mardi 4 août 2026

L’île Maurice lance une vaste campagne de communication

L’Office du Tourisme de l’île Maurice s’affiche une nouvelle fois à la télévision, sur la chaîne LCI et la chaîne CNews entre le 16 avril et le 17 mai et à la radio via des jeux concours du 30 avril au 18 mai 2018. Diverses campagnes en partenariat avec des OTAs seront également diffusées entre le 4 avril et le 17 juin 2018. Cette vaste campagne vise à soutenir la basse saison par le biais de tactiques efficaces touchant un grand nombre de français via différents canaux de communication.

Un spot de 20 secondes au slogan « Terre accueillante et généreuse » sera diffusé au total plus de 130 fois sur les tranches horaires les plus performantes de la chaine LCI du 19 avril au 17 mai 2018 ainsi qu’un sponsoring de 8 secondes diffusé 432 fois lors de l’émission « PUJADAS L’INFO EN QUESTIONS » du 16 avril au 13 mai 2018.

Afin de renforcer la visibilité de l’île Maurice sur les chaînes TV, le spot de 20 secondes sera également diffusé plus de 130 fois sur les tranches horaires les plus performantes de la chaîne CNews du 19 avril au 16 mai 2018. Des jeux-concours sont également organisés sur différentes radios entre le 30 avril et le 18 mai afin de faire gagner au total 4 séjours de rêve pour 2 personnes à l’île Maurice en partenariat avec la compagnie aérienne Corsair et les hôtels Attitude, Beachcomber, Radisson et Tamarina.

Les jeux concours seront diffusés sur Europe 1, RFM, RTL et RTL 2. Entre le 4 avril et le 17 juin 2018, cinq campagnes OTAs sont mises en place afin de promouvoir l’île Maurice et booster les ventes sur la basse saison. LastMinute, Travel Zoo, Voyage Privée, Karavel et Odigeo lanceront simultanément des campagnes sur les 2 prochains mois. Microsites dédiés à l’île Maurice, bannières en page d’accueil, newsletters, emails dédiés, campagnes de promotion sur les réseaux sociaux des OTAs, ventes flashs et publicité au sein des agences de voyage physiques, sont autant d’actions mise en place, visant notamment à booster les ventes entre mai et septembre et ancrer l’île Maurice dans l’esprit des français comme LA destination où se rendre pour leurs vacances.  

Pour compléter cette vaste campagne, un jeu concours sera prochainement organisé sur la page Facebook « Maurice Tourisme » et ainsi permettre à ses abonnés de gagner des billets d’avion CORSAIR pour 2 personnes à l’île Maurice.

Vous rêvez d’un voyage magique ? Alors tentez votre chance dès maintenant !


Informations pratiques : 

A propos de :

L’île Maurice se trouve dans l’océan Indien, à environ 800 kilomètres à l’est de Madagascar. L’île volcanique est célèbre pour la chaleur de sa population multiculturelle, ses plages de sable blanc et ses hôtels luxueux. Grâce au climat austral, même pendant les saisons les plus fraîches, de mai à septembre notamment, les températures descendent rarement en dessous de 22°C le long des côtes ce qui fait de Maurice une destination de vacances toute l’année. L’île est idéale pour les amateurs de sports nautiques, les golfeurs, les randonneurs, les amateurs de culture, les curistes, les lunes de miel et pour les familles. La capitale de l’île Maurice est Port Louis. Il y a 1,3 millions d’habitants à Maurice incluant l’île Rodrigues. Trois religions se côtoient dans l’harmonie : l’Hindouisme, l’Islam et le Christianisme. L’anglais est la langue administrative de l’île mais le français et le créole sont utilisés au quotidien.

Pour plus d’informations sur l’île Maurice, rendez-vous sur notre site internet : www.tourisme-ilemaurice.mu

Norwegian Airlines débarque à Oakland/California

La baie de San Francisco accessible depuis Oakland. Lundi 9 avril 2018, la Californie recevait à Paris professionnels du tourisme et médias pour célébrer l’ouverture de la nouvelle ligne Norwegian reliant Paris Charles de Gaulle à Oakland, au nord de l’Etat, en vol direct. 

Murielle Nouchy, Directrice Générale de Visit California France, accompagnée de Sima Patel, PDG de la chaîne hôtelière Ridgemont Hospitality à Oakland et qui siège au Conseil d’Administration de Visit California, de John Albrecht, Directeur du Marketing d’Oakland International Airport et de Mark Everton, Président Directeur Général de Visit Oakland ont eu le plaisir de recevoir Lars Sand, Vice-Président des Ventes de Norwegian Airlines ainsi que 80 autres convives au sein de l’hôtel Marignan Champs Elysées.

Destination dynamique et très implantée sur le marché français avec plus de 449 000 visiteurs en 2017 qui ont dépensé 865 millions de dollars dans l’Etat, la Californie et la région d’Oakland sont ravies d’accueillir ces 4 nouveaux vols hebdomadaires sans escale à partir du 10 avril. Une arrivée très attendue que viennent compléter celles de French Bee en mai sur San Francisco et de Delta Airlines en juin sur Los Angeles.

Visit California, Visit Oakland et Oakland International Airport rappellent qu’avec l’ouverture de cette nouvelle ligne de Norwegian Airlines, une nouvelle porte d’entrée sur la baie de San Francisco fait aujourd’hui son apparition. Une arrivée qui conforte l’augmentation du nombre de visiteurs internationaux et français dans l’Etat. Sima Patel rappelle à ce sujet : « Le trafic de passagers internationaux en 2017 a connu une augmentation de 9% dans les 10 plus grands aéroports de Californie. Nos prévisions prévoient également que les voyages internationaux en Californie dépasseront l’ensemble des voyages internationaux vers les Etats-Unis. L’arrivée de Norwegian offre donc une belle perspective pour le marché français pour notre destination ».

De son côté Murielle Nouchy réaffirme : « La Californie reste un Etat très attractif pour son life style, ses nombreuses activités, ses paysages sublimes et encore l’accueil de ses habitants. Tout le monde est le bienvenu dans notre Etat. Notre slogan n’est-il pas Dream Big ? Un véritable état d’esprit sur lequel nous misons en permanence.» 

Une destination très attendue 

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John Albrecht et Mark Everton précisent également : « Nous sommes impatients de recevoir le premier vol de la compagnie et de participer à l’ouverture de cette nouvelle route au départ de la France. Notre aéroport international est le 4 ème aéroport le plus fréquenté de Californie et le 1er de la région de la Baie de San Francisco pour le fret aérien.

Depuis cette plateforme aérienne il est facile de partir à la découverte des 52 villages, petites et grandes villes de la région de la baie de San Francisco et de poursuivre son itinéraire vers le parc de Yosemite ou les vignobles de la Napa Valley, Sonoma et Mendocino avant de rejoindre les pistes de ski du Lac Tahoe ! »

Une nouvelle destination s’offre le rêve américain au départ du sol français !


Informations pratiques : 

oakland infopratiques tableau acteurs

A propos de Visit California : 

Visit California est une organisation à but non lucratif qui a pour mission de développer et de maintenir des programmes marketing – en partenariat avec l’Industrie du Tourisme de l’Etat – pour permettre à la Californie de conserver sa place de destination de premier choix. Selon Visit California, les dépenses touristiques dans le Golden State se sont élevées à 126,3 milliards de dollars en 2016, permettant la création de 1 096 000 d’emplois en Californie et générant 10,3 milliards de dollars de recettes fiscales nationales et locales.

Pour plus d’informations sur Visit California et pour recevoir gratuitement le Guide officiel du Visiteur de l’État de Californie, rendez-vous sur www.VisitCalifornia.fr. Pour des idées de reportages, des renseignements sur les publications
ou pour télécharger des photos, des vidéos et autres fichiers, rendez-vous sur www.media.visitcalifornia.com/International/France

Visit California est représenté en France par mN’O

Créée en 2004 par Murielle Nouchy, mN’O intervient tant au niveau du conseil que de la mise en oeuvre de stratégies spécifiques à l’industrie du tourisme et des loisirs. mN’O met également à la disposition de ses clients un service de
relations presse dédié.

Rendez-vous sur www.mno.fr ou suivez mN’Organisation sur Facebook https://www.facebook.com/MNOrganisation/

Croisière de rêve aux Seychelles à bord d’un somptueux yacht avec EXOTISMES

Composé de plus d’une centaine d’îles à la nature préservée et aux plages considérées parmi les plus belles du monde, l’archipel des Seychelles fait honneur à sa réputation de destination paradisiaque. Une croisière en bateau constitue un moyen privilégié pour approcher ses différentes îles aux criques désertes et aux somptueuses plages de sable blanc.

La croisière à la cabine, baptisée « Le Jardin d’Eden », programmée par Exotismes, spécialiste de l’Océan indien, s’effectue à bord du M/S Pegasus, luxueux yacht de 45 mètres, rénové en 2016 et accueillant au maximum 44 passagers dans 21 cabines avec 16 membres d’équipage à leur disposition.

Des aménagements spacieux participent au plaisir de la vie à bord 

  • Sur le « pont supérieur », un restaurant et un salon dôtés de larges baies vitrées ainsi qu’un restaurant extérieur.
  • Sur le « pont soleil », un espace détente équipé de chaises longues et un bar extérieur.
  • Sur le « pont inférieur », un petit SPA.
  • Sur le « pont principal », la réception et seize cabines doubles climatisées, spatieuses et confortables, décorées dans des tons pastels avec de larges hublots. Elles disposent aussi d’une salle de douche et d’une télévision.
  • S’ajoutent trois cabines doubles sur le « pont soleil », et deux sur le « pont supérieur ».

Les hôtes du M/S Pegasus profiteront également des talents culinaires du chef, à base de produits frais locaux.

Entre excursions paradisiaques et navigation

seychelles plage

Cette croisière avec embarquement à Mahé, alterne navigation, mouillages dans des sites préservés et excursions à terre à la découverte des plus beaux sites de l’archipel : l’île inhabitée de Curieuse et ses tortues géantes, Cousin réserve naturelle et sanctuaire pour les animaux, Ande réputée pour sa faune et sa flore endémiques, Praslin et la Vallée de Mai, classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, La Digue avec la célèbre plage de l’Anse Source d’Argent entourée de rochers granitiques, l’Île de Moyenne aux centaines de tortues géantes…

Points d’orgue de cette croisière, le dîner avec le Commandant le premier soir et le mouillage à l’Anse Lazio sur l’Île de Praslin, une des plus belles plages du monde.

Que la croisière s’amuse ! 


Informations pratiques : 
Départ tous les vendredis

Forfait 9 jours / 7 nuits au départ de Paris
Prix par personne en cabine double et pension complète à partir de 2389€ TTC.

Les séjours, circuits et croisières EXOTISMES sont vendus en agences de voyages.
Renseignement au 04 96 13 96 13 et sur www.exotismes.fr

Décret anti-immigration aux États-Unis : un impact notable sur les demandes de vols internationaux !

Hopper mesure l’impact sur les vols internationaux : au niveau mondial, les recherches de billets d’avion pour les États-Unis enregistrent une baisse de 17%. En Russie, la demande vers les USA explose : +88%.

La start-up montréalaise Hopper, dont l’application mobile permet de prédire les prix les plus bas des trajets en avion, a analysé l’évolution de la demande de vols internationaux à destination des États-Unis. Cette étude, réalisée trois semaines avant l’investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis et une semaine après sa prise de fonction, montre une chute de 17% des recherches de vols à destination des États-Unis à l’échelle mondiale.

Russie, France, USA

Seule exception notable, la Russie connaît une augmentation de 88% des recherches de vols pour les États-Unis. La France voit elle ses recherches baisser de plus de 8%. Par ailleurs, les demandes de vols ont baissé de 33% dans les sept pays directement concernés par le décret anti-immigration (Syrie, Libye, Somalie, Irak, Iran, Soudan et Yémen). A titre de comparaison, à la même époque l’année dernière, le déclin de la demande n’était que de 1,8%. Cette tendance n’est donc pas saisonnière.

San Francisco et Las Vegas : les deux villes les plus touchées

Les recherches de vols en provenance de l’international et à destination des États-Unis ont toutes chuté mais certaines villes dans l’Est du pays résistent un peu mieux, comme New-York, Boston et Detroit. San Francisco et Las Vegas sont les villes qui perdent le plus d’intérêt auprès des voyageurs internationaux.

L’effet ne s’est pas encore fait ressentir sur le prix des billets mais les répercussions sur les tarifs s’observent généralement au bout de plusieurs semaines et non en quelques jours.

Sources : communiqué de presse Hopper du 13 février 2017

10 bonnes raisons de découvrir l’île de la Dominique

L’île de la Dominique, à ne pas confondre avec la République Dominicaine, reste un territoire préservé, aux forêts denses et aux nombreuses rivières serpentant le long de ses reliefs escarpés. Située en pleine mer des Caraïbes, à égale distance de la Martinique et de la Guadeloupe, la Dominique accueille les visiteurs en quête d’authenticité et de nature.

Tour d’horizon des incontournables lors d’un voyage sur l’île de la Dominique :

1 – L’île est classée parmi les meilleurs spots de plongée au monde. Durant toute l’année, les plongeurs évoluent au cœur de paysages sous-marins vierges de toute trace humaine. Ce sport est également mis à l’honneur tous les ans en juillet, lors du Festival de la Plongée. Cet événement s’adresse aussi bien aux plongeurs novices qu’expérimentés et sensibilise les visiteurs et les locaux à la préservation de l’environnement marin dominiquais.

2 – Les amateurs de randonnée pourront arpenter les sentiers de randonnée du Waitukubuli National Trail, un parcours effectuant le tour le l’île. Long de 184 km et divisé en 14 segments, le Waitukubuli invite les visiteurs à rencontrer les communautés locales tout en traversant forêts tropicales et zones montagneuses.

3 – La Dominique est également connue pour être un lieu majeur d’observation des baleines et des cachalots. L’île accueille ainsi 20 espèces de cétacés le long de ses côtes – dont des baleines à bosse, des baleines pilote ou des dauphins.

4 – Au cœur de l’île, le Morne Trois Pitons National Park est classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Sur près de 500 km de sentiers, les visiteurs pourront contempler ruisseaux, chutes d’eau et geysers, faisant de ce parc national l’un des plus spectaculaires des Caraïbes.

5 – L’île aux 365 rivières mérite amplement ce surnom : avec ses lacs de montagnes, ses gorges spectaculaires et ses étangs, les passionnés de sport nautique pourront s’adonner au kayak, à la plongée avec tuba dans les récifs coralliens ou se baigner dans les eaux calmes de l’île.

6 – De nombreuses espèces animales et naturelles ont élu domicile sur l’île : plus de 170 espèces d’oiseaux et près de 1 000 variétés de fleurs, dont 74 types d’orchidées différentes et 200 de fougères. Les randonneurs pourront également observer deux espèces de perroquets typiques de l’île, le Sisserou et le Red-necked Jaco.

7 – La Dominique est également une terre de culture : le World Creole Music Festival propose chaque année en octobre une affiche rassemblant le meilleur de la scène créole, faisant de cet événement l’un des plus emblématiques de la culture caribéenne.

8 – Les visiteurs pourront apprécier sur place la richesse de la gastronomie dominiquaise : fruits et légumes frais tropicaux, pêche locale, épices et herbes cultivées sur place – les dominiquais proposent ainsi une variété de plats aux saveurs authentiques et naturelles.

9 – La Dominique n’oublie pas son patrimoine historique : les visiteurs peuvent se rendre dans le village indien Kalinago. Cette tribu a été la première à s’installer sur l’île de la Dominique et compte parmi les dernières populations indigènes des Caraïbes. Ce village a pour but de faire vivre le savoir-faire de cette tribu et présenter aux touristes l’héritage culturel de la Dominique.

10 – Enfin, la saison du Carnaval (« Real Mas ») est la période la plus festive pour se rendre en Dominique. De janvier à mars, les groupes de percussion, habillés aux couleurs du pays défilent et font danser les habitants comme les visiteurs.

Ces atouts séduisent les visiteurs : ils étaient ainsi près de 75 000 à visiter la Dominique en 2015, dont plus de 4 000 en provenance de France métropolitaine. Des chiffres que l’île caribéenne souhaite confirmer en 2016 en mettant en valeur sa nature et sa culture.

WOW air passera en biquotidien depuis Paris en mars 2017

La compagnie low-cost islandaise proposera à partir de mars 2017 deux vols quotidiens sur sa liaison Paris CDG – Reykjavik. Les vols vers Los Angeles et San Francisco passeront en quotidien.

A partir du 27 mars 2017, la compagnie low-cost islandaise WOW air renforcera la fréquence de ses vols depuis Paris et sur plusieurs routes à travers l’Europe et l’Amérique du Nord.

La liaison entre Paris CDG et l’aéroport de Keflavik en Islande bénéficiera d’un vol supplémentaire par jour, pour un total de 14 vols directs par semaine. Les lignes vers Londres Gatwick et Amsterdam Schipol verront aussi leur fréquence passer à deux vols quotidiens. La compagnie violette proposera dorénavant un vol le matin et un vol l’après-midi ou en soirée sur les trois lignes.

En vue de répondre à la forte demande, WOW air étoffera également son offre vers la Californie. De 5 par semaine, les vols vers San Francisco passeront à 7, soit un vol quotidien. De même, la liaison vers Los Angeles bénéficiera de 3 vols supplémentaires par semaine pour passer aussi en quotidien.

Skúli Mogensen, fondateur et PDG de WOW air, a commenté: « Paris est un marché majeur pour nous et les résultats suite à l’ouverture de nos nouvelles liaisons transatlantiques cette année ont été extrêmement positifs. C’est ce qui nous permet aujourd’hui d’augmenter nos fréquences depuis Paris et de continuer à transformer le paysage des voyages low-cost transatlantiques. Il s’agit d’une période très stimulante et nous avons de nombreux plans d’expansion en projet : nous nous tournons vers l’avenir et souhaitons encore développer notre réseau. »

Pour plus d’informations : www.wowair.fr

Québec maritime. La route des Phares : une aventure et de l’émerveillement !

Sur 2030 kilomètres de routes, 50 phares ponctuent les côtes du Québec maritime de leur aura de lumière. Sentinelles des bateaux, gardiens des reliefs, repaires des voyageurs, témoins de l’histoire du Québec maritime, les phares racontent la vie des peuples au fil de l’eau. Et surtout, ne faites rien comme tout le monde. Oubliez les chemins balisés et perdez-vous sur les sentiers buissonniers. La Vie Est Belle Voyages vous conduit. Émerveillement garanti !

Des maisons de lumière et d’eaux !

Les anglophones les nomment : LightHouse ! La maison de la lumière. Existe-t-il un plus joli mot dans la langue anglaise ? Québec oblige, on parle ici de phares. En français comme en québécois, nous devrions inventer un mot plus romantique et plus précis pour ces belles constructions qui conduisaient les marins le long des voies maritimes. N’empêche, oubliant ces considérations de langage, je vous invite à la plus belle des balades en bord de plages et de falaises… là-bas de l’autre côté de l’Atlantique, à la pointe extrême du continent nord-américain, côté Est en longeant aussi les rives du fougueux Saint-Laurent.

Québec maritine, le phare Pointe Peres

Sur 2030 kilomètres de routes, 50 phares ponctuent les côtes du Québec maritime de leur aura de lumière. Sentinelles des bateaux, gardiens des reliefs, repaires des voyageurs, témoins de l’histoire du Québec maritime, les phares racontent la vie des peuples au fil de l’eau. Au long du Saint-Laurent, le voyageur, en voiture, à moto, à vélo ou en bateau traverse 4 régions, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Côte-Nord, Îles de la Madeleine, avec les phares pour balises ! Le jeu, l’enjeu : les atteindre, les visiter, rencontrer leurs « sauveurs » et ambassadeurs, y manger et même y dormir. Percer ainsi, quelques-uns des secrets d’un territoire aux mille visages. Et surtout, ne faites rien comme tout le monde. Oubliez les chemins balisés et perdez-vous sur les sentiers buissonniers. Émerveillement garanti !

Québec maritime, paysage au couchant…

Balises du bout du monde

Dans « La route des Phares », il y a « route » et « phares ». Les unes et les autres étroitement liés. On longe la côte. On franchit la mer. On accoste sur une île. On traverse des villages typiques. On s’extasie sur la beauté saisissante des paysages.
En 14 étapes, la « route des phares » peut se faire en solitaire, en contemplatif, mais quel dommage de se priver du légendaire accueil québécois ! D’autant qu’ici, le québécois est un passionné, un sauveur de phares, un historien du Saint-Laurent. Véritables conservateurs d’une mémoire maritime unique, ils partageront leurs savoirs, feront remontrer les couloirs du temps. Chez certains, à cette science du partage s’ajoute celle de la cuisine, de l’art, de l’artisanat… La route des phares va bien au-delà de la simple visite. Elle est un espace de rencontres avec des hommes à la passion communicative et à l’hospitalité pas comme les autres.

Québec maritime, pont de singe au-dessus des paysages typiques du continent nord-américain

La curiosité, le meilleur guide du voyageur !

Que le voyageur ait atterri à Québec ou à Montréal, le point de départ le plus logique de « sa » route des Phares sera Rivière-du-Loup et l’archipel des îles du Pot à l’Eau-de-Vie. Y trône un phare entièrement restauré, classé monument historique, dans lequel il pourra séjourner 24 heures.
Du haut du phare de l’île Verte, doyen des phares québécois, il apercevra ceux de l’île Rouge et du Haut-fond Prince, en Côte-Nord. Plus loin, à l’approche de Rimouski, du parc national du Bic et de l’île SaintBarnabé, le phare de Pointe-au-Père, témoin du naufrage de l’Empress of Ireland en 1914, dévoilera un panorama majestueux sur le Saint-Laurent.
Panorama au moins aussi époustouflant que celui offert dans la Baie-des-Chaleurs
par le phare de Carleton et le « so british » phare de la pointe Duthie, tous deux situés dans une zone où Britanniques et Français se sont disputé la possession de l’Amérique du Nord en 1760, comme le relate le lieu historique national de la Bataille-de-la-Ristigouche.
De New Richmond à Percé, Gaspé et enfin Matane, les phares gaspésiens de Cap d’Espoir, Cap-Gaspé (au parc national Forillon), Cap-des-Rosiers (le plus haut phare du Canada), Pointe-à-la-Renommée (aussi première station radio maritime en Amérique du Nord construite par Marconi), Cap-Madeleine, La Martre (avec sa structure en bois), Cap-Chat et Matane seront autant d’étapes pour sortir des sentiers battus et découvrir
quelques trésors cachés en randonnant et en savourant les spécialités gastronomiques locales.
Sans oublier, en Côte-Nord, les phares de la Petite île au Marteau, l’île aux Perroquets, Pointe-Nord, Pointe-des-Monts, Bon-Désir, ainsi que les 6 phares des Îles de la Madeleine, dont celui du rocher aux Oiseaux, toujours en activité.

 Québec maritime, whaleswatching… quand une baleine fait le spectacle !Québec maritime, bébé phoque ouvre ses grands yeux

 

Enfin, parce qu’à la curiosité, la route et ses chemins de traverse ajouteront la randonnée, la sortie en mer, la plongée, voire la baignade pour les plus courageux, histoire d’approcher l’exceptionnelle faune marine québécoise : phoques, rorquals communs, rorquals bleus, bélugas, marsouins et autres mammifères marins.

En chemin, pauses et attractions dans les parcs nationaux

Le Québec maritime, c’est la nature à perte de vue. Ce sont aussi des espaces de balade et de détente organisés (avec ou sans guide). Les parcs nationaux y sont nombreux et beaucoup se retrouvent sur la route des Phares.
Au bord du Saint-Laurent, le parc national du Bic est réputé pour ses caps, ses baies, ses anses, ses îles et ses montagnes. Des milliers d’oiseaux marins y nichent, des plantes rares y fleurissent et des phoques se prélassent au soleil sur le rivage. Le parc national du Bic compte 25 km de sentiers de randonnée et 15 km de pistes cyclables.
Au centre de la péninsule, dans le parc national de la Gaspésie, le mont Jacques-Cartier, habitat préféré des caribous, est l’endroit le plus propice à l’observation de ce mammifère typique d’Amérique du Nord.

Le Québec maritime à moto

Plus à l’Est, le parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé est connu pour sa colonie de fous de Bassan. Il est aussi le lieu idéal pour tout savoir de la tradition de la pêche en Gaspésie.
Sur l’autre rive du Saint-Laurent, la réserve de parc national de l’archipel de Mingan est un paradis pour la randonnée, le pique-nique et le camping.
Le parc marin du Saguenay Saint-Laurent se parcourt, lui, en Zodiac, en kayak de mer ou à bord d’un navire tout confort pour aller à la rencontre de plusieurs espèces de baleines, depuis Tadoussac ou Les Bergeronnes. Enfin, citons le parc national d’Anticosti, île sauvage dans le golfe du Saint-Laurent et le parc national du Lac-Témiscouata (Bas-Saint-Laurent) et son lac long de 40 km.

Une date, des phares au Québec maritime !

Pour célébrer ses phares, la Corporation des gestionnaires de phares de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent a instauré depuis l’été 2016, une Journée québécoise des phares qui aura lieu chaque année le 13 juillet, histoire de mettre en valeur ces joyaux du patrimoine maritime, sensibiliser la population à leur existence sur leur territoire, inviter tous les publics à les visiter.
Cette date n’a pas été choisie au hasard. Elle commémore les recommandations formulées le 13 juillet 1801 par des capitaines de navires désireux d’améliorer la sécurité de la navigation dans les eaux du Saint-Laurent, via la construction de phares. Ainsi naît le phare de l’île Verte, première lumière du Saint-Laurent.

Si vous souhaitez attendre jusqu’au 13 juillet 2017, voilà donc une belle occasion. Si j’étais vous, j’irai avant, tant chaque saison sied merveilleusement à cette inoubliable route des phares…

Trappeurs au Québec

Avec ses 10.000 lacs, ses milliers de kilomètres de sentiers, ses forêts de conifères et d’érables à perte de vue, le Québec est l’un des lieux  les plus authentiques de la planète. On peut y vivre une aventure comme Robinson sur son île. Canoë, pirogue, trappe, rafting, Winchester, feux de camp et chamallow en brochette… rien ne manque pour tester son courage et sa résistance face aux éléments naturels… Vis ma vie de trappeur québécois… telle est l’expérience de voyage que l’on vous propose aujourd’hui.

Quittons les congestions

Grand comme trois fois la France et peuplé seulement de six millions d’individus, le Québec offre des visions de l’immensité comme seul les grands continents savent le faire. Ici, tout est grand, les routes, les voitures, le ciel, les arbres, les lacs, les distances, les assiettes, les moustiques. Les quarante premiers Français qui se sont installés ici pour fonder Montréal, puis pour essaimer dans les contrées les plus rudes du pays avaient du cœur au ventre, de l’énergie et une volonté farouche de s’implanter. Face, à autant d’adversité, ils ont développé un tempérament de pionniers, d’hommes bruts de forme, tout en muscles et en volonté, dépourvu d’état d’âme et de sensibilité quand il s’agit de construire une maison, d’abattre un animal, de trapper les fourrures indispensables à leur survie.

Âmes sensibles s’abstenir… Par – 30°C, c’est toi ou l’ours, toi ou le lynx, toi ou le loup… Forcément, le choix est restreint et oblige à des priorités évidentes. Aujourd’hui, la modernité a apporté un vernis et une facilité de vie aux pionniers d’autrefois. Il n’en demeure pas moins qu’à 100 kilomètres à peine de Montréal, au volant de leurs monstrueux pick-up géant, les hommes conduisent une main sur le volant, l’autre sur la Winchester à deux coups, arpentant des immensités boisées, peuplées d’une flore étonnante et d’une faune bien réelle. Si le cœur vous en dit, vous pourrez pendant quelques jours vivre la vie des pionniers d’autrefois. Nous l’avons testé pour vous. Éprouvant, excitant et inoubliable.

Premier contact avec le Canada français

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Comme toujours le voyage commence à l’aéroport de départ. Et ce n’est pas le commandant de bord de la compagnie vacances transat qui me démentira, lui qui souhaite « une excellente envolée ! », avec l’accent s’il vous plaît !
5530 km et 7 heures et quelques minutes de vol plus loin, nous voici arrivés à Montréal. Juste avant l’atterrissage on a une vue sublime sur le Saint-Laurent et sur le parc du Mont-Royal créé par le paysager de Central Park à New York (nous vous en reparlerons dans un prochain article consacré à Montréal). Si rien ne ressemble plus à un aéroport international qu’un autre aéroport international, il suffit d’en quitter les abords pour se retrouver sur les larges autoroutes nord-américaines sillonnées, Canada oblige, de part et d’autre à une vitesse limite de 80m/h, par des pickups énormes et flambants neufs. Les pancartes indiquent Montréal dont on s’éloigne, direction le nord, vers la Lanaudière et la Mauricie.

On quitte les congestions (entendez embouteillages) à la périphérie de la ville pour se retrouver assez rapidement, seul au monde ou presque, sur une highway rectiligne qui mène dans les grands espaces. Entre les massifs laurentiens et le fleuve Saint-Laurent, la Lanaudière est un territoire tout de vert et de bleu inondé en juin. En septembre/octobre, la région se pare des couleurs de l’été indien. Plus à l’est, la Mauricie, du nom l’imposante rivière traversant le territoire, est la terre des premières nations, des bâtisseurs, des trappeurs. Celles du Québec authentique. Arrêt à Terrebonne, une très vieille ville dotée de bâtiments de l’époque pré-industrielle sur le site historique de L’île des Moulins. Un ravissement ! Suit une enfilade de petites villes portant Saint ou Sainte dans leur appellation… Saint Émélie de l’énergie, Saint Alphonse de Rodriguez sans oublier Grand Mère ! , direction Notre Dame de la Merci sur le site de Kabania (lire encadré) où l’on découvre des épiceries locales rebaptisées « dépanneur » ou des « bars laitiers » c’est-à-dire un glacier !
Au printemps et en été, le vert domine la végétation. Tout rayonne dans une gamme chromatique du vert végétal au bleu des eaux, celles des lacs, des rivières, des étangs. D’énormes trucks chargés de troncs d’arbres sillonnent les routes et croisent de nombreuses motos bi-places tout confort. Des monstres qui permettent de rouler le nez au vent. Les kilomètres s’additionnent. Chaque borne dépassée nous conduit vers le nord, terre d’élection des prospecteurs.

Un camp de trappeur…

l'un des derniers véritables trappeurs raconte

Isolé du monde, accessible seulement en 4X4, puis en moto-neige (en hiver) et en quad au printemps/été, le camp des trappeurs se camoufle au cœur d’une forêt de résineux et d’arbres caduques.
Une large tente traditionnelle montée pour plusieurs mois sert de camp de base aux apprentis trappeurs (stage à partir de 256$). Elle abrite quelques lits de camp rudimentaires, un poêle à bois ronronnant même en été – les nuits sont froides -, une table pour les repas et quelques cuvettes agrémentés de bouts de savon séchés. C’est sûr, ici on ne cherche pas à gagner un premier prix de beauté. Une hygiène basique suffit. À croire, que pour mieux chasser les animaux, il faut posséder une « légère» odeur corporelle, preuve de son « animalité ».
À l’extérieur, autour d’un feu de camp allumé 24h/24, s’entassent des peaux, des instruments étranges, des pièges de toutes sortes. Un trappeur professionnel, l’un des derniers de la région, nous explique que sa fonction est nécessaire, qu’il a un rôle de prédateur « qualifié » pour contrôler et sauvegarder les espèces, éradiquer les « individus » dangereux. Je ne suis pas très bonne cliente pour ce genre d’explications. Mes compagnons de route sont moins sceptiques et acceptent ses explications rationalistes de trappeur formé et consciencieux qu’il est sans aucun doute. Quoi qu’il en soit, pour bien « piéger », il faut bien connaître et notre trappeur professionnel ne tarit pas d’explications sur les vertus de telle ou telle technique, de tel ou tel piège qui n’abîme pas les peaux des castors, loutres, rats musqués, ours, loups, renards, coyotes. Peaux, aujourd’hui, de son propre aveu, sans grande valeur commerciale du fait du désaveux de la fourrure dans la mode et du fait du nombre de plus en plus important d’animaux, contre point au manque de piégeurs. L’homme nous mime des scènes de chasse et quelques rencontres, disons, peu rassurantes… Je note, avec satisfaction, sa gratitude et sa reconnaissance sincère aux Amérindiens, les hommes d’origine de ces terroirs difficiles, auxquels il reconnaît devoir beaucoup dans l’apprentissage et dans les techniques de survie sur ces terres hostiles. Un héritage salué et reconnu, ce n’est pas si fréquent.

Les aubergistes de la forêt

Les couleurs du sirop d'érable

Dans les provinces québécoises, entre Montréal et Québec, les « pourvoiries », des auberges, sont ouvertes hiver comme été. Ces anciens lieux de chasse et de pêche fournissent le gîte et le couvert. Selon les propriétaires, les niveaux de confort changent mais généralement, les lits sont bons, la table généreuse et locale, l’accueil très amical. Les Français sont toujours accueillis en « cousin ». L’auberge du Vieux-Moulin confirme cette règle. En pleine nature, au bord d’un lac à visiter en barque ou pédalo, l’immense maison est chaleureuse. À proximité, on visite « la cabane à sucre », entendez l’atelier de récolte et de fabrication du sirop d’érable. Avec les explications du fils du patron, on découvre les secrets de fabrication de cette « panacée » sans laquelle le Canada ne serait pas vraiment lui-même. Fort intéressant de découvrir que toute la récolte se fait en quelques jours seulement, 7/8 grand maximum.
Avant il fait trop froid, ensuite il fait déjà trop chaud. Selon les années, le sirop d’érable – auquel on ne rajoute aucun sucre – prend des couleurs et des densités différentes. Au Canada, la rivière n’est jamais loin. Et justement, c’est vers l’une d’elle, la Mattawin, que nous nous dirigeons.

Où l’on descend la rivière à cheval…

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Enfin presque. En tout cas, à la vitesse d’un cheval lancé au trot. Embarqué à 6 pour une descente en rafting, je suis heureuse que le barreur soit un expert. J’ai déjà pratiqué le rafting sur le Haut-Allier et même sur la Durance juste pendant la fonte des glaces. À côté de la descente de ce « petit » affluent de la Mauricie, c’était aussi dur que de prendre un thé au lait au Bristol ! La rivière est très technique. Elle présente toutes les caractéristiques que les rafteurs aiment : trous d’eau, trains de vagues, pyramides, tourbillons, cascades, rapides et chutes. 20 kilomètres de descente comme cela, on ne va pas s’ennuyer. Nous sommes précédés par un kayak, présent pour assurer la sécurité des passagers et récupérer le raft si dessalage.

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Le barreur, seul maître à bord, place deux d’entre nous à l’avant gauche et droit. Ce sont les « jumpers ». En quelques coups de pagaie sur un bras mort, il nous apprend à synchroniser nos mouvements et à obéir aux ordres : « Avant toute », « Arrière droite », « Arrière toute », « Avant toute turbo » « Tranquille », « On laisse faire », « Stop gauche, arrière droite », « Sécurité ». Le pied coincé sous le boudin extérieur, on se lance. On est tout de suite dans l’ambiance. La rivière crache ses 200 m3/seconde. Ça ne rigole pas vraiment à bord. Nous sommes concentrés. Aux premières chutes, on fait un flip. Le bateau se retourne. Tous à l’eau. On se met sur le dos, les pieds en avant pour éviter les rochers et on tente de se rendre sur la rive. Peine perdue, le courant est trop fort. Je sais désormais ce que ressent une brindille ballotée par un torrent. Au moins, comme ça c’est fait. Heureusement que la combinaison nous a protégés car l’eau ne doit pas dépasser 10/11°C. Comme toujours la peur du danger est pire que le danger lui-même. De fait, tomber à l’eau, c’est non seulement le risque que l’on accepte en faisant du raft mais quand c’est fait, on a moins peur. Du coup, la descente, pourtant sportive, prend des allures de grand « grand kiffe ». Le soleil brille, l’eau est agréablement fraîche. Bien synchrones, on passe les difficultés les unes derrière les autres avec un réel sentiment de partage et d’aventure. À mi-chemin, pause déjeuner façon cow-boy nordique :hamburger géant cuit sur un BBQ, pain grillé à même la flamme et sauce corsée, le tout arrosé d’un jus de gazon à l’eau furieuse.
Quelques kilomètres plus bas, on sortira du raft pour escalader quelques énormes rochers moussus pour se glisser derrière une cascade à la façon « le dernier des Mohicans ». C’est génial et inoubliable !

Un repos bien mérité en compagnie de quelques grosses bêtes

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On repart, le cœur vaillant. Finalement le plus dur physiquement sera l’arrivée où il faudra pagayer sans discontinuer pendant de longues minutes pour traverser la large Mauricie et revenir à l’auberge de la rivière Mattawin. Après le retour du matériel, direction la forêt – la même que celle d’où nous sommes partis le matin pour le raft, mais cette fois-ci pour prendre possession d’un éco-chalet en bois, presque tout confort… Les coffres des voitures sont remplis de victuailles.
Un jeune guide lance un feu de bois en quelques secondes et au son de la rivière (notre amie de l’après-midi), nous nous laissons bercer par les cris des animaux, le son de l’eau vive et dégustons à la clarté du feu et de la lune, un repas roboratif bien mérité dont un étrange fromage, très apprécié localement mais qui laisse nos papilles françaises en manque de saveur…
Je grimpe à l’échelle pour aller dormir d’un côté d’une fine cloison de bois, partageant ainsi l’espace avec ma guide. J’avais ouvert la fenêtre pour profiter du bruit de cette immense forêt. Je m’endors avec le crépitement du feu… et quelques heures (minutes) plus tard, je me réveille avec le brame d’un orignal, le grattement d’une grosse bête difficilement identifiable et la course-poursuite de souris dans la cuisine en bas. Pas de doute, je suis dans le Canada authentique ! À 7 heures du matin, j’apprendrai la visite des ours venus piller nos voitures espérant y trouver des friandises. Après un énorme petit-déjeuner à l’auberge Mattawin, en compagnie de quelques bus d’Américains, urbains subjugués par tant de vert, nous reprenons la route pour une visite aux ours et une balade dans le domaine lacustre des castors à bord d’un rabaska.

Ours sauvages, castors et tir à la Winch…

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La Pourvoirie (entendez un hôtel local, souvent en bois et de taille importante) dite du Lac Blanc s’étend sur 3500 hectares. Autant d’espace peuplé par des animaux de toutes sortes qu’ils soient terrestres ou marins. Parfois les deux. Ici, tout est fait pour ramener le visiteur dans un espace-temps hors de notre époque, à ceci près que l’on utilise de gros 4×4 pour monter à l’assaut des collines et montagnes boisées à la recherche des ours bruns. Et aujourd’hui ne fera pas défaut. Avant d’entamer la dernière partie à pied, le guide enseigne à marcher silencieusement, à rester grouper et une fois arrivés sur les lieux de vie des ours à chuchoter tout en limitant les gestes qui pourraient énerver les animaux. L’observation des plantigrades dans leur milieu naturel est à ce prix. Armé de jumelles et de téléobjectifs, nous nous faufilons discrètement derrière un rideau d’arbres, à l’abri derrière une palissade de bois ouverte de larges baies. L’observation commence. Les enfants sont les plus patients. Pour attirer au moins un animal, de la nourriture a été déposée un peu plus tôt dans l’après-midi. Et là ho surprise, c’est toute une famille qui dévale un petit chemin pour s’approcher de la nourriture. Une mère et son petit, jusque-là invisibles, se joignent aux premiers, descendant lentement du sommet d’un arbre. Protégé du vent, notre odeur ne parvient pas aux ours. Ils vivent leur vie ignorants notre présence.
Ça grogne, ça se gratte, ça mange… C’est fabuleux de les voir ainsi dans leur milieu naturel se prélasser au soleil, bouger avec une lenteur de fainéant – eux qui savent courir à 40km/h pour attraper leurs proies – et s’interpeller dans un concert de grognements satisfaits. Un joli moment de vie sauvage qui se poursuit par la visite en rabaska, un long canoë utilisé par les voyageurs et les Amérindiens, au pays humide des castors. Sous l’œil exercé d’un autre guide, il est agréable de découvrir les « maisons » des castors et tout leur travail de barrage.
Celui-ci ayant vocation à sécuriser et à domestiquer des bras d’eau, des petits étangs et à fournir nourriture et bois à toute leur famille. Des grenouilles-taureaux de taille exceptionnelle, ici nommées les Ouaouarons (origine iroquoise), font entendre leur étrange mélopée. Ces grenouilles mugissantes accompagnent notre promenade en « pirogue », renforçant d’un accent de vérité ce décor de western, tout de mares et de bois flotté. Un moment suspendu dans le silence bruissant de cette nature immense. «link»

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On ne quitte pas le Québec des pionniers sans un tour au stand de tir des pigeons d’argile du coin. Il faut savoir deux choses, cette fichue carabine possède un tel recul que vous pouvez vous faire un joli « bleu » à l’épaule. Et quand elle tire, ça s’entend. Mieux vaut porter un casque antibruit. Ces deux aspects réglés, on prend plaisir à hurler « poule » ou « double poule » et à voir partir à une vitesse hallucinante les «assiettes » d’argiles qu’il faut viser… encore faudrait-il en avoir le temps. Un exemple de plus que la vie dans ces contrées sauvages fut difficile, douloureuse, épique. Elle demanda un courage hors du commun et une résolution à toutes épreuves. Des qualités que l’on rencontre encore aujourd’hui chez nos « cousins » canadiens des campagnes. Pleins de cette authenticité et cette générosité acquises à la rude, ils ont plaisir à les partager avec nous quand nous leur rendons visite. Un beau voyage, de belles expériences et d’inoubliables rencontres… voilà ce que vous rapportez du Québec !