mardi 4 août 2026

La Menace Ixionienne – Alain Rozenbaum

Couverture du livre de SF selon les codes habituels : bleu, blan et un visuel de vaisseau spatial

la menace ixionienne d’Alain Rozenbaum.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je me permets un aparté. Rivière Blanche, l’éditeur, reprend les codes chers aux amoureux de SF qui ont essaimé dans les librairies et les bouquinistes pour acheter les volumes de cette merveilleuse collection qu’était Fleuve Noir !

Fleuve Noir vs Rivière Blanche… dont les codes couleur sont repris à l’identique et les typos aussi. Et ça, ça fait un bien fou !

Le pitch maintenant ?

Dans La Menace Ixionienne, l’humanité a essaimé dans la galaxie et exploite sans trop d’états d’âme les ressources des planètes qu’elle colonise. Jusqu’au jour où apparaît un adversaire plus puissant, plus avancé et capable de transformer l’environnement même dans lequel les humains pensaient régner durablement.

Tout repose sur une personnalité hors du commun, un genre de space héros comme on les aime, un Bruce Willis de papier nommé : Le Capitaine. Un bonhomme (si j’ose dire) connu dans tout l’hyperespace ! Et puis, il y a la petite Djiane. Un numéro, celle-là ! Et puis, tous les autres… dangers !!!

Sous ses allures de space opera classique, ce roman pose une question très contemporaine : que ressent-on lorsque l’on découvre que l’on n’est plus au sommet de la chaîne alimentaire ? Que deviennent nos certitudes lorsque quelqu’un de plus fort applique à notre encontre les méthodes que nous jugions acceptables lorsqu’elles étaient dirigées vers les autres ?

Une aventure spatiale qui rappelle que la domination est souvent une question de point de vue et pose une autre question : lorsque nous sommes menacés… défendons-nous réellement nos principes… ou seulement notre position dominante ?

J’ai toujours aimé la science-fiction pure et dure. Ici, en plus, elle inverse les rôles. Les conquérants deviennent les menacés. Les exploitants découvrent ce que signifie être, à leur tour, une espèce vulnérable. Miam.

Et ce Capitaine ! On en parle, de ce Capitaine ?

Informations pratiques

Alain Rozenbaum – Rivière Blanche – 256 pages – ISBN 9781649322951 – 20 €

Ce que chante Edmée – Clémence Chambeslin

COUVERTURE DU LIVRE CE QUE CHANTE EDMÉE

Ce que chante Edmée

Edmée chante. Dans sa voiture, chez les personnes qu’elle accompagne au quotidien, sous le regard désapprobateur de son chat Ernestine. Elle chante parce que certaines joies débordent et que certaines peines aussi.
Puis un jour, une petite-fille surgit dans sa vie alors qu’elle ne l’attendait plus. Et avec elle, la possibilité de réparer ce qui semblait perdu.

Ce que chante Edmée est un roman sur les familles. Les vraies. Celles qui s’aiment maladroitement, se blessent parfois, se manquent souvent et tentent malgré tout de rester reliées. Derrière l’humour et la tendresse, il est aussi question de transmission, de seconde chance et de ces liens que l’on croit rompus avant de découvrir qu’ils continuent de chanter quelque part en nous.

Un roman lumineux qui rappelle qu’il n’est peut-être jamais trop tard pour refaire famille.
J’ai aimé ce livre qui parle des gens ordinaires. Parce qu’au fond, ils sont rarement ordinaires.
Mais, au fond reste une question lancinante : Est-il vraiment possible de refaire famille quand tant de choses ont déjà été cassées ?

Vous lirez et me direz…

Informations pratiques

Clémence Chambeslin – Robert Laffont – 432 pages – ISBN 9782221280447 – 19,90 €.

Cache-cache – Søren Sveistrup

couverture du livre cache cacheLes comptines de l’enfance ont quelque chose d’étrange. On les croit inoffensives. Puis un jour, quelqu’un les transforme en cauchemar.

Avec Cache-cache, l’auteur danois, Søren Sveistrup, reprend une vieille chanson d’enfants pour construire un thriller où le passé refuse obstinément de se terrer et de se taire ! Ce livre est une enquête en terre de solitude et de noirceur… Secrets de famille, blessures anciennes… tout tourne autour d’une idée universelle : plus on veut cacher, plus ça ressurgit, et sous une forme de plus en plus gênante !

Attention : Cache-Cache est un roman addictif de 700 pages. Addictif ? Pourquoi ? Parce que l’on y côtoie la noirceur (et c’est bon, la noirceur quand on est plein de mauvais côtés), l’atmosphère y est oppressante (ça peut rendre dingue et on adore avoir peur), les fausses pistes se multiplient (on cherche toujours sur le mauvais chemin comme si on voulait ne pas trouver.)

La mécanique de l’intrigue est redoutable. Certains regretteront l’effet de surprise d’Octobre, le précédent roman de l’auteur.
Peu importe… une fois le jeu commencé, impossible d’arrêter la partie… et encore moins sans dégâts.


Informations pratiques
Søren Sveistrup – Albin Michel – 704 pages – ISBN 9782226501943 – 24,90 €

50 fleurs pour te briser le cœur – GennaRose Nethercott

couverture du livre 50 fleurs

50 fleurs pour te briser le cœur

Il existe des livres qui racontent des histoires et qui acceptent de ne pas tout nous expliquer. Ceux qui laissent des portes entrouvertes et des questions flotter dans l’air longtemps après la dernière page.

50 fleurs pour te briser le cœur appartient à cette famille-là. Quatorze nouvelles étranges, poétiques, parfois cruelles, où l’on croise des fleurs inquiétantes, des amours blessées, des créatures de légende et des êtres en perpétuelle métamorphose.

Je ne suis pas certaine d’avoir tout compris. Peu importe, chacun comprendra ce qu’il pourra au travers de ses filtres personnels. D’autant que ce livre ressemble davantage à un rêve qu’à un récit classique. Il se lit comme on traverse une forêt au crépuscule : avec émerveillement, inquiétude et la certitude que quelque chose nous observe entre les arbres.

Une belle lecture, singulière et déroutante, qui rappelle que les blessures les plus profondes sont parfois celles qui donnent naissance aux plus belles histoires.

Un livre pour celles et ceux qui aiment davantage les songes que les certitudes.


Informations pratiques
GennaRose Nethercott – Albin Michel Imaginaire – 272 pages – ISBN 9782226495549 – 22,90 €

« Fermentations ! » et « La conservation des aliments vers plus de durabilité et de naturalité »

Livre : la conservation des aliments

La conservation des aliments : vers plus de durabilité et de naturalité

Et voilà deux livres parfaitement essentiels pour la santé dans l’assiette et cela aussi éloignés soient-ils l’un de l’autre.

Le premier « Fermentations » est un pavé sur le sujet. Il passe en revue la fermentation des fruits, légumes, céréales, légumineuses, produits laitiers, boissons, viande et poisson. Aux manettes de cette bible, Sandor Ellix Katz, un passionné qui œuvre à la découverte et aux bienfaits de la fermentation pour le corps et l’esprit. Il anime des ateliers pratiques partout, invite des écoles, attire sur le sujet jusque dans des cafés et brasseries. Il a la fermentations chevillée au corps ! Et on le sent bien dans ce pavé d’1 kilo entièrement dédié au sujet, peut-être presque trop imposant. Sa lecture vous demandera du temps et de l’endurance mais la qualité des découvertes, surprises et conseils occupe sans conteste le haut du « pavé « !
On regrettera une mise en scène universitaire et le manque de recettes pratico-pratiques qui auraient lancé sur le sujet, mais ce n’est pas demain qu’une autre « compilation » de cette taille sera disponible. Moralité, on se plonge dedans et l’on évolue petit à petit vers les mystères révélés de la fermentation.

Fermentations de Sandor Ellix Katz aux éditions Terre Vivante – 9782360963186 -35€

Le second, avec ses moins de deux cents grammes, fait office de tout petit frère et fait un point complet sur ce que nous mangeons, comment nous le mangeons et surtout avec quels ajouts volontaires et involontaires. C’est bien bon de savoir tout cela et les révélations, pas toutes faciles à entendre, lues dans ce livre, incitent à réfléchir à notre alimentation, à ce que nous sommes en droit d’en attendre et surtout comment les choix technologiques actuels influencent notre santé et notre environnement à moyen et long terme. Indispensable à toutes les personne qui souhaitent un futur !

La conservation des aliments vers plus de durabilité et de naturalité, ouvrage collectif aux éditions Quae. 9782759240777 – 17€

Le Chant du prophète – Paul Lynch

Au cœur d’une Irlande fictive mais tellement actuelle, Paul Lynch compose un récit puissant qui emporte le lecteur dans une chute vertigineuse vers l’autoritarisme. Tout se lit au travers du regard d’Eilish Stack, mère, scientifique et épouse d’un enseignant-syndicaliste disparu… Un regard qui esquisse un monde où les libertés s’effritent à la vitesse de la lumière sous le coup des lois d’un régime nationaliste aux accents totalitaires.

Il y a des livres qui ne se lisent pas. Ils s’avalent. Ils se boivent comme une eau lourde, une eau noire qui descend mal, qui gratte la gorge et brûle la poitrine, crée des reflux gastriques et des envies de vomir. Le Chant du prophète est de ceux-là.
Lynch maîtrise une écriture immersive : les phrases sans paragraphes offrent une prose continue, étouffante, qui reflète la claustrophobie et la confusion d’Eilish. Le choix stylistique devient ainsi geste philosophique, matérialisant la perte de repères et la dislocation du réel. Paul Lynch n’a pas écrit un roman pour nous divertir. Il a conçu une expérience d’étouffement. Pas de chapitres, des phrases sans paragraphes, une prose continue sans mise en page ni répit : une phrase qui court, inlassable, comme une respiration oppressante.
Certains lecteurs, dont moi, s’en plaignent, – trop long, trop dense, illisible parfois. Mais c’est précisément ce choix stylistique qui devenant un geste philosophique, matérialise la perte de repères et la dislocation du réel. Et les mots serrés les uns contre les autres, font leur œuvre, car comment parler du totalitarisme naissant avec des phrases bien sages ? Comment dire l’angoisse d’une femme qui perd son mari, son pays, ses repères, autrement qu’en étranglant le lecteur dans un étau de mots à défaut d’un étau réel ?
Eilish Stack n’est pas une héroïne de papier glacé. Elle est chair, fatigue, larmes, enfants à protéger, père qui s’efface dans la démence. Sa lutte n’est pas spectaculaire. Elle est faite de gestes infimes : préparer un repas, cacher une peur, retenir un sanglot. C’est dans ces détails que Lynch excelle : il nous force à ressentir la politique au plus intime de la peau. La dictature n’est pas une idée. C’est une coupure de courant, une porte qu’on défonce, un cri qu’on étouffe.
On pourrait reprocher au livre son absence d’air. Oui, on suffoque. Mais n’est-ce pas là le plus grand mérite de l’écriture ? Car si le lecteur sort de ce roman éreinté, c’est qu’il a partagé, le temps de trois cents pages, l’exil intérieur d’Eilish. Et l’on comprend alors : ce n’est pas une dystopie lointaine. C’est le chant rauque de nos démocraties qui vacillent, le pressentiment d’un basculement possible.

Paul Lynch ne prédit rien. Il prophétise autrement : en murmurant que ce qui nous menace n’est pas demain, mais aujourd’hui, déjà en germe, déjà en nous.

 

Albin Michel, 2025 – 9782226481481 – 22,90€

Socotra, des dragonniers et des hommes

Si vous aimez la beauté sculpturale de la végétation, sa beauté dans une dimension « fractale », comme « designée », vous adorerez plonger dans ce beau livre poétique et évocateur consacré aux dragonniers ! Envoûtants, ces arbres millénaires sont des joyaux de l’Océan Indien. Plus près de la France, on en trouve en Espagne, dans les îles Canaries et sur le pourtour méditerranéen. 

Benoît et Cécile Palusiski* se sont pris de passion pour ces arbres extraordinaires, tant dans leurs formes, que dans leur matière végétale. Ces êtres végétaux combatifs résistent aux vents, aux chaleurs, ils nous font la grâce de pousser très lentement, de s’implanter solidement et de croître à leur rythme dans un flamboiement de beauté. Denses et solidaires, leurs branches s’élancent toujours plus haut vers l’espace.
Impossible de passer devant un dragonnier sans en respirer l’âme, tant la puissance évocatrice de ces bras/branches tendus dans une éternelle supplique est d’une beauté non seulement farouche mais authentique.
Qu’ils sont beaux à admirer ces dragonniers de Socotra, tellement chez eux sur cette Terre d’anciens prophètes, des dieux grecs et des djinns toujours prêts à s’éblouir de cet Eden qu’est notre planète !
Qu’il est bon de les voir, ici, photographiés avec amour, lancer vers le firmament leur tête feuillue en houppe végétale perchée au somment d’un tronc/fût d’apparence si fragile.

Que la Terre, celle des dragonniers** et de tous les autres, est belle.
Protégeons-la de toutes nos forces.

Belle balade au fil des pages de ce livre indispensable à rêver et à poétiser.

Judith Lossmann

 

* Les auteurs reversent entièrement leurs droits d’auteurs à l’association Dragon Blood Tree.
**Association Dragon Blood Tree œuvre pour la protection des dragonniers sur l’île de Socotra.


Socotra, des dragonniers et des hommes, de Cécile et Benoit Palusinski aux éditions Melrakki. Publication soutenue par la région Bourgogne Franche Comté. ISBN : 9782958065041

Les livres à mettre sous le sapin 2023 : Lux

Valeurs sûres les livres à offrir. Pourtant offrir un livre ce n’est pas offrir un objet c’est offrir un temps dans l’ailleurs, une promenade, un voyage. Mieux vaut les choisir avec soin.

Anticipation et philosophie : Lux de Maxime Chattam

Dans la catégorie écriture dite divertissante, Maxime Chattam se place dans mon peloton de tête. C’est un « attrape-lecteur » même si je ne le suis pas aisément dans sa version « hémoglobine ». Cependant, avec ses livres, on sait quand on commence et l’on sait quand on finit : le plus vite possible ! Ce n’est pas donné à tout le monde. Qui plus est, nous avons (il ne le sait pas), tellement en commun. La science-fiction, René Barjavel (notre maître à tous), des recherches très poussées histoire de maitriser son sujet, un bureau ou plutôt un cabinet d’écriture rempli d’étonnantes choses, de personnages venus d’ailleurs, d’objets de curiosité, de références et des opinions communes, des espérances partagées, des façons de les exprimer similaires. Parfois, quand je l’écoute en interview, j’ai l’impression de connaître à l’avance ses réponses qui pourraient être les miennes si… Je ne sais pas si ça existe des âmes sœurs d’écriture !? Je lui pose la question. Bien sûr, lui il « produit » des romans et moi je les lis. Un jour, peut-être ?

Quand je l’ai entendu répondre à des questions sur Lux, et son point central, le changement climatique, j’ai été curieuse de lire comment il allait s’en sortir, de quelles options il allait se servir, comment envisager une fin… Dystopique, pas dystopique ?

Tout à la fois roman géopolitique, humaniste, éclairant les sombres déviances de nos sociétés…  Je n’ai pas été déçue, hoo que non et surprise hooque oui !

Lux est construit en plusieurs temps. Dans le prologue, il narre une tempête. Je n’ai qu’un mot à dire : restez chez vous ! Suivent trois parties captivante, intrigante, philosophique.

Et si tout ceci vous semble familier, il doit bien y avoir quelques raisons. Lux vous prend, ne vous lâche pas et explore l’état actuel et futur de notre monde.

Ce livre se dévore !

J’ajoute que cette couverture toute blanche et or est d’une beauté efficace.

Un livre à poser au pied du sapin s’il en est !

Lux de Maxime Chattam chez Albin Michel – ISBN 9782226470072 – 22,90€

Les livres à mettre sous le sapin 2023 : Le premier jour de paix

Valeurs sûres les livres à offrir. Pourtant offrir un livre ce n’est pas offrir un objet c’est offrir un temps dans l’ailleurs, une promenade, un voyage. Mieux vaut les choisir avec soin.

Science-fiction et espoir : Le premier jour de paix d’Elisa Beiram

Très belle découverte de cette rentrée littéraire 2023, Le premier jour de paix n’est pas un livre comme les autres. À l’instar de Becky Chambers, l’auteure s’impose dans une narration qui bouscule les codes et impose un genre. Donc découvreurs de talents… N’hésitez pas !

Le pitch ?

En 2098, l’avenir (quel avenir) est sombre pour ne pas dire apocalyptique. Les sociétés se sont « adaptées » aux rigueurs climatiques. Les « unes » événementielles des JT de 2024 sur les ravages du climat, ne sont même plus de vagues souvenirs. L’humanité fait avec. Elisa Beiram a su créer un monde à part avec une fenêtre qu’elle maintient – contre vents et marées -, ouverte sur l’espoir, sur les étoiles. Avec son écriture sensible, qui puisse dans les odeurs, les sons, les reliefs, elle crée une vie, des vies, des personnages. Dont Aureliano, un excentrique obsédé par la construction saugrenue d’un mausolée composé de toute ce que les eaux des l’océans rejettent ; Esfir une émissaire de la paix juchée sur une vieille mob ; América, négociatrice à l’Organisation pour la Paix Universelle dont le regard monte vers les contrefonds intergalactiques.

On plonge dans les mots d’Elisa Beiram tout comme dans l’illustration de couverture signée Thomas Dambreville, où se dessinent peut-être encore quelques traces de notre monde. Pas sûr.

Le premier jour de paix d’Elisa Beiram chez L’Atalante – ISBN : non communiqué – Prix : non communiqué.

Les livres à mettre sous le sapin 2023 : La Sentence

Valeurs sûres les livres à offrir. Pourtant offrir un livre ce n’est pas offrir un objet c’est offrir un temps dans l’ailleurs, une promenade, un voyage. Mieux vaut les choisir avec soin.

Enchanteur et poétique : La sentence de Louise Erdrich

Tokkie, amérindienne, est une chic fille, à fleur de peau, toujours prête à rendre service. Ce qu’elle a fait, il y a un bon moment déjà en aidant son ami à déplacer un cadavre. Évidemment elle est arrêtée par Pollux, un flic sérieux.
Pendant son incarcération, elle reçoit un dictionnaire, cadeau d’une de ses anciennes professeures et découvre la valeur des mots. Après sa sortie de prison, elle se fait embaucher dans une librairie spécialisée sur les peuples Premiers et, … épouse Pollux.
Un jour, Flora, fidèle et meilleure cliente de Tookie meurt. Et Tookie a l’impression qu’elle hante la librairie. Nous sommes en plein confinement. Georges Floyd vient d’être tué. Le monde est chamboulé par des évènements en cascades.

Un magnifique roman sur l’identité, les esprits, la mort et la vie, les liens. Un livre parfois improbable et absolument délicieux, écrit d’une plume fine et fluide.

La sentence de Louise Erdrich chez Albin Michel – ISBN 9782226474902 – 23,90€