mardi 4 août 2026

Trois comédies à ne pas manquer au Théâtre Edgar, Paris 14ème

Le si joli Théâtre Edgar

Situé en plein cœur du quartier animé des Théâtres de Montparnasse, le Théâtre Edgar est également connu sous le nom de Théâtre Bleu. Depuis sa création en 1975, le Théâtre Edgar a permis à de nombreux acteurs, aujourd’hui connus dans le monde du théâtre du cinéma, de se lancer.

En 2014, le comédien et metteur en scène Luq Hamett rachète le Théâtre Edgar. Le lieu est entièrement rénové pour mieux accueillir les spectateurs et les comédiens : construction d’une salle unique de 132 places, agrandissement de la scène, nouvelles loges aux équipements modernes… « Edgar » est un lieu de création et d’expérimentation avec une programmation complète et variée : pièces, duos et seuls en scène, spectacles jeune public, nouveaux talents, acteurs confirmés… Auteurs, comédiens et metteurs en scène y travaillent avec passion pour vous offrir la comédie dans tous ses états !

LE PLUS HEUREUX DES TROIS

De Eugène Labiche et Edmond Gondinet – Adaptation et mise en scène Luq Hamett – Avec Gwenola de Luze, Alexandre Pesle, David Martin, Olivier Denizet, Rosalie Hamet, Solenn de Catuelan, Julien Giustiniani.

lphonse Marjavel (David Martin) est le plus heureux des hommes. Pour la Saint Alphonse, sa femme Hermance, (Gwenola de Luze) a invité tous ses amis : Jobelin l’amant de sa première femme, sa nièce Berthe et Ernest (Alexandre Pesle), son amant. Arrivent de la Sarthe, Omer et Mariette, les nouveaux domestiques qui, par leur candeur et leur ignorance, vont faire imploser tous les arrangements et l’organisation de ce joli petit monde… Avec le concours d’un cerf de la forêt de Compiègne, de Cléo le poisson rouge et d’un hanneton de Pruillé le Chétif !

LE COUCOU

De Matthieu Burnel et Sacha Judaszko – Mise en scène Luq Hamett – Avec Emmanuelle BOIDRON, Gérard VIVÈS et Luq HAMETT

Maxime Depratte (Gérad Vivès), directeur charismatique d’une grande entreprise, invite à dîner son comptable, Corentin Michelot (Luq Hamett), pour « arranger » un bilan financier qui risque de le mener tout droit en prison. Ségolène (Emmanuelle Boidron), la femme de Maxime, est très contrariée d’être la complice de ce dîner de con… Maxime est habile et beau parleur, le comptable pointilleux et effacé, bref les deux hommes n’ont rien en commun. Et pourtant… L’orage gronde ce soir-là… Et ce qui paraissait inconcevable jusque-là, ne va plus l’être du tout ! Les emportant tous les trois dans un tourbillon de retournements de situation, de quiproquos et d’inversion des rôles, qui va les forcer malgré eux à se découvrir bien au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer ! Et vous, on vous a déjà confondu avec quelqu’un d’autre ?

LA FOLLE HISTOIRE DE FRANCE

De Nicolas Pierre et Farhat Kerkeny – Mise en scène Nicolas Pierre Avec Nicolas Pierre et Brice Borg ou Samuel Debure et Rémi Goutalier

Assistez au plus fou des cours d’Histoire avec le prof que l’on a tous rêvé d’avoir et le pire cancre du monde. Ici vous n’êtes pas au théâtre mais en classe et le prof accueille les spectateurs qui, le temps d’un cours d’histoire, redeviennent des élèves. Parmi eux, un cancre redoublant depuis 20 ans sa 5ème ! Le prof va devoir déployer tout son talent et son savoir pour faire revivre l’histoire et lui donner l’envie d’apprendre. Sauf que plus il détaille les faits, plus le cancre va enchaîner les pitreries et plus l’histoire bascule dans la folie. Le public n’est pas en reste, délégués, cancres ou fayots, chacun participe à sa manière. Et finalement, quand la cloche sonne la fin de la classe, on se rend compte qu’on a qu’une envie, continuer d’apprendre en s’amusant ! Toutes les anecdotes du spectacle correspondent à des faits réels. L’histoire de France est vraiment complètement folle !


Théâtre Edgar

58, boulevard Edgar Quinet – 75014 Paris – Tél.01 42 79 97 97 – https://www.theatre-edgar.com/

Mystérieuse Amazonie Péruvienne

On la découvre à pied, en pirogues, à bord de bateaux de croisières le long du fleuve mythique qui parcourt la région sur plus de 3 700 km. Elle ?  L’Amazonie péruvienne. D’avril à octobre s’installe la saison sèche, la météo idéale pour planifier un voyage au cœur de la plus grande forêt tropicale qui, à elle seule, représente 10% de la biodiversité mondiale. Elle accueille des espèces animales uniques au monde et vit au rythme des villages autochtones perdus dans la Selva. Émerveillez-vous de l’Amazonie Péruvienne du Nord au Sud !

Belles bêtes, encore visibles … heureusement… en Amazonie péruvienne.

Mégadiversité biologique

Doté de ressources naturelles exceptionnelles, le Pérou est reconnu pour sa mégadiversité biologique. Le pays compte 84 zones naturelles sur les  117  existantes dans le  monde et possède plus de 5 800 espèces endémiques. C’est dans la « Selva » que la faune est la plus présente car elle profite de la végétation luxuriante: tout au long de votre chemin, accompagnés de vos guides locaux, vous pourrez admirer des jaguars, des tatous, des caïmans, des capybaras mais aussi des singes. Avec ses 1 800 espèces d’oiseaux, et parmi elles presque 120 espèces endémiques,  dépassant ainsi les populations d’Amérique du nord et d’Europe, le Pérou est l’une des plus importantes destinations pour l’observation d’oiseaux du monde. Vous les découvrirez, perchés sur les observatoires hauts de 20 à 40 mètres qui parsèment la forêt au-dessus de la canopée.

Pont de singes… pour les humains en Amazonie péruvienne

Jouer les explorateurs

Pour jouer aux explorateurs dans l’Amazonie au Pérou et découvrir cette forêt dense qui regorge de trésors, il faut se laisser porter par le rythme de la nature et adopter le mode transport multimodal: bateaux de croisière,  tuk-tuk pour découvrir les villes, randonnées à travers la forêt sur les trochas (sentiers) pendant la journée pour observer toutes les plantes médicinales précieuses pour l’humanité, pirogues à la tombée de la nuit pour observer les sorties des caïmans, canoë sur les lacs comme le Lago Sandoval, dans la Réserve nationale de Tambopata dans la Région de Madre de Dios où on se régale du spectacle des loutres géantes ou en pirogues qui seulement permettent d’accoster sur les rives reculées et de partir à la rencontre des populations autochtones  encore coupées du monde mais qui vous accueillent avec bienveillance et partagent avec vous leur artisanat, leurs spécialités culinaires et leur mode de vie.

Des villes au cœur de la forêt amazonienne péruvienne

Nature et ville en plein Amazonie !

Que ce soit pour profiter de la nature à Puerto Maldonado (Madre de Dios) ou découvrir des villes en plein cœur de l’Amazonie comme Iquitos (Loreto), vous ne voudrez pas rater l’occasion de vous enfoncer dans la Forêt Amazonienne. Prêts ? Débutons notre parcours à Iquitos (Loreto), l’une des plus grandes villes de l’Amazonie au Pérou, elle est accessible par avion ou par bateau, ce qui fait son charme. Iquitos est située juste à côté de la réserve naturelle de Allpahuayo-Mishana, qui propose des Lodges où se poser quelques nuits et profiter des multiples treks proposés, une occasion idéale pour observer la faune et la flore de la jungle. Iquitos est une ville digne d’un livre d’aventure avec ses bazars sur pilotis le long du fleuve Amazonien. À la tombée de la nuit, profitez du Malecòn qui vous emmène sur les rives d’Itaya, rivière qui se jette dans l’Amazone un peu plus loin et qui vous fera profiter d’un panorama d’exception. La ville est charmante. On y roule en moto ou en tuk-tuk et à chaque coin de rue, on retrouve des traces de la colonisation et du passé doré de cette ville qui regorge de vie. Vous y visiterez le musée des cultures indigènes amazoniennes ainsi que la “Biblioteca Amazónica”, qui abrite près de 27000 livres et 3000 photos, dédiés aux traditions et cultures de l’Amazonie.

Surtout n’oubliez pas de déguster le plat local, le Juane, un ragoût de poulet, de riz et d’olives recouvert de feuilles de bijao (genre de feuilles de bananier). Et si l’on parle coutumes culinaires en Amazonie Péruvienne, il faudra bien entendu goûter à la chonta ou cœur de palmier, récolté sur les palmiers qui est un élément crucial de la cuisine amazonienne. Les plantains sont un autre ingrédient essentiel que l’on retrouve dans de nombreux plats, dont le tacacho. Il y a aussi beaucoup de poissons d’eau douce, dégustés dans le patarashca, du poisson cuit à la vapeur dans des feuilles sur des charbons ardents.

Les perroquets en liberté dans l’Amazonie péruvienne.

Plus au Sud…

On trouve la région Madre de Dios et la ville de Puerto Maldonado. C’est dans cette région, au sud de l’Amazonie péruvienne que vous découvrirez la Réserve Nationale Tambopata et le Parc National du Manu, véritables paradis pour la faune sauvage; Ici, c’est le royaume de la rando car cette région, située au sud-est du Pérou, tout est nature à l’état pur. Et pendant que vous appréciez ce spectacle unique, vous entendez en fond sonore le chant mélodieux des aras qui nichent dans cette zone. Votre premier arrêt sera probablement dans la ville de Puerto Maldonado, la capitale de Madre de Dios. Ici, il ne faut pas manquer le Mirador de la Biodiversité, le jardin des papillons de Tambopata, et la Salle d’exposition d’archéologie, de paléontologie et de costumes typiques amazoniens du ministère de la Culture, qui se trouve à quelques minutes du centre-ville.

Mais le meilleur de Madre de Dios est à venir : trois énormes sanctuaires vous attendent, pleins de magie et de nature. La troisième plus grande région du Pérou abrite sur son territoire le Parc National du Manu, reconnu comme zone centrale de la réserve de biosphère par l’UNESCO (1977) et déclaré patrimoine naturel de l’humanité en 1987. Cet espace naturel n’est pas seulement un spectacle en soi, il est considéré comme un foyer de concentration d’espèces de flore et de faune, dont beaucoup sont uniques comme l’oiseau national du Pérou, le célèbre coq de roche, qui vit sur son territoire. 30 communautés paysannes différentes y pratiquent encore des techniques anciennes.

De même, la Réserve Nationale Tambopata et le Parc National Bahuaja Sonene vous enchanteront: la première est décrite comme un lieu paradisiaque, où vous vous fondez dans la nature à chaque pas. Cette réserve naturelle protégée est considérée au niveau mondial comme l’une des plus diversifiées sur le plan biologique mais elle est également un terrain de jeu inégalé pour les aventuriers qui partent vers les lacs Sandoval et Sachavacayoc, où vous pourrez monter en bateau et observer les aras, les chunchos et les lèches d’argile rouge, dans leur état le plus pur.

Le parc national Bahuaja Sonene, peu exploré, abrite également une grande biodiversité : vous y trouverez des centaines de mammifères, de reptiles et de poissons, près d’un millier d’espèces d’oiseaux et plus de 20 000 espèces de plantes. Il abrite des espèces incroyables telles que le cerf des marais, le loup à crinière, le lézard noir et le fourmilier géant.

Qu’attendez-vous pour vivre la magie de l’Amazonie Péruvienne ?

Pour découvrir en découvrir d’avantage, rendez-vous sur : https://www.peru.travel/fr

Les livres à mettre sous le sapin 2023 : Lux

Valeurs sûres les livres à offrir. Pourtant offrir un livre ce n’est pas offrir un objet c’est offrir un temps dans l’ailleurs, une promenade, un voyage. Mieux vaut les choisir avec soin.

Anticipation et philosophie : Lux de Maxime Chattam

Dans la catégorie écriture dite divertissante, Maxime Chattam se place dans mon peloton de tête. C’est un « attrape-lecteur » même si je ne le suis pas aisément dans sa version « hémoglobine ». Cependant, avec ses livres, on sait quand on commence et l’on sait quand on finit : le plus vite possible ! Ce n’est pas donné à tout le monde. Qui plus est, nous avons (il ne le sait pas), tellement en commun. La science-fiction, René Barjavel (notre maître à tous), des recherches très poussées histoire de maitriser son sujet, un bureau ou plutôt un cabinet d’écriture rempli d’étonnantes choses, de personnages venus d’ailleurs, d’objets de curiosité, de références et des opinions communes, des espérances partagées, des façons de les exprimer similaires. Parfois, quand je l’écoute en interview, j’ai l’impression de connaître à l’avance ses réponses qui pourraient être les miennes si… Je ne sais pas si ça existe des âmes sœurs d’écriture !? Je lui pose la question. Bien sûr, lui il « produit » des romans et moi je les lis. Un jour, peut-être ?

Quand je l’ai entendu répondre à des questions sur Lux, et son point central, le changement climatique, j’ai été curieuse de lire comment il allait s’en sortir, de quelles options il allait se servir, comment envisager une fin… Dystopique, pas dystopique ?

Tout à la fois roman géopolitique, humaniste, éclairant les sombres déviances de nos sociétés…  Je n’ai pas été déçue, hoo que non et surprise hooque oui !

Lux est construit en plusieurs temps. Dans le prologue, il narre une tempête. Je n’ai qu’un mot à dire : restez chez vous ! Suivent trois parties captivante, intrigante, philosophique.

Et si tout ceci vous semble familier, il doit bien y avoir quelques raisons. Lux vous prend, ne vous lâche pas et explore l’état actuel et futur de notre monde.

Ce livre se dévore !

J’ajoute que cette couverture toute blanche et or est d’une beauté efficace.

Un livre à poser au pied du sapin s’il en est !

Lux de Maxime Chattam chez Albin Michel – ISBN 9782226470072 – 22,90€

Les livres à mettre sous le sapin 2023 : Le premier jour de paix

Valeurs sûres les livres à offrir. Pourtant offrir un livre ce n’est pas offrir un objet c’est offrir un temps dans l’ailleurs, une promenade, un voyage. Mieux vaut les choisir avec soin.

Science-fiction et espoir : Le premier jour de paix d’Elisa Beiram

Très belle découverte de cette rentrée littéraire 2023, Le premier jour de paix n’est pas un livre comme les autres. À l’instar de Becky Chambers, l’auteure s’impose dans une narration qui bouscule les codes et impose un genre. Donc découvreurs de talents… N’hésitez pas !

Le pitch ?

En 2098, l’avenir (quel avenir) est sombre pour ne pas dire apocalyptique. Les sociétés se sont « adaptées » aux rigueurs climatiques. Les « unes » événementielles des JT de 2024 sur les ravages du climat, ne sont même plus de vagues souvenirs. L’humanité fait avec. Elisa Beiram a su créer un monde à part avec une fenêtre qu’elle maintient – contre vents et marées -, ouverte sur l’espoir, sur les étoiles. Avec son écriture sensible, qui puisse dans les odeurs, les sons, les reliefs, elle crée une vie, des vies, des personnages. Dont Aureliano, un excentrique obsédé par la construction saugrenue d’un mausolée composé de toute ce que les eaux des l’océans rejettent ; Esfir une émissaire de la paix juchée sur une vieille mob ; América, négociatrice à l’Organisation pour la Paix Universelle dont le regard monte vers les contrefonds intergalactiques.

On plonge dans les mots d’Elisa Beiram tout comme dans l’illustration de couverture signée Thomas Dambreville, où se dessinent peut-être encore quelques traces de notre monde. Pas sûr.

Le premier jour de paix d’Elisa Beiram chez L’Atalante – ISBN : non communiqué – Prix : non communiqué.

Les livres à mettre sous le sapin 2023 : La Sentence

Valeurs sûres les livres à offrir. Pourtant offrir un livre ce n’est pas offrir un objet c’est offrir un temps dans l’ailleurs, une promenade, un voyage. Mieux vaut les choisir avec soin.

Enchanteur et poétique : La sentence de Louise Erdrich

Tokkie, amérindienne, est une chic fille, à fleur de peau, toujours prête à rendre service. Ce qu’elle a fait, il y a un bon moment déjà en aidant son ami à déplacer un cadavre. Évidemment elle est arrêtée par Pollux, un flic sérieux.
Pendant son incarcération, elle reçoit un dictionnaire, cadeau d’une de ses anciennes professeures et découvre la valeur des mots. Après sa sortie de prison, elle se fait embaucher dans une librairie spécialisée sur les peuples Premiers et, … épouse Pollux.
Un jour, Flora, fidèle et meilleure cliente de Tookie meurt. Et Tookie a l’impression qu’elle hante la librairie. Nous sommes en plein confinement. Georges Floyd vient d’être tué. Le monde est chamboulé par des évènements en cascades.

Un magnifique roman sur l’identité, les esprits, la mort et la vie, les liens. Un livre parfois improbable et absolument délicieux, écrit d’une plume fine et fluide.

La sentence de Louise Erdrich chez Albin Michel – ISBN 9782226474902 – 23,90€

Les livres à mettre sous le sapin 2023 : Paradise, Nevada

Valeurs sûres les livres à offrir. Pourtant offrir un livre ce n’est pas offrir un objet c’est offrir un temps dans l’ailleurs, une promenade, un voyage. Mieux vaut les choisir avec soin.

Foisonnant et addictif : Paradise, Nevada de Dario Diofebi

Un événement : une bombe explose en mai 2015 au Positano, un hôtel casino de luxe de Las Vegas.
Quatre personnages principaux : Ray doué dans les études, les abandonne au profit d’un statut de joueur de poker en ligne. Tom, exilé de son Italie natale, pas en règle dans ses visas US. La mannequin dépressive Mary Ann devenue serveuse. Et, Lindsay qui se rêve écrivaine et peine à publier des articles sans intérêt.
Des personnages secondaires : une galerie de bons « rôles » !

Une question ? Comment tous ces gens et cet attentat sont-ils mêlés ?

Une réponse sur 640 pages, (dont quelques-unes sur le poker sont vraiment trop longues, on peut les sauter sans rien perdre) fourmillantes d’analyses, de satire, d’histoire familiale… Un éclairage sur l’Amérique. Et petit à petit se découvre l’univers du casino. Côté face tout est paillettes. Qu’en est-il des coulisses ?

Paradise, Nevada de Dario Diofebi chez Albin Miche. ISBN 9782226471178 – 23,90€

 

 

Les livres à mettre sous le sapin 2023 : Tsunami

Valeurs sûres les livres à offrir. Pourtant offrir un livre ce n’est pas offrir un objet c’est offrir un temps dans l’ailleurs, une promenade, un voyage. Mieux vaut les choisir avec soin.

Toujours une bonne surprise : Tsunami de Marc Dugain

Ultra populaire Marc Dugain, auteur prolifique de romans qui s’attachent à explorer des univers radicalement différents à chaque fois. Il visite ici ni plus ni moins que l’Élysées et les pouvoirs qui y sont rattachés. Anticipation ou politique fiction, on passe du temps dans la tête du Président de la République Française sans pour autant être si éloigné que cela des réalités quotidiennes de notre monde. Ce tout nouveau président est le narrateur. Sa toute première grande réforme veut « imposer » les individus selon leur impact environnemental. Ça grince de toutes parts !

Ancré dans la réalité d’une démocratie en berne, de luttes de pouvoirs, de forces internationale, de nouvelles technologies ce roman donne à réfléchir sur l’avenir de notre société. Une analyse intelligente et lumineuse à lire urgemment !

Tsunami de Marc Dugain chez Albin Michel – ISBN 9782226478108 – 21,90€

Les livres à mettre sous le sapin 2023 : Karma Rouge

Valeurs sûres les livres à offrir. Pourtant offrir un livre ce n’est pas offrir un objet c’est offrir un temps dans l’ailleurs, une promenade, un voyage. Mieux vaut les choisir avec soin.

Jamais une erreur : Jean-Christophe Grangé, Rouge Karma

Il caracole au sommet des hits de auteurs les plus vendus. On n’est jamais déçu avec un livre de cet auteur connu de tous pour, entre autres, son roman adapté : « Les rivières pourpres » ! Point commun à toutes œuvres : le sang, l’enquête, un homme et une femme, une unité de temps historique. Ici, mai 1968.

En dix pages, il vous entraîne dans une course haletante. Sur fond de meurtre, on revisite l’ambiance de l’époque : interdit d’interdire, sous les pavés la plage, les cheveux longs, le LSD, le hash…

Un livre à conseiller à tous ces jeunes pour lesquels mai 68 se range au rang d’une litanie de dates apprises par cœur et dépourvue de l’essentiel : le vécu. Peut-être que Karma Rouge les réveillera de leur hibernation collective ?

Karma Rouge de JC Grangé chez Albin Michel – ISBN 9782226439444 – 23,90€

Esprit Vintage, une collection automne-hiver qui décoiffe Mira Belle Paris !

La maison Mira Belle vient de dévoiler sa nouvelle collection Automne/Hiver 2023 qui s’intitule Esprit Vintage.

Mira Belle, cette belle rebelle, se veut intemporelle, pour vous offrir un savant mélange de vintage et de modernité. Dans son cœur, traditionnelle et atypique depuis toujours, elle se moque des tendances, car se chapeautez ne se fait pas sur un coup de tête, mais se réfléchit pour pouvoir adopter une création de longues années.
Mira Belle célèbre les arts anciens : la Maison utilise des formes en bois du 19 et du 20eme siècle, n’utilisant pas d’énergie mais de l’huile de coude.
Voici quelques chapeaux qui nous ont beaucoup plu !

Vous avez envie de découvrir ces merveilles ?

Profitez du Black Friday, pour vous offrir un chapeau fait main par un des talentueux modistes de la Maison : https://mira-belle.fr/collections/black-friday

Quelques mots sur Marie Desnos, l’heureuse fondatrice et directrice artistique de Mirabelle Paris

Les chapeaux Mira Belle Black Friday ©Olivier Chauvignat

Marie est une passionnée, amoureuse de la beauté et de l’élégance qui lui ont été communiquées par sa mère qui rapportait de ses voyages des chapeaux extraordinaires. Son concept est de rendre les femmes et les hommes encore plus beaux et plus chics en portant un chapeau. C’est en travaillant dans la formation professionnelle qu’elle découvre l’apprentissage des métiers de la mode. C’est par le plus grand des hasards, en allant au théâtre de l’Atelier à Montmartre qu’elle découvre une charmante boutique de chapeaux tenue par une modiste.

Une amitié naît de cette rencontre et en 2007 Mira Belle voit le jour très vite, diversifie les styles de créations, avec des genres variés (Capelines, chapeaux, bijoux de tête) et pour toutes les circonstances (quotidien, pluie, fêtes, évènements, cérémonies, spectacle, théâtre, cinéma…). Depuis Marie n’a cessé de développer la communication et la promotion de nouveaux talents au travers d’événements (défilés, expositions) pour présenter ses nouvelles collections et développer des partenariats. Marie aime partager sa devise « j’aime être Mira Belle »

En savoir plus : https://mira-belle.fr

Le Marité

Quand on parle de la Normandie, de Granville, de l’archipel de Chausey, impossible de ne pas penser au beau voilier le Marité. C’est à son bord qu’il est possible de se rendre aux îles Chausey.

A bord du Marité… ©JudeLo

Une jolie expédition d’une journée à faire au moins une fois dans sa vie. Le Marité est un ancien terre neuvier à voiles, devenu un Bateaux d’Intérêt Patrimonial. Trois-mâts goélette, quasiment 45m de long, 8m de large, 650 m2 de surface en 16 voiles… Après 1000 vies, le Marité entamait en 2012 sa nouvelle vie d’ambassadeur de la Normandie qui se déplace au gré des courses et des grands événements nautiques.

Le Marité est le dernier voilier de grande pêche sorti des chantiers fécampois. La cérémonie de bénédiction du navire a lieu à l’été 1923. Il devait s’appeler Marie-Thérèse, prénom de la plus jeune fille de l’armateur, mais un autre bateau portant déjà ce nom, le diminutif Marité sera retenu. Fait rarissime, ce nom suivra le navire toute sa vie, malgré les changements successifs de propriétaires.

Le Marité a cumulé les vies et les nationalités. Cinq campagnes de pêche à la morue après son lancement, il est considéré comme trop petit pour les campagnes à Terre-Neuve. Il est désarmé. Le voilà caboteur danois. Il repart à la pêche à la morue aux larges des îles Féroé et monte jusqu’au Groenland. Encore une fois trop petit, il est relégué au cabotage dans les eaux danoises.

En pleine Seconde guerre Mondiale, il est réquisitionné pour faire du transport jusqu’en Angleterre. Il évite toutes les mines, toutes les attaques et en 1946 il repart à la pêche à la morue. Huit ans plus tard, il change encore de mains. On lui colle un gros moteur puissant, on lui coupe les voiles, on dépose ses mâts.
Le voilà utilisé pour la pêche au hareng et à la crevette !

En 1969, il est désarmé à nouveau et reste à quai à Tvöröyri où il sera définitivement abandonné par son propriétaire, après un dernier voyage en Écosse en 1973.

En juin 1978, des jeunes Suédois achètent une épave noirâtre en lieu et place de l’élégant voilier blanc qu’ils avaient vu en photo. En 1987, après huit ans de travaux, leur chantier en bande de copains se termine. Très différent du navire terre-neuvier d’origine, sûr et confortable, Le Marité connaît un succès immédiat et assure croisières et séminaires dans les eaux suédoises.

La mer vue du hublot du Marité. ©JudeLo

En 1992, il fait son grand retour à Fécamp, le temps d’une courte halte dans son port natal avant de prouver ses grandes qualités nautiques en remportant la 3e place au classement général de la Colombus Race.

En 1998, les jeunes marins suédois se sont assagis. Ils souhaitent passer la main, mais pas à n’importe qui. Ils veulent que l’aventure continue pour leur navire et redoutent qu’il ne soit transformé en musée flottant, définitivement amarré à quai.

En France, la mobilisation pour le retour du Marité dans les eaux qui l’ont vu naître est forte. Jacques Chauveau, Président français du World Ship Trust et le navigateur Gérard d’Aboville prennent la tête du mouvement. Bientôt, une association se créé et recueille quatre cents signatures en faveur du retour de l’illustre trois-mâts.

Durant vingt-huit semaines, le navire accueille le tournage de l’émission Thalassa.

A la fin de l’année 2005 usé par ces longues années de navigation, le Marité entre en restauration totale. Seront nécessaires, 20 000 clous, appelés carvelles, en acier galvanisé à chaud, 450 m3 d’iroko en provenance du Congo coupé dans des forêts gérées selon les normes Développement Durable, 450 m3 de chêne en provenance des célèbres forêts domaniales de l’Orne, plantées par Colbert, et du parc du château de Versailles, à partir d’arbres déracinés par la tempête de 1999. Les mâts d’origine seront confectionnés en mélèze en provenance des Hautes-Alpes, bois robuste mais souple, capable de supporter les efforts des gréements. Chaque mât d’une hauteur de 20 m pèse une tonne et est surmonté d’une flèche de 11 m.

Les cordages du Marité. ©JudeLo

Quand il ne participe pas à de grands événements nautiques et rassemblements de vieux gréements, le Marité propose au départ de Granville, son port d’attache, des navigations participatives à la journée à destination de Chausey ou de la Pointe du Grouin, ou à la ½ journée en Baie de Granville.

Pendant l’excursion, après quelques mots de bienvenue du capitaine et la présentation de l’équipage, on quitte Granville dans la matinée. Dès la sortie du port, les premières voiles sont hissées. L’équipage invite les passagers à participer aux manœuvres. Cap sur Chausey, distant de 9 milles (17 km). Quelques bords le long des îlots et il est temps de mouiller l’ancre et de découvrir le Chausey sauvage. Après un déjeuner on débarque par zodiac sur un ilot et son banc de sable (arrivée les pieds dans l’eau) : promenade, pêche à pied, baignade… En fin d’après-midi, il est temps d’appareiller.


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LA VIE EST BELLE VOYAGES

LE MARITÉ