mardi 4 août 2026

Paradis perdus – Eric-Emmanuel Schmitt

Comment dire ? J’adore Eric-Emmanuel Schmitt et j’attendais avec impatience Paradis Perdus. Ils sont quelques-uns comme cela, des auteurs que j’achète les yeux fermés. En confiance dans leurs idées à mêler dans un livre, du réel, de la philosophie, de l’entertainment, quelques messages sentis. Comme on dit, si la lecture d’un livre change positivement l’opinion d’un seul lecteur qui y aura gagner quelque chose d’essentiel, alors, l’auteur aura eu raison de l’écrire et nous journalistes, raison de le chroniquer.

C’est dans l’état d’esprit de lectrice/journaliste (normalement c’est le contraire) que les Paradis Perdus – tome 1/8 de la série La traversée des temps, de l’ami Schmitt arrive entre mes mains. J’en jubile d’avance. Ce livre me semble avoir été écrit pour moi. Tous mes ingrédients favoris sont présents : la préhistoire, l’immortalité, les bénéfices culturels à tirer de celle-ci, le temps, l’amour, le voyage, la découverte et la question : comment un immortel pourrait-il être utile à changer l’avenir le monde…

Eric-Emmanuel Schmitt ©Albin Michel

De quoi parle Paradis perdus ?

L’histoire s’ouvre sur la énième re-naissance de nos jours de Noam, le héros de Schmitt. Né huit mille ans auparavant, c’est à notre époque qu’il décide de se lancer dans l’écriture d’un livre testament. La chronologie s’impose. Il commence à écrire son passé d’homme né dans les premiers villages lacustres. Et raconte la vie à l’époque déployant une galerie de portraits humains mâtinés de présence animale, d’une flore à découvrir, de cavernes, de Chasseurs…

Évidemment le présent va venir heurter Noam sous une forme inattendue. Évidemment, il va prendre des risques et se servir de sa séculaire expérience pour tenter le tout pour le tout. Évidemment il va nous faire part de sa tristesse sur l’actualité du monde, lui qui a vécu sur une Terre Originelle où l’homme était inférieur en force et en nombre.

Bien sûr avec ce projet pharaonique, dont l’idée a germée dans sa tête il y a trente ans, Eric-Emmanuel Schmitt va nous conter l’histoire de l’humanité, de ses miracles, de ses travers. Il y ajoute un ingrédient secret : son héros Noam, capable de faire basculer les destins. Et une héroïne. Et un fatal méchant. Tous trois re-nés à l’immortalité au soir d’un déluge.

Ce que j’en pense de Paradis Perdus

Globalement j’ai aimé Paradis Perdus mais j’avoue ne pas avoir retrouvé le « grand Schmitt » espéré. Certes, les besoins des hommes sont toujours les mêmes : manger, dormir, être à l’abri, aimer, se reproduire, découvrir, améliorer, progresser. Il était donc impossible d’inventer un autre destin. Je me suis un peu ennuyée sur la description de ces relations homme-femme, père-fils d’autant que l’auteur leur prête un langage actuel, une psychologie voire une psychanalyse très contemporaine. Je ne sais pas s’il y a 8000 ans, les hommes fondaient leur raisonnement sous cette forme. Après tout, pourquoi pas ?

Enfin, on est assez peu confronté à l’immortalité de Noam et à ses conséquences. J’imagine qu’il faudra attendre le second tome pour commencer à en mesurer les effets et les usages que le héros en fera.

Bref, une peu comme une bonne série, les premiers épisodes servent à assurer le contexte donc j’ai hâte d’avancer dans les saisons.

Cet article pourrait vous intéresser : https://lavieestbellemag.com/litteroscopie/felix-et-la-source-invisible-le-nouveau-eric-emmanuel-schmitt/


INFORMATIONS PRATIQUES

Paradis perdus – Série La traversée des temps (T1) d’Eric-Emmanuel Schmitt chez Albin Michel
564 pages – 22,90€ –
ISBN 9782-226-450-227

 

France Culture. ITW E-E Schmitt. Il parle de Paradis Perdus à partir de 4’15 »

Terre d’Argence

… Comme argent. La couleur du dessous des feuilles à deux tons des peupliers, ces arbres endémiques dont les feuillages légers brillent sous la brise et vous disent : Bienvenue en Terre d’Argence. Un minuscule triangle en Provence enrichi de tous ses voisins, la Camargue, la confluence du Rhône et du canal du Rhône à Sète, les rives de l’étang de Berre, les Alpilles. Biodiversité, balades sur terre et sur eaux, bonnes tables, patrimoine, faisons halte dans ce territoire plein de belles surprises.

Terre d’Argence. En son cœur : Beaucaire

Les belles demeures de Beaucaire. ©Judith Lossmann

Au nord d’Arles, une ville aux innombrables richesses dissimulées. Une ville endormie pendant plusieurs décennies par une politique inadaptée à ses trésors. Une ville qui se remet lentement à évoluer et dont il faut encourager le nouveau développement touristique, en oubliant tout ce qui a été dit sur elle. Autrement considérée et protégée, aujourd’hui elle serait assurément à l’égal de L’Isle-sur-la-Sorgue tant son patrimoine, son histoire, ses atouts sont riches. Beaucaire, sans aucun doute, un bon plan immobilier sur lequel parier. Mais c’est un autre sujet, partons en visite…
Avec son gracieux port de plaisance, ses ruelles étroites, ses façades majestueuses, Beaucaire recèle nombre de spots à découvrir, à admirer. Au cœur de ce patrimoine étonnant pour cette petite bourgade perdue entre les grandes alentour : l’Histoire !
D’abord elle fut la ville relais de la voie Domitienne qui reliait l’Italie à l’Espagne. Bien plus tard, Louis XIV, se prit d’affection pour Beaucaire. Il s’y rendit et fit gagner à la ville popularité, population et prestige. De nombreuses traces de son « attachement » persistent, notamment l’Hôtel de ville, parfaitement dans son jus, que l’on appelait « le bureau des privilèges des conservateurs de la Foire ». Un pur joyau !

Du 16ème au 19ème siècle, la Foire de la Madeleine devient le carrefour incontournable du commerce international. On venait de partout pour vendre et acheter.  Elle recevait 100.000 visiteurs et marchands.  Rencontre entre l’Orient et l’Occident, en dix jours, la Foire générait autant de chiffre d’affaires que le port de Marseille en un an. Au 18ème siècle, s’enchaînent les constructions de magnifiques hôtels particuliers. À l’époque, ils servent autant à abriter les riches familles que leur personnel. On cherche des vendeurs, des commis, des porteurs, bref toute une faune à avoir sous la main pour vendre toujours plus et toujours mieux et assurer son train de vie. Proposer à cette main-d’œuvre le gîte et le couvert, permettait de l’appâter à un moment où les « muscles » et le « baratin » étaient très demandés ! La journée terminée, hier comme aujourd’hui, cette faune allait flâner sur les quais très animés, jouer à la pétanque, se balader dans les belles rues redevenues calmes.

Courant 19ème siècle, l’arrivée du chemin de fer crée l’arrêt du commerce fluvial et … marque la fin de la Foire. Les ouvriers restent pour travailler dans les oliveraies, les vignes, les exploitations agricoles, les usines et le creusement du Canal qui permettra d’acheminer les matières premières et le renvoi des produits manufacturés. Puis, après la Seconde guerre Mondiale, ce sera l’heure du « tout camion ».

Beaucaire, ville d’Art & d’Histoire a beaucoup à offrir aux voyageurs curieux. Ses rues de magnifiques hôtels particuliers. Ses façades pleines de gargouilles, d’emblèmes, de chiffres et de détails surprenants. Quelques musées. Sa Forteresse dont la tour polygonale domine la ville de toute sa hauteur. On visite son chemin de ronde et de très beaux jardins aménagés. De là-haut, on a une vue à 180° sur les jolis toits provençaux. Au cœur de la ville, Notre-Dame de Peyragude, l’imposante église collégiale construite en pierre de Beaucaire. Son orgue, classé, avait un mauvais son. Il faudra attendre cent ans pour qu’il soit réparé. L’église a été pillée, il reste peu d’œuvres d’origine à part une représentation de Marie-Madeleine datée du 18ème siècle.

Dans Beaucaire, on trouve beaucoup de marbre rouge venu du Minervois tout proche. Des ferronneries tarasconnaises. Beaucoup de sculptures dont certaines nécessitent les explications d’une guide tant elles sont mystérieuses. Entre cour et jardin, des hôtels particuliers ont été sauvés par les Offices HLM. On voit de surprenants anneaux dans les murs. Ils servaient à bâcher pour protéger les gens et les marchandises du soleil. En pleine foire, l’ancienne rue de la Draperie était entièrement sous-louée par les commerçants à des marchands qui y installaient leur négoce et leur… lit. (Beaucaire lire notre précédent article sur cette destination ici.)

Partons explorer les alentours…

Sauvage et envoûtante abbaye troglodytique de Saint-Roman

L’abbaye troglodytique de Saint Roman. ©Judith Lossmann

Soyons cash… ça grimpe sec pour l’atteindre. Il faut prendre son temps car il est hors de question de renoncer à cette visite. L’Abbaye se mérite. Une fois là-haut, la récompense est belle. Creusé à même la roche, niché dans une garrigue poussée sur un surplomb rocheux, ce monastère fut le refuge des moines ermites. On comprend leur désir de solitude. Ainsi perchés entre terre, cieux et eaux, entourés d’une roche couleur beige rosé, ils étaient – comme nous visiteurs-, dans une sorte de paradis terrestre, bercés par le crissement des cigales, les cris des aigles et autres rapaces en vol stationnaire.
Bon à savoir : en été, un Apéro-Panorama est organisé de nuit avec bougies, buffet de spécialités locales (apéro-box en temps de Covid).

Encore plus loin, au frais sur l’eau

Pour quelques heures, laissons-nous tenter par une balade au fil du Rhône. C’est parti. Avec Florent et son super bateau « L’abeille noire« , vivons une belle expérience sur le Rhône et le canal. À l’approche des rives, on surprend une flore et une faune ivres de liberté. Au centre du large cours d’eau, une construction. On s’approche. Une écluse ! Une très profonde écluse. Celle de Vallabrègues, la dernière avant la mer. 17 mètres de profondeur, mieux vaut être un pilote émérite. Voyez notre vidéo pour vivre l’ouverture des portes après la descente.

On descend de 17 mètres dans l’écluse le Vallebrègues sur le Rhône, la dernière avant la mer. © Judith Lossmann

Et arrive, sur le retour en fin de journée, un magnifique coucher de soleil sur le fleuve. Il est temps d’étaler la nappe Vichy et de sortir les paniers d’osier débordants de victuailles odorantes et goûteuses. Un véritable appel à la gourmandise. Le tout arrosé par des vins locaux, des Costières entre autres. Là, de l’autre côté de la rive, les châteaux de Tarascon et de Beaucaire se font face dans un déchaînements de tours et de créneaux. Qu’il fait bon vivre !

Coucher de soleil sur le Rhône depuis le pont de l’Abeille Noire. ©Judith Lossmann

De la plante au parfum

Lavande pour les huiles essentielles du Mas en Provence.

Les terres d’Argence se prêtent volontiers à la culture biologique des plantes à parfum et de leur transformation en huile essentielle. Un lieu permet à cette magie alchimique de prendre vie : Un mas en Provence. De la visite guidée des plantations au procédé de distillation, tous les sens sont sollicités par cette expérience conduite de main d’expert par le jeune et enthousiaste Gaël Briez, fondateur du lieu et des collections. A la fin de la présentation on sait enfin, comment l’eau se sépare de l’huile, que sont les hydrolats, à quoi servent les unes et les autres. Un atelier découverte de l’aromathérapie, de l’olfactothérapie et une boutique complètent cette visite. Une expérience sensorielle à ne pas manquer !

La route des vins

Terre d’élection, entre Rhône et Costières, la nature a gâté la Terre d’Argence. Soleil, sable, galets, petites déclivités donnent aux vins d’ici leurs personnalités élégantes et fruitées.
Au château Mourgues du Grès, un domaine familial fort bien implanté dans la région, on élève des vins biologiques AOC Costières de Nîmes et IGP Pont du Gard. La visite du domaine se révèle fort intéressante avec sa balade paysagère dans les vignes hautes bordées par la garrigue et les vergers, accompagnée du chien sourd de la famille, de dégustions au cœur du vignoble, le tout, parachevé par un déjeuner dans la cour du château, à l’ombre des parasols géants. Grand moment ! Anne nous parle de ses vins ICI.

Difficile en Terre d’Argence de passer à côté du célèbre Mas des Tourelles, connu pour ses recherches historiques sur le vin. Comment ? Qui ? Avec quoi ? Au fil d’une captivante visite, un voyage en romanité, on apprend comment les Romains ont fait naître la notion de vin. Au départ une recette avec des simples, des herbes, du miel. De l’hydromel. Puis, l’expérience venant, les débuts d’une technique et la mise en œuvre d’un process et d’une notion de qualité. Dans une immense cave, un pressoir à l’ancienne, exhibe ses belles poutres et sa force de près de trois tonnes. Tous les ans, des vendanges sont réalisées avec ce pressoir et un foulage aux pieds ! Se relient entre eux des ateliers animés par nos vignerons archéologues qui content le vin où l’on apprend tout concernant les contenants :  amphore, Gauloise, outre, tonneau ; les méthodes ; la chauffe, le troc. Bien plus tard, la naissance de la bouteille…

La route de l’huile d’olive

Ho fan, c’est la Picholine

Depuis 1924, l’Huilerie Coopérative de Beaucaire, transforme dans son ancien atelier à deux pas du château féodal, les olives locales en huiles de qualité supérieure : AOP huile d’olive de Nîmes, huile d’olive bio ou extra vierge, 100% picholine, – l’olive emblématique de la région – ou huile d’olive fruitée à l’ancienne. Les 40.000 litres annuels produits par la coopérative sont issus des récoltes des 1000 adhérents. Des visites d’oliveraies et des dégustations sont organisées. Renseignements auprès de l’accueil.

Une palette de saveurs…

Manger en Terre d’Argence
À « L’Épicerie » forcément, dans le mythique restaurant de Christine. Une institution installée sur la très jolie placette de la république, dite « place vieille », à côté d’un légendaire dragon. Dans une ambiance sans chichi, on y déguste une cuisine créative composée de produits frais de saison. Les saveurs méditerranéennes sont mises à l’honneur.
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Au Vintage
, un restaurant sur le port de Beaucaire qui offre une belle cuisine traditionnelle aux accents méditerranéens.
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La Halte Nautique à Bellegarde, propose en bord de quai et dans un cadre étonnant, une très belle cuisine de Maître Restaurateur, traditionnelle et inventive. La carte des vins est à la hauteur des plats raffinés servis. Une adresse à tester absolument. Coup de cœur assuré ou je mange mon chapeau !

 

Dormir en Terre d’Argence

Le Mas de l’Ilon

La région souffre d’un manque de structure d’accueil qui oblige à se rabattre sur les chambres et tables d’hôtes. Heureusement ! Cela nous a permis de découvrir le Mas de l’Ilon et ses charmants propriétaires. Un couple aussi aimable que bosseur, prêt à tout pour rendre inoubliable le séjour de ses guests dans la région. Ensemble, ils ont rénové une imposante bâtisse typiquement provençale, dotée de quatre suites confortables et spacieuses, d’une jolie terrasse, d’une piscine, d’un bain à remous et de trois chambres indépendantes supplémentaires au confort plus spartiate mais au calme total.
Leur table de petit-déjeuner et de dîner est à la hauteur de leur implication : riche, généreuse, savoureuse, disponible, chaleureuse. Bref, une table d’épicuriens. Qu’on se le dise, ils fabriquent leur propre huile d’olive avec la récolte des oliviers qui ombrent la terrasse. Le Mas de l’Ilon est un véritable cocon de gentillesse et d’attention. Je l’ai adoré. Faites connaissance avec Claudie ICI et pensez à réserver vite, vite. Je me suis laissée dire que leur calendrier de réservations est full plus d’un an à l’avance. C’est dire !

Une oseraie à Vallebrègues

Le dernier vannier de Vallebrègues. ©Judith Lossmann

En sortant du Mas de l’Ilon, un passage s’impose dans les ruelles du centre jusqu’à la boutique d’un vannier connu du monde entier ! Ce grand professionnel a fait ses classes à l’école Nationale de la vannerie en Haute-Marne. Depuis 28 ans, il fait tout (meuble, caisse, panier, caddie…) sur mesure et envoie sa production à l’International. Ne passez pas à côté. Sa boutique jouxte le Musée de la vannerie. Je prends le pari que vous reconnaitrez des objets de votre enfance !

Les grands formats de Patrice Aguilar.

Notre reportage en terre d’Argence s’arrête là, mais votre voyage, lui, ne fait que commencer. A vous sa beauté magistrale, ses étendues préservées, ses reliefs, ses terres redevenues fertiles et ce ne sont pas les sublimes photographies de Patrice Aguilar « Étang de Berre, une mer en convalescence » qui diront le contraire. Judith Lossmann

 

 

 


INFORMATIONS PRATIQUES


Y ALLER
En avion Nîmes, Montpellier, Marseille-Provence
En train : gare TGV Nîmes, Arles, Avignon puis TER jusqu’à Beaucaire.
En bus : LigneE51 – www.edgard-transport.fr

MAISON DU TOURISME ET DU PATRIMOINE
Office du tourisme : 8, rue Victor Hugo – 30300 Beaucaire – Tél. +33(0)4 66 59 26 57 – www.provence-camargue-tourisme.com

TERRE D’ARGENCE : Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence www.provence-camargue-tourisme.comtourisme@laterredargence.fr

LES ACTIVITES

  • Abbaye de Saint-Roman : Ouvert tous les jours en juillet et août. Hors saison : se renseigner/ Prévoir 15 minutes de marche. Déconseillée aux personnes à mobilité réduite. Pas de toilette sur le site. Pas de CB. Visites guidées individuelles ou groupe. Chemin de Saint-Roman – 30300 Beaucaire – Tél. 07 81 56 44 51 – www.abbaye-saint-roman.com – Apéro-Panorama : 12,50€/pers.
  • BALADE SUR L’ABEILLE NOIRE – Black Bee Boating – Tél.06 52 50 57 63 – Tarif : 35€ par personne.  Groupe 190€. Apéro offert. Possibilité d’un pique-nique avec les produits de l’excellent boucher de Vallabrègues. Sur devis. Toutes les infos sur www.blackbeeboating.com
  • Un mas en Provence – Plantation et distillerie d’huiles essentielles. Mas neuf, avenue du Félibrige – 30127 Bellegarde – Tél. +33(0)4 66 01 09 00 – www.mas-provence.frcontact@mas-provence.fr – Ouvert toute l’année du mardi au samedi. Visite guidée (1h) sur réservation : 4,80€/pers de plus de 18 ans.
  • Château Mourgues du Grès – Anne & François Collard – 1055, chemin des Mourgues du Grès – 30300 Beaucaire – Tél. +33(0)4 66 59 46 10 – Pique-nique vigneron : 30€/pers. Résa : info@mourguesdugres.com – Plus d’infos sur : www.mourguesdugres.com
  • Mas des Tourelles – 4294, route de Saint Gilles – 30300 Beaucaire. Tél. +33(0)4 66 59 19 72 – Résa : contact@tourelles.com – Plus d’infos sur : www.tourelles.com
  • Huilerie coopérative de Beaucaire – 48, rue de la redoute – 30300 Beaucaire – Tél. +33(0)4 66 59 28 00 – www.huileriecoop-beaucaire.com – Catalogue sur demande.

MANGER EN TERRE D’ARGENCE

  • L’épicerie – place de la république – 30300 Beaucaire – Tél. +33(0)7 85 40 38 20 – Menu : 16,50€ – Mieux vaut téléphoner pour réserver.
  • Restaurant Le Vintage – 30, quai du Général de gaulle – 30300 Beaucaire – Tél. +33(0)4 30 67 84 29 – Menu : 15€ – Carte à partir de 11€.
  • Restaurant La Halte nautique – Quai Paul Riquet – Port de plaisance – 30127 Bellegarde – Tél. +33(0)4 66 20 61 69 – Menus : 14,90 € (formule, déj.), 18,90 € – Carte : 55 € – Horaires : 12h-15h, 19h-minuit – Fermeture hebdo. : Lundi, mardi – www.haltenautique.fr – Résa obligatoire, la maison est très courue.

DORMIR EN TERRE D’ARGENCE

  • Le Mas de l’Ilon (gîte, chambres et table d’hôtes). Tenu de mains de maîtres, celle de Claudie et de son mari Jean-Noël, on adore cet îlot de douceur protectrice. 13, chemin de l’Ilon – 30300 Vallabregues – Tél. +33 (0)6 72 78 07 51 – Tarif de 99 à 115€ la nuit – masdelilon@gmail.com – www.chambres-hotes-gites-vallebregues.com

Charal s’exprime dans le foin !

On connaît tous la marque ne serait-ce que par la force de ses pubs très « viande hard ». Vous mangez de la viande exceptionnellement ? De temps à autre ? Tous les jours ? Nous n’allons pas ici refaire le débat ! ♬ Chacun fait, fait, fait, c’qui lui plaît, plaît, plaît… ♬ Vous aimez la viande qu’à cela ne tienne. Autant de bonnes raisons de choisir une viande plus éthique.

En effet depuis 20 ans Charal encourage les conduites d’élevage respectueuses des animaux, rétribue les partenaires terrain à hauteur de leurs engagements et veille à ce que les animaux soient bien nourris. Un minimum me direz-vous ? Oui, mais les producteurs sont encore nombreux à lésiner sur ce minima, autant le savoir.

Du foin…
Du début de la chaîne à la fin, le foin est un élément prépondérant de la qualité des viandes proposées par la marque. 800 fermes françaises produisent pour la gamme « Élevé au Pâturage ». Cela implique trois engagements réciproques forts :

  • Des animaux élevés au pâturage 6 mois dans l’année minimum, donc, possiblement plus. Cette pratique contribue au bien-être des animaux, à l’entretien des paysages et de la biodiversité et réduit l’impact écologique des exploitations.
  • Des animaux principalement nourris à l’herbe fraîche, pâturée directement par les animaux ou sous forme de foin, d’enrubannage ou d’ensilage d’herbe. Nourriture issue de l’exploitation dans la majorité des cas.
  • Une valorisation de l’engagement des éleveurs partenaires via le versement d’une prime qualité par Charal.

La gamme « Élevé aux pâturages » présente en rayons boucherie et surgelés, répond aux attentes des Français, qui placent désormais la santé, le bien-être animal et l’environnement dans le top 3 de leurs critères d’achat de la viande.

Foin bio séché en grange, Michel & Alain.

…Au foin
En voilà une belle idée pour déguster comme il se doit une viande de qualité. Le foin ! Il s’achète bio chez des producteurs comme Michel & Alain, vendu en sachet de jute de 300grs. Simple comme bonjour à utiliser, il donne un goût étonnant, très apprécié. Une belle surprise à réserver à sa famille ou à ses amis même si l’odeur de prairie brûlée devrait vous trahir dès la porte passée. Mais qu’importe ! À la rédaction nous avons utilisé un cuit-vapeur, en faisant fumer le foin dans la casserole du bas et en mettant la viande crue dans les paniers du haut. Notre conseil : fumer pendant un long moment pour être sûr du résultat. Ensuite, poêler le faux filet ou le steack dans du beurre – qui agit comme un exhausteur de goût et amplifie les parfums – et hop vous voilà propulsé, tel un pionnier dans les Grandes Plaines de l’Ouest américain.
 

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Charal gamme « Élevé au pâturage » ©Charal

La gamme « Élevé au pâturage » :
2 biftecks de 130 g chacun – PMC2 : 5,40 €
1 faux filet de 200 g – PMC2 : 4,90 €
2 steaks hachés pur bœuf de 130 g à 5 % de matières grasses – PMC2 : 4,70 €
2 steaks hachés pur bœuf de 130 g à 12 % matières grasses – PMC2 : 4,20 €
Et au rayon Surgelés : 8 steaks hachés pur bœuf de 115 g chacun à 12 % de matières grasses – PMC2 : 9,25 €

Foin séché en grange de Michel & Alain.
GAEC de la Claie. La Louvelaie
61350 Saint-Fraimbault.
www.degustonfoin.fr

La maison d’édition Gallmeister

Dans notre rubrique Littéroscopie, nous parlons régulièrement de livres et d’auteurs. Plus rarement
pour ne pas dire jamais des éditeurs. Une fois n’est pas coutume, c’est au travers l’œuvre de la maison d’éditions Gallmeister que nous allons parler romans de nature et aventure.

La Nature, avec un grand N est en effet au coeur des publications de cette belle maison de lettres. Et si les auteurs sont massivement des Américains, des Nord-Américains, c’est sans doute parce que culturellement la nature, gigantesque aux USA comme au Canada, est propice à donner des vocations d’écrivain à quiconque vit en son cœur.
L’Alaska, le Maine, le Dakota et tant d’autres territoires qui se plaisent dans le Nord blanc, herbu, forestier, solitaire sont des scènes parfaites à qui veut se frotter au crime, à l’isolement, à de ténébreuses occupations. Mais aussi à la découverte du silence, de l’érosion, des torrents, des lacs d’altitude. Dans ces pages, à vous la viande séchée, les tentes trouées modestes rempart contre les ours, le vent, la pluie. A vous, le café bouilli servi dans de vieilles tasses émaillées ébréchées. A vous, le crépitement des feux de chamans indiens propres à remplir la nuit d’un semblant de chaleur. Attention cependant… dans les saillantes nuits du Nord, le danger bondit d’une corniche ou d’un arbre… sans crier gare. Et, les plus dangereux sont rarement les animaux sauvages.

Sauvage de Jamey Bradbury

Dans «Sauvage » justement signé par Jamey Bradbury, la toute jeune Tracy sillonne les immensité enneigées de l’Alaska avec ses chiens de traîneau. Elle possède un don hors norme hérité de sa mère qui la relie aux animaux et peut-être aussi… aux humains. Sa vie bascule quand un inconnu l’attaque en pleine forêt. Elle se réveille, en sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Ce lourd secret l’emplit de honte jusqu’au jour où l’on frappe sa porte…
Un sublime roman à la croisée des genres qui a reçu le prix littérature monde étranger en 2019.

Dans la forêt de Jean Hegland

Vous aimerez « Sauvage » et vous adorerez tout autant « Dans la forêt » de Jean Hegland. Véritable choc littéraire aux États-Unis, best-seller mondial là-bas comme ici, « Dans la forêt » est un roman d’apprentissage sensuel et puissant. Deux sœurs Nell et Eva vivent depuis toujours dans leur maison familiale au cœur de la forêt. Après la disparition de la civilisation, elles se retrouvent seules, sans parents, décidées à survivre. Elles devront apprendre à grandir, à se battre et à composer avec la forêt qui les entoure.
Impossible de relater ici l’ambiance exceptionnelle de ce livre. Il a suscité dans les rubriques littéraires du monde des bordées de compliments.

La Vénus de Botticelli Creek de Keith McCafferty

Restons dans les sommets enneigés avec ce livre au titre prometteur « La Vénus de Botticelli Creek » de Keith McCafferty. Une enquête policière d’Ettinger et Stranahan qui, malgré de fortes oppositions locales, vont tout faire pour découvrir où s’est volatilisée Nanika Martinelli, la jeune et belle guide aux cheveux roux qui attire les clients comme les mouches attirent les truites. On la croit dévorée par les loups tant ils hurlé la nuit de sa disparition. Sur la piste de son corps, on celui d’un cow-boy empalé sur les bois d’une carcasse de cerf. Accident ou un meurtre ? Avec ce roman on quitte les sentiers battus et on suit un jeu de piste tortueux et imprévisible en pleine nature face à des humains qui masquent mal leur sauvagerie.

Une maison parmi les arbres

Restons dans l’Amérique profonde mais descendons dans des climats plus hospitaliers, quelque part dans le Connecticut. Dans « Une maison parmi les arbres » Tommy arpente la vaste demeure qui désormais lui appartient. Elle l’a partagée avec Morty son employeur et ami pendant vingt-cinq ans. Morty, célèbre auteur de livres pour enfants laisse à son héritière tous ses biens et la lourde responsabilité de gérer son patrimoine littéraire. Aux lendemains de l’enterrement, elle doit accueillir un acteur engagé pour incarner l’auteur à l’écran. Et vite, Tommy va se demander si elle le connaissait vraiment ? Tendre et délicat, à l’humour subtile ce livre est souvent très drôle.

 

 

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Sauvage de Jamey Bradbury aux éditions Gallmeister.
ISBN : 9782351787540. 10€

Dans la forêt de Jean Hegland chez Gallmeister.
ISBN : 9782351786444. 9,90€

La Vénus de Botticelli Creek de Keith McCafferty aux éditions Gallmeister.
ISBN : 9782351782255. 24,40 €

Une maison parmi les arbres de Julia Glass chez Gallmeister.
ISBN : 9782351787571. 11,60 €

Au coeur de chaque femme vit une source vibratoire

Et si l’on tentait, disons pendant quinze minutes, d’essayer de percevoir le monde autrement que dans ses fonctions visibles et de ses corollaires comme l’argent, le bien et le mal, les lois et l’ordre… pour visiter, pendant ces brefs instants une autre option. D’autres possibles.

Le chemin oublié des âmes de Bérengère de Bodinat

Avec « Le chemin oublié des âmes » de Bérengère de Bodinat, partons à la découverte de la connexion qui nous relie à nos morts. L’auteure parle d’un lien lumineux entre son fils décédé et elle. Elle parle d’intégrer d’autres réalités. Elle parle du champ vertigineux de la guérison après avoir perdu un être cher. Alors existe-t-il vraiment des anges, des êtres de lumière? Des fantômes, des âmes tristes errantes ?
Il semble bien que oui. L’auteure raconte sa guidance, ses rencontres avec ces êtres invisibles. Avec bienveillance et curiosité elle a accepté de s’ouvrir à une vision initiatique. Selon elle, c’est ici et maintenant que se joue notre destinée spirituelle dans l’au-delà. Ce qui nous attend après la mort ne dépend que de nous. De nos vibrations.

L’envol vers soi de Lena Favre.

Une thèse que ne reniera pas Lena Favre dans son livre « L’envol vers soi ». Au gré de plus de cinq cents pages, l’auteure qui se présente comme un lien entre la Terre, le ciel et les autres dimensions, explore l’ascension vibratoire de la terre et de ses habitants. Le monde de la dualité, la troisième dimension, est en cours d’extinction dit-elle. Au sol des êtres de lumière favorisent et accompagnent ce mouvement ascendant.
Léna Favre nous conseille de laisser passer les turbulences (et il y en n’est-ce pas en ce moment plus encore que d’habitude), de nous libérer de toutes les chaînes individuelles et collectives et d’oser s’envoler vers soi. Telle est la question. Accepterons-nous de jouer cette symphonie de Nouveau Monde ? Rien n’est moins sûr mais espérons-le. L’envol vers soi ? De très belles pages où nous sommes invités à lâcher prise et à vivre notre vie dans sa version vibratoire.

Décidément les femmes sont à l’honneur dans cette chronique de livres orientés bien-être, bien penser, être mieux, changer le monde…

Femmes Chamanes d’Audrey Fella

Avec « Femmes chamanes » de Audrey Fella, restons dans une vision différente mais redescendons du totalement céleste à une vibration des corps pour atteindre cette qualité d’ondes qui soignent. La chamane, ici comme ailleurs, en Orient comme en Occident est un vecteur, un outil, un réceptacle entre l’en-haut et l’en-bas. L’auteure a rencontré six de ces femmes chamanes. Toutes ont été initiée par des maîtres chamanique de diverses traditions : amérindienne, amazonienne et mongole sans oublier les esprits de la nature. Avec leurs connaissances vivantes, elles soignent et guident les autres. Dans ce livre, elles offrent un enseignement et une sagesse à nulle autre pareille.

Informations pratiques
Le chemin oublié Des âmes de Bérengère de Bodinat chez Exergue éditions.
ISBN : 9782361883300. 19,90€
L’envol vers soi de Lena Favre chez Mama édition Éditions
ISBN : 9782845943452. 28 €
Femmes Chamanes de Audrey Filla Chez Mama Éditions
ISBN : 9782845942523. 25 €

Beaux livres ouverts sur des horizons lointains

Comme on vous le disait dans un article hier entre confinement, déconfinement et reconfinement, les occasions de voyager deviennent rares. Par bonheur, comme toujours, il y a les livres.

Séjourner dans des lieux singuliers de Patrice Besse.

Chez Chêne Éditions, l’empêcheur de voyager en rond !, vous apprécierez « Séjourner dans un lieu singulier » de Patrice Besse… Amoureuse des voyages notre rédaction aime à partager avec vous les 50 adresses uniques et authentiques sélectionnées par l’auteur en France, Italie, Portugal et Suisse. L’invitation est très claire. De quoi avez-vous réellement envie ? D’une maison de village, d’un château de famille, d’une ancienne école, peut-être d’une maison baroque ou d’un manoir renaissance ? Que diriez-vous d’un ancien couvent, d’un buron ou encore d’un prieuré médiéval ? La réponse tient dans le temps que vous aurez envie de séjourner. Pour une nuit, une semaine ou un mois l’auteur propose une pré-visite de chacun de ces lieux dans un livre riche de photos et de textes. Des adresses exceptionnelles et confidentielles… le plus dur sera de choisir.

Retraite Yoga Caroline Wietzel

Toujours chez Chêne Éditions, dans la collection petit atlas hédoniste, nous avons adoré le livre de Caroline Wietzel intitulé : Retraite yoga. Dans cet ouvrage tout à fait original, l’auteure mêle postures de yoga et lieux de pratiques. Au fil de sept grands thèmes de « ralentir » à « se connecter à la nature », de « découvrir son corps » à « voyager » en passant par « pratiquer avec des enfants » ou « méditer » Caroline Wietzel promène notre corps et notre esprit sur tous les continents, histoire de pratiquer une véritable retraite yogiste. A mettre entre toutes les mains. Bon voyage intérieur à toutes et à tous !

Tokyo de Johann Fleuri et Pierre Javelle

Dans la même collection du Petit Atlas Hédoniste, nous avons adoré partir à la découverte d’un Tokyo de jour et de nuit, d’un Tokyo d’aujourd’hui et d’hier quand elle était Edo, d’un Tokyo de gastronomie et de sumos. Le Japon, Tokyo… l’une de plus lointaines destinations au monde pour nous Français. par chance les auteurs Johann Fleuri et Pierre Javelle y sont allés plusieurs fois. Ils en rapportent des souvenirs, des adresses qu’ils partagent au fil des quelques deux-cents cinquante page de ce beau livre. Grâce à eux entrons dans des appartements capsules, prenons un bain dans un sentō, dégustons des plats typiques des quartiers de la ville et finissons en beauté devant une scène de théâtre .

La France en privé de Herbert Ypma

Le Japon est trop loin ? Surtout en ce temps de restrictions aériennes, qu’à cela ne tienne, un merveilleux livre sur la France, « La France en Privé » vous tend les pages. L’auteur, Herbert Ypma privilégie la qualité à la quantité, la beauté, l’éclectisme. Il aime les lieux hors des sentiers battus et donne à voir et à lire où flâner sur des plages désertes, skier aux confins des Alpes, déjeuner entre un Picasso et un Calder. Au fil des chapitres, on plonge dans des parcs à huitres, on domine l’Aubrac, on « trace » le comte de Monté Cristo et l’on fait du camping à Paris. Voilà qui est bienvenu par les temps qui courent.

En train chez Gallimard

Avec ces belles pages, nous vous avons entrainé bien loin de chez vous, avec un indice carbone élevé. Pour faire bonne mesure voyageons « En Train ». Les éditions Gallimard Voyage propose dans un très bel ouvrage, bien complet, 30 itinéraires pour voyager autrement. Certes le train est le voyage alternatif du 21ème siècle, il s’inscrit aussi dans la lenteur, le temps qui prend son temps, la réalité des paysages. Avec cette autre façon de voyager, plus contemplative, découvrez des itinéraires « clefs en mains » et détaillés de quelques jours à réaliser en France et en Europe.

Voyages zéro carbone, Lonely Planet

Et, si décidément votre conscience écologique vous interdit toute empreinte carbone ou presque, il vous reste l’excellent « Voyages zéro carbone (ou presque) » édité par Lonely Planet. 320 pages pour voyager au fil de 80 itinéraires « clefs en mains » sans avion, ni voiture, en Europe et au-delà. Nous vous laissons découvrir comment… A vous la Saga Islandaise, la côte belge en tramway, Les iles Anglo-Normandes en voilier, la croisière en Adriatique, le Transmongolien…

 

 

 

 

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES __________________________________________________________

  • Séjourner dans un lieu singulier de Patrice Besse aux éditions Chêne. ISBN : 9782812320699. 29,50 €.
  • Retraite yoga de Caroline Wiesel chez Chêne éditions, collection « petit atlas hédoniste ». ISBN : 9782812320521. 29,90 €.
  • Tokyo de Johann Fleuri et Pierre Javelle chez Chêne Éditions. ISBN : 9782812319891. 29,90€.
  • La France en Privé de Herbert Ypma chez Chêne Éditions. ISBN : 9782812303678. 35€.
  • En train aux éditions Gallimard Voyage. ISBN : 9782742481981. 25€.
  • Voyages zéro carbone chez Lonely Planet. ISBN : 9782816187977. 22€.

Confinement : livres loupés chez vos libraires (épisode1)

Entre confinement et déconfinement, couvre-feu et fermeture intempestive des librairies, vous avez forcément raté des pépites. De celles que nos libraires aiment à mettre sur les tables à l’entrée vous savez. À quelques jours des fêtes de fin d’année nous vous parlons de notre sélection.

De mensonges en mensonges la vie s’échappe.

Sept mensonges d’Elizabeth Kay… Ce livre à onglets égraine 7 mensonges qui ont fait basculer dans le drame une très belle amitié. Ça commence comme ça, l’air de rien, par un tout petit mensonge de rien du tout. Suivi d’un autre. Suivi d’un autre. Et l’engrenage est mis en place. Impossible de reculer. Les choses, telles une armée de tanks, avancent poussées par leur propre force. Page après page on assiste à la destruction.

La Vallée de Bernard Minier… Accrochez vous au siège !

La vallée de Bernard Minier… Est-ce que l’on présente encore les enquêtes de Martin Servaz ? Et l’univers terrifiant de Bernard Minier ? Un appel au secours au milieu de la nuit, une vallée coupée du monde, une abbaye pleine de secret, une forêt mystérieuse, une série de meurtres épouvantable, une population terrifiée qui veut se faire justice, un corbeau qui accuse, une communauté au bord du chaos… Les livres de Bernard Minier devraient être prescrits par les médecins tant leur lecture favorise le confinement. Après ça on n’a plus jamais envie de sortir tellement on a peur, et aussi parce que les 522 pages sont totalement addictives au point qu’il est impossible de lâcher ce livre avant la fin.

Son espionne royale et les 12 crimes de Noël de Rhys Bowen.

Son espionne royale et les 12 crimes de Noël de Rhys Bowen… Nous vous invitons régulièrement à vous plonger dans les pages merveilleuse de cette auteure qui raconte des enquêtes royales so British. Un univers quelque part entre Downton Abbey et Miss Marple. Cette fois la mission colle à notre calendrier puisque, pour Lady Georgiana de Rannoch notre bien-aimée enquêtrice, ici dans son 6ème tome, il s’agit d’empêcher que Noël ne tourne au cauchemar. Le pitch de cette nouvelle enquête ? Une fête entre aristocrates. Un paisible village sorti des pages du Chant de Noël de Dickens. Un enquiquineur qui se casse le cou en tombant d’un arbre. Deux autres accidents mortels. Se pourrait-il qu’un vent mauvais souffle au pays des merveilles ?

Les livres de Seth. Ici une vision sur la nature de la psyché propre à déstabiliser…

 

Dans la série les livres de Seth, écrits sous sa dictée par Jane Roberts, découvrons le dernier paru : La nature de la Psyché. Seth se décrit lui-même comme « l’essence de l’énergie d’une personnalité » non incarnée. S’adressant à tous ceux qui sont fatigués des concepts habituels, il jette un regard novateur sur tout ce qui nous entoure : la féminin, le masculin, la sexualité, la conscience animale, la nature et le temps et l’espace… Même si l’on n’est pas d’accord avec toutes ses idées cette lecture sera indispensable à tous les passionné de la conscience.

 

 

_____________________________________________________________ Informations pratiques

Sept mensonges d’Elizabeth Kay chez Robert Laffont, collection la bête noire. ISBN : 9782221246450. 21 €.

La vallée, thriller de Bernard Minier chez XO éditions. ISBN : 9782374481906. 21,90 €.

Son espionne royale (Tome6) : Les douze crimes de Noël  de Rhys Bowen chez Robert Laffont, collection la bête noire. ISBN : 9782221242643. 14,90 €.

La nature de la psyché de Jane Roberts chez Mama édition. ISBN : 9782845943100. 25 €.

Louboutin, le génie exhibitionniste

Il y a l’œuvre et il y a l’écrin. Jusqu’au 3 janvier 2021 le public amateur d’art et d’objets de mode raffinés est invité à visiter l’exposition organisée par le créateur de souliers Christian Louboutin avec, en prime, la re-découverte du cadre du Palais de la Porte Dorée, Musée d’histoire de l’Immigration, chef-d’œuvre absolu de l’Art déco.

Dans la salle des vitraux, antichambre des salles de l’exposition, une œuvre parmi d’autres évoquant les débuts du créateur. ©Reza A. Naderi

A n’en pas douter, les places sont chères ! Non pas financièrement mais il ne faut pas tarder par contre pour ce qui est des réservations. Par temps de Covid les visiteurs sont invités à réserver leur venue à l’exposition pour cause de limitation du nombre de personnes accédant à l’espace consacré et les quotas s’épuisent rapidement.
Sur place, on constate bel et bien l’engouement pour ne pas dire le fétichisme qui attire le public. Les salles sont remplies et on a même tendance à oublier parfois les règles de distanciation tellement on est fasciné et emporté par les œuvres exposées. Ici se sont donné rendez-vous les créations flamboyantes d’une figure incontournable de la mode, dans un lieu qui lui est cher, le Palais de la Porte Dorée ayant vu naître sa vocation de créateur dès sa période adolescente. L’objet inspirant de cette vocation a été un panneau interdisant le port de talons aiguilles dans les espaces du bâtiment. La vue du soulier barré d’une croix avait suffi à exciter l’imagination débordante de celui dont le patronyme servira tout simplement à désigner l’objet vestimentaire unique et raffiné comme on n’en a jamais vu auparavant dans le Paris des marques mondialement révérées.

« Iconique », le soulier Louboutin l’est certainement à commencer le fameux soulier Pigalle haut perché – comme tous les autres d’ailleurs – sans cesse réinventé au fil des saisons. Restent deux petits mois pour s’immerger dans l’univers fascinant du créateur et pour s’extasier aussi devant les fresques et la somptueuse façade Art déco du Palais de la Porte Dorée jamais assez re-visité.

Reza Afchar Naderi – Texte et photos

 

______________________________________________________________________________________INFORMATIONS PRATIQUES

Billeterie en ligne : www.palais-portedoree.fr

 

Irlande, flâneries dans la Boyne Valley, la vallée des mystères !

Au nord-est de l’Irlande, pas très loin de Dublin, s’étend une étrange vallée. Un lieu étonnant où les esprits de l’Ancient East semblent s’être longuement posés. Le temps de construire d’étranges tumulus, d’ériger des forteresses, de dessiner des silhouettes de vingt mètres de haut, de charrier les eaux d’une rivière née de la fuite d’un saumon hors d’un puits magique, de créer la fabuleuse légende de Sahmain devenue Halloween. Vous avez dit étrange !?…

Newgrange, le plus grand tombeau du néolithique
Brú na Bóinne, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (1993) se compose d’un ensemble de tumulus, mégalithes et enclos préhistoriques. Daté du néolithique, la tombe collective installée sous un tumulus aplati étonne par ses mesures, son état de conservation exceptionnel et son guide, probablement « branché » sur un autre monde en permanence.
Plus sérieusement, 80 mètres de large, 13 mètres de haut, soutenue par 43 piliers latéraux, le tombeau collectif laisse sans voix. On entre dans la chambre sépulcrale après avoir parcouru un étroit et long couloir de 19 mètres. Là, se découvrent des niches disposées en croix et des « cuvettes » pour recevoir ossements humains et offrandes.
Vu de l’extérieur, l’ensemble a la forme d’un large cercle aux épais murs de pierres sèches. Un « épais manteau » de végétation, de l’herbe rase, le recouvre entièrement. On voit encore les traces des pierres « levées » qui entouraient le cromlech. Il en reste 12 toujours debout. La plus photographiée est évidemment celle de l’entrée. Il faut dire que décorée par des spirales, dont le sens continue d’échapper au monde scientifique, elle est très belle et massive. Incontestablement, il émane d’elle, une aura minérale. Personne ne reste indifférent.
Allez la visiter et entrez donc dans la tombe le 21 décembre. Chaque année, c’est le seul jour où la chambre mortuaire est éclairée naturellement par le soleil pendant 15 minutes. Bien plus que pendant tout le reste de l’année. Ce qui fait penser aux scientifiques que Newgrange fut l’un des premiers observatoires astronomiques.

Les vestiges de Trim Castle, aujourd’hui au coeur du Festival Puca, dédié à Samhain (Halloween) – ©Office du tourisme.

Trim Castle
Sur les rives du fleuve Boyne s’élèvent les hauts murs du château de Trim. Il occupe 30 000 m2 et, est de ce fait, le plus grand château d’Irlande ! Érigé à la demande de Hugues de Lacy, lord de Meath, le château présente un surprenant plan de construction. C’est le seul connu sous cette forme cruciforme qui ressemble à la superposition d’un carré et d’une croix et comporte ainsi vingt angles. Trois étages, des tours de garde et des donjons, il mérite une visite accessible avec un guide. Hugues de Lacy vécu à Trim seulement deux ans, de 1172 à 1174 mais il passa de mains en mains. Il a été utilisé en 1994 pour les besoins du tournage de Braveheart, de Mel Gibson.
Le site de Trim, comme souvent au cours de l’histoire, a été choisi pour sa situation surélevée. Pourtant situé à quarante kilomètres de la mer d’Irlande, Trim était accessible par bateau en remontant la rivière Boyne, qu’il surplombait grâce à un gué.

Au pied de Trim Castle, une belle balade nautique permet de découvrir les trésors patrimoniaux de la Boyne Valley.©Boyne Valley Activities

Boyne Blueway
Nous vous avons déjà raconté comment est née la rivière Boyne. Une histoire incroyable de saumon prisonnier d’un puits qui avale des noisettes à lire ici. Plus prosaïquement, sachez que l’on peut faire une superbe balade sur la rivière. Depuis son centre, on vogue doucement entre les strates de l’histoire, jusqu’à faire une pause dans un lieu magique. Le Boyne Blueway est une belle étendue d’eau du pont d’Inchamore près de Longwood à travers la ville de Trim elle-même et jusqu’à Bective Mill. Que vous soyez amateur de pagaie ou intéressé par l’histoire et la beauté de la vallée de la Boyne, le Boyne Blueway est un incontournable pour tous les niveaux de compétences de pagayage, des débutants aux expérimentés.

Envie de fabriquer votre propre gin ?
Ça existe ! L’expérience vous est proposée par la Distillery Listoke Gin School. Et elle est étonnante. Imaginez, en 1h30 vous ressortez avec une belle bouteille à votre nom, certifié conforme par la maison et ab-so-lu-ment unique (sauf si vous suivez scrupuleusement les recettes, ce qui serait dommage, vous avouerez !).

Je résume un cours de fabrication de gin, à savoir une boisson obtenue à partir des baies de genévrier qui aromatisent de l’alcool éthylique.

1/ choisir majoritairement du genévrier mais aussi quelques autres : coriandre, cumin, fenouil, cumin, réglisse. Voilà pour le fond.
2/ Ajoutez des épices : cardamone, poivre, anis étoilé, tonka. Déjà, on obtient un produit différent de celui du voisin.
3/ Puis, personnalisez avec des saveurs : orange, pamplemousse, mandarine. Là, clairement la démarcation avec la « recette » du voisin se réalise.
4/ Osez le « truc » surprenant. Par exemple du sel !
5/ ajoutez de l’eau distillée et de l’alcool à 75°.
6/ on met le tout sous pression dans un alambic et l’on attend.

C’est là que c’est extraordinaire, surtout pour nous français habitués à attendre de longs mois et souvent des années avant de déguster un vin, le Gin est utilisable immédiatement.
Un « goûteur » assermenté goûte votre œuvre et vous délivre un label qu’il colle sur une belle bouteille à emporter chez soi. L’histoire ne dit pas si tous les gins ainsi nés sont bons… mais à coup sûr, ils sont uniques. Vous allez adorer cette activité très créative. Inutile de tout boire, le Gin vieillit bien et il est judicieux de consommer avec modération.

La Vallée de la Boyne vous réserve de très nombreuses belles surprises : les cairns, Hill of Tara, la ville de Drogheda, les Kells High, Melifont Abbey… c’est vraiment un endroit merveilleux où passer plusieurs jours. Vous nous raconterez…

 

__________________________________________________________________________________ INFORMATIONS PRATIQUES

Une rue de Drogheda…©Westcourt Hôtel.

Dormir à Drogheda
Westcourt Hôtel – 29 West St, Downtown Drogheda – Tél. +353 41 983 0965 – : http://www.westcourt.ie/
On a aimé ce charmant hôtel traditionnel installé en plein cœur de la ville. Idéal pour faire son shopping irlandais. Infos, réservation en ligne, tarif

Manger à Drogheda
Scholars Townhouse Hotel, King St. – Tél.+353 41 983 5410

Activités
Brú na Bóinne – Infos, réservations en ligne, tarifs : http://heritageireland.ie/visit/places-to-visit/bru-na-boinne-visitor-centre-newgrange-and-knowth/

Boyne Blueway – Excursion en kayak 50 €  – Aventures en kayak autoguidées 60 € – Visite médiévale flottante dans le temps 30/45 €
Watergate St, Townparks North, Trim – Tél. +353 86 734 2585 – www.boynevalleyactivities.ie/index.php/boyne-blueway/

Une expérience étonnante que celle de créer son propre gin, possible avec la Listoke Gin School. Listoke Gin School.

Listoke Gin School. Uniquement sur réservation. 95 € par personne, bouteille de Gin incluse.
Unit 9, Tinure, Tenure Business Park, Co. Louth – Tél. +353 41 214 5044 – www.listokedistillery.ie

 

Confinement : France Télévisions renforce son programme culturel !

Dans le contexte de confinement, France Télévisions se mobilise et transforme ses programmes de fin de semaine pour permettre aux Français de se divertir et de se cultiver.
Dès le 30 Octobre, et tout au long du mois de Novembre, France Télévisions offrira une programmation culturelle d’une ampleur inédite et diversifiée afin de mettre en valeur la création française.

Tous les vendredis soirs : un spectacle vivant
Dès le 30/10 avec « Tailleurs pour Dames » de Georges Feydeau, le cycle « Au spectacle chez soi » sur France 5 donnera accès à un spectacle vivant toutes les semaines. Alors que les salles de spectacles sont fermées partout en France, France Télévisions ouvre la plus grande salle de spectacle de France à tous les arts. Le théâtre, l’opéra et les spectacles d’humour seront à l’honneur sur les antennes du service public.

Le samedi après-midi : place aux documentaires et à la connaissance
A partir du 7/11 à 15h, France 2 bouscule sa programmation habituelle afin de proposer une offre riche de documentaires autour de trois axes principaux : des documentaires de connaissance permettant à chacun de mieux partager la culture, des documentaires de découverte et des documentaires scientifiques. A la même heure dès aujourd’hui, France 5 mettra à l’honneur l’art de vivre autour de la décoration et du jardinage en diffusant « La Maison France 5 » et « Silence Ca Pousse »

Le dimanche: c’est la journée du cinéma
Alors que les salles de cinéma viennent de fermer, France Télévisions met en place une programmation exceptionnelle de cinéma français et européen toute la journée sur ses antennes. A partir de 13h30 sur France 3 sera proposé tous les dimanches un classique du cinéma français, avec le 1/11 « Trois hommes à abattre » de Jacques Deray. A partir de 15h, France 2 proposera deux films de comédie contemporaine et légère, avec dès ce dimanche « Le brio » de Yvan Attal suivi de « L’enquête Corse » de Alain Berbérian. Ces trois films viendront s’ajouter à la programmation de cinéma du dimanche soir de France 2 ainsi qu’à la programmation d’un film par soir sur les antennes de France Télévisions mise en place depuis le couvre-feu.

Dès ce week-end (31 octobre/1er nov), de nouveaux films et séries sont disponibles sur la plateforme france.tv, à commencer par l’intégrale de la saison 4 de « Dix pour cent»  et de la série événement « De Gaulle, l’éclat et le secret»  ainsi qu’une collection de 1ers films de grands réalisateurs dont ceux de Céline Sciamma, Xavier Dolan ou Valérie Donzelli…
Dans cette période de crise sanitaire, France Télévisions se met au service des Français pour s’adapter aux changements majeurs de leur quotidien. La télévision publique est mobilisée pour permettre aux Français de continuer à se cultiver et se divertir dans une période exceptionnelle. France Télévisions est engagée au côté des acteurs de la culture.
« Dans une période, où nous sommes tous privés de l’accès quotidien à la culture, c’est plus que jamais notre rôle que d’être au rendez-vous de la création française, des artistes et du désir d’évasion des Français. Comme nous l’avons fait en lançant en quelques jours une émission culturelle quotidienne, nous voulons être aux côtés des Français pour partager ces moments avec eux » déclare Stéphane Sitbon-Gomez, directeur des antennes et des programmes.