mardi 4 août 2026

Bérénice de Racine, une tragédie classique diffusée sur France Culture

France Culture et la Comédie-Française collaborent sur la diffusion de diverses pièces de théâtre à la radio. De Tintin à Bérénice, le projet est étonnant et didactique !

L’œuvre de Racine, un classique immuable et si moderne

Durant la Rome antique, Titus succède au trône de Vespasien. Depuis presque cinq ans, il est fou amoureux de Bérénice, Reine de Palestine. Leur amour, logiquement, devrait déboucher sur un mariage, mais… Il fallait forcément un « mais » ! La venue de cette nouvelle Reine au trône de Rome inquiète le peuple et l’entourage impérial soumet Titus à un chantage : régner sans Bérénice pour conserver de bonnes relations politiques ou bien régner avec elle, au risque de créer des conflits. Un tourment amoureux auquel s’ajoute l’amour supposé caché d’Antiochus, roi de Commagène, fidèle ami de Titus, envers Bérénice. Lui aussi doit faire un choix : s’exiler pour l’oublier ou vivre près d’elle et dans le silence de ses sentiments. Un formidable trio tourmenté par l’amour et le sens du devoir.

Des comédiens de talent et des musiciens envoûtants

Douceur des vers en alexandrin et voix mélodieuses des acteurs nous transportent. Fermons les yeux pour vibrer au timbre de leur voix. Celle de Bérénice, jouée par Clothilde de Bayser, donne à son interprétation un caractère tellement émouvant qu’elle pleure et met les larmes aux yeux au public. Très grand moment de cette lecture publique, quand les larmes ruisselaient sur les joues de l’actrice. Impossible de résister au charme de sa voix. De même pour Titus, interprété par Eric Génovèse. Une prestation impressionnante.

Notons l’accompagnement musicale et la douceur du viole de gambe joué par Nima Ben David, le rythme enivrant de la luth jouée par Miguel Henri, les merveilleuses mélodies des percussions jouées par Michèle Claude.

Une magnifique pièce orchestrée par Eric Ruf, Blandine Masson et Christophe Hocké.

Mise à mort du cerf sacré, r un film de Yorgos Lanthimos

Steven, brillant chirurgien, marié, deux enfants a une vie qui semble parfaite. Cependant, un tragique événement survenu un an auparavant fait pression sur lui et sa famille. Apparemment Steven doit payer une dette. Une lourde dette. Le prix ? Ce qu’il a de plus cher.

Tout roule dans la vie de Steven sauf que dans la discrétion la plus totale, il voit fréquemment Martin, un adolescent de 16 ans. Pourquoi ? Qui est cet adolescent ? Que font-ils ensemble lors de ces rendez-vous de plus en plus réguliers. ? C’est trouble d’autant que Steven offre une montre à Martin… Est-ce du chantage ? Peut être ! Seule certitude, la famille n’en sort pas indemne. Les enfants ont touchés par un étrange mal. Une paralysie des jambes. Martin semble le seul à pouvoir changer la donne. Et il en demande toujours plus et s’avère être un redoutable psychopathe.

Comme une souris prise au piège, Steven devra faire un épouvantable sacrifice pour payer sa dette.

Intrigant. Oppressant. Le film de Yorgos Lanthimos nous arrache les tripes tant le suspens est immense. Il faut bien quarante minutes pour comprendre l’intrigue de l’histoire. L’attente est insupportable… Un film à voir !

Effets spéciaux, crevez l’écran ! – La nouvelle exposition de la Cité des Sciences et de l’Industrie

Difficile d’imaginer un film sans effets spéciaux. Films d’action, films romantiques ou futuristes, les effets spéciaux sont partout ! Découvrez-en les secrets utilisés dans les films les plus impressionnants de l’histoire du cinéma ! De Star Wars à Captain America, en passant par King Kong et Lucy, les effets spéciaux n’ont cessé d’élargir l’univers et de créer des mondes imaginaires.

Retour dans le futur !
effets speciaux public

L’exposition Effets Spéciaux, crevez l’écran ! dévoile tout ce qu’il se passe dans les coulisses. Réalité ou magie ? La science joue avec les illusions d’optique pour briser la barrière entre le monde réel et le monde fictif. Avec l’évolution des effets spéciaux au cinéma, les images paraissent de plus en plus authentiques ! Comparez le tout premier Star Wars des années 1980 au dernier Star Wars sorti en 2016… Fascinant !

Silence… Ça tourne !
effets speciaux maquillage

Enfilez votre badge et passez le casting pour le prochain film. Interactif et amusant, l’exposition se divise en quatre temps : le bureau, le plateau, le studio et la salle de cinéma. De l’idée initiale à la réalisation du film, on observe la transformation des acteurs, avec maquillage ou en 3D, ainsi que tous les montages et les mises en scène pour créer l’illusion du réel. Arrière-fond vert, costumes, croquis… Finalement, on découvre que la réalisation d’un film ne se fait pas en un claquement de doigts, mais est bien le résultat d’un travail minutieux et complexe. Trouver le budget nécessaire, les acteurs, l’angle des prises, rien n’est laissé au hasard…

… La preuve dans Effets spéciaux. 2 siècles d’histoires, le livre de Pascal Pinteau
effets speciaux 2sieclesdhistoires pascalpinteau

Pascal Pinteau est spécialisé dans le domaine des effets spéciaux. Ceux-ci n’ont plus de secrets pour lui. Après des années de travail acharné et minutieux, des centaines d’interviews, il publie en 2015 le premier tome d’une sommité consacré au sujet. Résultat : un ouvrage unique avec plus de 800 pages d’explications, de dessins, de rencontres avec les plus grands artistes de l’univers du trucage. Son ouvrage vous permettra de connaître en détails les pratiques utilisées à travers deux siècles d’histoire des effets spéciaux. L’auteur travaille actuellement au tome 2 qui sortira également chez Bragelonne en 2020.

De plus, pour affiner vos connaissances, Réjane Hamus-Vallé propose un catalogue sur l’exposition Effets spéciaux, crevez l’écran ! Cet ouvrage rédigé par des spécialistes et des professionnels invite à plonger les amateurs dans l’univers du décor, au coeur de l’industrie du cinéma pour découvrir les coulisses des plus beaux films de science-fiction tels que King Kong, Avatar, Star Wars etc. Pour les grands et les petits, les amateurs de films vont adorer !

Alors, action !

Mars & Vénus, pour le meilleur et pour le rire…

La comédie aux 1000 représentations est de retour à Paris et en tournée dans toute la France pour le plus grand plaisir des adeptes du rire. « Chéri range tes chaussettes ! » ; « Chérie, où as-tu mis la télécommande ? » Autant de petites phrases qui rythment ce monde merveilleux de la vie de couple.

Pourquoi Madame se pose des milliers de questions, pourquoi Monsieur s’en moque, comment fait-elle pour se plaindre tout le temps, d’où vient cette manie de Monsieur de se vanter à tout bout de champ ? Mars et Vénus, c’est la vie de couple revue et corrigée entre frustrations, malentendus, quiproquos et autres situations délirantes à admirer et partager le temps d’une soirée.

Il est parfois difficile de qualifier des prestations tant elles frôlent l’excellence. C’est le cas de cette petite pièce d’une heure et de ses deux comédiens. Il n’est rien de plus difficile que de faire rire et c’est ce pari audacieux que relève brillement la pièce Mars & Vénus incarnée par Thom Trondel et Mélanie Belamy.
La pièce met en lumière nos petits travers qui, volontairement grossis, génèrent le rire d’une assemblée qui les identifie aisément. Qui n’a jamais pesté contre son partenaire pour une malheureuse histoire de match de foot ou pour une sombre histoire de temps d’attente pour l’accès à la salle de bain… Mars & Vénus met ainsi en avant nos plus belles scènes de ménage ainsi que nos petits secrets de l’élaboration du couple jusqu’à la nuit de noce.

C’est également une pièce qui a cette capacité incroyable à nous mettre en mouvement par le rire. On en ressort grandit et dans un sens remué par ce que l’on a vu et entendu car on réalise que Mars & Vénus, c’est nous. Au final, à quoi sert-il de générer des conflits pour un rien alors que chaque instant est si précieux et une fois perdu, il l’est à jamais ? Pour rependre la très belle citation de Donato Carrisi : « On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les heures, les jours, les années… mais personne ne nous explique la valeur d’un instant. »

Alors certes on rit, on s’amuse, on s’esclaffe de bon cœur mais on apprend aussi. Il est donc vrai que c’est une bouffée d’oxygène, un moment d’échange et de partage pour le meilleur et pour le rire mais c’est également en grossissant les situations que l’on apprend à se regarder droit dans les yeux, et à faire face grâce au rire à son propre reflet.

Lina Lamara se déchaîne sur scène dans La Clef de Gaïa

Sur scène elle est son propre personnage Gaïa et Mouima, sa grand-mère chérie et adorée… Orchestré autour des relations intimes entres les deux femmes, Lina Lamara nous livre de larges bribes de son enfance et adolescence entre Algérie traditionnelle en Algérie et modernisme occidentale. Entre spectacle, musique et chant, son histoire est drôle et palpitante.

Lina Lamara, la comédienne et Pierre Delaup, le guitariste sont déjà confortablement installés sur scène lorsque les spectateurs entrent dans la salle. Du rarement vu ! Les lumières s’éteignent. Place au spectacle !

Depuis qu’elle est toute petite, Gaïa rêve de devenir chanteuse de soul. Sa grand-mère Mouima ne comprend pas… ou ne veut pas comprendre. Elle aimerait que sa petite-fille suive les traditions familiales… Mais Gaïa tient tête. Elle est déterminée et ambitieuse. Elle casse les codes et vit sa vie comme bon lui semble.

Lina fait son show. Lina se donne intensément sur scène. Sa présence est incroyable et son dynamisme enjoué. Son rire, ses mimiques… ce bout de femme nous fait fondre le cœur et nous confie son enfance et son adolescence. Entre, rires et peines, humour et fantaisies, on se laisse mener par le bout du nez dans l’univers riche et coloré de cette jolie fable.

On aime sa voix mélodieuse quand elle chante accompagnée à la guitare par Pierre, un musicien talentueux, bien dans son rôle de timide, histoire de braquer la lumière sur Gaia. Un mélange de soul et de musique orientale à vous coller des frissons !

Une belle leçon de vie, sensible et juste, dont la morale pourrait être : « tout s’arrange avec une orange ! »

 

L’école buissonnière, un film de Nicolas Vanier

« A force d’être enfermés derrière des murs on en a aussi dans la tête. » dixit Paul, le gamin coincé dans un orphelinat, dans L’école buissonnière de Vanier.

L’école Buisonnière vue par Judith Lossmann

Bon d’accord ! Quand on parle d’un film signé par Nicolas Vanier on s’attend à de belles images sur la nature. C’est bien le moins que diable ! Et son école buissonnière sera fidèle à ses convictions et aux nôtres. Voilà qui tombe bien puisque j’ai adoré sa vision des forêts giboyeuses de Sologne. Adoré Totoche cet hirsute et bonhomme braconnier (François Cluzet) dont j’envie et la liberté et la maison flottante. Adoré Paul, cet orphelin aux yeux bleus grands ouverts sur un monde rural qu’il découvre jour après jour. Moins adoré le personnage du garde-chasse ( Eric Elmosnino ) austère et tellement investi de son petit pouvoir qu’il en est pathétique.

Ai-je moins adoré le scénario, un rien « bisounours » ?
Même pas. Parce que, avouons-le, les occasions de se faire plaisir avec un film simple, rempli de bons sentiments, de nature et de transmission de valeurs fondamentales … ne sont pas si fréquentes. Certes, l’école buissonnière de Nicolas Vanier est un conte, une fable, une belle histoire. Pas vraiment un thriller ! Nul besoin d’être grand vizir pour deviner qu’il y a du secret d’alcôve dans l’air. La question qui demeure serait plutôt : l’enfant de qui est-il ? Vous n’en saurez pas plus.

Pour s’offrir un bon bol d’air et une cure de jouvence pour le prix d’une place de cinéma, il suffit d’aller voir sur grand écran ce joli film récréatif avec des instants de nature, notamment ceux du cerf, particulièrement réussis. Les amateurs de cinéma avertis reconnaitront nombre de clins d’œil à des scènes marquantes du cinéma d’Alexandre Le Bienheureux à Au milieu coule une rivière. Rafraîchissant je vous dis !

L’école Buisonnière vue par Caroline Mzali

Drôle et émouvant, le film de Nicolas Vanier raconte l’histoire de Paul, un orphelin issu de la région parisienne et intégrant la famille Caradec à la campagne.

Paul est un enfant attachant et très intelligent. Au sein de la famille Caradec, ce petit aventurier aux grands yeux bleus part découvrir le domaine du comte et fait la rencontre de Totoche, un braconnier solitaire et rêveur. Paul découvre les joies de la nature et de sa beauté. Dans ce nouvel environnement, il cherche sa place malgré les tensions au sein du domaine…Tel un ange, Paul apparaît comme une lumière éclairant l’obscurité. Il se découvre en apportant indirectement la sérénité dans la famille Caradec, divisée et monotone en raison du décès d’un des membres de la famille survenu quelques années auparavant. On craque pour ce personnage attendrissant et sympathique. Des scènes de rires, des scènes de larmes. Nicolas Vanier nous fait passer par mille émotions. Jean Scandel et François Cluzet sont deux formidables acteurs qui nous entraînent dans une grande histoire d’amitié. Les répliques sont drôles. Paul a le sens de la répartie ! L’histoire est si touchante qu’il est difficile de contenir ses larmes. Alors un conseil : sortez vos mouchoirs !

Confident royal, un film de Stephen Frears

Tiré de faits réels, Confident royal raconte l’histoire d’une amitié incroyable et improbable entre Victoria, la reine d’Angleterre et un jeune employé indien nommé Abdul Karim. Touchant et amusant, le film de Stephen Frears nous fait voyager entre deux mondes et deux cultures : l’Inde et l’Angleterre.

Angleterre, XIXe siècle. La reine Victoria, « Impératrice des Indes » possède la quasi totalité du monde. Note pour les fans d’histoire : elle possédait le Canada, l’Inde et l’Australie. Un gigantesque empire dans les mains d’une seule femme ! Certains y verront un conte de fée. Mais l’histoire n’est pas si rose qu’elle en a l’air. Confident royal nous fait découvrir une reine seule et isolée. Réveil, habillage et coiffage, cérémonies, réunions officielles, déplacements… Tous les jours le même refrain. La routine, quel ennui !

Indien, Abdul Karim travaille dans une prison. Sa mission : inscrire le nom des détenus dans un registre. Une vie peu passionnante. Un jour, des colons anglais débarquent et lui proposent d’assister au jubilé de la reine Victoria en Angleterre. Enfin un événement pour « épicer » la vie d’Abdul Karim ! Accompagné de son ami Mohamed Buksh, ils partent pour l’aventure, à la découverte de la Cour royale.

Un regard. Un sourire. C’est le « coup de foudre » entre la reine Victoria et Abdul Karim. Curieuse, la reine s’éprend de la culture indienne et fait d’Abdul Karim son munshi (professeur, ndlr). Deux mondes, deux cultures. Mais que vaut une amitié sans turbulences ? Cette magnifique amitié n’est pas du goût de chacun et encore moins de l’entourage royal. Une belle histoire qui durera jusqu’à la mort de la Reine en 1901.

Un film émouvant et drôle. Laissez-vous emporter par les paysages indiens et écossais. Ce film est comme un délicieux thé épicé… à savourer.

Téhéran Tabou, un film d’Ali Soozandeh

Briser les tabous tels que sexe, la drogue et l’alcool. Téhéran Tabou fait partie de ces rares films extra-européens luttant et militant pour faire éclater les tabous dans la zone du Proche-Orient. Une lutte presque similaire à celle des pays occidentaux…

Première scène. Une femme qui se prostitue pour subvenir aux besoins de son fils muet. Une seconde femme perd sa virginité lors d’une soirée discothèque et est prête à prendre tous les risques pour retrouver sa « pureté ». Une troisième femme, en ménage avec son mari, tente désespérément de trouver un travail malgré l’interdiction de ce dernier. Le point commun entre ces trois femmes ? Le désir de s’émanciper et de vivre comme bon leur semble. Dans la société iranienne, les hommes ont une totale domination sur les femmes. Celles-ci ne possèdent aucun droit, mis à part subir l’autorité du père ou du mari. Et la religion joue un rôle très important…

Téhéran Tabou

Cependant, Téhéran Tabou révèle et dénonce une société à deux visages ! D’une part, des valeurs culturelles et religieuses qui paralysent toute émancipation et liberté des femmes. D’autre part, les Iraniens vivent cachés et déjouent les interdits. Sexe, drogue et alcool. Les femmes portent le voile, les couples non mariés ne peuvent se tenir la main en public… Trop c’est trop ! Sauf que les femmes peuvent se faire greffer un hymen artificiel à l’aide d’une chirurgie… « Un délit impardonnable ! », disent-ils… et pourtant, il ne faut pas moins d’une masse d’argent !

Le film d’Ali Soozandeh nous fait ressentir l’oppression et l’angoisse que vivent les Iraniens au quotidien, dans une société schizophrène dans laquelle la prostitution, la corruption, le sexe et la drogue coexistent avec les interdits religieux. Un film qui donne la rage ! A voir absolument !

Capitaine Superslip de David Soren

Les aventures du Capitaine Superslip, personnage atypique fondé par deux meilleurs amis aussi drôles que touchants.

Pourrions-nous vivre dans un monde sans humour ni farce ? Impossible pour Georges Beard et Harold Glousse, ces deux camarades et inséparables meilleurs amis pour la vie ! Ensemble, ils refont le monde à leur manière et créent le Capitaine Superslip, un héro issu de leur comic book. Original, en effet… Les deux protagonistes sont des experts en bêtises, surtout pour provoquer le méchant M. Chonchon, proviseur de l’école. Celui-ci veut « briser leur amitié », en les séparant de classe. Révoltés, ils s’embarquent dans un tourbillon d’aventures aussi farfelues les unes que les autres : M. Chonchon est hypnotisé et devient Capitaine Superslip… Mais chut ! On ne vous en dit pas plus. Attrayant et touchant, Capitaine Superslip nous plonge dans les pensées de deux enfants de CM1. Les petits vont adorer !

L’intelligence des arbres de Julia Dordel et Guigo Tölke

Tout le projet de ce film-documentaire repose sur le succès du livre La Vie secrète des arbres de Peter Wohlleben, vendu à plus d’un million d’exemplaires, qui décrivait comment les hommes, détachés de la source primaire qu’est la nature, ignorent tout du monde végétal. Issu d’entretiens avec Peter Wohlleben et d’autres scientifiques, cet excellent documentaire donne la parole aux arbres !

Les arbres respirent, les arbres vivent, les arbres souffrent. Le film-documentaire de Julia Dordel et d’Guigo Tölke, L’intelligence des arbres démontre à quel point les plantes sont du VIVANT ! Des arbres, des plantes, des inconnus, méprisés et malmenés par les activités humaines. Dans ce documentaire, les arbres sont présentés tels qu’ils sont : une communauté d’individus ayant besoin les uns des autres pour cohabiter, grandir, se protéger, communiquer. Ils dégagent des ondes qui leur permettent de se reconnaître les uns les autres. On ne le voit pas à l’œil nu, mais lorsqu’on se promène en pleine nature, se cache à quelques centimètres sous la terre tout un réseau de connexion entre les racines des plantes, comme un réseau internet, un www – Wood Wide Web ! Pendant 45 minutes, L’intelligence des arbres, nous invite à une découverte passionnante sur l’écosystème et les conséquences des comportements humains sur cet environnement qu’il nous faut apprendre à connaître et à respecter de toute urgence. Déforestations après déforestations, la nature entière est perturbée et n’a pas le temps de se renouveler. Les scientifiques tels Suzanne Simard et de nombreux autres, – tous aussi passionnants et passionnés les uns que les autres – tentent de trouver des solutions alternatives qui permettraient de sauvegarder et de préserver les milieux naturels et surtout de nous faire comprendre à quel point l’Homme est au cœur d’une nature, qu’il en est une pièce parmi d’autres et pas le chef ! Une prise de conscience et un apprentissage urgents pour continuer à profiter d’une si belle planète. Ce documentaire, forcément convaincra les « convaincus » mais s’il pouvait aussi et surtout éveiller de nouvelles consciences, l’objectif de ce très beau film serait atteint !