « université » dans le même laps de temps. Admirez les façades et entrez par la gigantesque porte. Dans la cour interne, on découvre une petite place carrée avec une vue vertigineuse sur les façades intérieures. Les jardins se succèdent ornementés de constructions rigoristes. Voir absolument l’un des collèges, celui de San Ildefonso. Il affiche une beauté bluffante avec ses galeries coursives et ses arcades.

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La Plaza Cervantes

Au centre du centre… une sublime place rectangulaire, la Plaza Cervantes, bordée d’arcades avec au milieu un jardin arboré rayonnant de milles couleurs. À l’extrémité de cette place, on se dirige dans ce qu’il reste du quartier juif aux maisons dotées d’une trappe ! Une visite guidée s’impose… Toujours dans l’esprit Cervantes, ne ratez pas le Théâtre Cervantes : un théâtre « bonbonnière » directement importé du passé ! Un guide vous fera découvrir les coulisses fort intéressantes. Le temps d’une courte balade, il faut évidemment voir les murailles de la ville… sublimes et en parfait état. Et tranquillement, prendre un verre ou déguster une spécialité locale sur cette place ou à ses abords. Détente assurée !

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La maison-musée de Cervantès

Dans cette ancienne rue aux Juifs se trouve la maison natale de Cervantes. Ce qui fait supposer qu’il était juif, bien que revendiqué par la communauté des Catholiques ! Cette maison bourgeoise, bâtie autour d’un patio arboré, appartenait à la famille Cervantes dont le père était médecin/chirurgien. Une partie du mobilier d’époque est exposé. Également des gravures et des tableaux. Sur les murs subsistent des traces des fresques murales. L’intérieur de la maison conduit les visiteurs dans un voyage aux XVIe et XVIIe siècles. On découvre l’art de vivre de l’époque avec organisation quotidienne partagée entre le rez-de-chaussée, dans la salle de couture, la cuisine, la salle à manger, le boudoir et le bureau du chirurgien – profession qu’exerçait le père de Cervantes. L’étage était occupé par des salons et des chambres à coucher.

En sortant dans cette rue très commerçante (moins qu’autrefois nous dit-on), on trouve quelques belles boutiques et d’intéressantes boulangeries/pâtisseries où se vendent les spécialités locales à base d’amandes et les pralines d’Alcala.

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Le musée archéologique régional

À peine excentré, mieux vaut venir à pied, le musée occupe l’ancien bâtiment du couvent des dominicains de la Mère de Dieu. Un site de facture exceptionnelle, tout en briques roses. Les couleurs sont magnifiques. Un décor de carte postale avec le ciel bleu et les arbres d’un vert tendre ! À l’intérieur, fondée sur un parcours chronologique et didactique, une exposition permanente présente des collections des fossiles paléontologiques aux outils du Paléolithique et du Néolithique, des vestiges de l’Âge du bronze et de l’Âge du fer, une collection importante de l’époque romaine (notamment des mosaïques) et des éléments de la culture antique, médiévale et moderne, jusqu’à l’archéologie de l’époque industrielle.
Le musée réalise des expositions temporaires sur des thématiques archéologiques et historiques. En effet, le musée possède une dépendance : la Bibliothèque Emeterio Cuadrado, d’usage restreint, spécialisée en archéologie.

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Les trésors d’Alcala

Nous vous avons présenté le « minimum syndical » à visiter à Alcala. La ville recèle bien d’autres trésors. Pour découvrir l’un d’entre eux, il suffit de levez les yeux au ciel pour découvrir… non vous ne rêvez pas, des nids de cigognes partout ! Ces « objets » gigantesques d’où dépassent cordes, matière plastique et étranges composants envahissent les monuments, les toits, les tours. Ces magnifiques oiseaux, symboles vivants de la ville, ont élu domicile à Alcala et, bien que migrateurs, n’en sont jamais repartis. Loin du bruit, de la circulation et de l’agitation de Madrid, les cigognes se plaisent à Alcala. Été comme hiver, elles sont présentes et la ville, fière de leur installation permanente, garantit leur bien-être. Toute une communauté se charge de leur protection et de leur alimentation. Les saisir au vol au-dessus de monuments si bien préservés est un challenge pour les photographes !

Fidèle à son patrimoine architectural certes, la ville est aussi un fief de la gastronomie Espagne. Les « petits » restaurants sont légions. Tous accueillants et fort gourmands, ils sont une raison supplémentaire de séjourner au moins deux jours dans cette petite ville au si joli visage !

Lire aussi : Pas de Madrid sans Cervantes et inversement

Pas de Madrid sans Miguel de Cervantes et inversement…

Mort en avril 1616, Cervantes, figure énigmatique de Madrid voit célébrer les 400 ans de sa disparition en grandes pompes ! Il y a de quoi ! Miguel de Cervantes est considéré comme le premier romancier du monde ! Cervantes… dont les pas explorèrent la Madrid de l’époque et particulièrement le très historique quartier de Las Letras. Comme nous aujourd’hui ! Suivons ce classique fil rouge pour découvrir cette magnifique capitale espagnole…

 » Embarquement immédiat pour…

Madrid, la plus grande ville de l’Espagne. Madames et Monsieurs, bienvenue à bord du vol Vueling VY 8201. Nous vous souhaitons un agréable voyage et de bonnes vacances… Avez-vous pensé à glisser dans vos valises les indispensables lunettes, chapeau et autres accessoires indispensables pour cet itinéraire culturel sans oublier la crème solaire ? La température annoncée à notre arrivée est de 40°C !  » Si une telle température vous effraie, pensez à Madrid en automne voire même en hiver. Votre voyage n’en sera que plus agréable et les activités culturelles proposées dans cet article restent valables. Déjà 2 heures de vol. Vue resplendissante sur la ville. Madrid nous attend !

Choeur du couvent de Las Trinitarias ©Judith Lossmann
Madrid, une ville de lettres

A Madrid, on peut, à la façon de Cervantes, se la couler douce sur les terrasses de cafés ou bien partir à la découverte des secrets de cette formidable ville espagnole. Parmi les lieux fréquentés par l’auteur de Don Quichotte, le Couvent de las Trinitarias avec son incroyable façade en briques apparentes et ses trois gigantesques portiques en fer forgé. Ce monastère du XVIIe-XVIIIe siècle se situe en plein cœur du quartier de Las Letras de Madrid. L’intérieur est très lumineux. Le Couvent de las Trinitarias abrite le tombeau de Miguel de Cervantes, célèbre romancier, poète et dramaturge espagnol, l’auteur de L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ? Son œuvre est le premier roman moderne de la littérature mondiale et la plus grande œuvre de fiction de l’histoire de l’humanité.

Quartier de Las Letras

Après quelques minutes de recueillement devant le génie littéraire de Cervantes, sortez prendre l’air. Le quartier des Lettres est situé au cœur de Madrid. Véritable dédale de petites rues piétonnes et d’agréables places comme celle de Santa Ana, le quartier fut le lieu de résidence et de travail de certains des plus grands écrivains d’Espagne : Lope de Vega, Quevedo, Gongora… dont les anciennes maisons se visitent. Il est temps d’y jeter un coup d’œil. C’est LE lieu emblématique des plus grands écrivains espagnols. Des rues reproduisent même, sur leurs pavés, des inscriptions et des extraits de l’œuvre de certains d’entre eux. Cette partie de Madrid associe aujourd’hui littérature, vie bohème, boutiques et gastronomie. Voilà qui ajoute encore au charme de ce quartier.

Visite de l’atelier où fut imprimé le premier exemplaire de Don Quichotte

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Au cœur de l’emblématique Barrio de las Letras à Madrid on visite l’atelier, réplique exacte de l’imprimerie à caractères mobiles, qui réalisa en 1605 la première édition du premier roman mondial : Don Quichotte ! À l’œuvre immortelle de Cervantes s’ajoutent nombres d’autres œuvres toues aussi spectaculaires comme celles de : Lope de Vega, de Tirso de Molina et de Calderón de la Barca, également imprimées dans ces lieux. La visite est didactique. On en ressort enrichi d’informations essentielles sur l’art de l’imprimerie de l’époque et sur le travail des ouvriers/artisans de l’époque. Le guide – indispensable – explique pourquoi et comment l’œuvre de Cervantès bénéficia de particularités exceptionnelles.

La Bibliothèque nationale de Madrid expose Cervantes

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A l’occasion des 400 ans de la mort du célèbre romancier espagnol, la Bibliothèque nationale d’Espagne expose Miguel de Cervantes : de la vida al mito (1616-2016) afin de lui rendre hommage et de faire perdurer le mythe de Don Quichotte.

Les raisons de venir à Madrid sont multiples et variées. Cervantes en est une parmi d’autres. Si je devais vous conseiller une visite incontournable ce serait celle d’un gigantesque marché de victuailles, le mercado San Miguel, un marché sis au même emplacement depuis le Moyen Âge. Sûr que Cervantes y a posé les pieds et fait ses courses.

Le Mercado de San Miguel…

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Les gastronomes et les gourmands vont en faire leur rendez-vous cultissime ! Ce marché déborde littéralement de victuailles de toutes sortes. Un hommage, que dis-je un hymne, à la gastronomie espagnole. Sous cette ancienne halle modernisée, les marchands côtoient les restaurants dans l’esprit d’un Food Court où la beauté des produits n’a d’équivalence que leur appétence. Impossible de résister. Est-ce ici que la l’homme à la longue figure a puisé ses idées de plats pour en farcir son roman !? Peut-être ! En tous cas, le restaurant la Rotonde du Westin Hôtel a osé s’attaquer à ce monument culinaire…

… et tenté une expérience inédite en créant un menu issu d’un livre !

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Manger donc à la façon de Cervantes… Ou plutôt déguster les repas tels qu’ils sont décrits dans Don Quichotte ! Seul un chef a osé relever ce défi : José Luque, chef exécutif du Westin Palace avec l’aide d’Eva Celada, a choisi et créé les éléments d’un menu « Cervantes ». Tout commence par un apéritif Sanchopancesco inspiré par le pot pourri sur pestiño avec de la crème de haricots et pringá. Puis, on continue avec le cocktail de Duels et Quebrantos, une crème de pommes de terre, le chorizo, le bacon et l’œuf. Au tour de la morue d’Ajoarriero de venta et des perdrix marinés des Mariages de Camacho (chapitre II de la deuxième partie du livre). Salade du vendredi avec des lentilles, crème glacée aux châtaignes et émulsion de fromage. Suivent deux desserts. Le premier à base de fromage et de coing en mémoire du bassin du barbier que dans le chapitre XXI Alonso Quijano, Don Quijote. Puis un second dessert pour honorer la belle Ducinée : des manchego fudge, une pâte très légère étalée dans un moule en forme de fleur, frite dans beaucoup d’huile d’olive vierge chaude saupoudrée de sucre glace.On termine ce repas historique avec les Fiorabrás Gominolas, une «potion magique» à base de thym, de vin rouge, d’huile et de sel qui, selon Don Quichotte, «guérit les blessés mais ne fait que frapper ceux qui avaient été armés « . Rassurez-vous les portions sont petites et l’on peut profiter de tout le repas sans problème.

Quitter Madrid pour mieux y revenir !

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Montez à bord d’un bus touristique pour une visite panoramique de la ville. Entre la Grand Via et la rue de la princesse se trouve la Plaza de Espana, connue pour son monument dédié à Miguel de Cervantes. Un paysage impressionnant : l’édifice Espagnol et la tour de Madrid forment deux gratte-ciel autour de ce monument. Au pied de celui-ci s’étend un magnifique jardin public fleuri. Mettez le pied à terre et profitez-en pour vous prélasser sur l’herbe fraîche.

Madrid n’aura révélé qu’une infime partie de ses secrets… autant de raison de revenir la découvrir à d’autres saisons.

Lire aussi : Cervantes à Alcala

Vacances en France – Le Limousin, terre de luxe et d’excellence… Bon shopping !

Au centre de la France, en Vienne, capitale Limoges… le ton est donné. De la région du Limousin viennent nombre de talents du luxe, manufactures de prestiges et artisans créateurs : la ganterie Agnelle, les cosmétiques Sothys, les Ateliers de tapis Pinton, le tanneur Chapal, les chapeaux Chéri Bibi et bien d’autres…

Créé en 2010 le réseau Luxe et Excellence rassemble les entreprises du Limousin appartenant à l’univers du luxe. Depuis quelques mois, un espace d’expositions, véritable vitrine du luxe a ouvert ses portes boulevard Fleurus à Limoges.

La porcelaine

Fasciné par sa blancheur, sa translucidité, sa finesse, Marco Polo la baptisa « porcelana ». Depuis 1768, Limoges, sources de l’or blanc, le kaolin donne ses lettres de noblesse à l’art de la Table. Aujourd’hui, plus que jamais, les créateurs, designers, architectes apprécient ses qualités. La porcelaine est partout, poignées de portes, luminaires, vases, mobiliers urbains, jardins, tables, sanitaires…
La route de la porcelaine en Haute-Vienne : 22 membres ouvrent leurs portes d’avril à octobre. Impossible de les citer tous. Chacun mérite une visite. Parmi les plus connus, citons la Manufacture Bernardaud, riche d’une histoire familiale et d’une collaboration continue avec les grands artistes depuis 150 ans, de Dubuffet à Jeff Koons. Il faut visiter la magnifique manufacture, sise à Limoges, avec ses circuits de visites réellement passionnants. Vous aimerez découvrir les services de tables créés pour les plus grands Chefs du monde. Le magasin d’usine présente un vaste choix et de nombreuses idées cadeaux. www.bernardaud.fr (27, avenue Albert Thomas – Limoges )

Le musée National Adrien Dubouché, Cité de la Céramique à Limoges est bien sûr un incontournable. On y va pour au moins deux raisons : l’extraordinaire beauté du site du musée, ses bâtiments, sa mise en mise en scène et les incroyables collections présentées. Un ravissement pour les yeux.

www.musee-adriendubouche.fr (place Winston Churchill – Limoges )

Luxe en Limousin, la porcelaine Bernardau

La maison de l’Émail

Sur 500 m2, la Maison de l’Émail présente au public des objets prêts à acheter. Difficile de faire un choix, tant les talents sont nombreux et créatifs. La maison a une seconde vocation, proposer des ateliers découvertes pour approcher la matière, lles techniques… et rentrer chez soi avec son propre chef-d’œuvre !

www.enamel-house.com (18 bd de la Cité – Limoges)

Luxe en Limousin, service de table de grands Chefs à travers le monde

Confection

Smuggler, dans sa boutique et dans son magasin d’usine, propose des costumes masculins haut de gamme et sur mesure avec un choix de 800 tissus et doublures colorées.
www.smuggler.fr (zone industrielle du Magré – Limoges )

La maison Lou Kasatché, créée en 2011 par Bernard Blaizeau, possède de beaux ateliers au cœur de la ville. Ici, on s’inspire de la période avant-guerre pour confectionner sur mesure des robes de mariée uniques au monde, robes de cocktails et vêtements féminins sur mesure. Prenez rendez-vous pour visiter cet atelier tout droit surgi d’un autre temps et laisse-vous tenter par les merveilles du lieu. www.lou.kasatche.fr (40 bd de Fleurus – Limoges)

Le centre ville de Limoges regorge de galeries et boutiques où shopper !

Galerie du Canal, Lachahiette, galerie Luxe et Excellence… Sur le boulevard dit de la porcelaine (en fait le bd Louis-Blanc) vous trouverez quantité de boutiques indépendantes dont les Bijoux Bruno Mercier. Fou de porcelaine, Bruno Mercier imagine, dessine, crée des collections de bijoux orignaux, élégants, aux lignes épurées.
www.brunomercier.fr (1 bd Louis-Blanc – Limoges )

Cuir

Luxe en Limousin, la ganterie Agnelle

La maison Weston
Mondialement connue, la marque Weston a chaussé et chausse tous les pieds célèbres du monde… Fabriquées aussi sur-mesure, Weston connaît donc les défauts des pieds des grands hommes. Mais, tenu par le secret professionnel nous n’avons pas réussi à leur faire avouer combien de centimètres mesure la talonnette invisible de Nicolas Sarkozy ! Weston doit son succès à la fabrication artisanale de ses chaussures, à la qualité des ses cuirs (il faut voir leur énorme collection) et au tannage végétal des peaux.
www.jmweston.com (Boutique d’usine : rue Nicolas Appert à Limoges du lundi au vendredi de 10 à 18H)

Chapal
Depuis 1932, Chapal se distingue par son savoir exceptionnel dans le traitement des peaux et du cuir. Spécialisée dans l’univers automobile, la maison Chapal propose des collections « chic et décontracté » de blousons, sacs, chaussures pour hommes et femmes.
www.chapal.fr

Le comble du luxe, les gants Agnelle
Fort heureusement, ils retrouvent leur place – injustement oubliée pendant quelques décennies – de raffinement, de finition d’une tenue et sont de la partie hiver comme été. La maison familiale fondée en 1937 est entre les mains de la dynamique Sophie Grégoire. La maison a donné et donne des modèles d’exception à la haute couture. Se servent dans cette belle maison des marques prestigieuses : Dior, Vuitton, Gaultier, Burberry, Givenchy qui apprécient l’audace et le style d’Agnelle.
www.agnelles.fr ( 30 bd de la république à Saint-Junien, proche de Limoges).
Également à Saint-Junien et dans un tout autre genre, les gants Morand propose un magasin d’usine très intéressant. Idem pour la maison Daguet, spécialisée dans les ceintures en cuir et sacs à main haut de gamme.

Le Limousin, Limoges et sa périphérie regorge de magasins de créateurs et de manufactures. Impossible de tous les citer. Adressez-vous à l’Office du Tourisme de Limoges, ils vous donneront volontiers une immense liste. Mais, croyez-nous sur parole, en pleine saison des soldes, une visite s’impose pour faire des affaires, encore plus intéressantes, dans les magasins d’usine qui, déjà à l’année, affichent de 40 à 75% de réduction ! Bon shopping !

 

Vacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

À deux heures de Paris à peine, La Mayenne cultive l’art de la discrétion. Ici, on fait genre « Ouais, la Mayenne, bon d’accord, so what ? » Une façon de tromper le touriste… non pas pour l’empêcher de venir, les locaux sont accueillants, mais pour qu’il (LE touriste) ne vienne pas en masse envahir ces chemins, ces coins de paradis et tous les trésors que ce département hors de sentiers battus a à offrir. Venez donc « exprès » en Mayenne, une région truffée de bonnes adresses que l’on se refile sous le manteau et préparez-vous à en tomber amoureux.

Bon à savoir pour mieux découvrir la Mayenne

Ce département appartient aux Pays de Loire et tire son nom de la rivière qui le traverse. C’est un trésor de verdure bucolique, simple, rural, façonné par l’agriculture, composé de bocage, petites collines, ruisseaux… dont la capitale Laval recèle quelques incontournables.

Randonnées rime avec Mayenne

En Mayenne, ça randonne partout. Sur terre, à vélo, à pied, à cheval, en roulotte. Sur l’eau, en bateau, en Toue… Tente sur le dos ou en hôtel ou gîte insolite. Les propositions sont nombreuses.
Terre d’itinérances et terre de découvertes, le gîte est partout présent, pour l’homme comme pour le cheval ! Mayenne Tourisme vous conseille et organise votre randonnée au galop, en attelage sur les rives de la Mayenne, à dos d’ânes !

La Mayenne se visite !

Jugez plutôt sur ces quelques exemples : La cité médiévale de Sainte-Suzanne, labellisé Plus Beaux Villages de France. La vallée de l’Erve, site Natura 2000 caractérisée par le canyon de Saulges et ses grottes. La forêt de Mayenne, privée, qui se découvre au fil de petites routes forestières. Le village de Fontaine-Daniel, siège de la filature des Toiles de Mayenne. Le lac artificiel de Haute-Mayenne où se pratiquent pêche, voile, VTT… Des jardins extraordinaires : les Renaudies à Colombiers-du-Plessis, le jardin secret du Grand Boulay et l’incontournable Jardin de la Pellerine. Le moulin à eau de Thévalles à Chemeré-le-Roi ouve régulièrement ses portes. Une belle occasion d’observer le mécanisme du XVIème siècle toujours en fonctionnement. Les enfants vont adorer le tout nouveau manoir de Merlin à la Boissière.

Tourisme fluvial : la Toue cabanée ?!

Tenté par l’expérience d’une vie au bord de l’eau ? La Mayenne possède tout pour satisfaire vos rêves… Entre les bateaux habitables sans permis « classiques », les attelages sur les rives de la Mayenne et la Toue cabanée. Kesako ? Une nouvelle façon de naviguer… Répliques des Toues traditionnelles de la Loire, la toue est un hébergement insolite, une sorte de roulotte sur l’eau avec couchage, coin cuisine, banquette, table et chaises, lavabo (oups ! la douche c’est pendant les haltes fluviales), frigo, chauffage. Intérieur cosy, chaleureux et plein de charme. Sans permis, les toues se louent d’une nuit à une semaine.

Voilà pour le nomade… la Gastronomie maintenant

La fameuse tourte mayennaiseVacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

La Mayenne possède trois fleurons … La pomme, le bœuf et fromage d’Entrammes et sa tourte !
Depuis fin 2015, au même titre que la Lorraine a sa quiche, l’Alsace sa tarte flambée et l’Auvergne sa potée… la Mayenne a désormais sa tourte emblématique. Une recette imaginée par Fabrice Sorin et Alexandre Arnaud, 2 chefs de la région, que l’on trouve déjà dans tout le département et très bientôt à Paris dans de belles enseignes.

 

 


La pomme

Eric Bordelet © Judith LossmannVacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

En jus, cidre, pommeau… elle est de toutes les tables. De nombreux producteurs ouvrent les portes de leurs caves pour des visites guidées et des marchés de terroir. Le Pommeau du Maine AOC est très apprécié. Vieilli en fûts de chêne 18 mois minimum, on le déguste avec modération. Des jeunes producteurs de cidre, poiré et pommeau du Maine tel Olivier Rouland, travaillent avec passion ces crus remarquables. Eric Bordelet, œnologue et pomologue entretient une cave étonnante et produit un poiré d’exception.

Le bœuf fermier du Maine, un label d’excellence

Les amateurs de viande bonne et tendre trouveront de quoi satisfaire leurs papilles viandardes avec cette production de qualité supérieure qui laissent au moins 5 mois de vie aux veaux et la liberté d’une vie en plein air !

Le fromage d’Entrammes

La Mayenne des fromages © Judith LossmannVacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

Grande variété de fromage en Mayenne, terre laitière. Le plus célèbre à défaut du plus goûteux : le Port-Salut élaboré à l’Abbaye du Port du Salut. Le « Trappe » affiné par les sœurs trappistes de l’Abbaye de la Coudre. Le camembert « Bons Mayennais » de la famille Vaubernier. À Entrammes, la fromagerie bio du Maine a repris le flambeau en produisant un Entrammes à base de lait cru bio.

 

Le chef MOF pose devant un échantillon de la production LactalisVacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

Et bien sûr, fleuron de l’artisanat industriel, le Groupe Lactalis, numéro un mondial des produits laitiers conserve son siège en Mayenne à Laval. On visitera avec intérêt chez Lactalis le plus grand musée laitier du monde: le Lactopôle ! Surprenant et très attractif, petits et grands y apprendront quantités d’informations sur l’art et la manière de fabriquer du fromage depuis la nuit des temps.

 

 

 

 

 


S’il vous reste de la place…

Cochon bio en Mayenne ©Judith LossmannVacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

Sachez que le couple Florebala et Olivier Subilau, producteur et transformateur de porcs fermiers bio, fait des merveilles (rillettes, pâtés, andouillettes, boudins) avec des cochons qu’il est possible de voir gambader gaillardement dans les prairies de leurs 50 hectares.
À Saint-Pierre sur Erve, Laurent et Yulari Gourdin fabriquent un pain et des brioches dans un four à bois !
Bertrand Bouflet, l’un des rares producteurs français de sureau, fabrique des sirops et aussi d’étonnants vinaigres de sureau. À découvrir.

Bref, il y a fort à faire dans cette Mayenne de vert et d’eau, sise à quelques encablures de Paris. Des terres de sensations, de plaisirs et d’émotions à découvrir en famille pour un budget tout à fait abordable.


Informations pratiques : 

Carnets d’adresses

Office du tourisme : Tél. 02 43 53 18 18 – www.mayenne-tourisme.com

 

Une idée des tarifs randonnées
Mayenne au galop à partir de 88 euros pour 2 jours et 1 nuit.
Mayenne en attelage sur les rives de la Mayenne à partir de 80 euros pour 2 jours et 1 nuit.
Mayenne à dos d’ânes : à partir de 70 euros pour 2 jours et 1 nuit.
À vélo au fil de la Mayenne : à partir de 440 euros pour 4 jours et 3 nuits.

Mayenne Tourisme – Julia Desné – Chargée des randonnées – Tél. +33 (0)2 43 53 63 88 – j.desne@mayenne.tourisme.com

Des sites et des activités
La cité médiévale de Sainte Suzanne – Tél. 02 43 01 43 60
Le Manoir de Merlin : www.manoir-de-merlin.fr
Toiles de Mayenne : www.toiles-de-mayenne.com
Moulin de Thévalles – www.moulin-de-thevalles.com

Hébergement
Hôtel ermitage – www.hotel-ermitage.fr
Louer une toue cabanée : www.touemayenne.fr – tél. 06 15 71 26 42
Hébergement insolite : Echologia – www.echologia.fr

Shopping
Fromage d’Entrammes : www.fromageriebiodumaine.com

Algarve : Faro la destination phare et ses alentours !

Il ne gèle jamais en Algarve ! Quelle que soit la saison, la température y est agréable. Pas si chaud que cela en été car ventée par l’Atlantique, printemps, automne et même l’hiver sont des saisons de choix pour s’y rendre. Sur ce ruban côtier de 200 km s’étendent d’immenses plages de sable mordoré et miracle l’océan y est « baignable » bien moins froid ici qu’ailleurs.

Le charme de la région réside aussi dans la diversité de sa géographie. Les plages cèdent régulièrement le pas à de très jolies criques protégées. Un sentiment de « seul au monde » fort agréable. L’arrière des plages s’enorgueillit de marais (Ria de Alvor et Ria Formosa), d’une généreuse zone humide (l’estuaire du fleuve Guadiana), royaume d’une biodiversité intense et d’une richesse écologique de premier plan. Les naturalistes seront au paradis tant il y a à observer !Quant à l’arrière-pays, Barrocal en portugais, c’est une mosaïque de jardins, de vergers, de petits villages et petits hameaux tranquilles aux maisons colorées, discrètes, ornées parfois d’incroyables œuvres d’art : sculpture, azulejos…

Faro, capitale de l’Algarve

Très marquée par l’occupation Arabe, Faro affiche de nombreuses traces de leur séjour prolongé. Ici les clochers des églises jouxtent les minarets et tous les objets d’art anciens sont sous influence. Le centre de Faro est fort agréable et plein de jolies boutiques « pur Portugal » si j’ose dire. On n’a pas forcément envie de tout rapporter chez soi. Côté « bâtiments incontournables » notons la cathédrale Santa maria, la Villa Adentro (dans le vieux quartier), le musée Andréo (derrière la statue du roi), l’église des carmes du 18ème siècle avec sa chapelle des Ossements. Partout dans la ville, des Jacarandas, ces magnifiques arbres mauves fleurissent les rues mais c’est sur la place Francisco Gomes qu’ils sont les plus beaux.

Cette place est au cœur du quartier fortifié nommé Vila Adentro. Ceint de murailles, il a conservé une grande partie de sa splendeur d’antan (malgré le tremblement de terre de 1755). Allons-y par l’Arc de da Vila. Lui fait face, la célèbre statue Saint Thomas de Aquino. À quelques mètres, la Rue do Municipio qui traverse la Place de Sé où sont érigés la cathédrale, le Conseil Municipal, le Séminaire et le Palais Épiscopal. À droite de la cathédrale, la rue do Raposuso, conduit à l’église de Notre-Dame de Rapouso et à la statue d’Alphonse III. Plus bas, on trouve l’Arc de Raposuo et la Tour d’Albarrás. Dans ce quartier, une boutique vaut absolument le détour. Sise à côté de la place Da Sé, dans une ruelle qui rejoint la mer cette antique boutique (r. da porta Nova) elle présente dans une ambiance authentiquement vintage des pièce d’Azulejos » et autres merveilles. Demandez gentiment à visiter l’annexe, vous en serez pantois !
Bon à savoir : pendant tout l’été et même à l’arrière-saison, des navettes pour les îles sont accessibles depuis le centre ville. Une belle occasion à saisir pour profiter de ces incroyables étendues de sable.

La petite bourgade très trendy d’Olhão

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L’incountournable marché d’Olhao. ©Judith Lossmann

Décidément cet Algarve recèle de trésors. Parmi lesquels cette petite ville sur l’océan, premier port de pêche de l’Algarve et de fait… son exceptionnel marché aux poissons très achalandé et pas cher. On a vu de l’espadon. De la Daurade Royale à 2,50€/kg. Ne pas déambuler au cœur de ses allées noires de monde serait un manquement ! Ce marché est tout simplement hallucinant. Assailli par les acheteurs, bourré de victuailles de toutes sortes, formes et couleurs, rempli d’odeurs mélangées en un étrange parfum, sis dans une longue bâtisse de brique rouges au charme fou, avec vue sur la mer et les bateau à 10 mètres… ce marché est une véritable invitation au voyage. Il impose une visite, des achats, une balade… Mais attention, on a envie de tout acheter. Prévoyez large !

Le Parc Naturel de la Ria Formosa

Avec sur la route, un arrêt dans le petit village de Cacela Velha, entièrement rénové dans l’esprit des village traditionnels de la région et de l’époque. Une sublime petite église toute blanche, toute simple et une vue sur la mer et les marécages typiques de l’Algarve qu’il serait dommage de louper.

Sur 60 kilomètres au Sud de l’Algarve, s’étend la Ria Formosa, l’une des zones humides les plus reconnues à l’international. Entre Atlantique et l’influence de la Méditerranée, le Parc Naturel (fondé en 1987) est une réserve ouverte au tourisme qui possède une diversité de paysages et une richesse écologique à nulle autre pareille. Réseau labyrinthique d’îles, de marécages, de canaux… on trouve ici quelque chose de l’origine du monde. Les plages sont immenses et calmes et peu fréquentées. Celles des îles qui font face au parc naturel encore moins. N’hésitez pas à vous y rendre. Faro, Barreta, Culatra, Armona et Tavira n’attendent que vous. Hors saison c’est encore mieux.

Portugal, Algarve, do Ria Formosa sous le soleil de midi ! ©Judith Lossmann

Le ciel et les eaux d’argent do Ria Formosa sous le soleil de midi ! ©Judith Lossmann

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Barril, l’une de plus belles plages du Portugal. ©Judith Lossmann

Barril, l’une des plus belles plages portugaise avec ses collines de sable

Et, aussi forcément la plage la plus fréquentée. Immense, magnifique, on y accède à pied ou gratuitement par le petit train qui traverse suffisamment silencieusement les marais et canaux pour y observer les animaux. portugal algarve barril plage ancres marines

Ceux qui vont tomber en amour de ce lieu pourront séjourner dans les petites maisons de la résidence de vacances Pedras Del Rei. Sinon, visitez donc cet intéressant « musée » en plein air dédié à la pêche au thon, aux curiosités de la mer, de la pêche et des pêcheurs. Ici les activités traditionnelles des habitants sont tournées vers la mer : pêche, l’extraction du sel et le ramassage de mollusques.

Et surtout ne loupez pas le cimetière en plein air des ancres marines !

Cabanes de pêcheurs à Santa LuziaLes cabanes de pêcheurs de Santa Luzia. ©Judith Lossmann

À l’Est du parc naturel de la Ria Formosa, Santa Luzia ville au charme indéniable est connue comme la « Capitale du poulpe » tant cette pêche y pratiquée. Quantité de restaurants et de bars locaux proposent de délicieuses recettes de « polpo ». A Santa Luzia, la vie typique des familles de pêcheurs est à l’honneur et l’on retrouve sur la route principale parallèle avec la rivière Ria Formosa des vues magnifiques sur les bateaux et les cabanes de pêcheurs colorés. Un train, baptisé « tchou-tchou » conduit les gens sur une immense place. Un peu plus loin, se trouve la belle plage de l’endroit, fréquentée par des sportifs, des cerfs-volantistes et quelques baigneurs !

L’élégante Tavira

À deux kilomètres de Santa Luzia, l’élégante Tavira blanche et bleue, jolie, propre. Une superbe collection de portes gothiques d’entrées de maison (au point d’en faire des posters) et un joli patrimoine, un parc dont l’enceinte a été détruit par un tremblement de terre, deux ponts que l’on emprunte régulièrement dont l’un est provisoire depuis …30 ans !L'un des ponts de l'élégante Tavira. ©Judith Lossmann Une halle de marché rénovée et transformée en restaurants et boutiques.
Des gradins pour des spectacles, une église de la Misericordia pleine de surprises, des jardins, un château et l’ancien couvent devenu hôtel. Bref, une ville sans prétention, absolument charmante et authentique. Peu connue des grandes transhumances estivales, elle offre un havre de paix précieux.

A proximité, dans le village de Guia, on trouve l’un des restaurant le plus célèbres de l’Algarve : chez Ramirez. Une institution avec son plat unique et très copieux : le poulet « piri-piri », de très petits morceaux de poulet grillés et épicé selon les goûts. Croustillant, goûteux, tendre, un régal. L’un des meilleurs poulets que j’ai jamais mangé !

Le grand large du côté de Lagos…

Encore une petite ville étonnante. Sous domination espagnole de 1580 à 1640, sous occupation Arabe pendant une longue période, catholique, esclavagiste… la ville possède une personnalité attachante. A la fois longue et large sans être grande, Lagos se parcourt dans les allées de son parc, en bord de falaise qui domine l’océan et dans ses ruelles ombragées. Fief du Roi Sébastien (~1578), Lagos est fière derrière ces murs d’enceinte. Entre les statuts de Sébastien, de l’Infante, du prédicateur Gançalo, c’est peu dire que la ville possède son iconographie personnelle. Les rues et ruelles accueillent boutiques variées et restaurants de toutes sortes dont certains proposent des pousse-pieds !

Les falaises rouges de Laagos sur la côte Saint Vincent. ©Judith Lossmann

Les falaises rouges de Laagos sur la côte Saint Vincent. ©Judith Lossmann

Ce que je préfère à Lagos c’est la balade sur les falaises de roches rouges magnifiques en direction de la Côte Saint Vincent et la playa do Amado. Du point de vue sur l’ancre, spot de surf, et aussi le point de vue sur l’angle du Portugal (sa pointe extrême ouest) avec le phare Saint-Vincent jusqu’à Carrapateira. Dans ces étendues entre terres et mer à parcourir en 4X4, on traverse une lande végétale protégée qui abrite des cactus Hotentot.

De l’océan à la montagne de Monchique

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Les montagnes de Monchique. ©Judith Lossmann

Quand on quitte ces landes en direction de la montagne de Caldeirão (et oui… quelques dizaines de kilomètres et le paysage change radicalement)…on arrive dans la sublime région de Monchique, qui fait penser à la Californie ou au Nevada. Tout le monde roule en 4X4 et ce n’est pas un luxe. Au rendez-vous brouillard et pluie. Quel changement ! Du coup Tasca do Petrol, le restaurant « presque de montagne » n’est pas un luxe. Tout le monde se presse dans cet endroit extrêmement fréquenté et archi-gourmand. Une autre institution de l’Algarve.

Véritable coup de cœur pour ce Portugal Sud. Avec ses paysages naturels époustouflants, une grande étendue de réserves naturelles et de zones protégées, la splendeur des falaises et de l’océan couleur azur, il y a tant à contempler.

 

Autres destinations au Portugal :

Alentejo, les villes Unesco Elvas et Evora : 

Alentejo : les terres dorées de l’Alentejo et le sublime lac Alqueva

L’Algarve : Faro ville phare de l’Algarve

Les Açores : Terceira et San Miguel