mardi 4 août 2026

Back in Juan… Ça groove avec Marcus Miller !

Soirée chaude, très chaude à Juan… Le Maître de la basse électrique Jazz et Funcky, « Mister Marcus Miller himself, from NYC », pénètre sur cette scène qu’il connait si bien, « ma deuxième maison » comme il dit, acclamé par un public complètement acquis à sa cause et salue la foule surchauffée dans un français quasi parfait ..
À 59 ans, il  a joué avec les plus grands, Miles Davis, Eric Clapton, George Benson, Aretha Franklin, Brian Ferry, Wayne Shorter, Herbie Hancock et Carlos Santana pour n’en citer que quelques-uns.
Orné de son fameux « pork pie hat » hérité  du saxophoniste Lester Young dans les années 1940 et symbole du be-bop…Marcus Miller nous propulse dans son tout dernier opus très funky « Laid Back », entouré par des musiciens exceptionnels .
Du côté des reprises, on trouve « Que Sera Sera » le standard que reprend la talentueuse  chanteuse Belge de RnB Selah Sue dans l’arrangement de Sly Stone….Génial !
Déjà enregistré sur « Afrodeezia », le thème Preacher’s Kid se teinte cette fois d’une émotion très perceptible. Marcus Miller dédie en effet ce morceau à son père récemment disparu. Son chant est porté par la complainte sacrée de la clarinette basse, autre instrument sur lequel Marcus Miller excelle… Poignant !
Final de ce concert ébouriffant, avec une nouvelle  version de « Come Together » des Beatles, à faire pâlir ses créateurs.
Merci Monsieur Marcus Miller pour le plaisir que vous nous avez procuré.

À très vite à Juan !

 

À lire à propos de Jazz à Juan 2018 : Clap de fin du 58ème Jazz à Juan, Lenny Kravitz, Marcus Miller, Ibrahim Maalouf, Dhafer Youssef et Norah JonesMelody Gardot, Eli Degibri & André Manoukian

 


INFORMATIONS PRATIQUES


58e Jazz à Juan du 12 au 22 juillet 2018 pinède Gould Juan-les-Pins

Billetterie en ligne : www.jazzajuan com

Office du Tourisme : 60 chemin des Sables – Juan les Pins – www.antibesjuanlespins.com

Parking offre spéciale : 10,50€ de 18h à 02h00 – Parking du Palais des Congrès de Juan les Pins

Melody Gardot … un ange passe !

Jazz à Juan jouait la carte de la passion en recevant Melody Gardot. Oh temps, suspend ton vol… un ange passe ! Avec un prénom comme celui là, Melody la bien nommée a démontré une fois de plus toute l’étendue de son talent et de son charme. Son talent est aussi d’avoir su comme toujours s’entourer de musiciens exceptionnels. Une section de cordes sublime qui a marqué de son empreinte la couleur acoustique de ce concert hors du temps. Un guitariste complice dont l’élégance n’eut d’égal que son efficacité redoutable. Un contrebassiste génial , un batteur jubilatoire…et la Diva sur son Steinway légèrement dissonant par l’humidité ambiante de la Pinède Gould .
Quel charme, quelle voix, quel glamour, quel talent, quel répertoire, quelle grâce ! Melody Gardot une grande parmi les plus grandes .

You are my Melody…..

Le même soir en première partie, Tigran Hamasyan,  un jeune pianiste prodige Arménien nous a fait décoller dans son univers sidéral…époustouflant ! Puis, la belle Carla Bruni a investi la scène pour une performance « glam-rock » un rien décevante, voire soporifique.

 

À lire à propos de Jazz à Juan 2018 : Clap de fin du 58ème Jazz à Juan, Lenny Kravitz, Marcus Miller, Ibrahim Maalouf, Dhafer Youssef et Norah JonesMelody Gardot, Eli Degibri & André Manoukian

 


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58e Jazz à Juan du 12 au 22 juillet 2018 pinède Gould Juan-les-Pins

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Jazz à Juan : une terre de musiques sans frontière !

En ouverture Lenny Kravitz et au soir du 14 juillet, la scène de Jazz à Juan recevait à la Pinède des musiciens venus des frontières du Caucase pour l’un et du Moyen Orient pour l’autre. L’Arménie et Israël sont à l’honneur. Du festival de la mer Rouge à Eilat aux rives de la Méditerranée dans la baie de Juan, il n’y a qu’un pas que franchit le saxophoniste Israélien le plus en vue du moment… Eli Degibri !

Jazz à Juan, Degibri

Jazz à Juan reçoit Degibri : l’âme de Rollins sur les Terres d’Abraham ! ©Gilles LEFRANCQ / OTC Antibes Juan Les Pins

Il est sans nul doute le meilleur saxophoniste israélien à ce jour. Avec un son généreux et une aisance en référence à Sonny Rollins, il occupera la scène pendant 45 minutes avec une grande intensité. Il est accompagné d’un superbe trio, interprétant ses propres compositions, dans un registre  hard bop cool, pour un final aux notes orientales à faire chavirer les cœurs. 

Ensuite, place à André Manoukian qui s’installe derrière son Steinway. Très vite, cet éternel charmeur va séduire son auditoire…N’est ce pas Mesdames !
Il va nous conter en parole et musique, avec humour et émotion,  l’histoire de sa vie, de ses amours et de ses racines : l’Arménie. Accompagné pour la circonstance de ses musiciens : le violoncelliste Guillaume Latil, le batteur Pierre Alain Tocannier et le saxophoniste/flûtiste Hervé Manoukian.
Son répertoire et ses mélodies sont parfumées aux épices d’Orient, surtout quand Hervé Manoukian, délaisse ses saxophones pour le duduk, cette flûte arménienne réalisée en bois d’abricotier.

Une fois encore son charme a opéré ce soir….trop fort ce Dédé !

 

À lire à propos de Jazz à Juan 2018 : Clap de fin du 58ème Jazz à Juan, Lenny Kravitz, Marcus Miller, Ibrahim Maalouf, Dhafer Youssef et Norah JonesMelody Gardot, Eli Degibri & André Manoukian

 


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58e Jazz à Juan du 12 au 22 juillet 2018 pinède Gould Juan-les-Pins – Billetterie en ligne : www.jazzajuan com

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Lenny Kravitz enflamme la pinède Gould pour le 58e Jazz à Juan !

Jeudi 12 juillet, 22h30, 25 degrés, Pinède Gould,  face à la Baie d’Antibes… Les gradins sont pleins à craquer, et dans l’arène une horde de fans de 30 à 60 ans, debout, briquets et smartphone à la main, agglutinés contre les barrières de sécurité. Face à eux se dresse le king de la pop rock soul,  Lenny Kravitz, le digne héritier de Prince, véritable idole des foules, fils d’un père américain d’origine juive et d’une mère Banaméenne, qui va nous livrer une performance immense  de prés de 2 heures .
Les cigales de la pinède ont cessé leur concerto pour faire place au maestro. Il enchaîne les titres, les tubes. « Stop Draggin Around« , « Fly Away« , « Are You Gonna Go My Way » (immanquable), le vieux truc des Guess Who avec son riff implacable, « American Woman » (il y en avait dans le public) et bien d’autres dont  « Let Love Rule » 
Bref le genre de soirée d’où l’on sort en se disant…. Yessss, j’y étais !

 

À lire à propos de Jazz à Juan 2018 : Clap de fin du 58ème Jazz à Juan, Lenny Kravitz, Marcus Miller, Ibrahim Maalouf, Dhafer Youssef et Norah JonesMelody Gardot, Eli Degibri & André Manoukian

 


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Bertrand Constant incarne Charles Péguy

Jouer Charles Péguy n’est pas chose simple et pourtant, Bertrand Constant incarne le personnage à merveille. Seul sur scène, le comédien nous conte l’histoire de ce formidable écrivain français du XXème siècle. Un biopic touchant et enrichissant.

Bertrand Constant nous plonge dans l’univers de Charles Péguy, l’écrivain, essayiste et poète français que l’on connaît, au moment où un jeune journaliste, un peu maladroit, se présente pour dresser son portrait. Nous sommes en Août 1914, Péguy ferme définitivement les Cahiers de la Quinzaine – la revue qu’il a fondée – pour partir à la guerre.

Sur la scène commence alors un long voyage dans les souvenirs de Charles Péguy. De son enfance à son départ le jour même, Péguy se raconte et raconte ce qui l’a fondé. Dès son enfance, il se passionne pour les lettres. Issu d’une famille de la classe ouvrière, il attache une grande importance à l’école et à l’enseignement. Persévérant et ambitieux, il passe trois fois le concours de l’ENS pour être enfin reçu en 1894. Tout au long de sa vie, il n’a cessé d’être un personnage atypique.

L’homme public

Charles Péguy est connu pour ses engagements politiques et ses prises de position sur l’Affaire Dreyfus dans laquelle il prend le parti du capitaine, accusé d’espionnage… Péguy c’est aussi le désir d’unifier le socialisme français, un humanisme de premier plan. Considéré comme un dissident de son époque, Péguy est resté fidèle à ses convictions…

Voilà tout ce que nous raconte Bertrand Constant, un comédien talentueux qui incarne Péguy et une kyrielle d’autres personnages sur le principe du flash-back qui vient illustrer les souvenirs.


Informations pratiques : 

Charles Péguy, le visionnaire de Samuel Bartholin, avec Bertrand Constant

peguy affiche

 

Théâtre de la Contrescarpe

5 Rue Blainville, 75005 Paris

Tél. 01 42 01 81 88

••• vendredis et samedis à 21h30 (du 23 mars au 30 juin 2018)

••• dimanches à 17h (du 6 mai au 1er juillet 2018)

Durée du spectacle : 1h10

Réservation sur : http://www.theatredelacontrescarpe.fr/charles-peguy-le-visionnaire

 

Lire Charles Péguy : Jeanne d’Arc, Domrémy (1897) – Le Mystère des Saints-Innocents (1912).

23e Rendez-vous de la bande dessinée à Amiens !

En ce premier week-end de Juin se déroulait le 23e rendez-vous de la bande dessinée à Amiens. Cette exposition qui dure un mois est un évènement incontournable pour les passionnés de BD. À ne louper sous aucun prétexte.

festivalamiens panoramaexpo

Ce festival réunit chaque année de nombreux auteurs et attire de nombreux passionnés. Il se déroule désormais dans un nouveau lieu très caractéristique et atypique, entièrement réaménagé par les équipes de l’association « On a marché sur la bulle », près de la gare.

Cette 23e édition met à l’honneur un très grand auteur du 21e siècle : Zep, réalisateur de l’affiche de l’exposition et créateur, évidemment, de la bande dessinée Titeuf. Festival haut en couleurs, le festival accueille des expositions pour tous. Des jeunes enfants aux adultes.

Dans ce lieu de plus de 7000 mètres carrés, différents zones ont aménagées : de l’univers de Zep et de Tchô à celui de Bjorn ou celui de la conquête spatiale. Cette année beaucoup d’innovations ont été créées dont les modules de lecture transportable où les enfants pourront prendre place et déambuler dans les galeries.

Pour les plus jeunes, Matthieu Maudet a créé la boîte à album où tous se retrouvent pour lire des livres et créer des moments de partages et de joie. Les plus grands prennent, eux, la direction de l’exposition Tchô où un labyrinthe a vu le jour avec de nombreuses bandes dessinées présentes et des zones de jeux composés principalement de memory quizz.
Quant aux adultes ils ont leur espace dédié interdit au moins de 18 ans. Son titre vous dira tout : « I want your sex ».

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Loin de la ferveur des rendez-vous des comics américains, le 23e rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens est un moment de convivialité à ne pas manquer. Nous avons eu la chance de rencontrer Zep, découvrez l’interview qu’il nous a accordée.

Interview de Zep :

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Vincent GASNIER :  Tout le monde vous connaît pour votre succès avec Titeuf mais vous n’êtes pas que ça, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Zep :
Je m’appelle Zep, j’ai 50 ans, je suis auteur de BD depuis mon plus jeune âge et j’ai réalisé The End qui est mon dernier album. C’est mon 53e album de BD et dans ces 53 albums il y a 15 albums de Titeuf, donc il y a aussi beaucoup d’autres choses.

V.G :
Quel a été l’élément déclencheur qui vous a amené à devenir écrivain et dessinateur ?

Z :
Dessinateur ?! Ça s’est fait dans ma petite enfance, j’adorais dessiner un peu comme tous les enfants. J’étais à la maison avec ma mère, j’avais du papier à volonté, je dessinais. Des fois ça tient à des choses comme ça. Donc il y avait du papier tant que je voulais et il y avait des bandes dessinées car mes parents en lisaient, ma grande sœur en lisait et donc assez naturellement j’ouvrais ces BD. Je trouvais ça fascinant car je ne savais pas lire encore mais j’essayais de recopier les dessins. Et ce qui me fascinait le plus c’était que ces dessins soient reliés avec une couverture en carton. C’est l’objet BD qui me fascinait. Chez nous, la BD était un objet quasi sacré.

Je rêvais de faire la même chose quand je serai grand. Un jour j’ai dessiné un bonhomme avec des lunettes et une moustache et il se trouve qu’il ressemblait à mon oncle. C’était involontaire, j’avais fait un bonhomme à moustache avec des lunettes et mon oncle avait une moustache et des lunettes (rires). Mes parents sont passés par là et on dit… oh mon Dieu, c’est tonton ! Ils ont affiché le dessin dans la cuisine. Il est resté là pendant des années je crois. Etre affiché dans la cuisine pour moi c’était comme être au Louvre. Je ne savais pas ce qu’était le Louvre de toute façon mais c’était le lieu où tout le monde passait et tout le monde voyait ce dessin. A chaque fois mes parents disaient « oui, c’est Philippe (Zep) qui l’a fait », donc je me suis dit « Putain… je suis dessinateur ! ».

V.G :
Comment avez-vous eu l’idée de créer la bande dessinée Titeuf ?

Z :
Je faisais beaucoup de bandes dessinées. J’avais déjà publié plusieurs albums qui n’avaient pas marché du tout alors je multipliais les projets. Je proposais beaucoup de BD aux éditeurs, aux magazines de BD. C’était dur, la bande dessinée était très en repli à ce moment-là par rapport à son âge d’or dans les années 50-60. La créativité n’était pas au top. On reprenait des vieux héros, on refaisait Black et Mortimer et Barbe Rouge, Tanguy et Laverdure. On a demandé à des nouveaux dessinateurs de reprendre des vieilles bandes dessinées. On me l’a aussi proposé mais je n’avais pas eu envie de faire ce métier pour reprendre des anciens titres. Je me suis questionné. Peut-être mettais-je trompé, que la bande dessinée que j’avais envie de faire, une bande dessinée de création, n’existait plus.

Il m’a fallu survivre. J’ai fait plein de boulots, de dessins, des affiches, des pochettes de disques, du dessin de presse, des sets de table pour les restaurant, j’avais des petits boulots de dessin qui me permettait de survivre. Puis j’ai eu envie de raconter mes souvenirs d’enfance parce que c’était une manière de dire adieu à cette promesse que je m’étais faite enfant d’être un dessinateur de BD quand je serai grand. J’ai commencé par dessiner mon quartier, mon école, ma maîtresse, mes copains de classe puis au moment de me dessiner moi, je me suis dis que j’allais avoir trois pauvres histoires à raconter avec mes souvenirs. Vite je serai bloqué. Alors j’ai utilisé ce petit bonhomme que j’avais trouvé pour un autre projet. Il avait une mèche sur la tête, une tête d’œuf. Je l’ai appelé Titeuf (P’tit œuf).

J’ai d’abord raconté trois-quatre histoires complètement autobiographiques puis après, grâce à la liberté de ce personnage, j’en ai racontées pleins. C’était un journal intime qui n’était pas destiné à être publié. Je l’ai en total free-style, juste avec des souvenirs d’enfance.

J’avais un souvenir de l’enfance à ce moment-là qui n’était ni Les Triplés, ni Boule & Bill. C’était une enfance avec des choses assez cruelles, assez dures et surtout une urgence que ça finisse. Je ne voulais pas rester enfant toute ma vie, je ne trouvais pas ça poétique. Je voulais passer à autre chose. C’est un âge où on ne peut presque rien faire de ce que l’on a envie de faire, on passe notre vie à l’école alors qu’on a envie de tout sauf d’être à l’école et moi j’étais très curieux comme Titeuf. Je me posais énormément de questions. J’avais envie de comprendre ce que l’on ne m’expliquait pas et je suis parti là-dessus. Avec Titeuf j’ai fait 5, 10, 20, 30 pages et je me suis dit « en fait c’est vachement mieux que les autres choses que j’ai faites » donc je l’ai proposé à des éditeurs. Tout le monde l’a refusé.

Pour finir je l’ai publié dans un petit fanzine à Genève et par chance un exemplaire s’est retrouvé chez Glénat qui était le seul éditeur chez qui je ne l’avais pas proposé. Car à l’époque c’était un éditeur de BD très loin du monde de Titeuf. Quelqu’un m’a appelé et m’a dit « j’ai lu ça, j’ai adoré. On fait un album » ce à quoi j’ai répondu « mais vous êtes sûr ? Personne n’en a voulu donc c’est que ça ne doit pas être bien ». Et voilà c’est parti comme ça.

V.G :
D’où vous vient toute cette inspiration ? Comment faites-vous pour vous renouveler sans cesse ?

Z :
C’est le fait de mélanger les genres, de changer d’album, de faire un album plus réaliste, un album plus grave, un album plus adulte, un album plus potache. Le fait de mélanger les genres fait que chaque album me repose du précédent et me titille pour le suivant. Je suis content chaque matin de me lever et d’aller dessiner et si je ne peux pas le faire et bien ça me manque. Je suis ici trois jours mais déjà dans le train j’ai noté pleins d’idées, je me réjouis d’être chez moi lundi pour travailler. Ce que j’aime c’est vraiment raconter des histoires et dessiner.

V.G :
Quels sont vos prochains projets ? Pensez-vous ressortir de nouvelles bandes dessinées comme Titeuf ou autres ?

Z :
Ah oui plein ! C’est ma vie donc je fais ça tout le temps, là j’ai commencé à travailler sur un prochain album qui sera Happy Sex 2 puis un nouveau Titeuf. Je note des histoires dans des cahiers, j’ai aussi un prochain projet réaliste, là je suis en train de terminer un album de science-fiction qui sera dessiné par Dominique Bertail, qui est un magnifique dessinateur réaliste.

V.G :
Si je vous dis « la vie est belle » que pouvez-vous me dire en 1 mot ?

Z :
La vie est belle et en plus ça ne dure pas toujours !

Un immense merci à Zep de nous avoir accordé cette interview.


Informations pratiques : 

Plus d’informations sur www.bd.amiens.com/festival/23es-rendez-vous-de-la-bande-dessinee-damiens-2018/

Interview d’Arthur Hopfner, auteur de Prends ma force !

C’est la suite d’une histoire époustouflante et riche en émotions. Arthur Hopfner poursuit les aventures de Jacques Mandrier, un ancien commando de la marine, drogué à l’adrénaline. Nous avons rencontré l’auteur du livre, un personnage atypique au grand coeur… A découvrir tout de suite !

Caroline M’zali : Première question… C’est vous, Jacques Mandrier ? Qu’est-ce qui vous différencie de ce personnage fictif ?

Arthur Hopfner : Oui, en grande partie ! J’écris à la première personne, avec mes ressentis, mes valeurs, mes expériences de vie. A chaque situation, je fais réagir Jacques comme je le ferais moi-même. A l’époque, on m’avait demandé d’écrire une autobiographie. Je n’ai pas voulu le faire. Je voulais plus m’orienter vers le roman, ce qui me permet de jouer entre le réel et la fiction et seuls ceux qui ont vécu les événements savent ce qui est vrai et ce qui est le fruit de mon imagination.

C.M. : Pourquoi avez-vous fait le choix d’un récit au présent plutôt qu’au passé simple ?

A.H. : Pour les émotions ! La peur, l’adrénaline… Je dois me sentir dans l’action. Après, tel un souffle, tout redescend.

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C.M. : Vous avez été vous-même commando marine. Quelles sensations ressent-on lorsqu’on doit quitter ceux qu’on aime pour partir en mission ? Est-ce difficile de mentir à ceux qu’on aime pour les protéger ? Comment mène-t-on une « double vie » sans se perdre ?

A.M. : Lorsqu’on part en mission, il y a un mélange de sentiments ! Lorsqu’on est jeune et célibataire, on est concentré, prêt à partir aux quatre coins du monde sans se poser beaucoup de questions. Puis lorsqu’on est marié et pire encore avec des enfants, la donne change. Il y a de la tristesse et un sentiment de culpabilité, mais de l’autre côté cette envie de repartir, d’aller combattre pour ces valeurs auxquelles nous croyons. Mais on a, au fond de nous, leurs images et quelque part cette image nous oblige à être encore plus prudent, plus réfléchi, plus posé, parce qu’on se sait attendu, aimé. Lorsqu’on part il faut très vite laisser l’affectif sur le tarmac, se transformer en combattant, avoir tous les sens en éveil. Mais il y a ces visages, ils sont là, présent! Quant aux mensonges, aux non-dits, ils sont essentiels. Nous nous devons de protéger ceux que nous aimons, au sens large du terme. Mais dès que l’on repose le pied sur le sol français, qu’on retrouve les nôtres, nos amis, qu’on retourne à nos clubs de rugby, d’escalade, on redevient un citoyen comme un autre et on laisse derrière nous ce que l’on a pu voir ([des choses] pas toujours très [belles]). Mais nous avons besoin de cette adrénaline, de sortir de notre zone de confort.

 

 

C.M. : P. 46 :  » […] Les banlieues sont devenus des zones de non-droit, alors plutôt que de rester derrière nos ordinateurs à refaire le monde, on nous donne la possibilité d’agir et de lutter à notre manière contre le terrorisme […] « . Cette phrase est-elle une « pic » pour ceux qui regardent la France s’affaiblir sans agir ? Comment rétablir l’ordre dans les cités selon vous ? Pensez-vous qu’un jour, certains « jeunes » se réveilleront pour libérer la France de cette oppression ?

A.H. : C’est surtout une pic vers ceux qui font la guerre assis bien au chaud et en sécurité derrière leur [ordinateur] ! Ces types qui insultent tous les Arabes, qui insultent les [policiers], les politiques, qui donnent des leçons à tout le monde en disant qu’ils faut tout renverser. C’est surtout eux que je pointe du doigt. Sur Facebook, il y en a des milliers [de personnes] comme ça ! Ce sont les mêmes qui marchent la tête basse en ville et ne vont pas donner leur siège à une femme enceinte ou une personne âgée dans le métro. Pour remettre de l’ordre dans les cités, il faut vraiment une volonté politique. Il faut tenir le terrain, les halls d’immeuble, désorganiser les réseaux, ne pas avoir peur des dommages collatéraux ! Il faut savoir que dans une cité ce sont 100-200 personnes qui règnent en maître. C’est sur eux qu’il faut frapper ! Il y a déjà dans les banlieues des jeunes qui commencent à en avoir marre. Ils sont encore une minorité.

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C.M. : P. 76 : « C’est terrible de voir cela en France, on a vraiment le sentiment d’être en guerre ». Selon vous, quelle serait la meilleure manière de combattre le terrorisme en France ?

A.H. : Il ne faut pas se voiler la face, le terrorisme gagne chaque jour une bataille. En effet, toutes nos vies sont modifiées, nous ne faisons plus rien comme avant (entrée au concert, stade, administration). Nous devenons tous plus méfiants les uns envers les autres. Des millions d’euros sont dépensés pour des installations, des mesures ! Toutes les écoles, toutes les entreprises sont sensibilisés au risque terroriste. La terreur présente ou latente est bien là, donc le terroriste a gagné ! Que faire? Je ne maîtrise pas toutes les alliances entres les états, les ventes d’armes, les accords commerciaux, mais si déjà on frappait fort… Il ne faut plus avoir peur de l’opinion publique, des biens pensants qui se disent que chaque terroriste a le droit d’être jugé ! Les victimes avaient le droit de vivre, elles ne demandaient rien et elles sont mortes. Il y avait des [catholiques], des musulmans, des juifs, des noirs, des chinois… Ce qui prouve bien que ces actes ne sont pas religieux, puisqu’il est interdit pour un musulman d’en tuer un autre. Oui il faut frapper fort, expulser les doubles nationalités, refuser le retour sur notre sol de ceux qui sont partis faire le jihad, qu’ils soient tout d’abord jugé par le pays où ils se trouvent. Il faut entrer dans les banlieues, rechercher les caches d’armes, infiltrer toutes les mosquées, écouter les prêches et si ce dernier est tendancieux, ne pas faire de cadeau. Condamner ou expulser ! Les peines doivent être fermes et sans remise de peine. Isoler oui ! Surtout isoler des autres détenus.

 

 

C.M. : Jacques tue accidentellement un jeune de cité… Il y a comme un mélange de l’affaire Théo (Aulnay-sous-Bois) et de l’affaire Martin (Lyon). Est-ce une coïncidence ?

A.H. : Oui et non ! C’est le reflet de notre société actuelle. Tout peut basculer très vite. La situation que je décris, je l’ai vécu, des jeunes qui « branchent », insultent alors que vous êtes en famille, entres amis ! Vous réagissez comment ? Pas facile ! Et puis cela peut finir en drame ! A Toulon, il y a eu une femme qui s’est faite insultée par un groupe de jeunes parce qu’elle était en shorty très court ! Ces jeunes qui ne connaissent rien à l’islam mais qui s’en servent quand cela les arrangent. Vous savez, tuer un ennemi au combat est une chose, tuer accidentellement un gamin cela doit être quelque chose d’horrible à vivre. A nouveau certains diront que dans les deux cas on retire une vie…

 

 

C.M. : P. 79 : « Profitons, soyons tous des fous de la vie, profitons de ces instants avec nos amis, notre famille, notre amour ». Est-ce la philosophie de Jacques… Ou la vôtre ?

A.H. : C’est la mienne… Donc celle de Jacques! Je vis chaque jour comme si je devais mourir demain. J’exagère, mais je pense vraiment qu’il faut savoir apprécier chaque instant de vie, ne se souvenir que des bonnes choses : un verre partagé avec un ami, le regard de sa femme au matin, dans la nuit, se lever pour juste regarder ses enfants dormir, les sentir en sécurité, sauter d’un avion en parachute, chuter, sentir le vent, se sentir vivant !! Et puis toujours avoir des rêves plein la tête ! Moi j’en ai tellement…

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C.M. : Le titre de votre livre Prends ma force ! est tiré de la lettre de Laëtitia en page 149… J’aurais parié qu’elle viendrait de Jacques. Donc finalement, la force vient-elle de l’amour ? Sans amour, Jacques aurait-il accompli autant d’exploits ?

A.H. : Eh oui, il est là tout le paradoxe et vous l’avez bien saisi ! Quand j’étais petit, je voulais réussir dans le sport, judo, rugby, natation, course, boxe pour les yeux de mon père, c’est son amour et la fierté que je lisais dans son regard qui me donnait la force de réussir. Aujourd’hui c’est dans les yeux de ceux que j’aime que je veux voir cette fierté et c’est leur amour qui me donne la force d’être capable de les protéger, de les guider d’être leur bouclier face aux dangers du quotidien ! Je vous le disais plus haut ! Lorsque je partais en mission, alors que j’étais déjà papa, c’est le regard de mes enfants que je voyais, celui de ma femme. C’est pour eux que je devais rentrer vivant. Donc être fort pour accomplir mes missions et c’est de leur amour que je tirais ma force ! C’est encore vrai aujourd’hui. D’ailleurs la couverture résume bien cela, cette femme derrière ce combattant.

 

 

C.M. : Avez-vous le projet d’écrire une suite ? Que va devenir Jacques ? Quand va-t-il enfin renoncer à sa « drogue » ?

A.H. : Oui j ai une suite de prévu… Le sixième tome.. Puisque Prends ma force ! est le volume 5 des histoires. Je n’ai pas la réponse à votre question car à titre personnel j’ai toujours besoin de ma dose d adrénaline..

Deux vies, une histoire… Prends ma force ! conte l’histoire de Jacques Mandrier, un commando de la marine. Tout comme son auteur, Jacques ne vit que pour ressentir des sensations fortes : amour, amitié, missions commandos… Il puise toute son énergie dans le regard de ses proches et surtout, de sa femme et de son fils… Un livre à lire sans modération !


Informations pratiques : 

Résumé :

Jacques Mandrier, ancien béret vert de la marine nationale, a enfin trouvé le bonheur et la paix auprès de sa femme Laetitia et de son fils 

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Michael. Il vit en Bretagne entouré de ses amis et pensait avoir définitivement déposé les armes. Mais voilà, partout en France ont lieu de nombreux attentats terroristes, les banlieues sont devenues des zones de non droit, les jeunes sont de plus en plus nombreux à partir en Syrie et Jacques ne supporte pas de voir son pays dans un tel état. Pour la première fois, il devra combattre sur son propre sol pour défendre notre liberté et son honneur.

A.Hopfner, Prends ma force, paru en janvier 2018 aux Éditions du Vénasque – 16 €

Coups et blessures, l’album de Varsovie donne le ton

Outre le nom de la capitale polonaise, Varsovie c’est aussi le nom d’un groupe de post-punk français encore méconnu du grand public.

Formé à Grenoble en 2005 par Arnaud Destal et Grégory Catherina, le groupe vient tout juste de sortir son troisième album au label Sundust Records. La pochette donne le ton. C’est sombre et intriguant. Le titre, Coups et Blessures, l’est tout autant. Quant à la musique… Elle rappelle les classiques du rock français, avec quelque chose d’autre, de plus agressif, de faussement déstructuré. Les textes sont porteurs d’une certaine mélancolie, d’une violence peut-être, bien dans les tons sombres qu’affectionne le groupe.


Informations pratiques :

Coups et blessures de Varsovie chez Sundust Records – 15 € ou en format digital à partir de 9 €

www.varsovie-propaganda.fr ou www.sundust-records.com

La Haye : deux musées pour découvrir l’art néerlandais

La Haye est une ville politique où siège le gouvernement des Pays-Bas. Mais la résumer à cet aspect serait un affront. Bien plus qu’une ville politique, La Haye rayonne par ses deux magnifiques musées que sont la Mauritshuis et la Galerie du Prince William V.

Le musée Mauritshuis

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The Bull de Potter, Paulus Potter, 1647, 235.5 cm × 339 cm, Musée Mauritshuis, Pays-Bas

Aussi nommé Cabinet royal de peintures, la Mauritshuis est LE musée à visiter pour découvrir l’histoire du XVIIème siècle des Pays-Bas, dit l’Âge d’or néerlandais. Chaque année, 260 000 visiteurs franchissent ses portes pour rendre visite à La Jeune Fille à la Perle, célèbre peinture de Vermeer. Plus qu’un musée, la Mauritshuis est une véritable forteresse. On remarquera la beauté du bâtiment rouvert en 2014 après deux ans de travaux. Toutes les apparences « Époque Moderne » ont naturellement été préservées. Pas tout à fait du neuf dans de l’ancien comme le grincement du parquet sous vos pas vous le rappellera. Construite au XVIIème siècle, la Mauritshuis possède une incroyable collection : Vermeer, Rembrandt, Rubens, Jan Steen… La profusion est telle qu’elle tapisse les murs de tableaux de peintres de renom ! De salle en salle, on admire de célèbres œuvres comme La Leçon d’anatomie du docteur Tulp (1632) de Rembrandt ou encore Jeune garçon riant (1627) de Frans Hals. Sachez-le, vous pouvez passer une journée entière entre ces murs!

La Galerie Prince William V
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© Photo www.wanderant.com Galerie Prince William V

Rattachée et située à seulement cinq minutes du grand musée Mauritshuis, la galerie fut établie en 1774 afin d’y regrouper une importante collection de William V d’Orange. Bon à savoir, la galerie fut le premier musée public des Pays-Bas dont le but consistait à montrer aux invités du Prince toutes ses richesses et sa culture. Les murs de la galerie sont entièrement recouverts de tableaux et joliment colorés. Des travaux de rénovation ont été réalisés et la galerie affiche son identité classe et élégant. Une collection importante s’y trouve dont les fameux tableaux The Garden of Eden with the Fall of Man de Rubens et The Bull de Potter…

Pour une virée culturelle à l’époque du XVIIe siècle hollandais, La Haye est un véritable trésor.

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Informations pratiques : 

Comment y aller ?

En TGV avec la compagnie Thalys à partir de Paris gare du Nord jusqu’à Rotterdam puis en train de Rotterdam à Delft (le tout à partir de 100 €).

Remerciements : Thalys et l’Office de tourisme des Pays-Bas sans lesquels la réalisation de ce reportage aurait été impossible.

Se restaurer

Brasserie Stocks & Bonds
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Stocks & Bonds est bien plus qu’une banque… C’est un lieu où on y mange ! Un restaurant chic et élégant où il est possible de dîner dans un cadre vraiment atypique. En effet, au sous-sol, une salle est accessible en passant par une porte blindée qu’on ouvre comme pour ouvrir un coffre d’une banque. Si vous cherchez de l’originalité, vous serez servis !
Noordeinde 33
2514 GC La Haye
www.ihg.com

Dormir

Carlton Ambassador Hotel
Chaleur et élégance sont les maîtres mots de cet hôtel. Les chambres d’une belle luminosité sont tapissées de fresques blanches et bleues, façon poterie hollandaise comme il est coutume de trouver aux Pays-Bas. Le petit-déjeuner est copieux : pain au chocolat, croissant, charcuterie, salade, viennoiserie… Une véritable vie de princesse à La Haye!
Sophialaan 2
2514 JP La Haye
Tél. 00 31 70 700 7933
https://www.carlton.nl/hotel-ambassador-den-haag

Activités culturelles

Le musée Mauritshuis
Plein 29
2511 CS La Haye
Tél. +31 70 302 3456
Ouvert tous les jours de 10h à 18h.
Adulte 15,50 euros
Voir les conditions sur :
www.mauritshuis.nl

La Galerie Prince William V
Buitenhof 33
2513 AH La Haye
Tél. +31 70 302 3456
https://www.mauritshuis.nl/nl-nl/ontdek/galerij-prins-willem-v/

Festival international des jardins

À l’occasion de l’ouverture du Festival international des jardins, venez découvrir cette nouvelle saison placée sous le signe des jardins de la pensée.

Qu’ils évoquent des univers littéraires d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, des potagers d’écrivains, des labyrinthes de philosophes, des décors verts d’hommes de théâtre, les jardins de l’édition 2018 auront à coeur de nous plonger, de manière inventive et originale, dans le monde fertile et luxuriant de la littérature et des idées.

De splendides jardins à visiter absolument !


Informations pratiques :

Domaine de Chaumont-sur-Loire

Château de Chaumont, 41150 Chaumont-sur-Loire

02 54 20 99 22

Du 24 Avril au 4 Novembre

www.domaine-chaumont.fr/fr/festival-international-des-jardins