mardi 4 août 2026

Château des Tesnières : là où la gastronomie devient émotion

À Torcé, près de Rennes, le Château des Tesnières ne ressemble pas tout à fait aux autres demeures de prestige. Bien sûr, il y a un parc majestueux, des suites inspirées de grandes figures féminines de l’histoire et une collection d’art remarquable. Mais la véritable raison de venir jusqu’ici se trouve dans l’assiette. Une cuisine poétique, sensible et profondément personnelle qui transforme un simple repas en voyage intérieur.

Un château breton qui raconte une histoire

À quelques kilomètres de Vitré, au bout d’une longue allée bordée de verdure, le Château des Tesnières apparaît comme une silhouette sortie d’un autre temps. Construit au XIXe siècle dans un style néogothique, il a connu plusieurs vies avant de renaître sous l’impulsion de la famille Dartnall-Du Plessis.
Depuis 2021, cette demeure de près de 750 m² entourée d’un parc de six hectares accueille les voyageurs en quête d’une expérience différente.
Ici, le luxe n’est jamais ostentatoire. Il se glisse dans les détails. Dans le silence d’un salon. Dans le parfum des roses anciennes. Dans la lumière qui traverse les hautes fenêtres. Dans la sensation de ralentir enfin. Au loin, un TGV traverse parfois le paysage. On l’entend. On le voit quelques secondes. Puis il disparaît derrière les arbres. Comme un rappel discret que le monde continue sa course tandis qu’ici le temps semble s’étirer.

l'allée boisée conduit au chateau des Tesnières

L’allée boisée conduit au Château des Tesnières — le château dans son écrin de verdure — et apparaît le Château des Tesnières dans son parc de 6 hectares où se mêlent arbres centenaires, pelouses et jardins d’inspiration romantique.

Un univers entièrement dédié au féminin

Dès l’entrée, une chose surprend. Le château possède une identité très marquée. Tout ici rend hommage à des femmes qui ont laissé leur empreinte dans l’Histoire, les légendes ou les mythologies. Les six suites portent ainsi les noms de la reine Anne de Bretagne, de Schéhérazade, de l’impératrice Cixi, de Mumtaz Mahal, de la reine de Saba ou encore de Yama et Thida Mandalay. Chaque chambre est pensée comme un décor. Un voyage. Une évocation.
Les amateurs d’intérieurs épurés pourront trouver l’ensemble foisonnant. Les meubles anciens, les objets rapportés des quatre coins du monde et les références historiques composent un univers riche, parfois théâtral. Mais cette profusion raconte quelque chose. Elle traduit la passion de sa propriétaire pour les voyages, les cultures et les récits.

chambre de luxe dans le style art indien.

La suite Mumtaz Mahal célèbre l’Art Indien. Une chambre inspirée du Taj Mahal où chaque objet semble prolonger l’histoire racontée par la célèbre conteuse perse.

Le véritable trésor des Tesnières : la table

Pourtant, soyons honnêtes. On ne vient pas aux Tesnières uniquement pour dormir dans un château. On y vient surtout pour manger. Et même davantage. Pour vivre une expérience gastronomique rare. À la tête du restaurant Mosaic, Chantel Dartnall a imaginé une cuisine qui dépasse largement la simple démonstration technique. Chaque plat est précédé d’un texte. Une confidence. Un souvenir. Une émotion. Une histoire personnelle. Avant même la première bouchée, le voyage commence par les mots. La démarche est singulière. Et particulièrement touchante.
Une simple carotte devient ainsi le prétexte à évoquer les cuisines de nos grands-mères. Une fleur d’hibiscus nous entraîne vers l’Afrique. Une langoustine bretonne dialogue avec des herbes, des racines et des infusions inattendues. On ne déguste plus seulement un produit. On découvre un récit, et cette approche donne à la cuisine une dimension presque littéraire. C’est probablement ce qui rend cette table si mémorable.

Oeuf parfait.

Oeuf parfait. En bouche, une explosion de saveurs ! ©JAL

Peut-on encore être surpris à table ?

Au Château des Tesnières, en Bretagne, la réponse arrive sous la forme d’un élément parmi les plus banals… une carotte. Je ne m’attendais pas à cela. Bien sûr, je savais que le restaurant Mosaic possédait une réputation internationale. Je savais que la cave faisait rêver les amateurs de grands vins. Je savais aussi que le château était devenu l’un des lieux gastronomiques les plus singuliers de Bretagne. Mais je ne m’attendais pas à être arrêtée par une simple carotte.

Avant d’arriver dans l’assiette, le plat est présenté par quelques lignes. Une confidence. Un souvenir. Une histoire de cuisine familiale. Et soudain, ce qui n’était qu’un légume devient une mémoire. Peut-être est-ce cela qui m’a surprise ?

Il y a une quinzaine d’années, lors d’un voyage de presse à Londres, j’avais découvert chez Nobu une approche de la gastronomie inspirée de l’esprit du Kaiseki japonais : un repas pensé comme une succession d’émotions plutôt que comme une accumulation de plats. Depuis, j’ai fréquenté de nombreuses tables gastronomiques. Certaines étaient brillantes. D’autres spectaculaires. Mais rares sont celles qui m’ont redonné cette sensation de découverte.

Aux Tesnières, j’ai retrouvé quelque chose de cet esprit. Non pas une cuisine japonaise. Ni même un Kaiseki. Mais cette même volonté de raconter une histoire plutôt que de démontrer un savoir-faire. Et soudain, oui. La surprise redevient possible.

Assiette blanche présentant carpaccio de St Jacques et asperges blanches nouvelles.

La parfaite entrée délicate : carpaccio de St Jacques et asperges blanches nouvelles. L’un des plats emblématiques du restaurant. Une création qui transforme une simple association en expérience gastronomique et émotionnelle. JAL

Les accords sans alcool : une vraie découverte

Voilà sans doute l’une des plus belles surprises du séjour. Alors que beaucoup d’établissements considèrent encore les boissons sans alcool comme un simple complément, les Tesnières leur accordent une place centrale. Infusions de fleurs. Mélanges botaniques. Préparations à base d’hibiscus, de gingembre, de légumes ou d’épices. Chaque création est pensée comme un véritable accord gastronomique. Loin d’être un substitut au vin, ces boissons racontent leur propre histoire et participent pleinement à l’expérience. Une attention rare. Et particulièrement bienvenue.

cafetière Cona avec un mélange de légumes et des plantes et de fleurs.

Jus réalisés à la cafetière Cona avec un mélange de légumes de plantes et de fleurs. Ici : L’infusion de l’alchimiste – Une création à base d’hibiscus et de légumes aromatiques qui accompagne certains plats du menu dégustation.©JAL

 

Une cave qui fait rêver les amateurs

Le voyage continue dans les profondeurs du château. La cave rassemble près de 80 000 bouteilles dont plusieurs milliers de références prestigieuses. Champagnes rares. Grands crus français. Vins sud-africains sélectionnés avec soin. La carte a d’ailleurs été récompensée par le Guide Lebey qui lui a décerné le Prix de la Meilleure Carte des Vins. Une distinction qui confirme la réputation grandissante du lieu auprès des amateurs.

Que reste-t-il lorsqu’un repas devient un souvenir ?

La réponse se trouve peut-être dans la philosophie du lieu. Car derrière les murs de ce château breton du XIXe siècle, la cuisine n’est pas pensée comme une démonstration de savoir-faire. Elle est conçue comme un langage. Une manière de raconter des histoires. De réveiller des images enfouies. De faire ressurgir des émotions que l’on croyait oubliées.
Aux Tesnières, les plats ne cherchent pas seulement à être beaux ou bons. Ils cherchent à laisser une trace. Une fleur, une couleur, une phrase, un parfum deviennent autant de repères dans la mémoire du convive. Peu à peu, le repas cesse d’être une succession d’assiettes pour devenir une expérience globale, faite d’images, de sensations et d’émotions.
Je ne me souviens déjà plus de tous les ingrédients. Je serais incapable de reconstituer précisément le menu. Pourtant, plusieurs jours après avoir quitté les Tesnières, certaines images demeurent. Une fleur. Une couleur. Une phrase lue avant un plat. Une émotion inattendue. Peut-être est-ce cela la différence entre un excellent repas et une expérience mémorable. Le premier nourrit le corps. Le second continue à vivre en nous bien après la dernière bouchée.

les cuisines tout en cuivre du chateau des Tesnières.

Les cuisines tout en cuivre du château des Tesnières. ©JAL

Un lieu pour ralentir

Finalement, ce qui reste après un séjour aux Tesnières n’est ni le souvenir d’un château ni celui d’un repas. Ce qui demeure, c’est une sensation. Celle d’avoir passé quelques heures dans un endroit où l’on a pris le temps. Le temps de regarder. Le temps d’écouter. Le temps de savourer. Dans une époque qui valorise la vitesse, les Tesnières font exactement l’inverse. Et c’est peut-être cela, aujourd’hui, le véritable luxe. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Château des Tesnières
35113 Torcé – Ille-et-Vilaine
https://chateau-des-tesnieres.com/fr/

Besoin d’un taxi en gare de Rennes ?
Allo Taxi Marie : 06 09 10 11 60 – allotaximarie35@gmail.com

 

Hébergement :

6 suites thématiques dans le château.

Tarif indicatif : À partir de 350 € la nuit avec petit-déjeuner.

À ne pas manquer

  • Le restaurant Mosaic et son menu dégustation.
  • Les accords sans alcool.
  • La cave récompensée par le Guide Lebey.
  • Le parc de six hectares.
  • La collection d’art répartie dans tout le château.

Aux alentours

  • Vitré et son remarquable centre médiéval (10 min).
  • Rennes (25 min).
  • Fougères.
  • La côte d’Émeraude, Saint-Malo et Cancale (environ 1 h 15).

Accès

  • Rennes : 25 minutes.
  • Paris : environ 3 heures par l’A11 et l’A81.
  • Gare TGV : Rennes ou Vitré.

Love week-end dans les châteaux de la Maison Younan

Saint-Valentin ou pas, un love week-end n’a pas de meilleur écrin qu’une nuit dans un château. Quelle meilleure parenthèse pour offrir plus qu’un décor ? Dormir dans un château, dîner face à un paysage qui apaise, goûter un vin qui parle de patience…
La Maison Younan, spécialisée dans la réhabilitation de châteaux, vous accueille notamment au Château de Beauvois et au Château Le Prieuré.

Le Château de Beauvois : l’élégance tranquille

À une vingtaine de minutes de Tours, au cœur de la vallée de la Loire, le Château de Beauvois apparaît presque sans prévenir. Un château posé là, entre bois, prairies et silence, à Saint-Étienne-de-Chigny, dans cette Touraine douce où le temps semble avoir accepté de ralentir. On y arrive par une allée bordée d’arbres, comme dans les romans. Beauvois fut autrefois un relais de chasse royal. On dit que Louis XIII aimait s’y arrêter.

S’il a changé de fonction, il n’a pas changé d’âme. Restauré avec soin par La Maison Younan, il est devenu un hôtel quatre étoiles sans jamais renoncer à ce qu’il est profondément : un lieu habité par l’histoire. À l’intérieur, rien d’ostentatoire. Des salons aux grandes cheminées, des boiseries patinées, des pierres qui ont vu passer des siècles de confidences ! On sent que le château n’a pas été relooké mais respecté. Ici, le luxe est une évidence tranquille.

Une table formidable !

Il faut voir et dîner dans le restaurant, le Louis XIII, un nom qui sonne comme une révérence. Dans la salle, l’élégance est feutrée ; en hiver, le feu crépite ; en été, on dîne sur la terrasse face au parc.
Dans l’assiette, la cuisine française s’exprime avec précision, ancrée dans le terroir, respectueuse des saisons, jamais bavarde. Ce n’est pas une cuisine qui cherche à surprendre, c’est une cuisine qui raconte. Les cuissons sont justes, les sauces maîtrisées, les produits au premier plan. On mange lentement, comme on écoute quelqu’un qu’on aime.

Une assiette gourmande avec des quenelles noires.

Une assiette gourmande avec des quenelles noires.

Des chambres à la hauteur des rêves !

Les chambres du château sont toutes différentes. Aucune standardisation. Chacune a son caractère, son rapport à la lumière, son dialogue avec le parc. Dans une chambre classique, le lit est large et confortable, les tissus sont épais, les meubles semblent avoir toujours été là.
La salle de bains, elle, est résolument contemporaine : douche à l’italienne ou baignoire, peignoirs moelleux, silence absolu.
Souvent, la fenêtre s’ouvre sur les arbres. Le matin, on se réveille avec les oiseaux plutôt qu’avec les notifications.
Les suites invitent à s’installer. De grandes hauteurs sous plafond, un salon séparé, des vues ouvertes sur le parc : tout concourt à prolonger la parenthèse.

chambre d'hôtel Chateau de Beauvois

Douce nuit dans une chambre d’hôtel Château de Beauvois

Une cave remarquable !

Un conseil : ne quittez pas Beauvois sans visiter la cave.
Une cave secrète ?
Presque. Réservée aux initiés ! Sous le Château de Beauvois, il existe un autre château. Invisible. Silencieux. Un lieu que l’on ne découvre jamais par hasard. Il faut descendre. Quitter la lumière, les salons, les conversations. Passer sous la pierre. Et là, sous les fondations mêmes du domaine, s’ouvre une cave absolument remarquable comme un cœur enfoui sous le temps. La cave de Beauvois n’est pas un simple espace de stockage. C’est une cathédrale souterraine dédiée au vin. Les murs épais, la fraîcheur constante, l’odeur minérale de la pierre composent une atmosphère immédiatement saisissante.
Les bouteilles y sont alignées avec rigueur, conservées dans des conditions idéales, à l’abri de toute agitation, comme si le château lui-même veillait sur elles. La sélection est large, exigeante, pensée comme une véritable carte vivante des terroirs français.
La cave de Beauvois est à l’image du château : discrète, élégante, profondément ancrée dans la durée. Un espace où l’on ne vient pas pour consommer, mais pour comprendre.
Quand on remonte à la surface, on sait désormais que sous les pas feutrés du château, sous les dîners élégants et les nuits paisibles, repose ce trésor silencieux.

une sublime cave à vin de luxe chateau de Beauvois

La sublime cave à vin de luxe du Château de Beauvois

Partons à la découverte du Château le Prieuré …

Il est des lieux qui n’annoncent pas tout d’emblée. Ils se dévoilent lentement, à mesure que l’on gravit une petite route, traverse un parc ancien, puis que l’on franchit la porte d’un château dressé comme sur un promontoire, au-dessus du cours puissant de la Loire. Le Château Le Prieuré s’impose ainsi : perché sur les hauteurs entre Saumur et Angers, il domine le fleuve et offre une vue absolument saisissante, presque irréelle, sur les méandres de la Loire. Dès l’arrivée, le regard est happé. Le paysage s’ouvre largement, le fleuve déroule son ruban d’eau et de lumière, et l’on comprend immédiatement que l’on est ailleurs. Ici, le monde semble en contrebas. Le Château Le Prieuré donne cette sensation rare et profondément agréable d’un nid d’aigle, un refuge suspendu au-dessus du quotidien, à distance du bruit, de la vitesse, de l’agitation.

Facade du chateau Le Prieuré

Façade du Château Le Prieuré

Le point d’orgue du Prieuré : la salle à manger !

L’impression d’immensité se prolonge à l’intérieur. Depuis la salle du restaurant, les grandes ouvertures cadrent le paysage comme un tableau vivant. On déjeune ou on dîne face à la Loire sauvage, là où elle s’étale, se délie, s’enivre d’espace.
Le regard se perd dans la vallée, suit le mouvement lent du fleuve, suit les variations de lumière. Même chose dans certaines chambres et, plus encore, dans les suites les plus remarquables du château. Spacieuses, élégantes, souvent dotées de salons séparés et de larges fenêtres, elles offrent une vue directe et spectaculaire sur la Loire. Le matin, la lumière entre doucement, le fleuve est là, présent, presque intime. Le soir, le paysage se teinte d’or et de gris, et l’on a l’impression d’habiter le ciel autant que la pierre.

Des chambres décorées dans un style radicalement différent de Beauvois !

Les chambres sont décorées avec raffinement, mêlant le charme de l’ancien au confort contemporain. Les suites invitent à s’installer, à rester, à s’éloigner du monde plus longtemps que prévu. Elles sont pensées comme des postes d’observation, des espaces de calme absolu où l’on lit, écrit, contemple. Tout ici concourt à cette sensation de retrait heureux, de distance choisie.

Une table incontournable et très fréquentée…

Exceptionnelle : voici le mot qui me vient à l’esprit. Au cœur de cette expérience se trouve une table d’exception. La gastronomie est l’un des piliers du Château Le Prieuré. La cuisine, résolument gastronomique, est portée par le chef Richard Prouteau, qui signe une cuisine précise, élégante, profondément respectueuse des produits et du terroir ligérien.
Chaque assiette est construite avec justesse, sans excès, laissant s’exprimer les saveurs naturelles. Les viandes, les poissons, les légumes de saison sont travaillés avec finesse, dans un esprit de clarté et d’équilibre.
En pâtisserie, la cheffe pâtissière apporte une touche de douceur et de délicatesse, avec des desserts qui prolongent le repas sans jamais l’alourdir.

 

Deux châteaux. Deux ambiances. Deux fortes envies de les découvrir.

Statue de la Vierge dans les jardins du Chateau Le Prieuré

Statue de la Vierge dans les jardins du Château Le Prieuré

 

Deux châteaux, deux tempéraments ! Au moment de choisir, bien malin sera celui qui pourra dire lequel des deux il préfère. Beauvois séduit par sa douceur, son élégance discrète et son atmosphère de maison de famille. On n’y a jamais vraiment l’impression d’être client d’un hôtel, mais plutôt l’impression d’être invité. Le Prieuré impressionne par son rapport au paysage et par son extraordinaire vue sur la Loire. Il offre ce luxe devenu rare : celui de prendre de la distance avec le bruit du monde. Les tarifs hors saison permettent de s’offrir ces parenthèses sans attendre une occasion particulière. Mieux vaut toutefois réserver, car les châteaux demeurent des lieux où l’amour trouve naturellement sa place. Une autre façon de dire « je t’aime », un soir de Saint-Valentin ou bien n’importe quel autre jour de l’année. Judith Lossmann

 


INFORMATIONS PRATIQUES

 

 

Château de Beauvois | La Maison Younan
Route de Beauvois, 37230 Saint-Etienne-de-Chigny, France

Tel. +33 2 47 55 50 11 – reception.beauvois@lamaisonyounan.com

 

Hôtel Château Le Prieuré| La Maison Younan

Rue du Comte de Castellane, 49350 Gennes-Val-de-Loire, France

Tél.+33 2 41 67 90 14 – prieure@lamaisonyounan.com

 

 

Visuels d’introduction : façade du Château La Perrière destiné aux joueurs de golf. On y déjeune et on dîne sur réservation.

 

Château La Perrière | La Maison Younan

Route de Cantenay Epinard, 49240 Avrillé, France

Télé+33 2 41 27 37 47 – perriere@lamaisonyounan.com

 

Quoi de mieux qu’un hôtel privé ? La villa Concorde de Gérardmer !

Elle est magnifique. On la voit particulièrement bien du centre du lac de Gérardmer qu’elle domine de toute sa hauteur et de toute sa noblesse. Elle ? La villa Concorde ! Une villa de prestige, tout juste âgée de 100 ans, érigée au cœur d’un parc arboré de 5000m2, face au lac. Merveilleuse nouvelle, cette villa raffinée se loue et offre une expérience d’hôtel privatisé exceptionnelle tant dans la forme que dans le fond. Logement haut de gamme à mi-chemin entre la location saisonnière et annexe de l’hôtel Beau Rivage, cette demeure d’exception incarne un lieu de séjour à part, où les maîtres mots sont « calme et raffinement ».Visite.

Salle à manger de la villa Concorde à Gérardmer.

Salle à manger de la villa Concorde à Gérardmer. ©JAL

Il est des caprices de star que l’on doit non seulement s’offrir mais absolument s’offrir au moins une fois ou deux dans la vie. La Villa Concorde possède tous les atouts pour réaliser un tel rêve. Avec votre famille, votre bande de potes, réserver une nuit ou deux dans ce lieu incroyable. Les cinq chambres, gigantesques, dotées de tout le confort et d’une salle de bain à peine croyable sont idéalement disposées pour que chacun ait son intimité et décorées avec un goût sûr et aiguisé. Un ravissement. Une vue sur le lac. Une construction solide et protectrice. Une literie de qualité et de l’espace, de l’espace, de l’espace. Ici, tout est feutré, doux.

En hommage à La Belle Époque, chaque élément de décoration des chambres et de l’hôtel, a fait, on le sent bien, l’objet d’une réflexion intense avant d’être intégré dans cet ensemble d’équilibre et de délicatesse. Voilà qui signe, la volonté clairement affichée des propriétaires qui consiste à faire vivre à leurs « guests » un moment de luxe inoubliable.

Un luxe qui ne se dément pas au sortir des chambres. La cage d’escaliers, le petit lobby avec ses drinks et des friandises, la salle à manger, la terrasse avec vue sur le lac, le rez-de-jardin aménagé en salle de sports, sauna, hammam et jacuzzi s’élèvent au même niveau d’exigence. Dois-je vous parler de la piscine extérieure ?

Pour la petite histoire dans la Grande Histoire, il faut savoir que cette maison a failli disparaître dans les bombardements de la seconde guerre Mondiale. Mais… Mais, c’est au sein de ses murs que fut signé un accord entre le Maire de l’époque et les autorités allemandes qui régnaient en maître à Gérardmer en 1944. Des autorités qui vivaient dans cette maison. Ainsi, le sort en fut jeté, puisque la villa Concorde abritent des officiers supérieurs, la maison sera épargnée !

Un grand salon/salle à manger, villa concorde à Gérardmer.

Un grand salon/salle à manger, villa concorde à Gérardmer.©JAL

Et nous voici 80 ans plus tard, déambulant dans cette construction impressionnante, à continuer à jouir des hauts-plafonds, moulures, vitraux, charpente à colombages et cheminée de marbre le tout avec le wi-fi, un ascenseur judicieusement disposé qui dessert les quatre étages de la demeure et tout le confort contemporain.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul… un merveilleux couple de concierges est à disposition des clients, prêt à répondre au moindre désir. Petit-déjeuner d’empereur avec une foison de découvertes culinaires, toutes ou presque préparés par Madame. Les services de tables et la qualité des mets vont au-delà du simple chic, ils s’érigent en moments d’éternité. Les chefs et les traiteurs locaux réalisent, à la demande, des repas gastronomiques à déguste dans la sublime salle à manger attenante au salon où crépite un feu de cheminée. Que du bonheur !

Et, c’est en cela qu’il faut parfois accepter de casser sa tirelire pour s’offrir un moment d’éternité du temps de son vivant !


Informations pratiques

https://www.la-villa-concorde.fr/fr/demeure-dexception 

terasse de la villa concorde à Gérardmer

Terrasse de la villa concorde à Gérardmer. ©JAL

Gros plan sur le jacuzzi de la villa concorde à Gérardmer.

Gros plan sur le jacuzzi de la villa concorde à Gérardmer. ©JAL

L’Hôtel Au Coin du Feu à Megève, une (re)découverte patrimoniale

L’Hôtel Au Coin du Feu, l’un des trois établissements hôteliers les plus anciens de Megève, célèbre cette année une décennie de rénovation et de redécouverte patrimoniale.
Situé à quelques mètres du cœur de ce village emblématique, cet hôtel indépendant incarne l’essence de Megève tout en offrant une expérience luxueuse et authentique à ses visiteurs.

Une Histoire Ancrée dans le Patrimoine de Megève

L’histoire de l’Hôtel Au Coin du Feu remonte à 1939, une période où Megève commençait à émerger comme une destination touristique prestigieuse, initiée par la baronne de Rothschild dans les années 1920. Cet hôtel, construit comme un chalet à l’origine, a toujours joué un rôle important dans l’histoire touristique de Megève. Pourtant, au fil des ans, les rénovations successives avaient dilué son charme et son authenticité originelle.
En 2014, Nicolas Grivet, un passionné de patrimoine et d’histoire, a pris la décision audacieuse de racheter et de restaurer cette bâtisse historique. Avec l’aide du décorateur Jean Baptiste Marin, il s’est lancé dans une restauration titanesque qui a duré huit ans. Leur objectif était clair : redonner à l’hôtel son éclat d’antan tout en le modernisant pour répondre aux standards contemporains de confort et de sécurité.

Chambre cosy de l’hôtel Au coin du feu à Megève. ©SP

L’Essence du Chalet Alpin Préservée et Modernisée

Aujourd’hui, l’Hôtel Au Coin du Feu propose 22 chambres uniques, chacune décorée avec des meubles chinés soigneusement sélectionnés pour maintenir l’authenticité du lieu. Chaque pièce raconte une histoire, offrant aux clients une immersion totale dans l’ambiance des années 30. Le Saint-Nicolas, le restaurant gastronomique de l’hôtel, complète cette expérience en proposant une cuisine raffinée et inventive dans un cadre chaleureux et intime.
La restauration de l’hôtel a mis l’accent sur l’utilisation de matériaux authentiques et locaux tels que le bois, la pierre savoyarde, le granit du Mont-Blanc, et les tissus laineux Arpin, connus pour équiper la compagnie des guides de Chamonix depuis ses débuts. Les détails de la décoration originelle, comme la rampe d’escalier ouvragée et le bar, ont été restaurés avec un soin méticuleux, reflétant l’engagement de l’équipe à préserver l’héritage patrimonial de l’établissement.

Restaurant Saint-Nicolas, le chaf Marvin Lance est aux fourneaux.

Au Saint-Nicolas : l’excellence d’une table gastronomique

Pour les visiteurs, l’Hôtel Au Coin du Feu n’est pas seulement un lieu de séjour, mais une véritable expérience. En hiver, l’atmosphère chaleureuse de la « cabine de ski » et les moments passés au coin du feu après une journée d’exploration des paysages enneigés ou des rues pittoresques de Megève offrent une détente incomparable. Le service attentionné au bar et la petite carte de suggestions du chef ajoutent une touche personnelle qui rend chaque séjour mémorable.

Le chef Marvin Lance, jeune et talentueux, possède une expertise impressionnante acquise auprès de grands noms de la gastronomie comme Stéphane Gaborieau ou Thibault Sombardier. Sa passion pour les produits du terroir et sa capacité à marier les saveurs des côtes normandes et bretonnes avec celles des montagnes savoyardes se traduisent par des plats innovants et délicieux. Chaque assiette servie au Saint-Nicolas est une célébration des richesses culinaires locales et des talents créatifs du chef.
Cette saison, il recentre sa cuisine autour de deux grands menus en 6 services sans compter les amuses-bouches. Relief est un hommage au terroir savoyard dans tous ses talents : Agneau de Sallaches, Féra, fromages des vallées alpines, cueillettes sauvages et même Chartreuse Jaune… Un hommage aux talents qui font vivre l’identité culinaire de la région mégevane.
Le menu Origine fait la part belle aux souvenirs du chef et à ses pêches en régions bretonne et normande en un heureux mariage avec ses nouvelles terres mégevanes ; Le feu de bois, Barbue et légumes nouveaux ; La Pêche de mon enfance, Palourdes et tagliatelles de seiche Cidre de Savoie ; et pour finir une Galette glacée, caramel et lait ribot.
A la carte, à vous de composer votre repas avec des plats généreux, toujours centrés autour d’un produits et de trois saveurs au maximum dans l’assiette : L’agneau de l’Arpenaz Agneau et ail des ours de Sallanches Haricots verts de la ferme Le Renard au beurre d’échalote Pesto d’ail des ours, tartelette d’agneau confit,  Jus d’agneau à l’ail noir…

Fusion de Tradition et Modernité

Officiellement classé trois étoiles, l’Hôtel Au Coin du Feu dépasse largement cette classification grâce à son service exceptionnel et son souci du détail. Il représente un pont entre la ruralité authentique de Megève et le chic moderne, attirant une clientèle en quête d’authenticité et de luxe. Les rénovations, qui ont inclus la remise à nu de la structure, la réfection de la toiture en zinc inspirée de l’église du centre, et le renforcement des planchers et balcons, ont été réalisées avec une attention particulière à l’authenticité et à la durabilité.
Nicolas Grivet a également consacré un étage entier à l’œuvre de l’architecte Henry Jacques Le Même, permettant aux visiteurs de voyager dans le temps et de découvrir le Megève des années 30. Cet étage est une véritable galerie vivante où les hôtes peuvent admirer des meubles et objets authentiques chinés par Nicolas Grivet lui-même, tels que des bureaux, buffets, chaises, appliques, et patères.

Un Établissement Hors Catégorie

L’Hôtel Au Coin du Feu se distingue non seulement par son histoire et son patrimoine, mais aussi par son engagement envers l’excellence et le confort. L’attention aux détails, du choix des matériaux à la qualité du service, en fait un établissement hors catégorie. Il est un symbole vivant de l’histoire de Megève et de son évolution vers une destination touristique de renommée mondiale.
En célébrant ses dix ans de restauration, l’Hôtel Au Coin du Feu continue de captiver et d’inspirer ses visiteurs, prouvant que l’héritage et la modernité peuvent se fusionner harmonieusement pour créer des expériences inoubliables.


INFORMATIONS PRATIQUES

252 Rte de Rochebrune, 74120 Megève – Tél. 04 50 21 04 94 – reception@coindufeu.fr

Restaurant le Saint-Nicolas
Ouvert tous les vendredis et samedis soir du 14 au 29 juin 2024, avec une carte de saison et un menu dégustation, entre montagne et mer, élaborés par le chef Marvin LANCE et sa brigade.
Début de la saison estivale à partir du vendredi 5 juillet, ouvert tous les jours, avec une fermeture hebdomadaire le mercredi.
Retour des soirées « Barbecue du Coin du Feu » tous les vendredis soir à partir du 12 juillet sur la terrasse.

Au Saint-Nicolas :
Menus : 95 et 120€
Accords mets-vins : 40 et 50€
Menu enfant : 22€

Saint-Nicolas, restaurant de l’hôtel Au coin du feu à Megève.

Le Juana, un boutique hôtel mythique de la Côte d’Azur

Le Juana avec son entrée précédée d’un jardin et de la piscine sur le côté. ©JAL

Quand on pense hôtel et Côte d’Azur, les noms des célèbres et immenses palaces de Cannes viennent à l’esprit. Quand on pense Cannes, on pense Festival International du Film, Palme d’or, Croisette… Actrices. Certaines, des exceptions, sont d’une beauté évidente, foudroyante. D’autres, sont belles. Cela tient à la mathématique subtile de l’équilibre de leurs traits. D’autres sont pleines de charmes, construites en éléments imparfaits qui, mixés ensemble, créent une beauté cachée qui se découvre, se redécouvre à chaque mouvement, à chaque instant.

Quand on pense hôtels et Juan les Pins-Antibes, s’impose le Belles Rives, avec sa vue méditerranéenne et l’insolente beauté de sa terrasse tout à la fois à l’abri des regards et face mer. Rien entre l’horizon et soi !

Quand on pense Festival de Jazz. On pense Le Juana ! Moins « tête d’affiche » que ses voisins cannois, plus discret que son grand-frère Le Belles Rives, -tous deux appartiennent à la même famille de passionnés,- Le Juana est comme ces femmes à la beauté cachée. Il se découvre petit à petit, s’amuse de vous étonner, vous protège avec sa culture et son bon goût et vous enveloppe de ses nombreux clins d’œil sur l’art de vivre. C’est ça le Juana ! Un joli bijou discret, sans ostentation et indispensable. Sans oublier sa situation d’exception dans la Pinède de Juan les Pins. Mélomane ou pas, fou de jazz ou simple amateur, l’association des mots Pinède de Juan doit certainement lancer dans votre tête, l’une ou l’autre de ces intemporelles mélodies du Jazz.

Les salons de l’hôtel Juana à Juan les Pins Antibes. ©JAL

On aime particulièrement la situation de l’hôtel. Au cœur de la célèbre pinède, celle qui fut le lieu de rendez-vous d’une multitude d’artistes dans les années 1960, du fait de sa proximité avec Vallauris. Picasso en tête… D’ailleurs, sa personnalité comme son œuvre sont un fil rouge décoratif adopté récemment par l’hôtel pour ses salons, lobby et espaces communs. On aime le salon avec les photos de l’époque, les magnifiques coussins créés sur mesure pour l’hôtel (rassurez-vous on peut les acheter), les détails qui rappellent la présence invisible mais bien réelle des artistes peintres et sculpteurs. Regardez bien, observez, au Juana TOUT est dans les détails. Certains pas faciles à repérer, un jeu de piste fort agréable.

En pleine période de Festival de Jazz d’Antibes, vous êtes aux premières loges. Chambres et suites plongent les visiteurs d’un soir dans une ambiance d’un autre temps. Confort contemporain pour des chambres lumineuses aux rideaux lourds et protecteurs. Dotées de peu de meubles, beaux et rares, les chambres offrent des vues pinède, terrasse, mer. Les charmes de la pierre, du blanc mat et des matériaux de qualité plongent les visiteurs d’un soir (ou plus)  dans une ambiance d’un autre temps. Une pause bienvenue, charmante, cocooning.

Le Juana, salle du restaurant le Paséo. ©JAL

L’hôtel Juana c’est aussi et surtout un incroyable restaurant : le Paséo. Suivez-moi, je vous conduis à la découverte d’un lieu « câlin », « open mind », à la déco stylée… Commençons par la salle. En forme de U allongé, organisé autour d’une gloriette vintage, de la fontaine, du bar, au cœur de la musique avec des playlists rythmées, parfois nostalgiques. Le Paséo, aux frontières décalées, s’exprime en plusieurs dimensions. Il fourmille de vie, de gaîté, lumière. Maîtres mots : couleurs, informel et forte personnalité ! Tant dans la décoration que dans l’assiette.

Le chef Seve Moracchini aux fourneaux du Paséo, le restaurant du Juana. ©JAL

Le chef Steve Moracchini est aux manettes et aux fourneaux salés, sucrés d’une carte inventive et généreuse. Axée autour des produits locaux, elle change souvent. On y dîne. On y déjeune. On y brunche… Autant donc de raisons d’y aller. Cherry on the cake, on peut emporter la cuisine du Paséo à la maison.
Quant au petit-déjeuner en bord de piscine… No comment. C’est le paradis.

Bon à savoir : les résidents du Juana ont accès aux bars, piscine, restaurants du Belles Rives. Voir avec le concierge. L’hôtel appartient au groupe Small Luxury Hotel of the world, l’un de mes labels préférés. Partout dans le monde, j’ai toujours été entièrement satisfaite par les hôtels de leur collection.

Le Juana ? Sans aucun doute, la meilleure façon de bien commencer 2024 et un coup de cœur assuré à l’année. Judith Lossmann

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES LE JUANA – LA VIE EST BELLE VOYAGES

 

La petite friture du Paséo. ©JAL

Le carpaccio de St Jacques du Paséo. ©JAL

Les produits d’accueil du Juana. ©JAL

Hôtel Juana – La Pinède – Av. Gallice – 06160 Juan-les-Pins – Cap d’Antibes – France

INFORMATIONS & RÉSERVATIONS : +33 4 93 61 08 70 – restauration@bellesrives.com – reception@hotel-juana.com

Expérimenter l’EssenCiel

Un nouvel hôtel est né en Bretagne à Piré-Chancé. Une petite commune inconnue appelée à devenir vite très tendance avec l’EssenCiel****, un atypique hôtel retro-futuriste !

Dans la famille Legendre, on construit depuis belle lurette. Ha ça, il en a vu des hôtels et des chambres d’hôtel Jean-Paul Legendre ! Des grandes. Des petites. Des carrées. Des rectangulaires. Des chambres formatées en fonction des diktats des étoiles. Des étoiles justement. C’est bieeeen les étoiles. Et, si on s’en rapprochait. « Si un jour, je crée un hôtel, pense Jean-Paul Legendre, je ferai des cabanes dans les arbres. » Oui, mais voilà, l’idée n’est plus neuve. Et, puis quand tu grimpes comme un cabri c’est simple mais quid des septuagénaires qui doivent monter à une échelle de corde pour faire… Pour faire ce qu’ils veulent d’ailleurs ! Pourtant l’arbre… Ça le tarabuste Jean-Paul Legendre ! C’est bien l’arbre ! Un symbole ! Le lieu de vie pour toute une biodiversité. C’est là que les oiseaux construisent leurs nids.

Des nids !

Des nids accrochés à un tronc d'arbres. ©Judith Lossmann

Des nids accrochés à un tronc d’arbres. ©Judith Lossmann

La voici l’idée !
Il va construire des nids.
Des nids accrochés à un tronc de l’arbre gigantesque.
Très vite, avec son fils Julien et leur architecte nantais Anthony Rio naissent les esquisses et le projet. Je vous passe les batailles pour l’obtention du permis de construire. « Houla, dira le maire de Piré-Chancé, séduit mais réaliste, on va galérer. » Alors, oui, chez les Legendre, on galère mais comme toute vision juste… Elle s’impose ! Et les travaux commencent. Et les travaux s’achèvent et voici venu le temps de l’inauguration des 42 chambres.

En un mot, l’EssenCiel est une formidable expérience

Chambre de l’EssenCiel à Piré-Chancé. ©Germain Herriau

Plus dans le détail, disons combien n’avoir personne ni au-dessus, ni en dessous, ni sur les côtés confère un calme divin à la chose. Une sensation de liberté absolue. Le vent, parfois fait vibrer, bouger le nid. Forcément, c’est ça la vie d’un oiseau. Toutes les chambres nids sont identiques. Seuls changent leur hauteur et leur emplacement sur l’arbre, modifiant forcément la vue et le ressenti (ou pas) de la force du vent. Basée sur la course du soleil, la lumière dans la chambre évolue de l’aube au crépuscule, les jours de soleil et les jours gris. Sauf si vous êtes victime de vertiges, je recommande les étages élevés. Plus d’espaces, plus d’horizon, encore plus la sensation d’être dans un nid.

Des chambres nids spacieuses

Au travers l'oculus, un tableau naturaliste de la campagne bretonne. ©Judith Lossmann

Au travers l’oculus, un tableau naturaliste de la campagne bretonne. ©Judith Lossmann

Pénétrer dans une chambre nids revient à « entrer » dans une bulle. Une oasis. Un refuge capitonné par les cousins, les rideaux, le plaid. Une chambre de belles dimensions, un « rien » trop chargée en pots de verre et en poterie à mon sens. La simplicité extrême lui conviendrait bien mieux, elle inciterait à savourer la forme ronde de l’architecture et à se concentrer sur la fenêtre, qui tel un hublot ou un périscope « focusse » sur le tableau naturel de l’extérieur. Presque tout est rondeur à l’intérieur. Un casse-tête pour la décoration intérieure forcément sur mesure, qui confère tout son charme à l’ensemble. Les fauteuils tout en arrondis, sur pieds tulipe sont hyperconfortables. Ils tournent face à la fenêtre grande ouverte sur un horizon de campagne bretonne et sur le château des Pères, le domaine des Pères Spiritains devenu salle de séminaires et de mariages et l’immense nouvelle Orangerie.

Lobby, petit-déjeuner, spa et jardins à l’EssenCiel

La piscine de l'EssenCiel et sa belle plongeuse. ©Judith Lossmann

La piscine de l’EssenCiel et sa belle plongeuse. ©Judith Lossmann

Les parties communes de l’hôtel regorgent de clins d’œil aux icônes du design des années 1970. Le petit-déjeuner est très plaisant. L’offre gourmande à la hauteur du lieu et servi fort agréablement par une Dame Bretonne douce comme une grand-mère idéale.
Spa ultra-confort avec une belle piscine ornée d’une sculpture surprenante, divers bains à remous, hammam, sauna et deux cabines de soins. Je n’ai pas testé de protocole. Je ne peux rien vous en dire. Les cabines sont belles et contemporaines.
J’aime tout particulièrement le potager de Carole. Près d’un hectare de plantes, fruits et légumes à disposition des cuisines du chef Jérôme dans un immense parc arboré de 31 hectares aussi lieu d’exposition permanent de 70 œuvres monumentales et contemporaines.

Verbatim…
De mon interview avec Jean-Paul Legendre je retiens cette phrase pour sa prise de position qui n’appartient qu’aux créateurs et aux inventeurs.
«Au moment d’arrêter un projet d’hôtel, je me suis dit soyons fous. Après 50 ans de constructions à angle droit, ça m’ennuyait. Il fallait se lâcher. Certes, l’EssenCiel est un hôtel décalé, clivant mais l’architecture comme l’art font réagir. Ça ne me gêne pas quand on me dit c’est moche ! Et puis beaucoup de gens l’aiment avec ses bulles couleur champagne.»

Prédiction vérifiée ce soir du 17 octobre 2022 où plus de 600 invités sont venus admirer cette œuvre. Chacun y va de sa vision. Devant cet édifice de 28 mètres de haut, on parle de cornet de glace à l’italienne, de sapin de Noël, de choux-fleurs, d’artichauts, d’igloos, de yourtes, de Mignons, les célèbres personnages à un oeil.

Personnellement, nids me semble le plus poétique et le plus juste. Et l’expérience de « rentrer au nid » prend tout son sensJudith Lossmann


CARNET DE VOYAGE LA VIE EST BELLE
L’ESSENCIEL À RENNES

Sculpture dans le parc de l'EssenCiel. ©Judith Lossmann

Sculpture dans le parc de l’EssenCiel. ©Judith Lossmann

Hôtel L’Essenciel – Domaine du Château des pères, 35150 Piré-Chancé – Tel. 02 23 08 40 80 – Infos et resa : https://www.chateaudesperes.fr/hotel-4-etoiles-charme-original-proche-rennes

Y venir de Paris
Train Montparnasse/Rennes. 2h puis transport en taxi, navettes, environ 30 minutes pour Piré-Chancé.

Venir d’ailleurs
30 minutes de Rennes et à 30 minutes de la gare et de l’aéroport de Saint-Jacques-de-la-Lande, à Piré-Chancé. Vous serez à seulement 1h de Nantes et 2h de Londres.

 

 

 

 

Le potager de l'EssenCiel. ©Judith Lossmann

Le potager de l’EssenCiel. ©Judith Lossmann

On aime/on adore
• les rideaux de la chambre très bien pensés qui ne laissent rien passer de la lumière du jour. C’est suffisamment rare pour être souligné.
• Les sculptures du parc et le fait qu’il soit ouvert « aux locaux »

On n’aime pas/On déteste
• le manque de lumière autour du lavabo. Difficile de se voir ou de se maquiller. Difficile aussi de poser une trousse de toilette. Quant aux prises électriques, trop loin, elles évacuent d’un coup de fil tout ce qui se trouve sur les étagères déjà bien encombrées.
• On déteste les produits d’accueil attachés avec un lien en plastique à une étrangère bancale dans la cabine de douche.

Des objets, des chalets et Philippe…

Sous ce titre sibyllin se cache l’aventure d’une vie et celle des Chalets de Philippe. Le résultat d’une quarantaine d’années de conviction, de choix, de labeur, d’échanges et d’idées. Et… une volonté chevillée au corps, celle de se « construire » son propre paradis, éden conviendrait mieux. Bienvenue sous les cieux étoilés de Philippe mais, s’il vous plaît, attention, ceci est un article à lire sur la pointe des pieds, dans un espace-temps où vous serez une fée, un lutin, un « servan » comme on dit dans ces montagnes. Un esprit ouvert sur les rêves réalisés, « devenus vrais » traduisent nos amis d’Outre-Atlantique et d’Outre-Manche.

Une volonté, disais-je,

LES CHALETS DE PHILIPPE

Philippe Courtines des Chalets de Philippe dans le jardin alpin. ©Judith Lossmann

Inscrite sans doute dans les tréfonds d’une âme inexplorée ou, si elle l’est, pudiquement tue. J’aimerais sonder l’inconscient de Philippe, pour comprendre les ruelles secrètes de ses pensées, tenter d’expliquer son attachement à cette terre alpine. D’où tout cela vient-il ? Que lui est-il arrivé à cet homme de bientôt quatre-vingts ans, qui en paraît quinze de moins et dont l’énergie booste l’esprit d’un enfant encore et toujours prêt à s’émerveiller. Mais peut-être est-ce le contraire ?!
Philippe Courtines, a kind of extra-terrestre vous dis-je, dont j’ai envie, non pas de vous conter l’histoire, je n’en connais que quelques bribes, mais de mieux vous faire connaître l’univers, Les Chalets de Philippe, où je me suis posée avec un o ou pausée avec un a et un u, quelques doux jours et belles nuits.

Enfant, pour Philippe, les vacances c’est la montagne.

Tous les étés dans les années quarante/cinquante, il vient ici à Chamonix avec Maman. Son retour sur cette Terre, peu ou prou quarante plus tard est donc très proustien dit-il ! Les montagnes, ces montagnes, ses montagnes sont sa Madeleine à lui, un parfum d’enfance, vous savez ce temps dont on ne guérit jamais, et que l’on souhaite faire perdurer à l’infini. Et heureusement !

Au fil de son adolescence et de sa jeunesse,

Il s’essaie à la photographie avec un talent certain. Motivé par la beauté des choses, le patrimoine, la mémoire qui exacerbent son petit côté « reporter d’images et d’émotions », il photographie la beauté immanente des hôtels particuliers du quartier du Marais à Paris, appelés à la destruction ! (OUI ! vous avez bien lu, la mairie de Paris de l’époque les détruisait).
En 1972, il organise un événement « Visages du Marais » un spectacle vivant, sur la base d’un immense diaporama, présenté à l’hôtel de Sully avec une de ses amies de toujours, une petite jeune, Nathalie Baye et d’un monstre déjà sacré, un pote à lui, Nougaro pour sauver les hôtels particuliers. Ensemble, ils ont fait barrage de leurs corps pour empêcher la destruction de l’hôtel Salé devenu, vous imaginez, le musée Picasso ! Leurs actions conjuguées ont fonctionné et les trésors architecturaux, qui restaient encore debout, ont été sauvegardés.

Piqué par le virus,

Philippe Courtines poursuit sa croisade patrimoniale et s’intéresse aussi aux œuvres des travailleurs de la main. Il organise au fil des années des salons d’artisans pour réunir, faire connaître et propulser sous les feux de la rampe, des métiers considérés « en fin de vie ». Rappelez-vous ou sachez-le si vous êtes tout jeune, dans les années mille neuf cent soixante-dix/quatre-vingt, seule l’intelligence cérébrale compte. Les enfants et adolescents étaient tous appelés à devenir des ingénieurs, des physiciens, des astronautes, des informaticiens de génie, des avocats, des capitaines d’industrie. Bref, vous avez compris… des cerveaux ! L’intelligence de la main, elle, (Voir le musée de l’outil et de la pensée ouvrière à Troyes) – tout aussi essentielle, voire plus – n’avait guère de poids et plus aucune reconnaissance. Le manuel c’était pour les pauvres qui n’avaient pas d’argent pour des études ou pour des en-dessous de 125 de QI ! Et puis, pourquoi passer un hiver à fabriquer un coffre de mariage en bois sculpté quand on peut acheter des meubles en kit chez Ikea ?
Philippe décide de placer ces métiers du beau et du pérenne en pleine lumière. Il veut protéger les métiers d’art. Ceux du cuir, du bois doré, les facteurs de clavecin, les ébénistes, les créateurs d’automates. Un artisanat vivant présenté, lors d’un grand salon, dans la cour de la bibliothèque historique de Paris avec la participation de l’auteur Jean Dereims.

Durant les années soixante-dix et début quatre-vingt,

LES CHALETS DE PHILIPPE

La chambre du mazot « Le Lavaret », l’un des chalets de Philippe. ©Judith Lossmann

Il devient imprésario et produit un premier spectacle : Paristory Musique en 1975 sur une musique de Pierre Bachelet et des textes dits par Michèle Morgan et Jean-Claude Brialy. Suivront près de 700 autres concerts. Philippe passe sa vie en voyage, en France et partout dans le monde. Quand il raconte sa vie fourmillante de rencontres de l’époque, surgissent des noms fabuleux de peintres, d’acteurs, d’écrivains. Il connaît tout ce que le monde compte d’artistes. Quand il se voit offrir des toiles par Andy Warhol himself, il les oublie ! Il adore la musique, voue une passion au cinéma, promène son livre de chevet favori Crimes et Châtiments de Dostoïevski partout et préfère lire Molière que le voir jouer sur scène.

En 1983, pour un concert de Jacques Higelin, il passe dans le coin.

Au hasard d’une route, puis d’une autre, Philippe s’égare (Ah… les coïncidences !) jusqu’à un vieux chalet isolé doté d’une pancarte À VENDRE. Il tombe en pâmoison. Un chalet. Là. Avec vue sur l’Aiguille du Midi et le Mont-Blanc, enfin l’autre face du Mont-Blanc, la plus secrète. Comme ce chalet. Comme cette route. S’il s’écoutait il arracherait la pancarte mais, bien élevé et très pressé, il appelle le numéro de l’agence : « J’achète. Oui sans visiter. Non ce n’est pas nécessaire. Je vous envoie un chèque de réservation. Je reviens dans trois jours finaliser. »

Il a tout simplement écouté son intuition.

Les deux mazots, La Batie et le Lavaret, nichés dans le vert en été et dans le blanc en hiver. ©Judith Lossmann

C’est là. C’est l’endroit. A 1278 mètres au-dessus du niveau de la mer, il va vivre à son altitude idéale. Plus bas, c’est trop bas. Plus haut, c’est trop haut. Non, il est bien là. Il respire. C’est calme. C’est beau. C’est grand. Avec un énorme potentiel pour cet enfant dans un corps d’homme qui rêve de créer un lieu unique. Un village à sa façon. Pas normatif. Pas réglé. Pas souillé par les pancartes. Un lieu à partager avec des « comme lui » qui veulent du bois, des feux de cheminée, des bonnes choses à savourer, du calme, des rencontres inopinées avec la faune et la flore locales, de grandes balades. C’est là et nulle part ailleurs qu’il va vivre le temps qui lui reste.

Fini !
Les routes.
Fini !
Les 700 concerts produits en 10 ans.
Fini !
La superficialité parisienne qui finissait de l’épuiser.
Fini !
L’inutilité des conversations vides de sens.
Bonjour !
L’éloge du beau, du vrai, du véritable.
Les gens qui veulent le voir viendront jusqu’ici !

Il se passionnait pour le patrimoine et les métiers d’Art !

Ici, tout prend son sens. Il chine. Furète encore. Fouille toujours. Les objets du patrimoine alpin, qu’il aime tant, dont il savoure les courbes, la nature, le style, la simplicité évidente et l’efficacité redoutable, remplissent sa vie, son chalet, ses hangars. Ça dé-bor-de !
Alors, lui vient l’idée de construire des chalets autour des objets. La belle idée que voilà ! Philippe va se mettre en chasse des chalets typiques des Alpes, des perles oubliées à flanc de montagne, que l’urbanité galopante a relégué au rang de tas de bois.
Si quelques passionnés savent encore en apprécier la beauté, Philippe est le seul à dépenser des ressources incroyables pour les démonter, les transporter, les réparer, les adapter, les transformer en chambres d’hôtes cosy, confortables, thématisées.

Et naissent Les Chalets de Philippe et avec eux la légende…

LES CHALETS DE PHILIPPE

Le Clopet, le plus petit des Chalets de Philippe. Une maison de lilliputien adorable. ©Judith Lossmann

Il va partager son espace sacré, lui donner tous les codes d’un ancien village de haute altitude. Chaque chalet ou mazot aura son style à lui, dicté par le choix des objets qui le décorent. Ainsi la suite Baroque est-elle un hymne à une époque où tout ce qui brille est d’or et d’argent. Où l’on aime la couleur, les tissus épais et généreux, le confort de fauteuils douillets. La suite Pelle est montagnarde dans toute son authenticité avec un lit quasi clos, une belle cheminée et des meubles lourds façonnés à la main. Le chalet Les Trolles, parfait pour une famille ou des amis, est une agréable invitation au confort moelleux, à la rêverie, au partage d’une bonne fondue aux cèpes sur la terrasse. Les mazots La Batie et le Lavaret, des chalets étroits, très rares quand ils sont comme ici sur trois étages, possèdent des chambres avec vue, et quelle vue ! On y dort, grâce aux larges fenêtres, sous une pluie d’étoiles. Au petit matin, on se réveille dans un autre monde où les sons sont étouffés par l’épaisseur de la brume. Que dire du plus petit chalet, le Clopet (une petite sieste en langage local) ? Si ce n’est qu’il est la réponse parfaite à nos rêves d’enfant quand nous priions pour dormir une nuit dans l’antre d’un farfadet.

Partout des anges, des angelots, des séraphins.

LES CHALETS DE PHILIPPE

Des anges, des séraphins que Philippe est heureux de croiser pour leur bonne humeur ! ©Judith Lossmann

Philippe, lui-même serait bien incapable d’en dire le nombre. En revanche, devant cette affection que certains pourraient qualifier de kitch, il parle d’art sacré, pas de religion. Il explique : « J’aime passer devant des anges. Ils sont réjouissants à voir. Ils me mettent de bonne humeur ! » Idem pour les Vierges auxquelles ce collectionneur invétéré donne les plus belles places. « Dans ma quête, je fonctionne au coup de cœur, à l’émotion, à rien d’autre. Un objet me touche ou pas. Un tableau me parle ou pas. Peu m’importe la signature dit-il comme pour s’excuser. » Philippe est imbattable. Comme c’est son cœur qui le guide, il connait intimement chaque objet de tout cet immense trésor. Il peut en raconter, la vie, l’origine, le lieu d’achat. Ce faisant, il explique en caressant les objets, les meubles. Ses yeux se mouillent devant certains tableaux ornant les murs.

Et comme l’homme a bon goût, il crée des objets usuels.

Il dessine la vaisselle et les verres, les fait souffler par un maître verrier. Il lance chez son ébéniste Arnaud Griffon la production d’une collection de couteaux de table, de plateaux de bois, en arolle ou en pin cembro ou encore en chablis1. On peut en respirer l’odeur profonde et naturelle à chaque repas pris autour de la grande table d’hôtes. Une table d’hôtes, comme tout le reste, totalement unique, en pierres de lave avec un immense plateau de bois local.

Sur la table dressée, la vaisselle est magnifique,

LES CHALETS DE PHILIPPE

La magnifique table « secrète » des chalets de Philippe. ©Judith Lossmann

Les candélabres scintillent, la cheminée crépite. L’ambiance est douce et l’on attend, avec un soupçon d’impatience, la cuisine du Chef Théodor, un ancien comptable venu de sa Bulgarie natale, pour faire fondre d’un bonheur gastronomique quiconque tombe sous sa coupe ! S’ensuit une valse de plats de dégustation tous plus délicats, harmonieux et subtils les uns que les autres. Vous les découvrirez quand vous viendrez puisque chaque jour le Chef concocte ses trésors. Salé, sucré… il est très (très) fort et mériterait largement une étoile au guide rouge. Mais, qu’importe, ici les étoiles sont dans le ciel ! Quant aux vins, je ne suis pas la mieux placée pour en parler, mais il s’est dit tout autour de moi, qu’ils étaient exceptionnels !

LES CHALETS DE PHILIPPE

Un amuse-bouche, un avant-goût des merveilles à déguster aux Chalets de Philippe. ©Judith Lossmann

Comme un bonheur n’arrive jamais seul,

Après une balade, une sieste devant la cheminée, un dîner exceptionnel dans l’autre salle à manger, la « secrète2 », il est temps de « se faire un dernier grand kiffe » dans la salle de cinéma. Nous avons visionné, sur recommandation de Philippe, Burlesque, un film qui a échappé au public lors de sa sortie en 2010 . Un film musical avec Cher et Christina Aguilera. Que vous dire du confort d’une salle privée où le public ne mange pas bruyamment des pelletées de pop-corn, si ce n’est que l’accès est inclus dans les prix et le choix des films tout à fait rassurant, quand bien même des chutes de neiges dantesques bloqueraient les « guest » longtemps.

Je pourrai vous parler longuement du jardin alpin,

Des ruches, du potager, des jacuzzis, hammam aux cristaux et autre saunas. Je pourrai vous parler des balades à faire dans les environs, de la mer de glace, de la vue sur le glacier, de la frondaison des cimes des pins, de l’herbe si verte, des oiseaux… tout cela fait partie du rêve de gosse de Philippe. Un rêve réalisé. Un rêve à faire perdurer. C’est la richesse de toute une vie de culture, de rencontres, de découvertes qui s’exprime dans les Chalets de Philippe. Et c’est à cela que cet homme inspirant, authentique, émouvant et drôle se doit de penser pour après. Il y a toujours un après. Il y pense. Souvent. Beaucoup. Trop. Il aimerait plus que tout trouver une fille spirituelle ou un fils d’esprit, pour assurer la continuité de ce travail démarré il y a plus de trente ans. D’autant que quand je lui demande quel est son chalet préféré, taquin, il me répond « le prochain ! »

Parmi les prochains… une chapelle baroque, le chalet du lac, le four à pain et le lac alpin. 

LES CHALETS DE PHILIPPE

Aquarelle des Chalets de Philippe finalisés avec sa chapelle Baroque, le chalet du lac, le lac alpin, le four à pins. Les autres chalets sont en place.

Tout un village donc, soutenu par la mairie de Chamonix qui coordonne le dossier de classement Des Chalets de Philippe comme Site du Patrimonial Remarquable, histoire de maintenir à distance les voraces charognards prêts à édifier des immeubles de vingt étages en lieu et place des petites maisons de bois.

Protégé, le beau village brillera de tous ses feux sous la pleine lune étincelante et scintillera sous le soleil et sous la neige pour encore très longtemps. Judith Lossmann

  • 1- Nom du bois mort que l’on récupère sur la mer de glace, en altitude. Son altitude favorise une pousse très lente et une fibre de bois très serrée. Le « bois flotté » du froid en quelque sorte. Idéal pour les manches de couteaux.
  • 2- Ben non, je ne dirai rien sinon elle ne sera plus secrète…

INFORMATIONS PRATIQUES

Réservation et infos complémentaires : Les Chalets de Philippe.

LES CHALETS DE PHILIPPE

Une visite superbe. Des surprises dans toutes les vitrines. À « faire » absolument. ©Judith Lossmann

A faire absolument : Le Musée des Cristaux – 615 All. Recteur Payot, 74400 Chamonix-Mont-Blanc / Tel. 04 50 54 78 39

LA VAGUE, un mythique hôtel restaurant à (re)découvrir

La Vague de Saint Paul de Vence, un écrin de nature

A Saint-Paul de Vence, superbe bourg provençal typique accueillant célébrités et touristes, se nichent quelques très belles raisons de venir et passer du temps. Des pépites de l’hôtellerie et de la restauration telles que La Colombe d’Or ou Le Mas de Pierre… Cette fois, je vous emmène à La Vague de Saint Paul. Un complexe hôtelier unique dirigé par Guillaume Puig avec, en cuisine et sous la direction de Magalie Jeanperrin, Akhara Chay, un chef franco-japonais aux fourneaux et Clara Hocquard, une sommelière aux commandes des caves,

La Vague, un bâtiment iconique

Construit à la fin des années 1970 par l’architecte français André Minangoy* , La Vague de Saint Paul est un bâtiment iconique de ces années-là où se conjuguaient les qualités du béton, ici sa légèreté et son prix accessible, on délaissait alors la pierre trop chère et l’envie d’intégrer les bâtiments dans la nature. Les débuts de l’écologie dans l’architecture en somme…
En ce sens La Vague est emblématique. Vu de la piscine et des jardins de l’hôtel, le bâtiment de deux étages seulement – en légère courbe-, s’implante au milieu des oliviers, des pins et des arbustes géants de lavande sans jamais dépasser leurs cimes. Les courbes sont parfaites pour une harmonie des lignes respirant la sérénité.

Une décoration contemporaine

La Vague St Paul de Vence. Chambre avec terrasse. ©JAL

La Vague St Paul de Vence. Chambre avec terrasse. ©JAL

En 2012, l’hôtel est racheté. Sous la direction de l’architecte Suisse Maurus Frei des travaux sont engagés dans une démarche « éco-responsable ». Les espaces publics (lobby, coin salon, bar et réception) sont de grands espaces lumineux au design contemporain, aux contrastes entre couleurs chaudes et froides et entre matériaux.

Des chambres et des suites
Les couleurs blanche et orange, parfois vert ou jaune, et une décoration minimaliste donnent le ton des chambres et suites, toutes équipées de terrasses simples ou doubles spacieuses sans vis-à-vis avec vue sur l’écrin de nature qui entoure le complexe.

Une table exceptionnelle

Boeuf Angus, plat signature du Chef Akharay.

Boeuf Angus, plat signature du Chef Akhara Chay. ©Judith Lossmann

En intérieur dans une salle où s’admirent des œuvres d’art comme en extérieur sur une terrasse entre flore et piscine, la cuisine du Chef Akhara Chay se déguste avec curiosité et plaisir. Les délices s’enchaînent autour d’arrangements très personnels du Chef.
Ainsi peut-on découvrir l’une des entrées signatures du Chef, servie à la carte toute l’année. En escalope, le foie gras poêlé repose sur un lit de Perles du Japon, réhaussé de zestes de Combawa, arrosé d’un bouillon de dashi. Une révélation pimentée par l’astringence du poivre de Timut. Toute l’originalité de la cuisine d’Akhara Chay est présente dans ce plat.
Car Akhara Chay n’aime rien autant que mélanger, conjuguer, mixer les saveurs pour surprendre, étonner, interpeler le palais des bienheureux assis à sa table. On se réjouira tout autant d’un Baracuda cuit au charbon de bois, laqué au Miso et saké accompagné de Shiitaké, relevé de sauce tamarin. Ou de ce bœuf Angus laqué au barbecue Hibachi, rehaussé de sa sauce épicée Chimichurri. Ou encore de ce cochon de lait en cuisson lente dont la douceur et la tendreté de la chair sont enjolivées par du melon rôti au miel Sichuan.

Le soufflé au citron vert et sa glace… signé Frédéric. ©La Vague

Le soufflé au citron vert et sa glace au thym… signé Frédéric Benvenuti. ©La Vague

Les desserts du chef Pâtissier Frédéric Benvenuti viennent jouer leur partition en contre-point et terminent en apothéose ce qui a si bien commencé. Le Soufflé du Chef au citron vert et limoncello servi avec son sorbet au thym citron vaut de se relever la nuit … en tous cas d’en rêver !

Ajoutons qu’enfants, Vegans et végétariens auront une proposition de carte bien à eux.

Du côté des vins…

Carte riche et parfaite en osmose avec la cuisine et les desserts des chefs, elle offre une large palette de goûts et de sensations dont la sommelière saura vous louer les subtilités. Rosés, blancs, rouges, tous les terroirs français sont représentés.

Des expositions temporaires d’art contemporain

JF Bollie et A. Alberti, deux artistes de renommée internationale exposent à l’année leurs œuvres à La Vague. Chaque année une exposition temporaire s’installe dans les jardins de La Vague. Cette année « Rocambole » sur le thème « sur le regard », accueille de jeunes artistes jusqu’au 31 octobre 2022. Ajoutons que La Vague entretient des relations de partenaires privilégiés avec la Fondation Maeght, sise à quelques 600 mètres de l’hôtel.

En conclusion, La Vague à Saint Paul de Vence…

S’il me fallait résumer La Vague avec des maîtres-mots, je dirai : Provence traditionnelle, douceur de vivre, bonne musique, chant des cigales, fraîcheur de la piscine, bien-être du spa, nuit paisible et table d’exception. Autant d’atouts pour un séjour agréable, bercé par le mistral et la bonne compagnie.  Judith Lossmann

* rendu célèbre pour avoir été le créateur de l’emblématique « Marina Baie des Anges » à Villeneuve Loubet ainsi que de l’hôtel Vista Palace à Roquebrune Cap Martin.


FICHE PRATIQUE LA VAGUE ST PAUL DE VENCE À IMPRIMER

LA VIE EST BELLE VOYAGES

 

Amuse-bouche, crème de petits pois frais au sésame grillé. ©Judith Lossman

Amuse-bouche, crème de petits pois frais au sésame grillé. ©Judith Lossman

La Vague de St Paul de Vence – Chemin des Salettes – 06570 Saint Paul de Vence – Tél.0033.(0)4.92.11.20.00 – reservation@vaguesaintpaul.comwww.vaguesaintpaul.com

50 CHAMBRES dont 6 suites – Salle de fitness, terrain de tennis, équipement sportif, location vélo.

Jardin de la Vague. Le restaurant de l’hôtel – ouvert à tous, sur réservation – propose des menus.
Menus : déjeuners semaine (35€), déjeuners week-end (55€), dîner (75€).
On aime la carte blanche du Chef (8 services 95€ sans les boissons) ou encore plus excitant pour les papilles et le sens de la découverte La Table du Chef, un véritable ballet culinaire (150€).
A la carte, entrées à partir de 25€, poissons à partir de 36€, viandes à partir de 45€. Dessert à 16€.

 

À La Vague, on aime
L’écrin de verdure, les jardins,
Le calme loin des bruits de la civilisation,
la beauté des lieux,
La table des Chefs.

À La Vague, on aime moins
Le manque de chaleur de l’accueil,
L’amateurisme criant du personnel en salle qui nuit manqué à la créativité des Chefs. (avec un bémol tout de même qui concerne tous les établissements, qui peinent à embaucher du personnel formé),
L’absence des produits d’accueil en chambre (une tendance dite « écolo » qui se généralise mais qui retire bien du charme à la prestations).

 

Tremezzo, le palace du lac de Côme

Sis à Tremezzina sur la rive ouest du lac de Côme, le Grand Hôtel Tremezzo est LE palace du milieu du lac. Idéalement situé face au très beau village de Bellagio, dit « la perle du lac » et lieu de tous les shoppings chics et branchés, le Tremezzo offre tous les attraits. Partons pour trois nuits de rêve dans un hôtel paré de toutes les vertus pour une villégiature à l’ancienne.

Vue sur le lac de Côme. ©GHT

Mais d’abord, parlons du lac de Côme…

Destination du nord de l’Italie depuis fort longtemps, il est devenu ces dernières années de plus en plus glamour de le fréquenter. Il est du dernier cri d’y posséder l’une de ces villas italiennes parmi le plus chères du pays. Georges Clooney himself a pris racine dans ces lieux et avec lui, bien d’autres peoples trouvent ici, un calme et un anonymat bienvenus. Il est donc temps de (re)voir sa copie sur Côme et de (re)partir à sa découverte. Étroit, le lac de Côme est long. Très long. 44 kilomètres. En forme de Y, on se plaît à longer ses rives jusqu’à son « milieu » : Tremezzina, littéralement à équidistance entre le début et la fin du lac. Sa profondeur atteint parfois plus de 400 m et ses eaux bleu-vert sombre reflètent la beauté des pré-Alpes, la chaîne des Grignes, chapeautées de sapins, d’ifs et autres arbres de moyenne montagne. Au fond, les sommets enneigés tard dans la saison ajoutent au charme infini du site. Sur l’eau, c’est la valse des bateaux. Des Rivas Aquarama aux ferries, des voiliers aux paddles, des kayaks à l’aviron et autres barques de pêcheurs, nous sommes ici dans un univers particulier qui conjugue la montagne et l’eau.

La sublime salle de relaxation où l’on boit de bonnes tisanes. GHT

Le Grand Hôtel Tremezzo, un chef-d’œuvre de l’Art Nouveau

Une vie lacustre dont on se nourrit avec bonheur depuis les fenêtres du Grand Hôtel Tremezzo. Des fenêtres des chambres, des restaurants, bars, terrasses et jusqu’aux baies vitrées du sauna suédois, le bâtiment tout entier est tourné vers le lac et les montagnes qui ferment l’horizon. C’est au cœur de cette omniprésence de l’eau et de la minéralité divinement ensorcelantes qu’est édifié le Tremezzo en 1910. Passer ses portes, monter ses envolées de marches, utiliser le vieil ascenseur caché dans la végétation, c’est plonger dans la Belle Époque.
Dès l’entrée, le grand escalier d’honneur transporte les visiteurs dans un monde de couleurs, de matières et de fleurs. La décoration pensée et validée par Valentina, la jeune « héritière » des lieux et Silvio Vettorello, son talentueux et fort sympathique directeur, embarque dans de magnifiques salons, d’élégants restaurants. La Dolce Vita dans toute sa splendeur, comme seule l’Italie sait la mettre en scène. Trois piscines, une plage privée, un spa, une boutique, un parc privé arboré, un tennis, salle de fitness, une mascotte Bobo l’ourson, agrémentent le séjour. Et, si les lieux sont beaux, si le personnel est à l’écoute et disponible, ici, on vit en « famille », on est comme à la maison, rien n’est guindé, ni solennel, ni prétentieux, chaque chose et chaque geste sont à leur place.

Chambre luxe double vue sur le lac. ©GHT

Suites historiques et chambres de rêve

Sans doute, est-ce la raison qui conduisait Greta Garbo à investir les lieux pour de longues villégiatures. Une suite lui est dédiée, dotée d’une spectaculaire terrasse et de deux salles de bains. D’autres suites « historiques » aux dimensions et à l’éclat d’une autre époque complètent une offre riche de junior suites, chambres et rooftop très luxes. On aime l’ameublement sophistiqué, les salles de bains grand format, les baignoires à remous, les produits d’accueil dans des versions généreuses, le marbre, les peignoirs et le linge de qualité. La vue aussi bien sûr…sur le lac, sur le jardin botanique, encore plus agréable quand les chambres et suites possèdent des terrasses et balcons.

Une signature glamour dans les moindres détails

Détail décoration Grand Hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie-7842

Détail décoration Grand Hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie

Comme l’eau, la soie est omniprésente. Dans les tenues des hôtesses, sur les murs, dans la décoration. Elle confère aux lieux une fluidité et des couleurs uniques qui ancrent l’hôtel dans ses plus intimes détails au cœur de la mémoire sensorielle. Les odeurs sont aussi des éléments d’attachement « travaillés » dans les moindres détails. Tout l’hôtel respire le parfum Aqua Como. Parfum d’ambiance, parfum pour la peau, parfum dans les produits d’accueil. Aqua Como est décliné sous toutes les formes possibles et singularise encore un peu plus Le Grand Hôtel Tremezzo dans ses particularités uniques. Le soir des copies de lettres d’amour secrètes retrouvées cachées derrière une cheminée sont déposées sur le lit accompagnées d’une petite newsletter aux couleurs orange dynamique de l’hôtel qui propose adresses, idées et découvertes.

La cuisine italienne dans tous ses états

On se délecte de l’impressionnant buffet de petit-déjeuner italien dans l’ancienne salle de bal. Le soir, le lieu se transforme en un restaurant gastronomique, La Terrazza Gualtiero Marchesi, qui perpétue l’héritage de ce grand chef aux trois étoiles Michelin, créateur du concept de Cuisine Totale qui a transformé la cuisine italienne moderne. Depuis 25 ans, le Chef Exécutif, Osvaldo Presazzi, prolonge l’influence du Maître au sein des cuisines.
L’Escale célèbre quant à elle, la trattoria italienne dans toute sa simplicité informelle. La carte propose une sélection de plats locaux traditionnels. Le Chef sommelier saura conseiller les bons choix parmi les 1300 étiquettes de vins présentes dans cette ancienne cave à vin avec, encore une fois, une terrasse sur le lac.
Dans les jardins du Palace, sur les bords de la Piscine aux Fleurs, le T Pizza offre une sélective carte de pizzas feu de bois telle la Don Leone ou une totale inconnue : la pizza frita, à goûter sans attendre.

Grand hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie- 7742

Restaurant Giacomo de lago. Grand hôtel Tremezzo, lac de Côme, Italie- 7742

Pour déjeuner ou diner léger, on retiendra surtout le tout nouveau restaurant Giacomo al Lago, parfait pour se prélasser au bord de la piscine WOW (Water On the Water) flottant sur le lac. À ces tables, le poisson cru est à l’honneur dans des présentations identiques à celles du célèbre Giacomo Milano. La carte propose aussi une sélection de spécialités classiques signées par Giacomo Bulleri, le maestro.

La sublime salle de relaxation où l’on boit de bonnes tisanes. GHT

Le T Spa pour gagner en zenitude

Plusieurs fois primé, le T Spa est installé à part l’hôtel, dans la villa Emilia qui le jouxte et le relie par la piscine Infinity Pool avec vue « superbe » sur lac depuis le couloir de nage et la tisannerie. On apprécie les discrètes salles de soins avec un large choix de protocoles visages et corps. On aime l’harmonie de la T Spa Suite avec bain à remous, sauna, hammam avec douche de contraste en cascade et lits de massage pour deux ! Aussi un bar à ongles remarquable par son sol en mosaïque d’origine du 18e siècle. Dans les entresols de la villa, on trouve les pièces de heat expérience avec bain turc, hammam méditerranéen, sauna avec vue sur le lac, douches émotionnelles, fontaine de glace…

Une boutique chic et luxe : T Shop

Entre Spa et piscine des Fleurs, une charmante boutique recèle des merveilles. Uniquement des collections de niche et des marques de créateurs. Brics pour les bagages et valises, foulards de soie Mantero1902, Sac à mains Steli. Les chaussures Papusse, faites à la main. Les parfums et diffuseurs d’ambiance Aqua di Como. Collections de carafes et verres de Murano. Tote Bag, cabs, porte-monnaie signés Le Ninè, Chez Dédé, Babush, bijoux Pellini Sublimes pyjamas en soie, FRS Ade pour les dormeurs agités…

Agrémenter cette villégiature d’un peu de culture

Tout est pensé pour vous amarrer longtemps à ce paquebot. Si toutefois, des envies d’extra surgissaient, de nombreux atelier de cuisine adultes et enfants, promenade botanique à la Villa Carlotto, yoga class, sortie en bateaux, visite de la villa sont à réaliser à un jet de pierre du Tremazzo. Il suffit de se rapprocher de la conciergerie où tous les vœux sont pris en charge.

Allez, toutes les excellentes choses ont une fin. Il est temps de terminer ce séjour dans une autre dimension. Nous quittons à regret ces lieux remplis de beauté, de sérénité et de calme, espérant vous avoir donné envie de les découvrir à votre tour. Ce serait dommage de louper un séjour au paradis ! Judith Lossmann

Vous aimez les lacs ? Nous aussi. Lire ici…


INFORMATIONS PRATIQUES A IMPRIMER
Grand Hôtel Tremezzo Lac de Côme

Tête de lit grand Hotel Tremezzo , lac de Côme, Italie-7836

Tête de lit grand Hotel Tremezzo , lac de Côme, Italie

Grand Hotel Tremezzo – Via Regina, 8 – 22016 – Tremezzina, Lago di Como – Italia
Tel. +39 0344 42491 – www.grandhoteltremezzo.com – info@grandhoteltremezzo.com – Sur les réseaux sociaux : @GHTlakecomo

Y ALLER :
En avion => aéroport de Milan Malpensa à 80 kms. => aéroport de Lugano Agno à 38 km (plus service de transfert assuré)
En train => gare de Como S. Giovanni à 29 km (plus service de transfert assuré)
En voiture => A9 highway, sortie Lago di Como à 35 km (plus service de transfert assuré)

ON A TESTÉ POUR VOUS :
Au Spa de l’hôtel, on a testé pour vous un body treatment Lymphatic ( 50 min. 150 €) au top et un soin visage Rebalancing facial (50 min. 140€) qui obéit à un protocole agréable avec peeling léger et masque.

Le sublime Batt fend les eaux du lac de Côme. ©GHT

THE PLACE TO BE :
À bord du Ruy, une véritable limousine nautique. Cette vedette à moteur d’époque (1961), toute en bois vernis, inspirée de bateaux-taxi vénitiens, est mise à la disposition de ses résidents par le Grand Hôtel Tremezzo pour des balades nautiques dans les endroits secrets du lac de Côme. Environ 300€/H

ON AIME/ON AIME MOINS :
On aime : les tenues du personnel. Fluide Pantalon de soie fleuri pour les femmes. Élégant pantalon gris pour les hommes. Blazer gris clair cintré pour les deux.
On aime : la situation d’immédiat bord du lac du grand Hôtel Tremezzo.
On aime moins : la situation d’immédiat bord de route du grand hôtel Tremezzo qui fait monter le bruit de la circulation dans les chambre impossibles à « double vitrer ». Nos lecteurs « light-sleepers » préfèreront réserver une chambre côté Jardin. Ils ne seront pas en manque tant de la vue sur le lac est omniprésente partout dans l’hôtel.

ACTIVITÉS :

  • Visite de la Villa Carlotta et de son très beau jardin botanique. Comptez 90 min. www.villacarlotta.it – Via Regina, 2 à Tremezzina.

    Villa Balbianello, lac de Côme, Italie-7768

    Villa Balbianello, lac de Côme, Italie-7768

  • Visite de la Villa Balbianello, un sublime palais de la Renaissance, entouré de toutes parts par le lac. Elle fut maison du cardinal Angelo Marie Durini, propriété des Visconti, fermée de longues années avant d’appartenir à un américain qui finalement la vendit au Comte explorateur Guido Monzino, fils d’une famille très connue pour ses supermarchés, qui dirigea la première expédition italienne en 1973. Ce perfectionniste vécu une petite quinzaine d’années dans la villa. Loin des tumultes du monde, il rapporta de ses aventures une grande quantité d’objets présentés en plusieurs collections dans la Villa devenue musée depuis, qu’il a léguée au Fondo Ambiante Italiano qui gère les visites et l’entretien.

SHOPPING À BELLAGIOOn y va en ferry. 12 minutes de traversée. Le ponton d’accès est à minutes à pied de l’hôtel.

  • Bellagio, lac de Côme, Italie-7813

    Silvia Saraceno à Bellagio

    Bijoux de créatrice, essentiellement en résine de toutes les couleurs. Silvia Saraceno a développé un savoir-faire remarquable. Ses résines accrochent la lumière et sont très lumineux. A partir de 30 euros le bracelet. Silvia Saraceno via Garilbaldi, 39. 22021 Bellagio. Tél. 031950317 – saracenobellagio@libero.it

  • Boire un cappuccino – Chez Seta un bar contemporain à la déco très minérale. Également restaurant et hôtel (on n’a pas testé) – Via Roma, 23 – Tél. +39 031950471 – www.setahotel.com – info@setahotel.com
  • Faire quelques courses d’épicerie sèche chez Da Casia. Risotto, pâtes, huiles d’olive dont une locale ( pas si expressive que cela ), vinaigre balsamique, gâteaux…  Via Garibaldi, 44 – Tél. 348 2830616 – www.alimentaribellagio.com

 


LES EXTRAS

LE LIVRE A EMPORTER DANS SA VALISE

Manifeste-paradisiaque de Laurent Huguelit

Manifeste paradisiaque de Laurent Huguelit. Dans ce cadre enchanteur et enchanté du Grand Hôtel Tremezzo, ou dans la Villa Carlotta et son parc botanique…où chaque chose est à sa place et protégée, il est un livre qui donne envie d’en faire autant. Sous-titré : Jardinage, permaculture et spiritualité, le manifeste de Laurent Huguelit donne trente-six propositions pour nous inviter à considérer le jardin comme un espace à préserver dans lequel intégrité, respect et écoute sont cultivés au même titre que le bons légumes, des fruits juteux et un univers de biodiversité. ISBN : 9782845944152 – 24€ chez Mama Éditions.Les saisons d'après de Christian Carayon

 

Comme dans ces murs, le temps passe autrement et qu’il est un loisir de cultiver le farniente au bord de la piscine, dans les tisanneries, voluptueusement étendue sur des chaises longues confortables, je rajoute un autre conseil de lecture. Un roman cette fois. Judicieusement intitulé « Les saisons d’après ».  Ce livre de Christian Carayon, édité chez HC, Hervé Chopin Éditions raconte l’enquête qu’une auteure conduit depuis sa résidence d’artiste quelque part en Bretagne sur un romancier à succès nommé WXM. Entre fiction dans la fiction et vérités dans la vraie vie, ce roman à suspense, conduit dans des lieux et des vies hantés par le passé. ISBN : 9782357206342 – 19€

ray ban stories

Ray Ban Stories

LES LUNETTES DE SOLEIL À EMPORTER
Quelles autres que les Ray Ban Stories !? Parfaitement adaptées à la tradition des lieux, leur forme inchangée continue à looker n’importe quelle tenue et leur modernité est parfaitement adaptée à la Dolce Vita des lieux à immortaliser sans le moindre effort. En effet, le double objectif de caméra 5 MP donne au contenu une nouvelle profondeur. Photos haute résolution (2592 x 1944 px) et des vidéos de qualité (1184 x 1184 px à 30 fps). La caméra s’adapte automatiquement à la lumière qui vous entoure. La LED d’enregistrement orientée vers l’extérieur signale aux autres personnes que vous prenez une photo ou une vidéo. www.rayban.com – 329 € )- Plusieurs coloris. Disponibilité sur le site Ray Ban France.

LE PRODUIT DE BEAUTÉ À EMPORTER DANS SON VANITY
pas de produit de beauté cette fois-ci. Si vous souhaitez que des produits de votre marque apparaissent ici, contactez nous. 

Pause enchanteresse au château de Bourgon en Mayenne

Le département de la Mayenne est riche de 12 châteaux. Joyaux de pierres immobilisés par les siècles dans leurs écrins naturels, les parcs et jardins qui les protègent du temps qui passent et des visites inopportunes, ils s’ouvrent aux « aimants » de l’Histoire petite et grande. Découvrons, tel un château de légendes sorti d’un bois mystérieux, le château de Bourgon.

Quasi à l’épicentre de la Mayenne, romantique et solitaire, il se dresse sur ses ergots de granit à l’assaut des cieux avec ses tours crantées, ses clochers, ses toits ardoisés jetés au regard comme des bouquets. Remanié dans le style Renaissance dont il exprime toute la créativité et la majesté, il relègue aux temps passés le Moyen-âge qui l’érigea pour devenir aujourd’hui un chaleureux lieu de rencontres.

Isabelle et Alain, les fiers propriétaires de ces pierres organisées avec tant de savoir-faire, animent chambres et tables d’hôtes des contes et légendes associés à ce lieu.

Château Bourgon, le cabinet bleu de la marquise de Sablé (1625). ©jal

Assis à l’ombre de l’immense cheminée de granit, les paroles feutrées par les boiseries et les tapisseries d’origines (s’il vous plait !), on dégustera un apéritif maison puis un repas concocté dans des cuisines larges comme des halls de gare.

L’escalier monumental conduit aux étages dans un entrelacs de chambres toutes plus étonnantes et inspirantes les unes que les autres. Les salles de bain laissent songeurs d’une époque révolue où l’espace était la norme et la beauté des choses la rigueur en place. Pièce exceptionnelle entre toutes, le « Cabinet bleu » au décor fleuri de la marquise de Sablé date de 1625. Il est en parfait état. Excusez du peu !

Encore plus haut, nous avons obtenu un droit de visite dans les antres historiques du château : la pièce des archives. Si vous lui demandez gentiment, peut-être (pas sûr) qu’Isabelle acceptera de vous présenter quelques documents ultra secrets.

Bourgon, LE château d’une nuit de princesse. Que dis-je ? de Reine ! À défaut d’y dormir, il se visite. Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES

Château de Bourgon – Tél. 06 09 62 99 08 – 06 11 37 29 99 www.chateaudebourgon.com mail : chateaudebourgon@gmail.com