jeudi 6 août 2026

Ovnis littéraires : des inclassables passionnants !

De l’analyse des relations toxiques à la vie sur une planète lointaine où les mots d’origine terrienne sont conservés et déformés en passant par un show TV à l’échelle interstellaire… bienvenue dans le monde enchanté des raconteurs d’histoires.

Ton coeur perd la tete, lucia etxebarria

Ton coeur perd la tête

Comment savoir que nous sommes engagés dans une relation toxique ? Comment en sortir et la surmonter ? Avec humour et lucidité, Lucía Etxebarria partage ses expériences pour nous délivrer de ces liens envahissants qui trop souvent nous dévorent. Nourri des conseils d’un psychologue, Ton cœur perd la tête donne les clés pour reprendre les rênes de sa vie et en finir avec la dépendance affective.
À partir d’histoires de couples au bord de l’implosion, Lucía livre un guide littéraire indispensable pour comprendre ce qui nous piège et apprendre à retrouver confiance en soi.
Tous ceux qui sont concernés par une relation toxique –même sans le savoir ou l’avoir réellement verbalisé- sentiront immédiatement comme un écho. Un écho d’autant plus fort que ce livre et merveilleusement écrit.
Ton cœur perd la tête d Lucia Etxebarria chez Héloïse d’Ormesson.

 

 


 

Joyeux bordel, andrew boyd, dave oswald mitchell

Joyeux Bordel

 

Sur toute la planète, des millions de personnes ont pris conscience, non seulement de la nécessité d’agir pour mettre un terme aux inégalités croissantes et aux dégâts écologiques, mais aussi de la possibilité d’y parvenir en faisant appel au pouvoir de l’imagination. Elaboré aussi bien pour les militants aguerris que pour les nouveaux activistes, Joyeux bordel est le manuel indispensable du militant moderne. Pensé par des dizaines d’activistes du monde entier, Joyeux Bordel ! met en lumière de nouvelles voies vers un militantisme créatif, efficace et revigorant. Il est à la fois un manifeste du farceur, un mode d’emploi de l’action directe façon Greenpeace et un manuel d’entraînement à l’organisation des masses, à la pédagogie et aux pratiques émancipatrices. Il explicite des dizaines de tactiques – du Flash mob à l’occupation non-violente en passant par la grève de la dette ou différent canulars. Mais c’est surtout une bible qui reprend de nombreux principes et théories fondateurs de l’action militante pour concocter malicieusement ses propres actions créatives.

Joyeux Bordel de Andrew Boyd et Dave Oswald Mitchell aux éditions LLL (Les Liens qui Libèrent)

 

 


 

Petit manuel de survie, odile cuaz

Petit manuel de survie dans un monde obscène

Un essai drôlatique sur les dérives du monde contemporain qui n’en finit pas de se vautrer dans le tout-à-l’ego, l’exhibitionnisme, l’impudeur et l’obsession de l’apparence.
Faut-il devenir réac pour rester jeune ? Publier son autobiographie à seize ans ? Préférer les chats aux enfants ? Pratiquer le tri sélectif ? Comment s’habiller en cagole ? En plombier gay ? Comment se faire des AMIS sur le Grand Réseau et des plans Q sur le Net ?
On apprendra ici à se confesser à la télé, professer des idées simples avec emphase, parler fric à table, être politiquement correct, dépenser un bras pour bouffer bio et s’habiller comme un futur ex-ado… Dans l’obscénité du narcissisme à son acmé. Des recettes. Des conseils. Des techniques et des avertissements… En dix vignettes savoureuses, un tableau de mœurs cruel et drôle de la «bobofitude». Derrière l’humour, l’auteure cache une âme de moraliste et une authentique tendresse pour ses contemporains.

Petit manuel de survie dans un monde obscène d’Odile Cuaz chez Chiflet & Cie.

 

 


 

Reproduction, bernardo carvalho

Reproduction

Au moment où il embarque dans un avion pour Pékin un homme, l’étudiant de chinois, se trouve pris dans un étrange imbroglio avec son ancienne professeur de chinois. Arrêté et interrogé, il se met à exposer une série de préjugés racistes et sectaires contre les noirs, les arabes, les juifs, les homosexuels, les pauvres, les gros… Ce personnage paranoïaque apparaît comme un des produits de notre époque : lecteur de magazines, blogueur et producteur de commentaires vitupérant en majuscules, aux connaissances encyclopédiques pêchées dans Wikipedia, il incarne un archétype anti-intellectuel qui se développe sur l’espace du Net. Il étudie le chinois pour pouvoir, dit-il, faire partie des cadres dominants lorsque la Chine aura envahi le Brésil. Laissé seul dans un bureau, il va entendre à travers la cloison une voix féminine qui s’adresse au commissaire. On comprend alors que celui-ci est coincé dans une histoire de paternité bizarre, que la professeur de chinois repart pour la Chine accompagnée d’une fillette dont les parents ont été assassinés… que tout est plus complexe qu’il n’y paraît. Ces personnages magnifiquement construits dont nous n’entendons que les monologues céliniens sont tous à la recherche d’une identité. Chacun expose sa version de la réalité, et c’est le choc de ces versions que Bernardo Carvalho nous raconte avec un humour corrosif et troublant. Reproduction a reçu le prestigieux prix Jabuti 2014.

Reproduction de Bernardo Carvalho chez Métailié.

 


 

Le monde cache d'Axton House, edgar cantero

Le monde caché d’Axton House

Agé d’une vingtaine d’années, A. vient d’hériter d’Axton House, un mystérieux domaine niché dans les bois de Point Bless, Virginie. Etrange affaire, en vérité. A. ignorait avoir un cousin éloigné nommé Ambrose Wells, et savait encore moins que le pauvre homme s’était récemment défenestré le jour de son 50e anniversaire – trente ans jour pour jour après son père, et de la même façon que lui. Accompagné de Niamh, jeune Irlandaise mutique de 17 ans présentée comme sa garde du corps, A. va de surprise en surprise. Quel sens donner à ces suicides ? Qu’est-il advenu du majordome qui s’est enfui le jour de la mort de son maître ? Sans compter ce labyrinthe dans le jardin, ou ces pièces secrètes sur lesquelles n’ouvre aucune porte. Tous deux grands fans de X-Files, Niamh et A. vont tenter de résoudre les énigmes auxquelles ils sont confrontés. Axton House est-elle réellement hantée ? Et que penser de cette rumeur qui voudrait qu’à chaque solstice d’hiver, sous le pâle halo lunaire, un mystérieux rassemblement s’y produise ? Composé de notes, de rapports, de lettres, de journaux et d’enregistrements divers, le roman d’Edgar Cantero invente le gothique du XXIe siècle : soit une enquête surnaturelle à nulle autre pareille – une atmosphère à la Carlos Ruiz Zafon, une Maison des feuilles parfaitement accessible – se refermant sur le lecteur tel un piège jusqu’au retournement final.

Le monde caché d’Axton House de Edgar Cantero chez Super 8 Éditions.


 

Prime time, jay martel

Prime time. Souriez, vous êtes filmés !

Perry Bunt aurait voulu réussir à Hollywood ; il a même failli le faire, autrefois. Proche de la quarantaine, un peu chauve, un rien bedonnant, il enseigne désormais l’art du scénario à de jeunes étudiants spectaculairement agaçants. Mais il y a Amanda. La si ravissante, si inaccessible Amanda Mundo. Un jour, n’y tenant plus, Perry décide de lui rendre une visite surprise à son soi-disant travail. Soudain, il comprend pourquoi sa beauté lui semblait légèrement « inhumaine ».
Bienvenue chez Galaxy Entertainment ! Vous ne le saviez évidemment pas, mais la Terre est depuis longtemps le théâtre de l’un des programmes de télé-réalité les plus populaires de la galaxie. Partout dans le cosmos, on se régale des mésaventures des terriens, ces êtres primitifs et arrogants qui, à force de guerres, de pollution et de décisions irrationnelles s’approchent chaque année un peu plus de l’autodestruction.
Sauf que les spectateurs commencent à se lasser. L’audience est en berne, ces derniers temps. A tel point que les producteurs ont décidé d’arrêter les frais. Désireux de finir en beauté, ils nous ont concocté un dernier épisode de folie : la fin du monde, rien de moins. Et c’est pour dans trois semaines. Ta-da ! Dès lors, les données du problème sont claires : un homme, un seul, peut encore remonter l’audience et sauver la planète. Cet homme s’appelle Perry Bunt. On est mal barré.

Enfoncez The Truman Show et Le Guide du routard galactique dans un mixer, appuyez sur « puissance maximale », et vous obtiendrez Prime Time – un tourbillon de folle inventivité qui n’épargne rien ni personne.

Prime time de Jay Martel chez Super 8 éditions.


 

Dark Eden, chris beckett

Dark Eden

 

Bienvenue sur Eden, la planète sans lumière. Au cours d’une expédition, des spationautes s’échouent sur une planète, qui ne doit sa chaleur et sa lumière qu’à son activité géothermique et à la bioluminescence de sa flore. Malgré les avaries subies par leur vaisseau spatial, tous décident de retourner sur Terre ; tous, sauf Tommy et Angela, qui préfèrent rester plutôt que de courir le risque d’un nouveau voyage. Près de deux siècles plus tard, leurs descendants espèrent toujours une expédition de sauvetage de la part des Terriens. Au sein de cette société stagnante et dégénérescente, John Lampionrouge fait tout pour rompre le statu quo. Il ne supporte plus de voir son peuple se cantonner dans la vallée étroite où l’homme a initialement posé le pied et souhaite explorer le reste de ce monde, quitte à se faire des ennemis…

Chris Beckett signe un roman de science-fiction envoûtant, à la hauteur des plus grands du genre. Dark Eden a reçu le prestigieux prix Arthur C. Clarke en 2013.

Dark Eden de Chris Becket aux Presses de la Cité

Bouquins de filles… mais pas que

L’été, on aime se plonger dans des belles histoires contrariées… Des histoires d’hommes et de femmes que rien ne devrait réunir, de lois familiales à respecter et de bons gros délires !

peyton place

Peyton place, la réédition du premier grand best-seller international ! Le roman qui déchira l’Amérique

Dans les années 1940, Peyton Place est une petite ville américaine de la Nouvelle-Angleterre, aux apparences tranquilles. Derrière les façades proprettes des demeures victoriennes ou celles plus vétustes des maisons des faubourgs, de nombreux drames se jouent. Dans les beaux quartiers, la jeune Allison ignore tout du secret qui entoure sa naissance et du passé sulfureux de sa mère, la belle et froide Constance McKenzie. Tout ce qui lui importe pour le moment est l’amitié de la jolie Selena Cross, issue des taudis de la ville et qui subit les violences d’un beau-père alcoolique…
Chronique au vitriol d’une petite ville américaine, où la condition des femmes est sans cesse bafouée, Peyton Place fit scandale lorsqu’il parut en 1956. Jugé « vulgaire », « amoral », «vicieux» ou encore « indécent », le roman – auquel l’on accorda tout de même d’indéniables qualités littéraires – connut cependant un engouement sans précédent, puisque 60 000 exemplaires furent vendus en à peine dix jours pour atteindre quelque 10 millions aujourd’hui. Le cinéma s’en empara dès sa parution, puis, en 1964 une adaptation en série télévisée, avec Mia Farrow et Ryan O’Neal, vit le jour.

Peyton Place de Grace Metalious aux Presses de la Cité.


 

Je le veux

Je le veux

C’est la cata. Il reste à Lily huit jours avant le grand bonheur : son mariage avec Will, l’homme idéal que toutes ses copines lui envient. Mais est-ce une bonne idée de se marier quand on est incapable de résister à un beau garçon ?
Terrifiée par la fidélité, mais trop amoureuse de Will pour renoncer à lui, Lily passe la semaine précédant son mariage à ingurgiter des cocktails bien tassés et à s’envoyer en l’air avec qui lui chante. Et ce qui devrait être le plus beau jour de sa vie menace de tourner au drame.
Une comédie qui donne à réfléchir sur fond de coke, vodka et sexe à gogo. Imprévisible mais pertinente, Lily pose les bonnes questions sur l’amour et la monogamie avec un mélange détonant de gravité et d’humour.

Je le veux d’Eliza Kennedy chez Robert Laffont.


 

Snow queen

Snow Queen

Avec toute la grâce et la subtilité qu’on lui connaît, Michael Cunningham nous offre une nouvelle plongée dans le New York des âmes perdues, l’histoire poignante d’hommes et de femmes en quête de transcendance, à travers l’amour et l’art. Un soir de novembre, alors qu’en pleine déprime amoureuse il traverse Central Park, Barrett est témoin d’une lumière mystérieuse, un moment fugace de beauté pure, un instant suspendu, comme si quelqu’un, quelque part, le regardait avec bienveillance. Une lumière qui lui évoque son frère, Tyler, cocaïnomane, musicien talentueux qui n’a jamais percé ; Beth, la fiancée de Tyler, qui se meurt d’un cancer ; Liz, leur amie commune, leur presque mère. Une lumière qui illumine aussi ses propres failles, ses ambitions ratées, ses amours déçues. Une lumière comme une manifestation du sublime. Comme l’amour qui, malgré tout, unit ces êtres blessés. Ou le rappel que, si le temps passe et les rêves aussi, reste la tendresse…

Snow Queen de Michael Cunningham chez Belfond.


 

Nous

Nous

Après le phénoménal succès d’Un jour, David Nicholls, sacré auteur britannique de l’année aux National Book Awards, fait son grand retour avec une comédie douce-amère irrésistible qui a déjà ravi le coeur du monde entier. Paris, Amsterdam, Munich, Vérone, Venise, Florence, Rome, Naples. Le Louvre, le musée Van-Gogh, la place Saint-Marc. Terrasses ensoleillées, trattorias bondées : l’été s’annonce chargé pour les Petersen. Douglas, le père, est extatique. Connie, la mère, est plus mesurée. Pour Albie, leur fils de dix-sept ans, c’est carrément l’enfer. Et pour tous, c’est peut-être l’occasion d’un nouveau départ.
Douglas le sait, c’est sa dernière chance de prouver que derrière le biochimiste coincé se cache un mari attentionné et un père superfun. Connie, elle, va devoir affronter le souvenir de celle qu’elle était, cette étudiante en art qui sillonnait l’Europe en quête de folles expériences. Et celle qu’elle est devenue, une épouse rangée qui voudrait bien passer à autre chose. Quant à Albie, grand photographe en herbe, entre fugues et passion amoureuse, arrivera-t-il à renouer avec son père et à voler enfin de ses propres ailes ? Crise de la cinquantaine, crise de couple, crise d’adolescence : Nous, c’est vous.

Nous de David Nicholls chez Belfond.


 

Aide moi si tu peux

Aide-moi si tu peux : populaire, décalé, poétique : le premier polar de Jérôme Attal !

Il est toujours prêt à dégainer un bon mot comme certains brandissent leur revolver.
Stéphane Caglia n’est pas un flic comme les autres. Pour échapper à la violence urbaine qui est son quotidien, il se réfugie dans les années 80 – les années de son enfance.
Traqué par un tueur à la solde d’une mystérieuse secte, il va devoir enquêter sur la disparition d’une jeune fille, liée à une série de crimes. Tamara, dix-sept ans, postait sur Internet des reprises de chansons des Beatles. Là est peut-être la clé de l’énigme…
Jérôme Attal s’accapare les codes de l’intrigue policière pour signer un roman poétique, drôle, à la fois nostalgique et vivifiant, truffé de bons mots sur les relations amoureuses et de réflexions mordantes sur le monde d’aujourd’hui.

Aide-moi si tu peux de Jérome Attal aux éditions Robert Laffont.


 

Je n'avais rien compris

Je n’avais rien compris

« Dans le miroir, je vois un type que je connais, en costume cravate, qui n’a pas la moindre idée de la façon dont il va pouvoir s’en tirer. » Prenez la personne la plus sympathique que vous connaissez. Puis la plus intelligente. Maintenant, la plus narcissique. La plus généreuse. La plus folle. Mélangez bien. Voici, grosso modo, le protagoniste de ce livre. La vie de Vincenzo Malinconico est un désastre. Le jour, il fait semblant de travailler dans son minuscule cabinet d’avocat. La nuit, il lambine devant des émissions de téléachat, toujours dans l’attente d’un appel de son ex-épouse, Nives, qui vient de temps à autre se réfugier dans ses bras. Beau-père d’une jeune Alagia, étudiante à la fac, qu’il rencontre clandestinement au Burger King de l’aéroport (la malbouffe est proscrite, chez Nives), il est aussi le père d’un adolescent bizarre, Alfredo, journaliste en herbe, adepte de la prise de risque. Mais tout change le jour où l’avocate la plus séduisante du barreau de Naples jette son dévolu sur lui ; et que, à ce moment même, il est commis d’office pour défendre un homme de main de la Camorra… Les péripéties rocambolesques commencent ! Un roman subtil et drôle, dans lequel le personnage principal, irrésistible philosophe du quotidien, parle d’amour et de Camorra avec la même énergie, à la fois lucide et railleuse. L’humour napolitain dans toute sa splendeur.

Je n’avais rien compris de Diego De Silva aux Presses de la Cité.


 

Les fleurs sauvages des bougainvilliers

Les fleurs sauvages des bougainvilliers

Après l’inoubliable Reine des pluies, Katherine Scholes signe un roman envoûtant ; le magnifique portrait d’une femme éprise de liberté, avec pour toile de fond les étendues sauvages du Tanganyika des années 1940. Peintre australienne, Kitty Hamilton a été contrainte de renoncer à son art pour suivre son mari Theo au bout du monde, dans la colonie britannique du Tanganyika. Car Kitty a bien des choses à se faire pardonner… Après le scandale qu’elle a déclenché à Londres, la jeune femme n’a pas le choix : si elle veut regagner la confiance de Theo, elle doit endosser son rôle d’épouse modèle. Sans faire de faux pas.
Mais, très vite, Kitty s’ennuie, étouffe dans l’univers ultracodifié des colons. Alors, quand son chemin croise celui de Taylor, un Anglais aux positions anticoloniales tranchées, qui lutte aux côtés des Massaï pour la préservation de leurs terres, sa nature fougueuse refait surface. À l’ombre des bougainvilliers, drames et passions couvent. Déchirée entre son besoin de venir en aide à ce peuple démuni, son attirance pour le charismatique Taylor et le devoir de rester loyale envers Theo, Kitty saura-t-elle faire le bon choix ?

Les fleurs sauvages des bougainvilliers de Katherine Scholes chez Belfond.

Les petites histoires dans la grande Histoire, et inversement…

La grande Histoire fascine les auteurs et les romanciers. Les petites histoires qui s’inscrivent dans la grande aussi. Et à titre individuel, les histoires personnelles sont bien plus grande que celle des livres d’Histoire. Livres d’histoire(s) dites-vous… En voilà.

Comment les francais ont gagné Waterloo

Comment les Français ont gagné Waterloo

Tout le monde sait qui a perdu la bataille de Waterloo. Même les Français doivent bien admettre que, le 18 juin 1815 au soir, sa Grande Armée en lambeaux, Napoléon Ier a capitulé. Il avait misé sur une grande confrontation avec ses ennemis et il a tout perdu. Personne ne peut le contester sérieusement. Enfin, presque…Avec un humour très british, Stephen Clarke, subtil observateur des particularités hexagonales, auteur du best-seller God save la France, interroge ces frondeurs d’hier et d’aujourd’hui qui refusent toujours d’admettre l’évidence. Analysant Waterloo du point de vue des grognards, des romanciers, des historiens et même des hommes politiques contemporains, il montre que, pour les Français, comme le dit Dominique de Villepin, la défaite française « brille d’une aura victorieuse ». Comment expliquer que deux siècles après, Waterloo fasse encore débat ? Déni ? Excès de patriotisme ? Anomalie spécifiquement française ?
Publié à l’occasion du 200e anniversaire de la bataille de Waterloo, ce livre aussi brillant que spirituel tente d’y répondre.

Comment les Français ont gagné Waterloo de Stephen Clarke chez Albin Michel


 

Oriana, une femme libre

Oriana, une femme libre

Figure du journalisme italien au XXe siècle, Oriana Fallaci (1929-2006) dépasse largement les frontières du pays qui l’a vue naître, les frontières géographiques autant que les frontières morales. Elle se définissait avant tout comme une femme libre.
Née dans une famille antifasciste, engagée dans la Résistance aux côtés de son père, elle intègre à dix-sept ans la rédaction d’un journal de Florence. Dans ce monde essentiellement masculin, elle se distingue par son talent, sa détermination, et une originalité qui défie les codes du journalisme de l’époque.
Des Etats-Unis au Vietnam, de l’Iran au Mexique, elle va sillonner la planète, couvrir les grands événements, et rencontrer tous ceux qui font l’Histoire : Kissinger, Khomeini, Willy Brandt, Golda Meïr, Yasser Arafat, Kadhafi… autant d’interlocuteurs avec lesquels elle crée un lien franc et parfois brutal, au plus près de l’émotion et de la contradiction. Au risque de déplaire et de s’attirer de nombreux ennemis. Le « style » Oriana Fallaci est né.
Cristina De Stefano, journaliste et écrivain, retrace admirablement le parcours d’une aventurière du siècle et d’une pionnière. Elle nous dévoile aussi une Oriana intime, tourmentée et même romantique, qui a revendiqué jusqu’à la fin de vivre sans tabou.

Oriana, une femme libre de Cristina De Stefano chez Albin Michel


 

cartouche

Cartouche, Roi du pavé de Paris

Cartouche ! Le nom claque dans l’air et envahit le Paris de la Régence… Après le long règne de Louis XIV, le siècle prend une tournure nouvelle : chacun aspire à vivre intensément et les comportements changent, avec l’expérience du papier-monnaie de John Law. C’est aussi le début des Lumières, où le meilleur comme le pire s’expriment et la délinquance fleurit.
Né vers 1695, Louis Dominique Cartouche est devenu voleur pour plaire à une belle. « Il détrousse les nantis pour redistribuer aux pauvres « , dit-on, accentuant son renom. Mais est-ce si sûr ? Avec ses nombreux complices, il défie les quarante-huit commissaires au Châtelet, les vingt inspecteurs, les cent vingt cavaliers du guet à cheval et les trois cents archers de guet à pied qui assurent la sécurité de la capitale. Agissant où bon lui semble sa petite taille et son agilité lui permettent de se glisser partout, il brave le lieutenant général de police et devient  » l’ennemi public n° 1″.
Avec François Gruthus auquel il s’associe, il crée deux troupes de plusieurs centaines d’individus qui mettent Paris en coupe réglée. Arrêté puis relâché faute de preuve, Cartouche multiplie les coups audacieux, nargue la police, vole rue Quincampoix… et assassine. « Joueur de cocanche sur les remparts et voleur d’épée la nuit », il est le « roi du pavé de Paris ». Le substitut Gueullette, homme de théâtre et de justice, représentant le pouvoir, écrit sur l’arrêt du Parlement : « C’était le plus habile, le plus adroit, le plus intrépide et le plus déterminé scélérat dont jusqu’ alors on eut entendu parler. »
Trahi par son complice, il est de nouveau emprisonné ; cette fois, il sera exécuté le 28 novembre 1721 en place de Grève, devant une foule immense… Cartouche a vécu, mais sa renommée ne fait que commencer.
Gilles Henry a traqué la trace de Cartouche durant dix ans, principalement aux Archives nationales, à l’Arsenal, à la Bibliothèque historique de la ville de Paris. Les nombreux documents inédits qu’il a découverts lui ont permis de narrer de manière décisive la vie de cet homme.

Cartouche, Roi du pavé de Paris de Gilles Henry aux éditions du Rocher.


 

Un amour plus fort que le tempsLeslie Maitland

Un amour plus fort que le temps

Une histoire incroyable : Leslie Maitland, journaliste au New York Times, est partie à la recherche de l’amour de jeunesse de sa mère, disparu dans la tourmente de la guerre. Une histoire où l’amour se moque du temps et des frontières.
Nous sommes en France, en 1941 : Janine, une jeune fille juive allemande, originaire de Fribourg, tombe amoureuse de Roland, un jeune Français catholique, dans le village de l’est de la France où elle s’est réfugiée. Fuyant les nazis, elle rejoint Marseille avec sa famille, où ils doivent embarquer à bord d’un bateau pour les Etats-Unis. Roland les suit à la trace et, lorsque le bateau quitte le quai, le jeune homme l’accompagne à bord d’une barque et jette des fleurs dans son sillage. Aux Etats-Unis, Janine se mariera et aura deux enfants. Mais Roland restera toujours l’homme de son coeur, son seul et unique amour.

Leslie Maitland grandira avec cette histoire, que sa mère ne cessera de lui raconter. Après la mort de son père, Leslie décide de partir à la recherche de Roland, qui est peut-être encore en vie. Le livre raconte à la fois l’histoire de l’amour improbable entre Janine et Roland et la quête de sa fille. Leslie retrouvera Roland, Janine et lui se reverront, et ils finiront même, après quelques années, par vivre ensemble.

Un amour plus fort que le temps de Leslie Maitland aux Presses de la Cité.


 

charrue de feu

La Charrue de feu

La Charrue de feu, roman d’Eli Chekhtman à ce jour inédit en français, occupe une place à part dans l’histoire de la littérature yiddish au XXe siècle.
Son originalité est totale.
Elle tient d’abord au lieu où se déroule son action, qui commence en Ukraine et se poursuit en Union soviétique, et au temps sur lequel se déploie cette action – la période évoquée court de la fin du XIXe siècle aux déportations vers les camps d’extermination après l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie.
Elle tient ensuite à ce que le texte mentionne explicitement, et c’est l’un des seuls à le faire, l’une des mises en œuvre de l’anéantissement des Juifs d’Europe longtemps passée sous silence : la Shoah par balles ou l’exécution sommaire de près d’un million cinq cents mille Juifs par les Einzatsgruppen, les milices de la Wermarcht.
Elle tient enfin à la manière dont Chekhtman a relevé, par le langage, ce défi terrible qui consiste à dire l’apocalypse.

La Charrue de feu de Eli Chektman chez Buchet Chastel.


 

Lawrence d'Arabie

Lawrence d’Arabie, Révolte dans le désert 1916-1918

Légendaire est devenue, grâce au cinéma, l’épopée vécue pendant la Première Guerre mondiale par T. E. Lawrence, un aventurier qui fut aussi un excellent agent secret et un grand écrivain. Ecrits dans une langue magnifique où courent le vent du désert et la tristesse d’un guerrier désenchanté, ces souvenirs peu connus forment un roman vrai incomparable. Mieux que son œuvre la plus célèbre, Les Sept Piliers de la sagesse (1922), ils livrent un récit au plus près des événements décrits dans le film culte de David Lean, Lawrence d’Arabie.

Lawrence d’Arabie, Révolte dans le désert 1916-1918. Récit autobiographique chez Bibliomnibus Aventure.


 

Alexis de Tocqueville

Alexis

L’histoire extraordinaire de Tocqueville, grand penseur politique du XIXe siècle et – on l’ignore souvent – grand aventurier et grand amoureux.
À seize ans, il fait un enfant à la couturière de la préfecture. À dix-sept, il se bat en duel pour la jeune fille qu’il aime. Puis il s’embarque pour le Nouveau Monde, partage la vie des Peaux-Rouges, fait naufrage dans le Mississippi, croise Davy Crockett et frôle la mort au fond de la forêt vierge avant d’être reçu à la Maison Blanche… Aristocrate, il devient le héraut de la démocratie. Neveu de Chateaubriand, descendant de Saint Louis, de Vauban et de Malesherbes, il vit une idylle fusionnelle et tumultueuse avec Mary Mottley, une Anglaise roturière, protestante, pauvre, de six ans son aînée, qu’il épouse contre la volonté de sa famille.
Cet homme, qui publie au retour de son voyage en Amérique un livre visionnaire, c’est Alexis de Tocqueville. Français le plus connu au monde avec La Fayette, Napoléon et de Gaulle, il est davantage renommé pour ses écrits que pour sa vie, pourtant étonnante et passionnante, aux antipodes de l’image austère qui lui est habituellement prêtée. De l’Amérique à la Normandie, du jeune pionnier à l’académicien, des salons de Mme Récamier aux geôles de Napoléon III, ce roman biographique nous fait découvrir de façon aussi divertissante qu’instructive toutes les facettes de ce grand personnage.

Alexis ou la vie aventureuse du copte de Tocqueville de Christine Kerdellant chez Robert Laffont.


 

Les douze enfants de Paris

Les douze enfants de Paris

Août 1572. Un cavalier s’avance aux portes de Paris. Sur sa chemise : la croix de Malte. Mattias Tannhauser, chevalier de l’Ordre, se perd bientôt dans les ruelles putrides, à la recherche de sa femme. Quelle folie a pu conduire Carla, seule et enceinte, à accepter l’invitation au mariage de Marguerite de Valois et d’Henri de Navarre ? Dans cette cité fébrile, déchirée entre protestants et catholiques, ou tout indique l’imminence d’un massacre, Mattias est plongé dans un océan d’intrigues et de violences, et ne dispose que de quelques heures pour lui éviter un funeste destin…

Les douze enfants de Paris de Tim Willocks chez Pocket


Bons baisers de Téhéran

Bons baisers de Téhéran

Les Soleyman, famille juive chassée de Téhéran, pensent avoir enfin trouvé le répit en s’exilant à Los Angeles. Mais un démon de leur passé, connu sous le nom du Fils de Raphael, va venir les perturber. Enfant illégitime, son existence même est une ombre qui plane au-dessus de leur clan, et son arrivée en Californie fait frémir toute la communauté juive iranienne. Des années plus tard, le Fils de Raphael, devenu un important businessman, est retrouvé assassiné dans sa voiture. Son épouse délaissée, un Soleyman en quête de vengeance, des investisseurs escroqués, ou peut-être même son comptable et confident de toujours ? La liste des suspects n’en finit pas de s’allonger… Entre saga familiale et roman policier, culture persane et culture juive, drame et humour, Bons baisers de Téhéran explore la force des liens du sang et les cicatrices de l’exil.

Un roman passionnant sur l’exode des Juifs iraniens.

Bons baisers de Téhéran de Gina B. Nahai chez Préludes.

L’enfance est un voyage dont on ne revient pas indemne. Quatre romans le prouvent.

Ma grand-mère vous passe le bonjour

Ma grand mere vous passe le bonjour

Elsa est une enfant solitaire. Sa seule amie est sa grand-mère, une femme fantasque, prête à tout pour faire rire sa petite-fille, même aux pires bêtises (entrer dans un zoo par effraction ; dire des insanités ; flirter avec des policiers) ! Moquée et persécutée à l’école, Elsa sait qu’elle trouvera toujours du réconfort auprès de Mamie, qui lui change les idées en lui racontant aussi de merveilleuses histoires. Puis, un jour, les contes s’arrêtent brutalement lorsque la vieille dame meurt. Elsa va alors faire son deuil en allant transmettre des lettres que sa grand-mère avait écrites pour de nombreux destinataires : lettres d’excuse, de regret et d’amour. Petit à petit, elle comprend que les contes de son aïeule s’inspiraient de personnages bien réels…

Ma grand-mère vous passe le bonjour de Fredrik Backman aux Presses de la Cité.


La mesure de nos silences

À la mesure de nos silences

Jamais Antoine n’aurait pensé que son grand-père puisse agir ainsi : il y a quelques heures à peine, l’adolescent sortait du lycée, s’apprêtant royalement à rater son bac. Kidnappé par papi à bord d’un vieux coupé Volvo, il roule à présent vers l’inconnu, privé de son iPhone.
À 82 ans, François Valent, journaliste brillant, aura parcouru le monde et couvert tous les conflits du globe sans jamais flancher. S’il a conclu un marché avec son petit-fils, c’est pour tenter de le convaincre de ne pas lâcher ses études.
Mais ce voyage improvisé ne se fera pas sans heurts. La destination vers laquelle le vieil homme conduit Antoine – la ville de Villefranche-de-Rouergue, ou il a grandi – a ce parfum particulier du remords. C’est là que l’enfance de François a trébuché. Lors d’un drame sanglant de la Seconde Guerre mondiale dont l’Histoire a gardé le secret. À la fois quête du souvenir et voyage initiatique, cette échappée belle les révèlera l’un à l’autre. La vraie vie n’est jamais là ou on l’attend. Nous avions adoré « L’enfant aux cailloux », nous avons aimé « à la mesure de ns silences ». 

A la mesure de nos silences de Sophie Loubière chez Fleuve Édition.


La ballade de willow

La Ballade de Willow

Une histoire de sacrifice, d’espoir et de pardon. 1934. Depuis qu’il a été abandonné quand il avait 7 ans, William Eng est pensionnaire de la très stricte institution du Sacré-Coeur, à Seattle. Cinq années ont passé, personne n’est venu le chercher. Aucune nouvelle de Liu Song, sa mère. Un jour pourtant, alors qu’il est au cinéma avec les autres garçons de l’orphelinat, il reconnaît le visage de sa mère dans une bande-annonce. Troublé par cette apparition qu’il n’osait plus espérer, William décide de s’enfuir pour retrouver celle qui se nomme désormais Willow Frost… Conteur hors pair, Jamie Ford tisse avec un immense talent une intrigue riche, tendre et bouleversante, au temps de la Grande Dépression. Un magnifique et émouvant récit qui respire l’histoire vécue, en tous cas le déchirement et l’espoir.

La Ballade de Willow de Jamie Ford aux Presses de la Cité.


Nous ne sommes pas nous-mêmes

Nous ne sommes pas nous-mêmes

Une révélation littéraire comme on en voit rarement. Épique, tendre, cruelle, traversant toute la deuxième moitié du xxe siècle, une œuvre bouleversante qui, à travers le désir d’ascension d’une femme, interroge l’American dream et rappelle les plus belles heures du grand roman américain.
De son enfance dans un minuscule appartement du Queens d’après-guerre, fille unique d’un père camionneur idole du quartier, et d’une mère qui noyait sa mélancolie à grands coups de scotch, Eileen Tumulty a tiré un principe : toujours viser plus haut, ne jamais renoncer à sortir de sa condition.
Faire des études, décrocher un diplôme d’infirmière : Eileen s’accroche, s’endurcit. Tomber amoureuse, épouser Ed : Eileen s’envole, elle a de l’ambition pour deux. Donner naissance à un fils, trouver la maison de ses rêves, former une vraie famille : Eileen veut encore plus, encore mieux.
Et pourtant…Les rêves ne sont-ils jamais que des rêves ? Sentir la menace, redouter le pire, se révéler dans l’épreuve. Et puis choisir de continuer à vivre, malgré tout.

Nous ne sommes pas nous-mêmes de Matthew Thomas chez Belfond.


Rose et ses soeurs

Rose et ses sœurs

Des bas-fonds de Southampton à un village isolé du Suffolk, de 1913 au début des années 70, un roman évocateur, l’émouvante histoire de trois sœurs hantées par les liens du sang et du secret. Pour Vivian et Nellie Marsh, le décès de Rose, leur sœur aînée, sonne à la fois comme un malheur et une libération. Certes, les deux jeunes femmes voient disparaître leur pilier, celle qui les a élevées à la mort de leurs parents, mais n’est-ce pas aussi l’occasion de s’affranchir d’une tutelle parfois étouffante ? L’arrivée d’un homme vient remettre en question ce qui les unissait et compromettre la promesse faite à Rose de rester toujours soudées et de se garder des tourments du cœur. Vingt ans plus tard, un événement va provoquer les retrouvailles de Vivian et Nellie. Et les deux sueurs n’ont d’autre choix que de retourner là où tout a commencé, dans ce petit cottage de campagne.L’occasion de replonger dans l’histoire familiale, de comprendre enfin de quoi Rose cherchait tant à les protéger et découvrir son secret, un secret si lourd qu’il continue de peser sur les femmes de la famille Marsh…

Rose et ses sœurs de Amanda Hodgkinson chez Belfond

Des maisons, des marais, des églises, des manoirs et une route…

Les statistiques sont formelles. Les livres policiers, les grandes quêtes, les enquêtes conduites par des professionnels ou des amateurs sont les lectures préférées des Français. Avec cette sélection à l’horizon très ouvert, entre chefs-d’oeuvres et bon petit bouquin à lire sur la plage, toutes les facettes noires du genre humain sont revisitées. Mais le pompon hors catégorie revient à Pike ! 

Pike

Pike… noir de noir !

Ça fait un moment que Douglas Pike n’a plus grand-chose à voir avec le truand qu’il était autrefois. De retour dans sa ville natale des Appalaches, il vit de petits boulots et tente de combattre ses démons du mieux qu’il peut. Jusqu’au jour où il apprend que sa fille, depuis longtemps perdue de vue, vient de mourir d’une overdose. Et où il découvre par la même occasion l’existence de sa petite-fille. Le voilà avec une gamine de douze ans sur les bras, et il va bien falloir s’en occuper. D’autant qu’un flic brutal et véreux manifeste un intérêt malsain pour la fillette.

Une écriture lumineuse et forte pour un texte d’une noirceur sans fond. J’ai adoré le style (à suivre de très près de Benjamin Whitmer) mais j’ai hâte de voir autant de talent mis au profit d’une histoire sans crime, violence, tête de chien éclatée !

Pike de Benjamin Whitmer chez Gallmeister, collection Neonoir.


L’enfer de Church Street

L'enfer de Church Street… où l'absence totale de morale !

Le plus que grassouillet, Geoffrey Webb se fait braquer sur un parking par une petite crapule sûre qu’un obèse mollasson devrait rapporter quelques billets. Étonnamment, la situation convient bien à Geoffrey. Il en redemanderait même. À son agresseur décontenancé, il propose un marché : empocher les trois mille dollars qui se trouvent dans son portefeuille, le dépouiller de tout s’il le faut, en échange de cinq heures de voiture jusqu’à Little Rock, en Arkansas. Pourquoi ? Webb a besoin de se confesser. Ce braquage et ce pistolet pointé sur lui, il les mérite. Et il est prêt à expliquer pourquoi.
Hommage non déguisé à Jim Thompson dont il partage la vision du monde et l’humour noir, L’Enfer de Church Street est un roman à découvrir pas tant pur le style de l’auteur que pour son incroyable capacité à transcrire les situations. Comme si vous y étiez. Vous assistez, pas serein du tout, à la naissance d’un meurtrier totalement et incroyablement dénué de sens moral et de culpabilité. Et c’est ça qui est drôle.

L’enfer de Church Street de Jake Hinkson chez Gallmeister, collection Neonoir.


Kentucky Song

Kentucky song

Tout commence par une étrange disparition dans une petite ville du Kentucky : Ronnie Eastman, une jeune femme qui aime bien faire la fête et qui collectionne les conquêtes, demeure introuvable. Son absence va révéler les peurs et les préjugés de son entourage : Susanna, sa sœur, en apparence bonne épouse et mère modèle ; Tony, une ex-star du basket devenu flic ; Wyatt, un ouvrier qui mène une existence solitaire ; et la seule personne à savoir où se trouve Ronnie, Emily, une adolescente introvertie, bien décidée à garder le secret… À travers l’énigme d’une femme jugée un peu trop « libre », c’est leur propre vérité que ces personnages vont peu à peu découvrir. Holly Goddard Jones tisse un récit où roman noir et suspense psychologique se rencontrent jusqu’au vertige. Après Une fille bien, un recueil de nouvelles très remarqué, elle continue d’explorer, comme Laura Kasischke, les lignes de faille de nos vies.
« Holly Goddard Jones rend ses personnages extrêmement vivants, forts et complexes. Elle possède un talent exceptionnel. » Ron Rash

Kentucky Song de Holly Goddard Jones chez Albin Michel, collection Terres d’Amérique


Pièges et sacrifices

Pièges et sacrifices

Gonflé aux stéroïdes, le fils de Mike Lane, un riche Blanc du Cap, vient d’assassiner la fille qu’il a ramenée chez lui. Pas question pour sa mère que la police l’arrête et l’expédie à Pollsmoor, une prison dont il n’aurait que très peu de chances de ressortir vivant. Sans vergogne, elle accuse le fils de sa femme de ménage. Faible, Mike ne dit rien. Quant à la police, elle est trop heureuse de résoudre le meurtre et marche dans la combine. Mais la femme de ménage a aussi une fille… et cette fille, elle, ne lâchera pas tant qu’elle n’aura pas rétabli la vérité. Dans une Afrique du Sud où les rapports Noirs-Blancs sont toujours tendus et où la police n’aime pas trop qu’on mette le nez dans ses affaires, l’histoire risque fort de mal finir…
Roman noir empli de pièges et de personnages perdus, Pièges et Sacrifices est une toile d’araignée machiavélique.

Pièges et sacrifices de Roger Smith chez Calmann-Lévy


Les disparues du marais

Les disparues du marais

Ruth Galloway, professeur d’archéologie à l’université, vit seule dans un coin isolé du Norfolk, à la lisière d’une zone marécageuse, proche de la mer. Le jour où l’inspecteur Harry Nelson découvre un squelette dans les marais, il requiert son expertise. Alors qu’il espère avoir enfin retrouvé le corps de Lucy, une fillette disparue dix ans plus tôt, la chercheuse est catégorique : les ossements datent de l’âge du fer et sont très certainement ceux d’une jeune fille victime d’un sacrifice. Mais bientôt, une autre enfant disparaît et d’étranges lettres anonymes laissent à penser qu’il y a un lien entre cette dernière, Lucy, et la sacrifiée du marais. Ruth va être mêlée à l’enquête d’une façon bien plus intime qu’elle ne le soupçonnait…
Lauréate du prix Mary-Higgins-Clark 2011, Elly Griffiths excelle à créer une atmosphère prenante et angoissante, en faisant de cette région du Norfolk, battue par les vents, un acteur à part entière de l’intrigue, où se mêlent habilement légendes nordiques et enquête criminelle.

Les disparues du marais d’Elly Griffiths aux Presses de la Cité.


O my Darling

O my darling

Jouant avec l’apparente indolence du quotidien dans les banlieues américaines, Amity Gaige dissèque avec lucidité la vie d’un jeune couple. Pris au piège du mariage, comment déjouer l’inéluctable descente aux enfers ? Découvrez le premier roman de l’auteur de Schroder. Cela commence comme la plus belle des histoires : Charlotte et Clark, trois ans de mariage, des rêves plein la tête, un futur radieux. Et un projet, emménager dans cette jolie maison de la banlieue de Boston qu’ils ont achetée sur un coup de tête. Une maison idéale pour se construire un avenir commun, pour abriter la famille qu’ils vont former.
Une maison comme un cocon. Ou comme une prison.
Car peu de temps après leur installation, la maison qui hier encore leur paraissait si parfaite semble avoir changé. Comme si les murs s’étaient rapprochés, les plafonds abaissés, comme si tout l’espace s’était rétréci. Comme si la maison elle-même ressentait un certain malaise.
Quelles angoisses se cachent derrière les murs ? Quel drame s’est joué dans l’enfance de Clark qui l’empêche d’envisager un avenir ? Pourquoi Charlotte a-t-elle un tel empêchement face à la maternité ? Parviendront-ils à renouer le lien ?
Avec une douce ironie et une sidérante lucidité, Amity Gaige dissèque le quotidien d’un jeune couple, entre joies simples, angoisses tues et preuves d’amour.

O my Darling d’Amity Gaige chez Belfond.


Le cercle de Dinas Bran

cercle de dinas bran

Sur les traces d’Anna, survivante du tsunami de 2004, et de Will, journaliste américain, une course contre la mort haletante qui défie les siècles et les frontières, et qui mêle événements historiques, ésotérisme, science héraldique, druidisme…
Dans la lignée du Da Vinci Code. Survivante du tsunami de 2004, Anna Jensen a été déclarée cliniquement morte pendant quelques instants lors de son hospitalisation. Depuis, la graphiste parisienne est hantée, la nuit, par d’angoissantes visions de l’enfer et par l’image d’une jeune mariée enterrée vivante. Aidée par Will Aberdeen, journaliste new-yorkais enquêtant sur les expériences de mort imminente, elle cherche à comprendre le sens de ses cauchemars. Traqués par de mystérieux tueurs professionnels, Will et Anna se lancent sur les traces d’un secret ancestral mêlant magie druidique et croyances ésotériques. Leur soif de vérité va rapidement se transformer en course contre la mort. Du tremblement de terre de Lisbonne en 1755 à Paris de nos jours, en passant par la forêt de Brocéliande en Bretagne et le pays de Galles, l’intrigue de ce premier roman est basée sur des lieux et des faits réels. Et pour cause, Sophia Raymond est passionnée par l’histoire, ses mystères et ses énigmes. Elle a tout d’abord publié son roman avec succès en version numérique sous le titre L’Ame de fond.

Le cercle de Dinas Bran de Sophia Raymond aux Presses de la Cité.


Crime à Black Dudley

Crime à Black Dudley

Avec ses grands yeux innocents derrière ses lunettes, son sourire niais et son bavardage incohérent, Albert Campion apparaît comme un crétin. Et pourtant… Sous cette dégaine peu impressionnante, il dissimule des trésors d’ingéniosité et de courage.
Qui a tué le vieux et lubrique colonel Coombe dans le manoir de Black Dudley ? Dans la grande tradition du roman à énigme britannique, voici une intrigue pleine d’action et de rebondissements que domine la personnalité pleine de charme et d’humour d’Albert Campion, le héros fétiche de l’auteur.

Crime à Black Dudley de Margery Allingham chez Bibliomnibus Polar.


Isaac Asimov, À table, gentlemen !

Isaac Asimov, à table, gentlemen !

Les veufs Noirs, ce sont six hommes (ni veufs ni forcément célibataires) qui se réunissent pour bavarder, boire, manger… et résoudre les énigmes que vient leur présenter leur invité. En marge de l’immense œuvre de science-fiction qui l’a consacré, Isaac Asimov a lorgné du côté d’Hercule Poirot et de « ses petites cellules grises » et s’est manifestement bien amusé en concoctant ces petits bijoux d’astuce et d’humour ; sa jubilation est contagieuse. Qu’on en juge…

Isaac Asimov, à table, gentlemen ! chez Bibliomnibus Polar

Les vacanciers

C’est l’été, New York est une véritable fournaise mais Franny Post a tout organisé pour quitter Manhattan avec son mari et sa fille Sylvia. Direction Majorque. Mais le prétexte officiel de ces vacances idylliques va voler en éclat.

Officiellement quinze jours de rêve. Le prétexte officiel ? Fêter les trente-cinq ans de mariage du couple et récompenser Sylvia pour son diplôme de fin d’études. Ce sera aussi l’occasion de revoir Bobby, l’aîné de la fratrie installé à Miami avec sa compagne, Carmen.
Le soleil, les plages paradisiaques, la bonne nourriture et une somptueuse villa perchée un peu à l’écart sur une montagne promettent une échappatoire aux tensions latentes du quotidien. Pourtant, rien ne se passe comme prévu. Les soucis et les secrets ne restent pas longtemps tapis dans les bagages…

Les vacanciers

Étonnant procès rédactionnel que celui d’Emma Straub… où la narration décousue oblige le lecteur à se mettre à la place des personnages, dans l’histoire et ses détails. On n’aime ou l’on n’aime pas ! Personnellement, je me suis laissée entrainer à lire jusqu’au bout mais, ce que j’ai lu, finalement ne m’a pas enthousiasmée. Probablement l’histoire est-elle trop ancrée dans la réalité, le quotidien… pour être divertissante. On pense à « Confessions intimes » !

Les vacanciers d’Emma Straub aux Presses de la Cité.

Les secrets de Thornwood House

Tony, l’ex-compagnon d’Audrey, père de leur fille Bronwyn décède brutalement lors d’un voyage à l’autre bout de l’Australie. Par décision testamentaire elles sont forcées de quitter leur petit nid douillet mais héritent d’une propriété abandonnée à plusieurs centaines de kilomètres de là, précisément là, où est mort Tony. 

Les secrets de Thornwood House

Pour Audrey, il y a de quoi se poser des questions. Mais la situation économique fait loi et elle accepte de s’installer loin de tout et de recommencer une nouvelle vie. Et puis, la vieille demeure est belle. Très vite, elles se sentent bien dans cet immense espace qu’elles remettent en état. Un jour, Audrey y découvre une photo d’un précédent occupant, médecin pendant la Seconde Guerre mondiale, et se passionne pour le personnage.
Bientôt, elle apprend que le docteur aurait battu à mort une jeune femme à son retour en 1946. Mais malgré les soupçons qui ont pesé sur lui, Audrey se sent intimement proche de Samuel, d’Aylish. Quand elle découvre la photo d’une jeune femme qui ressemble étrangement à sa fille, le mystère s’épaissit et avec lui, les dangers.
Un livre fleuve, qu’on ne lâche qu’avec le mot fin.

Les secrets de Thornwood House de Anna Romer aux éditions Presses de la Cité.

Esprit, corps, pensées… se sentir mieux, c’est possible !

L’été on prend soin de soi assez naturellement. Il fait chaud… on mange moins, on boit plus, on marche, on nage, on fait de l’exercice. Pour conserver tous les bienfaits de cette mise en route, voici une sélection de livres bons pour le moral, le corps, l’esprit… Pour un septembre pas comme les autres ! Et si cette année vous changiez un petit quelque chose en vous…

Méfie-toi de tes pensées négatives, car elles s’attaquent au Corps et à l’Esprit. Elles sont les premiers symptômes du mal. Guéris ton Esprit, si tu veux guérir ton Corps.
Lama Dagpo Rinpotché

Se soigner et bien vieillir sans se ruiner

Se soigner et bien vieillir sans se ruiner

Le système de santé français est désormais dépassé par celui de ses voisins. Le particulier, qui a dû cotiser toute sa vie, doit faire face à trois problèmes : les dépenses qui restent à sa charge, la prise en charge de ses parents (hébergement et soins), exclusion ou restriction des droits.
Hubert Déchy et Camille Dravet se penchent sur ces graves problématiques et proposent une analyse et de nouvelles pistes pour se soigner et bien vieillir sans se ruiner.

Se soigner et bien vieillir sans se ruiner de Hubert Déchy et Camille Dravet aux éditions Publibook. (version papier et version ebook sur www.publibook.com)


200 plantes qui vous veulent du bien

200 plantes qui vous veulent du bien

De nos jours, il est plus facile de se procurer du rooibos d’Afrique du Sud ou de la maca des Andes que les plantes de nos régions. Ajoutons à cela que selon la veille croyance
« l’herbe est toujours plus verte ailleurs », on pense généralement que les vertus venues d’ailleurs sont décuplées.
Erreur ! C’est juste que l’on méprise souvent ce qui nous tend les bras. De fait, on adore ce guide Larousse (paru en 2013), façon herbier moderne, qui fait le point sur 200 plantes médicinales d’Europe, faciles à cueillir, à reconnaître et à utiliser. Chaque plante est détaillée, dessinée. On nous dit où la trouver, comment l’utiliser. On aime l’index pour retrouver les plantes facilement mais aussi les dossiers de l’herboriste qui présentent les plantes par grandes familles de vertus.

200 plantes qui vous veulent du bien de Carole Minker chez Larousse.

La sagesse du cœur, la méditation à la portée de tous

La sagesse du coeur

Pour peu que l’on soit ouvert d’esprit, on remarque à quel point la méditation semble faire partie non seulement de la vie de beaucoup, mais être une solution pour « obtenir » des résultats à nos désirs et attente. Oui, mais… la méditation, au fond, c’est quoi ? Chacun y va de sa technique, mais quelle est la méthode à privilégier ? Avec son petit livre accessible et le CD, les exercices proposés par Jack Kornfield, Docteur en psychologie clinique, sont simples à mettre en application et efficaces pour déjouer les obstacles et clarifier l’esprit.

La sagesse du cœur, la méditation à la portée de tous de Jack Kornfield aux éditions Belfond.


L’amour qui guérit

L'amour qui guérit

Préfacé par Matthieu Ricard, cet ouvrage fait le point sur nos attitudes très occidentales consistant à s’enfermer dans un système de pensées, à se refermer sur nous-mêmes, à nous couper des autres. Sharon Salzberg, fondatrice des écoles de méditation occidentale, nous invite à utiliser le concept bouddhique de l’amour, la mettä, pour renouer avec nous-mêmes et les autres. Une solution basée sur l’amour, la compassion, la joie et l’équanimité, autant de piliers de liens authentiques oubliés dans la frénésie de notre époque.
19 exercices clairs et accessibles apprivoisent nos parts d’ombre, repoussent nos limites et guérissent de l’angoisse.

L’amour qui guérit de Sharon Salzberg aux éditions Belfond.

Petit décodeur des phrases toxiques

Petit décodeur des phrases toxiques

On ne s’en rend pas ou plus compte, mais ces phrases communément répétées nous plombent le moral, diminuent nos forces, nous angoissent, nous dépriment.
Dans cet ouvrage, les « le plus dur est fait », « comme un lundi », « bon courage », « vivement la quarantaine », « tu vas voir », « t’inquiète »… sont analysées et leur idiotie prouvée !
Monde du travail, vie familiale, couple, spéciales « ados »… toutes sont passées au crible de leur non-sens, de leur non-intérêt. Elles sont décryptées avec humour et efficacité. Et puisque le monde n’est que le reflet de notre pensée inconsciente, il était temps !

Petit décodeur des phrases toxiques de Jean-Paul Guedj chez Larousse.


Prévenir et soigner le mal de dos

Prévenir et soigner le mal de dos

Le mal de dos est considéré comme « le mal du siècle », lié au stress et aux pressions en tous genres de nos modes de vie modernes. Ce guide d’exercices a pour objectif de donner des clés simples pour prévenir de façon efficace cette pathologie handicapante, grâce à des exercices physiques réguliers et à des postures adaptées.
Les notions de base de notre anatomie pour comprendre d’où provient la douleur et ce qui est en jeu. Les bonnes et les mauvaises postures du quotidien (à la maison, au travail : ce qui est bon/ ce qui n’est pas bon). Les exercices et l’hygiène de vie pour renforcer son dos et augmenter la mobilité de son corps.

Prévenir et soigner le mal de dos de Michael Peters, John Tanner et Eve Niezgodachez Larousse.

La pâtisserie pour diabétiques, c’est permis !

La pâtiserie pour diabétiques c'est permis !

Si vous êtes diabétique et que les ersatz de desserts auxquels vous avez droit ne satisfont pas votre gourmandise, ce livre est fait pour vous ! Pâtissière chevronnée et exigeante, contrainte de revoir sa copie pour son mari diabétique, Annabelle Orsatelli a étudié les propriétés physico-chimiques des glucides pour leur substituer des ingrédients n’altérant ni le goût ni la texture finale de ses desserts. Elle a trouvé l’équation parfaite entre réduction de la charge glycémique et… plaisir !
Résultat : 80 recettes de pâtisserie revisitées, à l’index glycémique bas,
aussi gourmandes que « les vraies » !

La pâtisserie pour diabétiques, c’est permis ! de Annabelle Orsatelli chez Albin Michel


Pour maigrir intelligent, un deuxième cerveau n’est pas de trop…

Maigrir intelligent

Entre les « régimes miracles » et le « no régime », une révolution médicale s’est mise en marche : l’intestin, 2e cerveau, est passé aux commandes de nos kilos en trop !
Fondé sur des recherches scientifiques récentes, ce livre met en lumière le lien entre la difficulté à maigrir et les perturbations de certaines fonctions du corps.
Car maigrir ce n’est pas que dans la tête ! Il est maintenant prouvé que la composition de notre « microbiote » (ou flore intestinale) décide de la rentabilité énergétique de notre assiette. Dès lors, l’intestin devient le grand responsable de notre résistance à l’amaigrissement, contrôlant l’assimilation des nutriments et des micronutriments, nous incitant à craquer, perturbant notre insuline…

Grâce à quatre grands « profils fonctionnels », les auteurs proposent des programmes novateurs tenant compte du terrain de chacun. Avec quelques outils très pratiques :

– des questionnaires pour définir son « profil fonctionnel » ;
– près de 100 recettes « light express » et des menus types ;
– des petits exercices physiques très simples.

Maigrir intelligent… Et si tout venait de l’intestin, notre deuxième cerveau ? de Laurence Benedetti et Didier Chos chez Albin Michel.

Shiatsu fondamental, tome 2. La théorie

Shiatsu Fondamental. La théorie - tome2

Première véritable synthèse écrite sur le Shiatsu japonais, ce livre est majeur tant dans son contenu que dans la perspective qui est la sienne : donner la dimension réelle d’un art du soin indissociable de la culture qui l’a initié.
Le propos est vaste et Michel Odoul nous le propose en trois tomes, présentés selon la pédagogie orientale. Le premier est le tome technique, véritable document de référence du geste Shiatsu.
Le présent tome est celui des fondements théoriques, du Kampô à la MTC (médecine traditionnelle chinoise). Didactique, pédagogique et synthétique, il propose un éclairage majeur pour tous ceux, néophytes et professionnels, qui s’intéressent aux approches orientales ou aux médecines énergétiques. Au-delà de la présentation précise et argumentée des racines théoriques du Shiatsu, il révèle l’incroyable cohérence d’une pensée dont la richesse est sans limites.
Le troisième tome enfin est celui de la philosophie sacrée et des techniques précieuses qui font l’âme du geste.

Jamais la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) et les fondements de l’énergétique n’ont été présentés ainsi.

Shiatsu fondamental, tome 2. La théorie de Michel Odoul chez Albin Michel.

Le bonheur selon Tchouang-Tseu

Le bonheur selon Tchouang Tseu

Après le succès de son livre phénomène « Le Bonheur selon Confucius », Yu Dan continue sur la piste de ses passionnantes découvertes de la pensée chinoise, accompagné en cela par l’un des pères fondateurs du taoïsme, Tchouang-tseu.
Loin de l’approche austère des universitaires, Yu Dan nous propose une relecture lumineuse et vivante des enseignements de ce sage rebelle, considéré comme le premier des anarchistes.
Chantre d’une vie de liberté affranchie de toute contrainte, Tchouang-tseu nous apprend à nous méfier des honneurs, à rester fidèles à nos rêves de jeunesse et à nos vraies passions, pour nous dépasser et réussir à soulever des montagnes.
Et, quand nous nous sentons enfermés dans nos sociétés consuméristes et frénétiques, il nous rappelle que l’on peut vivre mieux, avec moins. Accessible, chaleureux, un ouvrage richement illustré, un concentré de sagesse pour une vie plus heureuse et plus sereine, ce livre atteste d’une réalité que l’on a bien du mal à intégrer : « notre vie est entre nos mains ».

Le bonheur selon Tchouang-Tseu de Yu Dan chez Belfond

Se changer, changer le monde

Se changer, changer le monde

Des solutions concrètes pour vivre ensemble. Aujourd’hui, nous avons tous pris conscience qu’il faut changer nos habitudes pour avoir un monde meilleur. Mais comment obtenir un tel résultats si nous ne sommes pas en paix avec nous-mêmes ?
Nous sommes responsables du monde et des valeurs que nous léguons aux générations futures. Chacun de nous peut faire sa « part du colibri » pour un changement plus global dans le monde. Chaque auteur de ce livre en a écrit un chapitre dans lequel il donne des solutions concrète et faciles à appliquer pour un avenir meilleur.

Se changer, changer le monde chez J’ai Lu Bien-être.


Zéro déchet

Zéro déchet

« Il n’y a pas si longtemps, les choses étaient bien différentes : je possédais une maison de 280 mètres carrés, deux voitures. […] Aujourd’hui, moins j’ai de biens matériels, plus je me sens riche. Et je n’ai plus besoin de sortir les poubelles ! » Allégez-vous ! Tel est le conseil de Béa Johnson depuis que sa famille et elle ont réussi à réduire de 40 % leurs dépenses annuelles en ne produisant aucun déchet. Nul besoin de changer de vie, celle qui est désormais suivie par des milliers de fans dans le monde entier nous livre ici une centaine d’astuces, simples à appliquer, pour respecter l’environnement et faire de vraies économies.
Un défi à relever, pour la planète et votre santé !

Zéro déchets de Béa Johnson chez J’ai Lu.

Persévérer. On ne repousse pas ses limites, on les découvre !

Persévérer, Jean-Louis Étienne

En 1986, Jean-Louis Étienne entreprend d’atteindre le pôle Nord et marche soixante-trois jours seul sur la banquise. En 1990, il parcourt l’Antarctique en traîneaux à chiens sur une longueur record. En 2010, il réussit la première traversée de l’océan Arctique en ballon.
Durant trois décennies, l’infatigable explorateur et ardent défenseur de la planète n’a jamais cessé d’imaginer de nouvelles aventures. Une chose est sûre : Jean-Louis Étienne est revenu transformé de ces épreuves.
Pourquoi est-il resté fidèle à l’appel des déserts glacés entendu dans son enfance ? Pourquoi a-t-il entrepris des études de médecine alors qu’on le destinait à une vie d’artisan ? Pourquoi est-il prêt à repartir, dès demain, pour l’océan Austral ? Car on ne bâtit pas une existence sur des projets inachevés. Et même si le chemin paraît difficile, même si l’on est tenté d’abandonner parfois, il faut persister sur la voie de ses rêves. Au-delà de l’aventure polaire, cet ouvrage célèbre des valeurs telles que l’optimisme et la volonté, la poursuite d’un but et son accomplissement. «Nous avons tous un destin à découvrir, à inventer, à construire… » Jean-Louis Étienne fait l’éloge de la ténacité et nous livre une leçon de vie.

Persévérer. On ne repousse pas ses limites, on les découvre de Jean-Louis Étienne aux éditions Paulsen

Jus, la cure détox et minceur

Jus, la cure détox et minceur

Finis les régimes draconiens où tous les kilos perdus dans la douleur sont sitôt repris et augmentés ! Avec la cure à base de jus (jus, smoothies et soupes) qu’il a expérimentée, l’auteur nous livre sa méthode pour remettre les compteurs de son corps à zéro et reprendre sa santé en main, détoxifier l’organisme des mauvaises graisses et toxines très présentes dans notre régime occidental (plats préparés, junk food…) pour faire le plein de vitamines et de nutriments.
• 5 programmes de cure selon ses objectifs : cure coup de fouet (3 jours), cure pur jus (5 jours) pour tester davantage le régime, cure jus et nourriture solide (10 jours) pour ceux qui veulent perdre un peu de poids, cure classique (15 jours) pour les pertes de poids plus importantes, cure sur 30 jours.
• Pour chaque programme, des menus ciblés du petit déjeuner au coucher, avec des recettes testées (jus, smoothies, soupes, et quelques salades…) et les valeurs nutritionnelles (calories, protéines, glucides, lipides, fibres, etc.), des aliments de substitution pour tous les goûts…
• Les conseils sérieux pré et post-cure : où acheter ses fruits et légumes, quelle centrifugeuse choisir, quels changements concrets mettre en place dans son quotidien (alimentation pour préparer l’organisme, rapport avec son entourage, coaching et gestion des phases de motivation/découragement …), quand consulter un médecin…

Jus, la cure détox et minceur de Joe Cross chez Larousse.

Le sauvage, le retour du sauvage, les essentielles, la sagesse…

Dans un monde régit par l’argent ou l’absence d’argent, les véritables valeurs, celles qui font des hommes et des femmes des êtres humains, sont mises à mal ! Plus tellement de temps ni même de volonté pour penser à autre chose qu’à notre survie quotidienne. Dans cette course à la recherche de la satisfaction de besoins primaires et essentiels : un toit sur sa tête, manger, être en sécurité… comment renouer avec la fonction sacrée du sauvage en nous ? Comment admettre que nous vivons sur une planète où le sauvage doit continuer d’exister ? 

Que nous devons lui laisser sa place. Comment profiter des bienfaits du sauvage ? Des plantes ? Des animaux ? en les respectant et, ironie, en les protégeant…

La cause des animauxLe retour du sauvageLettres pour le monde sauvageLes enfants sauvagesLa planete en marche

La cause des animaux, un destin commun.
Florence Burgat s’interroge sur l’ordinaire de nos vies avec des animaux domestiques qui vivent avec nous par choix : chiens, chats. Par contrainte : rats, pigeons, insectes peuplent nos ville. Qu’en est-il de ceux que l’on mange, dont on fait des produits d’entretiens, des cobayes pour tester nos médicaments ? Nous préférons ignorer qu’il a fallu tuer pour bénéficier des produits que nous en tirons. L’auteur nous pousse à nous interroger. Quelle est la légitimité de ces pratiques ? Sont-elles justifiables ? Sont-elles justes ? N’y a –t-il pas d’autres solutions ?
Mesurer que leur absence de parole et de révolte condamne les animaux à être de simples produits de consommation est le début d’une prise de conscience, qui ne conduira par nécessairement vers le végétarisme ou le végétalisme mais vers le respect.

La cause des animaux de Florence Burgat aux éditions Buchet-Chastel.

 

Le retour du sauvage.
On les croyait disparues de nos territoires et voilà qu’ils réapparaissent. Loups, lynx, élan, tarpan, bison, esturgeon, saumon, vautour, ours… Programmées ou naturelles, ces réapparitions font peur et obligent le monde pastoral et agricole à s’adapter. Dans notre vieille France, monolithique, constamment effrayée, farcie d’histoires et de légendes, le retour du loup, de l’ours est vécu comme une entrée en guerre. Nous sommes le seul pays où la levée de boucliers est aussi intense. Il n’y a pourtant pas de quoi en être fier. Le retour du sauvage marque la bonne santé de nos espaces. Les hommes et les femmes concernés par ce retour du sauvage doivent absolument apprendre la cohabitation et montrer l’exemple. Cette planète ne peut pas être le seul territoire de l’homme. Si cela devait être, ce serait sa mort annoncée !

Le retour du sauvage de Pierre Athanaze aux éditions Buchet-Chastel.

 

Lettres pour le monde sauvage.
À parcourir ces pages, on fait bien plus que lire, on se perd, on s’égare dans les fabuleuses beautés de l’Ouest américain.
Écrivain majeur de l’Ouest américain, Wallace Stegner a grandi au début du XXe siècle dans la région des Prairies dans le nord du Montana et du Dakota. Dans les pages de son sublime livre, il évoque des fantômes. Ceux d’un monde qui n’existe plus. Pour autant à le lire, on entend le faible murmure d’un monde qui ne demanderait pas mieux que de réapparaître, au moins un peu, dans des contrées éloignées des hommes. Mêlant récits autobiographiques et réflexions sur l’environnement et la place de l’homme sur la planète, il donne à voir la complexité de la vie dans l’Ouest, la beauté immaculée des paysages et la force des hommes qui ont fait l’Amérique d’aujourd’hui.
Un livre selon Vladimir Nabokov « Enchanteur, déchirant, éminemment estimable. »

Lettres pour le monde sauvage de Wallace Stegner aux éditions Gallmeister.

 

Les enfants sauvages.
Hannah a 76 ans, elle vit en Tasmanie et se souvient d’une aventure ancienne, il y a 70 ans quand elle et son amie Becky allèrent pique-niquer au cœur du bush avec les parents d’Hannah. Quand la tempête survient, les adultes se noient. Les deux fillettes sont seules et perdues dans une forêt dense. La nuit tombe. Elles sont transies de peur. Elles trouvent refuge dans une grotte habitée par deux tigres de Tasmanie. En quelques jours, tous quatre vont former une famille, plutôt une meute… Jusqu’au jour où l’humanité fit irruption dans leur vie avec sa violence habituelle !
Magnifique histoire d’amour, de liberté, de survie. Où se confirme encore que les plus bestiaux ne sont pas ceux que l’on croie. Une histoire passionnante et émouvante. Sortez vos mouchoirs !

Les enfants sauvages de Louis Nowra chez Pocket.

 

Planète en marche, Construisons ensemble le monde de demain.
Gaia (un nom prédestiné) Vince, journaliste britannique, spécialisée dans les questions scientifiques et environnementales explique que notre Terre est entrée dans une nouvelle ère géologique : l’anthropocène. La planète traverse une crise sans précédent. Elle doit relever de nombreux défis : changement climatique, imprévisibilité des conditions météorologiques, pollution, perte de sa biodiversité, fonte des glaciers, migrations forcées…
Au fil de ses voyages, elle rencontre des gens innovants, plein de ressources pour faire face et nous invite à nous inspirer de leurs solutions inventives. Car, au final, seule demeure la question : quelle planète allons-nous confier à nos petits-enfants ?

Planète en marche, Construisons ensemble le monde de demain. Gaia Vince aux éditions Buchet-Chastel.

Perché entre ciel et terre, Le Cise. Plus à l’Ouest, ça n’existe pas !

À proximité du Tréport et de Mer-les-bains, le Cise est perché au sommet de la falaise de Ault et offre un panorama d’exception sur les célèbres falaises de craies de la Baie de Somme et la côte d’Opale. Ici temps et espace se confondent dans le murmure des vagues. Idéal pour se ressourcer loin des tracas du monde, Le Cise est une parenthèse enchanteresse pour se reposer et déguster une gastronomie revisitée par un chef talentueux.

Une belle adresse pour une escapade amoureuse. Un lieu à partager entre amis. On y accède en traversant le bois de Cise, un cadre idyllique répertorié parmi les « Villages préférés des Français » bordé de somptueuses villas de style Victorien datant de la Belle Époque.

 Les Chambres : toutes différentes, chacune est un univers à découvrir !

Le Cise - chambre33

Une petite vingtaine de chambres (une dizaine de plus d’ici un an), toutes différentes les unes des autres. Le bon goût, le sens de la décoration priment. Ainsi, quand on connait l’adresse, le jeu consiste-t-il à choisir sa nouvelle chambre. Entre la « japonaise » avec bain japonais à débordement en plein coeur de la chambre, l’exécutive et son sauna privé dans la salle de bain, la très belle supérieure décorée en « tout-gustavien » violet, la suite supérieure panoramique « ambiance coloniale » avec vue à 180° sur la falaise et les eaux d’émeraude laiteuses de la côte d’Opale, le plus dur sera de choisir.
Réparties dans plusieurs bâtiments, les chambres sont équipée d’écrans plats et connectée en Wi-Fi et ethernet. Elles sont dotées de mini-bar, bouilloire et machine à café (Nespresso), garnies en capsules de café, thé et infusions.
Toutes les chambres, non-fumeurs et insonorisées, ont vue sur la mer. Et quelle mer !


 Le restaurant : odes aux plaisirs des papilles dans un cadre enchanteur, entre ciel et mer

René Centonze - Chef du CiseLa cuisine du CiseLe Cise - restaurantLe Cise - salon barLe Cise - terrasseLe Cise - Pavlova

La salle, entièremenent vitrée, domine le paysage. Y déjeuner et y dîner revient à manger dans la vigie d’un fort ou d’un bateau… Sensations garanties.
Aux manettes du restaurant gastronomique, le Chef René Centonze. Disciple du célèbre Chef Auguste Escoffier, René Centonze n’aime rien autant que de réinventer une cuisine locale, issue de produits frais mixée avec les saveurs des voyages dont il rapporta un goût pour les épices, les saveurs indonésiennes et les manières de cuisiner à l’aigre-douce et à la citronnelle.
Trois grands menus sont spécialement conçus chaque saison par le chef et sa brigade. Tous synonymes de délices, de découvertes et d’étonnement, avec un souçon de tradition et la poésie des saveurs retrouvées.
Lors de notre passage, nous avons testé le menu « Parfums de saison » avec en entrée un incroyable et sublime Crabe en gelée d’eau de concombre, Bulgare crémeux aux fines herbes et oeufs de saumon… Un ravissement papillaire ! En entrée toujours, les Marennes servies sur un épais lit de glace pilée, dans une présentation originale et astucieuse.
À suivre. Une nage de poisson et crustacés, curry vert et lait de coco en infusion de combava, le fameux citron-caviar !
Que dire, ce fut excellent, plein de saveurs, la citronnelle relevant l’ensemble léger et savoureux. À conseiller.
Les « viandards » trouveront de quoi nourir leurs besoins avec une très belle pièce de boeuf, cuite au sautoir dont la qualité et la tendreté n’ont rien à envier à l’Angus. Servie, un peu trop traditionnellement à mon sens, avec une tombée d’épinards, basilic, tomates confites et réduction de vinaigre balsamique.
Côté fromage !? Les gens de l’Est que nous sommes sont habitués à des fromages qui marchent tout seuls comme on dit. Le manque d’affinage, nous a laissé un peu sur notre attente de puissance fruitée. Mais ceci n’est qu’affaire de goût.
Côté desserts… La maison se tient très bien avec des desserts plutôt classiques : Pavlova, Crème brûlée, Baba mais saluons la légéreté en sucre de la proposition. Mon choix coupe de fraise, rhubarbe façon tiramisu (je l’aurais plus volontiers présentée façon panacota), aux éclats de pistaches terminait fort bien un dîner arrosé avec partimonie d’un Gewurtz vendanges tardives, extrait d’une remarquable carte des vins !


 En conclusion.
Le Cise, hôtel comme restaurant, est une véritable et superbe surprise. Un nid douillet et gourmand. De ces adresses que l’on ne partage qu’avec les vériables amis. S’il ne devait y en avoir qu’un en Baie de Somme, ce serait le Cise.

Le Cise - jacuzzi

Les plus (+) / Les moins (-)

+ sauna finlandais
+ le jacuzzi avec vue sur mer
+ massage aux pierres chaudes sur demande
– la climatisation qui ne fonctionne pas
– la décoration de la salle de restaurant qui mériterait d’être actualisée (on nous a dit que c’était prévu)
– un wifi capricieux