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Le plein de sensations à Tignes

Corinne Sadaune Dans RTT France

En 1952, l'ancien village savoyard de Tignes disparaissait sous les eaux à l'inauguration du barrage... Reconstruit depuis sur les hauteurs et autour des stations de Tignes-le-Lac et Tignes Val-Claret (2100m), Tignes a été désignée station de ski la plus sportive de France. Rappelons le nom des sommets voisins : la Grande Motte, la Grande Casse, point culminant de la Vanoise, la Sassière et au loin le Célèbre Mont-Blanc. Rien que ça ! Tignes... ce sont 300km de pistes skiables (le domaine est relié avec Val d'Isère)... À vous les multiples plaisirs : ski, raquettes, chiens de traîneau, plongée sous glace... Nouveauté : Tignes 1800 Cette toute nouvelle station village entoure l'église, réplique exacte de celle engloutie sous les eaux du barrage. Les beaux chalets en bois et pierre de Kalinda (résidence CGH) sont à proximité des pistes de ski et de l'espace Killy. La tranquillité est au rendez-vous avec l'unique café-boulangerie, lieu idéal pour déguster un bon chocolat chaud et une tarte aux myrtilles en terrasse. Sensations Luxe et Sérénité, nouveauté : La Résidence Kalinda Chaleur du bois et beauté de la pierre pour les superbes appartements**** alliant confort et décoration montagnarde contemporaine. Ils accueillent les familles du 2 pièces pour 4 personnes aux 5 pièces jusqu'à 10 personnes. Tout a été pensé pour le bien-être : piscine couverte chauffée et pataugeoire, avec jeux pour les enfants, jacuzzi, hammam, sauna, espace soins et massages dans le Centre Ô des Cimes, salle de cardio-training. Dans le vaste hall de réception, profitez des salons, de la cheminée et du coin bibliothèque. Les amateurs auront plaisir à jouer au billard ! Kalinda est la résidence de rêve qui enchantera petits et grands, d'autant que - bon point - les animaux de compagnie sont acceptés. Bon à savoir : des navettes gratuites pour aller à Tignes-le-Lac et Tignes Val-Claret. Sensation Bien-Etre Le massage Découverte Ô Des CimesEnvie de vous détendre après une bonne journée de ski ? Laissez-vous tenter par un massage Découverte. En fonction de vos attentes, l'esthéticienne massera nuque, épaules, dos ou jambes avec des huiles essentielles de chez Décléor. Un véritable moment de plaisir où vous ressortez détendue et sur un petit nuage ! Sensations aventurières Une balade féerique en chiens de traîneau Direction Tignes Val-Claret. De là embarquez pour une belle aventure : une balade en chiens de traîneau. Un moment magique, vous vous installez dans le traîneau et la meute de chiens vous emmène à toute allure sur la neige. Quel plaisir de les voir courir, dévaler les pentes, aboyer joyeusement. Le musher professionnel dirige le traîneau et vous profitez ainsi complétement du paysage sans avoir peur de chuter ! Les plus courageux peuvent conduire eux-mêmes les chiens. La plongée sous glace Une incroyable expérience pour les aventuriers ! Vous plongez dans les eaux du lac gelé, en évoluant le long d'un fil d'Ariane et évidemment encadré par des professionnels. Sensation gastronomique en altitude Jean-Michel Bouvier, chef étoilé officie avec brio aux fourneaux du Panoramic (3032 m). Le Panoramic est le premier restaurant sur les pistes à avoir obtenu le titre de Maître-Restaurateur. Un panorama à 360° s'offre à vous. Le lieu est cosy, tout en bois, chaleureux ; dès l'entrée on se sent bien ! La cuisine est ouverte sur la salle du restaurant, vous remarquerez les appétissants saucissons et jambons suspendus ! Les gourmands débuteront par une plancha à se partager avec produits du terroir : jambon cru et petit pâté, confiture d'oignons, pain grillé. Nous nous sommes régalés d'une belle assiette de poulet fermier élevé en montagne accompagné d'un délicieux gratin dauphinois et salade, suivie par une tarte tiède aux pommes de Savoie avec crème chantilly et glace vanille, un régal ! Et pour faire descendre ce repas copieux, un petit verre de liqueur de génépi, alcool emblématique de la région ! Pour les amateurs de sports d'hiver, Tignes mérite le détour avec ses pistes de ski s'étendant entre 1550 mètres et 3450 mètres d'altitude.Si vous avez envie de prendre un bon bol d'air pur dans les montagnes savoyardes et de profiter à fond de toutes ces belles sensations, rendez-vous obligatoire à Tignes ! Lire l'article

Trappeurs au Québec

Judith Lossmann Dans Long Courrier

Avec ses 10.000 lacs, ses milliers de kilomètres de sentiers, ses forêts de conifères et d’érables à perte de vue, le Québec est l’un des lieux  les plus authentiques de la planète. On peut y vivre une aventure comme Robinson sur son île. Canoë, pirogue, trappe, rafting, Winchester, feux de camp et chamallow en brochette… rien ne manque pour tester son courage et sa résistance face aux éléments naturels… Vis ma vie de trappeur québécois… telle est l'expérience de voyage que l'on vous propose aujourd'hui. Grand comme trois fois la France et peuplé seulement de six millions d’individus, le Québec offre des visions de l’immensité comme seul les grands continents savent le faire. Ici, tout est grand, les routes, les voitures, le ciel, les arbres, les lacs, les distances, les assiettes, les moustiques. Les quarante premiers Français qui se sont installés ici pour fonder Montréal, puis pour essaimer dans les contrées les plus rudes du pays avaient du cœur au ventre, de l’énergie et une volonté farouche de s’implanter. Face, à autant d’adversité, ils ont développé un tempérament de pionniers, d’hommes bruts de forme, tout en muscles et en volonté, dépourvu d’état d’âme et de sensibilité quand il s’agit de construire une maison, d’abattre un animal, de trapper les fourrures indispensables à leur survie. Âmes sensibles s’abstenir… Par - 30°C, c’est toi ou l’ours, toi ou le lynx, toi ou le loup… Forcément, le choix est restreint et oblige à des priorités évidentes. Aujourd’hui, la modernité a apporté un vernis et une facilité de vie aux pionniers d’autrefois. Il n’en demeure pas moins qu’à 100 kilomètres à peine de Montréal, au volant de leurs monstrueux pick-up géant, les hommes conduisent une main sur le volant, l’autre sur la Winchester à deux coups, arpentant des immensités boisées, peuplées d’une flore étonnante et d’une faune bien réelle. Si le cœur vous en dit, vous pourrez pendant quelques jours vivre la vie des pionniers d’autrefois. Nous l’avons testé pour vous. Éprouvant, excitant et inoubliable. Premier contact avec le Canada français Comme toujours le voyage commence à l'aéroport de départ. Et ce n'est pas le commandant de bord de la compagnie vacances transat qui me démentira, lui qui souhaite « une excellente envolée ! », avec l'accent s'il vous plaît !5530 km et 7 heures et quelques minutes de vol plus loin, nous voici arrivés à Montréal. Juste avant l'atterrissage on a une vue sublime sur le Saint-Laurent et sur le parc du Mont-Royal créé par le paysager de Central Park à New York (nous vous en reparlerons dans un prochain article consacré à Montréal). Si rien ne ressemble plus à un aéroport international qu'un autre aéroport international, il suffit d'en quitter les abords pour se retrouver sur les larges autoroutes nord-américaines sillonnées, Canada oblige, de part et d'autre à une vitesse limite de 80m/h, par des pickups énormes et flambants neufs. Les pancartes indiquent Montréal dont on s'éloigne, direction le nord, vers la Lanaudière et la Mauricie. On quitte les congestions (entendez embouteillages) à la périphérie de la ville pour se retrouver assez rapidement, seul au monde ou presque, sur une highway rectiligne qui mène dans les grands espaces. Entre les massifs laurentiens et le fleuve Saint-Laurent, la Lanaudière est un territoire tout de vert et de bleu inondé en juin. En septembre/octobre, la région se pare des couleurs de l'été indien. Plus à l'est, la Mauricie, du nom l'imposante rivière traversant le territoire, est la terre des premières nations, des bâtisseurs, des trappeurs. Celles du Québec authentique. Arrêt à Terrebonne, une très vieille ville dotée de bâtiments de l'époque pré-industrielle sur le site historique de L'île des Moulins. Un ravissement ! Suit une enfilade de petites villes portant Saint ou Sainte dans leur appellation... Saint Émélie de l'énergie, Saint Alphonse de Rodriguez sans oublier Grand Mère ! , direction Notre Dame de la Merci sur le site de Kabania (lire encadré) où l'on découvre des épiceries locales rebaptisées « dépanneur » ou des "bars laitiers" c'est-à-dire un glacier !Au printemps et en été, le vert domine la végétation. Tout rayonne dans une gamme chromatique du vert végétal au bleu des eaux, celles des lacs, des rivières, des étangs. D'énormes trucks chargés de troncs d'arbres sillonnent les routes et croisent de nombreuses motos bi-places tout confort. Des monstres qui permettent de rouler le nez au vent. Les kilomètres s'additionnent. Chaque borne dépassée nous conduit vers le nord, terre d'élection des prospecteurs. Un camp de trappeur... Isolé du monde, accessible seulement en 4X4, puis en moto-neige (en hiver) et en quad au printemps/été, le camp des trappeurs se camoufle au cœur d'une forêt de résineux et d'arbres caduques.Une large tente traditionnelle montée pour plusieurs mois sert de camp de base aux apprentis trappeurs (stage à partir de 256$). Elle abrite quelques lits de camp rudimentaires, un poêle à bois ronronnant même en été – les nuits sont froides -, une table pour les repas et quelques cuvettes agrémentés de bouts de savon séchés. C'est sûr, ici on ne cherche pas à gagner un premier prix de beauté. Une hygiène basique suffit. À croire, que pour mieux chasser les animaux, il faut posséder une « légère» odeur corporelle, preuve de son « animalité ».À l'extérieur, autour d'un feu de camp allumé 24h/24, s'entassent des peaux, des instruments étranges, des pièges de toutes sortes. Un trappeur professionnel, l'un des derniers de la région, nous explique que sa fonction est nécessaire, qu'il a un rôle de prédateur « qualifié » pour contrôler et sauvegarder les espèces, éradiquer les « individus » dangereux. Je ne suis pas très bonne cliente pour ce genre d'explications. Mes compagnons de route sont moins sceptiques et acceptent ses explications rationalistes de trappeur formé et consciencieux qu'il est sans aucun doute. Quoi qu'il en soit, pour bien "piéger", il faut bien connaître et notre trappeur professionnel ne tarit pas d'explications sur les vertus de telle ou telle technique, de tel ou tel piège qui n'abîme pas les peaux des castors, loutres, rats musqués, ours, loups, renards, coyotes. Peaux, aujourd'hui, de son propre aveu, sans grande valeur commerciale du fait du désaveux de la fourrure dans la mode et du fait du nombre de plus en plus important d'animaux, contre point au manque de piégeurs. L'homme nous mime des scènes de chasse et quelques rencontres, disons, peu rassurantes... Je note, avec satisfaction, sa gratitude et sa reconnaissance sincère aux Amérindiens, les hommes d'origine de ces terroirs difficiles, auxquels il reconnaît devoir beaucoup dans l'apprentissage et dans les techniques de survie sur ces terres hostiles. Un héritage salué et reconnu, ce n'est pas si fréquent. Les aubergistes de la forêt Dans les provinces québécoises, entre Montréal et Québec, les « pourvoiries », des auberges, sont ouvertes hiver comme été. Ces anciens lieux de chasse et de pêche fournissent le gîte et le couvert. Selon les propriétaires, les niveaux de confort changent mais généralement, les lits sont bons, la table généreuse et locale, l'accueil très amical. Les Français sont toujours accueillis en « cousin ». L'auberge du Vieux-Moulin confirme cette règle. En pleine nature, au bord d'un lac à visiter en barque ou pédalo, l'immense maison est chaleureuse. À proximité, on visite « la cabane à sucre », entendez l'atelier de récolte et de fabrication du sirop d'érable. Avec les explications du fils du patron, on découvre les secrets de fabrication de cette « panacée » sans laquelle le Canada ne serait pas vraiment lui-même. Fort intéressant de découvrir que toute la récolte se fait en quelques jours seulement, 7/8 grand maximum.Avant il fait trop froid, ensuite il fait déjà trop chaud. Selon les années, le sirop d'érable – auquel on ne rajoute aucun sucre – prend des couleurs et des densités différentes. Au Canada, la rivière n'est jamais loin. Et justement, c'est vers l'une d'elle, la Mattawin, que nous nous dirigeons. Où l'on descend la rivière à cheval... Enfin presque. En tout cas, à la vitesse d'un cheval lancé au trot. Embarqué à 6 pour une descente en rafting, je suis heureuse que le barreur soit un expert. J'ai déjà pratiqué le rafting sur le Haut-Allier et même sur la Durance juste pendant la fonte des glaces. À côté de la descente de ce « petit » affluent de la Mauricie, c'était aussi dur que de prendre un thé au lait au Bristol ! La rivière est très technique. Elle présente toutes les caractéristiques que les rafteurs aiment : trous d'eau, trains de vagues, pyramides, tourbillons, cascades, rapides et chutes. 20 kilomètres de descente comme cela, on ne va pas s'ennuyer. Nous sommes précédés par un kayak, présent pour assurer la sécurité des passagers et récupérer le raft si dessalage. Le barreur, seul maître à bord, place deux d'entre nous à l'avant gauche et droit. Ce sont les « jumpers ». En quelques coups de pagaie sur un bras mort, il nous apprend à synchroniser nos mouvements et à obéir aux ordres : "Avant toute", "Arrière droite", "Arrière toute", "Avant toute turbo" "Tranquille", "On laisse faire", "Stop gauche, arrière droite", "Sécurité". Le pied coincé sous le boudin extérieur, on se lance. On est tout de suite dans l'ambiance. La rivière crache ses 200 m3/seconde. Ça ne rigole pas vraiment à bord. Nous sommes concentrés. Aux premières chutes, on fait un flip. Le bateau se retourne. Tous à l'eau. On se met sur le dos, les pieds en avant pour éviter les rochers et on tente de se rendre sur la rive. Peine perdue, le courant est trop fort. Je sais désormais ce que ressent une brindille ballotée par un torrent. Au moins, comme ça c'est fait. Heureusement que la combinaison nous a protégés car l'eau ne doit pas dépasser 10/11°C. Comme toujours la peur du danger est pire que le danger lui-même. De fait, tomber à l'eau, c'est non seulement le risque que l'on accepte en faisant du raft mais quand c'est fait, on a moins peur. Du coup, la descente, pourtant sportive, prend des allures de grand « grand kiffe ». Le soleil brille, l'eau est agréablement fraîche. Bien synchrones, on passe les difficultés les unes derrière les autres avec un réel sentiment de partage et d'aventure. À mi-chemin, pause déjeuner façon cow-boy nordique :hamburger géant cuit sur un BBQ, pain grillé à même la flamme et sauce corsée, le tout arrosé d'un jus de gazon à l'eau furieuse.Quelques kilomètres plus bas, on sortira du raft pour escalader quelques énormes rochers moussus pour se glisser derrière une cascade à la façon « le dernier des Mohicans ». C'est génial et inoubliable ! Un repos bien mérité en compagnie de quelques grosses bêtes On repart, le cœur vaillant. Finalement le plus dur physiquement sera l'arrivée où il faudra pagayer sans discontinuer pendant de longues minutes pour traverser la large Mauricie et revenir à l'auberge de la rivière Mattawin. Après le retour du matériel, direction la forêt – la même que celle d'où nous sommes partis le matin pour le raft, mais cette fois-ci pour prendre possession d'un éco-chalet en bois, presque tout confort... Les coffres des voitures sont remplis de victuailles.Un jeune guide lance un feu de bois en quelques secondes et au son de la rivière (notre amie de l'après-midi), nous nous laissons bercer par les cris des animaux, le son de l'eau vive et dégustons à la clarté du feu et de la lune, un repas roboratif bien mérité dont un étrange fromage, très apprécié localement mais qui laisse nos papilles françaises en manque de saveur...Je grimpe à l'échelle pour aller dormir d'un côté d'une fine cloison de bois, partageant ainsi l'espace avec ma guide. J'avais ouvert la fenêtre pour profiter du bruit de cette immense forêt. Je m'endors avec le crépitement du feu... et quelques heures (minutes) plus tard, je me réveille avec le brame d'un orignal, le grattement d'une grosse bête difficilement identifiable et la course-poursuite de souris dans la cuisine en bas. Pas de doute, je suis dans le Canada authentique ! À 7 heures du matin, j'apprendrai la visite des ours venus piller nos voitures espérant y trouver des friandises. Après un énorme petit-déjeuner à l'auberge Mattawin, en compagnie de quelques bus d'Américains, urbains subjugués par tant de vert, nous reprenons la route pour une visite aux ours et une balade dans le domaine lacustre des castors à bord d'un rabaska. Ours sauvages, castors et tir à la Winch... La Pourvoirie (entendez un hôtel local, souvent en bois et de taille importante) dite du Lac Blanc s'étend sur 3500 hectares. Autant d'espace peuplé par des animaux de toutes sortes qu'ils soient terrestres ou marins. Parfois les deux. Ici, tout est fait pour ramener le visiteur dans un espace-temps hors de notre époque, à ceci près que l'on utilise de gros 4x4 pour monter à l'assaut des collines et montagnes boisées à la recherche des ours bruns. Et aujourd'hui ne fera pas défaut. Avant d'entamer la dernière partie à pied, le guide enseigne à marcher silencieusement, à rester grouper et une fois arrivés sur les lieux de vie des ours à chuchoter tout en limitant les gestes qui pourraient énerver les animaux. L'observation des plantigrades dans leur milieu naturel est à ce prix. Armé de jumelles et de téléobjectifs, nous nous faufilons discrètement derrière un rideau d'arbres, à l'abri derrière une palissade de bois ouverte de larges baies. L'observation commence. Les enfants sont les plus patients. Pour attirer au moins un animal, de la nourriture a été déposée un peu plus tôt dans l'après-midi. Et là ho surprise, c'est toute une famille qui dévale un petit chemin pour s'approcher de la nourriture. Une mère et son petit, jusque-là invisibles, se joignent aux premiers, descendant lentement du sommet d'un arbre. Protégé du vent, notre odeur ne parvient pas aux ours. Ils vivent leur vie ignorants notre présence.Ça grogne, ça se gratte, ça mange... C'est fabuleux de les voir ainsi dans leur milieu naturel se prélasser au soleil, bouger avec une lenteur de fainéant - eux qui savent courir à 40km/h pour attraper leurs proies - et s'interpeller dans un concert de grognements satisfaits. Un joli moment de vie sauvage qui se poursuit par la visite en rabaska, un long canoë utilisé par les voyageurs et les Amérindiens, au pays humide des castors. Sous l'œil exercé d'un autre guide, il est agréable de découvrir les « maisons » des castors et tout leur travail de barrage.Celui-ci ayant vocation à sécuriser et à domestiquer des bras d'eau, des petits étangs et à fournir nourriture et bois à toute leur famille. Des grenouilles-taureaux de taille exceptionnelle, ici nommées les Ouaouarons (origine iroquoise), font entendre leur étrange mélopée. Ces grenouilles mugissantes accompagnent notre promenade en « pirogue », renforçant d'un accent de vérité ce décor de western, tout de mares et de bois flotté. Un moment suspendu dans le silence bruissant de cette nature immense. «link» On ne quitte pas le Québec des pionniers sans un tour au stand de tir des pigeons d'argile du coin. Il faut savoir deux choses, cette fichue carabine possède un tel recul que vous pouvez vous faire un joli « bleu » à l'épaule. Et quand elle tire, ça s'entend. Mieux vaut porter un casque antibruit. Ces deux aspects réglés, on prend plaisir à hurler « poule » ou « double poule » et à voir partir à une vitesse hallucinante les «assiettes » d'argiles qu'il faut viser... encore faudrait-il en avoir le temps. Un exemple de plus que la vie dans ces contrées sauvages fut difficile, douloureuse, épique. Elle demanda un courage hors du commun et une résolution à toutes épreuves. Des qualités que l'on rencontre encore aujourd'hui chez nos « cousins » canadiens des campagnes. Pleins de cette authenticité et cette générosité acquises à la rude, ils ont plaisir à les partager avec nous quand nous leur rendons visite. Un beau voyage, de belles expériences et d'inoubliables rencontres... voilà ce que vous rapportez du Québec ! Lire l'article

Le grand Sud-Ouest : Béarn des Gaves

Judith Lossmann Dans RTT France

Que sait-on au juste du Béarn des Gaves ? Cette contrée occidentale du Béarn, délimitée au nord par les Landes, au sud et à l'ouest par le Pays Basque. Le Béarn s'enroule autour de deux rivières : les Gaves de Pau et les Gaves d'Oforon dont la région tire son nom, son originalité, ses ressources et ses croyances... Quelques figures emblématiques vont vous aider à mieux le situer dans l'histoire : Gaston Fébus, fer de lance de l'indépendance de la région et Henri de Navarre - futur Henri IV - habile politique, il substitua les Bourbons aux Valois ! C'est aussi la patrie du calvinisme imposé comme religion d'état par la réforme . Enfin, c'est le terreau toujours actuel de la langue béarnaise, une des langues d'Oc. Traversé par trois des quatre plus grands chemins occidentaux de Compostelle, le Béarn des Gaves est une terre de pèlerinages où l'on a appris à bien accueillir l'étranger...Les vallées creusées par les Gaves furent de tous temps habitées par des colonies humaines installées dans une multitude de villages jalonnant le Béarn des Gaves : grandes villes de l'époque, petits bourgs, hameaux isolés. Les humains établirent de nombreux abris construits avec les ressources locales : galets, bois, pierres de taille, tuiles picon... De la belle ouvrage ! Pour preuve, beaucoup de ces édifices sont encore debout aujourd'hui !On les visite. On les admire. En eux, on se promène dans un passé omniprésent qui confère au Béarn des Gaves une atmosphère particulière nourri de secrets et de mystères. Des ingrédients recherchés par les visiteurs avides d'authenticité.Mais la région souvent mal connue possède bien d'autres vertus. Elle regorge de vignobles, de bois, de collines... Proposant à satiété des visites culturelles, architecturales, culinaires, gastronomiques.Des atouts nécessaires pour mériter le label de Pays d'Art et d'Histoire.Bref, vous l'aurez compris, le Béarn des Gaves est une destination à pratiquer au rythme du temps : l'ancien et le nouveau.Ce tout petit pays s'est construit hors des canevas classiques et les traces en sont partout visibles dans chacune de ses quatre « grandes villes » aux personnalités radicalement différentes. Voyons plutôt. Sauveterre-de-Béarn La ville tire son nom de la sauveté, un mouvement de renaissance rurale dont la partie visible est l'implantation de nombreuses croix. Elle en conserve des joyaux médiévaux : ruines du château vicomtal, la Tour Monréal classée aux Monuments Historiques, le Pont fortifié dit Pont de la Légende, l'église Saint-André, des abbayes laïques (une spécificité béarnaise)-, le château de Làas dont nous reparlerons. Autant de sites à visiter. Sauveterre-de-Béarn est la terre d'élection de la Blonde d'Aquitaine. Navarrenx Si elle n'avait qu'une seule particularité, cette bourgade afficherait ses bastides. Celle de Navarrenx date de 1316. Son rôle clairement militaire consistait à verrouiller un territoire à proximité d'une frontière. La bastide est donc une cité bastonnée, fermée aux extrémités par des portes qui protègent sa rue centrale. Le quadrillage en damier atteste de son organisation géométrique. De nombreux remparts et des bastions défensifs sont visibles en direction de l'église Saint-Germain et de l'ancien arsenal devenu l'Office du Tourisme. Navarrenx, cité du gave et du saumon, réunit les gourmands et les pêcheurs sportifs, amateurs de sensations en eaux vives. Orthez La ville s'est édifiée autour de trois bourgs médiévaux successifs sis le long d'une voie majeure reliant Vezelay à Compostelle. Ainsi Bourg-Vieux, Bourg Moncade, Bourg-Neuf constituèrent la colonne vertébrale d'Orthez. Cette ancienne capitale du Béarn demeure une Cité du Livre. C'est ici que s'installèrent les premiers imprimeurs, libres - calvinisme oblige - de produire des livres interdits ailleurs. Un imposant Salon du Livre annuel commémore cette origine littéraire et culturelle. On y visite de nombreux édifices et surtout les 60 maisons des Illustres labellisées en France en 2012 dont celle de Gaston Fébus - la tour du château Moncade - et la maison Chrestiàa où écrivait le poète Francis Jammes. Pour tout savoir sur l'histoire des huguenots et replacer leurs actions et leurs combats sur la ligne du temps, on ira se «perdre» dans la maison Jeanne d'Albret devenue le musée du Protestantisme béarnais. Salies-de-Béarn La bourgade ne manque pas de charme avec sa construction -unique- en coquille d'escargot qui tourne autour d'un axe précieux : la source de Bayaà. Depuis l'antiquité, c'est l'eau 10 fois plus salée que celle de l'océan et le sel de Salies-de-Béarn qui a attiré les foules, les commerçants, les exploiteurs, les travailleurs qui en connaissaient les vertus : exhausteur de goût et conservateur...Aujourd'hui, on visite la crypte qui abrite la source et l'on découvre un espace étrange, merveilleusement préservé, habité de «glouglous» et bruits divers... Une source autrefois à l'air libre, puis protégée pour éviter les fraudes et les vols. Une balade par les salines permettra de découvrir les étapes de productions du sel, le seul avec lequel on conservait et frottait les fameux jambons de Bayonne. Un sel qui conférait à la charcuterie la subtilité de son goût. Rien n'a changé aujourd'hui !Autour du sel... il y a tout un monde inconnu à découvrir. 3500 ans d'histoire du sel trouvent leur écrin dans le splendide Musée de la Crypte sous l'Hôtel de Ville où se racontent méthodes, passe-droits, part-prenants. Chaque année, en septembre, la fête du sel, demeure l'un des grands évènements de la ville. L'artisanat en Béarn C'est la région qui veut ça...Ancrée dans la tradition, pourtant elle accepte les étrangers et les idées venues d'ailleurs... Deux exemples aux antipodes. Les tissages Moutet. Une unité de fabrication artisanale de linges basques très réputée depuis 5 générations. L'entreprise familiale adu faire face à de nombreux changements dans les modes de consommation. Autrefois, les torchons c'était pour la vie. C'est donc vers le marché français haut de gamme et vers l'international que l'entreprise labélisée patrimoine vivant a réussi son développement. Une visite s'impose au magasin d'usine. On y achètera de merveilleux torchons, nappes, set de tables aux couleurs traditionnelles de la région. Une belle façon d'emporter un peu du Béarn chez soi. Plus étonnant, cette fabrique de cigares implantée dans une ancienne caserne de mousquetaires. Les cigares produits par la maison sont 100% français et surtout 100% béarnais mais ce sont des «rouleuses» cubaines, ayant abandonné leur île caraïbe, qui apportent ici leur savoir-faire hors du commun. Le propriétaire, Thierry Frontère, ouvre ses portes et présente cet art du tabac aux curieux et aux intéressés. Nous n'avons pas eu le loisir de déguster les cigares, mais nous nous sommes laissés dire qu'ils sont bons. À vous de juger en toute modération bien sûr. Finissons par une promenade dans le Domaine de Laàs à Sauveterre, un sublime parc au bord du Gave, rempli d'espèces d'arbres et de plantations rivalisant de beauté. On appréciera la bambouseraie et bien entendu le verger conservatoire où sont maintenues les productions de fruits anciens. Dans la maison de Maître du domaine, une gentilhommière du 18è siècle, se tient une exposition permanente des collections d'arts décoratifs d'Aquitaine. Nous avons pointé du doigt une infime partie des richesses de ce territoire insolite. «Le livre de l'Insolite du Béarn des gaves», signé par un passionné érudit, René Descaezaux, maire-adjoint d'Orthez, vous donnera bien des clefs et l'envie de venir sur place. ? Lire l'article

Le grand Sud-Ouest : Le Pic du Jer et Le Pont d’Espagne

Judith Lossmann Dans RTT France

Le Pic de Jer, reconnaissable à sa grande croix illuminée la nuit, offre un magnifique panorama sur les Pyrénées depuis Lourdes. Le Pont d'Espagne se gagne via la jolie ville de Cauterets. Les fans de bien-être s'arrêteront là pour profiter d'un moment de détente balnéo aux « Bains du rocher». Les autres s'aventureront sur les contreforts pyrénéens où la route croise celles des torrents tumultueux... Le plus que centenaire funiculaire Pic de Jer est une expérience en soi. La gare inférieure, en périphérie de la ville de Lourdes, est accessible par autobus urbain. En quelques minutes, la cabine grimpe à 1.100 m d'altitude sur une pente maximale de plus de 50 % (dénivelé de 480 mètres) et conduit les passagers à la gare supérieure, point de départ de belles promenades et de l'entrée aux grottes. Ce site spectaculaire offre une vue à 360° sur Lourdes, Tarbes, Pau, la Vallée d'Argelès, Gazost et les sommets des Pyrénées. Avec la visite guidée des grottes, on comprend mieux l'imbrication des différentes roches. Avec de la chance, on verra même l'habitat de quelques petits animaux et de plantes.On finit la visite par un arrêt dans cet étonnant restaurant/refuge fort sympathique où l'on se restaurera, près de la cheminée, de quelques gourmandises locales bienvenues. Et si comme nous, ce jour-là, la brume a envahi les sommets, vous aurez l'impression d'être projeté dans une autre dimension. Génial ! Une balade par les salines permettra de découvrir les étapes de productions du sel, le seul avec lequel on conservait et frottait les fameux jambons de Bayonne. Un sel qui conférait à la charcuterie la subtilité de son goût. Rien n’a changé aujourd’hui !Autour du sel… il y a tout un monde inconnu à découvrir. 3500 ans d’histoire du sel trouvent leur écrin dans le splendide Musée de la Crypte sous l’Hôtel de Ville où se racontent méthodes, passe-droits, part-prenants. Chaque année, en septembre, la fête du sel, demeure l’un des grands évènements de la ville. Pont d’Espagne Amoureux de la nature, ne passez pas votre chemin. À Cauterets, la nature est omniprésente, belle et puissante. On l’a vu avec la crue du siècle et les inondations. Le long de la route pour monter au Pont d’Espagne, les torrents s’égarent sur la route. On se sent tout petit, une infime particule facile à balayer. C’est donc avec humilité qu’il faut aborder les montagnes, les pins géants, la pluie et la neige… Entre notre départ de Cauterets et l’arrivée, la neige s’est invitée en plein milieu du mois de mai. Il est vrai que c’était une année particulière ! Quoi qu’il en soit, la majesté du site, ce pont emprunté par les travailleurs et les resquilleurs, planté au milieu des roches et des eaux vives, mérite votre visite et votre respect. Ne passez pas sans le voir ! Une récompense vous attend à votre retour chez Éric Lestable, fabricant de Berlingots qui vous invite à partager son savoir-faire. ? Lire l'article

Le grand Sud-Ouest : Lourdes, Béarn-de-Gaves, Landes

Judith Lossmann Dans RTT France

La France est un pays merveilleux... et il faut être français «pourri, gâté» par tous ces trésors pour ne pas s'en rendre compte. Aujourd'hui, La Vie Est Belle Voyages pose ses regards sur le grand Sud-Ouest. De Lourdes à ... la Chalosse landaise ; du Béarn-de-Gave gourmand aux plages de Biscarrosse ; des contreforts béarnais aux imposantes Pyrénées... Nous vous emmenons dans une balade étourdissante de variétés et de reliefs. Et bonne nouvelle, la gourmandise n'est jamais très loin... dans ces contrées qui fabriquent du bonheur à la chaîne... Le grand Sud-OuestÇa pèse Lourdes ! C'est une ville de montagne où pullulent les grottes remplies de traces d'organisation humaine de l'époque magdalénienne : outils en silex, en bois de rennes... autant de trouvailles exposées au Musée de St Germain en Laye. Depuis ces pitons rocheux, on voit loin, des Pyrénées aux Comtés de Bigorre avec lesquels on commerce. Lourdes au centre des versants sud et nord des Pyrénées, pratique depuis son origine, la tradition hospitalière. Colporteurs, soldats, pèlerins... La ville accueille les «voyageurs» et prend plaisir à écouter leurs histoires.Avec la rudesse du climat, les hommes partent loin et longtemps chercher la fortune pour nourrir et faire prospérer leur famille. Les femmes sont les maitresses de maison et les gardiennes des traditions. Les histoires mariales sont légion dans ces contrées. Rien d'étonnant à ce que Marie, la «femme» soit apparue ici ! Les apparitions Le 11 février 1858, une pauvre fille se promène dans la forêt domaniale longeant le Gave. Elle parvient devant la grotte de Massabielle, un site sale, mal fréquenté... Pourquoi du haut de ses 14 ans Bernadette Soubirous, fille aimée d'une famille pauvre se baladait-elle dans ces lieux mal famés ? Une version de l'histoire raconte qu'elle venait rejoindre son «bon ami» qu'elle désirait épouser, une autre version prétend qu'elle ramassait du bois mort... C'est là, qu'elle assiste à la première apparition d'une belle dame toute de blanc vêtue. Dix-huit autres suivront mais dès la première les lourdais adhérent. Le clergé, quant à lui, est sceptique et l'évêque attend des autorités qu'elles tranchent sur cette fauteuse de troubles. La seizième apparition sera la bonnecar la «Dame» se présente enfin comme l'Immaculée Conception. Développement spirituel de Lourdes L'affaire fait grand bruit. En 1862, l'Église reconnait les apparitions. La grotte devient un sanctuaire. Elle attire du monde. Une gare est construite. Elle accueille son premier train de pèlerins en 1866. La ville se réveille et commence son développement économique et spirituel. En 10 ans, elle double de volume.On distingue la ville haute, historique de la ville basse, spirituelle. Dans la frénésie, des trésors médiévaux sont détruits. Même le château a failli y passer ! Indissociable de Lourdes, résidence des Comtes de Bigorre, il abrite dix siècles d'histoire. De là-haut, on a une vue superbe sur les 7 Vallées de Lavedan et sur la ville, notamment sur les Halles rénovées abritant tous les jeudis et samedis matins un marché de spécialités du cru : foie gras, confit, jambon noir, gâteau à la broche et le célèbre vin Madiran. De prison aux 17 et 18ème siècles, le château devient un modeste mais intéressant musée Pyrénéen en 1921. Dans ses jardins botaniques s'élève une curiosité : une immense maquette des maisons pyrénéennes au 1/10ème très bien réalisée. Un parc d'attractions spirituelles Ville fantôme l'hiver, d'avril à octobre Lourdes se transforme en un parc d'attractions spirituelles... qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie que l'on soit profondément croyant ou non. La foule est concentrée autour de Notre-Dame du Rosaire, une superbe basilique néo-byzantine, construite au-dessus de la crypte d'origine devenue trop petite. Elle est connue du monde entier pour son répertoire de mosaïques vénitiennes signées par le Maître incontesté du XIXe, G.D Facchina qui réalisa les fresque de l'Opéra Garnier, celles du Palais Impérial de Tokyo ou celles de la Basilique Notre-Dame de Sion à Jérusalem. À l'intérieur, chacune des 15 chapelles représente une des scène des mystères du Rosaire. Saint-Pie X : une basilique souterraine unique ! Crypte et basilique étant devenues trop étroites pour accueillir les foules toujours plus nombreuses, l'architecte Pierre Vago, édifia pour le centenaire des apparitions la basilique souterraine Saint-Pie X. Sa conception en voûte d'un seul tenant, reposant sur des piliers à chaque extrémité, représente un bateau inversé capable de recevoir 25.000 personnes. Il s'agit de la plus vaste basilique du monde : 12.000m2, 201 mètres de long sur 81 mètres de large. La preuve absolue que la foi soulève des montagnes... Le Gemmail Les murs en gemmail (gemme+émail) laissent pantois les admirateurs de la technique. Il n'y a pas de mots pour décrire la beauté et le rendu de ces oeuvres toutes en couleur et en lumière. Le gemmail a su séduire Picasso et Braque, conquis par la subtilité de cet art typiquement daté XXe siècle. Une bonne raison de visiter Lourdes qui demeure le témoin du travail de ces artistes sur une technique malheureusement déjà largement disparue. Dans les rues de Lourdes Une foule bigarrée circule entre les sanctuaires. L'on y croise des handicapés poussés dans leur fauteuil roulant par des armées de bénévoles reconnaissables à leur brassard. Des visages de toutes les ethnies sont présents. Toutes les langues s'accordent sur le rythme de Marie pendant les prières. Les files s'allongent devant les robinets d'où coule à l'année l'eau sacrée. Certains, par peur de manquer ou peut-être pour en rapporter à tout leur quartier, viennent avec des jerricans de 50 litres portés sur des caddies désossés. Des tendeurs tiennent le tout !Plus loin, des milliers de cierges lancent leurs flammes mouvantes vers un ciel dont on prie la clémence, le pardon, la santé, la bonne fortune... Les stocks (500 tonnes par an) sont gérés par une dizaine de «feutiers», un métier unique, inventé à et pour Lourdes. Gants de cuir et tablier bleu, ces travailleurs de l'ombre veillent, nettoient et assurent aux pèlerins une place libre dans les brûloirs !Des centaines de chaises accueillent les pèlerins en prière devant la grotte de Massabielle où se tient une longue longue file venue de prosterner devant le lieu du miracle. Il est interdit de photographier et de toucher les roches mais les mains glissent quand même le long du granit, prononçant une prière muette montant vers les cieux. Le soir venu, il faut assister à la procession aux flambeaux, un moment unique rempli de spiritualité et d'union où les chants et les amens se répercutent en ondes invisibles. On termine cette visite à Lourdes par une «virée» dans les dizaines de magasins ouverts jusqu'à minuit, histoire de rapporter quelques babioles, une Vierge phosphorescente, des chapelets ou tout autre pacotille (made in China) inspirée et porte-bonheur ! ?   Lire l'article

Vis ma vie de James Bond à Londres

Judith Lossmann Dans RTT Europe

Envie d'une petite virée londonienne qui sort de l'ordinaire ? Nous avons exactement ce qu'il vous faut. Loin des standards, suivez les traces de Bond. Vivez, mangez, bougez comme James et ...007 oblige, rejoignez la capitale de sa Très Gracieuse Majesté à bord du Mont Saint-Michel, histoire de mettre un peu de glamour et d'art de vivre dans ce monde d'urbains stressés... SOMMAIRE - Célibataire, couple, famille, chacun y trouve son bonheur- Célibataire, couple, famille, chacun y trouve son bonheur- Un peu de glamour en attendant Londres- Bouger comme James Bond- Moteuuuur... Action !- L'art de vivre à la James Bond : cocktails traditionnels et dîners raffinés- Les attributs James Bondiens ! De la classe... en toutes circonstances- Comment imaginer James Bond sans ses bolides ? On vous laisse faire Paris-Caen à votre façon, l'essentiel étant d'être prêt à embarquer en gare maritime de Ouistreham sur le Mont Saint-Michel, l'un des plus gros bateaux de la Compagnie Brittany Ferries, laquelle - comme son nom ne l'indique pas - est 100% française. Cocorico ! Depuis 40 ans, 2500 salariés dont 1700 marins ont transporté 2.500.000 de passagers par an. British People en tête, suivis par les Espagnols puis par 15% de Français, les connaisseurs apprécient les généreux espaces publics du Mont St Michel, les prestations de qualité données à bord et ses lieux de vie : bar, salon de thé, salle de jeux vidéo pour les adolescents, cinémas... Célibataire, couple, famille, chacun y trouve son bonheur Les cabines se déclinent de la familiale 4 couchettes avec ou sans hublot, aux 2 couchettes avec baie vitrée sur le pont sans oublier les spacieuses cabines Commodores. Des suites avec terrasses extérieures, financièrement accessibles (voir tarif dans les infos pratiques). Les voyageurs sans cabines apprécieront le confort des fauteuils relax. Les habitués le savent, les autres le découvriront, Brittany Ferries est à la fois transporteur et voyagiste. De fait, le catalogue des propositions de séjours est vaste et à la portée de chaque bourse ! On vient en famille ou en couple, seul avec sa voiture ou pas... Tout est permis. Tout est possible. Un coup d'œil sur ces multiples possibilités d'évasions s'impose. Un peu de glamour en attendant Londres Dès le départ du bateau, on se cale sur l'heure anglaise. C'est toujours 60 minutes gagnées ! Après un dîner à bord au restaurant gastronomique (menu Saveurs & tradition à 29,90€), en buffet ou à la carte, à la brasserie ou au self-service (à partir de 8€), retour en cabine pour une traversée de 8 heures environ. Le bateau tourne au ralenti pour permettre aux passagers de se reposer et d'arriver frais et dispo au cœur de la City. Le bruit lointain des machines, un doux ronronnement et le roulis bercent et plongent dans un sommeil plein de rêves. Les hommes, tout là-haut, en cabine de pilotage, sont des professionnels hors pair. On peut dormir tranquille, la sécurité est assurée.Une petite musique, la signature sonore de la Compagnie Brittany Ferries, nous sort de notre sommeil. Petit déjeuner généreux au restaurant« Les romantiques » pendant l'entrée du Mont Saint-Michel en port de Portsmouth, débarquement et départ en autocar pour Londres avec une joyeuse bande de turbulents... James Bond n'a qu'à bien se tenir. Bouger comme James Bond Tous les passionnés vous le diront, Londres est depuis longtemps dans l'histoire de cinéma, la capitale des agents secrets... On apprécie de (re)découvrir Londres, au travers les icônes mondialement connues que sont Bond mais aussi Austin Power, John Steed, Simon Templar, Brett Sinclair, Dany Wilde, Numéro 6 (quand il réussit à s'échapper). Le BritMovie Tours, spécialisé dans le tourisme cinématographique, propose des visites guidées – dont les studios Pinewood – sur les lieux de tournages. Notre guide, Anne Mark, connaît sur le bout des doigts la saga de l'Agent 007. Sur tous les films, à toutes les époques, elle donne des détails, raconte des anecdotes, trahi quelques secrets de tournage. Les décors des films permettent de relire la saga Bond d'un œil neuf et d'en reconstruire l'historique, de l'originel Military Intelligence à l'actuel MI6, baptisé Legoland par ses voisins pas vraiment heureux de sa présence dans les parages.On les comprend, s'il finit comme dans Skyfall ! Le MI6 est invisitable – franchement on se demande pourquoi – mais on peut en voir la rampe d'accès « cinématographique » à côté du plus grand marché à viandes de Grande-Bretagne, le majestueux Smithfield Market. Une fois là, ne ratez pas à quelques pas, un charmant trésor architectural caché au fond d'une ruelle quasiment inaccessible, la St Bartholomew-the-Great, une église romane datée de 1123. Dans cet « espion-tour bondien » on verra entre autres, Old Vic Tunnels (sous la gare de Waterloo) qui sert de camp d'entrainement de tir du MI6, Vauxhall Bridge : explosion aux quartiers généraux du MI6, le Department for Energy & Climate Change (DECC) avec la fameuse scène sur les toits. Petit temps de pause pour 007 au Four Season Canary Wharf dans la salle de sports Virgin Active, scène où Bond se baigne dans une piscine à Shanghai. C'est à la National Gallery (Pièce 34) que Bond est assis dans une galerie pour rencontrer secrètement Ben Whishaw. Enfin, la station de métro de Charing Cross accueille la course poursuite entre James Bond et Silva dans le métro. La scène se poursuit à travers Parliament Square, remonte Whitehall et s'achève à Trinity Square où la séquence atteint son apogée. Ce ne sont que quelques exemples. La ville tout entière pullule de références et les « spy-tour » ne sont pas avares, extrapolant autour de Bond, pour « visiter » d'autres hauts lieux de l'espionnage. Si vous êtes en mal de sensations, après avoir vu tous les exploits de Messire Bond, il est temps de réaliser le vôtre.     Moteuuuur... Action ! Direction les bolides de la Thames RIB Experience. On vous embarque, harnachés comme pour partir dans les tranchées, sur un bateau jaune, une espèce d'énorme bourdon frétillant qui, l'hypocrite, démarre en douceur jusqu'au London Bridge, puis s'élance à une vitesse incroyable réalisant des 8 d'une rive à l'autre en se couchant sur l'eau.De véritables James pas encore des Bond... en tout cas des 00... On a peur et on adore ! Le retour, plus calme, permet d'admirer Londres tout en réinitialisant son rythme cardiaque. Les fous tenteront l'ascension de l'O2 Arena. On nous dit que de là-haut, la vue est saisissante et on les croit sur parole. Plus calme, la traditionnelle London Eye offre ses nacelles et à 125 mètres de hauteur propose une vue à 30 km à la ronde. L'art de vivre à la James Bond : cocktails traditionnels et dîners raffinés Londres regorge de beaux hôtels et de palaces. Des endroits hypes, chics, traditionnels comme peut les aimer James. Restant dans les traces de Bond, Brittany Ferries en a sélectionné quelques-uns. Le Millenium Copthorne Hotels dans Chelsea, le London Waterloo sur Waterloo Road, Park Plaza County Hall à côte de Big Ben, London Marriott Hotel Regents Park au centre de Londres et l'un des derniers nés londoniens, le Park Plaza Westminster Bridge. Situé au sud de la Tamise, pile face au Pont de Westminster, ce temple du luxe et du standing est tout en verre et en transparence. Doté de nombreux restaurants et bars, d'un service haut de gamme, d'une piscine avec salle de fitness et spa, il a tout pour plaire aux chanceux dont les vastes chambres sont livrées avec vue sur Big Ben et la Tamise. Avant un dîner, qu'il soit traditionnel ou carrément exotique (nous y reviendrons), James Bond prend l'apéritif. Et dans le genre, Londres possède les meilleurs 'Gentlemen's Clubs où ces messieurs adorent siroter un Martini entre eux, même s'il faut bien l'avouer, aujourd'hui quelques filles s'installent au milieu de ces Sirs en goguette. Il est dans Londres, un lieu qui associe définitivement et depuis toujours son nom au cocktail Martini : The Dukes. Depuis 1908, planqué au fond d'une petite rue étroite, le Dukes accueille tout ce qui fait le Londres de nos fantasmes. D'après le Maître es Cocktails, Alessandro Palazzi, c'est dans ces murs que la fameuse référence du Martini à cuillère aurait été « inventée ». Inventée ? Non ! Référencée. On raconte que Ian Flemming fréquentait assidument les lieux et que Casino Royal, son premier roman, serait né autour de ces tables basses et de ces fauteuils clubs. De fait, s'il est un endroit dédié aux« Bondaddicts » pour déguster le Vesper Martini, créé par Ian Flemming c'est bien chez Dukes. Quand Alessandro Palazzi en personne se lance devant vous à la confection d'un Martini, ce n'est pas du tout ce que vous imaginez. Dans cette institution, le Martini est un cocktail à base de Ginet de Vodka... Il arrive poussant une mythique servante à roulettes chargée de vermouth, Gin, Vodka, olive. Tout est dosé, mesuré... Pas de shaker. Il fait tout ... à la cuillère. Tout en œuvrantà la confection de votre cocktail, le maître vous expliquera les arcanes des bons mélanges avantde vous servir une « boisson » forte et goûteuse qui demande mesure et modération dans sa consommation. L'heure du dîner ayant largement sonnée, on se dirige vers The Galvin at Windows. Installé surtout le 28ème étage du London Hilton Hotel, il offre une vue à 360° sur Londres et surtout surles jardins de Buckingham Palace ! André Garret, le chef, orchestre une cuisine française traditionnelle. Service, plat, style sont impeccables. Bien différent, le fameux Nobu, une étoile au Guide Michelin propose une cuisine japonaise métissée, créée par le Chef japonais Nobu Matsuhisa. Son art exceptionnel : mixer la présentation japonaise avec des épices et des viandes, notamment le fabuleux bœuf japonais de Kobé (lire à ce sujet un sujet sur notre blog : Yummyscope) aujourd'hui élevé au Chili. Son inspiration : ses voyages partout dans le monde et surtout en Amérique du Sud. Dans une salle pleine à craquer, où une faune urbaine caquète avec forces, l'étrange ballet commence. Autour d'une table ronde, notre groupe voit arriver à chaque minute une myriade de petits plats posés au centre de la table. Chacun se sert. La délicatesse des mets est une invitation permanente à la découverte. S'enchaînent makis, légumes, tempuras, bœuf, poissons, sushis. On ne sait jamais quand cette débauche culinaire va s'arrêter. On ne choisit rien, on attend, on déguste et on attend la suite, jamais déçus. À ce rythme, l'addition peut très vite atteindre des sommets. Le minimum étant 150£ par personne. Les deux adresses londoniennes affichent complet très souvent. Il faut réserver longtemps à l'avance. Les attributs James Bondiens ! De la classe... en toutes circonstances L'agent se vêt chez Turnbull And Asser, la maison du sur-mesure depuis 1885, au 71/72 Jermyn Street, affiche ses clients célèbres sur les murs. James Bond en tête. Il se parfume au 89, chez Floris le parfumeur également sur-mesure. L'illustre Maison fournit les fragrances de la Reine Elizabeth. Les connaisseurs pénètrent chez Fortnum and Mason par la petite porte de Jermyn Street. Comment imaginer James Bond sans ses bolides ? Impossible ! Nous sommes bien d'accord. Rendez-vous obligatoire donc au Musée National de l'Automobile de Beaulieu, à New Forest dans le Hampshire. Jusqu'à fin 2014, le Musée présente une exceptionnelle exposition intitulée Bond in Motion ! Terriens, marins, amphibies, scaphandres... de la Rolls à la Lotus sous-marine, on y admire les 50 véhicules, reflets des belles heures de Bond. Certaines voitures ont servi au tournage et portent les stigmates de la conduite, disons un brin énergique de Bond. Il est vrai que tous les moyens sont bons pour se tirer de certains guêpiers. L'exposition est généreuse et fort bien mise en scène. Des écrans diffusent les extraits de films où chaque véhicule exposé est utilisé. Une bien agréable façon de revoir tous ces James Bond charmeurs et sexy en diable ! Une fois sur place, accordez-vous le temps d'une visite complète du musée. Hors l'exposition temporaire, il présente tout, mais absolument tout, de l'histoire de l'automobile. Fascinant, attachant, un rien nostalgique. De la Mercedes Benz 1928 à l'Audi Quattro A2 Rally Car de 1983, de la BlueBird, détentrice du record du monde de vitesse sur terre en 1964 aux premières caravanes, et autres « stands publicitaires » mobiles, stations essence de l'autre siècle, vélos et motos Duccati 999RS, bienvenue au pays des rêves réalisés. Le Palace House, la maison de Maîtres de la famille Beaulieu, se visite. Dans son jus et fort bien conservée, elle passionnera parents et enfants, d'autant plus que l'on y accède en petit train. Quittons cette oasis de fraicheur pour reprendre la route de Portsmouth, attendu par le Mont Saint-Michel paré à quitter la verte Albion. Des exploits pleins les yeux, des envies plein la tête, sûr que l'on reviendra. Les motifs sont nombreux. Simple croisière d'une journée vers l'Angleterre, soldes à Londres peut-être ? C'est au catalogue de Brittany Ferries... ? Lire l'article

Le grand Sud-Ouest : Les Landes plurielles

Judith Lossmann Dans RTT France

Est-ce parce que les landais pratiquent assidument le culte du «pour vivre heureux vivons cachés» que le département des Landes commence seulement maintenant à faire découvrir et partager son incroyable territoire ? Juste à la frontière avec la Gironde, la dune du Pyla annonce le début des Landes, tout de suite suivi par Biscarrosse. Un territoire, comme chacun ne le sait pas, composé de trois espaces distincts : plages, bourg, lacs. Une petite ville étendue abritée par les pins landais, particulièrement appréciée des touristes en attente d'authenticité, de calme et de sensations. Première constatation : les Landes est le deuxième département français par sa superficie (9243km2) et parmi les dix derniers par sa population.Seulement 350.000 landais (soit 42h/km2) se partagent l'immensité d'un territoire de forêt, de vallons, de lacs et de plages.Seconde constatation : entre Biscarrosse et Bayonne, ce sont 106 kilomètres d'un seul tenant que les Landes offrent aux assauts d'un océan de rouleaux sublimes, parfois dangereux, paradis des sports de glisse, surf en tête suivi par le surf casting (pêche en bord de mer).Les moins téméraires, hors la période de surveillance des plages, apprécieront le sable fin des lacs et des étangs d'eau douce. Lesquels abritent, outre une faune et une flore locales propices à la régulation de la préservation d'un écosystème unique, quelques très jolis ports de plaisance du côté de Biscarrosse. À Port Maguido notamment, on a pied très loin. Quittons l'océan pour entrer à l'intérieur des terres, dans une contrée de vals et vallons, curieusement nommée La Chalosse. Retenez bien ce nom. Au même titre que d'autres «pays» français, La Chalosse verdoyante fera de plus en plus parler d'elle. Il faut dire qu'elle a beaucoup pour elle. Elle étire ses beautés secrètes entre l'Adour et les contreforts des Pyrénées. Dans cette gasconne, s'intègrent beaux villages typiques, grands espaces en plaine et collines à perte de vue, offrant la discrétion attendue à des personnalités des arts et de la culture qui ont fuit les Alpes Maritimes et les tapis rouges pour faire leur marché, ici, comme tout le monde. Ne nous demandez pas qui s'est installé dans ce paradis, nous avons promis le secret. Terre gourmande Au-delà des terroirs et des villages, la Chalosse est une étape gourmande. Un parcours initiatique à suivre. Nous vous conseillons de venir au Printemps prochain, lors la 9ème édition du même nom pour suivre la fameuse route du foie gras ! Une excellente occasion de visiter la région tout en découvrant l'art de façonner et de déguster le foie gras traditionnel. Ici, vingt fermes à foie gras jouent le jeu et organisent pendant le Printemps des Landes, des ateliers pour apprendre à se délecter du foie gras et du canard.Dans ce cadre, nous avons rencontré un passionné, Monsieur Ducazaux, l'un des rares producteurs -ils sont seulement 4%- à avoir opté une fois pour toutes pour la tradition ancestrale de fabrication. Il obéit donc à un cahier des charges précis (14 semaines d'élevage minimum et 14 jours de gavage au maïs en grains) et produit un foie gras dont la première des qualités est justement d'être unique. Il nous explique : aucun canard n'est (naît) identique à son voisin - question de génétique -, aucun n'évolue de la même façon, aucun ne mange la même quantité. Conséquence logique : aucun foie gras n'est identique à un autre. Jouxtant son atelier, un espace de vente propose les produits issus de son savoir-faire : foie gras, confit, magret fumé et le fameux Pastis, un gâteau local, très pâteux en bouche, parfaitement régressif. Parfumé à l'anis, à la fleur d'oranger ou à la vanille, sa réussite dépend de ses trois montées de pâte ! Ne fait pas du Pastisqui veut !Pendant le Prinemps des Landes, on peut déjeuner ou dîner dans des fermes auberges. Le principe est simple : les mets passent directement de la productionà l'assiette. Le service est tout aussi simple : toile cirée et serviette en papier mais l'assiette landaise mérite le détour.Quand on pense Landes, on pense canards, canards fermiers et produits dérivés... Mais la région regorge de labels et de productions exceptionnelles. Les amateurs de viandes rouges ne tarissent pas d'éloge sur le boeuf de Chalosse, une viande labélisée proche dit-on du boeuf de Kobé. Les kiwis et les asperges landais répondent eux aussi à l'appel de la qualité sans oublier l'Armagnac et le Tursan, également inscrits au registre de Qualité?Landes. Écotourisme Les Landes sont riches d'une quantité impressionnante de destinations, d'hébergements et d'activités écotouristiques. Ce modèle de développement siedà la région et habitants et élus sont motivés à inscrire cette démarche durabledans le paysage touristique landais de demain. Les prestataires ne manquent pas. Airials, écogîtes, cabanes... Ils sont près de soixante-dix et quelques Office du Tourisme à partager les valeurs de préservations, de qualité d'accueil et d'échanges. Envie de nature ? Découvrez les grues dans la réserve ornithologique du Teich, faites du vélo vert, intéressez-vous à la forêt d'art contemporain, pratiquez le canoë sur la Leyre... Décontraction, découverte, art de vivre, beaux espaces, océan, gourmandise, discrétion, culture et tradition, forêt, artisanat... impossible de résumer les Landes. Venez. Vous êtes attendu(e)s.     Lire l'article

Magazine 3.00

Couverture du numéro 49 du magazine La Vie Est Belle Voyages

La Vie Est Belle Voyages n° 49 est disponible

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