jeudi 6 août 2026

Série de l’été : les destinations naturalistes – Hautes-Alpes, Randos inoubliables dans le Parc des Écrins

Vallées accueillantes dans un cadre grandiose, massif de caractère, réservoir de biodiversité, rencontres remarquables avec la faune, circuits adaptés aux marcheurs et grimpeurs de tout poil, hébergements de qualité dans un esprit refuge… C’est le propre du Parc national des Écrins qui se donne les moyens pour développer l’itinérance autant pour un public sportif que familial. Pour vous, nous avons testé une version de rando soft adaptée aux adultes comme aux juniors.

« Tour du Combeynot »

Cette randonnée familiale intitulée « Tour du Combeynot » fait le tour du Pic éponyme, en empruntant les GR 50 et GR 54, afin de côtoyer le monde de la haute montagne tout en suivant des sentiers accessibles aux dénivelés abordables. Une occasion d’approcher les glaciers, de tester la vie en refuge et de découvrir la vie montagnarde dans les hameaux traversés.
Le Pic du Combeynot se situe dans le département des Hautes-Alpes, dans la vallée du Briançonnais, entre le mythique col du Lautaret et la station de Serre Chevalier Vallée. Placé entre la Romanche et la Guisane, il culmine à plus de 3100 mètres d’altitude.
Le départ se fait traditionnellement au Col de Lautaret situé à 2000 m. Après un déjeuner au gîte – hôtel de charme « le Rebanchon » situé au Casset, au Monetier-les-Bains, nous entamons notre circuit depuis le Col avec pour objectif d’arriver en fin d’après-midi au refuge de Chamoissière à Villar d’Arène, en plein alpage, face au glacier.
La première section est celle du « sentier d’Interprétation des Crevasses » où le randonneur découvre grâce à nombre de panneaux et d’indications la faune et la flore du Parc. Les points de vue remarquables ne manquent pas à commencer par le « belvédère de l’Homme » d’où l’on découvre le glacier du Lautaret alors qu’au loin se devine la silhouette de la Meije noyée dans les nuages. Puis on bifurque vers le sud en direction du pic de Chamoissière avec des paysages escarpés ne laissant le passage qu’à un seul randonneur. Pour plus d’assurance, des mains courantes permettent d’avancer l’esprit tranquille sans ralentir le rythme de la marche.

A l’approche du GR 54 que va croiser bientôt le sentier des Crevasses. ©Reza Afchar Nadéri

Par moment on franchit un ravin où ruissellent les eaux résultant de la fonte des glaciers. A l’approche du pic de Chamoissière, c’est un replat qui se forme sous vos pieds tandis que des créatures fantasques et joueuses sortent de leurs terriers pour vous souhaiter la bienvenue. Dans le parc, les marmottes sont légion et partout chez elles. Notre guide nous met en garde cependant afin de ne pas trop empiéter sur leur territoire, emballés que nous sommes par la perspective de prendre de ces animateurs du sentier des clichés qui décoiffent !
Toujours en allant vers le sud, nous finissons par croiser le GR 54 au niveau de la station météo. C’est alors un vaste paysage aux allures de plaine d’altitude qui s’offre à vos yeux, alors que se dessine sur un monticule le chalet refuge de Chamoissière.
Le lendemain, après avoir goûté à l’hospitalité de Sylvie et Sébastien, nous reprenons notre balade le long du « rif de la Planche », un petit torrent que l’on traverse avant d’accéder au col d’Arsine. Petite épreuve physique en vue pour se rendre jusqu’au lac du glacier de même nom à partir d’un sentier d’où l’on admire la « montagne des Agneaux » dressée telle une majestueuse muraille sur fond de ciel bleu. Amateur de photos carte postale, cette heure est la vôtre.
Retour au col par la même voie pour retrouver le GR 54 qui file vers l’est avec changement de décor le long du « torrent du Petit Tabuc ». Objectif : le lac de la Douche aux ravissantes eaux turquoise. On traverse ensuite le Petit Tabuc pour s’immerger dans un paysage verdoyant avant de rejoindre Le Casset, notre point de départ, là où le Petit Tabuc rejoint la Guisane.

Tour complet du Combeynot : entre le Mônetier les Bains et le col du Lautaret.
4 jours / 3 nuits, en refuges et gîtes d’étape, niveau moyen.
Altitude : Min. 1 471 m. – Max. : 2 459 m.

Les zanimaux que vous allez croiser…

Elle est partout !
La marmotte occuperait sans peine la place de l’animal fétiche, de la mascotte du Parc National des Écrins. Peu de temps après que vous ayez entamé votre randonnée, elle apparaît sans crier gare, au détour d’un sentier. Les gamins sont ravis et poussent des cris de joie en la découvrant, peu farouche, se livrer à maintes pirouettes, galipettes, roulades avant et arrière, en compagnie de ses congénères. On devine sa présence grâce à la multiplicité de terriers qui jonchent la plaine, qui s ‘ouvrent sous les rochers ou qui s’ouvrent sous vos pieds au milieu d’éboulis. Le paysage, en réalité, est un gruyère truffé de galeries où se balade le sciuridé, un cousin des écureuils mais version terre-à-terre qui mène une existence underground bien remplie.

La marmotte, animal fétiche du parc… is watching on you ! ©Reza Afchar Nadéri

Marmota marmota, de son nom scientifique, compagnon de rando dodu et rondouillard, ne manque pas de faire son cinéma devant les marcheurs et les approche aussi parfois de manière surprenante tout en restant sur ses gardes car il a ses prédateurs dont, le plus redoutable, l’aigle royal. Dès que ce dernier est repéré dans les ailes, la marmotte pousse un cri bref puissant provoquant la course vers les abris des amis, parents et marmottons. La venue d’autres intrus tels que les renards, les chiens (et les hommes) est signalé par des cris régulier qui ne se relâchent qu’après leur départ.
Quant à vous, si certains marmottes vous paraissent plutôt accueillantes et semblent vous faire des appels de la patte, motivés que vous êtes par des prises de vue rapprochés, sachez quand même qu’il est une distance à respecter faute de quoi, tous les guides vous le diront, vous occupez un espace qui appartient aux habitants des lieux et cela est de nature à bouleverser son mode de vie. Soyez cool, mais non intrusif !
Côté fiche technique, la marmotte pèse de 4 à 8 kg selon les saisons. Elle mesure de 45 à 65 cm. Elle est vêtue d’une robe gris-brun avec des reflets plus ou moins jaune ou roux. Particularité bien… particulière, la marmotte est cæcotrophe, entendez par là que comme le castor elle digère deux fois ses aliments en ravalant ses crottes molles. Pour le bisou on repassera !

Le « tout terrain »

Il bouge sans arrêt et enchaîne les dénivelés à une vitesse à faire rêver plus d’un randonneur. Ainsi, grâce à un cœur bien plus puissant que celui de l’homme et un sang riche en globules rouges, il se hisse à une hauteur de 1 000 m en quelques minutes. On dit qu’il « chuinte » l’air expulsé énergiquement par ses naseaux, ce qui produit un sifflement. Monsieur chamois est polygame. Fin automne, il cherche la castagne en période de rut afin de constituer son harem d’altitude sous l’œil plutôt indifférent de ces dames.
Rupicapra rupicapra est un mammifère ruminant de la famille des bovidés. Les chevreaux égarés ou malades ont comme prédateurs des renards et des charognards. Les adultes meurent quant à eux par accident (avalanche), famine ou maladie. Leur nombre, cependant, ne cesse de croître avec près de 14 000 individus logés dans le Parc national des Écrins. Équipés par la nature d’ongles en corne d’une grande résistance, ils « tracent » sans peine dans la neige et dans les schistes.

Un tout terrain qui avale les dénivelés à la vitesse grand V. ©Reza Afchar Nadéri

Un conseil encore aux amateurs d’observation de la faune en milieu naturel : respectez la quiétude de ces bolides des cimes qui évoluent entre 1 000 et 2 500m d’altitude. Jumelles et longues vues impératifs. De même, gardez la distance réglementaire en saison de ski ou de rando raquette. Les accompagnateurs en montagne vous diront tout tout sur l’art et la manière d’aborder ces as de la grimpette.

Refuge certes, mais tendance cosy !

La couleur est annoncée d’emblée sur le site web de vos hôtes : « Ici pas de 4G, pas de wifi, pas de net, pas de réseaux sociaux, pas de pub… Ni virus, ni smartphone… » Bienvenue dans un monde réel ! Les addicts du village global numérique délaisserons, par la force des choses, et pour leur bien, toute la panoplie du surfer en ligne et du youtuber connecté pour ouvrir les yeux sur l’univers grandiose qui se déploie sous leurs yeux. Situé sur aux portes du Parc national des Écrins, le chalet-refuge de Chamoissière à Villar d’Arêne, installé à 2 106 m. d’altitude, est le produit d’une métamorphose séduisante qui le fait passer d’une ancienne bâtisse en pierres du 19e siècle à une structure d’accueil dans l’esprit « pension de famille ».

La salle à manger, spacieuse, chaleureuse et conviviale du chalet refuse de la "Chamoissière". ©Reza Afchar nadéri

Intimiste, calme, l’ambiance est à la détente dans un cadre convivial où le confort n’a pas gommé pour autant la philosophie propre au refuge de montagne. Les matériaux employés demeurent traditionnels, la nourriture est 100 % maison. Sylvie et Sébastien (Séb pour les intimes) vous accueillent au cœur d’un alpage synonyme de petit paradis pour les familles avec jeux à l’intérieur et à l’extérieur et une petite arche de Noé de plein air peuplé d’animaux peu farouches pour le plus grand bonheur des juniors. Il y a là la ponette Nouchka, la chevrette Noisette, la chienne Gypsie qui joue à l’hôtesse d’accueil et même une marmotte baptisée chocotte qui aux dires de tous collectionne à elle toute seule plus de clichés que Brigitte Macron et Lady Gaga réunies.
Chauffage assuré, de même eau chaude, douches, sanitaires… what else ?
Coin jeu, balançoires, torrent, on ne s’ennuie pas. Mais il arrive aussi, souvent, qu’on ait juste envie de se détendre sur un banc face à l’immensité. Pour entendre le battement paisible du temps naturel dans un décor qui vous transporte.

 

La Vienne, terre d’attractions avec le Futuroscope et l’Odyssée

Vous rêvez d’aventures et de sensations ? Deux attractions sont à votre disposition pour passer un agréable moment en famille !

Vienne. Spectacle nocturne du Futuroscope. ©Judith Lossmann

Futuroscope

Le Futuroscope est fun, fantastique et féerique. L’Âge de Glace est la nouvelle attraction du moment et propose aux visiteurs d’enfiler une peau de bête avant de joindre les héros dans une aventure en 4D. Sensations garanties ! Une véritable attraction divertissante pour amuser toute la famille. Avec près de deux millions de visiteurs chaque année, le Futuroscope est le troisième parc de loisirs français ! A cela s’ajoute une nouvelle programmation de films, tous aussi attrayants les uns que les autres. Le Monde de l’Invisible, L’explorarium, La loi du plus fort etc. Il en faut pour tous les goûts ! Bien sûr, les incontournables comme La Machine à Voyager dans le Temps, Danse avec les Robots et Aérobar sont toujours à l’affiche.

Odyssée Prod

Vous rêviez d’être détective le temps d’un instant ? Votre rêve d’enfant va enfin se réaliser ! Prenez avec vous une boussole, une paire de jumelles et une lampe torche magique et glissez vous dans la peau d’un agent secret au service du gouvernement français. L’aventure commence à l’Odyssée Prod. Trouvez les indices et répondez aux questions posées afin de résoudre les énigmes. A vous d’élucider l’affaire ! Un jeu attrayant, pour les grands et les petits. L’occasion de découvrir Poitiers tout en s’amusant.

Lire aussi :

La Vienne, terre d’accueil des animaux : https://lavieestbellemag.com/voyages/rtt-france/292-vienne-terre-accueil-animaux
Se ressourcer en Vienne et dormir dans des cabanes : https://lavieestbellemag.com/voyages/rtt-france/302-serie-de-l-ete-les-destinations-naturalistes-vienne-se-ressourcer-en-pleine-nature-et-dormir-dans-des-cabanes

Retour dans le futur en Anjou !

Du vin, du vin et encore du vin… De magnifiques et gigantesques vignobles sont à découvrir en Anjou ! La visite se fait à pied, à vélo et… même à Solex ! C’est LE lieu de rendez-vous pour les amateurs de vins et de voitures.

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Plaisirs gustatifs garantis avec de délicieux vins !

Certains disent « vivre d’amour et d’eau fraîche »… En Anjou, on vit plutôt de vin et de Solex ! Et quel est le lien entre les deux ? N’importe où ailleurs, aucun. En Anjou, tous les liens ! Il est bon de vivre dans un style un peu plus décalé… Le « vintage ».
En Anjou, on peut visiter le Domaine de Pied-Flond tenu par Franck et Catherine Gourdon, des amoureux de la vigne. Enivrez-vous de ce beau vignoble de 25 ha ! Bien sûr, avec modération. Ces deux hôtes passionnés ont le plaisir de faire découvrir une grande variété de leurs propres vins. Ils proposent une délicieuse dégustation de leurs coteaux-du-layon, cabernet-d’anjou et fines bulles. Cela plaira aux passionnés de vins !

Normalement, on se déplace à pied dans les caves à vins. Chez Bouvet-Ladubay, on enfourche son vélo ! Et plus précisément, sa bicyclette, c’est beaucoup plus vintage. Alors les amateurs de vins et sportifs apprécieront la visite des galeries souterraines de cette belle maison de fines bulles de Saumur. Après l’effort, le réconfort. Une dégustation est proposée à la fin de la visite. A voir absolument !

Maintenant qu’on a fini de nous faire tourner la tête, place à une visite plus fleurie. Des champs de roses en fleurs sont à découvrir lors d’une visite insolite à la Roseraie à Doué la Fontaine. Enivrez-vous non pas de vin mais de 10.000 somptueux parfums. Dans un magnifique jardin à l’anglaise, la roseraie privilégie et garantit une culture biologique, sans engrais, sans pesticides. Floriane et Guillaume Dittière sont la troisième génération de cette famille à faire partager leur savoir-faire et leur goût pour l’innovation. Un cocktail à la rose est offert à la fin de la visite. Bonne dégustation !

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S’évader et prendre le grand air

Continuons la visite à bord du célèbre Combi Volkswagen pour une découverte insolite du Saumurois. Excursion hors du commun dans une ambiance vintage. Et si on s’envoyait en l’air avec une réplique d’un PIPER J3 CUB ? Prenez du recul pour découvrir la région de Saumur. Sensations garanties à bord d’un appareil vintage ! Et si vous avez le mal de l’air, les caravanes Airstream sont plus faites pour vous. A bord d’une caravane, revivez les instants « Peace and Love ». Une expérience toalement décalée.

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Embarquer sur une toue

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Une toue. Cette immense barque est iconique de l’Anjou. Elle est conçue pour faire face aux caprices du fleuve et de sa météo bien changeante. Au Thoureil, on embarque sur ce bateau mythique pour une simple balade, pour un apéritif au soleil couchant, voire pour un stop barbecue sur les plages de sable. Des amateurs éclairés et amoureux de ces belles embarcations les transforment une « maison sur l’eau ». Donc on peut pousser l’expérience et la louer pour une nuit. Dans tous les cas, une fois dégagée des bords du fleuve, on hisse la grand voile et on part puor une découverte écologique au fil de l’eau. Silence et respect de la nature permettent des jolies observations à partager avec les amis. Les photographes seront aux anges !

Terra Botanica : une plongée dans la beauté des plantes

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Respirez le grand air frais au Parc Terra Botanica en Anjou, premier parc végétal en Europe avec 11 hectares de jardins, d’espaces aquatiques et de serres. Pour les petits comme pour les grands, 40 attractions vont faire vibrer tous les visiteurs ! Et pour les plus sportifs, Translayon propose de multiples activités pour partir à l’aventure : VTT, canoë, randonnée… Il y en a pour tous les goûts.

Entre dégustations de vins et virées à Solex, en avion ou en caravane, en barque ou au coeur des plantes… le week-end en Anjou passe bien vite !

Série de l’été : les destinations naturalistes – La Vienne terre d’accueil des animaux…

À 2 heures de Paris, au cœur du département de la Vienne, l’aventurier urbain trouvera quelques beaux endroits où la nature a conservé tous ses droits et les amoureux des animaux tomberont sous le charme des parcs naturels privés tels que La vallée des singes, DéfiPlanet, le parc de la Belle…

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Depuis 1998, la vallée des Singes, lieu de divertissement, de connaissance du monde sauvage et de l’éveil de la conscience écologique, a accueilli plus de 3 millions de visiteurs. Parlons du lieu… un sublime parc qui semble s’être téléporté en dehors du temps. Ici, le calme règne en maître. Les cris des femelles Bonobos ou des Orangs-Outangs n’en résonnent que plus fort. Parfois au point de faire taire les oiseaux ! 400 primates (singes et lémuriens) vivent en liberté – à peine contrôlée – sur le territoire de la Vallée. Des Chimpanzés, rescapés d’un laboratoire coulent de jours heureux sous le regard placide et – tellement plein d’humanité – du plus important groupe de Gorilles de France. Ils sont 11 dont deux tout petits et merveilleux bébés cajolés par leur maman.

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Il n’y a pas de barrière. Et s’il y en a, elles sont « naturelles ». Au cours de la balade, on ne s’en pas compte, mais le parc est organisé en territoires. Ceux des petits singes et ceux des grands singes. Isolées par ces canaux (les singes détestent l’eau), ces terres forment des îles dont chacune est dédiée à une espèce. Cet isolement relatif, le manque de danger, la nourriture, les jeux… bref tout est mis en œuvre au quotidien par les équipes de la Vallée des Singes pour offrir à ses pensionnaires le maximum de bien-être.

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Le visiteur aura plaisir à parcourir les allées et les espaces pour découvrir les spécificités des Bonobos, des singes hurleurs, des minuscules Tamarins à mains rousses, des Gibbons à bonnet et autre lémuriens si attachants. Sans compter celui d’assister au « déjeuner » des singes. Un grand moment révélateur de toute l’organisation sociale de ces belles tribus.

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En complément avec sa mission « sensibiliser pour protéger », la Vallée des Singes s’impose un objectif. Celui de contribuer à la protection de la nature et de l’environnement. Quand on voit les résultats de cette implication au cœur de la Vallée, on s’incline devant le respect des espèces qui prévaut à chaque décision.

À La Vie Est Belle Voyages, nous avons adoré cette visite et nous vous conseillons de la tester dès que possible. Vous en sortirez tout ébaubis ! C’est garanti !

Et comme une journée de visite peut ne pas suffire, profitez des hébergements à proximité de la Vallée des Singes. Cabanes dans les arbres ou Lodges tout confort à partir de 99€; www.cabanesdelabelle.com – info au 05 49 87 80 86.

Dans un tout autre genre : La ferme aux crocodiles

vienne ferme aux crocodiles

Sous une large coupole de 5.000m² au climat subtropical, des colonies de crocodiles se dorent doucement, vraiment doucement… la pilule ! Ces grands animaux aux mâchoires d’acier se meuvent lentement et dorment beaucoup sauf quand on leur jette un poisson. Soudain, ils font preuve d’une vélocité surprenante. La Planète des Crocodile propose des rencontres avec une grande diversité d’espèces originaires de la plupart des biotopes existants. Alligator de Chine, alligator du Mississippi, caïman à lunettes et même un crocodile albinos !

Les Orangeries

Situé dans une maison de campagne du XVIIIe siècle, cet hôtel pittoresque propose des chambres confortables et un restaurant rustique chic avec terrasse. Le parking est gratuit et le jardin regorge de hamacs pour se détendre. Une piscine extérieure est aussi à votre disposition. Autre avantage écologique : vous avez la possibilité de recharger votre voiture électrique le temps d’un déjeuner
Bon appétit !

Laissez-vous emporter par le charme et l’ambiance des logis en bois.

Les cabanes en bois continuent de faire rêver. Que ce soit en famille ou entre amis, DéfiPlanet’ est LE leader national en séjours insolites et atypiques.
Retour en enfance ! 50 hectares de bonheur : Château et Manoir dans les branches, Maisons des farfadets, Yourtes, Roulottes, Maison Escargot et Champignon etc. On ne sait plus où donner de la tête ! En tout cas, l’aventure commence dès maintenant. A découvrir absolument le nouveau restaurant « La Plancha des Farfadets » ouvert depuis 2016 !
Cap ou pas cap de dormir sans eau, ni électricité dans une cabane en bois ? Au Parc de la Belle, si vous levez les yeux, vous découvrirez de chaleureuses cabanes suspendues dans les arbres. Surprenant ! Et si vous traversez le pont en singe, vous y trouverez une magnifique cabane. Nous avons adoré !
Charme, élégance, confort et modernité, telles sont les valeurs des Lodges sont accessibles à tous. Leur magnifique terrasse donne sur une vue resplendissante de la rivière, la Belle.

Village Flottant

Dormir dans une cabane c’est bien mais dormir dans une cabane sur l’eau, c’est mieux ! Une expérience unique, un rêve aventurier, une aventure à couper le souffle au Village Flottant. Une minuscule île de sérénité qui, le temps d’une nuit, nous éloigne du monde.
Et ce n’est pas fini… le Domaine du Bois aux Daims de Center Parc propose 264 hectares d’espaces naturels pour toute la famille. Si vous cherchez bien dans les arbres, vous pourrez trouver neufs maisons suspendues. Un concept unique au contact de la faune et de la flore. Oubliez les téléphones portables et autres écrans et abandonnez-vous aux délices de la nature, ou des activités ludiques du parc aquatique Aqua Mundo.

Lire aussi :
Se ressourcer en Vienne et dormir dans les arbres : https://lavieestbellemag.com/voyages/rtt-france/302-serie-de-l-ete-les-destinations-naturalistes-vienne-se-ressourcer-en-pleine-nature-et-dormir-dans-des-cabanes
La Vienne, terre d’attractions : https://lavieestbellemag.com/art-de-vivre/parc-d-attraction/298-la-vienne-terre-attractions-futuroscope-odyssee

Série de l’été : les destinations naturalistes – Vienne : se ressourcer en pleine nature et dormir dans des cabanes !

Envie de jouer les Robinson Crusoé ? De dormir au-dessus de la canopée ? De flotter dans une cabane sur l’eau ? De rencontrer des Elfes et des lutins ? La Vienne, telle une boite aux trésors possède tout cela et bien plus dans sa besace… En route pour les étoiles !

Vienne. Petit-déjeuner au coeur de la forêt avec Defiplanet'. ©Judith Lossmann

DéfiPlanet’

Retour en enfance ! Défiplanet’ est plutôt un parc d’attractions de 50 hectares à destination du jeune public mais, testé et approuvé par les grands que nous sommes… nous nous sommes éclatés ! Que ce soit en famille ou entre amis, DéfiPlanet’ est le leader national en séjours insolites et atypiques : on vit, on dort dans des cabanes on dort dans des châteaux ou des cabanes avec terrasses et vue sur les bois, des roulottes… Ici on mange dans des resto-grottes, on papote avec des Elfes. À conseiller donc mais si l’on peut regretter les trop plein d’affluence. Perso, je préfère le parc pendant ses heures creuses ! Pas loin de Poitiers et du Futuroscope, les aventuriers de tous poils seront ravis.

Vienne. Une belle cabanes au sommet des arbres du parc de la Belle. ©Judith Lossmann

Le Parc de la Belle

Magnifique parc centenaire et délicieusement arboré, le Parc « privé » de la Belle propose d’expérimenter de chaleureuses cabanes situées de 4 à 14 mètres de hauteur dans les arbres et à partir de 99 euros pour deux personnes. On y accède par un long pont de singe, histoire de se faire la main. Là-haut, en effet ça bouge un peu mais la vue est éblouissante et tellement sereine. Une nuit au paradis !
Si l’on préfère se rassurer « les deux pieds sur terre », le charme, l’élégance, et le confort douillet des Lodges est une alternative à tester. Ces beaux modules tout en bois, à la décoration impeccable accueillent jusqu’à six personnes. Les terrasses avec BBQ, table et chaises donnent sur le silence, tout relatif, de la forêt environnante. Bonjour les oiseaux. Ils ne chantent que pour vous. C’est parti pour l’aventure, d’autant que notre parc favori dans la région, La Vallée des Singes, est tout près. Émotions garanties pour un weekend nature et découvertes.

Vienne. Une des cabanes du Village flottant. ©Judith Lossmann

Le Village Flottant

À Ponteil, ils ont des étangs. Peu profonds et très riches en poissons. Un jour, ils ont eu l’idée de créer un village flottant. On pourrait imaginer que seuls les pêcheurs squatteraient les lieux histoire de se livrer à leur hobby favori de jour comme de nuit. Mais non ! L’expérience de dormir dans une maison sur l’eau amuse tout le monde et s’adresse à chacun d’entre nous. C’est donc une adresse pour les familles, les couples, les amis.
Comment ça marche : à l’arrivée on vous livre un sac à dos, les draps (et ou, ici on fait son lit en arrivant ! Ce sera ma seule remarque négative mais à plus de 100 euros la nuit, j’estime que le lit pourrait être fait !), une lampe, une barque. Et oui, comment rejoindre votre ile/maison flottante sinon ? Grand moment que celui de grimper dans la barque, de ramer jusqu’à son ponton privé et de découvrir cette maisonnette à peine plus grande que le lit avec des toilettes sèches et une agréable terrasse.
Grand moment ! La nuit. Allongée sur la table de la terrasse, couvert par plaid ou une couette, il faut se laisser aller à plonger dans l’univers étoilé. Dans ce noir presque absolu, le ravissement est au-dessus des têtes et le mystère dans les bruits du soir sur l’étang. Pour que le kiffe soit magistral, prévoyez un thermos et profitez ! D’autant mieux que les lieux sont si poissonneux qu’il n’y a pas ou peu de moustiques. En effet les poissons les mangent !

Le Domaine du Bois aux Daims

Vienne. Le bois aux Daims de Center Parcs ©Judith Lossmann

Le Domaine du Bois aux Daims est le 5ème Center Parcs français. Avec une superficie de 264 ha, dont 10% seulement sont aménagées pour les vacanciers ! C’est dire s’il n’y a pas foule dans cette partie du parc. Neuf maisons se situent dans les arbres. Des activités sont proposées pour toute la famille et pour tous les âges. De quoi reprendre un bon coup d’air frais et émerveiller tout le monde.

La Vienne recèle bien des merveilles. Un département tout près de Paris et facilement accessible de n’importe où en France. Alors on va !?

Lire aussi :

Destination naturaliste, la Vienne et les animaux : https://lavieestbellemag.com/voyages/rtt-france/292-vienne-terre-accueil-animaux
La Vienne, terre d’attractions : https://lavieestbellemag.com/art-de-vivre/parc-d-attraction/298-la-vienne-terre-attractions-futuroscope-odyssee

Série de l’été – Destinations naturalistes – Camargue : La vie en rose au Parc ornithologique de Pont de Gau

Miraculeusement préservée entre les deux bras du Rhône, la Camargue est une frange maritime de 60 km de long. Un site unique en France où se nichent étangs, marais, rizières, salines, chevaux, taureaux, oiseaux migrateurs, faune et flore d’exception.

Quand Goldman chantait « Envole-moi ! »…

Profitez des 60 hectares d’espaces naturels consacrés à la préservation de la faune et la faune ! Le Parc Ornithologique de Pont de Gau vous fera découvrir de merveilleuses espèces animales : flamands roses, hérons, cigognes, aigrettes, rapaces et tant d’autres espèces. Vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer. Lors de votre visite, vous découvrirez 600 espèces d’oiseaux, tous aussi impressionnants les uns que les autres. Entre les marais, les étangs et les roselières, il y a tant de paysages et d’espèces à découvrir ! Le parc est un lieu de vie où tout le monde trouve sa place. Mais attention, les visiteurs sont priés de bien vouloir respecter l’environnement. Non chassés et protégés, les animaux sont libres de circuler. Il est possible de suivre trois circuits différents pour découvrir les lieux : trois marais sont accessibles aux visiteurs afin d’admirer de plus près les flamands roses, les rapaces, les passereaux etc. La proximité entre les hommes et les oiseaux est le plus grand atout du parc.

Paysage de la Camargue ©Judith Lossmann

Aujourd’hui, ce sont 6 km de balades dans un environnement protégé. Au bonheur des amoureux de la nature et animaux.

L’histoire familiale d’une passion ornithologique

Le Parc ornithologique de Pont de Gau est d’abord une histoire d’amour entre André Lamouroux et ces bêtes à becs et à plumes. L’histoire commence en 1949 lorsque ce passionné des volatiles aménage ce qu’on a l’habitude de dire « un parc zoologique ». Son fils reprend la relève en 1974 et agrandit le parc. La famille Lamouroux donne tout son cœur à l’ouvrage afin de créer un espace libre de droit pour les oiseaux. Passion, enthousiasme, amitié sont les valeurs fondamentales de ce parc.
Dans le respect de ces espèces, la famille Lamouroux fait partager leur passion et le parc ouvre ses portes au grand public. Des tours d’observations sont à dispositions pour admirer la vue et toutes la faune et la flore sans perturber l’environnement.
Et ce n’est pas tout ! Le Centre de Soins de Pont de Gau voit le jour grâce à René Lamouroux : une équipe de bénévoles s’assure des soins et du bien-être des animaux. Brushing, manucure… Nos amis les bêtes sont bien chouchoutés !

Profitez-en pour visiter la Camargue !

Chevaux ©Judith Lossmann

Vous reste-il encore un peu d’énergie ? On a fait le tour des oiseaux. Laissons place aux chevaux, lesquels avec les taureaux sont les figures emblématiques d’une des régions les plus naturelles de France.
Etho & Co propose diverses séances pour rencontrer et développer un lien unique avec les chevaux. Découverte, confiance, liberté et complicité. C’est un réel bonheur de se retrouver au contact de la nature. Dans la manade de Monsieur Baulles, on peut approcher les taureaux grâce à un camion plateforme fort astucieux et prendre conscience de la délicatesse de ces magnifiques animaux… Avec un regret encore plus intense qu’ils soient destinés à mourir dans l’arène.

Enfilez vos chaussures et partez sur les divers circuits pédestres disponibles. C’est le moment de refaire le plein d’air frais à travers différents sentiers. La Camargue regorge de magnifiques paysages à admirer. Et pour ceux qui préfèrent enfourcher leur vélo, l’office de tourisme propose les circuits « Dromar », autour des Saintes Maries de la Mer, « Astouin » ou encore le tour du Vaccarès. Alors, un peu de patience ! Prenez le temps de vous arrêter lorsque vous rencontrez des hérons, des ragondins, des aigrettes, des sangliers ou des flamands roses. Le spectacle vous laissera sans voix. Procurez-vous un catalogue de toutes les espèces volatiles. Impossible de tous les retenir.

Taureaux ©Judith Lossmann


Se la couler douce à l’hôtel…

Au cœur de la Camargue, de magnifiques hôtels ont de quoi faire rêver ! Les Arnelles pense à votre bien-être. Après une longue journée de découverte, prélassez-vous dans la piscine de l’hôtel 4* et détendez-vous sur les terrasses privatisées un verre à la main. Un environnement exception, un lieu unique et atypique.

Lire aussi: Hugo Kajdas, fondateur de HorseCom, invente le casque audio Bluetooth pour les chevaux !

Série de l’été : les destinations naturalistes – La Brenne, le « Pays des mille étangs » !

Étangs, prairies calcaires, landes de bruyère et buttons de grès… La Brenne regorge de merveilleux paysages pour le bonheur des amoureux de la nature et de la biodiversité.

Brenne, envol d'une fuligule milouin ©gmartin

Un étang, deux étangs, trois étangs… 3.000 étangs !
Riche de faune et de flore, la Brenne compte en fait 3.000 étangs ! Loin de la pollution, des embouteillages et des tracas de la vie quotidienne, le parc naturel régional de la Brenne (dit, PNRB) s’étale sur près de 2.000km² ! Situé dans le département de l’Indre, en région Centre-Val de Loire, à la frontière de la région du Poitou-Charentes, ce poumon végétal et naturel qu’on surnomme « le pays des mille étangs » regroupe les plus beaux et plus grands étangs de France… Les cheveux au vent et le regard au loin, de la verdure et des animaux. Amoureux du grand air, la Brenne est pour vous !
Yves Montand chantait : « Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins… A bicyclette ». Ça y est, vous avez la musique en tête. C’est l’heure d’enfourcher votre vélo et de découvrir les lieux. Pour les sportifs, rien de mieux que de pédaler 11 km au départ de la Maison du Parc, ce lieu emblématique du PNRB, jusqu’à l’étang de la Mer Rouge, le plus grand et le plus ancien de la Brenne. Le circuit est accessible à tous et se termine par une montée un peu rude – le meilleur pour la fin ! A l’occasion de cette excursion, redécouvrez la nature comme vous ne l’avez jamais vue. Vous ne pourrez pas échapper à l’attractivité du château du Bouchet, classé Monument Historique en 1955. Sur l’étendu du territoire, la Maison de la Nature propose une douzaine d’observatoires. Silence… et admirez la faune et la flore sans les perturber. Les réserves naturelles sont accessibles à tous. Idéal pour observer sans gêner.

Ciel de Brenne. © Judith Lossmann

A pied, prenez le temps de vous arrêter à chaque coin des étangs. La vue est juste impressionnante !
Se balader à cheval au PNRB est une pratique très répandue. C’est LE compagnon idéal pour les randonnées.
La région Centre-Val de Loire, première destination de tourisme à vélo en France, propose 3.400 km d’itinéraires cyclables répartis en une centaine de parcours de randonnée. Vous ne savez plus où donner de la tête ? Le site Ma Rando à Vélo vous éclairera !
Allons jusqu’au bout, la Brenne se visite aussi en voiturette électrique pour une virée écologique originale. Une équipe formidable a concocté trois circuits pour se la couler douce pendant trois heures. De quoi satisfaire des besoins d’imprégnation écologique !


Retour à la nature, à la rencontre du microcosme

Brenne - Paon-du-Jour. ©Judith Lossmann

Loin de tout, préservé, les paysages sont à couper le souffle ! La Brenne est un monde à part entière. Le temps s’arrête. On se pose pour contempler l’horizon. Au fil de la balade, on découvre une grande richesse animaux : le bel oiseau Guifette Moustac, la tortue Cistude d’Europe ou le Paon-du-jour, un sublime papillon très coloré. Ne soyez pas intimidés si certains viennent vous tenir compagnie lors de votre pique-nique car protégés et non chassés, les animaux ne craignent pas l’homme. Et oui, ici, ils sont libres de circuler comme bon leur semble. Pas de barrière, pas de frontière. Les promeneurs peuvent alors jouir de cette merveilleuse sensation d’harmonie avec la nature.


Brenne, panneau routier de protection des tortues d'eau douce, les Cistude

D’ailleurs, notons que la Brenne constitue l’un des derniers bastions pour la préservation des minuscule Cistudes d’Europe, des tortues d’eau douce !
Alors, attention où vous mettez vos pieds ! Vous risqueriez de perturber la traversée de petites bêtes inoffensives.
La Réserve naturelle de Chérine est d’une extrême richesse concernant la biodiversité : plantes, insectes, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères sont parfaitement protégés. Un guide est vivement conseillé pour une introduction aux paysages de la Brenne, car il fera découvrir aux visiteurs ce qu’ils ne peuvent pas soupçonner.

Brenne, panneau de fermeture des étangs. ©Judith Lossmann

La Brenne est LE coin de paradis pour les batraciens et les insectes. Alors que les papillons se font de plus en plus rares dans les zones urbaines, on recense en ces lieux 62 espères de libellules et Demoiselles sur les 91 que compte la France.
Il y a tant de choses à voir, prenez le temps de vous poser. Il y a pléthore de délicieuses adresses où faire le plein d’énergie avant de repartir en promenade. C’est aussi ça, La Brenne !

Alors, à quand votre prochaine sortie au grand air ?

Série de l’été : les destinations naturalistes – Andorre : Les hôtels Plaza Andorra et des idées de randonnées

Cap vers le sud ! Envie de se prélasser dans un hôtel de luxe et de refaire le plein d’air frais ? Venez passer un week-end à Andorre, petite principauté des Pyrénées située entre la France et l’Espagne. Lacs, reliefs, animaux sauvages, végétaux… Sans artifice et si naturelle, Andorre – surtout connue pour son shopping à prix cassés -, regorge de merveilleux paysages. Une destination à pratiquer été comme hiver.

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Au cœur d’Andorre la Vieille, un grand hôtel*****

Le groupe Hôtels Plaza Andorra décline depuis 30 ans une offre hôtelière de qualité au travers de quatre hôtels doté, chacun, d’une personnalité bien affichée. L’hôtel Plazza***** est dédié au luxe et au raffinement. Un classique dans le genre ! Le Ski Plaza, l’Holiday Inn***** et le Mû Hôtel**** s’adressent aux jeunes, au voyageurs, aux familles. L’hôtel Plazza, hypercentral est idéal pour découvrir la Principauté d’Andorre et la Vieille Ville. On déjeune et dîne délicieusement bien dans le « restaurant Plaza » avec, aux fourneaux, le Chef Patrick Mariot, distingué par le guide Michelin. Le Chef propose une gastronomie de montagne et une carte ouverte sur l’international aussi. D’autres restaurant du groupe complètent cette approche gastronomique avec des menus originaux, des buffets, des plats roboratifs.

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Cim de cel : le premier vin d’Andorre et l’un des 6 meilleurs vins du monde !

La cave de Casa Beal est située dans le village de Nagol (Sant Julià de Lòria). Le propriétaire organise toute l’année des visites œnotouristiques de sa cave et des vignes. Celles, précisément, qui donnent le premier vin d’Andorre : Cim de Cel, le premier vin d’Andorre. Casa Beal, fut la première maison à faire renaitre les vignes en Andorre après quelques 100 années d’interruption. En 2014, Cim de Cel est reconnu comme l’un des 6 meilleurs vins blancs du monde par l’International Wine Guide et reçoit la distinction Grand Or. Les visites se terminent toujours par un joyeux enchantement : la dégustation d’un millésime.
Pour info, Casa Beal produit aussi un foie gras mi-cuit entièrement artisanal à partir des meilleurs foies de canards Mulards des Landes Label Rouge et certifiés IGP Les Landes macérés dans une solution préparée avec notre Gewürztraminer Cim de Cel et du Calvados.

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La richesse de sa faune et de sa flore

Montagnes, lacs, faune et flore… Andorre est LE lieu avec un excellent point de chute et une base exceptionnelle pour toutes les randonnées ! On vous laisse découvrir 72 pics montagneux, dont certains atteignent plus de 2.000 mètres d’altitude et le pic Alt del Coma Pedrosa, point culminant du territoire, à 2942 mètres. L’Andorre recense plus de 70 étangs dont celui de Tristaina et des Pessons, très connus. Encore plus grand, le lac de Juclar affiche une superficie de 21,3 hectares. Étangs ou lacs, on peut s’y baigner. Voilà qui est rafraîchissant après une marche d’une journée !

Pour les amoureux de la nature et de sport, les randonnées en Andorre offrent de multiples attraits. A bien observer bien la nature, on découvre des plantes sauvages parfaitement ancrées dans le décor. Lis des Pyrénées, des Saules Marsaults, des Pulsatilles des Alpes ou encore des Jasiones des montagnes. La grandalla (Narcissus poeticus) est la fleur emblématique de la principauté. Vous en trouverez sur votre chemin. C’est un véritable plaisir de se retrouver au contact de la nature.

En bref, il y a tellement d’itinéraires et de chemins différents qu’il est difficile de les classer. Et par cette diversité, il y en a pour tous les goûts !

Heureusement, l’hôtel Plaza Andorra propose une détente au spa après une journée de randonnée.

Spectacle des Oiseaux en Vol et nocturne au Parc Des Oiseaux

Né il y a presque 50 ans, le Parc Des Oiseaux de Dombes les Villars n’est finalement pas si bien connu du grand public Français. Il est pourtant le 1er parc ornithologique de France à proposer un contact très rapproché avec 3000 oiseaux issus de 2 ordres sur les 36 que compte la planète ! On observe facilement : Pélican frisé, Cacatoès noir, Vautours fauve et moine, Colibris, Coracine chauve, Calao, Toucan, Manchots d’Amérique du Sud …

Cette année deux nouveautés méritent le déplacement : l’ouverture de la première partie de la plaine africaine avec l’île de Madagascar et les nocturnes de l’été, histoire de voir le parc dans ses deux versions : jour et nuit. Une mise en œuvre réalisée en collaboration avec Jean-François Zurawik, directeur de La Fête des Lumières de Lyon et Géraud Pèriole, artiste lumière et créateur du projet. Enfin, rien que pour l’incontournable et émouvant spectacle Des Oiseaux en Vol, ce Parc doit figurer en bonne place de votre wiches-list des attractions à visiter en couple, amis et bien sûr en famille car les enfants en sont fous !

Nids de cigognes au Parc Des Oiseaux… Ils sont nombreux. Visibles depuis le sommet de la Tour et vous aimerez les voir et les entendre voler au-dessus de vos têtes toute la journée. ©jlossmann

Quelques mots sur le Parc Des Oiseaux

« Fondé en 1971 sur 35 hectares, nous explique Nadia Tavernier en charge de la communication, pris en enclave dans une réserve naturelle sur un couloir de migration naturel, le parc avait sa place toute « désignée  » par les oiseaux migrateurs de passage qui, chaque année, trouvaient dans la Dombes et ses étangs un espace sécurisé pour prendre du repos ».
De là à construire les premières volières pour les oiseaux tentés de rester et de se sédentariser, il n’y avait qu’une décision à prendre. Elle le fut. Prise par le Conseil Général de l’époque. Année après année, le Parc Des Oiseaux pris son envol pour s’élever bien au-dessus des exigences demandées. Fournissant aux oiseaux des espaces de bonne facture pour leur permettre de se reproduire dans les meilleures conditions. En effet, on nous a appris que certaines espèces, comme les Toucans sont des oiseaux qui volent haut. Pour de reproduire au mieux il est nécessaire de leur fournir des espaces de vie les plus proche possible de leur habitat naturel. La reproduction en captivité étant, il faut le savoir, la récompense des soigneurs et surtout la preuve de l’adaptation de l’oiseau ou animal.

Couple de Loris. Dans le Parc Des Oiseaux, on les nourrit de nectar ! ©Judith LossmannUn joli Toucan à l'abri dans la serre exotique. Juste à côté du Corcine chauve,  reconnaissable à son étrange cri ! ©Judith Lossmann

Le Parc compte une belle équipe entièrement dévouée au confort et au bonheur de ses pensionnaires. À commencer par le vétérinaire Eric Bureau, attaché au Parc, des soigneurs animaliers comme Teddy ou Flore, des aides-soigneurs nourrisseurs… Tous impliqués, ils aiment leurs oiseaux et en prennent grand soin. Afin de diversifier les collections, d’augmenter les chances de survie et de réintroductions des espèces menacées, des échanges d’animaux et des partages d’expériences sont régulièrement pratiqués dans le cadre des adhésions entre zoos (EAZA, WAZA).

Le Spectacle des Oiseaux en vol : un émouvant ravissement !

Une à trois fois par jour, Flore en charge du Spectacle des Oiseaux en Vol et son équipe, proposent au public 20 à 30 minutes d’un spectacle de tout beauté et surtout de toutes émotions ! Je ne voudrais rien vous en dévoiler pour vous laisser vierge… Sachez cependant que 30 espèces participent – de bonne grâce et par la magie du conditionnement positif – à cette envolée poétique. Les oiseaux arrivent de partout. Survolent – au point de les toucher – les spectateurs ébahis. Des « haaaa » et Des « hoooo » fussent de toutes parts. Vraiment attractif et magnifique, il est tout simplement impensable de visiter le parc des Oiseaux sans assister à ce très beau spectacle organisé avec maestria et… amour. Un grand… grand moment. Il n’est pas impossible d’y aller de sa petite larme. Si si ! Puisqu’on vous le dit !

Nouveautés au Parc Des Oiseaux

La Plaine Africaine
L’ouverture en deux temps de la Plaine Africaine en 2017 et 2018. « L’un des projets les plus ambitieux jamais conduit par le Parc Des Oiseaux tant en terme de collection que d’aménagements paysagers » nous dit le directeur Emmanuel Visentin.
Pour la session 2017, l’Ile de Madagascar mise à l’honneur. Détachée du continent depuis 150 millions d’années, elle sera représentée par des plantes, animaux et oiseaux qui n’existent nulle part ailleurs sur Terre : Tourtelettes masquées, le Foudi rouge, la Caille de Madagascar, des oiseaux africains comme le Rollier à ventre bleu et le Coliou rayé et aussi des Makis Catta.

Tous « implantés » dans un cadre de vie très proche de leur système naturel. Une exigence de rigueur au Parc Des Oiseaux. Le reste de la plaine Africaine – quelques 4 hectares – proposera au public une mise en scène des écosystèmes africains avec l’introduction de colonies de lémuriens et de suricates et de nombreux oiseaux. D’ores et déjà, le visiteur pourra observer un oiseau rare : le Serpentaire. Un oiseau de proie monté sur échasses parmi les plus menacés au monde. Présenté au public juste à la frontière entre l’Afrique et la zone européenne.

Sa majesté le Vautour participe au Spectacle des Oiseaux en Vol. ©Judith LossmannLa belle femelle Gypaète… à visiter avec tout le respect dû aux espèces menacées directement par la main de l'homme !!! ©Judith Lossmann
Le Gypaète
Le Serpentaire est une invitation à allez observer une rareté ou plutôt deux raretés : un couple de Gypaète. Le mâle comme la femelle sont magnifiques. Il faut absolument rendre une visite à ces oiseaux de proie massivement et injustement pourchassés car accusés, à tort, de tuer les troupeaux ! Le Gypaète est le plus grand et le plus majestueux vautour européen et fait partie des 8 espèces d’oiseaux les plus menacés d’Europe. Allez donc le saluer.


Les nocturnes
Jusqu’au 3 septembre (les jeudis, vendredis et samedis soirs) à partir de la tombée du jour – entre chien et loup – les visiteurs profiteront du Parc en version nuit. Deux points d’orgue à cette balade nocturne – où, dommage, il n’y a aucune interaction avec les oiseaux – :
Le passage de la passerelle entre la Tour Illuminée et un bosquet d’arbres se reflétant dans l’eau étale du l’étang. Les soirs de pleine lune c’est tout simplement magique.
Les manchots dans leur plaine de l’ouest sud-américain doucement phosphorescents qui, juste étonnés de cette intrusion lumineuse, font le pied de grue devant leur terrier. Vision quasi irréelle de ces oiseaux réfléchis par la lumière violette. Un joli tableau !

Mon Conseil : visiter impérativement le Parc quelques heures avant et prolonger par la nocturne. Dont tout l’intérêt outre une promenade dans le noir qui plaira aux petits comme aux grands, est justement de juxtaposer une vision du jour sur celle de la nuit.

Je vous laisse quelques autres surprises à découvrir. Et il y en a dans cette nocturne. N’oubliez pas de grimper au dernier étage de la Tour. Les artistes en charge de la Fête des lumières qui ont illuminé le parc durant ces nocturnes ont aussi œuvré pour transformer la canopée ( la cime des arbres) en un univers poétique.

Entre Orient et Occident, Beograd (Belgrade), la ville blanche et le Danube Serbe

En 50 ans, la Serbie a changé de nom 4 fois. Elle possède 2 alphabets, 3 langues, 4 religions, 5 peuples, 6 républiques. Le petit pays de Serbie détient quelques joyaux dont la capitale Belgrade qui fit écrire à Dusan Radovic : « Chanceux celui qui s’éveille à Belgrade, il a accompli suffisamment pour aujourd’hui. » Envie de tenter votre chance ? De plonger dans les entrailles d’une ville – encore marquée de ses blessures de guerre – pleine de ressorts et d’énergie, puis s’éloignant un peu du centre, d’aller découvrir l’une des plus belles boucles du Danube au cœur d’un parc national ? Ce reportage est pour vous…

Capitale : Belgrade

Notre guide, Milica, ex-fixeuse pour la presse pendant la guerre, nous a fait découvrir des sites, des ruelles, des lieux et les six ponts qui font toute la richesse de Belgrade. Une ville à visiter et à découvrir avec des « locaux » au risque de passer totalement à côté de ses particularités si attachantes.
Blottie entre le Danube et la Sava, face à une île verte baptisée île de la Guerre, et ornementé de nombreux parcs urbains, l’immense Belgrade (1,5 million hab.) bénéficie d’un espace privilégié entre eau et nature, qui la rend respirable, aérée, généreuse en espace, agréable à arpenter à pied. Répertoriée comme l’une des villes les plus anciennes d’Europe, ses origines remontent à 4800 ans avant J.C et son nom est mentionné depuis 878. Elle bénéficie d’un climat continental marqué avec un automne ensoleillé célèbre en tant que « miholjskko leto », (été indien) et les belgradois sont connus pour leur culture de l’accueil des étrangers depuis toujours.

Activités shopping dans la rue principale. ©Judith Lossmann

En rentrant dans Belgrade depuis l’aéroport sur l’autoroute « dite Autoroute de la Fraternité », vous découvrirez une étrange tour des années 1970, véritable créature architecturale. Puis loin, l’Arena de Belgrade (1995), lieu de tous les concerts et événements sportifs réunit 20.000 spectateurs.
Dans la ville de naissance du joueur de tennis Novak Jokolowitch, vous apprécierez les longues promenades citadines à pratiquer sur la rue Knez Mihailova, les places de la République et Kosancic, zones piétonnes de centre ville, truffées de magasins affichant marques locales à découvrir et, off course, marques internationales. La cité slave s’enorgueillît d’un théâtre national, d’un Opéra, de Musées nationaux, de l’Académie Serbe des Sciences et des Arts, de nombreux centres culturels et bien sûr de galeries, d’étonnants magasins d’antiquités très marqués ère communiste, cafés traditionnels et contemporains.
Bref… entre les quartiers hyper centre d’Uracar, celui de Samamala à proximité de l’église du Rassemblement et le quartier bohème de Skadarlija, le city-breaker à Belgrade aura de quoi s’occuper !

Le parc Kalemegdan

Au bout de la rue Knez Mihailova (il suffit de suivre le mouvement des piétons), partez à la découverte du sublime parc Kalemegdan, doté d’une impressionnante église romantique : Ruzica, de la chapelle Parascève, du musée Militaire et du musée des Sciences Naturelles. Chemin faisant, vous « tomberez » sur le monument le plus photographié de la ville : « Le Vainqueur » sculpté par Ivan Mestrovic planté à côté de la forteresse de la ville, offrant une vue imprenable sur la Grande Île de la Guerre à la confluence de la Sava et du Danube. De là vous aurez un aperçu sur « le nouveau Belgrade », un imposant quartier d’affaires avec centres commerciaux et bureaux, né des marécages et du travail herculéen fourni gratuitement par la jeunesse yougoslave. Au-delà l’ancien bourg de Zemun, aujourd’hui rattaché à la ville, est un quartier alternatif avec une vie nocturne intense, des murs délicieusement peints de tags (un paradis pour les aficionados du Street Art), de nombreux restaurants et une très agréable promenade longeant les rives du Danube.

La beauté des bâtiments de Belgrade… ©Judith Lossmann

Proche du parc Kalemegdan se tient le riche quartier résidentiel dit « quartier des Ambassades » aux maisons belles et solides. On peut y admirer le Palais des Princes Milosh, prince de Serbie au 19ème siècle et la somptueuse maison de Tito (1990), chef des pays non alignés, lequel prônait ironiquement que la propriété privée n’existait pas ! Malgré cela, notre guide dit « La vie à cette époque du dictateur Tito n’était pas si mauvaise. Soins gratuits. Écoles gratuites. La Yougoslavie était socialiste mais n’a jamais été communiste, elle ! »

On aime les supers coins de Belgrade

Ada Cingalija, la plage urbaine la plus fréquentée d'Europe.

On aime Ada Ciganlija, « la mer de Belgrade », (en réalité les rives et le lac de la Sava). Sur les rives de modestes et adorables petites cabanes de bois coloré de 20 à 30 m2, sans électricité, sont très prisées des belgradois qui y viennent passer des week-end en famille tout en baignades et barbecues. L’étendue verdoyante bénéficie d’un micro-climat spécifique. Écureuils, lapins et biches aiment s’y ébattre. Arbres centenaires et autres plages de galets en font un lieu de villégiature d’exception. Restaurants, sports nautiques, promenades, pistes de vélo… la plage urbaine la plus fréquentée d’Europe !

La gare de Belgrade où s’arrêtait le mythique train Orient-Express, ligne Paris, Istanbul abrite en façade le train blindé utilisé par Tito pour se déplacer en Yougoslavie, en toute sécurité !

L’église orthodoxe Saint-Sava, une sorte de Sagrada Familia Serbe !

Réplique de Saint-Sophie de Constantinople, l’église Saint-Sava, seconde plus grande église chrétienne orthodoxe du monde est en construction depuis 1939. Construction interrompue par le régime nazi dès 1941, puis par Tito. Les travaux ont repris en 2001 seulement. Si aujourd’hui l’extérieur en marbre blanc est terminé, l’intérieur attend de recevoir la plus grande mosaïque du monde de 4000m2.

L'incroyable Saint-Sava, intérieur et extérieur. ©Judith Lossmannserbie mai2016 eglise interieur 0019

Conçue dans un style serbo-byzantin, Saint-Sava possède 4 clochers de 44 mètres, une coupole de 70 mètres plus la croix principale de 12 mètres. Le bâtiment affiche une surface totale de près de 7000 m2 incluant les trois galeries et le sous-sol. Pour faire bonne mesure ajoutons 18 croix, 49 cloches, une crypte, le trésor de Saint Sava, ainsi que l’église-tombeau du prince Lazar. Dans les chiffres dantesques, l’église accueille un chœur de 800 choristes et jusqu’à 10.000 fidèles ! Terminée pour 2019, on visite tous les jours cette église gigantesque où viennent prier des familles entières dans un profond recueillement.

La tour de télévision Avala

Devenue emblématique pour le monde entier durant la Guerre du Kosovo, la tour de télévision Avala, détruite par les bombardements de l’Otan en 1999 et reconstruite depuis, offre une vue magnifique sur toute la ville et les alentours. Juste à côté de la tour demeurent des « restes » d’immeubles, tels des cicatrices non refermées de la guerre.
Dans la rue Uzjcka, on voit aussi l’ancienne maison de Tito bombardée par l’Otan en 1998.

Encore des traces de la Guerre. ©Judith Lossmann


Les traces du passé : Site néolithique Lepenski Vir et Viminacium

Ce pays a toujours été envahi par les uns et les autres. Les Romains ayant sans doute laissé la trace la plus importante, les sites sont nombreux sur le territoire de la Serbie.

Une civilisation unique grandie à l’ombre du rocher

Les sculptures des "dieux poissons" à Lepenski Vir

Ma préférence va à Lepenski Vir à quelques 160km de Belgrade. Daté du Mésolithique et Néolithique, tellement bien conservé, ce site au bord du Danube, est émouvant. On y voit des présences humaines dans une « cité » déjà bien pensée et structurée, qui remontent à 9000 ans ! A cet endroit, des peuples ont habité des huttes de bois. Restent les traces des ces habitations, des foyers, de petits autels et d’étonnantes sculpture de pierre en forme de « tête de poisson » qui représentaient leurs dieux. La boutique en vend de jolies copies. Irrésistibles ! Sous une coupole, on verra l’aménagement de cette « ville » antique, des squelettes humains et d’animaux datés de plus de 8000 ans. Quand au film de présentation, fort bien réalisé, il est passionnant et explique (en français), comment cet emplacement et aucun autre a été choisi par les peuples de l’époque, qui se sentaient – à juste titre – protégés par l’ombre de la colline rocheuse sur l’autre rive.

Les Serbes sont très fiers de leur site archéologique de Viminacium

… Antique cité romaine et camp militaire du 1er siècle sur le Danube. Si vous êtes passionné par les vestiges romains, cet endroit pourra vous intéresser pour complémenter vos informations et collection d’images. Les fans en sont « fan ! Sinon, l’environnement immédiat du site, en plein cœur d’une zone d’industrialisation avec un sérieux trafic de poids lourds n’est guère engageant. Toutefois, notez la présence d’un intéressant squelette de mammouth. Oui, oui ! Et… un étonnant et délicieux déjeuner romain tel que dans la tradition de César et Julius. La table ronde se remplit qu’une kyrielle de plats tous plus appétissants les uns que les autres. Une véritable expérience à tenter !

Le déjeuner romain à Viminacium ©Judith Lossmann

Personnellement j’éviterais Viminacium pour me concentrer sur une très belle croisière au long du Danube jusqu’aux Portes de Fer au départ du village de Donji Milanovac.

Croisière sur le Danube dans le parc national de Djerdap

Le fleuve royal traverse dix pays en Europe. Il prend sa source en Forêt-Noire (Allemagne), parcourt 588 km en Serbie et se jette dans la Mer Noire. Une croisière au départ de Donji Milanovac permet l’une de plus belles balades sur son cours car la route fluviale emprunte la gorge de Djerdap, la plus longue et la plus profonde d’Europe (et la plus grande au monde après le Grand Canyon – USA)

Croisière sur le Danube au niveau des Portes de Fer. ©Judith Lossmann

Ici le fleuve dont le courant a creusé son passage au travers des montagnes des Carpates du sud est profond de 90 mètres et étroit de 150m seulement. Frissons assurés au moment du passage des Portes de Fer et émotions garanties en doublant la Forteresse de Golubac, construite sur un rocher.

Une balade s’impose dans le parc national. À partir du centre d’accueil où sont présentées faunes et flores du parc national, il faut partir en jeep avec Alexander, le ranger « sauveur de tortues » ! Une fois les voitures garées à l’une des entrées du parc, poursuivre en montant pendant quelques kilomètres et arriver sur une esplanade naturelle avec vue sur une boucle du Danube et sur la Roumanie, en face. Superbe !

Croisière sur le Danube au niveau des Portes de Fer. ©Judith Lossmann

Tradition culinaire serbe

La nourriture serbe se caractérise par la fraîcheur et l’abondance des produits, issus de l’agriculture biologique la plupart du temps. Comme en France, chaque région et chaque restaurant possèdent sa « spécialité ». Impossible d’en faire le tour en un seul voyage donc ! Notons que l’influence turque – les Ottomans sont restés 5 siècles en Serbie – continue de se faire sentir. Plus généralement, disons que les grands classiques sont les poissons d’eau douce en bord de lacs et de fleuves. La charcuterie, viandes fumées et les plats de viandes dans les régions montagneuses. En plaine, les préparations à base de chou et volaille sont légions. Les pommes de terre, les tomates, poivrons et concombres… partout. Les repas commencent par une « rakija », une eau de vie apéritive issue de coings, poires, prunes, raison. On la sert avec des hors d’œuvres : les « kajmak », fabriqués à partir de produits laitiers crémeux. Les repas sont accompagnés de vins Serbes. Une tradition de viticulture de 1000 ans donne à découvrir une production vinicole d’exception issue des huit terroirs de la Serbie où 50 variétés de vignes sont exploitées. Enfin, sachez que la Serbie est l’un des plus gros producteurs de framboises d’Europe. En saison, toutes les paysannes descendent au bord des routes pour vendre leurs fruits « cultivés maison ».