mardi 4 août 2026

Jazz à Juan 2026 – Sous les pins de la Pinède Gould, l’Orient mystique de Dhafer Youssef percute les brumes électriques de Morcheeba

Juan-les-Pins, le 11 juillet 2026. Il y a des soirées à Jazz à Juan qui claquent comme un programme parfait. Celle du 11 juillet en fait partie. Deux artistes. Deux continents. Deux langages sonores lancés l’un contre l’autre sous les pins centenaires de la Pinède Gould. Le choc s’annonçait frontal, et c’est bien ce qui rendait cette deuxième grande soirée de la 65e édition si excitante sur le papier.

Dhafer Youssef, ou l’art de faire de l’oud une prière

Un homme arba joue de l'Oud, asssis sur le sol devant une peinture colorée.

Dhafer Yousseg,le maître de l’OUd.

Ouverture de feu : le maître tunisien de l’oud et chanteur Dhafer Youssef débarque avec Shiraz, son dernier album — le plus intime, sans doute, de toute sa carrière. Un disque écrit pour son épouse, la cinéaste Shiraz Fradi, où l’amour et la gratitude se mêlent à des zones d’ombre assumées. Rien de sage là-dedans : de la matière brute, transformée en musique.

L’histoire de l’homme vaut le détour. Né à Téboulba, dans une famille de pêcheurs où l’on est muezzin de père en fils, Dhafer Youssef chante depuis l’âge de cinq ans. Direction Vienne à la fin des années 1980, puis une révélation au club de jazz Porgy & Bess, qui va tout changer : greffer le jazz contemporain sur les traditions soufies et le lyrisme arabe, sans jamais trahir l’un au profit de l’autre. Résultat : des collaborations avec Herbie Hancock ou Marcus Miller et une place à part dans le paysage du world jazz — une voix que l’on reconnaît en trois notes.

Sur scène, pour Shiraz, il n’était pas seul : piano, trompette, basse, batterie, guitare invitée… Tout un attirail pensé pour transformer le concert en voyage intérieur. Transe soufie, embardées jazz, confidences amoureuses : pendant une heure, la Pinède a dû quitter la Méditerranée pour dériver ailleurs.

Pour se faire une idée plus précise de ce que cela donnait vraiment sur scène, le lendemain, le 12 juillet, Dhafer Youssef rejouait cette même tournée, « Shiraz », au Festival international de Hammamet, avec Daniel Garcia Diego au piano, Mario Rom à la trompette, Swaéli Mbappé à la basse électrique, Tao Ehrlich à la batterie et Nguyên Lê à la guitare. Au menu : « Eyeblink and Eternity », « Rose Fragrance », « The Epistle of Love », « Zakir Bhai Eternal Longing ». Les échos de cette date tunisienne parlent d’une soirée qui bascule dans le mystique, portée par une communion presque hypnotique avec le public. Le programme exact de la Pinède reste à confirmer, mais cette étape de la tournée donne un excellent aperçu de l’atmosphère qui devait y régner.

Morcheeba, trente ans de trip-hop en apesanteur

Changement de décor brutal. Place à l’électronique organique de Morcheeba, portée par la voix suave de Skye Edwards et la patte de Ross Godfrey. Leur histoire mérite d’être racontée : une rencontre de hasard à Londres, il y a trente ans. Ross, dix-huit ans, multi-instrumentiste du Kent, invite chez lui une jeune chanteuse d’East London dont on lui a vanté le talent. Elle arrive avec sa guitare et chante un morceau. Le courant passe immédiatement. Morcheeba vient de naître, sans le savoir.

Onze albums et plus de dix millions de disques plus tard, le groupe débarque à la Pinède pour défendre Escape the Chaos, son petit dernier — enregistré en groupe, à l’ancienne, entouré de proches et d’invités. Un disque tiraillé, comme souvent chez eux, entre soin électronique et pulsion instrumentale brute. La douceur ne mange jamais la gravité, et inversement.

Pas de setlist confirmée pour la Pinède, mais les autres dates de la tournée « Escape the Chaos » donnent une bonne indication : un cocktail de classiques increvables — « Trigger Hippie », « The Sea », « Rome Wasn’t Built in a Day », « Blood Like Lemonade » — et de titres frais du nouvel album — « Call for Love », « We Live and Die », « Never an Easy Way » —, pour environ une heure trente de concert. Sur cette tournée, les retours de spectateurs décrivent systématiquement la même chose : une salle debout qui chante et se balance d’une seule voix, portée par une Skye Edwards toujours aussi magnétique sur scène.

La Pinède Gould, écrin d’émotions depuis 1960

Impossible de raconter cette soirée sans s’arrêter sur le lieu qui la rend possible. Créée en 1960 en hommage à Sidney Bechet, la Pinède Gould n’a besoin de presque aucun artifice : les pins parasols encadrent la scène, la nuit tombe sur la baie, la mer reste invisible, mais on la sent partout. Miles Davis, Ella Fitzgerald, Ray Charles et Nina Simone y sont tous passés. Soixante-cinq ans plus tard, la magie du lieu opère toujours — ici, la musique ne se contente pas de se faire entendre : elle prend possession de l’espace.

Entre le recueillement habité de Dhafer Youssef et la nonchalance électrique de Morcheeba, cette soirée du 11 juillet a de nouveau prouvé ce qui fait l’ADN du festival : réussir à faire cohabiter, en une seule nuit et sous les mêmes pins, des univers qui n’avaient rien pour se croiser — à part l’émotion qu’ils déclenchent, chacun à sa façon, chez un public venu de toute l’Europe pour cela. Jean-Loup Guest.


La 65e édition de Jazz à Juan s’est déroulée du 9 au 19 juillet 2026 à la Pinède Gould, à Antibes Juan-les-Pins.

Bateaux sur l’eau : une échappée fluviale entre Poissy et Chatou

Les vacances de Noël arrivent… Si on partait en balade sur la Seine ? Prêts pour une virée ? À moins d’une heure de Paris en RER, la Seine dévoile un visage plus lent, plus intime. Entre Poissy et Chatou, le fleuve devient fil conducteur d’une escapade culturelle et naturelle, où patrimoine fluvial, art impressionniste et mobilités douces composent un itinéraire à la fois poétique et écologique.

Poissy, mémoire vivante de la batellerie. Point de départ idéal de cette balade, Poissy entretient un lien ancien avec la navigation fluviale. Le Musée de la Batellerie et des Voies Navigables y retrace l’histoire de celles et ceux qui ont vécu au rythme du fleuve. Maquettes de péniches, outils de mariniers, objets du quotidien et archives racontent une culture longtemps essentielle à l’économie française. La visite permet de comprendre la Seine non comme un simple paysage, mais comme un espace de travail, de circulation et d’échanges, structurant la vie des villes riveraines.

Restaurant Fournaise

Façade du restaurant les Rives de la Courtille

Chatou et l’Île des Impressionnistes, la Seine comme source d’inspiration.
Quelques minutes de TER suffisent pour rejoindre Chatou, dont la réputation artistique est indissociable de l’Île des Impressionnistes. C’est ici que Monet, Renoir ou Sisley ont posé leurs chevalets, fascinés par les jeux de lumière sur l’eau et les reflets changeants de la végétation. Aujourd’hui encore, l’île conserve une atmosphère paisible. Les promenades le long des berges invitent à une déambulation contemplative, entre mémoire artistique et douceur de vivre.

Déjeuner au bord de l’eau, aux Rives de la Courtille. Sur l’île, Les Rives de la Courtille prolongent cette tradition des repas au fil de l’eau. Installé dans un cadre chargé d’histoire, l’établissement s’inscrit dans l’héritage des anciennes guinguettes qui animaient les bords de Seine au XIXᵉ siècle. Le lieu offre une halte appréciable pour savourer un déjeuner face au fleuve, dans un esprit simple et convivial, fidèle à l’âme du site.

Le hameau de la Fournaise, entre art et plaisirs populaires. À quelques pas, le hameau de la Fournaise constitue l’un des cœurs historiques de Chatou. Ce site emblématique, rendu célèbre par Le Déjeuner des canotiers de Renoir, témoigne de l’effervescence des loisirs fluviaux à la Belle Époque.

Sequana, restaurer les bateaux pour préserver le fleuve. Plus discrète mais essentielle, la visite de l’atelier de restauration de bateaux anciens de l’association Sequana révèle un autre visage de la Seine. Ici, des bénévoles passionnés redonnent vie à des embarcations patrimoniales, perpétuant des savoir-faire artisanaux rares.

La Seine autrement : la navigation électrique. Pour conclure cette escapade, la balade en bateau électrique s’impose comme l’expérience la plus emblématique. Silencieuse, sans émission directe, elle permet de parcourir la Seine dans le respect de son écosystème.

bateau elecrique sur la Seine

Le petit bateau électrique de Sequana pour une jolie promenade fluviale. ©Sequana

A la rédaction, nous avons fort apprécié cette belle et agréable balade au fil de l’eau. Le calme, l’observation des oiseaux, des nid, des poissons qui sautent… A quelques pas de l’autoroute, il est incroyable de bénéficier d’une tel dépaysement !

Retrouver des ongles sains avec PODERM

Je n’avais jamais vraiment prêté attention à mes ongles de pieds. Ils étaient là, discrets, cachés la majeure partie de l’année. Jusqu’au jour où l’un d’eux a commencé à changer d’aspect. Une teinte jaunâtre, un ongle qui s’épaissit, devient plus fragile. Rien de spectaculaire, mais suffisamment pour installer un malaise. Le diagnostic est tombé sans drame : une mycose de l’ongle.

Après quelques hésitations, j’ai choisi de me tourner vers PODERM, une marque spécialisée dans la santé des ongles et des pieds. J’ai commencé un traitement quotidien, simple, presque ritualisé. Chaque soir, j’appliquais le sérum sur l’ongle concerné, sans contrainte lourde, sans odeur agressive. Ce n’était pas un traitement miracle instantané, mais un accompagnement progressif, respectueux.

Les premiers résultats sont apparus après quelques semaines. À la base de l’ongle, une repousse plus saine, plus claire. C’était discret, mais rassurant. J’avais l’impression de reprendre la main sur quelque chose que je subissais jusque-là. J’ai continué, avec patience.

Mois après mois, l’ongle s’est transformé. Plus lisse, plus fort, visiblement assaini. Aujourd’hui, la mycose n’est plus qu’un souvenir. Mes ongles ont retrouvé un aspect naturel, et surtout, je n’y pense plus avec appréhension.

Ce que j’ai apprécié chez PODERM, au-delà de l’efficacité, c’est cette approche douce et experte à la fois. Et pour la touche finale, les vernis à ongles PODERM. Des vernis qui ne se contentent pas de masquer, mais qui respectent et protègent l’ongle. Une manière élégante de renouer avec le plaisir… jusqu’au bout des pieds.

Les huîtres creuses de Charente-Maritime : un trésor iodé entre terre et océan

Nourries par la rencontre de l’Atlantique et des eaux douces de la Charente, les huîtres creuses de Charente-Maritime sont bien plus qu’un produit emblématique : elles sont l’expression d’un territoire façonné par les marées, la lumière et la patience des femmes et des hommes qui les élèvent. Ici, l’ostréiculture est un art transmis depuis des générations. Les parcs s’étendent du bassin de Marennes-Oléron à l’île de Ré, offrant des conditions idéales pour donner naissance à une huître charnue, équilibrée, au goût franc mais jamais envahissant, marquée par cette fameuse note de noisette qui signe les grands crus océaniques.

Dégustées natures, légèrement citronnées ou travaillées dans des recettes plus contemporaines, les huîtres creuses de Charente-Maritime se prêtent à toutes les envies culinaires. Elles capturent l’identité du littoral, ce souffle marin qui imprègne les bourgs côtiers, les cabanes ostréicoles et les longues étendues de vase où s’inscrit, chaque jour, le rythme immuable des marées.

Pas trop salées, chaudes, je les adore dans leur version « californienne », mais il faut prévoir de les acheter en 1 ou 2, simplement ouvertes par la chaleur d’un four ou d’un BBQ et arrosée d’une huile d’olive de qualité fermement ailée.

Parmi les façons raffinées de les savourer, le ceviche d’huîtres et de Saint-Jacques se distingue : une préparation rapide, fraîche et élégante qui sublime la texture délicate des huîtres.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

pour une douzaine, comptez entre 8 et 10 € (Fines ou Spéciales).
Pour une expédition via Chrono Fresh, il faut ajouter environ 15 €, selon la quantité et le poids.


RECETTE CHEVICHÉ HUITRE ET NOIX DE ST JACQUES

Préparation : 15 min

Ingrédients

12 huîtres HCM

12 noix de Saint-Jacques

Huile d’olive

Citron jaune

Citron vert

Fleur de sel

Baies roses

Fleurs séchées (facultatif)

Préparation

Ouvrir les huîtres et les décoquiller.

Les hacher grossièrement.

Détailler les noix de Saint-Jacques en fines rondelles.

Disposer les huîtres au centre de l’assiette.

Former une rosace avec les Saint-Jacques.

Mélanger l’huile d’olive, le jus de citron jaune, les baies roses, la fleur de sel et le poivre.

Verser la sauce.

Parsemer de zeste de citron vert et de quelques fleurs séchées.

Bonne dégustation !

Verpal, L’émotion à fleur de peau


Chez Verpal, chaque bijou commence par une respiration. Une émotion capturée, un geste suspendu entre la nature et la main qui la traduit. Véronique Palenzuela sculpte la matière comme on écrit un poème : avec sensibilité, précision et un profond respect pour le vivant. Le métal devient langage, la forme devient murmure, et chaque création s’installe sur la peau comme une seconde nature.

Les bijoux Verpal ne cherchent pas à briller pour séduire, mais à accompagner. Ils racontent des fragments d’histoires, des élans du cœur, des instants intimes. Ils se portent comme un souffle, comme une trace de liberté. Parmi les pièces emblématiques, Derya, issue de la collection Contemporaine, évoque la mer et son mouvement perpétuel. Ses lignes ondulantes se croisent comme des vagues figées dans l’or, capturant l’énergie du geste devenu matière. Collier, bague, bracelet : chaque élément de la parure reproduit la sensation du flux et du reflux, un va-et-vient sensuel et apaisant.
Dans un autre registre, plus floral, Séréna célèbre la délicatesse d’une pivoine sculptée. Sa corolle se déploie subtilement autour d’un branchage stylisé, offrant un hommage à la grâce féminine. C’est une ode à la douceur, à l’intemporalité, à cette beauté intérieure qui affleure sans jamais s’imposer.
Plus instinctives, les pièces Nola et Izora, issues de la collection Animale, mettent en lumière la puissance du vivant. Elles incarnent l’équilibre entre force et finesse, entre instinct sauvage et élégance maîtrisée. Des bijoux qui vibrent comme une présence, un totem intime à porter au quotidien.
Toutes les créations Verpal sont réalisées en laiton doré à l’or 999 millièmes (24 carats) ou argentées à l’argent fin, garantissant éclat et durabilité. Mais au-delà des matériaux, c’est l’âme de chaque pièce qui les rend uniques. Elles naissent au rythme des inspirations, des rencontres, des commandes particulières. Rien n’est figé, rien n’est produit en série : chaque bijou est façonné à la main, dans un atelier où le temps n’est jamais une contrainte mais un allié.
Cette approche artisanale explique pourquoi l’offre en boutique évolue au fil des mois. Les créations apparaissent, disparaissent, reviennent transformées. Chez Verpal, on ne planifie pas une collection comme un calendrier : on la laisse éclore. La nature inspire, la main interprète, et l’émotion devient forme.
Verpal, c’est l’art d’offrir à la nature une éternité. Et à chaque femme, un éclat d’âme à porter, discret, vibrant, profondément vivant.


Verpal
19, rue du Pont Louis-Philippe
75004 Paris
verpal.fr 

Photographe : Olivier Chauvignat
Mannequin : Julie-Chloé Mougeolle

Wonderful World : quand Broadway affronte le monde d’aujourd’hui

Comment continuer à rêver quand l’air du temps s’assombrit ? Avec Wonderful World, Laetitia Ayrès relève le défi en mêlant humour, swing et lucidité. Son nouveau stand-up musical, porté par un trio complice (voix, piano, violoncelle-contrebasse), revisite les grands classiques de Hollywood et de Broadway à l’aune de nos contradictions contemporaines : éco-anxiété, féminisme, fragilité du spectacle vivant, injonction au bonheur permanent. Un spectacle vif, tendre et résolument ancré dans notre époque.

Formée au chant lyrique et nourrie depuis toujours par les comédies musicales, Laetitia Ayrès s’empare de titres cultes, de Cabaret à My Fair Lady en passant par Michel Legrand, pour les détourner avec un sens aigu de l’observation. Chanter New York, New York tout en pensant à son bilan carbone, rêver alors que « tous les voyants sont au rouge » : les paradoxes prennent ici des allures de numéros irrésistibles. Grâce aux arrangements élégants d’Orane Donnadieu ou de Jeyran Ghiaee au piano, et au jeu sensible de Maëlise Parisot au violoncelle-contrebasse, chaque morceau devient un petit théâtre d’émotions.

Entre concert et stand-up, Wonderful World interroge sans alourdir, amuse sans cynisme, et touche par sa sincérité. Laetitia Ayrès y incarne une génération ballotée entre héritage enchanté et réalité déconcertante. Mais, fidèle à l’esprit des comédies musicales, elle choisit la lumière : ici, même à l’heure de Don’t Look Up, « ça se finit bien ».

Créé au Sunsid, le spectacle s’installe au Studio Hébertot, où l’on ressort léger, le cœur battant au rythme des refrains mythiques. Une invitation à réenchanter le quotidien, une paillette pour éclairer la saison !

Wonderful World – Studio Hébertot (Paris 17e)
Tous les lundis et mercredis à 21h
Du 19 novembre 2025 au 28 janvier 2026

https://studiohebertot.com

Avec Roberta, la vie est belle… c’est bien évidemment la Dolce Vita !

Une tornade italienne à l’accent chantant

Venue de Mantoue, Roberta Cecchin a débarqué à Paris sans parler un mot de français. Dix ans plus tard, elle fait rire la France entière avec son one-woman-show Una Roberta débarque à…, décliné dans chaque ville où elle se produit. Dans ce spectacle haut en couleurs, elle raconte avec humour les chocs culturels entre France et Italie : la cuisine, la drague, le langage ou les fameux débats sur le foot… Rien n’échappe à son œil malicieux et à son autodérision typiquement transalpine.

Entre raffinement français et Dolce Vita italienne

Sur scène, Roberta jongle entre deux cultures qu’elle aime passionnément. De la retenue française au tempérament volcanique italien, elle peint un tableau drôle et tendre de nos différences, où chaque anecdote devient un pont entre les peuples. Son accent savoureux, sa gestuelle expressive et son franc-parler séduisent un public conquis, de Paris à Milan, de Genève à Tunis. Plus de 130 représentations, dont 80 % à guichets fermés, ont déjà couronné cette artiste solaire devenue l’ambassadrice officieuse de la Dolce Vita en France.

La plus italienne des Parisiennes

Première humoriste italienne à se produire en français, Roberta est aussi la fondatrice du Divina Comedy Show, premier plateau d’humour en italien de France. Elle partage la scène avec de grands noms comme Alexandre Kominek ou Michela Giraud, et séduit par son naturel désarmant. Véritable passerelle entre deux pays cousins, elle célèbre à sa manière le goût du partage, du rire et de la vie belle — forcément à l’italienne.


Infos pratiques

La prochaine date :

Una Roberta débarque à Lyon – Mercredi 8 octobre 2025 à 20h30

Théâtre à l’Ouest, Décines

Durée : 1h10 env.

Billetterie sur www.unarobertaaparigi.fr

Instagram : @una_roberta_a_parigi

Jardins du Temps : quand la mémoire se peint à Vernon

Du 20 septembre au 19 novembre 2025, le Pavillon des Jouets de Vernon accueille une exposition exceptionnelle : Jardins du Temps, signée de l’artiste peintre chinoise Gulistan. Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine et des Journées Nationales des Artistes, ce rendez-vous gratuit invite le public à découvrir une œuvre rare, où se mêlent poésie, mémoire et dialogue culturel.

Formée en Chine et en Australie, Gulistan vit et enseigne aujourd’hui à Pékin. Sa peinture explore le temps, la mémoire et la lumière avec une sensibilité méditative qui la distingue sur la scène contemporaine. Loin des effets de mode, ses toiles évoquent l’intime, l’absence, la trace, suspendues entre Orient et Occident. Elle a déjà exposé à Paris, Florence, Shanghai ou encore Dubaï, et figure dans des collections prestigieuses, publiques comme privées.

Au Pavillon des Jouets – ancien bâtiment industriel sauvé des bombardements et transformé en lieu de création par l’artiste Gao Bo – ses œuvres trouvent un écrin singulier. Entre passé et présent, elles résonnent avec l’histoire du lieu et offrent au visiteur une expérience sensorielle hors du temps. Chaque toile devient ainsi un pont, reliant la sérénité orientale aux élans romantiques occidentaux.

Avec Jardins du Temps, Vernon s’inscrit au cœur d’un dialogue artistique international, où la mémoire se fait matière vivante et la peinture langage universel. Une invitation à contempler la beauté fragile des choses et à laisser le temps, le rêve et le silence guider le regard.


AFFICHE JARDINS DU TEMPS

Jardins du Temps, exposition, Vernon.

Infos pratiques :
Pavillon des Jouets – 134, route de Giverny, 27200 Vernon
Du 20 septembre au 19 novembre 2025
Ouvert les samedis de 14h à 18h
Entrée libre et gratuite

https://www.pavillon-des-arts.com/

Orléans, entre Loire et lumière

À une heure seulement de la capitale, Orléans s’impose comme une destination idéale pour un week-end dépaysant au cœur du Val de Loire. Ville d’Art et d’Histoire, elle séduit autant par son patrimoine séculaire que par son énergie créative.

La cathédrale d'Orléans.

La cathédrale d’Orléans @JulieChloeMougeolle

La cathédrale Sainte-Croix domine l’horizon et rappelle le passé glorieux de la cité, marqué par Jeanne d’Arc, figure emblématique qui trône place du Martroi. Mais derrière les façades à pans de bois et les ruelles pavées, Orléans dévoile un visage plus audacieux. Le Musée des Beaux-Arts, riche en pastels et en collections johanniques, le FRAC et son architecture futuriste ou encore les fresques qui colorent les murs du centre-ville témoignent de ce dynamisme.

La nature, elle aussi, occupe une place de choix. Au sud, le Parc Floral de la Source déploie ses 35 hectares entre serres exotiques, flamants roses et roseraie foisonnante : un véritable havre pour petits et grands. Les bords de Loire invitent quant à eux à la détente, entre baignade et activités nautiques sur l’Île Charlemagne, ou promenade en toue sablière, ces bateaux traditionnels qui glissent paisiblement sur le fleuve.

Les saveurs orléanaises ne sont pas en reste : au Brin de Zinc, ambiance contemporaine et cuisine bio maison ; à La Taverne, place du Martroi, plats traditionnels généreux servis dans un décor chaleureux. Et pour prolonger le séjour, l’Appart’City Orléans Centre offre une solution pratique et confortable, parfaite pour découvrir la ville à pied.

Orléans conjugue passé et modernité, patrimoine et nature, art et gourmandise. Une escale lumineuse qui prouve qu’à une heure de Paris, le voyage peut déjà commencer.

https://www.tourisme-orleansmetropole.com/

Les Hautes-Vosges version impressionniste !

Il y a comme cela des régions en France, que l’on cite en dernier sur la liste des lieux de vacances ou de week-end incontournables. Ce n’est la faute ni à un rejet, ni un à mauvais souvenir, non, non, plutôt à une absence, à une méconnaissance. Les Hautes-Vosges, c’est où ça ? Nous, dans la famille on va plutôt à Antibes ! Nous dans les Landes, les Alpes ou les Pyrénées. Alors, année après année, on marche dans les traces de nos pas des étés précédents et la tradition se perpétue sans jamais que l’on passe dans les Vosges, jusqu’au jour où…

Rencontrer les Hautes-Vosges, c’est les adopter !

Une jeune femme, vetue sportivement, regarde dans des jumelles en Hautes Vosges.

De loin comme de près, les Hautes-Vosges ça donne envie de s’arrêter. ©Judith Lossmann

Peu importe l’occasion, un copain se marie, une amie expose dans un petit village des ballons vosgiens, le stage d’entreprise a lieu dans un bel hôtel qui vient d’ouvrir au cœur d’une nature sauvage et nous voilà propulsé dans les Hautes-Vosges. C’est là que l’aventure commence dans l’un des « cantons » dits des Hautes-Vosges. Des zones géographiques où l’altitude dépasse les 1000 mètres, nous parlons du versant Ballons des Hautes-Vosges pour l’authenticité et la nature, de la Bresse pour les loisirs de montagne hiver comme été, et du district de Gérardmer (on prononce Gérarmé) pour le lac, les hôtels de luxe, le linge des Vosges et les balades au fil de l’eau.

Les Hautes-Vosges, ce sont des « cantons » fiers de leurs différences, lesquelles les unissent cœur et âme dans leur statut de pays de moyenne montagne, de lacs et de forêts et de … saisons marquées. Car oui, les Hautes-Vosges connaissent quatre saisons bien marquées, ce qui est de plus en plus rare dans l’hexagone, avouons-le !

Les quatre saisons bien marquées des Hautes-Vosges

L’automne c’est l’été indien… heu non, pardon, l’automne vosgien, tout de mordoré vêtus, les paysages sont des hymnes à la beauté naturelle, aux vols des oiseaux, au brame des cerfs, aux premiers feux de bois dans les cheminées.

L’hiver, c’est blanc, l’heure de la luge, des skis, des soirées au coin du feu, des plats roboratifs.

Le printemps, c’est tout vert, bourré d’animaux à observer dont les fameux chamois, de ruisseaux chantants dans les champs et d’arbres fruitiers qui s’enorgueillissent de fleurs ruisselants en cascade, prélude à des belles récoltes de mirabelles et de myrtilles dites « bleuets ou bluets » quand elles sont élevées dans des vergers et « brimbelles » à l’état sauvage.

L’été !? L’été c’est la saison la plus reposante qui soit. Avec la modification des climats, quand les thermomètres atteignent des records à Paris, dans les grandes localités bétonisées, dans le sud-ouest, en Camargue, quand les bords de mer et d’océan ploient sous la masse de touristes, quand les soirées des villes s’enflamment en nuits tropicales, quand tout devient irrespirable… il y a les Hautes-Vosges d’été où le soleil a donné toute la journée et où les nuits d’une fraîcheur exquise et salvatrices, protègent un sommeil bien mérité, tant les activités n’ont pas manqué.

Un peuple, un terroir ! Les Hautes-Vosges on les a dans la peau !

Parapente sur fond de ciel absolument bleu dans les Hautes Vosges

En haut, en bas, sur terre comme dans les airs, les hautes-Vosges, ils les ont dans la peau ! ©Judith Lossmann

Dans les Hautes-Vosges, ça bosse dur, on travaille main dans la main avec la nature, que l’on sert en la préservant et qui sert en produisant plantes, herbes aromatiques, vergers débordants dont s’emparent avec respect herboristes, faiseurs d’huiles essentiels, éleveurs d’abeilles et producteurs de miel, fabricants de liqueur de gentiane.

Tout un monde vit dans, par et pour la nature, si généreuse, des Hautes-Vosges. Les femmes et les hommes d’ici sont des passionnés de leur terroir et cet attachement doublé d’un engagement de mémoire à leurs aïeux et d’une transmission à leur futur, les soudent à leurs Terres plus et mieux que tous les hauts salaires du monde !

Enracinés, ces femmes et ces hommes-là n’entendent jamais l’appel du large et offrent leur vie à la préservation d’une culture et de cultures.

20.000 kilomètres plus tard

Un champs de simples dans les Vosges.

Plantation au cœur des Hautes Vosges. ©Judith Lossmann

Certains reviennent même au pays comme Gabrielle et William Bertaux, six ans en Nouvelle-Calédonie et hop, 20 000 kilomètres plus tard, le couple crée une ferme végétale pour produire les « simples » (j’adore ce joli mot pour des plantes essentielles) nécessaire à leur boutique Plantes et Potions, leur herboristerie, créée en 2017. ​Il faut visiter leur refuge, voisine du Markstein, proche des pistes tant en hiver qu’en été et des champs d’arnica, désormais extrêmement surveillés, afin d’espérer recommencer à récolter cette plante si puissante, emblème des Hautes-Vosges ! Leur jardin en pente est un véritable Eden où poussent joyeusement quelques soixante-dix variétés dont l’angélique, l’alchémille, le millepertuis, la calendula, des roses et un objet vivifiant parfaitement identifié bien qu’il ne soit pas un enfant du cru, le camérisier, venu du Canada, bourré d’antioxydants. Découvrez-le, c’est merveilleux ! Autant de plantes qui servent à fabriquer des eaux, des hydrolats, des tisanes et autres cosmétiques vendus dans la boutique. Un bonheur de mieux-être !

L’or vert des Hautes-Vosges : le sapin vosgien !

Petites fioes en vert brun qui contiennent les hydrolats de la maison Plantes et Potions.

Une infime part de la production de Plantes et Potions dans les hautes-Vosges. ©Judith Lossmann

Ce n’est pas Clément Urion, paysan-herboriste et transformateur, installé à la Ferme du Bien-Être à Gérardmer qui dira le contraire. « Depuis toujours on vient de loin et d’ci pour bénéficier des vertus ; décongestionnant respiratoire puissant, purifiant naturel pour l’atmosphère, anti-inflammatoire. » Pour en tirer la quintessence, l’homme manie l’alambic en cuivre et la puissance de chauffe comme personne pour obtenir des huiles essentielles truffées de composants curatifs, des hydrolats subtils, qui rentreront dans la composition de recettes délicieuses propres à « soigner » petits et gros bobos.
La boutique regorge de fioles, pots, sachets, savons… Une caverne aux trésors ! Prévoyez d’y dépenser temps et argent !

En sortant de là, allez juste en face à cinquante mètres… Non seulement parce que les huiles essentielles de Clément se retrouvent dans leur confiserie mais aussi et surtout parce qu’une alléchante odeur vous attirera chez ces deux frères toujours enthousiastes. Ils affichent le sourire de ceux qui sont heureux d’être là et de faire ce qu’ils font…

Tous les fruits des Vosges…  en bonbons

Dans un plat en inox, on voit des bonbons rouges clair tout juste fabriqués.

Hum… bonbons bios de la confiserie géromoise. ©Judith Lossmann

Martin et Justin Wesler, deux jeunes hommes qui ont embarqué famille, amis et comptes en banque dans la création de la Confiserie Géromoise, 100% locale, avec les huiles essentielles des uns, le miel d’un autre, le sucre d’un troisième.

Depuis, le succès est au rendez-vous, pour cet atelier artisanal de bonbons bio. Pour la petite histoire sachez qu’il aurait pu s’appeler La Vosgienne*, si d’illustres inconnus venus d’Espagne n’avait eu la prétention de se prendre pour des Vosgiens sans en avoir l’âme, ni le goût*.

Peu importe, laissons-là ces contrefacteurs et concentrons-nous sur leur production, notamment les fameux « gueule de bois » au succès retentissant. Il y a bien d’autres parfums et l’on se presse en bus pour visiter leur atelier de fabrication et sinon, leur site internet est particulièrement fourni.

* Mieux vaut le savoir les bonbons La Vosgienne n’ont rien de vosgien, ni même de français. Cette usine de fabrication de pastilles n’utilise rien en provenance des Vosges !

gros plan sur un arbuste de myrtilles.

Les myrtilles ou bluets d’élevage du Verger des Avolets dans les Hautes-Vosges. ©Judith Lossmann

Le petit fruit bleu sous toutes ses formes

Brimbelles, myrtilles, bluet… Peu importe le nom, nous parlons bien de ce petit fruit sauvage ou cultivé qui se plaît tant dans les Hautes-Vosges, qu’il en est devenu la mascotte. Au Verger des Avolets, Bruno Vincent prend le relais de son père et cultive en bio quelques 3000 arbustes pour 8 tonnes de récolte. « Les bonnes années ont fait le plein, mais on subit les aléas climatiques comme les vignerons, tant que tout n’est pas cueilli tout peut être perdu ! ». S’il vend en local et en circuit ultra-courts, des barquettes de ses myrtilles ou bluets, ce qui le passionne et « rentabilise » les efforts, c’est la transformation de ses récoltes en bières, vins, softs, jus, confitures, liqueurs… Bonne nouvelle, on peut visiter ses vergers et sa boutique, il suffit de demander !

Gérardmer et son iconique maison de linge : Le Jacquard Français

 Depuis 1888, malgré les infortunes liées à l’Histoire et les climats, les aléas dû à la concurrence, les audaces des techniques nouvelles et la détérioration manifeste de la qualité du textile sous emprise hégémonique de l’Orient, la belle maison traditionnelle Le Jacquard Français subsiste, poursuit son chemin et innove afin de produire à la fois dans la tradition et la contemporanéité tout en restant fidèle à ses racines vosgiennes. Un challenge ! Relevé hauts les mains par une équipe dynamique et créative d’une part et par le savoir-faire d’exception des faiseurs de matériaux, des petites mains des ateliers, et des métiers à tisser. C’est aux matière naturelles utilisées dans les créations qua la maison doit son succès et sa longévité. La fabrication d’un produit Le Jacquard français nécessite 11 étapes et six mois de travail. Du dessin, obtenus grâce à la technique « jacquard » inventée au 19e siècle par Joseph-Marie Jacquard, dont les motifs sont visibles tant à l’endroit qu’à l’envers.

Résultats ?

Des collections incontournables, iconiques, intemporelles. Une qualité et une durabilité exceptionnelles (on se transmet d’une génération à l’autre le linge signé Le Jacquard Français). Les plus grandes familles du monde se fournissent au Jacquard français, la couronne de Belgique, l’Assemblée nationale, le Sénat, Les JO2024, l’Élysée et l’avion présidentiel, tous commandent Le Jacquard Français, sans oublier les palaces internationaux.

Gros plan sur un métier à tisser Le Jacquard français dans les Voges.

Les métiers à tisser Le Jacquard Français ne connaissent aucune pause depuis 130 ans ! ©Judith Lossmann

Présent dans le monde entier et en particulier chez Harrods (UK), El Corte Inglès (Espagne), Isetan (Japon), Takashimaya (Songapour) SKP (Chine).

Les ateliers de productions se visitent (sur rendez-vous exclusivement). Une incroyable occasion de voir en œuvre, les 53 métiers à tisser et d’entendre le bruit des tissages, un son à faire vibrer cœurs et tripes comme il y a 130 ans.

Un magasin d’usine clôt la visite (il est ouvert à l’année à tous). On pourra acheter tout pour l’univers de la maison : lit, table, office, décoration, bain et ville avec quelques cabas et autres merveilleux sacs capables de donner de l’allure à toutes les tenues de ville.

Mention spéciale Paris : un flagship ouvre ses portes à Paris, 28 rue Bonaparte, 75006. Une belle occasion pour cet ambassadeur de la France et des Vosges de porter les couleur du slogan « La Vie En Vosges « ! » Affaire à suivre !

Un homme en retraite vêtu d'un e parka vert pomme guide des touristes sur les traces des chamois des Hautes Vosges.

Notre guide nous conduit sur la trace des chamois en Hautes-Vosges. ©Judith Lossmann

« Douceur climatique, chamois et dépaysement, désormais les Vosges attirent »…

Rapporte un journaliste des Vosges Matin, elles sont non seulement les montagnes les plus proches de Paris mais elles offrent un refuge lors des épisodes de canicules ! Une montagne certes mais aux contours tout doux et ronds comme les Ballons, des sommets accessibles, des chemins de randonnée au kilomètres, un parc naturel régional de toute beauté, ses voies vertes et chemins ouverts au VTT, des balades guidées pour l’observation des animaux et des chamois, ces grands animaux réintroduits dans les Hautes-Vosges en 1956 suite à un cadeau allemand. « Les 6 premiers individus », expliquent les guides Jean Pierre Claudon et Laurent Cahon lors d’une magnifique balade sur le Hohneck, « ont fait leur cette terre où rien ne les tourmente et forment aujourd’hui une belle colonie de près de 1200 animaux ».

Il faut venir les observer au petit matin, quand ils se savent seuls et tranquilles sur les lignes de crêtes quelque part entre Vosges, Alsace et Allemagne, entre ciel et terre, entre soleil et brouillard du matin, d’où ils émergent solitaires et heureux, sautillants de pierres en rochers avec l’aisance d’une danseuse étoile de l’opéra, les mères enseignant la sagesse des pas à leurs petits ! Des mères hyper vigilantes depuis la réintroduction de leur unique prédateur naturel : le lynx.

Y aller une fois c’est forcément revenir… dans les Hautes-Vosges !

En été, les Hautes-Vosges offrent une carte d’activités et de découvertes à 360 degrés. De l’ambiance tropicale des salles des métiers à tisser à une superbe balade en bateau électrique dans les coins et recoins du lac de Gérardmer, en passant par toutes les activités et visites et tant d’autres proposées par l’office du tourisme, les Hautes-Vosges le prouvent, elles ont tout d’une grande destination à découvrir.

Vous m’en direz des nouvelles !Judith Lossmann


INFORMATIONS PRATIQUES HAUTES-VOSGES

 

AVANT D’Y ALLER

hautes-vosges.net
labresse.net
gerardmer.net
ballons-hautes-vosges.com

Y ALLER

En train depuis Paris Gare de l’Est jusqu’à Nancy ou (si pas de changement de train) jusqu’à Remireront.  Puis voiture de location/taxi.

PREMIER CONTACT DANS LES HAUTES VOSGES

  • Office du tourisme communautaire des Ballons des Hautes Vosges : 03 56 11 00 90 – www.ballons-hautes-vosges.com
  • Office du tourisme communautaire de La Bresse Hautes-Vosges : 03 29 25 41 29 – www.labresse.net/
  • Office du tourisme communautaire Gérardmer Hautes Vosges : 03 29 27 27 27 – www.gerardmer.net/

DORMIR DANS LES HAUTES VOSGES

  • Hôtel Les Sapins / Restaurant Voglio – 88160 Le Mesnil – Tél. 03 29 25 02 46 – www.hotel-les-sapins.com – lessapins88@gmail.com. Un petit hôtel gentillet et propre, idéal pour un dépannage. Manque de charme et trop près de la route mais… MENTION SPECIALE PETIT-DEJEUNER : ce sont probablement les meilleurs œufs fermiers à la coque que j’ai mangés depuis l’enfance, ne les ratez pas !
  • La Villa Concorde / Demeure d’exception La Villa Concorde – 46 route d’Épinal – 88400 Gérardmer www.la-villa-concorde.fr/fr/demeure-dexception – +33 (0)7 69 53 09 88 – contact@la-villa-concorde.fr. MENTION SPECIALE DÉCOUVERTE : j’ai été bluffée par cet hôtel privé grand luxe sur les rives du lac de Gérardmer. Je lui consacre un article supplémentaire ici. Découvrez-le !

MANGER DANS LES HAUTES VOSGES

  • Part d'une tourte vosgienne sur fond de motage des Vosges.

    Tourte vosgienne à la viande de la ferme. ©Judith Lossmann

    La Ferme Auberge Le Drumont, à 1200 mètres d’altitude. 7 Rte du Drumont, 88540 Bussang – Tél. 03 29 61 50 12 – Perchée sur les hauteurs de Bussang, la ferme-auberge domine Bussang de toute sa hauteur et offre un panorama d’exception à 360° sur le vert des vallées, les horizons arrondis des Ballons et l’immensité de la forêt vosgienne. Dans l’assiette ? Sans surprise,- puisqu’il est à la carte de tous les restaurants du coin-, le traditionnel repas marcaire : potage ou tourte de la vallée, viande de porc fumée accompagnée des roïgabrageldi autrement dit des pommes de terres braisés goûteuses, mais alors goûteuses ! Suivent le Munster ou un fromage blanc local simple ou agrémenté de fruits d’ici, et bien entendu l’incontournable tarte aux myrtilles… Avant ou après (mieux vaut avant) partez en balade sur le chemin des crêtes sur lequel d’un pas à l’autre on passe des Vosges à l’Alsace. Tout en haut (mais c’est facile d’accès), une table d’orientation et un décor de cinémascope s’offre au regard sous les yeux des vaches dont l’écho des cloches resonne à l’infini.

 

  • Entrée servie dans un plat sombre.

    Entrée fraiche et maison de la ferme du Dahu Barbu. ©Judith Lossmann

    La Ferme du Dahu Bahu – 15 La Colline, – 88160 Ramonchamp – Tél. 06 24 42 04 66 – www.fermedahubarbu.fr/ Un repère rural et fermier que cette ferme ! Où tout ou presque tout est « fait maison », surtout le caractère de l’ancienne gendarme devenue agricultrice et de son mari. On mange sur une longue table, assis sur de longs bancs et tout au bout, derrière un mur de verre, on admire Mesdames les vaches à l’étable. Âmes sensibles, sachez que vous les mangerez ! Perso ce concept m’incommode, mais je suis bien la seule, il plait à beaucoup de visiteurs, lesquels rencontrent ici le plus court chemin entre la production (viandes, légumes, fruits) et l’assiette. Forcément c’est une carte de saison ! La maison propose également un grand gite de 100m2, très bien décoré, doté d’une immense terrasse avec vue à 180°. Un endroit idéal pour passer quelques jours au cœur de la fraicheur et de ruralité dotées de tout le confort contemporain.

 

  • assiette creuse contenant velouté de petits pois et de la viande séchée en morceaux.

    Velouté de petits pois frais et viande séchée. ©Judith Lossmann

    Le Domaine de Montagne – www.domainedemontagne.com/ Le Chalet Frère Joseph tire son nom de Pierre-Joseph Formet, un homme qui s’est retiré sur ce lieu isolé des Hautes-Vosges pour y vivre en ermite 33 années durant. Entre 1751 à 1784. Une merveilleuse petite chapelle témoigne de son passage et marque l’espace d’une présence céleste. C’est là qu’un nouvel hôtel renait de ses cendres et ouvre ses portes il y a quelques jours, début juin 2025. On aime la table baptisée Le M. En salle et en terrasse, elle plonge les gourmands au cœur des massifs boisés, loin du bruit et du tumulte.  Le savoir-faire gastronomique et étoilée du Chef Benoît Potdevin retient les hôtes autant que le cadre. (Dommage que les stores bans de la terrasse soient noirs, il faisait très chaud en-dessous, on les aurait préféré blancs ou clairs). Une sérénité est partout présente dans l’hôtel, les chambres, les suites et le spa dont le luxe apparait sans charger l’ambiance. Une belle harmonie !

 

  • Photo d'une assiette colorée prise au bord du larc de Gérardmer.

    Plat de saumon servi en bord de plage du lac de Gérardmer dans les hautes-Vosges. ©Judith Lossmann

    Le Lido – 138 Chem. du Tour du Lac – 88400 Gérardmer – Tél. 03 29 63 67 32 – www.lido-gerardmer.fr/ On pourra déjeuner agréablement grâce à la vue sur le lac et à la végétation environnante dans ce grand bar-restaurant au bord du lac de Gérardmer avec plage, pédalos, et transat. Carte variée. Cuisine de saison.
    NB : Le jour où nous avons testé le service fut extrêmement lent et complexe. On nous assure que c’était le début de saison donc on retient cette adresse facile d’accès et sans chichis pour déjeuner ou diner les pieds dans l’eau

ACTIVITÉS DANS LES HAUTES VOSGES

  • Se balader sur le massif  https://www.parc-ballons-vosges.fr/
  • Visiter le musée de 1001 racines : https://www.1001racines.fr/
  • Visiter le Théâtre du Peuple (nous n’avons pas pu le visiter) à Bussang, dont la particularité est d’avoir une scène ouverte sur la verdure et la végétation. Il est présenté comme un formidable vaisseau de bois construit en lisière de la forêt vosgienne au tournant du 20e siècle. Le lieu, nous dit-on, fourmille de créations (nous n’avons pas pu assister à une représentation.) www.theatredupeuple.com

SHOPPING / À RAPORTER DES HAUTES VOSGES

CHAUFFEUR/TAXI

Compagnie Marcot – 03 29 30 10 90 – agence@marcot.fr

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