jeudi 6 août 2026

Coutumes du monde dans d’autres mondes !

Étonnant comme ce qui est du plus grand chic comme roter bruyamment pendant et après un repas chez les Arabes est du dernier vulgaire dans d’autres provinces du monde. Pour ne pas faire d’erreurs, deux guides marrants à feuilleter avant de partir.

Coutumes du monde de Gavin’s Clemente Ruiz aux éditions Chêne

Saviez-vous que la carte de visite est un objet quasiment sacré dans les pays d’Asie ? Qu’il ne faut pas s’arrêter aux passages piétons en Égypte mais foncer droit devant ? Qu’on ne fait jamais la queue en Italie ou en Corée, c’est presque malpoli ? Qu’un enfant à Bali ne touche pas terre avant l’âge de trois mois ? Autant d’habitudes étranges que ce petit ouvrage nous fait découvrir, et nous explique à travers différentes thématiques de la vie quotidienne. De quoi ne pas commettre d’impair si vous vous rendez dans l’une de ces destinations.

14.90 € -9782812313028

Coutumes du Japon de David Michaud aux éditions Chêne

Il est impoli, au Japon, de se moucher en public. Le bain chaud est une tradition, mais il est impératif de prendre une douche avant. Pour conjurer le sort, on achète de petites pochettes contenant un papier béni. À une femme, on offrira plutôt un alcool de prune que du saké…
Au total, organisée par thèmes (communication, transports, superstitions etc.) c’est une véritable somme de traits de civilisation, particularités qu’il faut connaître, habitudes et coutumes à découvrir, subtilités qui ne sont connues que de celui qui a vécu dans le pays.

14.90 € – 9782812313011

Vacances en France : Les cités maritimes du Finistère

Selon la formule de l’Office Départemental du Tourisme : « Tout commence en Finistère ». Étymologiquement, Finistère… là où finit la terre ! Bien sûr, ce point le plus à l’Ouest de notre hexagone s’ouvre sur des horizons lointains. Après la grande marre, comme se plaisent à nommer l’océan atlantique les marins du cru, c’est l’Amérique, le Canada, le Labrador ! Mais avant de partir, visitons ensemble ces côtes escarpées et ces villes maritimes du Finistère…

Finistère : les couleurs bretonnes…

Passons rapidement sur Brest qui fera l’objet d’un prochain reportage à elle toute seule, tant cette ville recèle des bonnes surprises.

Roscoff, la cité corsaire

Un saut à Roscoff, la petite cité corsaire, une ville de carte postale avec ses façades de granit rose, baignées de vert et de bleu … comme tout le Finistère, où croissent des mimosas et des palmiers grâce au Gulf Stream, qui également tempère le climat. Ici, on enregistre la plus basse amplitude de température à l’année.
De Roscoff, on embarque pour l’Irlande sur les beaux bateaux de la Compagnie Brittany Ferries, dont on aperçoit dans le port, le navire amiral le splendide Pont-Aven (mais je vous raconte cela dans un autre reportage à venir sur l’Irlande de l’Ouest. À suivre).

Finistère, la petite maison domine l'océan

L’île de Batz

Avant d’embarquer pour l’Irlande, partons pour l’île de Batz – prononcez Baz – accueille moins de 300 résidents permanents. Île dévouée au tourisme, elle double sa population en été mais rassurez-vous, il n’y a pas foule pour autant. Son surnom pourrait être l’île aux jardins… ici le jardin est de « culture » locale. Les maisons sont basses, toutes de granit et d’ardoise et valent une fortune tant l’authenticité de Batz – Bretonne corps et âme, – est recherchée. Le vent conduit le moindre murmure et apporte jusqu’au centre de l’île les sons de la marée et l’horizon s’orne de vagues et d’écume.
Le vieux phare de Batz se visite. Il ne présente aucune particularité architecturale, en revanche une fois grimpé son escalier en colimaçon, on bénéficie d’une vue à 360° sur un panorama de côtes dentelées d’une grande beauté.

Les inconditionnels des jardins seront aux anges. Le Jardin exotique Georges Delaselle, créé par un amoureux de la botanique est classé Jardin Remarquable, N°1 ex-equo avec Monaco. Ce parc offre au bonheur des sens 200 arbres, arbustes, fleurs hyper protégées. Ainsi qu’une nécropole de l’âge de Bronze et un calvaire du XVIIe siècle.
Sur 3604 hectares de surface, 180 sont réservés à la culture maraîchère. Choux-fleurs, fenouils, persil, carottes, échalotes, pommes de terre récoltées à la main méritent votre visite au marché des primeurs du dimanche matin.

Finistère. L'île de Batz…Finistère. Quand l'île de Batz regarde vers le continent !

La petite histoire des Johnnies intimement liée à celle l’oignon AOC Rose de Roscoff !

La région de Roscoff produit un délicieux oignon rose, tendre, fruité, labélisé AOC depuis octobre 2009. Doux, sucré, sans soufre, avec l’oignon rose de Roscoff « on ne pleure pas ». « La tige est nattée pour empêcher l’oxygène de rentrer. Une fois natté, il ne bouge pas et se conserve longtemps. Il contient de la kératine et prévient de l’asthme et des maladies cardio-vasculaires. Les marins l’adoptent pour sa richesse naturelle en vitamine C. Idéale quand on navigue de longs mois sans escale. Près de 85% des producteurs font du « Rosé » de Bretagne et de l’oignon Rose de Roscoff. On l’achète frais de septembre à décembre. Vendu très cher à Paris, on vous a trouvé une adresse conseillée par la coopérative (voir le carnet d’adresses).

L’oignon Rose de Roscoff est tellement goûteux que nos cousins britanniques en étaient fous ! Une addiction qui a créée un métier à part entière, pourtant jamais reconnu en France : les Johnnies. La première équipée des Johnnies remonte à 1929. À pied puis à vélo, les français aux bons mollets partaient vendre leurs oignons à Bristol avant d’arpenter les rues anglaises, galloises et écossaises. Chaque Johnnies avait son territoire. Chaque anglais avait son Johnnies ! Une équipée comprenait un vendeur, un botteleur et le patron. La vente s’effectuait en porte à porte. On vendait à l’unité, en filet mais surtout en tresse Johnnies d’un kilo.
Pourquoi Johnnies ? Pour Petit Jean (pour les anglais tous les français s’appellent Jean), déformé en John puis en un affectueux Johnnies.
François, un « véritable » Johnnies, continue le métier. Il a 76 ans et a commencé l’été de ses 14 ans ! De 3000 Johnnies à la belle époque, ils ne sont plus que 15 ! Ne manquez pas le petit musée de l’oignon Rose et des Johnnies !

Finistère, les Johnnies à la belle époque de ce commerce entre Roscoff et l'Angleterre, l'Écosse et l'IrlandeFinistère, Musée de l'OIgnon Rose de Roscoff, une belle AOC.

Douarnenez, l’une des plus vastes baies du Finistère

On pourrait vous parler du quartier du vieux port (le Rosmeur) avec ses venelles, ses ruelles, ses escaliers débouchant sur la mer. Du quartier de Tréboul avec son chemin sur la baie et ses petites plages. Des édifices religieux ou du site archéologique remarquable, l’un des plus importants sites industriels gallo-romain du Nord de l’Europe où les Romains fabriquaient le « garum », un condiment à base de poissons. Mais, on a choisi de vous parler du port-musée. Le seul port-musée à ciel ouvert de France. Une belle découverte des sociétés et des cultures maritimes à travers le monde. Les bateaux, les objets, racontent la pêche, la plaisance, le cabotage des Bretons.

En plein air, dans un cadre exceptionnel, 4 grands navires visitables à flot vous invitent à monter à bord.
En intérieur, une scénographie fouillée vous conduira des Vikings de Groix au XXème siècle en passant par les barques des âmes, des objets du monde venus d’Égypte et d’Océanie.
En baie de Douarnenez se pratique d’innombrables activités nautiques : voile, surf, aviron de mer, kite-surf, char à voile. Évidemment, on loue aussi toute l’année des bateaux.

Finistère, le musée maritime en plein air ouvre les portes des coursives.

Une île légendaire : l’île Tristan

Ce site naturel classé, propriété du Conservatoire du Littoral, est accessible à pied à marée basse. L’île doit son nom à la présence de la tombe de Tristan et Yseult cachée aux pieds de deux arbres enlacés. Tristan, neveu du Roi de Cornouaille est tombé fou amoureux d’Yseult… vous connaissez la suite.
L’île Tristan, minuscule, est absolument ravissante. Elle possède un charme secret, un je-ne-sais quoi d’indéfinissable, renforcé encore par les vergers, les chemins escarpés au-dessus de la mer et surtout un étonnant jardin exotique avec bambouseraie, camélia, magnolias, myrtes du Chili et fushias de Nouvelle Zélande.

Finistère : l'ïle Tristan, minuscule et magique, pleine de recoins de nature !

Concarneau

Cette « ville d’Art de d’Histoire » est aussi le 7ème port de pêche français. Les visiteurs aiment arpenter les ruelles de sa ville close. C’est l’un de sites les plus fréquentés de Bretagne. À juste titre. Protégé par d’épais remparts de granit, cet îlot relié à la terre par deux ponts de pierres, abrite de splendide demeures anciennes et beaucoup de magasins typiques de la région. En haute saison, s’y presse une foule bigarrée qui ajoute au charme de cette ville sur l’eau.

À Concarneau, on visitera le Marinarium le plus ancien du monde à proposer une découverte de la biologie marine.
Pour terminer, la vente à la criée de Concarneau est bien sûr un incontournable !

Des tables exceptionnelles

Les « étoilés » sont légion en terre bretonne. Pas moins de 8 tables proposent une cuisine délicate, iodée, inventive. Restaurant Patrick Jeffroy** à Carantec, l’Auberge des Glazicks** à Plomodiern, l’Armen* à Brest, Le M* à Brest, Le Moulin du Rosmadec à Pont-Aven, Le Brittany* à Roscoff, L’Ambroisie* à Quimper, L’Ar Men Du* à Névez. Nous avons testé l’Ar Men Du*. De la salle, vue panoramique face mer qui domine l’océan du haut des falaises. Service impeccable sans être guindé et une cuisine très iodée (mais pas que !) pilotée par Patrick Le Guen et son fils Jean Marie.

Leur passion de la cuisine est présente dans la moindre bouchée de chacun de leurs plats. Côté poisson : barbue de petit bateau ou grosses langoustine en robe de Nori, un tartare de bar tranché minute, agape de poissons marinés à l’instant. Côté viande : ris de veau doré, pigeon au thé vert, « black Angus » aux raisins confits. Pour les desserts : fraises du pays en infusion florale et son croustillant de crêpes dentelles… Une cave de 300 vins pour arroser tout cela…
Plus d’infos sur les hébergements et les tables de luxe : www.finisteredexception.com

Finistère, plat de l'Ar Men Du… à tester. Forcément !

Dégustations d’huître Belon

À Kerduc, sur la commune de Nevez, dans un endroit absolument insoupçonnable, se cache la petite maison de dégustation des établissements Ostréicoles de Laurent Publier. Terrasse chauffée, vue imprenable du l’embouchure de l’aven, une petite cabane dérobée idéale pour une dégustation de Belon, de Creuses de Bretagne un plateau de fruits de mer (selon arrivage) et des desserts maison… Topissime. La Bretagne secrète et délicieuse que l’on aime !

Finistère : en toute discrétion, ce petit lieu de dégustation est l'un des trésors cachés du Finistère.

 

 


Informations pratiques : 

Agence de développement touristique, 4, rue du 19 mars 1962 à Quimper 29018 cedex.
Tél. 02 98 76 24 77 – contact@finisteretourisme.com www.finisteretourisme.com

Aller dans le Finistère

En avion
240 liaisons hebdomadaires vers la Bretagne opérées par Air France et HOP dans 5 aéroports locaux : Brest (3 vols quotidiens), Lorient, Quimper, Rennes et Lannion.
Nous remercions l’Office de Tourisme, les attachées de presse et l’ADP pour leur soutien dans la réalisation de ce reportage. @parisaeroport @aeroportdeparis

En voiture : voie express gratuites

En train : liaison TGV en provenance de Paris, Lyon,Lille www.voyages-sncf.com

En bateau
Brittany Ferries : liaisons vers Plymouth et Cork au dépoart de Roscoff www.brittany-ferries.fr

Roscoff
Déjeuner à Roscoff
Les Alizées. D’extérieur, le restaurant ne paie pas de mine mais la fraîcheur du céleri au tourteau frais, le Farz de lieu jaune et le délice de fraises aux agrumes pour 21 euros devraient vous attirer par là ! Joli restaurant, belle vue et service impeccable.

La maison des Johnnies
48, rue Brizeux – Tél. 02 98 61 25 48 – maisondesjohnnies@wanadoo.fr

Acheter des oignons Rose de Roscoff à Paris
91 rue de Cambronne – 75015 Paris, environ 6€ la tresse d’1 kg (comparé aux 12 voire 15 € des épiceries fines).

Navette pour Batz : Traversée régulière (15mn) tous les jours de l’année depuis le vieux port de Roscoff.

Taxi sur Batz (Fabrice) : Tax’ile 06 09 45 23 64 –www.taxi-ile-de-batz.fr

Visite du phare de Batz : Tél. 02 98 61 77 76

Finistère. Vue depuis le phare de l'ïle de Batz.

Jardin Georges Delaselle : Tél. 02 98 61 75 65

Hôtel sur l’île de Batz : Les herbes folles (Hôtel Restaurant), Le Bigorneau Langoureux (Bar – bar à vin), ouvert toute l’année.
Le débarcadère – 29253 Ile de Batz
Tél. 02 98 61 78 28 – www.hotel-iledebatz.com

Douarnenez
Le port-Musée, place del’Enfer 29100 Douarnenez
www.port-musee.org – port.musee@mairie-douarnenez.fr

L’Île Tristan
Horaires de passage : www.conservatoire-du-littoral.fr
Services Environnement et espaces naturels de l’Île Tristan : Thierry Chauvin, Tél. 02 98 74 46 38 – Thierry.chauvin@mairie-douarnenez.fr

Biscuiterie de Douarnenez
93, avenue de la Gare, 29100 Douarnenez Treboul Tél. 02 98 74 39 44
www.biscuiterie-dournenez.cm

Conserverie Artisanale et familiale de Douarnenez
32, rue Jean Kervolan
Parc d’activité Lannugat NORD ESPACES 2900 Douarnenez Tel. 02 98 70 54 44
www.kerbriant.fr

Voile Horizons : Sortie découverte, croisière, stages en voiliers. À l’heure, la journée, la demi-journée.

Réservations et tarifs sur : www.voilehorizons.com

ConcarneauFinistère. La vie tranquille au fil des marées dans les fleuves côtiers (abers) de la Bretagne.www.tourismeconcarneau.fr

Déjeuner/Dîner
Entre Pont Aven et Concarneau, sur la presqu’île de Raguenez (face à l’archipel des Glénans), l’Ar Men Du.
47, rue des Îles, Ragunez Plage, 29920 Nevez – Tél. 02 98 06 84 22 contact@men-du.com – www.men-du.com

Dégustations d’huîtres et plateaux de fruits de mer
Établissements Laurent Publier
Port de Kerduc en Nevez (Prendre à droite à 150m avant le port)
Tél. 02 98 06 62 60 – Cell. 06 82 90 99 09

A cheval dans le cirque de Gredos

C’est en randonnant qu’il faut aller à la rencontre de l’Espagne médiévale, dans les parfums de genêts et de lavandes, entre les murets de pierres sèches et les petits villages endormis.

Rando dans les genêts de la sierra de Gredos@maria elena dendaluce

Avant-goût des découvertes culturelles qui jalonnent le parcours et marque de la ferveur religieuse locale, la ville de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus (1515-1582) est le point de rendez-vous des cavaliers. Ville espagnole du patrimoine mondial, Ávila se dresse aux pieds de la Sierra de Gredos, 100km au nord-ouest de Madrid. Derrière les remparts, formidable enceinte fortifiée du XIème siècle quasi intacte, se sont réfugiés églises et palais Renaissance, témoins de la splendeur révolue d’un ancien centre de production textile.
10h du matin à Navarredonda de Gredos. Deux énormes bottes de genêts annoncent le portail du centre équestre de Maria Elena Dendaluce. Derrière, le Saint-Bernard Cartucho monte affectueusement la garde tandis que tinte la clarine d’un cheval de trait hispano-breton. Ici, toutes les juments en pâture portent ce gros collier de cuir fermé par une boucle dorée, nécessaire à la localisation des troupeaux e nsemi-liberté. La dénommée Polaca y retournera quand son poulain sera sevré.

Marie Elena Dendaluce sur Cubano @gabrielle larew

Elégance oblige

 

Une allée de pins ombragée mène aux écuries. Les chevaux attendent dans leur box, impeccablement brossées, peignées –merci au shampoing et soin démêlant !- les sabots graissés, sellés à l’anglaise et bridés. Dans les petites sacoches avant, une bouteille d’eau, de quoi caser un appareil photo et un licol.

Dans la carrière, de jeunes apprenties approchent le marchepied des montures. Les neuf cavaliers dont 3 récidivistes viennent de Belgique, de France, de Californie, du Vermont ou de Chicago. Quelle élégance chez les Américaines! Bottes ou jambières de cuir et boots à lacets, chemise ajustée, vêtements techniques assortis, large visière ajustée sur la bombe, ongles peints et rouge à lèvres rafraîchi à mi-journée. Mais sans chichi.

Discrètement élégants, sans doute les guides donnent-ils le ton. En vérité, tout le monde tient à faire honneur aux splendides chevaux, andalous et hispano-arabes.

Les cavalieres dans la laguna Canada el Gallo Hoyos del Espino∏biggi hayes

Spectaculaire et sauvage

La première journée s’annonce plutôt relax et trois accompagnateurs s’assurent de l’aisance des cavaliers. Confirmée. Leur monture leur a été consciencieusement attribuée en fonction de leur expérience et de leur gabarit.
A plus de 1200 mètres d’altitude, le regard porte au loin sur les neiges de l’Almanzor. Le pic le plus haut de Gredos (1592m) a été nommé d’après un chef militaire et religieux arabe (X°), Al-Mansûr ou « Le victorieux » qui s’était extasié devant ce paysage lors de l’une de ses campagnes.
On oublie que l’Espagne est un pays de montagnes. A 1500 mètres d’altitude au Nord-Ouest de la péninsule, nous sommes dans l’une des régions les plus rustiques du pays, la plus étendue et la moins peuplée. Entre les fleuves Douro et Tage, la spectaculaire Sierra de Gredos se distingue par de fortes dénivellations et des versants aux orientations très différentes. Forcément, les paysages changent à peu de distance d’écart et la flore –endémique- est un véritable festival : orchidées sauvages mauves et blanches, camomille, genêts, lavandes, bruyères pourpre, fleurs de colza jaune éclatant, joubardes -mi cactus mi artichauts- et autres pédiculaires des bois à drôles de corolles roses. Un festival.

Paradis pour la flore la sierra de Gredos abrite une végétation endémique exceptionnelle@beatrice leproux

Machos en liberté

Escortés par Cartucho, la petite troupe traverse un herbage où broutent vaches et chevaux. Faute d’industrie en Castille et Léon, la pauvreté oblige au partage des terres. Propriété du gouvernement, elles sont divisées par province et subdivisées par commune. Autrement dit, selon le nombre de têtes de bétail, les fermiers louent à l’année quelques dizaines d’hectares à la mairie ; terres à partager avec leurs voisins, chacun prenant soin de fermer les clôtures après son passage. Il faut juste éviter de réunir les machos, étalons ou taureaux. Curieux et joueurs, des poulains tentent de distraire le petit convoi, chassés d’un geste de badine. Large chapeau vissé sur la tête et gilet de daim assorti, noter guide -la dirigeante d’Equiberia herself- Maria Elena Dendaluce garde un œil sur le taureau avachi sous un châtaignier. Moyennement rassurés par cette proximité quand nous ignorons encore tout du caractère de notre monture, nous ne la lâchons pas d’un sabot.

Dès le xveme les paysans dépierraient leurs champs pour les exploiter et bâtir mûrets et maisons @beatrice leproux

Incontournable apéro

Après deux bonnes heures de monte, impensable de déroger à la trêve du sacro-saint apéritif. Les chevaux sont pris en charge par les très consciencieuses apprenties. Surprise : sur une table dressée à l’ombre sont joliment présentés jambons et fromages ibériques, olives, fruits et rafraîchissements. A côté, de quoi se laver les mains. Grand luxe. Nous repartons pour deux heures de balade avant de déjeuner d’une paella sous la tonnelle. Inutile de préciser que les amis Américains épluchent le contenu du plat et roulent des yeux horrifiés devant le bol de consommé de boudin noir. Mais sans lésiner sur le vin blanc local. La sieste s’impose, couchés dans l’herbe. Grâce au van qui suit les cavaliers avec leur petites affaires de la journée, les bottes ont été troquées pour des tongs, les californiennes se sont repoudrées et l’unique homme de la bande soulage son dos sur un coussin massant. Trop dure la vie.

Chaque jour vers 12h30 arrêt aperitivo@biggi hayes

La plus grosse population de loups d’Europe occidentale

La nature est si vaste et le soleil de printemps donne tant que les rencontres sauvages son rares : un aigle royal, des mélans, une biche, un renard… Les chèvres hispaniques –chassées à l’automne à prix d’or- et les sangliers ne se montrent pas. Le loup non plus. Pourtant il n’a jamais disparu du nord de l’Espagne. En témoignent le nombre et la violence des aboiements des chiens qui surveillent les moutons. En attendant l’heure de la traite, celui-ci est enfermé dans un enclos entièrement grillagé jusque par-dessus leur tête.
Des ânes noirs à poil longs nous regardent passer, l’air hébété. Ici, on les élève pour le plaisir, voire pour le portage et les travaux des champs. L’élevage n’est plus rentable et les villages, quasi désertés, ne reprennent vie que l’été quand les citadins envoient leurs enfants chez leurs grands-parents. Les sabots résonnent entre les maisons de pierres. Quelques têtes curieuses se montrent tandis que, impassibles du haut de leur clocher, les cigognes regardent passer l’étrange caravane. De petits bourgs ont vu leurs maisons restaurées par des Madrilènes qui en avaient fait leur résidence d’été. Parfois trop léchés, trop propres, ces petits bijoux médiévaux ravissent le visiteur mais ont perdu un peu de leur âme.

Pozo de las Paredes xveme Navacepeda de Tormes@beatrice leproux

 

Sur les chemins de transhumance

Depuis le Moyen-Age, les terres Nord de la Sierra de Gredos sont dédiées à l’élevage des moutons puis de bovins. Entièrement noires, rustiques, fécondes et très prisées pour leur viande, les vaches Avilenas sont en plus d’excellentes marcheuses, qualité indispensable à la transhumance et à la recherche de leur subsistance. Car, même en perte de vitesse, la tradition perdure depuis le XIVème siècle. Les cavaliers foulent ces larges voies ancestrales mais ce n’est qu’au début de l’été que les éleveurs regroupent leurs bêtes et les mènent à cheval à 1600 mètres d’altitude, secondés par des 4×4 pour traverser les routes et se relayant pour dormir. Elles finiront seules leur ascension au cours de l’été au gré de leur gourmandise jusqu’à 2000 mètres.

Dans la canada Real, chemin de transhumance@beatrice leproux

Déjeuner de chef sous la tonnelle

Après plusieurs heures de monte, la surprise est de taille : aménagé en bordure d’une mer de genêts, un velum a été tendu au-dessus d’une table magnifiquement dressée. A côté officient Roberto Garcia Jimenez et deux assistants. Ce disciple des plus grands maîtres coqs espagnols aménage des plats typiques de la région de Gredos en mariant avec inventivité des produits de saison d’ici et d’ailleurs. La cuisine sophistiquée de ses deux restaurants à Hoyos del Espino ravit les gourmets madrilènes. Pour l’heure, interloqués par tant de raffinement et de succulence, les cavaliers se délectent en silence.
C’est une gageure que réunir toutes ces qualités : beaux et bons chevaux, paysages sublimes, perles d’architecture médiévale, intendance sans faille, véritable gastronomie et d’Avila à Ségovie, un hébergement de luxe.
Pendant cinq jours et cent-cinquante kilomètres, l’ouverture et la fermeture de barrières rythment journées et galops. Les cavaliers chevauchent entre genêts et lavandes sauvages, galopent sur un doux tapis d’épines de pins ou au bord d’un lac, ballotent du buste dans les descentes abruptes et pierreuses, pataugent dans les cours d’eau, gravissent des vallons fleuris en slalomant entre les blocs de granit et se rafraîchissent aux rivières glacées ou aux fontaines des villages… Le soir, halte dans les Paradores nationaux, fleuron de l’hôtellerie espagnole.

Au menu de Roberto Garcia Jimenez@beatrice leproux


Informations pratiques : 

Y aller :
Partir avec Cheval d’Aventure et Equiberia : Randonnée Sierra de Gredos et Ségovie, départ de Navarredonda de Gredos à 2h à l’ouest de Madrid. 2 400€ hors vol, pension complète, transferts intérieurs inclus. Nombreux départ tout au long de l’année pour différentes régions d’Espagne (ex: Sierra de Gredos seulement à partir de 1 850€). www.cheval-daventure.com –  www.equiberia.com

Après la douche les chevaux filent au pré à Navarredonda de Gredos@biggi hayes

Bonnes adresses
Hôtels Parador http://www.parador.es/fr
Restaurant de Roberto García Jiménez à Hoyos del Espino : http://cafeteriadrakar.es/

Alcala de Henares, ville natale de Crevantes et refuge des cigognes !

À une heure de route de la capitale, on aime se balader à Alcala de Henares dotée de cieux, apparemment toujours bleus, striés des lourds vols des cigognes établies depuis des lustres. Classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998, au titre de « ville unique », Alcala de Henares, ville natale de Cervantes, impressionne par la fascinante beauté de son patrimoine architectural.

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L’université d’Alcala

Zone historique de la ville et des anciens quartiers extra-muros, c’est surtout le quartier qui abrite la fameuse Université d’Alcala de Henares. Un bijou architectural avec salles, bibliothèque magistrale, archives, salle de réception…Cet ensemble de collèges majeurs et mineurs datant de la Renaissance est fondé par le Cardinal Cisneros en 1499. L’université d’Alcala revendique « mais pas trop fort » le statut de première université d’Europe. C’est probablement faux car à l’époque toutes les grandes villes culturelles construisirent leur « université » dans le même laps de temps. Admirez les façades et entrez par la gigantesque porte. Dans la cour interne, on découvre une petite place carrée avec une vue vertigineuse sur les façades intérieures. Les jardins se succèdent ornementés de constructions rigoristes. Voir absolument l’un des collèges, celui de San Ildefonso. Il affiche une beauté bluffante avec ses galeries coursives et ses arcades.

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La Plaza Cervantes

Au centre du centre… une sublime place rectangulaire, la Plaza Cervantes, bordée d’arcades avec au milieu un jardin arboré rayonnant de milles couleurs. À l’extrémité de cette place, on se dirige dans ce qu’il reste du quartier juif aux maisons dotées d’une trappe ! Une visite guidée s’impose… Toujours dans l’esprit Cervantes, ne ratez pas le Théâtre Cervantes : un théâtre « bonbonnière » directement importé du passé ! Un guide vous fera découvrir les coulisses fort intéressantes. Le temps d’une courte balade, il faut évidemment voir les murailles de la ville… sublimes et en parfait état. Et tranquillement, prendre un verre ou déguster une spécialité locale sur cette place ou à ses abords. Détente assurée !

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La maison-musée de Cervantès

Dans cette ancienne rue aux Juifs se trouve la maison natale de Cervantes. Ce qui fait supposer qu’il était juif, bien que revendiqué par la communauté des Catholiques ! Cette maison bourgeoise, bâtie autour d’un patio arboré, appartenait à la famille Cervantes dont le père était médecin/chirurgien. Une partie du mobilier d’époque est exposé. Également des gravures et des tableaux. Sur les murs subsistent des traces des fresques murales. L’intérieur de la maison conduit les visiteurs dans un voyage aux XVIe et XVIIe siècles. On découvre l’art de vivre de l’époque avec organisation quotidienne partagée entre le rez-de-chaussée, dans la salle de couture, la cuisine, la salle à manger, le boudoir et le bureau du chirurgien – profession qu’exerçait le père de Cervantes. L’étage était occupé par des salons et des chambres à coucher.

En sortant dans cette rue très commerçante (moins qu’autrefois nous dit-on), on trouve quelques belles boutiques et d’intéressantes boulangeries/pâtisseries où se vendent les spécialités locales à base d’amandes et les pralines d’Alcala.

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Le musée archéologique régional

À peine excentré, mieux vaut venir à pied, le musée occupe l’ancien bâtiment du couvent des dominicains de la Mère de Dieu. Un site de facture exceptionnelle, tout en briques roses. Les couleurs sont magnifiques. Un décor de carte postale avec le ciel bleu et les arbres d’un vert tendre ! À l’intérieur, fondée sur un parcours chronologique et didactique, une exposition permanente présente des collections des fossiles paléontologiques aux outils du Paléolithique et du Néolithique, des vestiges de l’Âge du bronze et de l’Âge du fer, une collection importante de l’époque romaine (notamment des mosaïques) et des éléments de la culture antique, médiévale et moderne, jusqu’à l’archéologie de l’époque industrielle.
Le musée réalise des expositions temporaires sur des thématiques archéologiques et historiques. En effet, le musée possède une dépendance : la Bibliothèque Emeterio Cuadrado, d’usage restreint, spécialisée en archéologie.

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Les trésors d’Alcala

Nous vous avons présenté le « minimum syndical » à visiter à Alcala. La ville recèle bien d’autres trésors. Pour découvrir l’un d’entre eux, il suffit de levez les yeux au ciel pour découvrir… non vous ne rêvez pas, des nids de cigognes partout ! Ces « objets » gigantesques d’où dépassent cordes, matière plastique et étranges composants envahissent les monuments, les toits, les tours. Ces magnifiques oiseaux, symboles vivants de la ville, ont élu domicile à Alcala et, bien que migrateurs, n’en sont jamais repartis. Loin du bruit, de la circulation et de l’agitation de Madrid, les cigognes se plaisent à Alcala. Été comme hiver, elles sont présentes et la ville, fière de leur installation permanente, garantit leur bien-être. Toute une communauté se charge de leur protection et de leur alimentation. Les saisir au vol au-dessus de monuments si bien préservés est un challenge pour les photographes !

Fidèle à son patrimoine architectural certes, la ville est aussi un fief de la gastronomie Espagne. Les « petits » restaurants sont légions. Tous accueillants et fort gourmands, ils sont une raison supplémentaire de séjourner au moins deux jours dans cette petite ville au si joli visage !

Lire aussi : Pas de Madrid sans Cervantes et inversement

Pas de Madrid sans Miguel de Cervantes et inversement…

Mort en avril 1616, Cervantes, figure énigmatique de Madrid voit célébrer les 400 ans de sa disparition en grandes pompes ! Il y a de quoi ! Miguel de Cervantes est considéré comme le premier romancier du monde ! Cervantes… dont les pas explorèrent la Madrid de l’époque et particulièrement le très historique quartier de Las Letras. Comme nous aujourd’hui ! Suivons ce classique fil rouge pour découvrir cette magnifique capitale espagnole…

 » Embarquement immédiat pour…

Madrid, la plus grande ville de l’Espagne. Madames et Monsieurs, bienvenue à bord du vol Vueling VY 8201. Nous vous souhaitons un agréable voyage et de bonnes vacances… Avez-vous pensé à glisser dans vos valises les indispensables lunettes, chapeau et autres accessoires indispensables pour cet itinéraire culturel sans oublier la crème solaire ? La température annoncée à notre arrivée est de 40°C !  » Si une telle température vous effraie, pensez à Madrid en automne voire même en hiver. Votre voyage n’en sera que plus agréable et les activités culturelles proposées dans cet article restent valables. Déjà 2 heures de vol. Vue resplendissante sur la ville. Madrid nous attend !

Choeur du couvent de Las Trinitarias ©Judith Lossmann
Madrid, une ville de lettres

A Madrid, on peut, à la façon de Cervantes, se la couler douce sur les terrasses de cafés ou bien partir à la découverte des secrets de cette formidable ville espagnole. Parmi les lieux fréquentés par l’auteur de Don Quichotte, le Couvent de las Trinitarias avec son incroyable façade en briques apparentes et ses trois gigantesques portiques en fer forgé. Ce monastère du XVIIe-XVIIIe siècle se situe en plein cœur du quartier de Las Letras de Madrid. L’intérieur est très lumineux. Le Couvent de las Trinitarias abrite le tombeau de Miguel de Cervantes, célèbre romancier, poète et dramaturge espagnol, l’auteur de L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ? Son œuvre est le premier roman moderne de la littérature mondiale et la plus grande œuvre de fiction de l’histoire de l’humanité.

Quartier de Las Letras

Après quelques minutes de recueillement devant le génie littéraire de Cervantes, sortez prendre l’air. Le quartier des Lettres est situé au cœur de Madrid. Véritable dédale de petites rues piétonnes et d’agréables places comme celle de Santa Ana, le quartier fut le lieu de résidence et de travail de certains des plus grands écrivains d’Espagne : Lope de Vega, Quevedo, Gongora… dont les anciennes maisons se visitent. Il est temps d’y jeter un coup d’œil. C’est LE lieu emblématique des plus grands écrivains espagnols. Des rues reproduisent même, sur leurs pavés, des inscriptions et des extraits de l’œuvre de certains d’entre eux. Cette partie de Madrid associe aujourd’hui littérature, vie bohème, boutiques et gastronomie. Voilà qui ajoute encore au charme de ce quartier.

Visite de l’atelier où fut imprimé le premier exemplaire de Don Quichotte

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Au cœur de l’emblématique Barrio de las Letras à Madrid on visite l’atelier, réplique exacte de l’imprimerie à caractères mobiles, qui réalisa en 1605 la première édition du premier roman mondial : Don Quichotte ! À l’œuvre immortelle de Cervantes s’ajoutent nombres d’autres œuvres toues aussi spectaculaires comme celles de : Lope de Vega, de Tirso de Molina et de Calderón de la Barca, également imprimées dans ces lieux. La visite est didactique. On en ressort enrichi d’informations essentielles sur l’art de l’imprimerie de l’époque et sur le travail des ouvriers/artisans de l’époque. Le guide – indispensable – explique pourquoi et comment l’œuvre de Cervantès bénéficia de particularités exceptionnelles.

La Bibliothèque nationale de Madrid expose Cervantes

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A l’occasion des 400 ans de la mort du célèbre romancier espagnol, la Bibliothèque nationale d’Espagne expose Miguel de Cervantes : de la vida al mito (1616-2016) afin de lui rendre hommage et de faire perdurer le mythe de Don Quichotte.

Les raisons de venir à Madrid sont multiples et variées. Cervantes en est une parmi d’autres. Si je devais vous conseiller une visite incontournable ce serait celle d’un gigantesque marché de victuailles, le mercado San Miguel, un marché sis au même emplacement depuis le Moyen Âge. Sûr que Cervantes y a posé les pieds et fait ses courses.

Le Mercado de San Miguel…

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Les gastronomes et les gourmands vont en faire leur rendez-vous cultissime ! Ce marché déborde littéralement de victuailles de toutes sortes. Un hommage, que dis-je un hymne, à la gastronomie espagnole. Sous cette ancienne halle modernisée, les marchands côtoient les restaurants dans l’esprit d’un Food Court où la beauté des produits n’a d’équivalence que leur appétence. Impossible de résister. Est-ce ici que la l’homme à la longue figure a puisé ses idées de plats pour en farcir son roman !? Peut-être ! En tous cas, le restaurant la Rotonde du Westin Hôtel a osé s’attaquer à ce monument culinaire…

… et tenté une expérience inédite en créant un menu issu d’un livre !

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Manger donc à la façon de Cervantes… Ou plutôt déguster les repas tels qu’ils sont décrits dans Don Quichotte ! Seul un chef a osé relever ce défi : José Luque, chef exécutif du Westin Palace avec l’aide d’Eva Celada, a choisi et créé les éléments d’un menu « Cervantes ». Tout commence par un apéritif Sanchopancesco inspiré par le pot pourri sur pestiño avec de la crème de haricots et pringá. Puis, on continue avec le cocktail de Duels et Quebrantos, une crème de pommes de terre, le chorizo, le bacon et l’œuf. Au tour de la morue d’Ajoarriero de venta et des perdrix marinés des Mariages de Camacho (chapitre II de la deuxième partie du livre). Salade du vendredi avec des lentilles, crème glacée aux châtaignes et émulsion de fromage. Suivent deux desserts. Le premier à base de fromage et de coing en mémoire du bassin du barbier que dans le chapitre XXI Alonso Quijano, Don Quijote. Puis un second dessert pour honorer la belle Ducinée : des manchego fudge, une pâte très légère étalée dans un moule en forme de fleur, frite dans beaucoup d’huile d’olive vierge chaude saupoudrée de sucre glace.On termine ce repas historique avec les Fiorabrás Gominolas, une «potion magique» à base de thym, de vin rouge, d’huile et de sel qui, selon Don Quichotte, «guérit les blessés mais ne fait que frapper ceux qui avaient été armés « . Rassurez-vous les portions sont petites et l’on peut profiter de tout le repas sans problème.

Quitter Madrid pour mieux y revenir !

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Montez à bord d’un bus touristique pour une visite panoramique de la ville. Entre la Grand Via et la rue de la princesse se trouve la Plaza de Espana, connue pour son monument dédié à Miguel de Cervantes. Un paysage impressionnant : l’édifice Espagnol et la tour de Madrid forment deux gratte-ciel autour de ce monument. Au pied de celui-ci s’étend un magnifique jardin public fleuri. Mettez le pied à terre et profitez-en pour vous prélasser sur l’herbe fraîche.

Madrid n’aura révélé qu’une infime partie de ses secrets… autant de raison de revenir la découvrir à d’autres saisons.

Lire aussi : Cervantes à Alcala

Vacances en France – Le Limousin, terre de luxe et d’excellence… Bon shopping !

Au centre de la France, en Vienne, capitale Limoges… le ton est donné. De la région du Limousin viennent nombre de talents du luxe, manufactures de prestiges et artisans créateurs : la ganterie Agnelle, les cosmétiques Sothys, les Ateliers de tapis Pinton, le tanneur Chapal, les chapeaux Chéri Bibi et bien d’autres…

Créé en 2010 le réseau Luxe et Excellence rassemble les entreprises du Limousin appartenant à l’univers du luxe. Depuis quelques mois, un espace d’expositions, véritable vitrine du luxe a ouvert ses portes boulevard Fleurus à Limoges.

La porcelaine

Fasciné par sa blancheur, sa translucidité, sa finesse, Marco Polo la baptisa « porcelana ». Depuis 1768, Limoges, sources de l’or blanc, le kaolin donne ses lettres de noblesse à l’art de la Table. Aujourd’hui, plus que jamais, les créateurs, designers, architectes apprécient ses qualités. La porcelaine est partout, poignées de portes, luminaires, vases, mobiliers urbains, jardins, tables, sanitaires…
La route de la porcelaine en Haute-Vienne : 22 membres ouvrent leurs portes d’avril à octobre. Impossible de les citer tous. Chacun mérite une visite. Parmi les plus connus, citons la Manufacture Bernardaud, riche d’une histoire familiale et d’une collaboration continue avec les grands artistes depuis 150 ans, de Dubuffet à Jeff Koons. Il faut visiter la magnifique manufacture, sise à Limoges, avec ses circuits de visites réellement passionnants. Vous aimerez découvrir les services de tables créés pour les plus grands Chefs du monde. Le magasin d’usine présente un vaste choix et de nombreuses idées cadeaux. www.bernardaud.fr (27, avenue Albert Thomas – Limoges )

Le musée National Adrien Dubouché, Cité de la Céramique à Limoges est bien sûr un incontournable. On y va pour au moins deux raisons : l’extraordinaire beauté du site du musée, ses bâtiments, sa mise en mise en scène et les incroyables collections présentées. Un ravissement pour les yeux.

www.musee-adriendubouche.fr (place Winston Churchill – Limoges )

Luxe en Limousin, la porcelaine Bernardau

La maison de l’Émail

Sur 500 m2, la Maison de l’Émail présente au public des objets prêts à acheter. Difficile de faire un choix, tant les talents sont nombreux et créatifs. La maison a une seconde vocation, proposer des ateliers découvertes pour approcher la matière, lles techniques… et rentrer chez soi avec son propre chef-d’œuvre !

www.enamel-house.com (18 bd de la Cité – Limoges)

Luxe en Limousin, service de table de grands Chefs à travers le monde

Confection

Smuggler, dans sa boutique et dans son magasin d’usine, propose des costumes masculins haut de gamme et sur mesure avec un choix de 800 tissus et doublures colorées.
www.smuggler.fr (zone industrielle du Magré – Limoges )

La maison Lou Kasatché, créée en 2011 par Bernard Blaizeau, possède de beaux ateliers au cœur de la ville. Ici, on s’inspire de la période avant-guerre pour confectionner sur mesure des robes de mariée uniques au monde, robes de cocktails et vêtements féminins sur mesure. Prenez rendez-vous pour visiter cet atelier tout droit surgi d’un autre temps et laisse-vous tenter par les merveilles du lieu. www.lou.kasatche.fr (40 bd de Fleurus – Limoges)

Le centre ville de Limoges regorge de galeries et boutiques où shopper !

Galerie du Canal, Lachahiette, galerie Luxe et Excellence… Sur le boulevard dit de la porcelaine (en fait le bd Louis-Blanc) vous trouverez quantité de boutiques indépendantes dont les Bijoux Bruno Mercier. Fou de porcelaine, Bruno Mercier imagine, dessine, crée des collections de bijoux orignaux, élégants, aux lignes épurées.
www.brunomercier.fr (1 bd Louis-Blanc – Limoges )

Cuir

Luxe en Limousin, la ganterie Agnelle

La maison Weston
Mondialement connue, la marque Weston a chaussé et chausse tous les pieds célèbres du monde… Fabriquées aussi sur-mesure, Weston connaît donc les défauts des pieds des grands hommes. Mais, tenu par le secret professionnel nous n’avons pas réussi à leur faire avouer combien de centimètres mesure la talonnette invisible de Nicolas Sarkozy ! Weston doit son succès à la fabrication artisanale de ses chaussures, à la qualité des ses cuirs (il faut voir leur énorme collection) et au tannage végétal des peaux.
www.jmweston.com (Boutique d’usine : rue Nicolas Appert à Limoges du lundi au vendredi de 10 à 18H)

Chapal
Depuis 1932, Chapal se distingue par son savoir exceptionnel dans le traitement des peaux et du cuir. Spécialisée dans l’univers automobile, la maison Chapal propose des collections « chic et décontracté » de blousons, sacs, chaussures pour hommes et femmes.
www.chapal.fr

Le comble du luxe, les gants Agnelle
Fort heureusement, ils retrouvent leur place – injustement oubliée pendant quelques décennies – de raffinement, de finition d’une tenue et sont de la partie hiver comme été. La maison familiale fondée en 1937 est entre les mains de la dynamique Sophie Grégoire. La maison a donné et donne des modèles d’exception à la haute couture. Se servent dans cette belle maison des marques prestigieuses : Dior, Vuitton, Gaultier, Burberry, Givenchy qui apprécient l’audace et le style d’Agnelle.
www.agnelles.fr ( 30 bd de la république à Saint-Junien, proche de Limoges).
Également à Saint-Junien et dans un tout autre genre, les gants Morand propose un magasin d’usine très intéressant. Idem pour la maison Daguet, spécialisée dans les ceintures en cuir et sacs à main haut de gamme.

Le Limousin, Limoges et sa périphérie regorge de magasins de créateurs et de manufactures. Impossible de tous les citer. Adressez-vous à l’Office du Tourisme de Limoges, ils vous donneront volontiers une immense liste. Mais, croyez-nous sur parole, en pleine saison des soldes, une visite s’impose pour faire des affaires, encore plus intéressantes, dans les magasins d’usine qui, déjà à l’année, affichent de 40 à 75% de réduction ! Bon shopping !

 

Selles-sur-Cher et autres AOP chèvre de la région et vins de Cheverny

Ils sont tellement savoureux qu’ils ont fait de l’œil et de la papille à la jolie Bérangère. Banalement, la jolie blondinette du Nord vient fait un tour dans la région Centre Val de Loire. Elle tombe en amour des chèvres et de la beauté de la région. Vite, elle quitte son boulot très sérieux dans les ressources humaines à Lille. Et en un tour de main, la voilà éleveuse et productrice affineuse de Selles-Sur-Cher et autres belles AOP sous la houlette d’Hervé qui l’aide à reprendre une ferme caprine !

Elle trône fièrement au milieu de ses chèvres et de ses clayettes de fromages. Elle ? Bérangère, une jeune femme d’à peine 30 ans qui a radicalement changé de vie pour l’amour du travail manuel, des chèvres, du bon goût… Un virage qui lui permet de vivre avec un petit Smic mais qu’importe, elle est heureuse et pour rien au monde ne reviendrait dans l’agglomération lilloise. Ici, « on respire, les terres sont belles, les chèvres généreuses, la vie calme et les fromages sont les meilleurs du monde ! » dit-elle humblement, les mains caressant avec passion les Selles-Sur-Cher du jour !

Des filles comme elle, la filière en voudrait d’autres. La diminution constante des éleveurs/producteurs est inquiétante. « Six départs non remplacés l’an passé, indique Frédéric Bœuf, Président de l’AOP Selles-sur-Cher et la production risque de chuter rapidement, ce serait dommage. »

La fabrication du Selles-sur-Cher

Ici, la ferme caprine fleure bon l’étable chaude, la paille fraîche et le bon lait. Deux traites par jour pour soulager les chèvres de ces quelques 3 à 4 litres qu’elles produisent quotidiennement. Le lait est immédiatement traité, sans être réchauffé, caillé, moulé manuellement, mis à égoutter pour qu’il continue à perdre de l’eau. Il faut presque 1L de lait pour faire un Selles-sur-Cher mature ! Entre sa forme liquide et sa forme définitive vendue, un fromage perd 80% de matière. Puis, on l’entoure de cendre végétale… un geste traditionnel, l’identité de la marque !

Selles-sur-Cher, Selles-sur-Cher et autres AOP chèvre de la région et vins de Cheverny

Quelques jours en clayette pour un affinage de 10 jours, le temps que se forme cette belle croûte de moisissures nobles finement bleutées. Sous sa robe bleu-gris, une pâte blanche et douce avec des dominantes de noisettes ! Un régal ! Le surplus de la production prend d’autres formes et d’autres noms comme le sublime « Téton » qui demeure une AOP qui ne dit pas son nom !

Cette production de qualité ne cesse d’attirer des acheteurs nouveaux dans l’hexagone. L’AOP affiche des ventes en constante progression. En 2015, la barre des 1000 tonnes de fromages AOP Selles-sur-Cher fut franchie. Cependant, paradoxe douloureux, les producteurs manquent.

S’il vous vient des envies de changer de vie, sûr que la filière vous ouvrira grand les bras. À bon entendeur … d’autant que l’AOP Selles-sur-Cher, tête de pont des fromages entraine dans son sillage des « cousins », à peine moins connus tels le Pouligny Saint-Pierre, le Chavignol, la Sainte-Maure de Touraine et le Valencay… tous AOP bien sûr !

Un terroir pour deux saveurs !

En France pas de fromages sans pain et sans vins. Pour le pain, on vous laisse faire, mais pour le vin, comme la nature est bien faite, la région produit des vins AOC de Cheverny et Cour-Cheverny pour une parfaite symbiose de la matière et du goût. Une aire de production de 574 hectares répartie sur 24 communes aux portes de la Sologne et des Châteaux de la Loire. 40 vignerons produisent une moitié blanc, l’autre rouge et rosé. Les vins sont fruités, tendres et conviviaux. Pinot noir et Gamay pour les rouges. Sauvignon et Chardonnay pour les blancs. Bémol pour le Cour-Cheverny issu d’un cépage unique, le Romorantin, qui lui donne un caractère original, du corps, une belle attaque et une appréciable longueur en bouche… Bref, tout ce qui convient au Selles-sur-Cher et ses cousins.

Dégustation high tech à la Maison des Vins de Cheverny, Selles-sur-Cher et autres AOP chèvre de la région et vins de Cheverny

Si vous venez dans le coin, la Maison des Vins de Cheverny à Cheverny propose des dégustations très high tech de la production locale pour des tarifs particulièrement abordables. Un concept innovant, le premier de ce genre en France. Copié depuis mais rarement égalé qu’il faut absolument tester.

Allez lancez-vous, à moins de deux heures de Paris, en une seule journée, venez faire le plein de délices aromatiques artisanaux…

 

 

 

 

 


Informations pratiques :

Le fameux Téton dont on ne sait sur quel bonnet il fut créé !, Selles-sur-Cher et autres AOP chèvre de la région et vins de Cheverny

La ferme de Bérangère
EARL Barbeillon Labalette – Hervé et Bérangère, 13 route de Soings à Sasay 41700. Tél. 06 60 39 06 46 – Tél. 06 76 83 63 09 – earlbarbeillonlabalette@laposte.net
On trouve leurs fromages AOP et autres dont le fameux « Téton de Beillon » sur les marché bio du samedi matin de Blois, à la ferme tous les jours, à ‘Amap de Vineuil le mercredi soir, chez les fromagers/crémiers de Paris.

Maisons des vins de Cheverny
1 avenue du Château, Cheverny. Tél. 02 54 79 25 16 – Ouvert outs les jours de mi-février au 11 novembre. www.maisondesvinsdecheverny.fr
Dégustation : les 4 vins du jour se dégustent gratuitement. Sinon, 4€ le verre dégustation pour 3 vins, 6,50€ le kit dégustation 7 vins.

En savoir plus :
www.aop-sellessurcher.com

Vacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

À deux heures de Paris à peine, La Mayenne cultive l’art de la discrétion. Ici, on fait genre « Ouais, la Mayenne, bon d’accord, so what ? » Une façon de tromper le touriste… non pas pour l’empêcher de venir, les locaux sont accueillants, mais pour qu’il (LE touriste) ne vienne pas en masse envahir ces chemins, ces coins de paradis et tous les trésors que ce département hors de sentiers battus a à offrir. Venez donc « exprès » en Mayenne, une région truffée de bonnes adresses que l’on se refile sous le manteau et préparez-vous à en tomber amoureux.

Bon à savoir pour mieux découvrir la Mayenne

Ce département appartient aux Pays de Loire et tire son nom de la rivière qui le traverse. C’est un trésor de verdure bucolique, simple, rural, façonné par l’agriculture, composé de bocage, petites collines, ruisseaux… dont la capitale Laval recèle quelques incontournables.

Randonnées rime avec Mayenne

En Mayenne, ça randonne partout. Sur terre, à vélo, à pied, à cheval, en roulotte. Sur l’eau, en bateau, en Toue… Tente sur le dos ou en hôtel ou gîte insolite. Les propositions sont nombreuses.
Terre d’itinérances et terre de découvertes, le gîte est partout présent, pour l’homme comme pour le cheval ! Mayenne Tourisme vous conseille et organise votre randonnée au galop, en attelage sur les rives de la Mayenne, à dos d’ânes !

La Mayenne se visite !

Jugez plutôt sur ces quelques exemples : La cité médiévale de Sainte-Suzanne, labellisé Plus Beaux Villages de France. La vallée de l’Erve, site Natura 2000 caractérisée par le canyon de Saulges et ses grottes. La forêt de Mayenne, privée, qui se découvre au fil de petites routes forestières. Le village de Fontaine-Daniel, siège de la filature des Toiles de Mayenne. Le lac artificiel de Haute-Mayenne où se pratiquent pêche, voile, VTT… Des jardins extraordinaires : les Renaudies à Colombiers-du-Plessis, le jardin secret du Grand Boulay et l’incontournable Jardin de la Pellerine. Le moulin à eau de Thévalles à Chemeré-le-Roi ouve régulièrement ses portes. Une belle occasion d’observer le mécanisme du XVIème siècle toujours en fonctionnement. Les enfants vont adorer le tout nouveau manoir de Merlin à la Boissière.

Tourisme fluvial : la Toue cabanée ?!

Tenté par l’expérience d’une vie au bord de l’eau ? La Mayenne possède tout pour satisfaire vos rêves… Entre les bateaux habitables sans permis « classiques », les attelages sur les rives de la Mayenne et la Toue cabanée. Kesako ? Une nouvelle façon de naviguer… Répliques des Toues traditionnelles de la Loire, la toue est un hébergement insolite, une sorte de roulotte sur l’eau avec couchage, coin cuisine, banquette, table et chaises, lavabo (oups ! la douche c’est pendant les haltes fluviales), frigo, chauffage. Intérieur cosy, chaleureux et plein de charme. Sans permis, les toues se louent d’une nuit à une semaine.

Voilà pour le nomade… la Gastronomie maintenant

La fameuse tourte mayennaiseVacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

La Mayenne possède trois fleurons … La pomme, le bœuf et fromage d’Entrammes et sa tourte !
Depuis fin 2015, au même titre que la Lorraine a sa quiche, l’Alsace sa tarte flambée et l’Auvergne sa potée… la Mayenne a désormais sa tourte emblématique. Une recette imaginée par Fabrice Sorin et Alexandre Arnaud, 2 chefs de la région, que l’on trouve déjà dans tout le département et très bientôt à Paris dans de belles enseignes.

 

 


La pomme

Eric Bordelet © Judith LossmannVacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

En jus, cidre, pommeau… elle est de toutes les tables. De nombreux producteurs ouvrent les portes de leurs caves pour des visites guidées et des marchés de terroir. Le Pommeau du Maine AOC est très apprécié. Vieilli en fûts de chêne 18 mois minimum, on le déguste avec modération. Des jeunes producteurs de cidre, poiré et pommeau du Maine tel Olivier Rouland, travaillent avec passion ces crus remarquables. Eric Bordelet, œnologue et pomologue entretient une cave étonnante et produit un poiré d’exception.

Le bœuf fermier du Maine, un label d’excellence

Les amateurs de viande bonne et tendre trouveront de quoi satisfaire leurs papilles viandardes avec cette production de qualité supérieure qui laissent au moins 5 mois de vie aux veaux et la liberté d’une vie en plein air !

Le fromage d’Entrammes

La Mayenne des fromages © Judith LossmannVacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

Grande variété de fromage en Mayenne, terre laitière. Le plus célèbre à défaut du plus goûteux : le Port-Salut élaboré à l’Abbaye du Port du Salut. Le « Trappe » affiné par les sœurs trappistes de l’Abbaye de la Coudre. Le camembert « Bons Mayennais » de la famille Vaubernier. À Entrammes, la fromagerie bio du Maine a repris le flambeau en produisant un Entrammes à base de lait cru bio.

 

Le chef MOF pose devant un échantillon de la production LactalisVacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

Et bien sûr, fleuron de l’artisanat industriel, le Groupe Lactalis, numéro un mondial des produits laitiers conserve son siège en Mayenne à Laval. On visitera avec intérêt chez Lactalis le plus grand musée laitier du monde: le Lactopôle ! Surprenant et très attractif, petits et grands y apprendront quantités d’informations sur l’art et la manière de fabriquer du fromage depuis la nuit des temps.

 

 

 

 

 


S’il vous reste de la place…

Cochon bio en Mayenne ©Judith LossmannVacances en France : Gastro-nomade en Mayenne !

Sachez que le couple Florebala et Olivier Subilau, producteur et transformateur de porcs fermiers bio, fait des merveilles (rillettes, pâtés, andouillettes, boudins) avec des cochons qu’il est possible de voir gambader gaillardement dans les prairies de leurs 50 hectares.
À Saint-Pierre sur Erve, Laurent et Yulari Gourdin fabriquent un pain et des brioches dans un four à bois !
Bertrand Bouflet, l’un des rares producteurs français de sureau, fabrique des sirops et aussi d’étonnants vinaigres de sureau. À découvrir.

Bref, il y a fort à faire dans cette Mayenne de vert et d’eau, sise à quelques encablures de Paris. Des terres de sensations, de plaisirs et d’émotions à découvrir en famille pour un budget tout à fait abordable.


Informations pratiques : 

Carnets d’adresses

Office du tourisme : Tél. 02 43 53 18 18 – www.mayenne-tourisme.com

 

Une idée des tarifs randonnées
Mayenne au galop à partir de 88 euros pour 2 jours et 1 nuit.
Mayenne en attelage sur les rives de la Mayenne à partir de 80 euros pour 2 jours et 1 nuit.
Mayenne à dos d’ânes : à partir de 70 euros pour 2 jours et 1 nuit.
À vélo au fil de la Mayenne : à partir de 440 euros pour 4 jours et 3 nuits.

Mayenne Tourisme – Julia Desné – Chargée des randonnées – Tél. +33 (0)2 43 53 63 88 – j.desne@mayenne.tourisme.com

Des sites et des activités
La cité médiévale de Sainte Suzanne – Tél. 02 43 01 43 60
Le Manoir de Merlin : www.manoir-de-merlin.fr
Toiles de Mayenne : www.toiles-de-mayenne.com
Moulin de Thévalles – www.moulin-de-thevalles.com

Hébergement
Hôtel ermitage – www.hotel-ermitage.fr
Louer une toue cabanée : www.touemayenne.fr – tél. 06 15 71 26 42
Hébergement insolite : Echologia – www.echologia.fr

Shopping
Fromage d’Entrammes : www.fromageriebiodumaine.com

Littéroscopie – Des livres dans les livres

Sombre histoire d’abord nauséeuse puis lumineuse… de quoi se dire que parfois il peut être bon de perdre le nord !

L’échappée belle du bibliobus de David Whitehouse et Perdre le Nord de Basile Panurgias

Ça commence comme une sombre histoire… On ne sait pas très bien qui fait quoi, qui est qui et de quelles natures sont les relations entre cette femme et ce gamin de 13 ans ! Quelques paragraphes nauséeux qui pourraient donner envie de reposer ce livre… Et puis l’on découvre des personnages écorchés, un vieux bus.

À douze ans, Bobby passe ses nuits à répertorier cheveux, vêtements et autres traces de la vie de sa mère en attendant son retour… qui ne viendra pas. Cette dernière est morte brutalement, et le jeune garçon n’est pas prêt à l’accepter. Battu par son père, Bobby se croit seul au monde jusqu’au jour où il rencontre Val et sa fille handicapée, Rosa. Tous trois nouent des liens très forts et passent un été magique parmi les livres du bibliobus où Val est femme de ménage.

Mais, bientôt, une rumeur sur la nature de la relation entre la mère célibataire et l’adolescent se propage dans la ville. Contraints de s’enfuir à bord de la bibliothèque ambulante, ces êtres égratignés par la vie vont s’embarquer dans une aventure pleine de rebondissements, digne des « classiques » qu’ils ont pris l’habitude de dévorer…

 

Perdre le nord de Basile Panurgias

C’est à Paris qu’il fait la connaissance de Mette, riche héritière danoise. Éprise de l’écrivain paumé, elle va le soutenir. Jusqu’à ce que, lasse de ses éternels doutes, elle reprenne le chemin de Copenhague avec leur fille. Exilé à Bruxelles, il se console dans les bras d’une jeune étudiante. L’ennui le guette pourtant. Il lui est apparemment aussi difficile de s’engager affectivement que de trouver un éditeur. La rencontre inopinée avec Noël Cluzat, directeur de la maison du même nom, est-elle une aubaine ?
Des mondains germanopratins aux losers de la capitale belge, de petits boulots en grandes désillusions, Perdre le nord est la chronique caustique du vagabondage d’un auteur en quête de sens aux prises avec un monde de l’édition sans pitié.


Informations pratiques :  

L’échappée belle du bibliobus de David Whitehouse aux Presses de la Cité

Perdre le nord de Basile Panurgias aux éditions Héloïse d’Ormesson

Littéroscopie : De Viandard à Végane ! Interview de Bruno Blum

Artiste polyvalent et écrivain rock reconnu, Bruno Blum nous livre ici un ouvrage à la fois plein d’humour et profond sur son sujet fétiche : le véganisme. Décalé, drôle et très documenté, ce témoignage nous invite à des prises de conscience aussi inattendues qu’essentielles.

Quel est le déclic fondateur de votre changement d’alimentation ?

Le déclic fondateur a été pour moi une discussion avec une amie, la chanteuse des Pretenders, Chrissie Hynde. Je manquais d’informations. Elle m’a informé et j’en ai tiré la seule conclusion possible : soit je participe activement au carnage, soit je cesse totalement de consommer des animaux.

Quel argument essentiel donneriez-vous à un viandard pour l’inviter à changer de comportement alimentaire ?

Découvrez la cuisine végane, elle fabuleuse, insoupçonnée, elle est riche, délicieuse, variée et mondiale.
Les magasins « Un Monde Vegan » à Paris et à Lyon sont de bonnes adresses. Ils vendent sur internet, leurs produits sont étonnants. Ils seront bientôt partout, comme en Allemagne, en Israël, en Angleterre. Parmi mes plats préférés, les « fish style fingers » et les burgers de marque V-Bites, le chorizo Wheaties, les Space Bars Wheaties et le Taifun grillé, le Taifun à la mangue…

Quel est l’avantage n°1 à être vegane ?

Respecter les animaux, voilà l’avantage. Les animaux ne sont pas des produits de consommation.
Les poissons, les mammifères, les oiseaux sont extrêmement sensibles, ils souffrent atrocement. 50 millions d’animaux sont tués chaque jour en France. Oui, 50 millions. C’est ignoble. Mais sans moi ! Et puis oui, c’est bien mieux pour la santé mais c’est une autre question. Devenir végane c’est facile à faire aujourd’hui, il suffit de lire mon bouquin « De Viandard à végane », j’y explique comment j’ai fait ! Et puis c’est un livre marrant à lire. Un livre rock. Je suis musicien.

Quel est votre rapport aux animaux depuis que vous êtes vegane ? Que se passe-t-il quand vous les regardez dans les yeux ?

J’ai toujours aimé les animaux, pas vous ? J’ai compris que les aimer et les manger était un énorme contresens. Mais je fréquente peu d’animaux. Je leur fous la paix, je n’ai pas beaucoup d’occasions de les regarder dans les yeux. Quand ça m’arrive, j’essaie d’être doux avec eux.

Dernière question : des regrets parfois ?

Je ne regrette qu’une chose : ne pas avoir compris plus tôt que la production de lait était d’une abjecte cruauté. Idem pour les œufs, pour tous les œufs (les poussins mâles sont broyés vivants dans les élevages de poules pondeuses, car ils sont invendables, etc.). Il est facile de trouver des recettes qui ne contiennent ni œufs ni lait, elles sont partout sur le net. Idem pour le fromage végétal, il y en a de très bons, il faut chercher un peu. Les Jay and Joy sont biens, le Wilmerberger aux champignons aussi.

Actuellement dans l’actualité… l’affreusement mal nommé Festival de Yulin en Chine où 40.000 chiens et 8000 chats sont massacrés. Qu’en pensez-vous ? D’une manière générale ? Et à comparer avec nos méthodes dans les abattoirs occidentaux ? »

Le massacre annuel de chiens à Yulin est atroce. Mais il n’a rien à envier à nos abattoirs, à nos atroces élevages. Rien. Je ne fais pas de différence entre un porcelet émasculé sans ménagement au cutter à la naissance, aux dents sectionnées, à la queue et aux oreilles coupées comme tous les cochons. Berk. Ni avec les veaux arrachés à leur mère et jetés dans des camions bâchés en plein hiver en route pour l’Allemagne de l’est, où les abattoirs sont moins chers. Sans parler des millions de chiens, de ragondins écorchés vifs pour leur peau, qui sert à faire du cuir et de la fourrure. Il est facile de faire autrement, un peu de bon sens ! Chaque fois que vous dépensez de l’argent, vous votez pour le monde que vous voulez…