mercredi 5 août 2026

Eastbourne : troisième étape de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Façade de la Towner Gallery

Façade de la Towner Gallery. ©Judith Lossmann

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Eastbourne, la grande ville de la Creative Coast
Copie presque conforme, en plus modeste, de Brighton, Eastbourne comme sa grande sœur est une ville de villégiature hyper traditionnelle avec son Pier doté d’un dôme venu des palais des Maharadja. Il faut avouer son étonnement devant cette coupole or jaune sur le gris du ciel ! Aujourd’hui, les jeux du Pier sont fermés et le lieu ne joue plus son rôle de « lâcher prise païen » mais l’architecture demeure en place et agrémente le paysage de son étonnante beauté.

Towner Gallery
Ville participante de la Creative Coast, Eastbourne est doté d’un magnifique musée d’art contemporain tant dans le bâtiment que dans les collections. Le Towner Gallery initié en 2009 doit son nom à son créateur. Le fond d’art de plus de 5000 œuvres est axé sur axé sur la position d’Eastbourne et ses alentours sur la côte. À ce titre la démarche éditoriale de la Towner Gallery entre en cohésion avec la démarche créative Coast. Deux collections semi permanentes s’alternent sur les murs des trois grandes salles d’exposition. Mais ce musée a plus à offrir que cela. Il propose une rareté à savoir la visite de son stock œuvres. Une fois par mois, sur inscriptions, les visiteurs ont accès aux toiles, photographies et illustrations stockées derrière de lourdes portes. Un grand moment à saisir par les amateurs d’art. On découvre de nombreuses œuvres d’Eric Ravilius, un artiste local tué pendant la Seconde guerre Mondiale dont la Towner Gallery possède la plus importante collection d’Angleterre. Peintre nostalgique, sentimental et romantique il a aussi été l’un des tout premiers illustrateurs. A admirer également le travail abstrait et très controversé de Gear William Gear et celui plus accessible de Patrick Haron. Mon coup de cœur va à un artiste totalement inconnu Harold Molford dont j’ai adoré le « un train sous un ciel étoilé ».

Pour 2020, l’artiste mexicaine Marianne Castello de Bal s’inspirera de cet héritage culturel (comme le Long Man of Wellington de 72 mètres de haut) pour mettre en place ses installations sur le thème de la frontière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Beachy Head

Beachy Head entre Eastbourne et Brighton. ©Judith Lossmann

Beachy Heads
Entre Eastbourne et Brigthon, ce sont très classiquement les falaises de craie abruptes. Hautes de près de 160 mètres, elles sont les plus hautes falaises de calcaire de Grande-Bretagne ! Formée il y a 65 millions d’années, elles ne furent cependant pas foulées par les dinosaures du coin, puisqu’ici c’était la mer. Au fin des millinaires, la couche de craie se forma et de collisions en collisions, les plaques tectoniques expulsèrent ce paysage côtier d’aujourd’hui.

Au pied de Beachy Head, le phare Beachy Head Lighthouse
Quand on se gare et que l’on marche – lentement, il faut être très prudent – vers le bord de la falaise, se découvre au regard un phare qui malgré sa taille de 43m, semble bien modeste comparé à la falaise. La vue est sublime et représente sans doute le cliché le plus répandu de la côte Sud de l’Angleterre. Qu’importe ! Nous repartirons avec mais sans prendre de risque. De nombreuses personnes pour un simple selfie tombent de la falaise chaque année.

Avec cette très ventée balade à Beachy Head se termine notre joyeux et intéressant périple artistique Creative Coast. À l’heure où j’écris ces lignes (octobre 2019), le Brexit n’est toujours pas une affaire terminée. Les gens que nous avons rencontrés et interrogés regrettent tous cette rupture annoncée et savent bien qu’il s’agit d’une affaire politico-politique dont les citoyens sont désormais exclus. D’où la triste urgence de traiter des frontières qui réapparaissent dans la version 2020 de la Creative Coast. Personnellement, j’espère que nous n’aurons pas besoin de ressortir les passeports pour aller en Angleterre.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

 

  • Venir sur la Creative Coast
    Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
    Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk
  • Infos culturelles
    Towner Gallery : www.townereastbourne.org.uk
    Tour of collection Highlights : www.townerestbourne.org.uk/collection
  • Déjeuner à Esatbourne
    Lunch a la Towner Gallery Café, un lieu très fréquenté, très coloré et fort agréable.
    www.townereastbourne.org.uk/visit/towner-cafe/
  • Dormir à Eastbourne
    À l’Hydro Hôtel. Le 4*, sans aucun doute le plus traditionnels de la côte sud de l’Angleterre. Ici, tout respire les années 1870 : le bâtiment, la décoration, le service, la carte du restaurant. Les chambres sont vastes et cosy. La vue sur Beachy Head et les jardins superbes. Le petit-déjeuner comme l’offre culinaire sont typiquement britanniques. C’est bon et … très anglais. Mon conseil au chef : moderniser sa carte et ses saveurs pour aller vers plus de créativité. Mais sans doute, ce lieu fréquenté par des têtes blanches doit-il sa pérennité à la tradition. Vous voilà prévenus. Mount Road, Eastbourne – www.hydrohotel.com et www.hydrohotel.com/dining/

Hastings et Bexhill : deux univers différents et complémentaires de la Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Hastings : seconde étape de la Creative Coast

rey Harbour

Les bateaux du petit port de Rey Harbour, ville où vécu MacCartney.

 

En quittant Folkestone pour venir à Hasting on traverse le petit port de pêche traditionnel de Rye Harbour, une bourgade où vécu Paul McCartney, très célèbre aussi pour fournir les environs en produits de la mer de qualité !
Le plus frappant à Hasting est la largeur de la plage, l’une des plus large d’Angleterre. Si large qu’elle permet de mettre les bateaux sur cale à l’abri de assauts des vagues et du vent. Une promenade incontournable de la ville.
Posé sur la plage, en plein centre de la ville, le musée Hastings Contemporary.

Noir, cubique, aux lignes ultra simples comme les cabanes de pêcheurs alentours auxquelles il fait écho, c’est le plus récent musée britannique.

Hastings Contemporary

Facade du Hastings Contemporary,imitant à la perfection les cabanes des pêcheurs alentour. ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Les autres sont restaurés, aménagés, agrandis. Celui-ci, fondé en 2012 est un bâtiment eco-friendly doté de belles salles à taille humaine, pas trop imposantes pour créer de l’intimité avec les visiteurs et évolutives si nécessaire. Actuellement les murs du Hastings Contemporary accueillent Victor Willing, un artiste anglais très rare. La seule exposition de son vivant fut celle de la White Chapelle à Londres. Un immense succès à l’époque auquel son départ pour le Portugal, où il allait épouser sa femme Paula Rego, avait mis un stop irréparable avec son public britannique. Très inspiré par Picasso et Matisse, on lui attribue une centaine d’œuvres et au moins deux « époques ». La première classique et académique, où il disait « être préoccupé par ce que les gens pensaient de son travail » et la seconde entièrement libéré par la maladie chronique, la sclérose en plaque qui le tuera à 60 ans, où « il ne fera que comme ça lui plait, sans se soucier des commentateurs et des critical thoughts. » Les œuvres présentées ici viennent des galeristes et collectionneurs, des fonds privés de sa femme, elle-même peintre très connue, et de leurs enfants. On se plait à traverser le temps avec Willing. Une belle découverte d’un artiste pratiquement méconnu outre-Manche et qu’il faut découvrir avant que sa côte ne recommence à grimper. Personnellement, je préfère entre toutes, ses dernières œuvres peintes quelques mois avant sa mort. Elles sont dénuées de tout artifice et disent le dénuement volontaire de l’artiste prêt à céder sa place. Incandescent !

Les dernières oeuvres de Victor Willing

Les dernières oeuvres de Victor Willing photographiées au Musées Hastings Contemporary. ©Judith Lossmann

 

Ici comme à Folkestone, les maisons avec bow-windows alignent leurs façades souvent blanches avec de charmants jardinets devant, dont les Britanniques, allez savoir comment, réussissent toujours à transformer en Eden. C’est sûr, ils ont la main verte et le sens du végétal nos cousins anglais ! Ici plus qu’ailleurs, les magasins affichent des airs old Fashion. On se laisse transporter dans un autre siècle. Pas forcément le 20ème, peut-être même encore avant. J’ai repéré quelques belles boutiques de type « charity business », brocanteurs-antiquaires qui feront notre bonheur d’amateurs de vieux objets ayant une âme et un vendeur de vieilles affiches sur la thématique mer & villégiature tout à fait ravissantes. Le tout à des prix en pounds (£) bien plus intéressants qu’en France. Traversez donc le chanel avec un coffre vide, il y a des affaires à faire.

Bexhill : une autre ville étape de la Creative Coast
À quelques encablures de Hastings, le paysage côtier change radicalement de visage. Ici, finies les cabanes de pêcheurs. Sur la plage trône une longue enfilade de maisons bases, en pleine face mer, dont certaines incarnent à fond le jeu de l’originalité british. La promenade fait penser à nos planches de Deauville et conduit au bâtiment incontournable de la cité, le De La Warr Pavilion. Une sublime construction des années 1935, édifié dans la veine de l’architecture moderne et du mouvement Bahaus, celle de Le Corbusier et non pas Art Déco comme beaucoup le croient. Un bâtiment iconique présent au cœur de la vie de tous les habitants depuis et pour plusieurs générations. Chacun ici a, de près ou de loin, un lien avec le de La Warr Pavilion. Une fête, un mariage, un symposium, des balades, des découvertes artistiques, des moments conviviaux sur l’immense terrasse. Posé entre terre et mer, le De La Warr était tombé dans une triste désuétude dans le courant des années 1990. Et même s’il n’a jamais cessé de « fonctionner », son état nécessitait des rénovations d’urgence. Des fonds privés et une opération de Charity Founds de huit millions de livres ont permis sa quasi réhabilitation rendant au bâtiment les fonctions qui avaient présidé à sa construction : être accessibles à tous. À l’époque (pour rappel internet et la TV n’existaient pas) les gens venaient pour être éduqués, pour découvrir des « choses » inconnues via des conférences, des expositions, des rencontres. Si l’extérieur n’a pas changé, tout l’aménagement intérieur a bougé. Demeurent les très belles structures du bâtiment, les escaliers, l’enfilade de salles, les terrasses, les sols d’origine , le superbe lustre d’Erich Mendelssohn, une pièce unique et originale créée pour l’inauguration de 1935.

lustre, De La Warr Pavilion, Bexhill

lustre, De La Warr Pavilion, Bexhill. ©Judith Lossmann

Actuellement, le De La Warr Pavilion accueille deux expositions. Dans le cadre de la Creative Coast et du thème 2020 : Borders, plusieurs artistes exposeront leurs œuvres. Une jeune britannique de 30 ans, Holly Hendray, sculptrice, va travailler sur le sens de « l’intérieur et de l’extérieur », du « Inside et de l’outside » afin d’utiliser au mieux les espaces d’expositions ouverts sur la terrasse du rez-de-chaussée et la mer ! Dans cet esprit, l’artiste va travailler sur la métaphore du corps et de la terre à travers l’action des vers. Les vers mangent et digèrent comme les briques qu’elle adore sont le résultat des machines qui mangent la terre, la digère et la transforme. Elle va présenter des œuvres autour de ce contraste entre la machine qui creuse et les briques qui élèvent des édifices ! À l’heure où le monde s’emmure, Renée So, céramiste travaille quant à elle sur les murs. Mur du Mexique, mur du Brexit…


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Venir sur la Creative Coast
Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

 

Infos culturelles
Contemporary : www.hastingscontemporary.org
Victor Willing : #willingVisions
De la Warr Pavilion : www.dlwp.comwww.dlwp.com/exhibition/renee-so/www.dlwp.com/exhibition/mikhail-karikis

Déjeuner à Hasting
On prolonge sa visite du Contemporary avec un excellent lunch dans son Gallery Café avec vue sur la mer et les bateaux depuis les salle et terrasses.

L'arrièere du De La Warr Pavilion à Bexhill

L’arrière du De La Warr Pavilion à Bexhill. ©Judith Lossmann

 

Déjeuner à Bexhill
Ici aussi on prolonge agréablement les visites des expositions et du bâtiment dans le coffee shop, le Café-Bar Kitchen, lequel propose un afternoon menu, un assortiment irrésistible de sandwiches et des gâteaux. www.dlwp.com/cafe-bar-kitchen/afternoon-menu

Folkestone, première étape de l’England’s Creative Coast

Avec le Brexit, Borders est un sujet chaud de l’actualité britannique au cœur de tous les débats et dans tous les cœurs aussi. Ce sera donc LE sujet imposé aux artistes de la saison 2020 de l’England’s Creative Coast.

Mais qu’est au juste The Creative Coast ?
L’exposition, de mai à novembre 2020, au grand public via les rues des villes, les galeries et les musées, du travail d’artistes locaux, britanniques et étrangers sur la thématique Borders (frontières) imposée. L’England’s Creative Coast est la réunion presque « labellisée » des côtes maritimes – waterfront- des Kent, Essex, South Essex and Sussex établies ensemble autour d’une destination proposée comme un « voyage artistique ». Autant de comtés « so old Fashion British » particulièrement concernés par le Brexit, eux qui voient de nuit les lumières des côtes françaises à peine à quarante kilomètres face à eux. Sont impliquées dans cette démarche artistique entre autres villes, celles de Folkestone, Hastings, Bexhill, Eastbourne lesquelles possèdent chacune des spécificités complémentaires à découvrir en plus des expositions.

Folkestone, england, Creative Coast

Folkestone, ville de la Creative Coast présente l’oeuvre de Michael Craig-Martin intitulée Folkestone LightBulb. ©Judith Lossmann ©La Vie est Belle Voyages

Première étape de la Creative Coast : Folkestone
Folkestone, la ville la plus proche de la sortie du tunnel sous la Manche en voiture, est une sorte de pépinière d’art. Elle se veut et se vit comme un abri pour les artistes repoussés hors des frontières de Londres par des raisons économiques et offre -sur dossier géré par l’association Creative Building Folkstone- des accès à des locaux pour vivre, travailler, exposer et vendre. Six cent artistes de tous bords vivent et travaillent au cœur de Creative Quater au centre de la ville.
Mais ce n’est pas tout ! La ville expose en permanence 72 œuvres contemporaines dans ses rues, sans compter le jeu Géocatching pour découvrir en même temps, si le cœur vous en dit, le patrimoine culturel de la ville.
Envie d’expériences immersives ? Sachez que vous pouvez aussi dormir chez les artistes et les regarder travailler. Informations à l’Office du Tourisme.

En parlant, art… parfois il faut ouvrir l’œil… comme par exemple avec cette œuvre nommée Baby Things signée par la très célèbre performeure Tracey Emin (2008). Je lui préfère de loin Heaven Is A Place Where Nothing Ever Happens (2008) de Nathan Coley, une œuvre monumentale, un message livré à tous dès que le regard se lève. Ou encore, la beauté de ces façades colorées par Michael Craig-Martin intitulée Folkestone LightBulb (2017) devant lesquelles toute la ville déambule. La ville est ouverte sur un charmant petit port et une belle plage. L’un et l’autre abrite des œuvres notamment Holiday Home de Richard Woods, une petite maison Rose et orange en plein cœur des marées.

La Creative Coast sur le thème Borders commencera avec l’exposition au printemps prochain de l’œuvre de Mickael Rakowitz qui explore Hostilité et Hospitalité. Actuellement sur l’artiste expose sur la 4ème colonne de Trafagar et vient de gagner le prix Masher aux USA doté de 100.000 £. Ensuite, la ville donnera carte blanche à Marianna une artiste chilienne, prête à s’installer dans la ville pour s’inspirer de son espace et de son temps avant de produire des œuvres monumentales destinées à interpeller le public.

Dans la ville, les maisons aux façades victoriennes sont charmantes et l’on a envie de pousser les portes des petits commerces locaux. Il faut dire qu’un héritier, né ici, a dépensé beaucoup d’argent pour récréer un « centre ville » très attractif et réhabiliter les beaux espaces des boutiques d’antan en commerces design.

Conclusion… il est facile de passer un très agréable week-end à Folkestone capable au quotidien de mettre en place de remarquables pratiques de régénération du patrimoine, pour le plaisir de tous. Attention, vous n’êtes pas à l’abri de vous attacher à ces côtes pleines de charmes.

 

À suivre : les autres étapes de la Creative Coast. Cliquez sur les tags après les infos pratiques.


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Venir sur l’England’s Creative Coast

Depuis la France via l’Eurostar (Gare du Nord) et descendre à Ashford. Puis en voiture de location jusqu’à Folkstone (20 à 30 min).
Depuis Londres, en train depuis la gare de Saint Pancras. www.southeasterrailway.co.uk

Infos culturelles
www.creativefolkestone.org.uk

Déjeuner à Folkestone
MarketSquare, un rdv en plein centre autour de plat bio, à base de productions issues des fermes locales. www.marketsquarefolkstone.co.uk

Diner à Folkestone
Restaurant en front de mer, contemporain et goûteux : Rocksalt. La maison sert des produits de la mer et des viandes locales. Très bien noté au Michelin, ce restaurant le soir où nous avons dîné avait eu la main lourde sur le sel. Globalement les produits du marché sont très bons mais dans l’assiette, il manque un petit je ne sais quoi pour faire la différence entre bon et excellent. Dommage. Dès qu’il fait beau le restaurant ouvre sur une superbe terrasse avec vue. À partir de 9£ l’entrée et 20£ le plat principal. Dessert autour de 7£. Réservation et informations ici : www.rocksaltfolkestone.co.uk

Dormir à Folkestone
The View Hotel – 30-32 Clifton Road. www.viewhotelfolkstone.co.uk -info@thevhf.co.uk – Tel. 01 303 252 102 –
Un bien joli hôtel avec une vue intéressante sur le waterfront. Petite chambre confortable et plutôt calme avec kettleset pour déguster une boisson chaude. Petit-déjeuner correct mais pas exceptionnel.
NB1 : On peut aller à pied de l’hôtel au centre ville par le front de mer, une bien jolie promenade au cœur d’un parc à faire de jour comme de nuit.
NB2 : pensez à prendre votre adaptateur de prise électrique, l’hôtel n’en a pas.

Clin d’œil immobilier si l’envie vous prend de vous installer
Folkestone est une ville relativement accessible sur le plan immobilier. Le square feet est établit peu ou prou autour de 2000 £ pour les achats. Les locations sont très abordables, encore plus quand on passe par l’association The Creative Quarter, bien décidée à apporter un confort et des solutions aux artistes « expulsés » de Londres par l’indécence des prix.

 

L’héritage Davenall

Dès les premières lignes, la pression s’exerce et ne se relâche jamais !

St John’s Wood. Lorsqu’un homme se présente aux portes de la maison de Constance Trenchard, celle-ci ne se doute pas que sa vie va être bouleversée. L’homme prétend en effet être Sir James Davenall, son ancien fiancé, disparu une semaine avant leur mariage et que tout le monde croit mort depuis dix ans. Si Constance le reconnaît, toute la famille Davenall, en particulier sa mère et son frère, Hugo, héritier du prestigieux domaine de Cleave Court, prétend qu’il s’agit d’un imposteur. C’est le début d’un incroyable puzzle, sur fond d’aristocratie victorienne et de secrets de famille, qui, après de multiples rebondissements, connaîtra une conclusion tout à fait inattendue.

Considéré par Stephen King comme le meilleur écrivain du genre, Robert Goddard kidnappe littéralement son lecteur avec ce roman d’intrigues où les histoires de pouvoir, d’argent, d’amour et de famille lézardent peu à peu la façade respectable d’une société en pleine décomposition.

 


INFORMATIONS PRATIQUES

L’héritage Davenall, de Robert Goddard,  23€, EAN : 9782355847288

Ghost le musical cartonne à Mogador Paris

Film culte pour au moins deux générations successives, Ghost, par la magie de l’adaptation devient un musical sur la scène de Mogador à Paris. Qu’en pensez ? Y aller ou non ? Déchiffrage…

Pour mémoire, rappelons le pitch. Ghost navigue entre histoire d’amour, thriller et surnaturel. Un jeune couple, Molly et Sam, s’installe dans un loft de Brooklyn pour construire un avenir radieux. Tout s’effondre ! Dans une rixe, Sam est mortellement blessé. De son corps s’échappe un double fantomatique. Il erre sans réussir à quitter l’amour de sa vie. Puis, il comprend que sa mort n’était pas accidentelle et que Molly est en danger aussi. Par l’entremise d’une cartomancienne haute en couleurs, il va tout tenter pour la sauver.

Que celles et ceux qui n’ont pas instantanément eu envie de tomber amoureux devant la belle histoire d’amour racontée dans Ghost – le film -, arrêtent de mentir ! Signé par Bruce Joël Rubin, un auteur de talent, Ghost fut dans les années 1990, le film qui a confirmé Patrick Swayze, révélé Demi Moore et oscarisé Whoopi Goldberg. Pas évident 30 ans plus tard, d’en réussir une adaptation sur scène d’autant que l’histoire mêle intimement histoire d’amour, thriller et surnaturel.

Dans ce drame shakespearien parfait, j’attendais beaucoup des trois principaux comédiens : Molly, Sam et Carl. Ils sont très bien et maîtrisent leur texte mais peut-être castés plus pour leurs performances vocales, indispensables dans un musical que pour leurs talents d’acteur, leur travail me laisse un petit goût d’inachevé. Mon ressenti appelez cela de l’exigence si vous voulez-, m’impose de vous confier qu’ils jouent là où nous aimerions qu’ils incarnent. C’est peut-être un détail mais il fait toute la différence et les émotions ne sont pas forcément au rendez-vous. Un détail qui maltraite la scène mythique du film, celle de la poterie. Probablement LA scène la plus torride du cinéma contemporain, celle qui a le plus marqué les esprits. Avec elle, Patrick Swayze et Demi Moore sont entrés dans la légende et Unchained Melody a trouvé une seconde jeunesse. Ici pas de magie, pas de sexe torride.

Pas d’inquiétude cependant, malgré l’absence de ce petit supplément d’âme, Ghost le musical est une réussite, à plusieurs titres.

  • Énergique, fidèle, inventive c’est une très belle adaptation, dirigée par Matthew Warchus qui se joue actuellement à Mogador. Rien que pour cela, il faut y aller !
  • Saluons les effets spéciaux, bien réels, portés au sommet de l’art scénique par Matthew Warchus et Paul Kieve. Le point d’orgue de la soirée est sans aucun doute la scène du fantôme du métro. Magistrale !
  • La musique, originale et puissante composée par deux compositeurs hors-pair : le multi-récompensé Glen Ballard et Dave Stewart dont tout le monde se souvient pour avoir co-fondé Eurythmics.
  • Une guest-star absolument fabuleuse : Claudia TAGBO – Oda Mae (jusqu’au 30/01/2020). Depuis 2006, on connaît de mieux en mieux Claudia Tagbo, repérée au Jamel Comedy Club et depuis avec tous ses spectacles et participations en télé. Avec ghost, elle retrouve la scène de Mogador dans le rôle mythique d’Oda Mae Brown, interprété par la pittoresque Whoopi Golberg au cinéma. Et, elle est au top ! Cette Claudia Tagbo-là possède un génie comique, une présence imposante qui emportent toute l’adhésion du public de sa truculence bigarrée. On attend avec une certaine impatience les moments où elle occupe la scène. Formidable !
  • Les seconds rôles très travaillés ajoutent une dimension narrative au spectacle et à l’adaptation. Mon coup de cœur va à Abdel-Rahym MADI – Fantôme du métro. C’est une révélation ! Comme Claudia, il possède une superbe présence. Il incarne à merveille ce fantôme du métro dans un très beau costume d’ailleurs. Plus tard, son échange avec Sam Wheat dans un rap puissant met les tripes à l’air. Un tout petit « petit » bémol, j’aurais aimé une diction un rien plus claire pour capter et jouir de tous ces mots lâchés comme des balles de revolver ! Abdel-Rahym possède une grâce naturelle (il a dansé aux côtés de Marie-Claude Pietragalla) jaillissante. Il s’empare de la scène. Retenez bien ce nom, ce n’est que le début.

Alors, Ghost le musical, y aller ou pas ?

Bien sûr, excellent moment en perspective et puis, disons-le encore, rien ne vaut le spectacle vivant. Quand toute la troupe s’élance sur scène, quand la salle résonne sous les pas saccadés, quand tous ces coprs bougent à l’unisson, on assiste à un véritable bain d’énergie positive. Voilà qui n’a pas de prix !


INFORMATIONS PRATIQUES

 

Informations, réservations sur www.theatremogador.com

 

Casting :

Claudia TAGBO – Oda Mae (jusqu’au 30/01/2020)

Clair JAZ – Oda Mae (à partir du 31/01/2020)

Moniek BOERSMA – Molly Jensen

Grégory BENCHENAFI – Sam Wheat

Philippe TOUZEL – Carl Bruner

Benoit CHARRON – Willie Lopez, l’assassin

Alain DION – Fantôme de l’hôpital

Abdel-Rahym MADI – Fantôme du métro

 

 

 

 

Découvrir Saint-Jacques-de-Compostelle avec Vueling Airlines

Vueling Airlines, la première compagnie aérienne en termes de passagers transportés entre la France et l’Espagne, dessert la capitale de la Galice, Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Paris. Pendant la fin de la période estivale, d’août à octobre, Vueling Airlines propose 4 vols par semaine au départ de Paris Charles-de-Gaulle pour la ville sainte. En ce qui concerne la période hivernale, de novembre à mars, c’est à raison de 3 vols hebdomadaires que la compagnie aérienne desservira Saint- Jacques-de-Compostelle.

Depuis Charles-de-Gaulle, l’aéroport où Vueling est présent depuis 2004, la compagnie aérienne exploite cette liaison vers Saint-Jacques-de-Compostelle en proposant plus de 43 000 places disponibles pour ses passagers pendant la période estivale de 2019 et plus de 23 700 sièges à ses clients pendant l’hiver 2019/2020, soit une augmentation de 5 % par rapport à la saison hivernale précédente.

Capitale de la Galice, et connue pour être une ville d’accueil de pèlerins, Saint-Jacques-de-Compostelle est une ville riche qui a bien plus à offrir. A Saint-Jacques la gastronomie fait d’ailleurs partie intégrante de la culture de la ville. Berceau d’une cuisine atlantique, les visiteurs pourront s’essayer aux plats typiques entre terre et mer dans les nombreux restaurants que compte la ville. Art et culture, mais surtout nature ! Saint-Jacques-de-Compostelle possède de nombreux parcs et jardins. Des sites idéaux pour la pratique de nombreux sports tels que la randonnée pédestre, la pêche ou le golf. La ville est dynamique et offre un large choix de sorties nocturnes, de spectacles et de fêtes traditionnelles. Vueling Airlines est un acteur important du secteur aérien en France, où la compagnie emploie 150 personnes. Elle y a établi deux bases, l’une à Paris Orly et l’autre à Paris Charles-de-Gaulle, sur lesquelles 7 avions sont positionnés. Vueling couvre un total 60 routes en France au départ des deux aéroports parisiens et de 9 aéroports sur tout le territoire.

A propos de Vueling France

Vueling Airlines a débuté son activité en France en 2004 et est devenue en 2010 la première compagnie aérienne en termes de passagers transportés entre la France et l’Espagne. Elle propose aujourd’hui des vols au départ de 9 aéroports en France vers plus de 130 destinations à travers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique notamment grâce aux connexions via ses 2 hubs de Barcelone El-Prat et de Rome Fiumicino. Ces deux hubs permettent aux passagers de la compagnie au départ de la France de bénéficier d’une connexion simple qui permet de ne s’enregistrer qu’une seule fois, puis de récupérer leurs bagages directement à l’aéroport d’arrivée. Aujourd’hui, Vueling Airlines possède une flotte de 120 appareils et 20 bases opérationnelles. Vueling Airlines fait partie du groupe IAG.

Plénitude en vallée de Stubai dans le Tyrol autrichien

La Vallée de Stubai dans le Tyrol Autrichien est un lieu réversible. On l’aime en hiver (lire notre article). On l’aime en été dans toute sa fraîche verdure. On s’y adonne en automne, une saison qui lui sied à merveille et la pare de toutes les couleurs de la nature ponctuées par le saut des cascades jaillissantes et des torrents expansifs. Du fond de la Vallée à ses sommets les plus hauts, Stubai offre une variété de sensations, d’émotions, de reliefs.

Posons nos valises avant de faire un tour d’horizon

Le plus important bourg de la vallée se nomme Neustift est LE centre de la Vallée de Stubai (dire Stubaï). À trente minutes d’Innsbruck, il affiche un charme à l’autrichienne entendez balcon de bois sculpté et énormes massifs de fleurs, le tout dans une propreté austro-suisse entendue. Les nombreux hôtels de Neustift proposent toute une palette d’hébergements, de la simple chambre aux suites en passant par des formules appartHotel. Globalement l’offre est familiale et correspond bien au profil des touristes de Stubai.

Un air des Dolomites italiennes. ©Judith Lossmann ©LaVieEStBelleVoyages

Depuis la terrasse de notre hôtel, Der Stubaierhof où il est fort agréable de consommer un Hugo, nom local du Spritz ou un jus de mûres, le regard part à l’assaut de tous les pics et sommets singuliers de la Vallée. Chacun porte un nom, possède des vertus et des charmes bien à lui. Aucun ne ressemble à l’autre. Ici, les photographes s’en donnent à cœur joie pour les photographier dans tous leurs états. À proximité immédiate, tout là-haut sur le Elfer, le spot le plus couru de la Vallée lâche des bordées de parapentistes dont les vols strient le ciel bleu sans nuage d’un flamboiement de couleurs. Voilà qui donne envie ! Tout au fond de la vallée, la masse grise imposante aux yeux se révèle être le glacier de Stubai. À droite, dans le couchant, Schlick 2000 les flancs des montagnes prennent une allure très différente. On se croirait dans les Dolomites.
On grimpe sur ces merveilles depuis des stations de télécabines, ici nommées gondola qui montent au pied des lacs et des chemins de randonnées. Il suffit de suivre la belle route qui serpente au fond de la Vallée pour passer d’un sommet à l’autre.

Stubai côté haut, le Glacier de Stubai

Envie de sensations fortes pour commencer votre séjour ? Rendez-vous à la station de télécabines d’Eisgrat pour monter sur le glacier, le Stubaier Gletscher en langage local. Et même au-dessus du glacier, sur The Top Of Tyrol, une plateforme à 3 210 mètres d’altitude d’où se dessine un panorama de cartes postales. À 360°, se laisse admirer une succession ininterrompue de sommets des Alpes. Magnifique, même si le lieu est très (voire trop) fréquenté. On déjeune, on boit, on prend le soleil dans l’un des multiples restaurants d’altitude installés dans ce paysage de roches grises sans aucune végétation. On est vraiment sur la lune ! © ABCfeminin.

Puisque vous êtes montés jusqu’ici, visitez donc Ice Grotto Stubai Glacier, ces étonnantes grottes de glace pour tout savoir de l’histoire de la glaciation et du réchauffement climatique. Présentées comme dans un musée (plutôt froid, prenez une polaire), vous découvrirez tout au long d’un rapide parcours souterrain, des mises en scènes naturelles des états des glaces : moraines, bulles d’air et d’insectes, coulées et fontes des glaces.

Au coeur du glacier de Stubaï se visite des grottes de glace… ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Stubai côté haut, un air des Dolomites

C’est normal me direz-vous ! Finalement les Dolomites italiennes sont justes derrière. Quand même, cet immense panorama minéral des « Sept Frères » est un incontournable de la Vallée de Stubai. On y accède en télécabine (2136m), puis on longe un beau sentier jusqu’à la plateforme de StubaiBlick. L’endroit est très fréquenté, l’idéal consiste à s’y rendre tôt le matin pour admirer la progression du soleil sur les roches semblant s’illuminer comme une rampe de spots !

Sutbaï, un air des Dolomites italiennes ? ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Stubai côté haut, « Elle descend de la montagne à cheval… sur le cul « 

L’Alpine Coaster de Mieders (Serlesblitz)

Comme le dit la chanson « Elle descend de la montagne à cheval sur le cul ou presque. Ici le cheval c’est une cabine individuelle de luge arrimée au sol entre deux rails. L’Alpine Coaster de Mieders (Serlesblitz) est le parcours est le plus « raide » d’Europe. Envie de sensations fortes, laissez-vous emporter sur 40 virages certains quasiment verticaux et 2800 mètres. Mon conseil : faire la descente une fois « tranquille » frein en main au cas où… pour repérer puis y retourner et… lâchez les lions à 42 km/heure ! Cette bombe sur rail est installée sur le versant de Serlesbahnen à Mieders. L’un des plus beaux spots de la Vallée avec une très belle promenade à pied, un lac artificiel sublime, tout beau, tout neuf à peine inauguré et une large terrasse naturelle plantée de végétation et d’un restaurant ou deux absolument délicieux. Je vous conseille le Koppeneck. Avant d’arriver vous aurez peut-être pris le petit train qui conduit jusqu’au plus haut monastère d’Europe,le « Kloster Maria Waldrast ».

Stubai côté eaux ! Pas de montagne sans lacs

À Stubai, ils sont nombreux, petits et absolument magnifiques. Sis dans une nature préservée, au cœur de prairies foisonnantes de fleurs et du vert éternel des résineux, les lacs affichent des variations de couleurs entre l’émeraude et la turquoise. En été, l’on y pêche et l’on s’y baigne. Mais attention à 2136 m l’eau est si fraîche que la plupart de touristes se contentent d’une promenade autour des lacs, rencontrant au passage des vaches avec sonnailles et savourant le calme d’une nature en altitude.

Pas de montagne sans lacs d’altitude. ©Judith Lossmann ©La Vie ESt Belle Voyages

À mi-hauteur quelques restaurants servent les spécialités locales : Knödel, boulette de pain et de lardons servie dans un bouillon de légumes, les Käsepätzle, pâtes tyroliennes au fromage et la délicieuse Kaiserschmarrn, crêpe aux œufs montés en neige accompagnée d’une compotée de quetsches ou d’airelles. Roboratives, elles vous permettront d’attaquer la descente à pied. Sinon, il vous reste les « gondalas ».

Stubai côté eaux ! La route des cascades et des torrents (WildWasserWeg)

La plus imposante cascade de la Vallée de Stubaï aménagée por profiter des bienfaits de l’eu. ©Judith Lossmann ©La Vie Est Belle Voyages

Envie de plonger (au moins le regard) dans les eaux cristallines de hautes montagnes ? Après les lacs, il vous reste le clou du spectacle, sans doute ce que j’ai préféré pendant mon voyage : les cascades magiques et imposantes et les torrents tumultueux. Quelques-une sont visibles depuis la route centrale de la Vallée comme la Cascade Grawa Alm, mais franchement, il serait dommage de ne pas s’en approcher. D’abord, elles sont plus belles, plus hautes, plus puissantes de près que de loin. Ensuite, parce que l’espace devant Grawa a été intelligemment organisé pour que les chutes soient un spectacle. Assis sur de confortables fauteuils de bois légèrement incliné en arrière, je ne connais pas de meilleure sensation pour profiter du spectacle. C’est absolument zen malgré le bruit de l’eau. On plonge en soi comme on plonge dans ces milliers de bulles d’eau. Au-delà du plaisir des yeux, il y a des vertus médicales à fréquenter les cascades de près. Comme le disait Sebastian Kneipp (1821-1897) – Prêtre, hydrothérapeute et naturopathe : L’eau est la source de santé la plus simple, la moins chère et – correctement appliquée – le remède le plus sûr. » À son époque déjà, Kneipp avait compris les effets salvateurs des micros gouttelettes d’eau naturelle sur les voies respiratoires. Des études de l’Université privée Paracelsus de Salzbourg en Autriche ont depuis, largement confirmé ces actions bienfaisantes. Respirer ces fines particules chargées en ions négatifs contribue donc à dynamiser le corps et à le charger énergie.

Respirer de l’énergie

D’autres cascades presque aussi impressionnantes mais moins connues et plus difficiles d’accès parsèment la « route des Eaux Sauvages ». Cette route de sentiers, ponts de bois, bancs est conçue pour passer au plus près des cascades et torrents. Elle commence à l’arrêt de bus Nürnberger Hütte à Neustift et passe par la cataracte de la Ruetz. Des citations inscrites sur l’élégants panneaux de bois de personnages célèbres sur la thématique de l’eau ponctuent la promenade.

Au bord des torrents on se plait à élever des cairns en hommage à la nature. ©Judith Lossmann ©LaVieEstBelleVoyages

La Vallée est riche aussi de programmes d’activités et de sentiers thématiques (routes culinaires, plantes et vie des alpages, fermes du XIIIème siècle à Kartnall…) Toute au long de l’année, les villages organisent moults animations, concerts, spectacles de chants et danses tyroliennes… Bref, une destination à découvrir à quelques heures de Paris.♦

 


INFORMATIONS PRATIQUES

Office du tourisme de la vallée de Stubai

Tél. +43 (0) 501 881 0
Info@stubai.at
https://www.stubai.at/fr/

Dormir en vallée de Stubaï

Hôtel/restaurant (pension et demi pension) Der Stubaierhof ****

Stubaitalstraße 64

6167 Neustift im Stubaital (Autriche)

+43 (0) 5226 2450

www.der-stubaierhof.com

sur FaceBook : facebook.com/stubaierhof

La Stubai Super Card

Indispensable pour visiter toute la Vallée de Stubai, la Stubai Super Card offre des accès à de nombreuses activités :

  • utilisation des télécabines du glacier de Stubai, de Schlick 2000, de Serles et d’Elfer (1 montée et 1 descente /jour)
  • descente par l’Alpine Coaster de Mieders (1 par semaine)
  • entrée libre à la piscine de Neustift et à celle de Mieders
  • 3 heures d’aventure StuBay
  • utilisation gratuite des transports en commun

et réductions dans les musées, les cinémas, le rafting, le mini-golf…

Tout savoir sur la Stubai super card : https://www.stubai.at/fr/activites/randonnees/stubai-super-card/

Les activités

Stubaier Glestcher (le glacier) – Tél. +43(0)5226 8141 – info@stubaier-gletscher.com / www.stubaier-gletscher.com

Vita & Virginia : d’amour et de littérature

Virginia Woolf et Vita Sackville-West se rencontrent en 1922. Un très beau film de femmes, esthétique et passionnant, sur une histoire d’amour très en avance sur son temps !

La première est une femme de lettres révolutionnaire. Pas très riche, elle écrit des chefs d’œuvres plus ou moins méconnus du grand public mais bénéficie en revanche de la reconnaissance intellectuelle de toute l’intelligentsia et du célèbre Bloomsbury Group, auquel elle appartient.

La seconde est une riche aristocrate, mondaine qui plus est, au succès retentissant avec ses romans que l’on nommerait aujourd’hui « de gare ». Sans la connaître personnellement, Vita admire Virginia, son style littéraire qu’elle ne parvient pas à atteindre. Elle rêve de la croiser, d’être partie prenante du Bloomsbury Group, cette communauté d’artistes qui voulaient mener leur vie comme ils l’entendaient et qui ont façonné leurs vies au service de leurs passions et leurs centres d’intérêt, dans une quête totale de liberté.

Vita & Virginia, un film de Chanya Button

Vita & Virginia, un film de Chanya Button

Quand leurs chemins se croisent enfin, Vita jette son dévolu sur la brillante et fragile Virginia. Virginia résiste, s’interroge. Vita est mariée. Elle aussi. Si elle accepte les avances non dissimulées de la belle Vita, il leur faudra à toutes les deux faire fi des conventions sociales et de leurs mariages respectifs.

La fascination de Virginia pour Vita est la plus forte. Elle cède. Commence une longue et belle histoire d’amour entre deux femmes au tempérament de feu et de glace. Il n’y a pas que du sexe, de la sensualité dans leurs échanges, il y a aussi une foisonnante fascination sur le « talent » de l’autre qui donne tout son sel à ce film d’époque qui n’est pas d’époque au sens primaire du terme tant la réalisatrice a su montrer la modernité des ces femmes avant-gardistes, ajoutant même certains anachronismes !

À terme, l’abîme entre la vie d’artiste de Virginia et le faste de l’excentrique aristocrate, la détresse et le chagrin Virginia ravagée l’abandon donneront naissance à l’une de ses œuvres maitresse : Orlando ! Un livre bouleversant sur le genre et sur l’art.


INFORMATIONS PRATIQUES

Vita & Virginia, un film de Chanya Button

Vita & Virginia (1h50), un film de Chanya Button avec Gemma Aterton, Elisabeth Debicki, Isabella Rosellini – En salles le 10 juillet 2019

Atlantic Airways ouvre la voie Paris/Iles Féroé

Et voilà c’est fait, nous y étions pour vous ! La compagnie aérienne Atlantic Airways a inauguré ce jour 1er juillet 2019, une nouvelle liaison Paris/Iles Féroé, sous traitée par Air France.

Les Iles Féroé et Atlantic Airways

L’archipel des îles Féroé, à mi course de la Norvège et de l’Islande bénéficie désormais de trois vols hebdomadaire entre sa base à Vagar et Paris CDG. Les vols en Airbus A319 de 144 sièges sont programmés au départ de Vagar les lundi, mercredi et vendredi courant de matinée. Les vols au départ de Paris sont programmés en lieu d’après-midi, les mêmes jours évidemment. Le vol TTC A/R est proposé à 221€ TTC A/R et sous certaines conditions permet aux passagers d’Atlantic Airways de transiter par le Danemark et de poursuivre vers l’Islande avec un billet unique.
Née le 28 mars 1988 à l’aéroport de Vagar, Atlantic Airways née en 1988 est la compagnie nationale des Féroé. La compagnie aérienne possède deux A319 et un A320 de 168 sièges, deux A320neo plus deux hélicoptères Leonardo AW139. Atlantic Airways assure de nombreuses liaisons entre Vagar l’Europe extrême Ouest et Europe du Sud. Vous en saurez plus sur le site : www.atlanticairways.com

L’ouverture de cette ligne booste le tourisme sur les îles Féroé

Lors de ce vol inaugural historique, Jóhanna á Bergi, CEO d’Atlantic Airways rappelait* « La vocation d’Atlantic Airways est de relier les Îles Féroé au monde entier. Toutes les équipes d’Atlantic Airways ont travaillé sans relâche au lancement de ce premier vol reliant la France aux îles Féroé, c’est une journée historique pour la compagnie. Ce lancement est la résultante d’un magnifique travail d’équipe et nous sommes aujourd’hui très fiers de développer notre réseau et de permettre aux français de découvrir notre magnifique pays ».

Cette liaison hebdomadaire va doper le tourisme sur les les îles Féroe, un archipel autonome propriété du Royaume du Danemark à découvrir dans notre article. Bons voyages aux îles Féroé.

 

* Citation recueillie par notre confrère Thierry Blancmont de Air Journal www.air-journal.fr


INFORMATIONS PRATIQUES

 

ATLANTIC AIRWAYS

www.atlanticairways.com

Je l’aime de Loulou Robert

A seulement vingt-six ans, Loulou Robert publie son quatrième roman, Je l’aime. On se met dans la peau d’une femme entièrement dévouée à son amour. Une histoire si sublime, si bouleversante…

Beaucoup de femmes se donnent l’objectif de réussir leur vie professionnelle ou personnelle. La mère de Loulou Robert a, quant à elle, décidé de consacrer sa vie à son époux. Elle devient le protagoniste du quatrième roman de l’auteur. Loulou Robert se place dans la peau de sa mère pour comprendre et décrire cet amour sacrificiel, tragique et sublime que portait, porte et portera sa mère à son père. Un amour comme on n’en a jamais connu car sa mère a suivi l’homme de sa vie partout dans le monde.

Au travers ce récit, on découvre une femme charmante, forte et si sensible. Née sans amour, elle en donne pourtant sans limite et sans condition à son mari. Sa voix, son visage, ses faits et gestes… Son mari la rend dingue ! Tellement dingue qu’elle en rit, pleure, hurle… Parfois tout à la fois. Mais rien d’autre n’a d’importance à ses yeux. Elle le suivra jusqu’au bout, pour le meilleur comme pour le pire.

Ici, Loulou Robert dresse le portrait d’une femme confrontée à toutes les épreuves de la vie : la maternité, la vieillesse, la solitude… Un magnifique hommage à rendre à toutes les mamans du monde.

Loulou Robert fait partager l’histoire d’amour de sa mère. Une romance poignante !


Informations pratiques

Je l’aime de Loulou Robert, Éd. Robert Laffont, ISBN : 9782260052975 – 18 Parution le 22 août 2019