mardi 11 août 2026

Sarlat capitale de la truffe réjouissante en hors saison !

Again ! Le célèbre réalisateur Ridley Scott a choisi à nouveau Sarlat, la ville la plus moyenâgeuse de France, connue pour être la capitale de la truffe, pour cadre de son prochain long métrage. Après « les Duellistes » (1976), le cinéaste revient sur ses premières amours avec le Périgord Noir et la Dordogne. Sans doute pour ses richesses patrimoniale et gastronomique. On pressent aussi des lieux comme Beynac et Castelnau… une bonne raison pour y faire un tour. Mais, voulez-vous savoir pourquoi Sarlat est le meilleur qui soit…

Sarlat ? Un joyau médiéval !

Dans nos colonnes, nous parlons souvent du voyage comme d’un déplacement dans le temps et l’espace. Il est vrai qu’un voyage possède bien des vertus. La principale, l’avez-vous remarqué, est qu’il modifie notre rapport au temps. Il le rend plus long, plus intense, plus rempli. En voyage, le temps se concentre. C’est la sensation ressentie à Sarlat. Cette ville magnifique, petite, facile à parcourir, recèle de trésors venus du fond des âges. Parfois, l’on croise une affiche très ancienne collée sur le mur d’une librairie, elle représente la ville exactement semblable à aujourd’hui ! C’est assez fascinant de voir comment bâtiments, ruelles, sculptures et cheminement dans la ville ont été préservés du « modernisme » voire de la contemporalité. Moralité : à Sarlat, vous êtes au Moyen-Âge et dans les terres de La Boétie.

Nous ne sommes pas seulement né en possession de notre liberté mais avec le devoir de la défendre. » La Boétie, âgé de 17 ans !

Riche de ses traditions Sarlat s’explore sous toutes ses facettes. Architecture, arts, animations, commerce, histoire, gastronomie avec la truffe, culture, art de vivre s’entremêlent pour livrer aux visiteurs des charmes en toutes saisons. Et l’hiver à Sarlat c’est la Fête de la Truffe.

Sarlat, fête de la truffe

La truffe envahit les rues de Sarlat en Périgord noir.

Sarlat fête la truffe

Chaque année, à la mi-janvier, une fête odorante et gustative attire les foules alentours et lointaines dans le canevas des ruelles de la ville, toutes dédiées à la truffe noire du Périgord. Ici, brouillade. Là, truffade. À deux pas, on l’insère dans un fromage coulant à souhait. Plus loin dans des cromesquis. Chez ce récoltant truffier, on la trouve nature, prête à rendre somptueux les œufs les plus ordinaires. On décide alors de la trancher finement, de la hacher. Dans le gras, les lipides la truffe donne le meilleur d’elle-même. Alors, sur cet étal, on la déguste dans une mayonnaise, à tomber à la renverse ! Encore plus gastronomique, ce chef l’introduit dans un potage foie gras et truffe… Vous voyez l’ambiance.
Les rues de Sarlat se laissent envahir par les mange-debout où s’entassent des milliers d’assiettes de dégustations. Tous ces « tapas périgourdins » portent un nom propre à la région : les Croustous. Ça crie, ça chante, ça interpelle, ça déguste à tout va, ça sent bon, c’est païen et bon enfant. D’un côté des stands, c’est à qui saura le mieux transcender cette étonnante boule noire. De l’autre côté, on entre en religion et l’on fait honneur à ce champignon à nul autre pareil.

Parallèlement à la fête dans les rues, se tient le trophée Jean Rougié, important et incontournable producteur de foie gras de la région. Chaque année le Trophée met à l’honneur la truffe et le foie gras. En présence du public, huit jeunes talents cuisiniers (en formation Bac pro, BTS, CFA ) réalisent deux plats, un froid, un chaud et soumettent leurs créations gastronomiques à un jury composé des plus grands noms de la profession. Uniquement des hommes. Pas une seule femme. Elles manquaient ! Dans les ateliers, les jeunes et leurs professeurs sont tendus. Plus encore l’équipe de Paul Bocuse, qui apprenait quelques heures plus tôt, via une fuite du Michelin, la perte d’une étoile.À l’issue de 3h30 de match et d’une longue délibération, Nicolas Adam, très jeune (20 ans) et très ému, est annoncé grand gagnant du Trophée 2020. Cet étudiant en 3ème année de Bachelor en Art Culinaire à l’Institut Paul Bocuse à Ecully prouve, heureusement, qu’il y a des raisons d’être au talent ! Une étoile s’est éteinte, une autre s’allume.

La truffe : le diamant noir du Périgord

D’ailleurs savez-vous comment il se « récolte »? Ouh infamie ! Comment il se découvre, cet énigmatique Tuber melanosporum. Un nom savant pour une truffe, un champignon unique aux arômes et à la saveur incomparable, prisé par les chefs étoilés et les gourmets de la planète entière… Si la truffe noire du Périgord se laisse juger avant d’être prise en main, se laisse humer avant d’être dégustée, encore faut-il la trouver.

La recherche à la mouche de la truffe noire du Périgord

Attirée par l’odeur de la truffe à laquelle elle est inféodée, une minuscule mouche aux ailes dorées, obéit à un seul instinct : pondre ses œufs dans le champignon. Les observateurs de la nature que sont les truffiers, on dit les caveurs, ici Francis de Carlos, un petit producteur passionné à Peyzac le Moustier, comme vous allez le voir, guettent donc, dès les premières gelées, le comportement de la mouche rabassière (du genre Suillia), impossible à saisir sur la vidéo. Les caveurs utilisent une tige de bois souple pour effectuer un geste tout en douceur destiné à faire s’envoler la mouche truffière prête à pondre. Cette mouche indique la position approximative d’une truffe. Reste à gratter. Voyez notre film.

La gastronomie est généreuse à Sarlat et dans la région

Vous l’avez compris, dans ce coin de France, on mange particulièrement goûteux. La qualité des produits est irréprochable. La richesse de la nature y est pour beaucoup, elle fournit des vergers de noyers et de châtaigniers, des fraises et des asperges, du lait de brebis, des oies et des canards et tellement plus…

Aujourd’hui Sarlat est le centre du monde de la gourmandise. » Le Chef Christian Têtedoie à propos du Trophée Jean Rougié.

On se transmet exigences et savoir-faire de générations en générations, tels de précieux héritages. En Périgord Noir, on ne rigole pas avec l’art culinaire. C’est une affaire de famille. De la production rigoureuse aux fourneaux des restaurants étoilés ou non, l’impérieuse qualité, le respect de la tradition et la conservation des secrets permettent de pousser au devant de la scène des produits de terroir aux saveurs authentiques. Ici, dans ce coin de nature blotti entre les falaises, marchés gourmands et marchés de producteurs de pays, fermes auberges et restaurants, sont des rendez-vous gourmands à partager sans modération.

Pas de truffe sans vins !

À toutes les occasions on nous dit, on nous répète. La nature ne fait rien au hasard, et elle fait bien les choses. Là où grandissent les truffes, là où s’élèvent les canards et les oies, grandissent aussi les grappes de raisin parfaitement adaptées à leur terre, leur relief, leurs influences climatiques bref, leur terroir. Et s’il est une matière où le terroir joue un rôle prépondérant c’est bien celui de l’élevage du vin. Ici, en Dordogne, ce sont essentiellement des terres de blancs, même si le rouge se fait une place remarquable et étonnante dans l’appellation Vins de Bergerac et Duras.

Appellation Bergerac & Duras

D’où tout démarre !

Multi primée, la région se compose d’une aire d’appellation de 7 terroirs dont les noms chantent aux papilles des amateurs : Bergerac, Duras off course et de terroirs spécifiques : Montravel , Saussignac, Monbazillac, Pécharmant, Rosette qui donnent 10 AOP.
La route des vins Bergerac & Duras vous conduira dans des contrées particulières où règnent en maîtres de chais absolus quelques énergumènes vignerons au tempérament doux dingue ou franchement rock’n’roll ! Ceux-là aiment à casser les codes du liquoreux et proposent des accords décalés. C’est un jeu et vous aimerez en découvrir les subtilités en cave. L’appellation compte aussi les couleurs blanc sec, moelleux, rosé, rouge. Largement de quoi poursuivre une route truffée (haha !) d’excellentes surprises. Ne buvons pas le vin avant de l’avoir tiré… et venez donc expérimenter les initiatives de ce vignoble toujours avec une idée d’avance !

Patrimoine d’art et d’histoire

Quand vos pas vous auront conduit dans la riche histoire du patrimoine de Sarlat… Quand, avec l’ascenseur panoramique, vous serez monté dans les nuages pour admirer les toits de la ville féodale… Quand porches, murailles, pavés et arcades aux pierres d’ocre auront excité votre imagination… Quand vous aurez appris des guides conférenciers tous les secrets abrités derrière ces façades séculaires… Il vous restera à sortir de la ville, pour explorer les châteaux alentour, les abris sous grotte des hommes préhistoriques, les maisons fortes – des maisons troglodytiques – spécificités de la région. Tout un bâti, de 2602 châteaux, manoirs et maisons fortes, érigé au fil de la Dordogne dont seulement 3 sont publiques.

Les châteaux en Vallée de Veyzère

Sur 25 kilomètres au long de la Veyzère, sur chaque promontoire et de chaque côté de la rivière, ils sont là. En projetant les silhouettes de leurs donjons, de leurs murailles et de leurs mâchicoulis dans le ciel du Périgord noir, les forteresses semblent veiller sur la paix qui règne en ces lieux. Les châteaux et points de vue d’exception se succèdent à très peu de distance.

  • Le fort troglodytique médiéval de La Roque-Gageac, sublime, à photographier un jour ensoleillé vers 18 h pour en saisir toute la beauté or.
  • Sur son éperon rocheux, Beynac – le plus vieux château du Périgord à avoir conservé une telle intégrité. Il n’aura au fil de son histoire rendu les armes que devant Richard Cœur de Lion ! Aujourd’hui toujours, il impose fièrement ses murs protecteurs à la vue. Dans l’enfilade de minuscules ruelles, surgit la rue Paul Eluard, du nom du poète qui vécu et écrivit à l’abri des pierres.
Château de Castelnaud

Château de Castelnaud ©Sandrine et Jean-Baptiste Rabouan

  • Le château de Castelnaud-La-Chapelle se mérite. Dans cette forteresse médiévale, les rues sont si étroites. Impossible d’y accéder en voiture. Il faut monter. Et ça grimpe. On prend son temps et on parvient à l’intérieur de l’enceinte sur une esplanade avec vue sur un horizon à 180 degrés. Au fond coule la rivière, au loin se profile des constructions. Sûr, d’ici on voyait l’ennemi arriver. Superbe patrimoine pour ce château ! Il accueille en pleine saison 5000 visiteurs jour. Raison de plus pour le visiter hors les cohortes de touristes histoire de profiter aussi de son musée des Arts de la Guerre.
  • La Maison Forte de Reignac. Un édifice exceptionnel pour bien des raisons. Sa construction dès le Moyen-âge, mi troglodytique, mi en suspension accrochée à la falaise. Son point de vue. Rien ne pouvait échapper aux observateurs. Son imprenabilité. Beaucoup ont tenté, tous ont cassé leurs fers sur ce système défensif ingénieux. Son musée de la torture… Il prouve, malheureusement, à quel point l’inventivité et l’attractivité de l’homme pour le mal sont indissociables de son existence même. Sachez que cette très sculpture d’un taureau quasi à taille réelle, servait à enfermer les condamnés à l’intérieur. Puis, on allumait un feu sous le taureau ! L’histoire ne dit pas si l’on mangeait le coupable après. Ses collections d’objets usuels enfin, de la préhistoire à la fin du 19ème siècle, de pièces en pièce on vit le quotidien de cette maison habitée depuis 1000 ans !

Ma rédactrice en chef ne m’a pas donné assez de place pour vous parler plus de Sarlat et de son environnement. Un conseil, n’hésitez plus. Sarlat l’hiver vaut largement Sarlat l’été. La foule en moins. Le plaisir en plus. Et l’on plonge avec délices dans les traditions, les gourmandises, les trésors vivants et les légendes d’un temps qui dure…


INFORMATIONS PRATIQUES

 

OFFICE DU TOURISME : www.sarlat-tourisme.com

TAXI A SARLAT : Bruno 06 89 07 47 55

DORMIR À SARLAT
Hôtel Ibis*** – Sans commentaire – Accueil sympathique pour un hôtel de chaîne. Pour infos et réservations directement ici : www.ibis.com

Château de Sauveboeuf à Aubas. Ce château magnifiquement restauré se loue pour des soirées, des fêtes. On peut aussi dormir dans quelques suites princières avec feux de cheminée. Le tout sur réservation – en flux tendu- tant le lieu est prisé. – Tél. +41 79 304 02 05 ou +33(0)6 31 48 46 78 –

RESTAURANTS À SARLAT

La Table de Monrecour par Éric Jung à St Vincent de Cosse – Tél. +33(0)5 53 28 33 59 – Pour infos et réservations directement ici : www.monrecours.com

Les Glycines à Les Eyzies de Tayac – Tél. +33(0)5 53 06 97 07 – www.les-glycines-dordogne.com

ACTIVITÉS
Maison Forte de Reignac à Tursac – Tél. +33(0)5 53 50 69 54 – Pour infos, c’est ici : www.maison-forte-reignac.cominfo@maison-forte-reignac.com

Château de Beygnac – Route du château, 24220 Beynac-et-Cazenac – Tél. +33(0)5 53 29 50 40 – www.chateau-beynac.com

Château de Castelnaud – 24250 Castelnaud-la-Chapelle – Tél. +33 (0)5 53 31 30 00 – chateau@castelnaud.com – Pour infos et réservations directement ici : www.castelnaud.com

La Roque Gageac, Classé aux plus beaux villages de France – www.laroquegageac.fr/

SHOPPING

La Boutique des Pruneaux – Ils fabriquent et vendent un délicieux pruneau mi-cuit enrobé de chocolat « Les enrobés de Roucadil ». À se damner ! Pour infos et achats directement ici www.laboutiquedespruneaux.fr

LES VINS BERGERAC & DURAS

www.vins-bergeracduras.fr

Maisons des vins de Bergerac – www.vins-bergerac.fr – Tél. +33(0)5 53 63 57 55 à Bergerac.

Maisons des vins de Duras – www.cotesdeduras.com – Tél. +33(0)5 53 94 13 48 à Duras.

A consommer avec modération et à goûter impérativement : Château Poulvère – Des vins issus d’une famille de passionnés de l’appellation Monbazillac. Pour infos et achats directement ici www.poulvere.com

Sarlat, tournage film

Ça tourne à Sarlat !

JOUER DANS UN FILM À SARLAT
Pour finir, vous voulez jouer, faire une silhouette ou une figuration dans le prochain film de Ridley Scott, postulez ici : Dorgone.tournage@gmail.com mais on vous prévient, il faut 800 figurants donc les habitants les plus proches seront privilégiés. Sauf erreur de notre part, pas de rémunération prévue.

Vacances en France : sur les traces de l’homme, 5 sites en Périgord Noir !

Avec cette appellation, il pourrait presque faire peur mais dans la réalité ce Périgord est lumineux et magnifique… Il fut choisi, et le hasard n’y est pour rien, par les premiers Hommes !

Le Périgord Noir fut de tous temps un lieu de passage, de transhumance, de marchés et d’échanges. De l’aube de l’humanité jusqu’aux derniers paysans, en passant par les citadelles médiévales, la convoitise des Anglais et des Seigneurs, ces terres autour de la Vézère (Dordogne) furent explorées, envahies, cultivées… Les traces des hommes y sont nombreuses. Commençons par celles, fascinantes d’humanité, des peuplades de la préhistoire…

La Roque Saint Christophe©sarlat info

La Roque Saint-Christophe, l’histoire fabuleuse d’un site troglodytique unique au monde

Située à Peyzac-le-Moustier près d’Eyzies en Dordogne, La Roque Saint-Christophe, remarquable par ses formes puissantes, est une falaise calcaire longue d’un kilomètre et haute de quatre vingt mètres. et fut depuis l’aube des temps, un refuge pour les premiers hommes livrés à la violence de la nature. son nombre d’habitats et son ancienneté d’occupation par l’homme, ce site constitue un cadre d’une rare et sauvage beauté. Cet immense mur de calcaire sans cesse érodé par la rivière et le gel, s’est naturellement creusé d’abris sous-roche et de longues terrasses aériennes. Ces cavités naturelles furent occupées par l’homme dès la Préhistoire puis ensuite modifiées pour devenir un fort et une cité du Moyen Âge, avec son organisation civile et marchande. De nombreuses traces des aménagements « communaux » sont toujours visibles. L’exploitation de cette « ville » sous abri dura jusqu’au début de la Renaissance. Très intéressant : le mécanisme de levage qui permettait de monter là-haut personnes, animaux, victuailles et matériel. Toujours efficient, il s’agit d’un véritable hommage au génie bâtisseur des architectes du Moyen Âge.

En savoir plus, réservations, horaires : http://www.roque-st-christophe.com/

Maison forte de Reignac ©maison forte de reignac

La Maison forte de Reignac : un château-falaise unique en France !

Classée monument historique pour sa façade du 14ème siècle et l’ouverture des fenêtres du 16ème siècle, la maison forte de Reignac est un fabuleux et puissant abri de roches accroché à flan de falaise où vivaient d’un seigneur, de sa famille et de ses gens de maison. Reignac est le dernier exemple intact de château-falaise en France. Sa situation si particulière en hauteur et abritée sous falaise lui assure avec ses 12 bouches à feu, sa bretèche et ses assommoirs, sa redoutable puissance de tir, protégeaient des coups de main de bandes de brigands, pillards, preneurs d’otages et autres écorcheurs ! En revanche, malgré sa solidité affichée, le repaire n’aurait pu résister à une attaque en règle mais ce ne fut jamais le cas. Au début du 16ème siècle, les premières armes à feu ont fait leur apparition sans toutefois remplacer l’arc, l’arbalète et les pierres de jet qui sont toujours très utilisés. L’arquebuse, le mousquet et l’escopette ont fait progressivement et timidement leur apparition dans la panoplie guerrière. En cas d’attaque, chaque homme, femme, enfant, habitant Reignac connaît le poste qui lui est attribué ; muni de son arme, il doit défendre sa position. Des centaines de siècles auparavant, des hommes appelés « Cro-magnons » s’étaient déjà établis sous ces abris en y laissant de nombreuses traces.

En savoir plus, réservations, horaires : http://www.maison-forte-reignac.com

Grotte du Roc de Cazelle ©sarlat info

Les grottes du roc de Cazelle : deux molosses trogodytiques dos à dos

Un saisissant parc préhistorique doté de superbes reconstitutions de la vie de nos lointains ancêtres dans les lieux mêmes où ils ont vécu. Plus d’une centaine de personnages et animaux parfaitement reconstitués, prennent vie dans des scènes de la vie quotidienne. La visite est entièrement sonorisée. Les parcours sont faciles, ludiques et sans effort. C’est ici à Cazelle que la célèbre statuette « Vénus de Sireuil » fut retrouvée. Tout au long de falaises escarpées, vous longerez des grottes excavées, des refuges, des souterrains et des habitats où furent découverts d’innombrables outils et armes taillés par les hommes préhistoriques, il y a 12 000 ans… Cet ensemble fut peuplé de tout temps : de la Préhistoire au Moyen Âge où le lieu fut creusé et aménagé en château fort. Réhabilité en maison civile au début du XXème siècle, il fut occupé jusqu’en 1966 par un couple d’agriculteurs qui logeait dans une maison monolithique entièrement taillée dans le roc. Notez des animations intéressantes à faire en famille : Taille de silex, peinture, feu, tir au propulseur ; gratuites et sans réservation, du 4 juillet au 26 août de 13h30 à 19h, sauf samedi. Exposition permanente à taille réelle sur le thème des mammouths, composée d’un grand mâle, d’une femelle et d’un mammoutheau.

En savoir plus, réservations, horaires : http://www.rocdecazelle.com

Groote du sorcier ©grotte du sorcier

La grotte du sorcier : une galerie d’art ouverte depuis 17 000 ans !

Un sanctuaire exceptionnel. La Groote du Sorcier également appelée Grotte de Saint-Cirq est classée au patrimoine mondial par l’Unesco parmi les sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère. Les vestiges (de la salle d’entrée) sont très intéressants, car hormis le Roc-de-Sers et Bourdeilles, ce sont les seuls bas-reliefs de style III qui soient connus : Solutréen final et Magdalénien ancien, époque de Lascaux, il y a environ 17000ans.
Les gravures qui décorent le plafond de l’arrière salle sont d’un style différent, le style IV : Magdalénien moyen, époque des Combarelles, il y a environ 15.000 ans.
Les gravures de la grotte ont été découvertes en 1952 et 1953. Elles ont été étudiées notamment par les abbés H. Breuil et Glory et par le PR.A.Leroi-Gourhan. Elles forment deux ensembles. Le premier, aujourd’hui très haut, le long du mur droit de la salle d’entrée, groupe des animaux gravés profondément et même sculptés (1 bison et 4 chevaux sont bien visibles). Le second ensemble orne le plafond de l’arrière grotte : ce sont, entre autres, les représentations, finement gravées, de trois personnages humains, dont le fameux « sorcier », un cheval et des signes. Les gravures de la partie profonde sont intelligemment présentées au visiteur à l’aide de miroirs. Situé entre Les Eyzies de Tayac et Le Bugue dans un magnifique cadre troglodytique au sein des falaises, la Grotte du Sorcier renferme des trésors d’art préhistorique.

http://www.grottedusorcier.com

Le manoir de Gisson

Classé Monument Historique et situé dans le secteur sauvegardé de la vieille ville, le Manoir de Gisson est l’un des plus remarquables édifices de la cité médiévale de Sarlat. Composé de deux bâtiments d’architecture distinctes reliés l’un à l’autre par une tour escalier hexagonale, les origines de ce monument remontent au XIIIe siècle : sa tour de noblesse, ses fenêtres à meneaux, ses toits de lauze, sa très singulière baie à colonettes surmontée d’oculus et ses façades flanquées de portails décorés anoblissent cette bâtisse. Le cabinet de curiosités. Les caves voûtées du Manoir abritent un étrange Cabinet de Curiosités. Très à la mode chez les notables à la fin de la Renaissance on y accumule et expose des objets collectionnés avec un certain goût pour l’hétéroclisme et l’inédit. Ce lieu présente tout ce que les navigateurs et explorateurs du XVIIe et XVIIIe siècles revenants des limites du monde inconnu, de ces lieux absents des cartes ont pu rapporter de leurs périples ; ils exaltaient ainsi l’imaginaire et la curiosité. Les cabinets de curiosités sont l’ancêtre des musées. Ils ont joué un rôle fondamental dans l’essor de la science moderne même s’ils gardaient les traces des croyances populaires de l’époque.

http://www.manoirdegisson.com

Sarlat, centre ville ©sarlat info

Sarlat : une intacte capitale médiévale

Aux confins des causses du Quercy, Sarlat-la-Canéda, dite Sarlat, est une cité historique renommée pour la qualité de préservation de ses bâtiments du Moyen Âge et du tout début de la Rennaissance. Composée d’un entremêlement de petites ruelles pittoresques, de charmantes venelles pavées, de places protégées… Sarlat est en elle-même une plongée dans un passé intact. S’y promener reveint à se promener dans le passé !
On remarque les hôtels particuliers aux toits de lauze dont les plus célèbres sont la maison de La Boétie, l’hôtel du Barry, l’hôtel de Savignac ou encore le présidial. Et bien sûr le Manoir de Gisson, l’un des 5 sites « sur les traces de l’homme en Périgord Noir. (lire ci-dessous). Tout près la cathédrale Saint-Sacerdos et le palais des évêques, qui rappellent que Sarlat a été cité épiscopale pendant plusieurs siècles.
Notez que l’église Sainte-marie possède un imposant ascenseur panoramique qui monte au sommet de la tour et domine les toits de la ville. Superbe. La place de la Liberté – où tout se passe – est bordée de terrasses. C’est aussi le lieu d’un marché réputé où s’achètent les spécialités de la région : foie gras, truffes, figues et noix.

www.sarlat-tourisme.com