
la menace ixionienne d’Alain Rozenbaum.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, je me permets un aparté. Rivière Blanche, l’éditeur, reprend les codes chers aux amoureux de SF qui ont essaimé dans les librairies et les bouquinistes pour acheter les volumes de cette merveilleuse collection qu’était Fleuve Noir !
Fleuve Noir vs Rivière Blanche… dont les codes couleur sont repris à l’identique et les typos aussi. Et ça, ça fait un bien fou !
Le pitch maintenant ?
Dans La Menace Ixionienne, l’humanité a essaimé dans la galaxie et exploite sans trop d’états d’âme les ressources des planètes qu’elle colonise. Jusqu’au jour où apparaît un adversaire plus puissant, plus avancé et capable de transformer l’environnement même dans lequel les humains pensaient régner durablement.
Tout repose sur une personnalité hors du commun, un genre de space héros comme on les aime, un Bruce Willis de papier nommé : Le Capitaine. Un bonhomme (si j’ose dire) connu dans tout l’hyperespace ! Et puis, il y a la petite Djiane. Un numéro, celle-là ! Et puis, tous les autres… dangers !!!
Sous ses allures de space opera classique, ce roman pose une question très contemporaine : que ressent-on lorsque l’on découvre que l’on n’est plus au sommet de la chaîne alimentaire ? Que deviennent nos certitudes lorsque quelqu’un de plus fort applique à notre encontre les méthodes que nous jugions acceptables lorsqu’elles étaient dirigées vers les autres ?
Une aventure spatiale qui rappelle que la domination est souvent une question de point de vue et pose une autre question : lorsque nous sommes menacés… défendons-nous réellement nos principes… ou seulement notre position dominante ?
J’ai toujours aimé la science-fiction pure et dure. Ici, en plus, elle inverse les rôles. Les conquérants deviennent les menacés. Les exploitants découvrent ce que signifie être, à leur tour, une espèce vulnérable. Miam.
Et ce Capitaine ! On en parle, de ce Capitaine ?
Informations pratiques
Alain Rozenbaum – Rivière Blanche – 256 pages – ISBN 9781649322951 – 20 €


Les comptines de l’enfance ont quelque chose d’étrange. On les croit inoffensives. Puis un jour, quelqu’un les transforme en cauchemar.
