jeudi 6 août 2026

Bien-Être & Savoirs, les dernières publications à privilégier

Développement personnel, santé, protection de la nature, hygiène de vie… ce qu’il est bon de savoir !

Du yoga d’André Van Lysebeth chez Flammarion

Fans, réfractaires, plutôt bof, ça fait mal, c’est une mode, bon d’accord… le yoga, contrairement à une idée reçue, ne l’est pas si bien que cela reçu justement. Avec les tarifs, parfois prohibitifs, pratiqués dans les métropoles et les approches plus ou moins « sérieuses » proposées ailleurs, difficile de se faire une opinion. Avec cette encyclopédie du yoga, véritable bible du maître du yoga, faites vos expériences, organisez vos cours en fonction de vos problèmatiques. Une excellente approche à pratiquer tranquillement chez soi. Rien ne vous empêchera de passer aux étapes supérieures ensuite (si besoin est. Pas sûr !).
Le yoga d’André Van Lysebeth chez Flammarion – 24,90€

 De l’esprit… méditation et hypnose

Super accessible, écrit gros, simplisime… Christophe André met la méditation à la portée de tous avec son guide et son CD. Une belle réussite. D’un coup, on a envie de s’essayer à cette méthode reconnue pour être véritablement efficace et enfin poser les bases de buts à atteindre.
3 minutes à méditer de Chirstophe André chez l’Iconoclaste – 19,90€
Un secret pour mincir ? L’hypnose. Ce n’est rien de dire que l’hypnose a le vent en poupe. Avec les shows à la Mesmer et l’émission de Michel Cymes et Adriana Karembeu où l’on voyait en directement une opération à coeur ouvert réalisée sous hypnose, sûr que le phénomène va continuer. Ici, l’auteure en fait un usage à destination de l’amincissement.
Un secret pour mincir ? L’hypnose de Marie Pascale Bonamy chez L’Originel – 16€

cuisine kaizen albin michel

D’une alimentation saine

Avec Cuisine Kaizen d’Isabelle de Vaugelas chez Albin Michel, vous saurez tout sur l’art du bien manger ou plutôt du manger en mode « kaizen », c’est à dire en « amélioration continue ». Une démarche complète qui prend en compte l’essentiel : la conscience. 120 recettes (sans gluten, ni lactose) pour acquérir de nouveaux réflexes de nutrition-santé selon le précepte qui veut que l’alimentation est notre première médecine.
Cuisne Kaizen d’Isabelle de Vaugelas chez Albin Michel – 15,90€

Pour prévenir le cancer

Un cancer ne s’attrape ! Il se construit petit à petit. Sournoisement. Sans bruit. Alimenté par de mauvaises habitudes de vie : les pensées. L’alimentation. Le manque d’activité. Selon la médécine traditionnelle chinoise le cancer n’est pas un ennemi mais le langage ultime qu’utilise le corps pour assurer sa proppre sauvegarde. Une approche totalement nouvelle dans la prévention des cancers.
Prévenir le cancer avec la MTC, la médécine Traditionnelle Chinoise de Jean Pélissier chez Albin Michel – 19€

Pour mieux connaitre la nature, les animaux, les graines Le triomphe des graines !? Vous n'y pensez jamais mais vous en consommez des quantités phénoménales. Le café ? Des graines ! Le chocolat ? Des graines ! Du pain ? Des graines ! La noix de coco ? Des graines ! Une chemise en coton ? Des graines ! Le Houmous ? Des graines ! Le couscous ? Des graines ! Bref, vous avez compris. Mais avouez que vous n'y connaissez rien en graines. Avec ce livre, drôle et passionnant, vous ne verrez plus jamais les graines comme avant. Surtout vous les verrez ! Le triomphe des graines de Thor Hanson chez Buchet Chastel - Collection Verte - 22€

Les animaux

De la forêt amazonienne aux laboratoires de recherches les plus high-tech de la planète, l’auteur vous embarque dans une course folle où vos compagnons de route auront en commun une intelligence déterminante. Êtres unicellulaires capables de résoudre des labyrinthes complexes. Abeilles au cerveau gros comme une tête d’épingle aptes à comprendre des concepts abstraits. Plantes parasites capables d’évaluer le contenu nutritionnel de leurs proies. Bactéries, plantes, animaux font preuve d’étonnantes capacités à choisir le meilleur pour eux ! Kiffant !
L’intelligence dans la nature de Jeremy Narbu chez Buchet-Chastel Verte – 19€

Dans le même esprit de découverte, Fleur Daugey propose un Miscellanées des animaux…Ainsi votre chat peut se révèler un redoutable assassin. Les macaques japonais se transmettent des recettes de cuisine.Les mygales sont gourmandes… et oui pourquoi pas !? Qu’est ce que la malacophobie ? Trois cent chroniques scientifiques ou amusantes pour en savoir plus sur le monde « decret » qui nous entoure.
Miscellanées des animaux de Fleur Daugey chez Buchet-Chastel – 15€

Sur l'art de vivre Hygge (dites Heu-gue !) et sans déchet ! … ou art de vivre à la danoise. Le Hygge est la version feng-chui du Danemark considéré depuis plus de 40 ans comme le peuple le plus heureux du monde. Dans ce charmant petit livre vous apprendrez leurs recettes du bonheur presque toujours liées à la simplicité, à la convivialité et à la tendresse. Ou comment pensez à prendre un bain en allumant des bougies, regarder les gens marcher dans les rues, décorer sa maison avec des matières naturelles, rester au lit avec une thière et un bon livre. Hygge de Louisa Thomsen Bris chez Robert Laffont - 14,50€ Pour clore cet épisode, il est évident qu'il faut savoir gérer sa consommationet donc ses déchet et son gaspillage. Ce petit guide vous dira tout sur le Zero Waste. Il paraît (et j'y crois) que ça nettoie aussi la tête. Zero Waste chez Rue de l'échiquier - 10€

 

Nouveaux guides Hachette et Gallimard : premiers pas du voyage !

Ça frétille dans les têtes. Les valises rêvent de sortir des caves, enfermées qu’elles sont depuis l’automne dernier. Partir mais où ?

Destination nature

Le Honduras, dans la collection Inventaire de la Terre chez Hachette. Textes minimalistes, juste ce qu’il faut pour en savoir assez face à des photos sublimes. Le guide Hachette fait le tour du Honduras magnifiquement situé en plein coeur des Caraïbes. Chaque page tournée est une invitation au voyage. Quand part-on ?
Idem pour une autre destination dont la notoriété monte en puisance. Immortalisées dans une chanson de Jacques Brel, les Marquises ne sont qu’une infime partie de ces terres de Polynésie française. Ce guide vous dira tout de la vie des pêcheurs, des plongeurs à la recherches des perles noires, de la faune, de la flore. Premier pas vers le voyage… Allez prêt, partez !
Bien moins visuel mais infiniment plus riche en explications, bons plans, histoire, géographie, qualité de vie, faune et flore, ce copieux guide Costa Rica de Hachette se glisse dans la valise, puis dans le sac photo, voire dans la poche. Comment faire sans ? Avec ses 800 photos, dessins et plans c’est un indispensable.

Le Honduras, dans la collection Inventaire de la Terre chez Hachette – 26€
La Polynésie française, dans la collection Inventaire de la Terre chez Hachette – 26€
Costa Rica, guide VOIR de chez Hachette – 21,50€

les pouilles hachette

 Plus près de chez nous

Les Pouilles en Italie, côte Adriatique sont une destination de choix. La douceur de vivre à l’Italienne sera forcément au rendez-vous. On ne craint rien à aller dans les Pouilles, sauf d’avoir envie d’y retourner tant culture, histoire, gastronome, shopping s’y bousculent. Le guide Hachette déborde d’informations otues plus alléchantes les unes que les autres.
Pouilles et Matera chez Hachette, 15,90€

chinon gallimard

Encore plus près de chez nous : Chinon !

Avec ce guide Gallimard lance une invatation au voyage au Pays de Rabelais et donne des clefs pour comprendre, des itinéraires pour tester, des informations pour ne rien louper.Évidemment, onn l’emporte à Chiinon.
Chinon, voyage au pays de Rabelais chez Gallimard – 14,90€

Des livre à dévorer !

Et voici revenue l’envie de lire dans les parcs, sur les pelouses, en bord de mer… Comme toujours les maisons d’éditions sont productives. Les auteurs aussi. Le choix est immense. Quelques pistes…

Arkane (T1 : La désolation) chez Bragelonne, on adore le tout dernier Bordage

Arkane (T1 : La désolation) chez Bragelonne, on adore le tout dernier Bordage. Pierre Bordage. Cet auteur à l’imaginaire fécond, possède l’art de nous embarquer dans des contrées peu visitées. Ici, ce serait plutôt dans d’autres mondes, d’autres sphères. Sphères de pensées. De vie. D’art. Le voyage avec lui coûte quelques euros mais on va tellement loin que le bonheur est indicible. Ce conteur peaufine ses personnages jusqu’au moindre détail. Ils deviennent nos amis. Nos ennemis. Nouvel auteur au catalogue Bragelonne, il signe ici le tome 1 d’Arkane, sa première grande fresque Fantasy. Pour notre plus grande joie !
Tout commence par un massacre. Celui de la Maison du Drac la plus puissante d’Arkane. Seule la jeune Oziel en réchappe. Elle fuit les Hauts de la Ville labyrinthique pour rejoindre les Fonds et son frère. Sur son chemin elle va croiser des gens. Pas tous animés de bonne volonté…
Arkane (T1) de Pierre Bordage aux éditions Bragelonne – 25€

Volia Volnaïa de Victor Remizov chez Belfond

Volia Volnaïa de Victor Remizov chez Belfond. Ciselé comme un diamant, ce roman intelligent aborde la question de l’identité russe à travers une -somme toute- banale histoire de pêcheur. Et aucun doute possible, l’auteur connaît son sujet : la pêche, la taïga, l’immensité sibérienne ont peu de secrets pour lui. L’âme russe non plus. Cette âme qui nous surprend tellement, nous les Ocicdentaux de l’Ouest. Avec ce livre, documenté, formidable d’analyses, les Russes nous seront plus proches et peut-être, comprendront nous mieux pourquoi, sous-jascente, cette question demeure dans l’esprit de ces hommes de contraste : jusqu’au suis-je capable d’aller ? Pour qui suis-je prêt à tuer ou à mourir ? Entre modernité et tradition la question pourrait rester entière si Remizov n’y répondait pas avec talent.
Tout commence par un séance de pêche au coeur de la Taïga…
Volia Volnaïa de Victor Remizov chez Belfond – 21€

Johnny Porter et le secret du mammouth congelé de Lionel Davidson chez Belfond

Autres romans russes à lire :

Le lac de Yana Vagner chez Pocket, la suite moins enthousiasmante que le tome 1 intitulé Vongozero. absolument hallucinant, aussi chez Pocket.

Johnny Porter et le secret du mammouth congelé de Lionel Davidson chez Belfond, l’histoire aux 10.000 ressorts qui plonge le lecteur dans une aventure abbraccadabrantesque dans les immensités … en Russie, Sibérie en passant par le Canada, le Japon.  Un bonheur vintage succulent !

Et aussi dans le désordre

 Deux enfants du demi-siècle de Charles Nemes chez HC Éditions

Deux enfants du demi-siècle de Charles Nemes chez HC Éditions… Un joli roman d’amour. Sur l’amour. Toussaint perdit Thérèse par défaut d’ardeur, puis de courage, enfin de sentiment. Il découvrit les limites de la passion enfantine. Ils ne s’aimaient pas autant qu’ils le juraient. Quarante ans après leur rencontre, Thérèse et Toussaint se retrouvent, empotés comme à leur premier slow d’adolescents.
Deux enfants du demi-siècle de Charles Nemes chez HC Éditions – 19€

Tu n’auras pas peur de Michel Moatti chez HC Editions… une histoire qui mêle crimes sanglants, violences extrêmes, duo de journaliste au féminin et au masculin. L’un bosse à l’ancienne. Sur le terrain. L’autre travaille avec les réseaux sociaux, les indices, les rumeurs. À eux deux, ils vont tenter de résoudre un jeu mortel.
Tu n’auras pas peur de Michel Moatti chez HC Editions – 19€

La Mélodie familière de la boutique de Sung de Karina Kalisa chez Héloïse d'Ormesson… Effet papillon dans un ancien quartier de Berlin-Est, où suite à un banal spectacle de marionnettes vietnamiennes, vont (re)surgir de belles initiatives, toutes liées à la communuauté qui vivait là très discrétement. Et soudain surgissent les chapeaux de paille pointus, les assiettes aux légumes méconnus, des ponts de bambou pour relier les maisns de toit en toit. Une vraie révolution poétique. De l'amour en branche pour ce très joli roman à lire d'une traite tant l'on est emporté par cette joyeuse communauté résolument optimiste ! La Mélodie familière de la boutique de Sung de Karina Kalisa chez Héloïse d'Ormesson - 20€

 

Le saut oblique de la truite de Jérôme Magnier-Moreno chez Phébus… L’histoire d’un roman qui met des années à émerger et que vous avez entre les mains. Court. Dense. Un bien joli premier roman.
Le saut oblique de la truite de Jérôme Magnier-Moreno chez Phébus – 11€

Des hommes sans femmes de Haruki Murakami chez Belfond… Neuf ans après Saules aveugles, femme endormie, Haruki Murakami revient avec des Hommes sans femmes, comme un hommage à Hemingway puisque ici les hommes cherchent des femmes qui les abandonnent ou sont sur le point de le faire. Les inconditionnels (elles), nombreux (euses) dont je ne fais pas partie par principe liront sans coup fléchir. Moi, j’ai plus de mal mais celui-ci m’a ravie.
Des hommes sans femmes de Haruki Murakami chez Belfond – 21€

Un parfum d’encre et de liberté de Sarah McCoy, Les derniers jours de Rabbit Hayes d’Anna McPartlin, La forêt des ombres suivi de L’anneau de Moebuis de Franck Thilliez chez Pocket… La collection que l’on adore quand on a loupé les sorties 2,3 ou 4 ans auparavant.  Dans le premier, Sarah McCoy narre la rencontre à 150 ans d’écart de deux femmes si différentes d’esprit et d’époque que bien des choses les rapprochent… à commencer par une maison !
Dans le second Anna McPartlin raconte les neuf derniers jours, joyeux et émouvants, de la vie de Rabbit, une Irlandaise dotée d’un sacré tempérament.
Un parfum d’encre et de liberté d Sarah McCoy chez Pocket
Les derniers jours de Rabbit Hayes d’Anna McPartlin chez Pocket 
La forêt des ombres suivi de L’anneau de Moebuis de Franck Thilliez chez Pocket

Chez Fanck Thilliez - que nous aimons à la rédaction (et dont nous aimerions recevoir les nouveautés, clin d'oeil appuyé à l'attachée de presse), on demeure dans le frisson, la noirceur, l'enquête policière, les meutres, les crimes. Tout un univers sur lequel viennent, heureusement, se poser quelques traits de lumière. Ouf !!!

Blanche est la Terre de Xavier Ricard Lanata chez Seuil… Si on ne compte plus les dangers auxquels est soumise notre bonne vieille planète, il est nécessaire de rappeller qu’elle regorge de solutions, de beauté à condition que l’humanité accepte sa mission de mixité au risque de devenir ce que les Andins nomment des kukuchi, des morts-vivants. Parcours initiatique mêlant récit de voyages, éthnologie, poésie, écologie et économie, ce Blanche est la Terre devrait être imposé en lecture obligatoire dans les lycées.
Blanche est la Terre de Xavier Ricard Lanata chez Seuil – 20€

La cité des méduses d’Emmi Itäranta aux Presses de la Cité… Elle a grandi sur cette île des méduses. Éliana, citoyenne modèle est tisseuse au palais des Toiles, dissimulant au monde un lourd secret. Lequel prend fin quand une intruse est découverte au Plais, la langue coupée. Un indice son prénom tatoué sur sa main : Eliana ! Désormais, elles seront deux. Pour survivre et sauver l’île des eaux qui envahissent déjà les rues, Eliana va décider de faire appel à son don : rêver.
La cité des méduses d’Emmi Itäranta aux Presses de la Cité – 20€

Nos coeurs en désaccords de Krystal Sutherland chez PKJ (Pocket Jeunesse) Lectures adolescentes que ces coeurs en désaccords. Coeurs contrariés. Coeurs désarticulés. Coeurs maudits. Qu’il est dur d’avoir 15 ans !
Nos coeurs en désaccords de Krystal Sutherland chez PKJ (Pocket Jeunesse) – 17,50€

Colère noire de Jacques Saussey chez French Pulp… Un polar de fracture classique. Bien foutue, l’histoiree se tient. L’auteur nous mène où il veut. Un exemple du genre mais allez savor pourquoi je réfère les romans noirs américains. Je ne suis pas dépaysée quand ça se passe à Nogent-le-Rotrou !
Colère noire de Jacques Saussey chez French Pulp – 9,50€

Parmi les vivants de Charlotte Farison chez Super8 Editions…

Parmi les vivants de Charlotte Farison chez Super8 Editions… Cette maison d’édition ne cesse de me surprendre agréablement avec ses choix éditoriaux. Ce Parmi les vivants est un premier roman. Il est abouti, inclassable, inlachable.
Tout commence par l’embauche à l’arrache du jeune Arturo à Paris en 2002. Il remplace une certaine Lise Marshall, décédée dans des conditions troubles. Pendant ce temps, à Vienne, une jeune call-girl est engagée au service d’un ex-mercenaire.
Parmi les vivants de Charlotte Farison chez Super8 Editions – 22€

Traces et traques à Boston

Ah ! ces films tirés de l’actualité dont on connait la fin et auxquels on ne peut résister !

Et pourtant, « Traque à Boston » remplit son rôle. Et puisque le diable est dans les détails dit-on, les producteurs ont décidé d’exploiter minutieusement le montage de cet attentat qui a marqué les esprits. L’impression du spectateur depuis son fauteuil sera véritablement d’entrer dans un film d’action. Mais ce qui frappe, c’est l’intelligence des scénaristes à nous transporter avec un réalisme dans les conditions digne du reportage.

Traques à Boston

Aucune distance sur les événements, sur les émotions, sur la violence de certaines scènes. Tout au contraire, une plongée dans l’univers des métiers de l’urgence. S’en suit une chasse à l’homme assez unique, qui témoigne au passage des moyens de filature numériques, des nombreuses traces que laissent nos états d’âmes sur les réseaux sociaux et nos déambulations dans les lieux publics. Ceci à aussi le mérite de relancer la réflexion autour de l’absence de confidentialité de notre vie privée. Le film peut d’ailleurs vous permettre, si vous étiez indécis, de répondre pour ou contre la surveillance à grande échelle ?

Traques à Boston

La menace oppressante dans ce film est en soi un personnage, qui réapparait quand on ne s’y attendait pas. Mark Wahlberg n’est pas surprenant dans sa parfaite maîtrise de jeu d’un personnage de la vie ordinaire confronter à l’extraordinaire. Le physique émacié de Kevin Bacon parfois capable de jouer un visage qui se fige à l’extrême derrière ses lunettes, incarne bien le climat de tension et la pesanteur des responsabilités. Plus loin, cette histoire, vraie fait la démonstration d’un déploiement et de l’appel à l’intelligence collective d’une ville.

Dans la sélection des films qui sortent en ce moment sur les écrans et qui portent parfois sur une certaine forme de contemplation. Traque à Boston » tranche radicalement, mais pas sans souligner la démonstration d’une ville dévolue totalement à se défendre.

Essence Of Luxury organisé par Traveller Made à Deauville pour la première fois,

Pour son 3ème grand rassemblement annuel baptisé « Essence Of Luxury », Traveller Made®, fondé à l’initiative de Quentin Desurmont, rassemblait pour la première fois à Deauville, une communauté de « designers de voyages de luxe » : 260 agences, 500 Travel Designers à travers 56 pays dans le monde.

Unis autour d’une même idée de l’excellence, les designers Traveller Made, conçoivent des séjours de luxe cousus main, ciselés au plus près des désirs des clients, autour d’expériences exclusives. Cette année, plus de 500 créateurs de voyages, hôtels, réceptifs et Office de Tourisme auront pris à cet événement unique.
Après Montreux en Suisse, « Essence Of Luxury » s’installait à Deauville dans le cadre d’un partenariat engagé pour 3 ans. Ville du luxe par excellence, Deauville a su recevoir en grande pompe une sélection de journalistes spécialisés dans le tourisme de luxe, des hôteliers, les représentants des grandes marques de luxe dans la mode, la cosmétique, les parfums et les designers Traveller Made !

Deauville hôtel du Golf © Fabrice Rambert

L’hôtel du Golf Lucien Barrière

Tout ce beau monde était reçu dans les hôtels du Groupe Barrière. Pour notre rédaction, l’hôtel du Golf était une première et fort agréable expérience. Le bâtiment, tout en pans de bois, les fameux colombages normands, n’a rien à envier à ses grands frères que sont le Normandy***** et le Royal*****.
Les chambres DeLuxe Mer disposent d’un superbe panorama sur la mer à l’horizon et le green, pour un émerveillement des sens, ici, mis au repos. Vos yeux et vos oreilles vous remercieront pour ces instants parfaitement zen ! Pas un bruit. Ni intérieur, ni extérieur. La décoration « casual chic » signée par Chantal Peyrat donne une belle harmonie à toutes les chambres. Les Executive Mer sont spacieuses et confortables avec des salles de bains de belle surface avec toilettes séparées, c’est toujours un mieux. Les parties communes sont à la hauteur d’un 4* même si l’on peut s’interroger sur l’étroitesse des ascenseurs, sans doute incompatibles avec les plans de la demeure.
Le restaurant « Le Lassay » propose une carte gourmande et un buffet de petit-déjeuner, varié et tout à fait appréciable. Évidemment un Spas complète cette offre confort et luxe.

  • On aime :
    La beauté du site, version façade comme version golf
    Le calme olympien qui permet de dormir fenêtre ouverte et d’entendre le ressac
    La qualité de la literie
    La qualité du linge de bain
    L’espace dressing

 

  • On n’aime pas :
    Les gobelets en cartons qui accompagnent le keetle set… pour un 4* ! On connaît des 3* et des chambres d’hôtes qui font bien mieux.
    L’absence de produits d’accueil dans la salle de bain.
    Le gel douche/shampoing « 2en1 » fixé au mur comme un hôtel de VRP.

Réservations
To book any break
Tél. : +33 (0)2 31 14 39 50
www.resortbarriere-deauville.com

Deauville Plage & Chevaux ©Béatrice Augier

Beaucoup découvraient Deauville

Marcher sur les Planches. Admirer l’architecture du Second Empire. Circuler à pied ou à vélo. Jouer sur les greens normands. Assister à une course de chevaux ou à un match de polo. Applaudir à tout rompre la poésie d’un spectacle, le talent d’un photographe, d’un écrivain, d’un soliste. Frissonner d’émotions devant les nouveaux talents du cinéma américain. Déambuler dans les saveurs du marché. Shopper dans les nombreuses et irrésistibles boutiques de grande marque. Découvrir la cave d’un producteur de Calvados. Déguster les produits du terroir …
Deauville c’est tout cela et plus encore.
Au classement Google des villes les plus attractives d’Europe, Deauville arrive en 4ème position européenne et en 1ere positon française. Excusez du peu ! Mais on imagine aisément que les atouts de Deauville jumelés avec l’attractivité du Mont Saint-Michel et de Giverny, capitale de l’Impressionisme ont séduit le géant américain. Surtout si l’on y ajoute le versant historique de la ville où toute l’aristocratie se donnait rendez-vous pour fêter, entre autre, la passion du cheval sur un hippodrome construit avant même l’église !
Quant aux deux kilomètres de la plage de Deauville, ils ont fait frémir de bonheur les amoureux cinéastes, acteurs, sportifs, gourmands, touristes qui fréquentent la ville depuis 150 ans. Amoureux ravis d’exporter avec leurs souvenirs, les symboles de Deauville qui font le tour du monde : les Planches, le Bar du Soleil, les bains pompéiens, les parasols aux cinq couleurs, les noms des acteurs américains sur ses cabines de bains.

Deauville Tourisme – 112 rue Victor Hugo
Tél.+33 (0)2 31 14 4000
www.deauville.fr

À la fin du séjour, la Cérémonie des Awards de Traveller Made récompense les meilleurs…

Le 27 février dernier, en clôture de son dîner de Gala, la Cérémonie des Awards
a récompensé plus de 20 « winners » 2016 désignant les meilleurs concepteurs, designers et experts du voyages de luxe dans le monde.
Les projets développés par Traveller Made, notamment la mise en œuvre d’une ligne de maroquinerie de luxe DoNotDisturb et la réalisation de SERENDIPIA, un magazine ultra confidentiel destinés aux voyageurs les plus fortunés du monde, ont retenu l’attention de tous.
#EOL2017-03-05 www.travellermade.com

DoNotDistrub,la ligne de produits de voyages imaginée par Traveller Made

Vivement l’année prochaine avec les nouveautés de Traveller Made et la tradition hospitalière de Deauville.

Éveil et émerveillement à Völklinger Hütte en Sarrland : une aventure dans les anciens hauts-fourneaux !

La beauté des installations industrielles n’a d’égal que leur gigantisme. ©jal

Dans la catégorie friches industrielles d’exception, le site de Völklinger Hütte en Saar (Allemagne)  vaut tous les déplacements. Il émane de ce lieu gigantesque, une poésie et une beauté industrielles à couper le souffle.

Première impression : l’immensité des lieux où jusqu’à 70.000 ouvriers travaillèrent jour et nuit pendant des décennies au rythme de la soufflerie, dans un fracas métallique permanent, la face et les mains brûlées par le feu des fourneaux et le « cul gelé » par le froid sibérien qui régnait sur la plate-forme au sommet des bâtiments. Aujourd’hui ce site sidérurgique se visite et l’on est ébaubi par sa majesté. Il reste sur les sols et les murs beaucoup des hommes qui ont sué sang et eau entre ses immenses murs.
Et quand le lieu devient une gigantesque galerie où s’exposent les photos 4x3m du philadelphien Steve McCurry de l’agence Magnum, sur le thème « Bouddhisme » et une exposition de statues de « Bouddhas » tous venus du monde entier, la magie est au rendez-vous.
Dépêchez-vous, cette majesté bouddhiste s’arrête le 5 mars. Une  prolongation bienvenue mais encore trop brève.
Devant Völklinger Hütte, ses hauts-fourneaux, son Paradis, sa salle des soufflantes ou celle du mélange expositions incluses, mon coeur s’est emballé ! !!!

Une aventure dans les anciens hauts-fourneaux !

Jadis fleuron de l’âge d’or de l’industrie sidérurgique, classé en 1994 au patrimoine culturel mondial de l’Unesco, cet ensemble de hauts-fourneaux sarrois qu’est Volklingen, en grande banlieue de Sarrbruck, vaut tous les déplacements. La visite du Patrimoine Culturel Mondial Völklinger Hütte est une véritable aventure qui passionnera tout le monde. Des hauteurs vertigineuses de la plateforme panoramique des hauts-fourneaux, exposée aux quatre vents aux profondeurs sombres de la salle des mélanges, les bâtiments, sombres, noirs, restés exactement dans leur jus, après le départ des derniers ouvriers, en 1986, disent beaucoup de la grandeur et de la décadence des industries.

Une expérience impressionnante

Depuis 2007 la plateforme de gueulard, à 27m de hauteur, est pour la première fois accessible dans toute sa longueur de plus de 200 mètres. C’est ici que les matières premières étaient versées dans les hauts-fourneaux. Ceux qui voudront continuer l’ascension pourront monter à la plateforme panoramique. Ils y seront récompensés par une vue panoramique inoubliable. En passant par les rails à charbon et son nouveau toboggan à colimaçon de 20 mètres de longueur et la passerelle des soufflantes, on accède à la salle des soufflantes. C’est là que les machines soufflantes, des colosses de fer et d’acier, produisaient le vent qui était insufflé aux hauts-fourneaux.
En tout, le parcours est constitué de plus de 7000 mètres de chemins passionnants bien balisés à travers le Patrimoine Culturel Mondial. Il faut prévoir 2 à 3 heures de visite pour ce lei, parmi les plus passionnants du monde.

Le Paradis

On l’a trouvé entre la cokerie de l’usine sidérurgique de Völklingen et la Sarre : pendant presque 25 ans, aucun homme n’est venu fouler son sol. Après l’arrêt de la production de fonte brute en 1986 s’est développé en toute tranquillité un cosmos peuplé d’une faune et d’une flore incomparable dans la grande région. Des variétés rares de mousses et de fougères, chénopode australien ou grisâtre, solidago du Canada appelé aussi verge d’or, vivent en parfaite symbiose avec les bâtiments industriels historiques situés à proximité de la Sarre. Avec un peu de chance, on peut y rencontrer le pinson des arbres, l’accenteur mouchet, le martin-pêcheur ou autres oiseaux rares, qui peuvent ici nicher et chasser en toute tranquillité. Une culture industrielle qui se montre sous une toute nouvelle dimension.
Nos visiteurs y auront le loisir de goûter au caractère incomparable de l’ancien site industriel et d’apprécier les vues imprenables sur les hauts-fourneaux. Le jardin du Paradis est réalisé en coopération avec l’architecte paysagiste de l’île de Mainau / Lac de Constance, la comtesse Catherina Bernadotte.

Exposition « Bouddha »

Placée sous le patronage de sa Sainteté le 14è Dalaï Lama, une grande exposition intitulée « Bouddha ». Celle-ci fait revivre jusqu’en février 2017 l’univers de Bouddha ainsi que sa philosophie à travers deux millénaires grâce à des chefs-d’oeuvre provenant de la région antique du Gandhara, d’Inde, de Chine, Corée, Japon, Cambodge, Thaïlande et du Toit du monde.. Les 232 chefs-d’œuvre permettent un aperçu approfondi de cet art religieux grandiose de l’univers bouddhique. Ils sont le témoignage d’empires d’Asie cosmopolites et très avancés, et montrent l’apparition et l’approfondissement des relations artistiques et culturelles entre les différents pays grâce au bouddhisme.Parmi les pièces sélectionnées, un grand nombre seront présentées au public pour la première fois.

Du 25 juin 2016 au 19 février 2017. Infos : www.voelklinger-huette.org/fr/prochainprogramme/

La fameuse boucle de la Sarre. Une géométrie parfaitement naturelle. ©eike-Dubois


INFORMATIONS PRATIQUES

Une fois que vous êtes en Sarre…

La Sarre (Sarrland en Allemand) ou l’Allemagne (presque française) à portée de main ! Difficile de faire plus près. Au coeur de l’Europe : La Sarre. Capitale Sarrebruck à moins de 2h de train de Paris et 69 km de Metz. Il y a même un tramway qui relie Sarrebruck à l’Alsace ! Sarreland… le plus petit « länder » allemand, qui a changé 8 fois de nationalité ces derniers 200 ans, abrite néanmoins bien des richesses : Villeroy & Boch, la plus belle boucle de la Sarre, une quantité impressionnante de chemins de randonnées et pistes cyclables, de belles tables…

Ouverture du chemin des Cimes

Depuis mi-juillet, le « Chemin des cimes » (Baumwipfelpfad) a été inauguré. Ce chemin entièrement réalisé en bois et accessible à tous, part en douceur du niveau du sol jusqu’à une tour de bois de 40 mètres de haut. De là, on a une vue éblouissante sur l’une des plus belles boucles de la Sarre. Ce parcours dans les arbres – appelé à devenir mythique – autorise en toute sécurité une balade de près de 2 km au-dessus des arbres.

Éternel Villeroy et Boch

Dans la petite bourgade de Mettlach, on visite un agréable musée de la céramique, une industrie qui a également fait la richesse de la région. Aux manettes, la célèbre Maison Villeroy et Boch (prononcez Boorr). Le musée retrace toute l’histoire de cette industrie et de cette famille aux talents multiples. Profitez-en pour faire un tour dans le parc qui abrite le musée, les ateliers de la famille. Sur réservation et avec un guide, la partie « habitation » se visite en partie. J’ai adoré la chapelle de la famille, un peu plus loin. Enfin, des magasins d’usine proposent de vraies bonnes affaires !

En partageant des saucisses de Morteau, les amis prennent un risque : celui de se faire plaisir !

Allez rions ! La marque Morteau Saucisse joue depuis quelques années sur une communication plaisir, forcément venue de la forme de son produit phare (si j’ose dire). Précédemment nous avions vu des 4x3m dans le métro parisien, qui affichaient clairement la couleur (la longeur devrais-je dire) : « Offrez-vous 20 cm de pur bonheur » , « Cet hiver elle se glisse partout ». 

Février 2017, enfonce le clou (franchement c’est trop facile !) et la marque affiche « L’hiver sera long » et le très osé « Soirée entre amis » !!! Perso, je ris toute seule derrière mon ordi.

Il est loin le temps où l’on riait de tout !

Parce qu’à vrai dire, ce n’est pas si souvent que l’on a l’occasion de se bidonner en regardant une publicité. Il est loin le temps de l’audace, où l’on faisait dire « He hop » à un homme nu dont le sexe était caché par un carrelage plastique autocollant.
Les temps sont au sombre, au noir. Mesdames, Messieurs, la vie est une affaire sérieuse. Attention aux mots que vous employez. Tout est tellement vite mal pris ! Suffit de voir comment finissent les dessinateurs de Charlie ! Moi, qui ait connu une époque – pas si vieille quand même – où la richesse de la France se décelait jusque dans ses débats d’idées et où rien, rien… n’était épargné à l’adversaire de la joute verbale, je m’ennuie de ce que notre pays est devenu. Un triste Sir à la gueule défaite, à la bouche résolument close de peur d’être politiquement incorrect.
Quelle notion castratrice que ce politiquement correct qui musèle les idées, la créativité, le débat, l’envie d’en découdre comme celle de faire mieux connaissance avec l’autre ! Je vous le dis, le politiquement correct crée des communautés d’esprit et des communautés tout court. Quelle farce !!!

En parlant de farce… (dans l’Est, on parle de Mêlée) celle de la Morteau est protégé par une IGP, une Indication Géographique Protégée. L’IGP Franche-Comté. Et là-bas, question produits et terroirs, on ne rigole plus du tout ! C’est du vrai, de l’authentique, du bon, du dur ! Heu… pardon ! 

Quelques mots sur la Morteau Saucisse

Une Saucisse de Morteau au goût si caractéristique est le résultat de nombreux facteurs conjugués. D’abord, la qualité de la viande des porcs engraissés au lactosérum, au « petit lait ». Ensuite, un hachage grossier et régulier. Puis, un habillage dans un boyau naturel – non coloré – suivi d’un lent fumage au bois de résineux dans les tuyés traditionnels et les fumoirs. 
Ferme au toucher, on la reconnaît à sa forme cylindrique et droite, à sa couleur ambrée légèrement tachetée, à sa ficelle en fibre naturelle et surtout à sa « cheville » ! Une petite baguette de bois, que la Saucisse de Morteau porte à l’une de ses extrémités, tel un blason aux marques de ce Terroir. Une distinction unique, une signature reconnaissable entre toutes pour cette Saucisse de Morteau exclusivement franc-comtoise, inscrite au patrimoine gastronomique français.
Toute une filière  – des éleveurs aux salaisonniers – réunie en une association se propose de faire découvrir la saucisse de Morteau à un large public. Moelleuse, juteuse et souple en bouche, ce  produit unique et traditionnel est l’assurance d’un voyage dans le goût et dans le temps.

En conclusion…

Riez de ces deux publicités farceuses (vraiment, vraiment trop facile !) et n’allez surtout pas croire que la Morteau est une saucisse à déguster seulement en hiver. Des centaines de recettes vous la feront découvrir en toutes saisons, chaude comme froide, entière ou en morceaux, à déguster à l’intérieur comme à l’extérieur.

En voilà une bonne raison de se faire une soirée entre amis  et de twitter sur sa soirée avec le #20cmdepurbonheur !

Décret anti-immigration aux États-Unis : un impact notable sur les demandes de vols internationaux !

Hopper mesure l’impact sur les vols internationaux : au niveau mondial, les recherches de billets d’avion pour les États-Unis enregistrent une baisse de 17%. En Russie, la demande vers les USA explose : +88%.

La start-up montréalaise Hopper, dont l’application mobile permet de prédire les prix les plus bas des trajets en avion, a analysé l’évolution de la demande de vols internationaux à destination des États-Unis. Cette étude, réalisée trois semaines avant l’investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis et une semaine après sa prise de fonction, montre une chute de 17% des recherches de vols à destination des États-Unis à l’échelle mondiale.

Russie, France, USA

Seule exception notable, la Russie connaît une augmentation de 88% des recherches de vols pour les États-Unis. La France voit elle ses recherches baisser de plus de 8%. Par ailleurs, les demandes de vols ont baissé de 33% dans les sept pays directement concernés par le décret anti-immigration (Syrie, Libye, Somalie, Irak, Iran, Soudan et Yémen). A titre de comparaison, à la même époque l’année dernière, le déclin de la demande n’était que de 1,8%. Cette tendance n’est donc pas saisonnière.

San Francisco et Las Vegas : les deux villes les plus touchées

Les recherches de vols en provenance de l’international et à destination des États-Unis ont toutes chuté mais certaines villes dans l’Est du pays résistent un peu mieux, comme New-York, Boston et Detroit. San Francisco et Las Vegas sont les villes qui perdent le plus d’intérêt auprès des voyageurs internationaux.

L’effet ne s’est pas encore fait ressentir sur le prix des billets mais les répercussions sur les tarifs s’observent généralement au bout de plusieurs semaines et non en quelques jours.

Sources : communiqué de presse Hopper du 13 février 2017

Le Musée de la guerre torpillé dans l’oeuf ?!

A quelques jours de son ouverture au grand public, le MIIN, le Musée de la Seconde Guerre mondiale de Gdansk sera t-il torpillé dans l’œuf par M. Glinski, le ministre de la Culture Polonais, lequel au mépris du respect le plus élémentaire du droit constitutionnel refuse la décision du Tribunal régional de conserver ce Musée dans sa dimension locale ?

Si elle n’était pas si tristement stupide cette affaire pourrait faire rire aux éclats. Malheureusement ce n’est pas le cas. Il y a de quoi se demander comment fonctionnent les esprits des hauts fonctionnaires de l’État qui voient, depuis Varsovie, une occasion de piquer une intéressante initiative locale à leurs petits copains de province.

En effet, depuis 2008, les équipes, partenaires, collaborateurs et donateurs de la ville de Gdansk, sous la direction du Professeur Pawel Machecewicz, ont œuvré comme des forcenés pour ouvrir ce magnifique musée dédié à la Seconde Guerre mondiale, sur un terrain symbolique, qui fut pendant le conflit, un quartier populaire entièrement rasé par les bombes.

MIIN à Gdansk ©Judith Lossmann

Avec cette ouverture exceptionnelle, le 23 janvier 2017, aux pontes régionaux et aux journalistes, on a bien conscience d’être tous un poil … instrumentalisés. La preuve cet article ! C’est cependant avec un véritable intérêt que nous avons visité ce musée en avant-première, en présence des principaux intéressés : Monsieur Pawel Machecewicz, à qui l’on doit l’initiative et la mise en œuvre, son adjoint, les scénographes Belges de la société Tempora Designer (ftp://ftp.lavieestbellemag.com/www/isabelle-benoit-tempora.mp3) Kwadrat Architectural, les constructeurs, Élie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France…
Également présents, de nombreux donateurs qui se sont défaits de leurs souvenirs pour agrandir les collections du musée qui atteignent 2500 pièces.

Rappelons que la stupidité de cette petite guéguerre entre province et ministre de la culture polonais risque d’aboutir à la liquidation complète du musée tel qu’il a été conçu pour être réduit à une dimension purement militaire, officiellement légitimée selon M. Glinski, par la présence à quelques encablures de Gdansk de Westerplatte, l’endroit précis où le 1er septembre 1939 démarra la Seconde Guerre mondiale.
Au moment où je publie ce papier, personne ne sait encore ce qu’il adviendra de ce musée. Peut-être aurons-nous été quelques deux cent personnes à l’avoir vu dans le monde. Raison de plus pour en parler.

MIIN à Gdansk ©Judith Lossmann

Revenons sur le MIIN, tel qu’il se présente ce 23 janvier 2017. De nombreuses personnes à travers le monde on travaillé aussi bien sur la structure architecturale du musée qui rappelle Yad Vashem à Jérusalem et sur la scénographie que sur la volonté de présenter – enfin- la Seconde Guerre mondiale ni du point de vue Occidental, ni du point de vue Russe mais bel et bien du point de vue de la Pologne.

Une terre, un pays, une population catholique et juive, impactée comme aucune autre en Europe du fait de son histoire séculaire avec l’Allemagne dont l’occupation et la brutalité étaient de mise pendant toute l’histoire d’une part. D’autre part, rappelons que si 1945 marque la fin des conflits pour tous les pays, elle marque le début de la dictature communiste en Pologne, laquelle subit donc une double agression : celle du 3ème Reich puis celle des Russes.

Avec autant de souffrances chez les civils, la volonté au cœur du processus créatif résidait, certes, dans le désir de montrer la vie militaire, économique, politique pendant La Seconde Guerre mondiale et plus généralement pendant le 20e siècle mais aussi d’exprimer le point de vue de centaines de milliers de femmes, d’enfants, d’hommes persécutés d’une façon ou d’une autre.

On verra donc de nombreuses vitrines avec des objets du quotidien, devenus denrées rares durant la guerre, et aussi quelques merveilles sauvegardées comme par miracle tels ces petits carnets de dessin, où l’éclat du soleil et des fleurs provenaient des crayons de couleurs ! Seule façon d’illuminer le quotidien d’une vie à dominante grise et uniforme !!!
On verra aussi des photos qui glacent le sang. Comme cette fillette terrorisée, agenouillée dans l’herbe devant sa mère morte, le visage a demi arraché par les balles. Ou encore celle de ce petit garçon, égaré et hébété au milieu des gravas de son quartier entièrement détruit par les attaques aériennes.

MIIN à Gdansk ©Judith Lossmann

La visite commence avec la Guerre de 14/18, la montée des extrémismes dans tous les pays d’Europe et se termine avec le conflit en Syrie dans un quartier de la ville d’Alep et l’élection de Donald Trump (qui a signé – j’en profite pour le dire, dès hier, premier jour de son mandat présidentiel la loi anti-avortement… Au cœur de toute cette douloureuse anti-démocratie que fut le 3ème reich et de ces heures liberticides… ça fait réfléchir).

Beaucoup de belles trouvailles scénographiques comme ces immenses lettre du mot TERROR. Une riche iconographie qui nous projette en pleine face le salut nazi*et le visage d’hitler*. Des vidéos d’époque, issues des informations et aussi de la propagande. Un exceptionnel montage projeté sur un mur dans l’une des dernières salles de l’exposition permanente, présente côte à côte mais séparé par des barbelés symboliques, l’évolution du monde libre versus le monde non libre, du début du conflit à l’élection du 45e Président des USA.
Deux chars d’assaut ont pris place dans le Musée, des reconstitutions des décors réels où le gris domine, des vitrines, des casiers, des armes, des photos. Des milliers de photos de disparus ! Et aussi 1500 pages accessibles sur les écrans multimédias.

Un très beau musée dont l’ouverture officielle (si tout va bien) est prévue aux premiers jours de Mars 2017, avec des audio-guides en français.
Souhaitons au MIIN, si vite obligé de se battre pour sa liberté d’exister, d’être confirmé dans son essence première par le tribunal Administratif National.

25 janvier 2017 – 9h00 : la décision du Tribunal à Varsovie donne au Ministre de la Culture le pouvoir de refaire ce musée à sa façon… Lien vers le communiqué officiel daté du 24 janvier 2017 publié par le site du Musée :

http://www.muzeum1939.pl/en/aktualnosci/act/news-info#article-1cad47b4262f5908b8c70b1a705e78b2 

Museum of The Second World War
52 Walowa St.
80-858 Gdansk
www.muzeum1939.pl

Besoin d’une guide ?
Arleta Domowicz
Tél. +48- 604 900 939
arletadom@op.pl

Venez à Gdansk visitez ce musée de la Seconde Guerre Mondiale et ne ratez pas un autre musée, absolument exceptionnel, très émouvant consacré à Solidarnosc. Lire notre article :

Les contes de Perrault en copie originale chez Editions des Saints Pères

Les contes de Perrault, présentés en deux volumes dans un majestueux coffret vert et or… et préfacés par Amélie Nothomb. Quel meilleur et plus élégant moyen de partir à la découverte des « Contes de Ma Mère l’Oye » ou des « Histoires ou contes du temps passé » ? C’est à la maison d’édition des Saints-Pères que l’on doit cet ouvrage, réunissant huit contes. Cerise sur le gâteau le coffret contient un fac similé du manuscrit original de Charles Perrault.

contes perrault chat botte

En savoir plus : UN BIJOU ANCIEN ET MERVEILLEUX

Le manuscrit des contes du plus célèbre des écrivains du genre, Charles Perrault, est un trésor qui nous vient du 17e siècle. Vieux de plus de trois siècles, il est conservé à la Morgan Library & Museum (New York) depuis 1953, ayant été acquis auprès d’un particulier qui résidait à l’époque à Nice.
Relié en maroquin rouge, dédié à ‘Mademoiselle’, la duchesse Elisabeth-Charlotte d’Orléans, nièce de Louis XIV, il est illustré d’un frontispice et de dessins. Portant le titre Contes de ma Mère l’Oye et daté de 1695, le manuscrit est composé de cinq contes (Barbe-Bleue, La Belle au Bois dormant, Le Chat Botté, Le Petit Chaperon Rouge, Les Fées).
En 1697, deux ans après l’écriture du manuscrit, les contes de Perrault sont édités, enrichis de Cendrillon, Riquet à la Houppe et Le Petit Poucet, dans un recueil intitulé : Histoires ou Contes du Temps Passé.

PRÉCIEUX ET MYSTÉRIEUX

Qui a rédigé ce manuscrit ? Charles Perrault, peut-être à cause d’anciennes altercations
littéraires qu’il ne souhaitait pas ranimer (la fameuse querelle des Anciens et des Modernes, à
laquelle il prit part), s’abrita en effet derrière le pseudonyme de Pierre Perrault Darmancour,
troisième de ses fils. Ce dernier, la vingtaine en 1695, souhaitait devenir le secrétaire de la Duchesse : le prétexte n’était-il pas tout trouvé ?
Charles et Pierre ont-ils collaboré ensemble à l’écriture ? Les thèses s’affrontent et il restera sans
doute impossible de faire lumière sur cette énigme.
Un poème (Adam, ou la création de l’homme) authentiquement rédigé par Perrault père, ainsi que des annotations sur le manuscrit des Contes de sa main, semblerait toutefois indiquer qu’il est bien l’auteur de cet élégant recueil…
Avant de s’adonner à l’écriture, Charles Perrault fut, comme son père, avocat. Lié à Chapelain puis Bossuet, il mena de front une double carrière dans la littérature et l’administration. Elu à l’Académie française en 1671, il fut le porte-parole de Colbert et présida à l’établissement de l’Académie des Beaux-Arts.